Ven­te à emporter (AI)
  • Le PFPDT est com­pé­tent pour les que­sti­ons de pro­tec­tion des don­nées rela­ti­ves à Goog­le Street View et éva­lue le respect de la pro­tec­tion de la personnalité.
  • L’an­ony­mi­sa­ti­on auto­ma­tique doit cor­re­spond­re à l’é­tat de la tech­ni­que ; jus­qu’à envi­ron 1% d’i­mages insuf­fi­sam­ment anony­mi­sées tolé­rées, trai­te­ment ulté­ri­eur sur annonce.
  • Anony­mi­sa­ti­on com­plè­te avant la mise en ligne pour les insti­tu­ti­ons sen­si­bles ; obli­ga­ti­ons de pro­tec­tion par­ti­cu­liè­res pour les éco­les, les hôpi­taux, les mai­sons de retrai­te, les tri­bu­naux, etc.
  • Les images de zones pri­vées pro­té­gées (plus de 2 m) ne peu­vent en prin­ci­pe pas être publiées sans auto­ri­sa­ti­on ; péri­ode de tran­si­ti­on jus­qu’à trois ans.

ATF 138 II 346 dans la cau­se Goog­le Street View (à ce sujet, voir aus­si swiss­blawg):

Rege­ste
Loi sur la pro­tec­tion des don­nées, art. 28 ss. CC ; garan­tie de la pro­tec­tion de la per­son­na­li­té lors de la publi­ca­ti­on de don­nées per­son­nel­les dans Goog­le Street View.
Com­pé­tence du PFPDT (con­sid. 3). Noti­on de don­nées per­son­nel­les en rela­ti­on avec les images uti­li­sées dans Goog­le Street View (con­sid. 6.5). Pre­scrip­ti­ons de pro­tec­tion des don­nées pour le trai­te­ment de don­nées per­son­nel­les (con­sid. 7). Con­cré­ti­sa­ti­on de la pro­tec­tion de la per­son­na­li­té garan­tie par l’art. 28 CC par le droit de la pro­tec­tion des don­nées, droit à l’au­to­dé­ter­mi­na­ti­on infor­ma­ti­on­nel­le et droit à l’i­mage (con­sid. 8). Pri­se en comp­te des prin­cipes géné­raux du droit de la pro­tec­tion des don­nées (con­sid. 9).
Pesée des inté­rêts par rap­port à la que­sti­on de savoir si et dans quel­le mesu­re les métho­des de trai­te­ment sont glo­ba­le­ment sus­cep­ti­bles de por­ter att­ein­te à la per­son­na­li­té d’un grand nombre de per­son­nes : On s’ac­com­mo­de du fait qu’au maxi­mum envi­ron 1 % des images par­vi­en­nent sur Inter­net de maniè­re insuf­fi­sam­ment anony­mi­sée et que les per­son­nes et les plaques d’im­ma­tri­cu­la­ti­on de véhi­cu­les qui y sont recon­naissa­bles ne soi­ent ren­dues mécon­naissa­bles manu­el­le­ment après coup que sur plain­te des per­son­nes con­cer­nées (con­sid. 10.6 et 10.7). Obli­ga­ti­on d’an­ony­mi­sa­ti­on ulté­ri­eu­re effi­cace, non bureau­cra­tique et gra­tuite (con­sid. 10.6.3 et 14.4). L’an­ony­mi­sa­ti­on auto­ma­tique pré­alable doit être adap­tée en per­ma­nence à l’é­tat de la tech­ni­que (con­sid. 10.6.5 et 14.1). Pour les éta­blis­se­ments sen­si­bles (éco­les, hôpi­taux, mai­sons de retrai­te, foy­ers pour femmes, tri­bu­naux et pri­sons, etc.), l’an­ony­mi­sa­ti­on com­plè­te des per­son­nes et des signes distinc­tifs doit être effec­tuée avant la mise en ligne sur Inter­net (con­sid. 10.6.4 et 14.2). Les images de zones pri­vées tel­les que des cours ou des jard­ins clos, etc., qui ne sont pas visi­bles pour un pas­sant ordi­naire, ne peu­vent en prin­ci­pe pas être publiées sans l’ac­cord des per­son­nes con­cer­nées si elles ont été pri­ses à une hauteur de camé­ra supé­ri­eu­re à 2 m ; délai tran­si­toire de trois ans maxi­mum pour reti­rer les images déjà mises en ligne qui ne répon­dent pas à cet­te exi­gence (con­sid. 10.7 et 14.3). Obli­ga­ti­on d’in­for­mer les médi­as de maniè­re géné­ra­le sur la pos­si­bi­li­té de s’op­po­ser à une pri­se de vue et en par­ti­cu­lier sur les pri­ses de vue et les mises en ligne d’i­mages à venir (con­sid. 10.6.3, 11 et 14.4).