Ven­te à emporter (AI)
  • Die Artikel‑29‑Arbeitsgruppe inter­pre­tiert Art. 22 DSGVO streng: AEFE mit recht­li­chen oder ver­gleich­ba­ren Aus­wir­kun­gen grund­sätz­lich ver­bo­ten, Aus­nah­men eng.
  • Erlaub­te Aus­nah­men nach Art. 22 Abs. 2 nur bei Ver­trags­not­wen­dig­keit, gesetz­li­cher Ermäch­ti­gung oder aus­drück­li­cher Einwilligung.
  • Ver­ant­wort­li­che müs­sen Betrof­fe­ne infor­mie­ren und ein Eska­la­ti­ons­recht auf mensch­li­che Ent­schei­dung gewähren.
  • Schwei­zer E‑DSG ist libe­ra­ler: AEFE nicht ver­bo­ten; ledig­lich Infor­ma­ti­ons­pflicht und Eska­la­ti­ons­recht erforderlich.

Le site Grou­pe de tra­vail Artic­le 29 a émis un avis daté du 3 octobre 2017 Publi­ca­ti­on d’un pro­jet de gui­de sur les décis­i­ons indi­vi­du­el­les auto­ma­ti­sées (AEFE). Les par­ties inté­res­sées peu­vent don­ner leur avis sur le pro­jet jus­qu’au 27 novembre 2017.

Exi­gen­ces de l’AEFE

Le gui­de con­ti­ent – out­re des expli­ca­ti­ons sur les ter­mes uti­li­sés, par exemp­le le pro­fi­la­ge – des expli­ca­ti­ons sur l’ar­tic­le 22 du RGPD. Le grou­pe de tra­vail inter­prè­te l’ar­tic­le 22, para­gra­phe 1, du RGPD com­me une inter­dic­tion des AEFE dans la mesu­re où ils ont des effets juri­di­ques ou d’aut­res effets com­pa­ra­bles sur la per­son­ne con­cer­née. Une justi­fi­ca­ti­on de ces AEFE n’est pos­si­ble que dans le cad­re de l’ar­tic­le 22, para­gra­phe 2, du RGPD, c’est-à-dire dans l’in­ter­pré­ta­ti­on stric­te du grou­pe de travail,

  • en cas de stric­te néces­si­té pour la con­clu­si­on ou l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat de tra­vail Cont­rat avec la per­son­ne con­cer­née (ex. : éva­lua­ti­on de la solvabilité) ;
  • chez légal Auto­ri­sa­ti­on ou obli­ga­ti­on (sach­ant que seul le droit de l’UE ou d’un État membre dev­rait ent­rer en ligne de compte) ;
  • avec expli­ci­te Con­sen­te­ment.

Les aut­res motifs de justi­fi­ca­ti­on sont exclus dans cet­te lec­tu­re, notam­ment les inté­rêts légiti­mes du responsable du traitement.

Même si l’AE­FE est lici­te, le responsable est tenu d’in­for­mer la per­son­ne con­cer­née de l’AE­FE et de lui accor­der un droit d’e­s­cala­de. En d’aut­res ter­mes, la per­son­ne con­cer­née a le droit de fai­re en sor­te que l’AE­FE rede­vi­en­ne une décis­i­on humaine.

En rai­son de ces exi­gen­ces stric­tes, la que­sti­on de savoir quand une AEFE a des con­sé­quen­ces juri­di­ques ou com­pa­ra­bles devi­ent cen­tra­le. Là enco­re, le grou­pe de tra­vail adop­te une posi­ti­on stric­te. En tant que Exemp­les de con­sé­quen­ces juri­di­ques les appelle

  • Rest­ric­tions des droits fon­da­men­taux, par exemp­le la liber­té d’association ;
  • un chan­ge­ment dans une situa­ti­on juri­di­que ou dans des droits contractuels ;
  • la décis­i­on con­cer­nant les droits légaux, par exemp­le les allo­ca­ti­ons de loge­ment (l’oc­troi de ces droits étant éga­le­ment mentionné) ;
  • le refus d’en­trée sur le territoire ;
  • la décis­i­on de mesu­res d’en­quête ou de sur­veil­lan­ce par les autorités ;
  • l’in­ter­rup­ti­on des ser­vices de télé­com­mu­ni­ca­ti­ons en rai­son d’un retard de paiement.

Com­pa­ra­ble d’aut­res effets (posi­tifs ou néga­tifs) sont con­sidé­rés com­me tels s’ils sont sus­cep­ti­bles d’a­voir un impact néga­tif sur la san­té publi­que. cir­con­stances, le com­porte­ment ou les choix d’u­ne per­son­ne de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve. Il est cepen­dant dif­fi­ci­le d’ap­pli­quer ce seuil. Par exemp­le, tout refus d’u­ne pre­sta­ti­on n’a pas des con­sé­quen­ces “importan­tes”. Par exemp­le, le refus de louer un vélo pen­dant les vacan­ces n’a pas de con­sé­quen­ces importantes.

Un aut­re exemp­le est inté­res­sant et poten­ti­el­le­ment d’u­ne gran­de por­tée : dans cer­tai­nes cir­con­stances, il est pos­si­ble que la per­son­ne con­cer­née ne soit pas en mesu­re d’ob­te­nir une auto­ri­sa­ti­on de tra­vail. la publi­ci­té ciblée (“tar­ge­ted adver­ti­sing”) a des con­sé­quen­ces importan­tes. Les cir­con­stances du cas d’e­spè­ce sont déter­mi­nan­tes à cet égard, par exemp­le les suivantes :

  • la por­tée du profilage ;
  • les atten­tes et les sou­haits de la per­son­ne concernée ;
  • la maniè­re de fai­re de la publicité ;
  • une éven­tu­el­le vul­né­ra­bi­li­té par­ti­cu­liè­re des per­son­nes concernées.

Le grou­pe de tra­vail cite com­me exemp­le de publi­ci­té ayant un impact important la publi­ci­té pour des jeux en ligne qui est mon­trée de maniè­re répé­tée à une per­son­ne endettée.

L’ap­pli­ca­ti­on de prix dif­fé­ren­ciés peut éga­le­ment avoir des con­sé­quen­ces poten­ti­el­le­ment importan­tes, à savoir lorsqu’u­ne per­son­ne ne peut pas béné­fi­ci­er de cer­ta­ins ser­vices en rai­son de prix prohibitifs.

Exi­gen­ces en matiè­re de profilage

Le pro­fi­la­ge n’est pas cou­vert en tant qu’é­lé­ment de fait auto­no­me. L’ar­tic­le 22 du RGPD ne le men­ti­on­ne qu’en tant qu’é­lé­ment pos­si­ble – mais non obli­ga­toire – de l’AE­FE. Le con­sidé­rant 71 pré­cise tou­te­fois que des exi­gen­ces doi­vent éga­le­ment être respec­tées en cas de pro­fi­la­ge en dehors de l’AE­FE, con­for­mé­ment aux prin­cipes généraux :

[…] le responsable du trai­te­ment dev­rait des métho­des mathé­ma­ti­ques ou sta­ti­sti­ques appro­priées pour le pro­fi­la­ge, prend­re des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées pour garan­tir, en par­ti­cu­lier, que les fac­teurs qui con­dui­sent à des don­nées à carac­tère per­son­nel inexac­tes sont cor­ri­gés et que le ris­que d’err­eur est réduit au mini­mum, et […] empêcher que des per­son­nes phy­si­ques ne soi­ent vic­ti­mes de dis­cri­mi­na­ti­on fon­dée sur la race, l’o­ri­gi­ne eth­ni­que, les opi­ni­ons poli­ti­ques, la reli­gi­on ou les con­vic­tions, l’ap­par­ten­an­ce syn­di­cale, le patri­moi­ne géné­tique, l’é­tat de san­té ou l’o­ri­en­ta­ti­on sexu­el­le. les effets dis­cri­mi­na­toires […] vient […].

Régle­men­ta­ti­on en Sui­s­se (E‑DSG)

Le site règle­ment pro­po­sé en Sui­s­se est essen­tiel libé­ral. Les AEFE ayant des con­sé­quen­ces juri­di­ques ou com­pa­ra­bles ne sont pas inter­di­tes ; la per­son­ne con­cer­née doit sim­ple­ment être infor­mée – avant ou après l’AE­FE – et a le droit d’e­s­cala­der l’AE­FE vers une per­son­ne. Le lien avec un cont­rat ou le con­sen­te­ment expli­ci­te ne sont donc pas non plus con­sidé­rés com­me des justi­fi­ca­ti­ons ; ils ne font que sup­p­ri­mer les exi­gen­ces par­ti­cu­liè­res (infor­ma­ti­on et escala­de), con­trai­re­ment à ce que pré­voit le RGPD.