Ven­te à emporter (AI)
  • L’au­to­ri­té de con­trô­le bel­ge a publié des recom­man­da­ti­ons de jan­vier à 2020 sur le trai­te­ment des don­nées per­son­nel­les pour le mar­ke­ting direct en con­for­mi­té avec le RGPD.
  • Une déli­mi­ta­ti­on clai­re : les com­mu­ni­ca­ti­ons de ser­vice, les étu­des de mar­ché pures ou les enquêtes de satis­fac­tion ne sont pas con­sidé­rées com­me du mar­ke­ting direct.
  • Mar­ke­ting direct” en tant qu’­ob­jec­tif est trop impré­cis ; l’ob­jec­tif doit être con­cré­ti­sé (par ex. off­res per­son­na­li­sées, pro­fi­la­ge, cibla­ge des clients).
  • Remar­ques sur les bases juri­di­ques : le con­sen­te­ment ne peut pas être modi­fié en cours de trai­te­ment ; l’in­té­rêt légiti­me est pos­si­ble, mais une mise en balan­ce stric­te est nécessaire.

Dans un docu­ment daté de jan­vier 2020, l’au­to­ri­té de con­trô­le bel­ge Recom­man­da­ti­ons rela­ti­ves au trai­te­ment des don­nées per­son­nel­les à des fins de mar­ke­ting direct ont été publiées. Ces recom­man­da­ti­ons con­ti­en­nent des ins­truc­tions sur la maniè­re de respec­ter le RGPD lors du trai­te­ment des don­nées à des fins de mar­ke­ting direct.

Les recom­man­da­ti­ons sont assez volu­mi­neu­ses (près de 80 pages, qui con­ti­en­nent divers exemp­les et indi­ca­ti­ons com­plé­men­tai­res). En les par­cou­rant briè­ve­ment, on remar­que ent­re aut­res les indi­ca­ti­ons suivantes :

    • Le mar­ke­ting direct n’est pas Com­mu­ni­qués de ser­vice com­me par exemp­le la con­fir­ma­ti­on d’u­ne com­man­de (dans la mesu­re où elle n’est pas accom­pa­gnée d’un mes­sa­ge publi­ci­taire). Ne sont pas non plus con­cer­nés Étu­de de mar­ché ou une Enquête de satis­fac­tionLes don­nées per­son­nel­les ne sont pas coll­ec­tées à des fins publicitaires.
    • Lorsque plu­sieurs ent­re­pri­ses du grou­pe met­tent en place une pla­te­for­me com­mu­ne de mar­ke­ting direct et se met­tent d’ac­cord sur les paramè­tres essen­tiels du trai­te­ment des don­nées (par exemp­le les caté­go­ries de don­nées per­son­nel­les coll­ec­tées), il s’a­gi­rait de respons­ables com­muns.
    • Lors de la Déter­mi­na­ti­on de l’ob­jec­tif Le “mar­ke­ting direct” n’est pas suf­fi­sant (ce qui est éga­le­ment le cas du “mar­ke­ting de mas­se”). Le BVwG autri­chien voit les cho­ses ain­si). Voi­ci quel­ques exemp­les d’ob­jec­tifs correspondants :
      • infor­mer vos cli­ents quant à vos nou­veaux pro­duits ou services ;
      • éta­b­lir le pro­fil de vos clients ;
      • per­mett­re à des tiers d’uti­li­ser les don­nées de vos cli­ents pour éta­b­lir des pro­fils d’électeurs ;
      • pro­po­ser des off­res per­son­na­li­sées pour l’an­ni­ver­saire de vos clients ;
      • tenir infor­mé vos cli­ents de vos dif­fé­ren­tes actions ;
      • fai­re la pro­mo­ti­on de vot­re image de mar­que auprès du grand public ;
      • invi­ter vos cli­ents ou pro­s­pects à des évè­ne­ments (pour la pro­mo­ti­on de vot­re organisation) ;
      • com­mu­ni­quer à vos cli­ents des off­res ciblées sus­cep­ti­bles de ren­con­trer leurs intérêts ;
      • démar­cher de nou­veaux cli­ents, abon­nés ou affiliés.
    • Il n’est pas pos­si­ble, au cours du trai­te­ment des don­nées, d’i­den­ti­fier les Base de trai­te­ment à modi­fier. si un trai­te­ment de don­nées se fon­de sur un con­sen­te­ment, ce trai­te­ment doit être inter­rom­pu en cas de révo­ca­ti­on du consentement.
    • Il n’est pas pos­si­ble d’ef­fec­tuer un trai­te­ment de don­nées sur plus qu’u­ne base juri­di­que de soutenir.
    • (Ce point de vue n’est pas néces­saire­ment sur­prenant et n’est pas iso­lé. Mais elle est clai­re­ment en con­tra­dic­tion avec l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, du RGPD (“Le trai­te­ment n’est lici­te que si au moins une des con­di­ti­ons sui­van­tes est rem­plie : […]”) et à l’ar­tic­le 17, para­gra­phe 1, point b), du RGPD (obli­ga­ti­on d’effacer : “La per­son­ne con­cer­née reti­re son con­sen­te­ment […] et il n’y a pas d’aut­re base juri­di­que pour le traitement”).
    • En réfé­rence à l’art. 6, al. 1, let. f du RGPD, l’au­to­ri­té exclut d’in­vo­quer le inté­rêt légiti­me pour le mar­ke­ting direct ne suf­fit pas. Lors de la mise en balan­ce néces­saire des inté­rêts, il con­vi­ent tou­te­fois de tenir comp­te du fait que le responsable du trai­te­ment à des fins de mar­ke­ting direct ne peut pas se pré­va­loir d’un inté­rêt cor­re­spond­ant de la per­son­ne con­cer­née elle-même.
    • En out­re, l’Au­to­ri­té fait remar­quer que l’e­xi­gence de con­sen­te­ment en ver­tu d’u­ne loi spé­cia­le (com­me en Sui­s­se selon l’art. 3, al. 1, let. o, LCD).
    • L’Au­to­ri­té atti­re éga­le­ment l’at­ten­ti­on sur les dif­fé­ren­tes for­mes de pro­fi­la­ge, notam­ment le pro­fi­la­ge dans le cad­re d’u­ne décis­i­on indi­vi­du­el­le auto­ma­ti­sée. Il y aurait par exemp­le un tel cas lorsqu’u­ne ent­re­pri­se trans­met à une assu­rance des clas­si­fi­ca­ti­ons de per­son­nes con­cer­nées basées sur un pro­fi­la­ge et que l’assu­rance ne trans­met ensuite cer­tai­nes off­res qu’à des per­son­nes appar­tenant à cer­tai­nes caté­go­ries (ou les mêmes off­res à dif­fé­ren­tes caté­go­ries à des con­di­ti­ons différentes).
    • D’aut­res expli­ca­ti­ons con­cer­nent l’uti­li­sa­ti­on très fré­quen­te du mar­ke­ting direct. Impli­ca­ti­on de sous-trai­tantsL’Au­to­ri­té souli­gne que la même socié­té peut agir à la fois en tant que responsable du trai­te­ment et en tant que sous-trai­tant (ce qui sera sou­vent le cas, par exemp­le, pour les socié­tés de ser­vices intragroupe).
    • En out­re, l’au­to­ri­té souli­gne que la per­son­ne con­cer­née doit être infor­mée de la pos­si­bi­li­té de trans­fé­rer des don­nées per­son­nel­les à des tiers, par exemp­le en cas de trans­fert de don­nées au sein d’un grou­pe ou d’un tiers exté­ri­eur en cas de Tran­sac­tions d’entre­pri­se. En cas de fusi­on, il incom­be à la par­tie qui obti­ent l’ac­cès aux don­nées per­son­nel­les dans le cad­re de la fusi­on d’en infor­mer les per­son­nes concernées.