Ven­te à emporter (AI)
  • For­te aug­men­ta­ti­on des plain­tes et des vio­la­ti­ons de don­nées signa­lées en 2019, alors que le volu­me des con­sul­ta­ti­ons a dimi­n­ué ; BayL­DA se con­cent­re davan­ta­ge sur la cyber­sé­cu­ri­té et le sui­vi en ligne.
  • De nombreu­ses ent­re­pri­ses ne respec­tent pas les exi­gen­ces en matiè­re de responsa­bi­li­té et de sécu­ri­té ; les outils de sui­vi et le pro­fi­la­ge à gran­de échel­le néces­si­tent géné­ra­le­ment le con­sen­te­ment de l’utilisateur.

L’Of­fice bava­rois de sur­veil­lan­ce de la pro­tec­tion des don­nées (BayL­DA) a Rap­port d’ac­ti­vi­té pour l’an­née 2019 Vous trou­verez ci-des­sous des indi­ca­ti­ons sur cer­ta­ins des points qui y sont abor­dés (sélec­tion) :

Plain­tes et consultations

Tout d’a­bord, 2019 a été une nou­vel­le for­te aug­men­ta­ti­on des plain­tes et des “deman­des de con­trô­le” (rap­ports sur des vio­la­ti­ons de la pro­tec­tion des don­nées par des per­son­nes non con­cer­nées), qui sont reçues plus rapi­de­ment qu’el­les ne peu­vent être traitées :

En revan­che, le Volu­me de con­sul­ta­ti­ons après un pic en 2018 a for­te­ment bais­sé, peut-être en rai­son des res­sour­ces dis­po­ni­bles en ligne :

Ce qui a aus­si for­te­ment aug­men­té, ce sont les Vio­la­ti­ons de la pro­tec­tion des don­nées:

Dota­ti­on en per­son­nel en com­pa­rai­son avec le PFPDT

L’é­vo­lu­ti­on du per­son­nel du Bayl­DA est éga­le­ment intéressante :

  • Jus­qu’au 31.12.2016 : 16 postes
  • Jus­qu’au 31 décembre 2017 : 20 postes
  • Jus­qu’au 31 décembre 2018 : 24 postes
  • Jus­qu’au 31.12.2019 : 33 postes

En com­pa­rai­son, les Déve­lo­p­pe­ment du per­son­nel au PFPDT con­for­mé­ment à son der­nier rap­port d’ac­ti­vi­tés, dans la mesu­re où il s’a­git du domaine de la LPD (à l’ex­clu­si­on de la LTrans) :

  • 2005 : 22 postes
  • 2010 : 23 postes
  • 2018 : 24 postes
  • 2019: 24 postes

Le PFPDT comp­te donc actu­el­le­ment envi­ron 27% de postes en moins dans le domaine de la pro­tec­tion des don­nées (hors LTrans) que la BayL­DA. Tou­te­fois, la Baviè­re comp­te près de deux fois plus d’ha­bi­tants que la Sui­s­se. En même temps, con­trai­re­ment au PFPDT, la BayL­DA s’oc­cupe exclu­si­ve­ment de la pro­tec­tion des don­nées dans le sec­teur pri­vé (les orga­nis­mes publics relè­vent d’u­ne aut­re auto­ri­té, le délé­gué régio­nal à la pro­tec­tion des données).

On peut éga­le­ment sup­po­ser que l’ac­ti­vi­té du PFPDT au sein de la pro­tec­tion des don­nées (à l’ex­clu­si­on de la LTrans) a peut-être don­né lieu à des 35% le domaine pri­vé concerne.[mfn]Sur la base du rap­port d’ac­ti­vi­tés 2019. Dans le domaine du con­seil, envi­ron la moi­tié des dépen­ses con­cer­ne le domaine pri­vé, mais cer­ta­ins domain­es d’ac­ti­vi­té LPD ne con­cer­nent que le domaine public, par exemp­le la par­ti­ci­pa­ti­on à la légis­la­ti­on ou la col­la­bo­ra­ti­on avec les can­tons. Tou­te­fois, le rap­port d’ac­ti­vi­tés ne répar­tit pas l’en­sem­ble des acti­vi­tés ent­re le domaine pri­vé et le domaine public, et cer­ta­ins chif­fres sem­blent contradictoires.[/mfn] Selon ce rap­port, le PFPDT dis­po­se de pour le sec­teur pri­vé, dis­po­se d’un per­son­nel à peu près équi­va­lent à celui du BayL­DA pour des domain­es d’ac­ti­vi­té com­pa­ra­bles, mais avec pro­ba­blem­ent beau­coup moins de tâches, étant don­né que le PFPDT n’a aujour­d’hui aucu­ne com­pé­tence de décis­i­on et qu’il a éga­le­ment peu de noti­fi­ca­ti­ons de vio­la­ti­ons de la pro­tec­tion des don­nées à gérer dans le domaine pri­vé. Cela expli­que peut-être pour­quoi, mal­gré le man­que de res­sour­ces, le PFPDT prend le temps de s’oc­cup­er, dans le domaine pri­vé, de tâches qui ne relè­vent pas de sa com­pé­tence, mais qui sont con­fiées – non pas pour des rai­sons dog­ma­ti­ques, mais pour des rai­sons de poli­tique juri­di­que – à l’Of­fice fédé­ral de la justi­ce. la pro­tec­tion des con­som­ma­teurs à pro­xi­mi­té sont à prend­re en comp­te. Il s’a­git notam­ment de l’e­xi­gence de trans­pa­rence dans les cas où il s’a­git de don­nées anony­mes, ain­si que de la deman­de (non fon­dée juri­di­quement) selon laquel­le le con­sen­te­ment est néces­saire pour le trai­te­ment de don­nées per­son­nel­les sen­si­bles et de pro­fils de la per­son­na­li­té. Il serait en tout cas éga­le­ment inté­res­sant de publier les tâches moy­ennes par col­la­bo­ra­teur ou par poste, com­me le fait le BayLDA.

La deman­de du PFPDT de dis­po­ser de plus de res­sour­ces n’est tou­te­fois pas inju­sti­fi­ée (l’ap­pli­ca­ti­on de la LPD aide en tout cas davan­ta­ge la pro­tec­tion des don­nées que le simp­le ren­force­ment de la loi), mais elle serait mieux com­pri­se si le PFPDT met­tait davan­ta­ge l’ac­cent, dans son acti­vi­té, sur la déli­mi­ta­ti­on de ses acti­vi­tés le long du champ d’ap­pli­ca­ti­on de la LPD et s’il agis­sait en fonc­tion des ris­ques tout autant, com­me l’e­xi­gent les respons­ables du trai­te­ment des don­nées – et en met­tant moins l’ac­cent sur la pro­tec­tion res­sen­tie des don­nées et sur la pro­tec­tion des con­som­ma­teurs, sur la pana­cée de la sen­si­bi­li­sa­ti­on et sur la réac­tion aux rap­ports des médi­as et de cer­ta­ins acti­vi­stes aux pré­oc­cu­pa­ti­ons poli­ti­ques. La cou­ver­tu­re média­tique et l’in­té­rêt public ne sont pas la même cho­se, et plus la réac­tion aux rap­ports des médi­as est for­te, plus il exi­ste un cer­tain ris­que d’in­stru­men­ta­li­sa­ti­on et donc une men­ace pour l’indépendance.

Con­trô­les et essais

  • Dans ce domaine, la BayL­DA s’est ent­re aut­res con­cen­trée sur Cyber­sé­cu­ri­té et sui­vi en ligne par­ce que ces sujets ont fait l’ob­jet de plain­tes plus fré­quen­tes (c’est-à-dire que ce qui est visi­ble de l’ex­té­ri­eur est, sans sur­pri­se, plus sus­cep­ti­ble de fai­re l’ob­jet de plain­tes). A ce sujet, la BayL­DA déclare

    Bien que nous n’ay­ons exami­né que des sites web de gran­des ent­re­pri­ses, dont cer­tai­nes sont cotées en bour­se, en ce qui con­cer­ne des pro­blè­mes con­nus depuis long­temps, nous avons con­sta­té qu’il n’y avait pas d’aut­res solu­ti­ons. Exi­gen­ces de sécu­ri­té nous avons con­sta­té que nombreu­ses lacu­nes étai­ent dis­po­ni­bles. Les mesu­res de sécu­ri­té pri­ses ont sou­vent dû être con­sidé­rées com­me insuf­fi­san­tes. […] Même dans le domaine Sui­vi le résul­tat de not­re examen déso­lant a été effec­tué : Aucun des sites web exami­nés ne répon­dait à l’e­xi­gence d’un con­sen­te­ment auto­ri­sé selon le RGPD, bien que les sites web aient inté­g­ré des outils de sui­vi de four­nis­seurs tiers et aient ain­si pro­vo­qué un trai­te­ment des don­nées par des ser­vices tiers.

    De plus amp­les infor­ma­ti­ons sur ces résul­tats d’ex­amen sont dis­po­ni­bles ici.

  • Dans le domaine de la Responsa­bi­li­té (“Accoun­ta­bi­li­ty” ; artic­le 5, para­gra­phe 2 du RGPD ; sans équi­va­lent dans la loi E‑DSG), con­sta­te le BayLDA :

    Mal­gré ces publi­ca­ti­ons et les nombreu­ses publi­ca­ti­ons des auto­ri­tés de con­trô­le dans leur ensem­ble, de nombreux respons­ables étai­ent dépas­sés en ter­mes de responsa­bi­li­té. Cer­tai­nes ent­re­pri­ses pen­sai­ent qu’il suf­fi­sait d’im­pri­mer la poli­tique de con­fi­den­tia­li­té du site web à l’in­ten­ti­on de l’au­to­ri­té de con­trô­le ou de décla­rer que “la publi­ci­té est un inté­rêt légiti­me et
    c’est pour­quoi on a le droit de le faire”.

    Vers les les justi­fi­ca­tifs néces­saires appar­te­naient plutôt :

    • regist­re des acti­vi­tés de trai­te­ment (artic­le 30 du RGPD),
    • Ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées (artic­le 35 du RGPD),
    • des règles de con­duite approu­vées (artic­le 40 du RGPD),
    • Cer­ti­fi­ca­ti­on (artic­le 42 du RGPD),
    • les noti­fi­ca­ti­ons de vio­la­ti­ons de don­nées (art. 33 RGPD) ain­si que
    • Cont­rats de trai­te­ment des com­man­des (artic­le 28, para­gra­phe 3 du RGPD)

    En out­re, l’ob­li­ga­ti­on de rend­re des comp­tes pour­rait par tou­te aut­re docu­men­ta­ti­on rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées se fai­re, par exemp­le, de cet­te manière :

      • Gesti­on des contrats
      • Con­cepts visa­nt à garan­tir les droits des per­son­nes concernées
      • Pro­ce­s­sus de l’or­ga­ni­sa­ti­on de la pro­tec­tion des données
      • Mise en place d’u­ne poli­tique de pro­tec­tion des données
      • Audits inter­nes ou externes
      • For­ma­ti­on du personnel
      • Avis juri­di­que
      • Cer­ti­fi­ca­ti­ons selon les nor­mes DIN et ISO
      • Aut­res enre­gi­stre­ments tels que rap­ports, notes ou procès-verbaux

    Le site Cata­lo­gue de con­trô­le de la BayL­DA sur l’ob­li­ga­ti­on de rend­re comp­te et donc une bon­ne liste de con­trô­le pour la mise en œuvre du RGPD se trouve ici : Lien.

Droits des per­son­nes concernées

Les “no-go” du droit d’accès

En ce qui con­cer­ne le droit d’ac­cès, la BayL­DA reti­ent tout d’a­bord les “no-go” sui­vants des respons­ables, mais aus­si des demandeurs :

  • Responsable:
    • Igno­rer les deman­des de rens­eig­ne­ments en cas de dou­te sur l’identité ;
    • Rens­eig­ne­ments sur les don­nées de base exclu­si­ve­ment, en tant que don­nées à carac­tère personnel ;
    • Invo­quer des dépen­ses dis­pro­por­ti­onnées sans expo­ser les circonstances ;
  • per­son­ne con­cer­née:
    • Dépôt de la plain­te par la per­son­ne con­cer­née avant l’ex­pi­ra­ti­on du délai de traitement ;
    • Ne pas tenir comp­te de l’ob­jec­tif du droit à l’in­for­ma­ti­on – ici, le BayL­DA reti­ent expres­sé­ment “Le droit à l’in­for­ma­ti­on vise à les objec­tifs de pro­tec­tion des don­nées uni­quement être pour­suivi. Ce droit doit pas pour recu­eil­lir des preu­ves ser­vir à d’aut­res con­flits exi­stants”. En Sui­s­se, ce point n’est pas enco­re tout à fait clair, mal­gré l’ar­rêt CS du Tri­bu­nal fédé­ral. Il ne serait pas sur­prenant que les tri­bu­naux soi­ent appelés à cla­ri­fier davan­ta­ge ce point à l’avenir ;
    • Fai­re valoir son droit à l’in­for­ma­ti­on auprès de l’a­vo­cat de la par­tie adverse ;
    • Plain­te sans preuve probante.

Infor­ma­ti­on éche­lon­née en cas de deman­de d’in­for­ma­ti­on forfaitaire

En se réfé­rant à l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on des ent­re­pri­ses d’assu­rance, mais de maniè­re géné­ra­le pour les respons­ables d’ac­ti­vi­tés de trai­te­ment de gran­de enver­gu­re (et éga­le­ment cor­rec­te pour la Sui­s­se), le BayL­DA con­sta­te que l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on des ent­re­pri­ses d’assu­rance ne se limi­te cer­tes pas aux don­nées de base du pre­neur d’assu­rance, mais qu’il est admis­si­ble, dans le cas de deman­des d’in­for­ma­ti­on glo­ba­les, d’in­clu­re dans les don­nées de base du pre­neur d’assu­rance des don­nées rela­ti­ves à la san­té. dans un pre­mier temps, de ne four­nir des infor­ma­ti­ons que sur les don­nées de base. Une infor­ma­ti­on plus appro­fon­die ne doit être four­nie que si la deman­de d’in­for­ma­ti­on est pré­cis­ée en con­sé­quence par le pre­neur d’assurance.

Pro­tec­tion des don­nées sur Internet

Pages fan Facebook

La BayL­DA vous dit lapidairement

Les explo­itants de pages fan Face­book ont, en l’é­tat actuel des cho­ses pas de pos­si­bi­li­té de les exploi­ter con­for­mé­ment à la pro­tec­tion des don­nées et doi­vent donc s’at­tendre à être desti­na­tai­res d’in­jonc­tions des auto­ri­tés de contrôle.

Sans une con­nais­sance suf­fi­san­te des acti­vi­tés de trai­te­ment, l’ex­plo­itant de la page fan ne peut pas éva­luer si cel­les-ci sont effec­tuées de maniè­re légale.
Tant que Face­book n’ap­por­te­ra pas d’a­mé­lio­ra­ti­ons, il ne sera pas pos­si­ble d’ex­ploi­ter une page fan con­for­mé­ment à la pro­tec­tion des don­nées, mal­gré le “Adden­dums de con­trô­leurs de page“L’ac­cord de Face­book (l’ac­cord au sens de l’ar­tic­le 26 du RGPD – pour plus d’in­for­ma­ti­ons, cf. ici).

Outils de suivi

Com­me nous l’a­vons déjà men­ti­onné, la BayL­DA a accor­dé une gran­de importance à l’uti­li­sa­ti­on d’ou­tils de sui­vi sur Inter­net lors des con­trô­les. Ici, la “Ori­en­ta­ti­on des auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce pour les four­nis­seurs de télé­mé­di­as” (mise à jour : mars 2019). En ce qui con­cer­ne Goog­le Ana­ly­tics, l’a­vis de la BayL­DA est le suivant :

Par exemp­le, ce que l’on appel­le le “par­ta­ge de don­nées” avec Goog­le est acti­vé par défaut. Comp­te tenu du “Gui­de d’o­ri­en­ta­ti­on pour les four­nis­seurs de télé­mé­di­as”, cela signi­fie ce qui suit : Si l’ex­plo­itant du site web accor­de à Goog­le la pos­si­bi­li­té d’uti­li­ser les don­nées des visi­teurs du site web, il est tenu de le fai­re. à des fins per­son­nel­les d’uti­li­ser, cela néces­si­te une Con­sen­te­ment des utilisateurs.

Publi­ci­té et com­mer­ce d’adresses

En 2019, l’at­ten­ti­on de la BayL­DA a été atti­rée à plu­sieurs repri­ses sur des ban­ques qui trai­tent les don­nées des cli­ents éga­le­ment pour cré­er des pro­fils publi­ci­taires éten­dus, notam­ment sur la base de don­nées issues d’en­tre­ti­ens de con­seil et de don­nées d’uti­li­sa­ti­on des ser­vices ban­cai­res en ligne et des appli­ca­ti­ons ban­cai­res, de don­nées issues de cont­rats en cours et de don­nées rela­ti­ves aux opé­ra­ti­ons de pai­ement. Ce trai­te­ment était à chaque fois fon­dé sur une mise en balan­ce des inté­rêts con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point f), du RGPD.

Tou­te­fois, en règ­le géné­ra­le, il ne faut pas par­tir du prin­ci­pe que, dans le cas d’un pro­fi­la­ge aus­si com­plet, les inté­rêts publi­ci­taires de l’é­ta­blis­se­ment de cré­dit l’em­portent sur les inté­rêts légiti­mes des cli­ents à l’ex­clu­si­on du trai­te­ment. Par con­sé­quent, nous esti­mons que un tel trai­te­ment n’est effec­tué qu’en liai­son avec le con­sen­te­ment du cli­ent doit être réa­li­sée con­for­mé­ment à la loi.

Cela est par­ti­cu­liè­re­ment vrai

en ce qui con­cer­ne l’ex­plo­ita­ti­on par­fois pra­ti­quée des don­nées rela­ti­ves aux opé­ra­ti­ons de pai­ement, puis­que, par exemp­le, les don­nées rela­ti­ves à l’uti­li­sa­ti­on des vire­ments et des pré­lè­ve­ments auto­ma­ti­ques sou­vent aus­si des caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel (par exemp­le, en cas de pai­ement de coti­sa­ti­ons à des par­tis poli­ti­ques ou à des syn­di­cats ou de règle­ment de fac­tures médi­cal­es). Pour ce type de don­nées par­ti­cu­liè­re­ment pro­té­gées, l’ar­tic­le 9 du RGPD inter­dit géné­ra­le­ment qu’el­les soi­ent trai­tées sur la base d’u­ne mise en balan­ce des inté­rêts au sens de l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point f), du RGPD.

On aurait tou­te­fois pu se deman­der s’il y a effec­ti­ve­ment trai­te­ment de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées lorsque des don­nées brutes per­met­tant d’ob­te­nir des infor­ma­ti­ons pro­té­gées sont uti­li­sées, mais que ces don­nées brutes ne sont pas uti­li­sées dans ce but (par exemp­le, lorsqu’au­cu­ne caté­go­rie de cli­ents “poli­ti­quement libé­raux” ou “malades” n’est cré­ée). L’ar­tic­le 9, para­gra­phe 1, du RGPD n’ex­clut pas néces­saire­ment ce point de vue, c’est pour­quoi il est recon­nu, par exemp­le, que les pho­tos de col­la­bo­ra­teurs ne doi­vent pas être con­sidé­rées com­me des don­nées rela­ti­ves à la san­té, même si ceux-ci portent des lunet­tes, tant qu’el­les ne sont pas exploi­tées en fonc­tion de cet­te caractéristique.

Tra­fic inter­na­tio­nal de données

En ce qui con­cer­ne le Pri­va­cy Shield, on trouve les décla­ra­ti­ons suivantes :

Il con­vi­ent éga­le­ment de noter que le Pri­va­cy Shield peut éga­le­ment, du moins indi­rec­te­ment Objet d’u­ne pro­cé­du­re de ren­voi actu­el­le­ment en cours devant la Cour de justi­ce des Com­mun­au­tés euro­pé­en­nes (“Schrems II”) [à ce sujet ici], pour lequel les de l’an­née 2020, on peut s’at­tendre à un juge­ment dans les pre­miers mois de 2020. est en cours. Même si la pro­cé­du­re con­crè­te n’a pas pour objet direct la vali­di­té de la décis­i­on Pri­va­cy Shield, il n’est pas exclu que la CJCE, dans son arrêt, ren­de aus­si décla­ra­ti­ons per­ti­nen­tes sur le Pri­va­cy Shield pour­rait ren­con­trer. Même une Annu­la­ti­on du Pri­va­cy Shield par la CJCE dans le cad­re de l’ar­rêt à venir ne peut pas, selon cer­ta­ins obser­va­teurs, être tota­le­ment exclue. Dans le cad­re de la pro­cé­du­re sus­ment­i­onnée exami­née par la CJCE (“Schrems II”), la CJCE est appelée à se pro­non­cer, suite à un ren­voi de la Cour suprê­me d’Ir­lan­de (Irish High Court), sur le Vali­di­té des clau­ses stan­dard de pro­tec­tion des don­nées de l’UE pour les trans­ferts vers des sous-trai­tants (décis­i­on de la Com­mis­si­on 2010/87/UE du 15.02.2010).

Pro­tec­tion des don­nées des employés

Dans le domaine de la pro­tec­tion des don­nées des employés – par­ti­cu­liè­re­ment mar­quée par le droit natio­nal – la BayL­DA reti­ent ce qui suit con­cer­nant l’ac­cès aux e‑mails des employés ayant quit­té l’entreprise :

Dans la mesu­re où, com­me dans le cas con­cret, l’uti­li­sa­ti­on pri­vée d’In­ter­net et du cour­ri­er élec­tro­ni­que est inter­di­te, l’ad­mis­si­bi­li­té de l’ac­cès de l’em­ployeur à la boîte aux lett­res élec­tro­ni­que de l’em­ployé ayant quit­té l’entre­pri­se est régie par l’ar­tic­le 26, para­gra­phe 1, phra­se 1 de la BDSDG. Selon cet­te dis­po­si­ti­on, l’uti­li­sa­ti­on par l’em­ployeur des don­nées du sala­rié à des fins liées à la rela­ti­on d’em­ploi est auto­ri­sée si elle est néces­saire à l’exé­cu­ti­on ou à la ces­sa­ti­on de la rela­ti­on d’em­ploi. Les e‑mails pro­fes­si­on­nels appar­ti­en­nent à l’em­ployeur, qui peut donc en dis­po­ser après le départ de l’em­ployé con­cer­né.. En out­re, si les e‑mails de la boîte aux lett­res sont néces­saires pour le trai­te­ment ulté­ri­eur de tran­sac­tions com­mer­cia­les, l’em­ployeur doit pou­voir y accé­der. S’il ne peut pas accé­der à un e‑mail con­tenant con­te­nu pri­vé Si l’em­ployeur n’est pas en mesu­re d’i­den­ti­fier l’au­teur de l’in­frac­tion, il ne dev­rait pas en prend­re con­nais­sance et dev­rait le trans­mett­re à l’em­ployé qui a quit­té l’entre­pri­se. trans­mett­re ou sup­p­ri­mer. Dans ce cas, le con­sen­te­ment du sala­rié qui a quit­té l’entre­pri­se n’est pas nécessaire.

Sécu­ri­té des données

Vio­la­ti­ons de la pro­tec­tion des données

La ten­dance amor­cée après l’en­trée en vigueur du RGPD s’est pour­suivie en 2019 – le nombre de noti­fi­ca­ti­ons d’att­ein­tes à la pro­tec­tion des don­nées con­ti­n­ue d’aug­men­ter for­te­ment. Les caté­go­ries les plus fré­quen­tes con­cer­nent les cyberat­ta­ques, les chevaux de Troie de cryp­ta­ge, les logi­ciels mal­veil­lants, les per­tes, les vols, les err­eurs logi­ciel­les et comp­ta­bles ain­si que les err­eurs d’en­voi. Tou­te­fois, bien plus de la moi­tié des vio­la­ti­ons de la pro­tec­tion des don­nées signa­lées con­cer­nent des faits qui
pré­sen­tent un ris­que plutôt “nor­mal” pour les per­son­nes con­cer­nées et pour les­quel­les il n’y a sou­vent pas d’aut­res mesu­res cor­rec­ti­ves à prend­re par la BayL­DA. Les cyberat­ta­ques peu­vent tou­te­fois repré­sen­ter des dom­mages con­sidé­ra­bles pour les vic­ti­mes, rai­son pour laquel­le la BayL­DA a déci­dé de mett­re l’ac­cent sur la pro­tec­tion des données.
“Cyber­sé­cu­ri­té” à pour­suiv­re et à déve­lo­p­per dans la mesu­re du possible.

Com­mu­ni­ca­ti­on par cour­ri­er élec­tro­ni­que ent­re les déten­teurs du secret pro­fes­si­on­nel et les per­son­nes concernées

Les avo­cats et aut­res déten­teurs de secrets pro­fes­si­on­nels com­mu­ni­quent sou­vent avec le déten­teur du secret par cour­ri­er élec­tro­ni­que. Ce qui est éga­le­ment auto­ri­sé par l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point f), du RGPD (inté­rêt légiti­me à un trai­te­ment effi­cace). Tou­te­fois, en ver­tu de l’ar­tic­le 32 du RGPD, les déten­teurs de secrets pro­fes­si­on­nels doivent

à not­re avis, lors de l’en­voi d’e-mails, de veil­ler en prin­ci­pe à l’e­xi­stence d’u­ne Cryp­ta­ge du trans­port fai­re atten­ti­on. Dans le cas d’un ris­que éle­vé pour les droits et les liber­tés est en out­re Cryp­ta­ge du con­te­nu (par exemp­le au moy­en de PGP ou de SMIME).

Il en res­sort notam­ment que le seul fait d’êt­re pro­té­gé par le secret pro­fes­si­on­nel ne signi­fie pas que tous les secrets doi­vent être con­sidé­rés com­me à haut ris­que, mais que les critères de ris­que en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées doi­vent être appli­qués tels quels aux don­nées per­son­nel­les pro­té­gées par le secret.

Avec Con­sen­te­ment de la per­son­ne con­cer­née, il est pos­si­ble de renon­cer au cryp­ta­ge du con­te­nu, même dans le cas de don­nées à haut ris­que, mais le con­sen­te­ment de tous les per­son­nes con­cer­nées est nécessaire.

En out­re, le chif­fre­ment du con­te­nu est tou­jours néces­saire lorsque le four­nis­seur de mes­sa­ge­rie du desti­na­tai­re envoie le con­te­nu du mes­sa­ge. éva­lue à des fins publi­ci­taires.

Pro­cé­du­re d’amende

En 2019, la BayL­DA a lan­cé une Bureau cen­tral des amen­des (BCA) a été créé. Les deux per­son­nes de la ZBS tra­vail­lent exclu­si­ve­ment dans ce domaine.

En 2019, la BayL­DA a clôtu­ré envi­ron 100 pro­cé­du­res d’a­men­des, dont une avec une amen­de selon le RGPD (pas plus, car l’an­ci­en droit s’ap­pli­que aux infrac­tions com­mi­ses sous l’an­ci­en droit selon le prin­ci­pe de faveur).