Ven­te à emporter (AI)
  • Les auto­ri­tés de con­trô­le de la pro­tec­tion des don­nées ont accès aux docu­ments qui doi­vent être étab­lis pour se con­for­mer au règle­ment sur l’IA.
  • Ils peu­vent deman­der des enquêtes tech­ni­ques par les auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce du mar­ché de l’IA et sont infor­més des inci­dents graves.
  • Les systè­mes d’IA à haut ris­que doi­vent être enre­gi­strés dans une base de don­nées de l’UE ; les enre­gi­stre­ments non publics peu­vent être con­sul­tés par les auto­ri­tés de surveillance.
  • Pour les labo­ra­toires réels uti­li­sant des don­nées à carac­tère per­son­nel et l’i­den­ti­fi­ca­ti­on bio­mé­tri­que à distance, les auto­ri­tés de con­trô­le de la pro­tec­tion des don­nées doi­vent être impli­quées et des obli­ga­ti­ons de rap­port sont prévues.

Le com­mis­saire fédé­ral alle­mand à la pro­tec­tion des don­nées et à la liber­té d’in­for­ma­ti­on (BfDI ; l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce des orga­nis­mes publics fédé­raux en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées) a résu­mé dans une publi­ca­ti­on les points essen­tiels de l’AI Act.

Beau­coup de cho­ses ne sont pas nou­vel­les, mais les expli­ca­ti­ons sur le rôle des auto­ri­tés de con­trô­le de la pro­tec­tion des don­nées sont intéressantes :

En tant qu’­au­to­ri­tés char­gées de la pro­tec­tion des droits fon­da­men­taux, elles reçoi­vent l’ac­cès aux docu­ments néces­saires à l’ac­com­plis­se­ment de leurs tâches et qui doi­vent être étab­lis pour se con­for­mer au règle­ment sur l’IC. Dans le cad­re de leurs acti­vi­tés de con­trô­le exi­stan­tes, les auto­ri­tés de con­trô­le de la pro­tec­tion des don­nées sont éga­le­ment sou­te­nues, le cas échéant, par les moy­ens sui­vants deman­der des étu­des tech­ni­ques par les auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce du mar­ché pour l’IA peu­vent être uti­li­sés. De plus, ils sont infor­més par ces Décla­ra­ti­ons d’in­ci­dents gra­ves d’in­for­mer le public. Cer­ta­ins systè­mes d’IA à haut ris­que doi­vent en prin­ci­pe être enre­gi­strés par les four­nis­seurs dans une base de don­nées de l’UE.Base de don­nées être enre­gi­strés. Dans cer­ta­ins cas, ces enre­gi­stre­ments ne sont pas publics, mais les auto­ri­tés de con­trô­le de la pro­tec­tion des don­nées peu­vent les consulter.

Un aut­re ajout est pré­vu en ce qui con­cer­ne la sur­veil­lan­ce des ser­vices répres­sifs de l’É­tat. Ain­si, la docu­men­ta­ti­on rela­ti­ve à l’uti­li­sa­ti­on de systè­mes d’i­den­ti­fi­ca­ti­on à distance bio­mé­tri­ques doit être com­mu­ni­quée sur deman­de à l’au­to­ri­té de con­trô­le de la pro­tec­tion des don­nées com­pé­ten­te. En out­re, des rap­ports annu­els résu­més sur l’uti­li­sa­ti­on des systè­mes bio­mé­tri­ques d’i­den­ti­fi­ca­ti­on à distance doi­vent être pré­sen­tés aux auto­ri­tés de con­trô­le de la pro­tec­tion des données.

Une aut­re tâche pour les auto­ri­tés de con­trô­le de la pro­tec­tion des don­nées se pré­sen­te dans le cad­re des labo­ra­toires réels, pré­vus par le règle­ment sur l’IA pour encou­ra­ger l’in­no­va­ti­on. Les labo­ra­toires réels doi­vent four­nir un envi­ron­ne­ment con­trôlé qui faci­li­te le déve­lo­p­pe­ment, la for­ma­ti­on, les tests et la vali­da­ti­on de systè­mes d’IA inno­vants pen­dant une péri­ode limi­tée. Si des don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées dans un tel labo­ra­toire réel, les auto­ri­tés de con­trô­le de la pro­tec­tion des don­nées doi­vent être impli­quées..

Des expli­ca­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res sont four­nies sur la struc­tu­re de sur­veil­lan­ce com­ple­xe, qui est en prin­ci­pe régle­men­tée de maniè­re sec­to­ri­el­le, les auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce du mar­ché com­pé­ten­tes des États mem­bres ayant une fonc­tion de sur­veil­lan­ce. La que­sti­on de savoir qui est responsable des systè­mes d’IA à usa­ge géné­ral et des systè­mes d’IA à haut ris­que dans les domain­es de l’in­fras­truc­tu­re cri­tique, de l’é­du­ca­ti­on et de la for­ma­ti­on, de la gesti­on des tra­vail­leurs et des ser­vices pri­vés et publics de base reste tou­te­fois ouverte.