Ven­te à emporter (AI)
  • Les respons­ables doi­vent infor­mer les per­son­nes con­cer­nées des coll­ec­tes de don­nées de maniè­re trans­pa­ren­te, faci­le­ment com­pré­hen­si­ble et adap­tée aux desti­na­tai­res (art.13 – 14, art.12 RGPD).
  • Les obli­ga­ti­ons d’in­for­ma­ti­on s’ap­pli­quent tout au long du cycle de vie du trai­te­ment ; en cas de coll­ec­te indi­rec­te, au plus tard un mois après la coll­ec­te ou lors de la pre­miè­re communication.

Con­tex­te

Le site RGPD stipu­le aux artic­les 13 et 14 que le responsable doit four­nir aux per­son­nes con­cer­nées, à un moment don­né, cer­tai­nes infor­ma­ti­ons en rap­port avec un trai­te­ment de don­nées envi­sa­gé. Art. 13 RGPD con­cer­ne la coll­ec­te direc­te­ment auprès de la per­son­ne con­cer­née, l’art. 14 la coll­ec­te auprès d’aut­res sources. Les règles sui­van­tes s’appliquent :

  • La coll­ec­te direc­te (art. 13) signi­fie (i) com­mu­ni­ca­ti­on par la per­son­ne con­cer­née et (ii) coll­ec­te auprès de la per­son­ne con­cer­née, par exemp­le au moy­en de camé­ras et d’aut­res capteurs ;
  • La coll­ec­te indi­rec­te (art. 14) signi­fie la com­mu­ni­ca­ti­on par une source tier­ce ou la coll­ec­te à par­tir d’u­ne source tierce.

L’art. 12 con­ti­ent ensuite des dis­po­si­ti­ons géné­ra­les qui s’ap­pli­quent éga­le­ment à l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on selon les art. 13 et s. de la loi sur la pro­tec­tion des don­nées. RGPD s’ap­pli­quent. Art. 5, al. 1 RGPD fixe enfin le prin­ci­pe géné­ral de trans­pa­rence, et l’art. 83 al. 5 let. b RGPD pré­voit des amen­des en cas de blessure.

En décembre 2017, le grou­pe de tra­vail Art.29 a publié le Pro­jet de docu­ment de tra­vail WP260 sur la trans­pa­rence (“Gui­de­lines on trans­pa­ren­cy under Regu­la­ti­on 2016/679”) Il est enco­re pos­si­ble de dépo­ser des obser­va­tions jus­qu’au 23 jan­vier 2018.

Objet de l’information

Le site WP260 con­ti­ent en anne­xe une aper­çu sous for­me de tableau des infor­ma­ti­ons requi­ses avec des remar­ques com­plé­men­tai­res. On trouve éga­le­ment des indications

Le site WP29 recom­man­de en out­re, au-delà du mini­mum légal, de four­nir des indications

  • vers les Con­sé­quen­ces du trai­te­mentIl est donc important de se pen­cher sur les con­sé­quen­ces les plus pro­ba­bles, mais aus­si et sur­tout les plus importantes ;
  • selon les cir­con­stances, d’aut­res infor­ma­ti­ons, par exemp­le la publi­ca­ti­on d’u­ne Ana­ly­se d’im­pact sur la pro­tec­tion des don­nées.

Trans­mis­si­on de l’in­for­ma­ti­on : pré­sen­ta­ti­on et mode

For­mu­la­ti­on et pré­sen­ta­ti­on compréhensibles

Les infor­ma­ti­ons obli­ga­toires (art. 13 et 14 RGPD) doi­vent être faci­le à com­prend­re être des tex­tes simp­les. Cela néces­si­te (sur­tout pour les enfants) des for­mu­la­ti­ons adap­tées au desti­na­tai­re, con­cis­es et faci­les à com­prend­re, sans phra­ses second­ai­res com­pli­quées, sans “lega­le­se” et sans expres­si­ons trop tech­ni­ques. Il faut évi­ter les for­mu­la­ti­ons indé­ter­mi­nées tel­les que “pour­rait”, “plus sou­vent”, “peut-être”, “cer­ta­ins” ou “cer­tai­nes”, etc. Cela vaut tout par­ti­cu­liè­re­ment pour les infor­ma­ti­ons rela­ti­ves aux fina­li­tés du traitement.

Insuf­fi­sant sont, selon WP29 à peu près les indi­ca­ti­ons suivantes :

  • Nous pou­vons uti­li­ser vos don­nées per­son­nel­les pour déve­lo­p­per de nou­veaux ser­vices”. (car on ne sait pas ce que sont les ser­vices ou com­ment les don­nées vont les aider à se développer) ;
  • Nous pou­vons uti­li­ser vos don­nées per­son­nel­les à des fins de recher­che”. (as it is unclear what kind of rese­arch this refers to) ; and
  • Nous pou­vons uti­li­ser vos don­nées per­son­nel­les pour vous offrir des ser­vices per­son­na­li­sés”. (as it is unclear what the per­so­na­li­sa­ti­on entails).

La pré­sen­ta­ti­on des infor­ma­ti­ons doit être clai­re. Struc­tu­re de fai­re atten­ti­on, par exemp­le, aux énu­mé­ra­ti­ons et aux titres.

En out­re, les infor­ma­ti­ons obli­ga­toires doi­vent être distin­guées d’aut­res infor­ma­ti­ons – en dehors du droit de la pro­tec­tion des don­nées. distin­guent. Ils sont éga­le­ment prés­ents dans tous les Lan­gues Les per­son­nes con­cer­nées par l’ap­pel doi­vent être en mesu­re de s’exprimer.

For­me

Il n’e­xi­ste aucu­ne exi­gence de for­me. Les infor­ma­ti­ons sont sou­vent trans­mi­ses sous for­me de tex­te, mais d’aut­res for­mes sont éga­le­ment admi­ses ou, selon les cir­con­stances, néces­saires, com­me par exemp­le le cour­ri­er électronique.

  • les décla­ra­ti­ons ora­les ent­re per­son­nes pré­sen­tes ou (même auto­ma­ti­quement) par télé­pho­ne (même si l’i­den­ti­té des per­son­nes con­cer­nées n’est pas [enco­re] con­nue, mal­gré l’art. 12, al. 1 RGPD);
  • Indi­ca­ti­ons audio pour un appa­reil sans écran ;
  • des infor­ma­ti­ons sur papier, par exemp­le par le biais de fiches ou de dépli­ants ou dans les ins­truc­tions d’uti­li­sa­ti­on join­tes à un produit ;
  • Indi­ca­ti­ons vidéo, par exemp­le pour les ins­truc­tions élec­tro­ni­ques dans une application ;
  • Com­mu­ni­ca­ti­ons par SMS ou e‑mail ;
  • des infor­ma­ti­ons publi­ques, par exemp­le dans une annon­ce parue dans un jour­nal (par exemp­le en cas de pri­se de vue par dro­ne, dans la mesu­re où des don­nées per­son­nel­les sont trai­tées à cet­te occasion) ;
  • Indi­ca­ti­ons sur une affi­che, par exemp­le en cas de sur­veil­lan­ce vidéo d’un magasin.

La plu­part du temps, les indi­ca­ti­ons sont don­nées en sous for­me élec­tro­ni­que trans­mi­ses. Dans chaque cas, il est essen­tiel que le for­mat choi­si soit appro­prié, comp­te tenu des cir­con­stances, pour infor­mer effi­ca­ce­ment les per­son­nes con­cer­nées et que le responsable du trai­te­ment docu­men­te l’in­for­ma­ti­on. Selon les cas, il est recom­man­dé de com­bi­ner dif­fér­ents moyens.

Aus­si Icô­nes peu­vent être uti­li­sées, éga­le­ment en com­plé­ment d’aut­res for­mes d’in­for­ma­ti­on (art. 12, al. 7 RGPD). Le docu­ment de tra­vail con­ti­ent de plus amp­les infor­ma­ti­ons à ce sujet, y com­pris sur l’in­ter­pré­ta­ti­on du ter­me “lisi­ble par machi­ne”, qui est éga­le­ment uti­li­sé dans d’aut­res par­ties du docu­ment. RGPD (art. 20, al. 1, rela­tif à la por­ta­bi­li­té des données).

Infor­ma­ti­on éche­lon­née (“laye­red”)

Le site WP29 recom­man­de – ain­si que le PFPDT -, des infor­ma­ti­ons plus com­ple­xes éche­lon­né de trans­mett­re. Dans un pre­mier temps, il con­vi­ent d’in­di­quer les élé­ments qui ont le plus d’im­pact sur les per­son­nes con­cer­nées, de maniè­re à ce que les con­sé­quen­ces du trai­te­ment pui­s­sent être com­pri­ses sans qu’il soit néces­saire d’al­ler plus loin. Des infor­ma­ti­ons plus détail­lées peu­vent être four­nies à des niveaux ultérieurs.

Infor­ma­ti­ons sur les sites web

Les infor­ma­ti­ons doi­vent être pré­sen­tées de maniè­re à ce qu’el­les soi­ent faci­les à trou­ver ; la per­son­ne con­cer­née ne doit pas avoir à les cher­cher. Des indi­ca­ti­ons sur un site web peu­vent suf­fi­re, mais sans dou­te uni­quement si les per­son­nes con­cer­nées sont ori­en­tées vers le site web. Une sor­te de prin­ci­pe d’ac­cès dev­rait s’ap­pli­quer à de tel­les indi­ca­ti­ons. Le site WP29 con­sta­te à ce sujet :

L’é­lé­ment “aisé­ment acce­s­si­ble” signi­fie que le sujet des don­nées ne dev­rait pas avoir à recher­cher les infor­ma­ti­ons ; il dev­rait être immé­dia­te­ment évi­dent pour eux où cet­te infor­ma­ti­on peut être acce­s­si­blePar exemp­le, en le leur four­nis­sant direc­te­ment, en les reli­ant à elle, en le signant clai­re­ment ou com­me répon­se à une que­sti­on en lan­ga­ge natu­rel (par exemp­le dans une déclaration/notice de con­fi­den­tia­li­té en ligne super­po­sée, dans des FAQ, par le biais de pop-ups con­tex­tu­els qui s’ac­tiv­ent lorsqu’un sujet de don­nées rem­plit un for­mu­lai­re en ligne, ou dans un con­tex­te numé­ri­que inter­ac­tif par le biais d’u­ne inter­face chat­bot, etc.)

Réfé­ren­ces à un site web peu­vent, selon WP29 par exemp­le par un Code QR se fai­re sur un appa­reil, par exemp­le pour les appli­ca­ti­ons IoT (cf. Opi­ni­on 8/2014 on the on Recent Deve­lo­p­ments on the Inter­net of Things du 16.9.2014qui reste en vigueur). Le lien doit mener direc­te­ment à la décla­ra­ti­on de pro­tec­tion des données.

Sur Tran­sac­tions en ligne un lien vers la décla­ra­ti­on de pro­tec­tion des don­nées dev­rait figu­rer à l’in­ter­face cli­ent, à moins que les infor­ma­ti­ons obli­ga­toires ne soi­ent direc­te­ment repro­dui­tes sur la page concernée.

Sont éga­le­ment recommandés

  • l’uti­li­sa­ti­on d’un “Tableaux de bord de la pro­tec­tion de la vie pri­vée“Le système de gesti­on de la pro­tec­tion des don­nées per­met aux per­son­nes con­cer­nées de gérer les paramè­tres de pro­tec­tion des don­nées de maniè­re cen­tra­li­sée et indé­pen­dam­ment de l’ap­pa­reil utilisé ;
  • juste à tempsLes mes­sa­ges “en ligne”, qui trans­met­tent par exemp­le des infor­ma­ti­ons per­ti­nen­tes au moment d’un achat en ligne.

Indi­ca­ti­ons dans les apps

Dans les appli­ca­ti­ons, les infor­ma­ti­ons sur la pro­tec­tion des don­nées dev­rai­ent être dis­po­ni­bles avant le télé­char­ge­ment. Dans les apps instal­lées, les indi­ca­ti­ons ne dev­rai­ent jamais être à plus de deux clics ou taps, par exemp­le via un lien “Pro­tec­tion des don­nées” dans un menu.

Exer­ci­ce des droits des per­son­nes concernées

Art. 12, al. 2 RGPD et le con­sidé­rant 59 exi­gent que l’e­xer­ci­ce des droits des per­son­nes con­cer­nées soit faci­li­té. Le site WP29 Il est important de noter que, selon les cir­con­stances, dif­fér­ents moy­ens doi­vent être mis à dis­po­si­ti­on pour l’e­xer­ci­ce des droits des per­son­nes con­cer­nées. Dans le cas des sites web, par exemp­le, il est recom­man­dé d’uti­li­ser un for­mu­lai­re de deman­de d’ac­cès ; se con­ten­ter de ren­voy­er au ser­vice cli­entèle est une mau­vai­se pratique.

Trans­mis­si­on de l’in­for­ma­ti­on : date

L’ob­li­ga­ti­on de trans­pa­rence n’est pas limi­tée à un moment pré­cis. Elle s’ap­pli­que plutôt tout au long du cycle de vie du trai­te­mentLes don­nées doi­vent être com­mu­ni­quées à la per­son­ne con­cer­née avant le début du trai­te­ment, pen­dant le trai­te­ment, par exemp­le lors de la com­mu­ni­ca­ti­on aux per­son­nes con­cer­nées de leurs droits, et lors d’é­vé­ne­ments spé­ci­fi­ques, par exemp­le en cas de vio­la­ti­on de la pro­tec­tion des don­nées. En par­ti­cu­lier, les exi­gen­ces de l’ar­tic­le 12 s’ap­pli­quent à tou­tes les communications.

Moment de l’en­quête directe

Les infor­ma­ti­ons obli­ga­toires selon l’art. 13 RGPD doi­vent “zuZeitpunkdeErhebung de ces don­nées” (artic­le 13, para­gra­phe 1).

Moment de l’en­quête indirecte

En cas de coll­ec­te indi­rec­te, les don­nées obli­ga­toires doi­vent le plus rapi­de­ment pos­si­ble se fait, au plus tard mais (selon la date la plus proche) :

  • un mois après la collecte ;
  • lors de la pre­miè­re com­mu­ni­ca­ti­on à la per­son­ne concernée ;
  • lors de la pre­miè­re com­mu­ni­ca­ti­on à une aut­re per­son­ne (un aut­re responsable du trai­te­ment, un core­sponsable con­joint ou un sous-trai­tant, mais pas un employé).

Ces délais maxi­maux dev­rai­ent, selon WP29 Le responsable doit donc pour­suiv­re ses réfle­xi­ons à ce sujet. docu­men­ter.

Rafraîchir les informations

Le site WP29 recom­man­de de trans­mett­re à nou­veau les infor­ma­ti­ons obli­ga­toires pour les pre­sta­ti­ons con­ti­nues après une longue durée, même sans modi­fi­ca­ti­ons (mais sans men­ti­on­ner d’in­ter­val­les précis).

Noti­fi­ca­ti­on des changements

Moment

Sur Modi­fi­ca­ti­ons des cir­con­stances sur les­quel­les repo­sent les infor­ma­ti­ons, la com­mu­ni­ca­ti­on des modi­fi­ca­ti­ons est sou­mi­se aux mêmes exi­gen­ces que la com­mu­ni­ca­ti­on initia­le. En par­ti­cu­lier, les modi­fi­ca­ti­ons doi­vent fai­re l’ob­jet d’u­ne com­mu­ni­ca­ti­on distinc­te, et non d’un bul­le­tin d’in­for­ma­ti­on général :

[…] le con­trô­leur dev­rait prend­re tou­tes les mesu­res néces­saires pour s’assurer que ces chan­ge­ments sont com­mu­ni­qués de maniè­re à ce que la plu­part des desti­na­tai­res en soi­ent effec­ti­ve­ment infor­més. Cela signi­fie, par exemp­le, qu’u­ne noti­fi­ca­ti­on de chan­ge­ment dev­rait tou­jours être com­mu­ni­quée au moy­en d’un moda­li­té appro­priée (par ex. e‑mail/lettre de copie papier, etc.) spé­ci­fi­quement con­sacré à ces chan­ge­ments (par exemp­le, pas avec un con­te­nu de mar­ke­ting direct), avec une tel­le com­mu­ni­ca­ti­on répond­ant aux exi­gen­ces de l’ar­tic­le 12 d’êt­re con­cise, intel­li­gi­ble, faci­le­ment acce­s­si­ble et d’uti­li­ser un lan­ga­ge clair et simple. 

Le site RGPD ne don­ne pas d’in­di­ca­ti­ons sur le Momentà laquel­le les modi­fi­ca­ti­ons doi­vent être com­mu­ni­quées. Le site WP29 recom­man­de que les modi­fi­ca­ti­ons importan­tes soi­ent noti­fi­ées le plus tôt pos­si­ble, en par­ti­cu­lier cel­les qui tou­ch­ent au cœur du trai­te­ment (par exemp­le, la noti­fi­ca­ti­on à des caté­go­ries sup­p­lé­men­tai­res de desti­na­tai­res ou la noti­fi­ca­ti­on à des pays tiers). Une fois de plus, les respons­ables de trai­te­ment dev­rai­ent prend­re en con­sidé­ra­ti­on le moment de la noti­fi­ca­ti­on. docu­men­ter.

Infor­ma­ti­on en cas de chan­ge­ment d’objectif

En cas de chan­ge­ment de but (com­pa­ti­ble !), il faut, con­for­mé­ment à l’art. 13 al. 3 et à l’art. 14 al. RGPD de mett­re à dis­po­si­ti­on les “infor­ma­ti­ons déter­mi­nan­tes” respec­ti­ve­ment selon l’a­li­néa 2 de la dis­po­si­ti­on. Selon WP29 sont tou­te­fois en prin­ci­pe respec­ti­ve­ment tou­tes les don­nées con­for­mé­ment au para­gra­phe 2. En out­re, les per­son­nes con­cer­nées doi­vent éga­le­ment être infor­mées Ana­ly­se de com­pa­ti­bi­li­té (art. 6, para­gra­phe 4 RGPD), dans la mesu­re où la nou­vel­le fina­li­té n’est pas cou­ver­te par un con­sen­te­ment ou n’est pas fon­dée sur une base au sens de la loi sur la pro­tec­tion des don­nées. EU- ou de la légis­la­ti­on des États membres.

Ces infor­ma­ti­ons doi­vent être four­nies avant le début du trai­te­ment pour la nou­vel­le fina­li­té, et les per­son­nes con­cer­nées doi­vent être infor­mées de la fina­li­té du trai­te­ment. suf­fi­sam­ment de temps de se fai­re une opi­ni­on et, le cas échéant, d’e­xer­cer leurs droits (p. ex. le droit d’opposition).

Excep­ti­ons à l’ob­li­ga­ti­on d’information

Infor­ma­ti­ons déjà disponibles

Aus­si bien pour Enquête direc­te que pour enquête indi­rec­te l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on ne s’ap­pli­que pas si et dans la mesu­re où la per­son­ne con­cer­née dis­po­se déjà des infor­ma­ti­ons cor­re­spond­an­tes. Cet­te excep­ti­on ne doit s’ap­pli­quer que si le responsable peut docu­men­ter ses con­di­ti­ons. Le site WP29 recom­man­de en out­re de trans­mett­re à chaque fois aux per­son­nes con­cer­nées tou­tes les don­nées, y com­pris cel­les dont elle dis­po­se déjà.

Excep­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res en cas de coll­ec­te indirecte

Ce n’est qu’en cas de coll­ec­te indi­rec­te que l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on est sup­p­ri­mée, dans la mesu­re où son accom­plis­se­ment impos­si­ble serait (art. 14 al. 5 let. b RGPD). Le site WP29 com­prend cet­te excep­ti­on de maniè­re étroi­te ; elle n’ad­met l’im­pos­si­bi­li­té que si l’in­for­ma­ti­on n’est effec­ti­ve­ment pas pos­si­ble, ce qui est très rare­ment le cas. Les systè­mes et les pro­ce­s­sus doi­vent avant tout être con­çus de maniè­re à ce que l’in­for­ma­ti­on pui­s­se avoir lieu ; dans le cas con­trai­re, il peut y avoir une vio­la­ti­on de l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­mer. Prin­ci­pe de respect de la vie pri­vée dès la con­cep­ti­on sont dis­po­ni­bles. Cela vaut éga­le­ment lorsque des don­nées pro­venant de dif­fé­ren­tes sources sont ras­sem­blées ; dans ce cas, le responsable doit veil­ler à ce que l’in­di­ca­ti­on de la source respec­ti­ve reste possible.

L’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on ne s’ap­pli­que pas non plus si son exé­cu­ti­on effort dis­pro­por­ti­onné (art. 14, al. 5, let. b). RGPD). Cet­te excep­ti­on ne doit s’ap­pli­quer que si cet­te char­ge résul­te pré­cis­é­ment du fait que les don­nées ne sont pas coll­ec­tées auprès de la per­son­ne con­cer­née ; cela exclut la WP29 de ce que l’art. 13 RGPD ne pré­voit pas d’ex­cep­ti­on cor­re­spond­an­te. En out­re, le responsable est tenu de mett­re en balan­ce l’ef­fort et l’in­té­rêt à l’in­for­ma­ti­on. docu­men­ter.

De plus, l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­mer ne s’ap­pli­que pas en cas de coll­ec­te indi­rec­te si l’in­for­ma­ti­on rend­re impos­si­ble ou com­pro­mett­re sérieu­se­ment la réa­li­sa­ti­on de la fina­li­té du trai­te­ment de la per­son­ne con­cer­née. Dans ce cas, la per­son­ne con­cer­née doit être infor­mée, au moins de maniè­re géné­ra­le, de la coll­ec­te de don­nées correspondante.

En cas de coll­ec­te indi­rec­te, l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on ne s’ap­pli­que pas non plus dans la mesu­re où cel­le-ci est basée sur le Droit de la UE ou d’un État membre repo­se sur l’art. 14, al. 5, let. c RGPD). La per­son­ne con­cer­née doit tou­te­fois être infor­mée ici du trai­te­ment des don­nées con­for­mé­ment à cet­te base légale.

Enfin, l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­mer ne s’ap­pli­que pas si vous avez une obli­ga­ti­on léga­le de con­fi­den­tia­li­té s’op­po­se à ce que le droit à la liber­té d’ex­pres­si­on soit respec­té. UE ou d’un État membre (artic­le 14, para­gra­phe 5, point d)). RGPD).