- Les systèmes d’information géographique (SIG) sont de plus en plus répandus et assument des rôles centraux dans l’administration, la planification et l’infrastructure publique.
- Les SIG impliquent une responsabilité sociale car, malgré leur utilité, ils peuvent entraîner des violations réelles ou potentielles des droits des personnes.
Avec le développement de la société de l’information, la nature et les procédures de traitement des données changent radicalement. Les systèmes d’information géographique (SIG) font partie des technologies qui se répandent de plus en plus et jouent un rôle important en tant qu’élément de l’infrastructure informatique. Ces outils de décision et de planification reposent sur des techniques de collecte et de gestion des données ainsi que sur l’extraction standardisée ou personnalisée de ces données. D’abord limités à certains domaines d’activité de l’administration publique, notamment le développement territorial et la statistique, ils suscitent de plus en plus l’intérêt d’autres services publics et du secteur privé. Les informations sont en outre de plus en plus souvent mises à la disposition du public. De nombreuses applications liées aux SIG sont justifiées et répondent à un intérêt public indiscutable. Leurs caractéristiques technologiques et informatiques confèrent cependant une grande responsabilité sociale à ceux qui les ont créés et qui les utilisent. Car ces systèmes ont certes de nombreux aspects positifs. Mais ils comportent aussi des inconvénients qu’il convient de maîtriser. L’un de ces effets négatifs est la violation réelle ou potentielle des droits de la personnalité.
Source : PFPDT – Protection des données et systèmes d’information géographique