Ven­te à emporter (AI)
  • DSK défi­nit des grou­pes de cas dans les­quels le trai­te­ment des don­nées dans le cad­re d’as­set deals peut être con­sidé­ré com­me un inté­rêt légiti­me au sens de l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point f).
  • Les don­nées rela­ti­ves aux cli­ents dans le cad­re de cont­rats en cours peu­vent être trai­tées lors du trans­fert du cont­rat si le cli­ent don­ne son accord au transfert.
  • Cli­ents exi­stants sans cont­rats en cours : plus de 3 ans, archivage uni­quement ; moins de 3 ans, avec men­ti­on et délai de con­te­sta­ti­on, uti­li­sa­ti­on pro­duc­ti­ve (sans don­nées bancaires).
  • Des caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel ne peu­vent être trans­mi­ses qu’a­vec le con­sen­te­ment ; les cré­an­ces impayées peu­vent être transmises.

La con­fé­rence alle­man­de des auto­ri­tés indé­pen­dan­tes de sur­veil­lan­ce de la pro­tec­tion des don­nées de l’É­tat fédé­ral et des Län­der (DSK) s’est pen­chée sur la que­sti­on de savoir dans quel­les cir­con­stances le trai­te­ment des don­nées dans le cad­re d’as­set deals relè­ve d’un inté­rêt légiti­me au sens de l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point f. Elle a a défi­ni une série de cas de figu­reLes États mem­bres peu­vent auto­ri­ser des trai­te­ments de don­nées à carac­tère per­son­nel pour les­quels ils esti­ment qu’il exi­ste un inté­rêt légiti­me (qui ne s’op­po­se pas à des inté­rêts con­trai­res prépon­dé­rants des per­son­nes concernées) :

  • les don­nées rela­ti­ves au cli­ent dans le cas de cont­rats en cours, si le cli­ent auto­ri­se le trans­fert du contrat ;
  • Cli­ents exi­stants sans cont­rats en cours ni der­niè­re rela­ti­on con­trac­tu­el­le plus âgés plus de 3 ans : dans ce cas, l’ac­quér­eur ne doit pou­voir uti­li­ser les don­nées qu’à des fins d’archivage ;
  • cli­ents poten­tiels avec “une pha­se avan­cée de pré­pa­ra­ti­on du cont­rat“et cli­ents exi­stants sans cont­rats en cours et sans der­niè­re rela­ti­on con­trac­tu­el­le plus jeu­ne plus de 3 ans : dans ce cas, l’ac­quér­eur doit infor­mer les cli­ents du trans­fert et leur accor­der un délai d’op­po­si­ti­on “géné­reux” ; en l’ab­sence d’op­po­si­ti­on, l’ac­quér­eur peut uti­li­ser les don­nées (à l’ex­cep­ti­on des don­nées ban­cai­res) de maniè­re productive ;
  • Don­nées des cli­ents chez cré­an­ces impayées : Les cré­an­ces peu­vent être transmises ;
  • Caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées per­son­nel­les : La trans­mis­si­on n’est auto­ri­sée qu’a­vec le consentement.

La posi­ti­on de la DSK – à laquel­le les auto­ri­tés de Saxe et de Ber­lin ne se sont pas ral­liées – n’est guè­re moti­vée, mais elle mont­re tout de même clai­re­ment que l’in­té­rêt légiti­me peut tout à fait offrir une base juri­di­que, même dans le cad­re d’as­set deals.