Ven­te à emporter (AI)
  • PFPDTLes socié­tés de ser­vices peu­vent être con­sidé­rées, selon le cas, com­me des socié­tés à responsa­bi­li­té limi­tée. Respons­ables du trai­te­ment des com­man­des ou en tant que Responsable se produisent.
  • Trai­te­ment des com­man­des s’ap­pli­que lorsque seu­les cer­tai­nes acti­vi­tés opé­ra­ti­on­nel­les sont trans­fé­rées et que l’in­sti­tu­ti­on de pré­voy­an­ce reste impli­quée de maniè­re déterminante.
  • Responsa­bi­li­té il y a trans­fert glo­bal, repri­se de la gesti­on ou lorsque le pre­sta­tai­re de ser­vices prend­re des décis­i­ons de maniè­re auto­no­me à l’é­gard des assurés.

Le PFPDT s’est fait con­naît­re sur son site Inter­net sous FAQ → assu­ran­ces s’est pro­non­cé sur la que­sti­on de savoir si une socié­té de ser­vices à laquel­le une insti­tu­ti­on de pré­voy­an­ce con­fie une par­tie ou la tota­li­té du de la gesti­on opé­ra­ti­on­nel­le de l’entre­pri­se est un sous-trai­tant ou un responsable du traitement.

Le rôle que joue le direc­teur d’u­ne insti­tu­ti­on de pré­voy­an­ce en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées – il peut s’a­gir d’u­ne caisse de pen­si­on, d’u­ne fon­da­ti­on de pla­ce­ment ou d’u­ne fon­da­ti­on de lib­re pas­sa­ge – a fait l’ob­jet de longues et inten­ses discussions :

  • L’As­so­cia­ti­on sui­s­se des insti­tu­ti­ons de pré­voy­an­ce ASIP avait esti­mé, dans sa com­mu­ni­ca­ti­on spé­cia­li­sée n° 131 “Gui­de pour la mise en œuvre de la nou­vel­le LPD” du 20 octobre 2022, que “[si] l’IP a exter­na­li­sé sa gesti­on à un tiers, le trai­te­ment des don­nées est effec­tué par l’ad­mi­ni­stra­ti­on (en tant que sous-trai­tant) sur man­dat de l’IP”.
  • C’est pro­ba­blem­ent à cau­se de cet­te décla­ra­ti­on que cer­ta­ins Pre­sta­tai­res de ser­vices sur le mar­ché ont éga­le­ment esti­mé que lorsqu’el­les gèrent des affai­res pour des insti­tu­ti­ons de pré­voy­an­ce, elles agis­sent tou­jours et obli­ga­toire­ment en tant que sous-traitantes.
  • De maniè­re géné­ra­le, il est tou­te­fois recon­nu que tous les pre­sta­tai­res de ser­vices ne sont pas des sous-trai­tants l’e­s­sen­tiel est de savoir s’ils déci­dent de fac­to des fina­li­tés et des moy­ens du trai­te­ment ou si cet­te liber­té ne leur est pas lais­sée. Au moins en cas d’ex­ter­na­li­sa­ti­on com­plè­te de la gesti­on, il est dif­fi­ci­le de justi­fier que l’on ne sor­te pas du cad­re du trai­te­ment des com­man­des. C’est la rai­son pour laquel­le l’o­pi­ni­on domi­nan­te a été de ne pas con­sidé­rer les gérants d’IP com­me des sous-trai­tants, mais com­me des respons­ables, seuls ou con­join­te­ment (nous avons défen­du ce point de vue, tout com­me, par exemp­le, la Com­mis­si­on euro­pé­en­ne). David Rosen­thal).

Le PFPDT avait publié en Rap­port d’ac­ti­vi­té 2023/2024 a ensuite été retenu,

Dans la pra­tique, il arri­ve que les insti­tu­ti­ons de pré­voy­an­ce con­fi­ent une par­tie ou l’en­sem­ble de leurs acti­vi­tés opé­ra­ti­on­nel­les à une socié­té exter­ne. De tel­les socié­tés de ser­vices sont acti­ves sur man­dat de l’in­sti­tu­ti­on de pré­voy­an­ce et agis­sent en tant que Trai­te­ment des don­nées de com­man­de au sens de l’ar­tic­le 9 LPD.

Dans les don­nées publiées le 11 décembre 2024, le PFPDT fait à juste tit­re la distinc­tion suivante :

Les insti­tu­ti­ons de pré­voy­an­ce (cais­ses de pen­si­on), qui sont géné­ra­le­ment orga­ni­sées en tant que fon­da­ti­ons, sont tenues de satis­fai­re à l’assu­rance obli­ga­toire de la pré­voy­an­ce pro­fes­si­on­nel­le. Dans la pra­tique, il arri­ve que les insti­tu­ti­ons de pré­voy­an­ce con­fi­ent une par­tie ou l’en­sem­ble de leurs acti­vi­tés opé­ra­ti­on­nel­les à une socié­té exter­ne. En ce qui con­cer­ne leur rôle et leur qua­li­fi­ca­ti­on en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées, ces socié­tés de ser­vices peu­vent selon la con­stel­la­ti­on, soit en tant que respons­ables du trai­te­ment, soit en tant que respons­ables du trai­te­ment se produisent.

Pour les cas où uni­quement cer­tai­nes acti­vi­tés opé­ra­ti­on­nel­les sont trans­fé­rés et que l’in­sti­tu­ti­on de pré­voy­an­ce reste impli­quée de maniè­re déter­mi­nan­te dans le pro­ce­s­sus, la for­me de la Trai­te­ment des com­man­des peut s’ap­pli­quer. Dans les con­stel­la­ti­ons où le trans­fert est plus com­plet et où celui-ci ne con­cer­ne pas seu­le­ment des opé­ra­ti­ons ou des trai­te­ments de don­nées iso­lés, mais l’exé­cu­ti­on auto­no­me de tâches de pré­voy­an­ce pro­fes­si­on­nel­le, la Socié­té de ser­vices une responsable de la socié­té. C’est notam­ment le cas lorsque la socié­té de ser­vices assu­me la gesti­on de l’in­sti­tu­ti­on de pré­voy­an­ce ou prend effec­ti­ve­ment des décis­i­ons avec une plus gran­de auto­no­mie. La socié­té de ser­vices peut éga­le­ment être un responsable lors de la délé­ga­ti­on de tâches spé­ci­fi­ques de l’in­sti­tu­ti­on de pré­voy­an­ce, par exemp­le lorsqu’el­le s’oc­cupe de la rela­ti­on avec les assu­rés et que, dans ce cad­re, elle prend­re des décis­i­ons de maniè­re auto­no­me de l’entre­pri­se. Ain­si, dans ce con­tex­te, il faut tou­jours prend­re en comp­te les rela­ti­ons con­trac­tu­el­les con­ve­nues en ce qui con­cer­ne la répar­ti­ti­on des tâches ain­si que les cir­con­stances concrètes.

Ces indi­ca­ti­ons portent sur les cir­con­stances con­crè­tes du cas d’e­spè­ce, com­me l’e­xi­gent pré­cis­é­ment les critères de distinc­tion ent­re respons­ables du trai­te­ment et sous-trai­tants. Cela signi­fie éga­le­ment qu’u­ne cer­taine mar­ge de manœu­vre sub­si­ste. En effet, les rôles dépen­dent géné­ra­le­ment aus­si de l’é­la­bo­ra­ti­on du cont­rat, car cel­le-ci déter­mi­ne en par­tie l’au­to­no­mie effec­ti­ve dont jouit le pre­sta­tai­re de ser­vices. En fin de comp­te, la défi­ni­ti­on des rôles reste un art dif­fi­ci­le – ici, mais aus­si par exemp­le dans la gesti­on immo­bi­liè­re (où la pra­tique sup­po­se sou­vent une responsa­bi­li­té com­mu­ne), ou dans le refi­nance­ment d’hy­po­thè­ques ou de tit­ri­sa­ti­ons et dans diver­ses aut­res constellations.

Les indi­ca­ti­ons du PFPDT ne portent pas sur les que­sti­ons de savoir dans quel­les con­di­ti­ons une responsa­bi­li­té par­ta­gée et ce qui se pas­se en cas de Dou­ble gou­ver­nan­ce s’ap­pli­que, c’est-à-dire lorsqu’u­ne per­son­ne occupe un poste de direc­tion à la fois au sein du con­seil de fon­da­ti­on de l’in­sti­tu­ti­on de pré­voy­an­ce et auprès du gérant.