Ven­te à emporter (AI)
  • SPHN crée une infras­truc­tu­re de don­nées natio­na­le et décen­tra­li­sée, les don­nées des pati­ents restent dans les hôpi­taux et sont mises à dis­po­si­ti­on en tou­te sécu­ri­té pour la recherche.
  • Les hau­tes éco­les et les hôpi­taux uni­ver­si­taires sont impli­qués de maniè­re cen­tra­le ; les cont­rats de pre­sta­ti­ons et les sub­ven­ti­ons sou­ti­en­nent les systè­mes de gesti­on des don­nées cli­ni­ques compatibles.
  • Les don­nées cli­ni­ques sont uti­li­sables avec le con­sen­te­ment des pati­ents, une régle­men­ta­ti­on con­trac­tu­el­le avec les hôpi­taux et une auto­ri­sa­ti­on de la com­mis­si­on d’é­thi­que ; uti­li­sa­ti­on com­mer­cia­le limitée.
  • L’in­fras­truc­tu­re infor­ma­tique et les nor­mes uni­for­mes dev­rai­ent être prêtes d’i­ci fin 2020 ; con­so­li­da­ti­on et exten­si­on de la base de don­nées pré­vues pour 2021 – 2024.

Que­sti­on Eymann (19.1012) : Moment de la mise à dis­po­si­ti­on des don­nées des pati­ents pour la pro­mo­ti­on de la recher­che sur l’êt­re humain par les ent­re­pri­ses et les hau­tes éco­les suisses

Tex­te soumis

Le Con­seil fédé­ral, en répon­se à la Moti­on 18.4203 Les con­di­ti­ons sont réunies pour mett­re à la dis­po­si­ti­on de la recher­che humaine en Sui­s­se le plus grand nombre pos­si­ble de don­nées de pati­ents struc­tu­rées et anonymisées.

La recher­che basée sur les don­nées des pati­ents est très importan­te pour not­re pays à plu­sieurs égards : pour la recher­che dans les hau­tes éco­les et dans l’in­du­strie d’u­ne part, et pour not­re éco­no­mie natio­na­le d’aut­re part. Par rap­port à divers aut­res pays qui ont déjà mis de tel­les don­nées à dis­po­si­ti­on, la Sui­s­se est à la traîne.

Voi­ci quel­ques que­sti­ons à ce sujet :

1. les ent­re­pri­ses de l’in­du­strie phar­maceu­tique sui­s­se et les hau­tes éco­les con­nais­sent-elles la pro­cé­du­re à sui­v­re pour obte­nir de tel­les données ?

2. de tel­les don­nées sont-elles déjà uti­li­sables par les ent­re­pri­ses et les uni­ver­si­tés sui­s­ses intéressées ?

3. quand tous les travaux pré­pa­ra­toires seront-ils ache­vés afin que les ent­re­pri­ses et les uni­ver­si­tés pui­s­sent effec­tuer des recher­ches sur la base de tel­les don­nées dans le pays ?

Répon­se du Con­seil fédé­ral du 29.5.19

L’ob­jec­tif de l’initia­ti­ve natio­na­le de pro­mo­ti­on “Réseau sui­s­se de san­té per­son­na­li­sée“ (SPHN) est de mett­re en place une infras­truc­tu­re de don­nées coor­don­née au niveau natio­nal et de cré­er ain­si les con­di­ti­ons per­met­tant l’é­ch­an­ge de don­nées cli­ni­ques néces­saires à la recher­che. Out­re les que­sti­ons d’ac­cès à ces don­nées, l’ac­cent est mis en par­ti­cu­lier sur l’har­mo­ni­sa­ti­on des systè­mes d’in­for­ma­ti­on locaux et régi­on­aux ain­si que sur l’in­teropé­ra­bi­li­té des don­nées au niveau natio­nal. Le site Les don­nées des pati­ents restent donc dans les hôpi­taux et sont direc­te­ment mises à la dis­po­si­ti­on de la recher­che par le biais d’u­ne infras­truc­tu­re décen­tra­li­sée..

1. les hau­tes éco­les sui­s­ses ain­si que les hôpi­taux uni­ver­si­taires sont impli­qués en tant qu’ac­teurs prin­ci­paux dans l’initia­ti­ve du SPHN et sont infor­més des acti­vi­tés en cours du SPHN par leurs repré­sen­tants au sein du comi­té de pilo­ta­ge. En 2017, des dis­cus­sions ont eu lieu avec les cinq hôpi­taux uni­ver­si­taires Cont­rats de per­for­mance con­clu afin de pou­voir Mise en place de systè­mes de gesti­on des don­nées cli­ni­ques com­pa­ti­bles (à hauteur de 3 mil­li­ons de CHF par hôpi­tal). En out­re, deux appels d’off­res ont été lan­cés en 2017 et 2018 afin de pou­voir tester la mise en place de l’in­fras­truc­tu­re de don­nées à l’ai­de, ent­re aut­res, de pro­jets spé­ci­fi­ques à la patho­lo­gie. En prin­ci­pe, les ent­re­pri­ses peu­vent par­ti­ci­per à de tels pro­jets en tant que par­ten­aires des hau­tes éco­les (une uti­li­sa­ti­on com­mer­cia­le des don­nées est tou­te­fois exclue).

L’ob­jec­tif de la pre­miè­re pha­se en cours (2017−2020) est de con­strui­re une infras­truc­tu­re infor­ma­tique sécu­ri­sée.La loi fédé­ra­le sur la pro­tec­tion des don­nées (LPD), qui per­met à ces insti­tu­ti­ons de recher­che de rend­re acce­s­si­bles à la recher­che des don­nées per­son­nel­les liées à la san­té (prin­ci­pa­le­ment des don­nées cli­ni­ques) qui sont par­ti­cu­liè­re­ment dignes de pro­tec­tion, en respec­tant des nor­mes de sécu­ri­té et de pro­tec­tion des don­nées éle­vées. Il s’a­git en out­re de respec­ter les dis­po­si­ti­ons de la loi rela­ti­ve à la recher­che sur l’êt­re humain (LRH ; RS 810.30), de sor­te que le droit à l’au­to­dé­ter­mi­na­ti­on infor­ma­ti­on­nel­le des pati­ents con­cer­nés dont pro­vi­en­nent les don­nées soit préservé.

2. en prin­ci­pe, de tel­les don­nées cli­ni­ques peu­vent déjà être uti­li­sées aujour­d’hui pour des pro­jets de recher­che dans les hau­tes éco­les sui­s­ses dans la mesu­re où les pati­ents ont don­né leur accord pour la recher­che (“infor­med con­sent”). En out­re, un accord con­trac­tuel ent­re les insti­tu­ti­ons de recher­che uni­ver­si­taires et les hôpi­taux ain­si qu’u­ne Auto­ri­sa­ti­on de la com­mis­si­on d’é­thi­que com­pé­ten­te pour le pro­jet de recher­che con­cer­né. En cas de col­la­bo­ra­ti­on régle­men­tée avec les hôpi­taux con­cer­nés – par exemp­le dans le cad­re d’u­ne recher­che sous cont­rat avec par­ti­ci­pa­ti­on de l’in­du­strie en tant que spon­sor ou dans le cad­re de pro­jets de col­la­bo­ra­ti­on – cela est éga­le­ment pos­si­ble, en dehors du SPHN, pour les ent­re­pri­ses suisses.

3. le Mise en place de l’in­fras­truc­tu­re infor­ma­tiqueL’ob­jec­tif de ce pro­jet, qui relie les hôpi­taux uni­ver­si­taires et les insti­tuts de recher­che, est d’a­mé­lio­rer la qua­li­té de vie des pati­ents. ache­vé d’i­ci la fin 2020 seront en place. A ce moment-là, les pre­miers ser­vices cen­traux et les nor­mes uni­for­mes pour la mise en rela­ti­on des don­nées devront éga­le­ment être étab­lis. Le déve­lo­p­pe­ment de direc­ti­ves uni­for­mes pour tou­te la Sui­s­se con­cer­nant le con­sen­te­ment des pati­ents à la réuti­li­sa­ti­on de leurs don­nées de san­té pour la recher­che doit éga­le­ment être ache­vé d’i­ci là. En out­re, il con­vi­ent de noter que la mise à dis­po­si­ti­on de don­nées cli­ni­ques de hau­te qua­li­té et au moy­en d’u­ne sém­an­tique uni­for­me repré­sen­te un pro­ce­s­sus à long ter­me qui se pour­suiv­ra au-delà de 2020. L’ob­jec­tif de la deu­xiè­me pha­se 2021 – 2024 est de con­so­li­der l’in­fras­truc­tu­re de recher­che avec des don­nées cli­ni­ques au niveau natio­nal et d’in­té­grer d’aut­res jeux de don­nées importants, com­me les étu­des de cohor­te ou les don­nées de la pla­te­for­me de biobanques.