Ven­te à emporter (AI)
  • L’Of­fice fédé­ral pour l’ap­pro­vi­si­on­ne­ment éco­no­mi­que du pays (OFAE) publie une nor­me mini­ma­le non con­traignan­te pour amé­lio­rer la rési­li­ence des TIC.
  • La nor­me mini­ma­le s’ar­ti­cu­le autour des prin­cipes de base, du cad­re (Iden­ti­fy, Pro­tect, Detect, Respond, Reco­ver) et de l’ou­til d’auto-évaluation.
  • Basé sur le cad­re de cyber­sé­cu­ri­té NIST et com­pa­ti­ble avec ISO-2700x, COBIT, les gui­des ENISA et BSI-IT-Grundschutz.
  • Des com­plé­ments sec­to­ri­els spé­ci­fi­ques (p. ex. élec­tri­ci­té, den­rées ali­men­tai­res) sont éla­bo­rés ; éga­le­ment appli­ca­bles à d’aut­res sec­teurs et libre­ment disponibles.

L’Of­fice fédé­ral pour l’ap­pro­vi­si­on­ne­ment éco­no­mi­que du pays (OFAE) a mis en place un système juri­di­quement con­traignant. une nor­me mini­ma­le non direc­te­ment con­traignan­te pour amé­lio­rer la “rési­li­ence des TIC a été publié. Il se base sur les nor­mes exi­stan­tes (voir ci-des­sous), mais son con­te­nu va moins loin et se veut une “recom­man­da­ti­on et un gui­de pos­si­ble” pour amé­lio­rer la rési­li­ence des TIC. Il s’adres­se en par­ti­cu­lier aux opé­ra­teurs infras­truc­tures cri­ti­ques[note]Voir à ce sujet les Liste des sec­teurs con­cer­nés sur la base de la stra­té­gie natio­na­le de pro­tec­tion des infras­truc­tures cri­ti­ques 2018 – 2022[/note], mais est en prin­ci­pe appli­ca­ble à tou­te ent­re­pri­se ou orga­ni­sa­ti­on et libre­ment disponibles.

Les nor­mes mini­ma­les com­pren­nent trois parties :

  1. Prin­cipes de base: Ouvra­ge de réfé­rence con­tenant des infor­ma­ti­ons de fond sur la sécu­ri­té des TIC ;
  2. Mot-clé : Il décrit des mesu­res de mise en œuvre de natu­re orga­ni­sa­ti­on­nel­le et tech­ni­que, struc­tu­rées selon les cinq thè­mes “iden­ti­fier”, “pro­té­ger”, “détec­ter”, “réa­gir” et “réta­b­lir”.
  3. Outil de self-assess­ment et d’éva­lua­ti­on (Excel) : Cela per­met d’éva­luer le niveau de mise en œuvre des mesures.

Des recom­man­da­ti­ons sec­to­ri­el­les s’ap­pli­quent en com­plé­ment (voir ci-dessous).

Prin­cipes de base

La nor­me mini­ma­le est basée sur le Cad­re de cyber­sé­cu­ri­té NIST Core. Le site Cad­re de cyber­sé­cu­ri­té du NIST est un ensem­ble de règles à carac­tère de recom­man­da­ti­on publié par le Natio­nal Insti­tu­te of Stan­dards and Tech­no­lo­gy amé­ri­cain (ver­si­on V1.1, 16.4.18), qui com­prend des nor­mes, des direc­ti­ves et des recom­man­da­ti­ons pra­ti­ques pour la gesti­on des ris­ques liés à la cyber­sé­cu­ri­té. Il est dif­fé­rent (par rap­port aux nor­mes ISO par exemp­le) dis­po­ni­ble gra­tui­te­ment et se com­po­se de trois élé­ments principaux :

  1. Le “Frame­work Core“Les nor­mes mini­ma­les de l’O­FAE décri­vent des mesu­res qui, à l’in­star des nor­mes mini­ma­les de l’O­FAE, sont struc­tu­rées en cinq “fonctions”[note]C’est-à-dire en cinq pha­ses le long d’un inci­dent de cyber­sé­cu­ri­té : “iden­fi­fy”, “pro­tect”, “detect”, “respond” et “reco­ver”. Elles sont rela­ti­ve­ment géné­ra­les et s’ap­pli­quent à tou­tes les infras­truc­tures critiques[/note].
  2. Les “Mise en œuvre Tiers” décri­vent dif­fér­ents niveaux de gesti­on des ris­ques liés à la cybersécurité.
  3. Le “Pro­fil du cad­reLe rap­port “Cyber­se­cu­ri­ty” décrit la maniè­re dont une ent­re­pri­se gère con­crè­te­ment les ris­ques liés à la cyber­sé­cu­ri­té et les mesu­res qu’el­le entend prend­re à l’a­ve­nir à cet égard.

Les nor­mes mini­ma­les de l’O­FAE tien­nent éga­le­ment comp­te d’aut­res normes :

Néan­mo­ins, la nor­me mini­ma­le de l’O­FAE s’en­tend com­me suit

[…] ne fait expli­ci­te­ment pas con­cur­rence aux nor­mes inter­na­tio­na­les exi­stan­tes, mais est com­pa­ti­ble avec cel­les-ci, tout en ayant une por­tée réduite. Il doit per­mett­re une appro­che plus simp­le de la thé­ma­tique tout en garan­tis­sant un niveau de pro­tec­tion élevé.

Nor­mes sectorielles

L’OFAE éla­bo­re des nor­mes sec­to­ri­el­les com­plé­men­tai­res qui sont un peu plus détail­lées, mais qui ne sont pas non plus direc­te­ment con­traignan­tes sur le plan juri­di­que. Jus­qu’à pré­sent, des nor­mes exi­stent pour les sec­teurs de l’ap­pro­vi­si­on­ne­ment en élec­tri­ci­té et en den­rées ali­men­tai­res ; des nor­mes sont en cours d’é­la­bo­ra­ti­on pour d’aut­res secteurs.[note]Selon NZZ on peut s’at­tendre à ce que des nor­mes mini­ma­les soi­ent éga­le­ment fixées d’i­ci fin 2018 pour l’ap­pro­vi­si­on­ne­ment en eau pota­ble, en gaz natu­rel et en pétro­le, ain­si que pour l’ap­pro­vi­si­on­ne­ment en den­rées alimentaires[/note].