Ven­te à emporter (AI)
  • Le DOJ publie un liv­re blanc sur le US CLOUD Act avec l’ob­jec­tif, le champ d’ap­pli­ca­ti­on et une FAQ sur 29 questions.
  • Le CLOUD Act per­met aux auto­ri­tés amé­ri­cai­nes d’ac­cé­der aux don­nées déte­nues par des ent­re­pri­ses amé­ri­cai­nes ou leurs filia­les étran­gè­res sans pro­cé­du­re d’en­trai­de judiciaire.
  • Les four­nis­seurs peu­vent con­te­ster la divul­ga­ti­on ; la pro­tec­tion dépend de l’e­xi­stence d’un accord d’exé­cu­ti­on bila­té­ral avec les États-Unis.
  • En l’ab­sence d’ac­cord d’exé­cu­ti­on, le tri­bu­nal déci­de plus libre­ment de modi­fier ou d’an­nu­ler l’or­don­nan­ce au moy­en d’u­ne “com­mon-law comi­ty analysis”.

Le mini­stère amé­ri­cain de la Justi­ce (DOJ) a publié une Liv­re blanc sur le CLOUD Act amé­ri­cain a été publié. Le liv­re blanc dis­cu­te de l’ob­jec­tif et du champ d’ap­pli­ca­ti­on du US CLOUD Act et con­ti­ent une FAQ sur 29 que­sti­ons fréquentes.

CLOUD Act” signi­fie “Cla­ri­fy­ing Lawful Over­se­as Use of Data Act”. Le CLOUD Act est entré en vigueur le 23 mars 2018 aux États-Unis et com­plè­te le “Stored Com­mu­ni­ca­ti­ons Act” (SCA). En sub­stance, le CLOUD Act per­met aux auto­ri­tés amé­ri­cai­nes d’ac­cé­der aux don­nées déte­nues ou sous la gar­de ou le con­trô­le d’entre­pri­ses amé­ri­cai­nes ou de filia­les étran­gè­res, sans pas­ser par la voie judi­ciai­re. Le four­nis­seur con­cer­né peut s’op­po­ser à la remi­se des don­nées, selon que cel­les-ci se trou­vent ou non dans un pays ayant con­clu un “accord d’exé­cu­ti­on” avec les États-Unis. Si c’est le cas, l’entre­pri­se peut deman­der la levée de l’in­jonc­tion si l’uti­li­sa­teur n’est pas un citoy­en amé­ri­cain ou ne rési­de pas aux États-Unis et s’il exi­ste un ris­que important que le four­nis­seur vio­le le droit étran­ger en divul­gu­ant les don­nées. En l’ab­sence d’un accord bila­té­ral ent­re l’É­tat con­cer­né et les États-Unis, le four­nis­seur con­cer­né peut éga­le­ment con­te­ster l’ord­re de divul­ga­ti­on. Dans ce cas, le tri­bu­nal procè­de à ce que l’on appel­le une “com­mon-law comi­ty ana­ly­sis” et déci­de plus libre­ment de modi­fier ou d’an­nu­ler l’ordonnance.