Ven­te à emporter (AI)
  • L’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on selon l’art. 17 P‑LPD peut être rem­plie par une décla­ra­ti­on de pro­tec­tion des don­nées acce­s­si­ble au public sur le site web, notam­ment en cas de coll­ec­te directe.
  • Les infor­ma­ti­ons doi­vent être four­nies de maniè­re clai­re, com­pré­hen­si­ble sur le plan lin­gu­istique et à plu­sieurs niveaux (accès à plu­sieurs niveaux) afin de répond­re aux dif­fér­ents beso­ins des utilisateurs.
  • Le PFPDT exi­ge com­me nor­me mini­ma­le un lien direct vers les pas­sa­ges per­tin­ents et des pos­si­bi­li­tés de choix, com­me cela a été réa­li­sé à tit­re d’exemp­le avec la solu­ti­on de Microsoft.

Le PFPDT s’est expri­mé dans une colon­ne de la NZZ (mer­cre­di 27 sep­tembre 2017, p. 9) sur le respect du devoir d’in­for­ma­ti­on. Il y esti­me pre­miè­re­ment que l’in­for­ma­ti­on via un site web est suf­fi­san­te et recom­man­de deu­xiè­me­ment une infor­ma­ti­on échelonnée :

Alors que la mise à jour des con­di­ti­ons d’uti­li­sa­ti­on et la four­ni­tu­re de con­sen­te­ments sur papier étai­ent enco­re liées à un gros effort, l’e­xi­gence de trans­pa­rence des cli­ents peut aujour­d’hui être faci­le­ment mise en œuvre grâ­ce à la tech­no­lo­gie numé­ri­que. Grâ­ce à Mise en ligne des infor­ma­ti­ons cor­re­spond­an­tes les four­nis­seurs peu­vent tenir leurs cli­ents infor­més en ligne de maniè­re équi­ta­ble et com­plè­te. Une infor­ma­ti­on mise en ligne est juste si, pre­miè­re­ment, elle est faci­le à com­prend­re du point de vue lin­gu­istique et, deu­xiè­me­ment, que les cli­ents sont rassu­rés par une pro­gram­ma­ti­on faci­le à uti­li­ser en diri­geant direc­te­ment l’at­ten­ti­on sur les pas­sa­ges des con­di­ti­ons d’uti­li­sa­ti­on et de ven­te qui sont per­tin­ents pour l’e­xer­ci­ce en con­nais­sance de cau­se des droits con­crets de vote et de consentement.

Une infor­ma­ti­on com­plè­te est four­nie lorsque les respons­ables de trai­te­ment met­tent en ligne leurs tex­tes. acce­s­si­ble à plu­sieurs niveaux d’ex­pli­ca­ti­on fontLe site web de l’U­ni­on euro­pé­en­ne pro­po­se une série d’ou­tils qui répon­dent aux dif­fér­ents beso­ins des visi­teurs, qu’il s’a­gis­se de cli­ents en ligne ou de cer­cles spé­cia­li­sés tels que les jour­na­li­stes d’in­ve­sti­ga­ti­on et les auto­ri­tés char­gées de la pro­tec­tion des données.

Ces décla­ra­ti­ons doi­vent être lues dans le con­tex­te du mes­sa­ge rela­tif au pro­jet de LPD, qui s’ex­prime com­me suit sur l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­mer au sens de l’art. 17 P‑LPD :

Ain­si, une infor­ma­ti­on géné­ra­le suf­fi­sent si les don­nées per­son­nel­les être obte­nue auprès de la per­son­ne con­cer­née (pour les con­di­ti­ons géné­ra­les, voir l’ar­tic­le 18, para­gra­phe 1). Dans ce cas, on peut ima­gi­ner une Décla­ra­ti­on de con­fi­den­tia­li­té sur un site webmais aus­si, le cas échéant, des sym­bo­les ou des pic­to­gram­mes, dans la mesu­re où ils four­nis­sent les infor­ma­ti­ons néces­saires. Si une for­me géné­ra­le est choi­sie, l’in­for­ma­ti­on doit faci­le­ment acce­s­si­ble, com­plet et suf­fi­sam­ment visi­ble être fait. Un accès à plu­sieurs niveaux est pos­si­ble, qui con­ti­ent par exemp­le un aper­çu à un pre­mier niveau, qui don­ne accès à des infor­ma­ti­ons détail­lées à un deu­xiè­me niveau. En revan­che, il n’est pas suf­fi­sant d’in­di­quer sim­ple­ment une per­son­ne de cont­act. La per­son­ne con­cer­née doit pou­voir obte­nir les infor­ma­ti­ons sans avoir à les deman­der au préalable.

Le PFPDT com­me le mes­sa­ge sont donc d’a­vis que l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­mer visée à l’art. 17 P‑LPD peut être rem­plie en publi­ant les don­nées requi­ses sur un site web et en ne les com­mu­ni­quant que par ce biais. Cela vaut en tout cas lorsque les don­nées direct sont coll­ec­tées auprès de la per­son­ne con­cer­née. Mais aus­si lors de la Troi­siè­me enquête une tel­le infor­ma­ti­on doit être suf­fi­san­te dans la mesu­re où la per­son­ne con­cer­née a con­nais­sance de la coll­ec­te, ce qui peut être garan­ti par exemp­le par une com­mu­ni­ca­ti­on cor­re­spond­an­te. Il suf­fi­rait donc d’in­di­quer dans les con­di­ti­ons géné­ra­les que le responsable coll­ec­te des don­nées per­son­nel­les auprès de tiers, par exemp­le par le biais d’u­ne agence de rens­eig­ne­ments sur le cré­dit ; dans ce cas, les aut­res infor­ma­ti­ons requi­ses par l’art. 17, al. 2, LPD peu­vent éga­le­ment être mises à dis­po­si­ti­on, par exemp­le, sur un site web.

Il faut cepen­dant une lan­ga­ge clairet il est recom­man­dé d’uti­li­ser une “décla­ra­ti­on “à plu­sieurs niveaux. Il s’a­git d’u­ne infor­ma­ti­on “éche­lon­née” – l’in­for­ma­ti­on néces­saire est d’a­bord mise à dis­po­si­ti­on sous for­me géné­ra­le, mais le visi­teur du site a la pos­si­bi­li­té d’ap­pro­fon­dir les dif­fér­ents thè­mes par le biais de liens com­plé­men­tai­res. Pour plus d’in­for­ma­ti­ons sur cet­te pro­cé­du­re, voir le Com­mu­ni­qué de pres­se du PFPDT sur l’é­ta­blis­se­ment des faits con­cer­nant Win­dows 10:

[…] Dans la deu­xiè­me ver­si­on, les uti­li­sa­teurs peu­vent lors du pro­ce­s­sus d’in­stal­la­ti­on, accé­der direc­te­ment au pas­sa­ge cor­re­spond­ant de la der­niè­re ver­si­on de la décla­ra­ti­on de con­fi­den­tia­li­té. Cela per­met d’ac­croît­re la trans­pa­rence et d’ai­der les uti­li­sa­teurs à trou­ver les infor­ma­ti­ons per­ti­nen­tes dans la vaste expli­ca­ti­on. […]

Le PFPDT esti­me que la solu­ti­on obte­nue avec Micro­soft, en par­ti­cu­lier la un lien direct vers les pas­sa­ges per­tin­ents de la décla­ra­ti­on de con­fi­den­tia­li­té et les choix pos­si­blesque Nor­me mini­ma­le pour les appli­ca­ti­ons et les ser­vices d’aut­res ent­re­pri­ses. Lors de ses futures inve­sti­ga­ti­ons, le PFPDT éva­luera les trai­te­ments de don­nées à exami­ner à l’au­ne de la solu­ti­on obtenue.