Ven­te à emporter (AI)
  • Le PFPDT publie le 6 octobre 2025 des lignes direc­tri­ces actua­li­sées sur les coo­kies, ver­si­on 1.1, avec Del­ta­view par rap­port à la ver­si­on initiale.
  • Modi­fi­ca­ti­on : la pro­por­ti­on­na­li­té des coo­kies non néces­saires est rela­ti­vi­sée ; le critère est la fina­li­té du trai­te­ment fixée par le responsable.
  • Les lignes direc­tri­ces abor­dent les don­nées de loca­li­sa­ti­on : ris­que d’i­den­ti­fi­ca­ti­on éle­vé, pro­fi­la­ge pos­si­ble, obli­ga­ti­on de DSFA pour les déduc­tions sensibles.
  • Nou­veau : remar­que sur les paywalls ; le PFPDT pré­voit une cam­pa­gne de sen­si­bi­li­sa­ti­on et d’aut­res mesu­res de surveillance.

Le PFPDT a publié aujour­d’hui, 6 octobre 2025, une ver­si­on mise à jour de ses lignes direc­tri­ces sur les coo­kies du 22 jan­vier 2025 publié (à ce sujet not­re con­tri­bu­ti­on de l’é­po­que). La ver­si­on actu­el­le est la ver­si­on 1.1. Un del­ta­view sur la Ver­si­on initia­le peut être télé­char­gé ici (PDF).

C’est une démar­che inha­bi­tu­el­le de la part du PFPDT, mais elle est bien­ve­nue. Si des lignes direc­tri­ces sont adap­tées, cela per­met au public de s’ex­pri­mer de maniè­re cons­truc­ti­ve. Les milieux inté­res­sés peu­vent ain­si fai­re valoir leurs posi­ti­ons sans devoir pas­ser par les tri­bu­naux, même s’ils n’ont pas la pos­si­bi­li­té de prend­re posi­ti­on sur un pro­jet, com­me c’é­tait le cas jus­qu’à présent.

La prin­ci­pa­le modi­fi­ca­ti­on con­cer­ne la pro­por­ti­on­na­li­té. L’an­ci­en­ne ver­si­on des lignes direc­tri­ces sti­pu­lait de maniè­re glo­ba­le les coo­kies non néces­saires sont géné­ra­le­ment dis­pro­por­ti­onnés. La ver­si­on actu­el­le s’é­loi­g­ne de cet­te posi­ti­on par­ti­cu­liè­re­ment critiquée :

  • Elle con­ti­n­ue de dire que les coo­kies non néces­saires sont con­trai­res au prin­ci­pe de proportionnalité.
  • Il est tou­te­fois fait réfé­rence à la défi­ni­ti­on pré­cé­den­te des coo­kies nécessaires.
  • Les lignes direc­tri­ces pré­cis­ent à juste tit­re qu’il n’y a pas de “dis­cri­mi­na­ti­on”. est le responsable qui fixe le but du trai­te­mentet que la pro­por­ti­on­na­li­té s’im­po­se à cet­te fin:

La que­sti­on de savoir quels coo­kies et tech­no­lo­gies simi­lai­res sont tech­ni­quement néces­saires pour garan­tir la faisa­bi­li­té fonc­tion­nel­le du trai­te­ment sou­hai­té dépend de l’ob­jec­tif d’uti­li­sa­ti­on que le responsable pour­su­it avec un trai­te­ment con­cret des don­nées et ne peut pas fai­re l’ob­jet d’u­ne répon­se globale.

En d’aut­res ter­mes, les lignes direc­tri­ces ne pré­su­ment plus que les coo­kies non néces­saires con­sti­tu­ent une att­ein­te à la personnalité.

Désor­mais, le gui­de s’adres­se aus­si expli­ci­te­ment Don­nées de loca­li­sa­ti­on (sans tou­te­fois les défi­nir – mais l’in­di­ca­ti­on d’un pays ou d’u­ne ville ne peut en tout cas pas être com­pri­se com­me une date de localisation) :

  • Dans le cas d’u­ne coll­ec­te de don­nées de loca­li­sa­ti­on con­dui­sant à des pro­fils de dépla­ce­ment, il faut par­tir “en pra­tique” d’u­ne “for­te pro­ba­bi­li­té d’i­den­ti­fi­ca­ti­on des personnes”.
  • La coll­ec­te de don­nées de géo­lo­ca­li­sa­ti­on peut, selon la durée et le ray­on, débou­ch­er sur un pro­fi­la­ge à haut ris­que si ces don­nées, seu­les ou en com­bi­nai­son avec d’aut­res, con­dui­sent à des pro­fils de dépla­ce­ment pré­cis per­met­tant de tirer des con­clu­si­ons sur des aspects essen­tiels de la per­son­na­li­té des uti­li­sa­teurs. Cela serait éga­le­ment pos­si­ble en com­bi­nant des don­nées de loca­li­sa­ti­on imprécises.
  • Les pro­fils de mou­ve­ment peu­vent con­dui­re à des “con­clu­si­ons sen­si­bles sur la sphè­re inti­me” par l’éva­lua­ti­on de lieux fré­quen­tés de maniè­re répé­tée (p. ex. cabi­net médi­cal ou juri­di­que). Cela peut exi­ger un DSFA.
  • Dans le cas des apps desti­nées à la fac­tu­ra­ti­on des trans­ports de per­son­nes, la sai­sie des don­nées de posi­ti­on est dis­pro­por­ti­onnée et exi­ge un consentement.

A la fin, on trouve éga­le­ment une nou­vel­le note sur Murs de pai­ement.

Dans le com­mu­ni­qué rela­tif à la mise à jour, le PFPDT a annon­cé son inten­ti­on de mener une “cam­pa­gne de sen­si­bi­li­sa­ti­on desti­née à un public plus lar­ge” et d’entre­prend­re ensuite “les démar­ches néces­saires en matiè­re de droit de la sur­veil­lan­ce con­for­mé­ment au guide”.