Ven­te à emporter (AI)
  • L’uti­li­sa­ti­on du cloud est auto­ri­sée à con­di­ti­on que la dis­po­ni­bi­li­té, la fia­bi­li­té et la sécu­ri­té soi­ent garan­ties après éva­lua­ti­on des risques.
  • Neuf exi­gen­ces requiè­rent une gou­ver­nan­ce du cloud : ana­ly­se de scé­na­rio, éva­lua­ti­on des ris­ques, instance de décis­i­on, dis­po­si­ti­ons con­trac­tu­el­les et documentation.
  • L’OFT super­vi­se la mise en œuvre à l’a­ve­nir, en met­tant l’ac­cent sur la gesti­on des four­nis­seurs et la gesti­on de la con­ti­nui­té des activités.

Le site Office fédé­ral des trans­ports OFT a lan­cé le 23 avril 2025 un Lett­re de bran­che sur le Cloud Com­pu­ting pour les appli­ca­ti­ons fer­ro­vi­ai­res a été envoy­ée aux ent­re­pri­ses fer­ro­vi­ai­res. La lett­re con­cré­ti­se les direc­ti­ves exi­stan­tes de la Ordon­nan­ce sur les chem­ins de fer (EBV) et la Dis­po­si­ti­ons d’exé­cu­ti­on (AB-EBV) pour l’uti­li­sa­ti­on du cloud.

Les direc­ti­ves exi­stan­tes ne régle­men­tent pas expli­ci­te­ment le cloud com­pu­ting. L’uti­li­sa­ti­on de clouds dans les appli­ca­ti­ons fer­ro­vi­ai­res est donc auto­ri­sée si les exi­gen­ces géné­ra­les, notam­ment en matiè­re de dis­po­ni­bi­li­té, de fia­bi­li­té et de sécu­ri­té, sont rem­plies. L’OFT exi­ge en con­sé­quence un examen, ent­re aut­res, du ris­que de pan­ne du cloud avant son uti­li­sa­ti­on. L’OFT for­mu­le ensuite neuf exi­gen­ces (Cloud‑1 à Cloud‑9) qui exi­gent des ent­re­pri­ses recen­sées une gou­ver­nan­ce du cloud et qui peu­vent être géné­ra­li­sées au-delà du domaine ferroviaire :

  • Ana­ly­se de scé­na­ri­os (Cloud‑1) : Les scé­na­ri­os d’in­ci­dents ayant des con­sé­quen­ces sur la sécu­ri­té ou la dis­po­ni­bi­li­té doi­vent être sys­té­ma­ti­quement iden­ti­fi­és. Il faut notam­ment prend­re en comp­te, en tenant comp­te de l’en­sem­ble de la chaî­ne d’ap­pro­vi­si­on­ne­ment, les pan­nes d’o­ri­gi­ne tech­ni­que, les pan­nes dues à des actions erro­n­ées, les cyberin­ci­dents (y com­pris les sabo­ta­ges et les atta­ques d’i­ni­tiés) ain­si que les inter­rup­ti­ons volon­tai­res du ser­vice par le four­nis­seur de ser­vices, par exemp­le sur ord­re d’u­ne instance politique.
  • Éva­lua­ti­on des ris­ques (Cloud‑2 à Cloud‑4) : La pro­ba­bi­li­té et l’am­pleur des inci­dents iden­ti­fi­és doi­vent être déter­mi­nées, des mesu­res de com­pen­sa­ti­on (niveaux de repli) doi­vent être étu­diées pour garan­tir l’ex­plo­ita­ti­on fer­ro­vi­ai­re et, comp­te tenu de l’im­portance sys­té­mi­que de l’entre­pri­se, il con­vi­ent d’éva­luer si le ris­que rési­du­el peut être accepté.
  • Gou­ver­nan­ce (Cloud‑5) : La décis­i­on d’uti­li­ser le cloud doit être pri­se sur la base de l’éva­lua­ti­on des ris­ques par une instance appro­priée de l’entre­pri­se. Cet­te décis­i­on doit être revue péri­odi­quement et en cas de chan­ge­ments pertinents.
  • Réd­ac­tion de cont­rats (Cloud‑6) : Les exi­gen­ces rela­ti­ves au cloud, qu’el­les soi­ent fonc­tion­nel­les ou non (par exemp­le, les pro­ce­s­sus de noti­fi­ca­ti­on des inci­dents), doi­vent être défi­nies et fai­re l’ob­jet d’un cont­rat avec le four­nis­seur de services.
  • Docu­men­ta­ti­on (Cloud‑7 à Cloud‑9) : L’éva­lua­ti­on des ris­ques et la décis­i­on doi­vent être docu­men­tées et mises à la dis­po­si­ti­on de l’OFT sur deman­de. L’in­té­gra­ti­on du pro­ce­s­sus dans le système de gesti­on doit être envi­sa­gée. En out­re, un aper­çu détail­lé de tous les clouds uti­li­sés, per­tin­ents pour l’ex­plo­ita­ti­on ou la sécu­ri­té, doit être tenu.

L’OFT veut à l’a­ve­nir véri­fier la mise en œuvre dans le cad­re de son acti­vi­té de sur­veil­lan­ce, tant au niveau de la pro­cé­du­re (appro­ba­ti­on des plans, homo­lo­gati­on des types) que de la sur­veil­lan­ce (audits, con­trô­les d’ex­plo­ita­ti­on). Un accent par­ti­cu­lier sera mis sur les thè­mes de la gesti­on des four­nis­seurs et de la gesti­on de la con­ti­nui­té des activités.