Ven­te à emporter (AI)
  • Les excep­ti­ons de l’ar­tic­le 49 du RGPD doi­vent être inter­pré­tées de maniè­re stric­te et ne s’ap­pli­quer que dans des cas par­ti­cu­liers ; elles ne doi­vent pas être uti­li­sées pour con­tour­ner l’ar­tic­le 48 du RGPD ou les con­ven­ti­ons d’en­trai­de judiciaire.
  • Les con­sen­te­ments aux trans­ferts vers des pays tiers doi­vent être expli­ci­tes, spé­ci­fi­ques et bien infor­més, y com­pris les infor­ma­ti­ons sur les ris­ques, les desti­na­tai­res, les pays desti­na­tai­res et l’ab­sence de recher­che d’adéquation.

Le grou­pe de tra­vail “Artic­le 29” sur la pro­tec­tion des don­nées a Pro­jet de lignes direc­tri­ces sur l’ar­tic­le 49 du RGPD a été pré­sen­tée. Les par­ties inté­res­sées ont jus­qu’au 26 mars 2018 pour se prononcer.

L’ar­tic­le 49 du RGPD auto­ri­se la com­mu­ni­ca­ti­on de don­nées per­son­nel­les à un pays tiers dans cer­ta­ins cas excep­ti­on­nels, notam­ment avec le con­sen­te­ment expli­ci­te des per­son­nes con­cer­nées, pour l’exé­cu­ti­on ou la pré­pa­ra­ti­on d’un cont­rat ou pour d’aut­res rai­sons. Le grou­pe de l’ar­tic­le 29 y pro­po­se notam­ment les lignes direc­tri­ces suivantes :

    • Les dis­po­si­ti­ons d’ex­cep­ti­on de l’art. 49 RGPD sont géné­ra­le­ment rest­ric­tif et peu­vent être seu­le­ment dans des cas iso­lés être appelé ;
    • L’ar­tic­le 49 du RGPD ne peut pas être invo­qué pour annu­ler l’ar­tic­le 48 du RGPD. Les trans­ferts de don­nées basés sur un Con­ven­ti­on d’en­trai­de judi­ciai­re (Mutu­al Legal Assi­stance Trea­ty, MLAT) ne dev­rai­ent donc pas être légiti­mées par l’ar­tic­le 49 du RGPD ;
    • le con­sen­te­ment au trans­fert de don­nées per­son­nel­les vers des pays tiers n’est valable que s’il est expli­ci­te et s’il s’ac­com­pa­gne de la men­ti­on “oui”. spé­ci­fi­quement à la trans­mis­si­on des don­nées la per­son­ne qui don­ne son con­sen­te­ment doit en out­re suf­fi­sam­ment infor­més être, ent­re aut­res, sur les points suivants : 
      • les con­crets Ris­quesCes infor­ma­ti­ons peu­vent tou­te­fois être expres­sé­ment stan­dar­di­sées et ne doi­vent donc pas être adap­tées à chaque cas particulier) ;
      • le Récep­teur,
      • le États béné­fi­ci­ai­res,
      • le fait que la trans­mis­si­on se fas­se sur Con­sen­te­ment de l’entreprise,
      • le fait que, pour les États béné­fi­ci­ai­res, un Ade­qua­cy Fin­ding man­que.
    • lors de la trans­mis­si­on pour Exé­cu­ti­on ou initia­ti­on du cont­rat un critère strict est appli­qué. La trans­mis­si­on à d’aut­res socié­tés du grou­pe pour des ser­vices par­ta­gés dans le domaine des res­sour­ces humain­es, par exemp­le, ne peut pas être fon­dée sur cet état de fait ;
    • la trans­mis­si­on pour des rai­sons importan­tes de öffentlichen Interesses n’ent­re pas en ligne de comp­te du seul fait qu’u­ne auto­ri­té étran­gè­re mène une enquête dans l’in­té­rêt public. Il faut plutôt que éga­le­ment la trans­mis­si­on à l’au­to­ri­té étran­gè­re char­gée de l’en­quête était dans l’in­té­rêt public de l’UE ou d’un État membre ; à cet égard, il con­vi­ent éga­le­ment de tenir comp­te de con­sidé­ra­ti­ons de récipro­ci­té (à ce sujet, cf. ici);
    • la trans­mis­si­on pour la con­sta­ta­ti­on, l’e­xer­ci­ce ou la défen­se de droits de pro­prié­té intellec­tu­el­le. Rechtsansprüchen com­prend, ent­re aut­res, la trans­mis­si­on dans le cad­re de pro­cé­du­res péna­les ou admi­ni­stra­ti­ves, y com­pris dans le cad­re d’u­ne enquête pré­li­mi­n­aire (pre-tri­al dis­co­very) ou de la pré­pa­ra­ti­on d’un procès, tant que la pro­cé­du­re cor­re­spond­an­te ne repré­sen­te pas seu­le­ment une pos­si­bi­li­té thé­o­ri­que. Tou­te­fois, seu­les les don­nées néces­saires aux fins con­cer­nées sont autorisées.