Ven­te à emporter (AI)
  • Le Con­seil fédé­ral recon­naît une lacu­ne importan­te dans la régle­men­ta­ti­on de la cyber-rési­li­ence des pro­duits numé­ri­ques en Sui­s­se par rap­port au Cyber Resi­li­ence Act de l’UE.
  • Le BACS, l’OF­COM et le SECO doi­vent éla­bo­rer un pro­jet de con­sul­ta­ti­on pour une légis­la­ti­on sur la cyber-rési­li­ence d’i­ci l’au­t­om­ne 2026.
  • De nou­vel­les règles doi­vent régir les exi­gen­ces de sécu­ri­té, la sur­veil­lan­ce du mar­ché et l’in­ter­dic­tion des impor­ta­ti­ons non sûres, avec une adap­t­ati­on à la place éco­no­mi­que suisse.

Le Con­seil fédé­ral con­sta­te qu’en Sui­s­se Objec­tifs de cyber-rési­li­ence pour les pro­duits numé­ri­ques sont lar­ge­ment absen­tes – con­trai­re­ment à ce qui se pas­se dans l’UE avec le Cyber Resi­li­ence Act (CRA ; voir voi­ci not­re ver­si­on pré­pa­rée), et bien que

Les fail­les de sécu­ri­té dans les logi­ciels et le maté­ri­el sont une por­te d’en­trée pour les cyber-atta­ques. Si des pira­tes trou­vent une tel­le fail­le, ils peu­vent s’in­tro­dui­re en peu de temps dans de nombreux systè­mes. Com­me de nombreux pro­duits indi­vi­du­els sont sou­vent mis en réseau numé­ri­quement, il peut en résul­ter des dom­mages phy­si­ques ou éco­no­mi­ques importants. Pour les pro­duits uti­li­sés dans les infras­truc­tures cri­ti­ques, les fail­les peu­vent mett­re en dan­ger la sécu­ri­té natio­na­le. Bien qu’il soit essen­tiel pour la cyber­sé­cu­ri­té d’é­vi­ter les fail­les de sécu­ri­té ou de les com­bler rapi­de­ment, il n’e­xi­ste en Sui­s­se pra­ti­quement aucu­ne direc­ti­ve sur la cyber­ré­si­li­ence des pro­duits numériques.

Le Con­seil fédé­ral sou­hai­te chan­ger cela. Le 20 août 2025, il a char­gé l’Of­fice fédé­ral de la cyber­sé­cu­ri­té (OCSE), en col­la­bo­ra­ti­on avec l’Of­fice fédé­ral de la com­mu­ni­ca­ti­on (OFCOM) et le Secré­ta­ri­at d’É­tat à l’é­co­no­mie (SECO), d’é­la­bo­rer d’i­ci à 2015 un plan d’ac­tion pour la cyber­sé­cu­ri­té. Aut­om­ne 2026 un Pro­jet de con­sul­ta­ti­on sur “la créa­ti­on d’u­ne légis­la­ti­on sur la cyber-rési­li­ence des pro­duits numé­ri­ques”. à éla­bo­rer (Com­mu­ni­qué de pres­se):

Les nou­vel­les bases léga­les doi­vent défi­nir les pre­scrip­ti­ons rela­ti­ves à la cyber­sé­cu­ri­té lors du déve­lo­p­pe­ment et de la mise sur le mar­ché de pro­duits con­tenant des élé­ments numé­ri­ques, défi­nir la mise en œuvre de la sur­veil­lan­ce du mar­ché de ces pro­duits et cré­er les bases d’u­ne inter­dic­tion de l’im­por­ta­ti­on et de la dis­tri­bu­ti­on d’ap­pareils non sûrs.

et

Les nou­vel­les bases léga­les visent à ren­forcer les exi­gen­ces de sécu­ri­té pour les pro­duits con­tenant des élé­ments numé­ri­ques et ain­si à répond­re aux exi­gen­ces de la Moti­on “Réa­li­sa­ti­on d’au­dits de cyber­sé­cu­ri­té indis­pens­ables” 24.3810 de la Com­mis­si­on de la poli­tique de sécu­ri­té du Con­seil des Etats.

Le CRA doit être “respec­té”, mais la légis­la­ti­on doit être “adap­tée à la place éco­no­mi­que sui­s­se” et il faut s’assurer “que la char­ge admi­ni­stra­ti­ve des ent­re­pri­ses soit main­te­nue aus­si bas­se que pos­si­ble et que les ent­re­pri­ses sui­s­ses acti­ves au niveau inter­na­tio­nal ne soi­ent pas sou­mi­ses à des char­ges sup­p­lé­men­tai­res du fait de pre­scrip­ti­ons divergentes”.