Ven­te à emporter (AI)
  • La LPD révi­sée s’ap­pli­que aux insti­tu­ti­ons de pré­voy­an­ce sur­ob­li­ga­toires en tant que respons­ables du trai­te­ment des don­nées de droit pri­vé ; les trai­te­ments doi­vent être lici­tes, adé­quats et proportionnés.
  • Con­trai­re­ment à ce qui est indi­qué dans la com­mu­ni­ca­ti­on, le con­sen­te­ment n’est pas requis de maniè­re géné­ra­le pour les don­nées sen­si­bles (p. ex. don­nées rela­ti­ves à la san­té) ; le carac­tère expli­ci­te du con­sen­te­ment n’est néces­saire que si, dans le cas con­trai­re, un prin­ci­pe serait violé.

L’Of­fice fédé­ral des assu­ran­ces socia­les OFAS a publié en date du 11 mai 2023 la “Com­mu­ni­ca­ti­ons rela­ti­ves à la pré­voy­an­ce pro­fes­si­on­nel­le No 161″ sont publiés. Ces com­mu­ni­ca­ti­ons con­ti­en­nent des “notes” et des “avis” sur divers sujets ain­si que des réfé­ren­ces jurisprudentielles.

Les remar­ques con­cer­nent éga­le­ment la révi­si­on tota­le de la LPD et les adap­t­ati­ons cor­re­spond­an­tes dans le domaine de la pré­voy­an­ce pro­fes­si­on­nel­le. Mal­heu­reu­se­ment ou heu­reu­se­ment, l’O­FAS ne se pro­non­ce pas sur la que­sti­on con­tro­ver­sée, mais très per­ti­nen­te dans la pra­tique, de savoir si le direc­teur d’u­ne insti­tu­ti­on de pré­voy­an­ce agit en tant que responsable du trai­te­ment des don­nées ou en tant que responsable. Il con­vi­ent tou­te­fois de noter la réfé­rence sui­van­te à la pré­voy­an­ce extra-obli­ga­toire ou sur­ob­li­ga­toire, pour laquel­le les insti­tu­ti­ons de pré­voy­an­ce n’a­gis­sent pas en tant qu’or­ga­nes fédé­raux, mais en tant que particuliers :

Dans le domaine de la pré­voy­an­ce plus éten­due et de la pré­voy­an­ce extra-obli­ga­toire, les insti­tu­ti­ons de pré­voy­an­ce sont con­sidé­rées com­me des insti­tu­ti­ons de pré­voy­an­ce. en tant que par­ti­cu­liers et sont donc sou­mis aux dis­po­si­ti­ons de la LPD (avec les excep­ti­ons de l’art. 49 al. 2 LPP). Le champ d’ap­pli­ca­ti­on et les prin­cipes de la pro­tec­tion des don­nées restent pour l’e­s­sen­tiel inchan­gés, même après la révi­si­on tota­le de la LPD : Le trai­te­ment de don­nées per­son­nel­les par une insti­tu­ti­on de pré­voy­an­ce est sou­mis à la pro­tec­tion de la per­son­na­li­té pré­vue par le droit pri­vé. Il doit être effec­tué de maniè­re lici­te et ne doit pas être dis­pro­por­ti­onné, c’est-à-dire qu’il doit être appro­prié et néces­saire dans un cas par­ti­cu­lier. Des exi­gen­ces accrues exi­stent en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment des don­nées per­son­nel­les sen­si­bles (p. ex. don­nées rela­ti­ves à la san­té), ce à quoi les insti­tu­ti­ons de pré­voy­an­ce sont régu­liè­re­ment con­fron­tées. Dans le domaine de la pré­voy­an­ce sur­ob­li­ga­toire et extra-obli­ga­toire, le trai­te­ment de ces don­nées, y com­pris leur con­ser­va­ti­on et leur trans­mis­si­on, requiert le con­sen­te­ment de la per­son­ne con­cer­née.. Le droit révi­sé de la pro­tec­tion des don­nées fixe désor­mais des exi­gen­ces par­ti­cu­liè­res en ce qui con­cer­ne le “pro­fi­la­ge”, c’est-à-dire le trai­te­ment et l’éva­lua­ti­on auto­ma­ti­sés de don­nées à carac­tère personnel.

Cet­te affir­ma­ti­on est fausse. Le trai­te­ment de don­nées per­son­nel­les sen­si­bles ne requiert pas de con­sen­te­ment, même s’il est effec­tué par une insti­tu­ti­on de pré­voy­an­ce. La nLPD défi­nit les exi­gen­ces rela­ti­ves au con­sen­te­ment et exi­ge l’ex­pres­si­vi­té lors du trai­te­ment de don­nées per­son­nel­les sen­si­bles ; mais cela uni­quement dans ce cas, si un con­sen­te­ment est néces­saire. Cela ne s’ap­pli­que que si le trai­te­ment vio­le un prin­ci­pe et ne peut pas être justi­fié autre­ment que par un con­sen­te­ment. Nous avons déjà abor­dé cet­te que­sti­on en détail dans le con­tex­te du pro­fi­la­ge – la que­sti­on se pose ici de la même maniè­re : Nou­vel­le LPD : pas d’e­xi­gence de con­sen­te­ment de prin­ci­pe pour le pro­fi­la­ge, même en cas de ris­que élevé