Ven­te à emporter (AI)
  • BSI deman­de une trans­pa­rence com­plè­te sur les systè­mes d’IA tout au long de leur cycle de vie afin de ren­forcer la fia­bi­li­té, la pro­tec­tion des droits fon­da­men­taux et les décis­i­ons éclai­rées des par­ties prenantes.
  • Les obli­ga­ti­ons de trans­pa­rence (ent­re aut­res art.13, art.50, art.53 AIA) doi­vent être équi­li­brées avec la mini­mi­sa­ti­on des ris­ques cont­re les abus et les nou­veaux vec­teurs d’attaque.

L’Of­fice fédé­ral alle­mand de la sécu­ri­té dans la tech­no­lo­gie de l’in­for­ma­ti­on (BSI) est l’or­ga­ne cen­tral en Alle­ma­gne pour la sécu­ri­té de l’in­for­ma­ti­on au niveau natio­nal et l’au­teur de l’ouvra­ge de réfé­rence sur la con­cré­ti­sa­ti­on d’u­ne sécu­ri­té des don­nées appro­priée, éga­le­ment sou­vent uti­li­sé en Sui­s­se. Pro­tec­tion de base BSI. L’u­ne de ses prio­ri­tés est l’in­tel­li­gence arti­fi­ci­el­le ; à cet effet, le BSI ent­re­ti­ent une Page thé­ma­tiqueLe site Inter­net de la Com­mis­si­on euro­pé­en­ne, qui con­ti­ent ent­re aut­res des étu­des inté­res­s­an­tes, est dis­po­ni­ble en ligne.

Le 5 août 2024, le BSI a publié un docu­ment rela­ti­ve­ment suc­cinct daté du 1er juil­let 2024. Liv­re blanc sur la trans­pa­rence des systè­mes d’IA a été publié. Il ne dev­rait pas rester visi­ble long­temps dans la mas­se des publi­ca­ti­ons, mais ten­te d’é­clai­rer le sujet d’un point de vue fondamental.

Selon le BSI, la trans­pa­rence des systè­mes d’in­tel­li­gence arti­fi­ci­el­le con­si­ste à four­nir des infor­ma­ti­ons sur le système, y com­pris ses limi­tes, tout au long de son cycle de vie, de la pla­ni­fi­ca­ti­on à la con­cep­ti­on, au déve­lo­p­pe­ment, à la vali­da­ti­on, à la mise en ser­vice, à l’uti­li­sa­ti­on et à l’éva­lua­ti­on con­ti­n­ue. La trans­pa­rence doit non seu­le­ment per­mett­re aux par­ties pren­an­tes de prend­re des décis­i­ons en con­nais­sance de cau­se, mais aus­si ren­forcer la fia­bi­li­té et la pro­tec­tion des droits fon­da­men­taux, com­me l’e­xi­ge l’AI Act. Le docu­ment atti­re notam­ment l’at­ten­ti­on sur l’ar­tic­le 13 de l’A­IA (prin­cipes de base de la pro­tec­tion des don­nées). Exi­gence de trans­pa­rence pour les systè­mes d’IA à haut ris­que ; base de la Mode d’em­ploi(cet­te obli­ga­ti­on n’est pas attri­buée au four­nis­seur par l’art. 16 de l’A­IA, mais par la défi­ni­ti­on de la déri­va­ti­on d’ex­plo­ita­ti­on) et à l’art. 53 de l’A­IA (obli­ga­ti­on des four­nis­seurs de ser­vices de télé­com­mu­ni­ca­ti­on de four­nir des ser­vices de télé­com­mu­ni­ca­ti­on). GPAIL’AIA a pour objec­tif de four­nir une docu­men­ta­ti­on tech­ni­que sur le système et de la mett­re à la dis­po­si­ti­on des four­nis­seurs dont les systè­mes sont basés sur l’AM­PI.) Il exi­ste tou­te­fois diver­ses aut­res dis­po­si­ti­ons dans l’A­IA qui sont au ser­vice de la trans­pa­rence, notam­ment l’art. 50 pour les Les chat­bots et aut­res systè­mes desti­nés à inter­agir direc­te­ment avec des per­son­nes physiques).

Il est inté­res­sant de noter la remar­que justi­fi­ée du BSI selon laquel­le la trans­pa­rence peut éga­le­ment être nui­si­ble – elle peut révé­ler de nou­veaux vec­teurs d’at­taque et les limi­ta­ti­ons peu­vent être exploi­tées. Il faut donc trou­ver un juste équilibre.