Ven­te à emporter (AI)
  • L’ar­tic­le 35 du RGPD exi­ge une ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées (AIPD) pré­alable lorsqu’il est pro­ba­ble qu’il exi­ste un ris­que éle­vé pour les per­son­nes con­cer­nées, typi­quement en cas de pro­fi­la­ge, de don­nées sen­si­bles ou de sur­veil­lan­ce systématique.
  • Le grou­pe de tra­vail recom­man­de d’é­ta­b­lir des listes de con­trô­le métho­di­ques, de les répé­ter au moins tous les trois ans, de con­sul­ter l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce s’il sub­si­ste un ris­que éle­vé et d’é­ta­b­lir une docu­men­ta­ti­on complète.

Le RGPD pré­voit à l’ar­tic­le 35 qu’u­ne ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées (AIPD) doit être effec­tuée lorsqu’un trai­te­ment de don­nées “.vrais­em­bla­blem­ent un ris­que éle­vé” a pour con­sé­quence une aug­men­ta­ti­on des coûts. Le site Grou­pe de tra­vail Artic­le 29 a main­tenant approu­vé le pro­jet de Docu­ment de tra­vail 248 sur la DSFA (PDF) publié avec diver­ses cla­ri­fi­ca­ti­ons con­cer­nant l’ar­tic­le 35 du RGPD. Ce docu­ment de tra­vail revêt une importance par­ti­cu­liè­re car le grou­pe de tra­vail Artic­le 29 (qui sera rem­pla­cé par le Comi­té euro­pé­en visé à l’ar­tic­le 68 du RGPD avec le RGPD) est com­po­sé de repré­sen­tants des Auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce des États mem­bres c’est-à-dire les auto­ri­tés qui ont été dési­gnées par les Listes posi­ti­ves et néga­ti­ves de pré­cis­er quand il con­vi­ent de pro­cé­der à une AIPD.

Les com­men­tai­res sur le pro­jet peu­vent être sou­mis jus­qu’au 23 mai 2017.

Quand faut-il pro­cé­der à une DSFA ?

Une DPA doit tou­jours être effec­tuée lorsqu’un traitement

  • est sus­cep­ti­ble d’en­traî­ner un ris­que élevé,
  • n’a pas enco­re fait l’ob­jet d’u­ne DSFA
  • et ne repo­se pas sur une base léga­le dont l’ad­op­ti­on a déjà fait l’ob­jet d’u­ne ana­ly­se d’im­pact générale.

Critères d’ad­mis­si­on : “ris­que pro­ba­blem­ent élevé”.

Le grou­pe de tra­vail se pro­non­ce ent­re aut­res sur la que­sti­on de savoir quand il faut pro­cé­der à une AIPD, c’est-à-dire quand il faut s’at­tendre à un ris­que éle­vé. Il s’a­git en l’oc­cur­rence (sur­tout sur la base de l’art. 35, al. 3 RGPD) de de con­sidé­rer les cir­con­stances sui­van­tes com­me des indi­ces d’un ris­que éle­vé:

  • Scoring, pro­fi­la­ge, éva­lua­ti­on, p. ex. esti­ma­ti­on de la sol­va­bi­li­té par une ban­que, mar­ke­ting com­porte­men­tal, etc,
  • les décis­i­ons indi­vi­du­el­les auto­ma­ti­sées (un docu­ment de tra­vail spé­ci­fi­que sur le pro­fi­la­ge dev­rait appor­ter des cla­ri­fi­ca­ti­ons à ce sujet),
  • sur­veil­lan­ce systématique,
  • Trai­te­ment des don­nées sensibles,
  • les trai­te­ments de don­nées à gran­de échel­le (il con­vi­ent de tenir comp­te du nombre de per­son­nes con­cer­nées, de la quan­ti­té de don­nées trai­tées et du nombre de caté­go­ries de don­nées, puis de la durée du trai­te­ment et de son éten­due géographique),
  • la fusi­on ou le rappro­che­ment de bases de don­nées, dans la mesu­re où il ne faut pas s’y attendre
  • le trai­te­ment des don­nées des per­son­nes par­ti­cu­liè­re­ment vulnérables,
  • Nou­veau­té des pro­ce­s­sus de trai­te­ment, uti­li­sa­ti­on de nou­vel­les tech­no­lo­gies (p. ex. cap­teurs d’em­prein­tes digi­ta­les ou recon­nais­sance faciale),
  • Trans­fert de don­nées per­son­nel­les à des desti­na­tai­res en dehors de l’UE,
  • les trai­te­ments qui ren­dent plus dif­fi­ci­le l’e­xer­ci­ce des droits ou l’ob­ten­ti­on d’un ser­vice par les per­son­nes con­cer­nées, par exemp­le l’éva­lua­ti­on de la sol­va­bi­li­té par une ban­que avant l’oc­troi d’un prêt.

En règ­le géné­ra­le, la DSFA est requi­se lorsqu’au moins deux des points men­ti­onnés sont réunis (sous réser­ve de cir­con­stances particulières).

Les exemp­les sui­vants sont cités pour Trai­te­ments néces­si­tant une AIPD:

  • Un hôpi­tal trai­te les don­nées géné­ti­ques et de san­té de ses pati­ents (système d’in­for­ma­ti­on hospitalier)
  • L’uti­li­sa­ti­on d’un système de camé­ras pour sur­veil­ler le com­porte­ment des con­duc­teurs sur les auto­rou­tes. Le con­trô­leur envi­sa­ge d’uti­li­ser un système d’ana­ly­se vidéo intel­li­gent pour distin­guer les voitures et recon­naît­re auto­ma­ti­quement les plaques d’immatriculation.
  • Une ent­re­pri­se sur­veil­le les acti­vi­tés de ses employés, y com­pris le sui­vi de leur poste de tra­vail, leur acti­vi­té sur Inter­net, etc.
  • La coll­ec­te de don­nées de pro­fils de médi­as soci­aux publics à uti­li­ser par des ent­re­pri­ses pri­vées géné­rant des pro­fils pour des annu­ai­res de contacts.

En revan­che, il con­vi­ent ici pas de DSFA néces­saire:

  • Un maga­zi­ne en ligne uti­li­sant une liste de dif­fu­si­on pour envoy­er un jour­nal quo­ti­di­en géné­ri­que à ses abonnés.
  • Un site web de com­mer­ce élec­tro­ni­que pré­sen­tant des annon­ces de piè­ces dét­a­chées pour voitures vin­ta­ge impli­quant un pro­fi­la­ge limi­té basé sur les com­porte­ments pas­sés sur cer­tai­nes par­ties de son site web.

Bien enten­du, un responsable du trai­te­ment est tou­jours tenu de gar­der un œil sur les ris­ques liés au trai­te­ment (artic­le 32 du RGPD) et de les docu­men­ter (artic­le 30, para­gra­phe 1, point g) du RGPD). Cela vaut éga­le­ment pour les ris­ques qui ne sont pas élevés.

Droit tran­si­toire

Selon le libel­lé de l’ar­tic­le 35 du RGPD, l’ob­li­ga­ti­on de pro­cé­der à une AIPD ne s’ap­pli­que qu’aux trai­te­ments futurs. En ver­tu du droit tran­si­toire, l’ob­li­ga­ti­on de DSFA peut par con­sé­quent ne con­cer­nent que des trai­te­ments qui n’ont pas enco­re com­men­cé au 25 mai 2018. En effet :

  • Le docu­ment de tra­vail recom­man­de “stric­te­ment” de pro­cé­der éga­le­ment à une AIPD pour les trai­te­ments déjà en cours. Le grou­pe de tra­vail s’ap­pu­ie notam­ment sur l’ar­tic­le 35, para­gra­phe 11 du RGPD, selon lequel un responsable doit, le cas échéant, con­trô­ler si un trai­te­ment est effec­tué con­for­mé­ment à la DSFA.
  • Trai­te­ments en cours com­men­cés après le 25 mai 2018 être modi­fié de maniè­re sub­stan­ti­el­leEn out­re, les don­nées à carac­tère per­son­nel doi­vent être con­sidé­rées com­me de nou­veaux trai­te­ments pour les­quels il con­vi­ent, le cas échéant, de pro­cé­der à une AIPD.
  • Il en va de même lorsque le Ris­que un trai­te­ment en cours après le 25 mai 2018 par le con­tex­te du trai­te­ment.

Réa­li­sa­ti­on d’un DSFA

Moment

Le cas échéant, une AIPD doit être effec­tuée avant le début du trai­te­ment à ris­que (artic­le 35, para­gra­phe 1, du RGPD, “avant”). Le docu­ment de tra­vail recom­man­de de pro­cé­der à la DSFA le plus tôt pos­si­ble, même si tous les détails du trai­te­ment ne sont pas enco­re con­nus. En cas de modi­fi­ca­ti­on du trai­te­ment, la DSFA doit être adap­tée. Du point de vue du grou­pe de tra­vail, la DSFA ne doit donc pas être effec­tuée de maniè­re ponc­tu­el­le, mais doit être un instru­ment d’ob­ser­va­ti­on et de gesti­on des ris­ques en continu :

Dans cer­ta­ins cas, le DPIA sera un pro­ce­s­sus en cours, par exemp­le lorsqu’u­ne opé­ra­ti­on de trai­te­ment est dyna­mi­que et sujet­te à des chan­ge­ments con­stants. L’é­la­bo­ra­ti­on d’un DPIA est un pro­ce­s­sus con­tinu, et non un exer­ci­ce ponctuel.

Responsa­bi­li­té

L’ob­li­ga­ti­on d’ef­fec­tuer la DSFA incom­be au Responsable (artic­le 35, para­gra­phe 1, du RGPD), qui ne doit évi­dem­ment pas effec­tuer per­son­nel­le­ment la DSFA. Le responsable du trai­te­ment doit deman­der l’a­vis du délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées (para­gra­phe 2), qui super­vi­se éga­le­ment la DSFA. Un sous-trai­tant impli­qué dans le trai­te­ment en que­sti­on dev­rait assi­ster le responsable du trai­te­ment dans cet­te tâche.

Selon l’art. 35, al. 9, “le cas échéant, le sta­tut de la per­son­ne con­cer­née doit être déter­mi­né”.dpoint de la per­son­nes con­cer­nées ou de leur Repré­sen­tant“de l’a­vis du grou­pe. Le grou­pe de tra­vail recom­man­de de docu­men­ter si le point de vue a été deman­dé, quel en est le résul­tat et quel­les con­sidé­ra­ti­ons ont éven­tu­el­le­ment con­duit à ne pas sui­v­re ce point de vue. En out­re, le point de vue peut être recu­eil­li non seu­le­ment par le biais d’un son­da­ge, mais aus­si, par exemp­le, par le biais d’u­ne étude. 

Pro­cé­du­re et contenu

Le RGPD ne con­ti­ent pas d’e­xi­gen­ces pré­cis­es quant à la maniè­re dont la DSFA doit être effec­tuée. L’ar­tic­le 35, para­gra­phe 7, con­ti­ent uni­quement les exi­gen­ces sui­van­tes con­cer­nant le con­te­nu de la DSFA :

a) une descrip­ti­on sys­té­ma­tique des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment envi­sa­gées et des fina­li­tés du trai­te­ment, y com­pris, le cas échéant, des inté­rêts légiti­mes pour­suivis par le responsable du traitement ;

b) une éva­lua­ti­on de la néces­si­té et de la pro­por­ti­on­na­li­té des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment par rap­port à la finalité ;

c) une éva­lua­ti­on des ris­ques pour les droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées, con­for­mé­ment au para­gra­phe 1 ; et

d) les mesu­res cor­rec­ti­ves envi­sa­gées pour fai­re face aux ris­ques, y com­pris les garan­ties, les mesu­res de sécu­ri­té et les pro­cé­du­res visa­nt à assurer la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel et à démon­trer que le pré­sent règle­ment est respec­té, tout en tenant comp­te des droits et des inté­rêts légiti­mes des per­son­nes con­cer­nées et des aut­res par­ties intéressées.

D’un point de vue métho­do­lo­gi­que, la DSFA exi­ge ce qui suit :

  • Appré­cier la natu­re du trai­te­ment en que­sti­on, sa por­tée, son con­tex­te et ses finalités ;
  • Éva­lua­ti­on des ris­ques, notam­ment de la pro­ba­bi­li­té d’oc­cur­rence et de la gra­vi­té des bles­su­res éventuelles ;
  • Rédui­re les ris­ques, assurer la con­for­mi­té au RGPD et documenter.

Dans ce con­tex­te, la DSFA peut typi­quement se dérou­ler selon les étapes suivantes :

La pro­cé­du­re con­crè­te est tou­te­fois lais­sée en gran­de par­tie à l’ap­pré­cia­ti­on du responsable. L’e­s­sen­tiel est le suivant :

Tou­te­fois, quel­le que soit sa for­me, une DPIA doit être une véri­ta­ble éva­lua­ti­on des ris­ques, per­met­tant aux con­trô­leurs de prend­re des mesu­res pour y fai­re face.

L’an­ne­xe 2 du docu­ment de tra­vail con­ti­ent une Com­pi­la­ti­on du con­te­nu requis d’u­ne DSFA sous for­me de liste de con­trô­le.

Publi­ca­ti­on de la DSFA

Le RGPD ne pré­voit pas l’ob­li­ga­ti­on de publier la DSFA ou ses résul­tats. Le grou­pe de tra­vail recom­man­de tou­te­fois d’en­vi­sa­ger au moins la publi­ca­ti­on de tout ou par­tie de ces infor­ma­ti­ons, en par­ti­cu­lier lorsqu’il exi­ste des ris­ques pour le public.

Répé­ti­ti­on et vérification

Le grou­pe de tra­vail recom­man­de de pro­cé­der à une AIPD au moins tous les trois ans de répé­ter le pro­ce­s­sus. Il ne s’a­git tou­te­fois pas d’u­ne véri­ta­ble obli­ga­ti­on, à moins que des cir­con­stances per­ti­nen­tes aug­men­tant les ris­ques ne soi­ent sur­ve­nues depuis la der­niè­re DSFA.

Con­sul­ta­ti­on de l’au­to­ri­té de surveillance

Il découle de l’ar­tic­le 36 du RGPD que l’au­to­ri­té de con­trô­le doit être con­sul­tée avant le trai­te­ment si la DSFA révè­le que, mal­gré les mesu­res d’at­té­nua­ti­on des ris­ques, il exi­ste un ris­que d’att­ein­te à la vie pri­vée. ris­que éle­vé sub­si­ste. La dis­po­si­ti­on n’est pas clai­re, mais elle est pré­cis­ée aux con­sidé­rants 84 et 94. Le grou­pe de tra­vail fait de même :

C’est dans les cas où les ris­ques iden­ti­fi­és ne peu­vent pas être suf­fi­sam­ment abor­dés par le con­trô­leur de don­nées (c’est-à-dire que les ris­ques rési­du­els restent éle­vés) que le con­trô­leur de don­nées doit con­sul­ter l’au­to­ri­té de surveillance.

Champ d’ap­pli­ca­ti­on inter­na­tio­nal de l’ar­tic­le 35 du RGPD

Aucu­ne infor­ma­ti­on n’est four­nie sur le champ d’ap­pli­ca­ti­on inter­na­tio­nal de l’ar­tic­le 35 du RGPD. La que­sti­on de savoir si les respons­ables de trai­te­ment étran­gers sou­mis au RGPD sur la base de l’art. 3, al. 2, sont tenus de pro­cé­der à une AIPD en ver­tu du RGPD reste donc ouverte.

Mode d’em­ploi

Le grou­pe de tra­vail résu­me com­me suit les obli­ga­ti­ons du responsable du trai­te­ment en ver­tu des artic­les 35 et 36 du RGPD :

Lorsqu’un trai­te­ment à haut ris­que est envi­sa­gé, le con­trô­leur de don­nées doit :

  • choi­sis­sent une métho­de DPIA (exemp­les don­nés à l’an­ne­xe 1) qui satis­fait aux critères de l’an­ne­xe 2, ou spé­ci­fi­ent et met­tent en œuvre un pro­ce­s­sus DPIA sys­té­ma­tique qui 
    • est con­for­me aux critères énon­cés à l’an­ne­xe 2 ;
    • est inté­g­ré dans les pro­ce­s­sus exi­stants de con­cep­ti­on, de déve­lo­p­pe­ment, de chan­ge­ment, de ris­que et d’ex­amen opé­ra­ti­on­nel, con­for­mé­ment aux pro­ce­s­sus inter­nes, au con­tex­te et à la culture ;
    • impli­que les par­ties inté­res­sées appro­priées et défi­nit clai­re­ment leurs responsa­bi­li­tés (con­trô­leur, OPH, per­son­nes con­cer­nées par les don­nées ou leurs repré­sen­tants, ent­re­pri­se, ser­vices tech­ni­ques, pro­ce­s­seurs, responsable de la sécu­ri­té des infor­ma­ti­ons, etc ;)
  • four­nir le rap­port DPIA à l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te lorsqu’il est requis de le faire ;
  • con­sul­ter l’au­to­ri­té de con­trô­le lorsqu’ils n’ont pas réus­si à déter­mi­ner des mesu­res suf­fi­san­tes pour atté­nuer les ris­ques élevés ;
  • revoir péri­odi­quement le DPIA et le trai­te­ment qu’il éva­lue, au moins lorsqu’il y a un chan­ge­ment du ris­que posé par le trai­te­ment de l’opération ;
  • docu­men­ter les décis­i­ons prises.

Régle­men­ta­ti­on sui­s­se : art. 16 AP-LPD

L’a­vant-pro­jet de révi­si­on de la LPD sui­s­se pré­voit une obli­ga­ti­on ana­lo­gue à l’ar­tic­le 16. Tou­te­fois, la régle­men­ta­ti­on sui­s­se pré­voit qu’u­ne AIPD est néces­saire dès que les ris­ques per­tin­ents sont “accrus” et que le PFPDT doit être infor­mé lors de chaque AIPD, c’est-à-dire éga­le­ment lorsque l’AIPD révè­le que les ris­ques peu­vent être réduits par des mesu­res de sécu­ri­té de tel­le sor­te qu’il n’e­xi­ste plus de ris­ques rési­du­els accrus (selon le RGPD, une obli­ga­ti­on cor­re­spond­an­te n’e­xi­ste que lorsque les ris­ques rési­du­els sont tou­jours éle­vés ; l’ar­tic­le 36 du RGPD est tou­te­fois for­mulé de maniè­re peu clai­re, ce qui a pro­ba­blem­ent influen­cé l’a­vant-pro­jet). En out­re, la que­sti­on de savoir qui doit effec­tuer une AIPD (“le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant”) n’est pas claire.

Mal­gré ces diver­gen­ces (qui ont été for­te­ment cri­ti­quées lors de la pro­cé­du­re de con­sul­ta­ti­on), on peut s’at­tendre à ce que les ent­re­pri­ses sui­s­ses s’a­lignent sur la nor­me euro­pé­en­ne en matiè­re de DSFA.