Ven­te à emporter (AI)
  • La chambre des recours a con­fir­mé la décis­i­on de non-lieu ren­due par le par­quet géné­ral le 29 décembre 2017.
  • Un traceur GPS n’est pas con­sidé­ré com­me un « appa­reil d’en­re­gi­stre­ment » au sens de l’ar­tic­le 179quater du Code pénal sui­s­se ; il n’y a donc pas d’att­ein­te à la vie pri­vée au volant.
  • Il n’y avait pas de don­nées par­ti­cu­liè­re­ment sen­si­bles au sens de l’ar­tic­le 179novies du Code pénal ni de pro­fil de personnalité.
  • L’en­re­gi­stre­ment du pro­fil de dépla­ce­ment d’un véhi­cu­le ne per­met pas de tirer des con­clu­si­ons sur le pro­fil de per­son­na­li­té d’u­ne personne.

La chambre de recours de la Cour suprê­me du can­ton de Ber­ne a reje­té une décis­i­on de non-entrée en matiè­re du par­quet géné­ral avec décis­i­on défi­ni­ti­ve du 29 décembre 2017 (PDF) a été reje­tée en substance.

Il s’a­gis­sait d’éva­luer l’in­stal­la­ti­on clan­de­sti­ne d’un traceur GPS sur une voitu­re ; le tracker a été décou­vert par hasard. Le plaignant soup­çon­nait (ce que la pro­cé­du­re n’a ni con­fir­mé ni infir­mé) qu’u­ne com­pa­gnie d’assu­rance avait pla­cé le tracker.

Selon l’ap­pré­cia­ti­on de la chambre de recours, le refus d’a­gir était justifié :

    • Art. 179quater CP n’é­tait pas appli­ca­ble, car un traceur GPS pas de “dis­po­si­tif d’en­re­gi­stre­ment au sens de l’ar­tic­le 179quater CP. En out­re, la con­duite d’u­ne voitu­re est une acti­vi­té quo­ti­di­en­ne obser­va­ble à l’œil nu dans un domaine public, de sor­te qu’il n’y a pas d’att­ein­te à la sphè­re privée.
    • Don­nées sen­si­bles au sens de Art. 179novies CP n’é­tai­ent pas con­cer­nées, ni un pro­fil de la per­son­na­li­té : aucu­ne “infor­ma­ti­on direc­te­ment liée à la per­son­ne” ne peut être déduite de la sai­sie d’un véhi­cu­le par GPS ; il n’est notam­ment pas pos­si­ble de savoir qui a con­duit le véhi­cu­le ou où la per­son­ne se rend fina­le­ment, puis­qu’el­le con­ti­n­ue à pied après avoir garé le véhi­cu­le ; c’est établi,

que le simp­le fait de Enre­gi­stre­ment d’un pro­fil de mou­ve­ment d’un véhi­cu­le (et non du plaignant en per­son­ne !) pas de con­clu­si­on sur un pro­fil de per­son­na­li­té permet.