Ven­te à emporter (AI)
  • L’EDSA publie des lignes direc­tri­ces fina­les sur le droit d’ac­cès (28 mars 2023) avec des modi­fi­ca­ti­ons pré­cis­ées par rap­port à la ver­si­on de con­sul­ta­ti­on de 2022.
  • Les employeurs peu­vent exi­ger une spé­ci­fi­ca­ti­on des deman­des d’in­for­ma­ti­on for­mulées de maniè­re géné­ra­le afin d’é­vi­ter de four­nir des don­nées inutiles.
  • For­mat : les copies élec­tro­ni­ques doi­vent uti­li­ser des for­mats cou­rants ou ouverts (ISO) ; les per­son­nes con­cer­nées ne doi­vent pas être obli­gées d’a­che­ter des logiciels.
  • Les lignes direc­tri­ces met­tent l’ac­cent sur la men­ti­on des dif­fér­ents desti­na­tai­res, auto­ri­sent la pro­lon­ga­ti­on dans les cas de sup­pres­si­on et intègrent les que­sti­ons pré­ju­di­ciel­les de la CJUE sur la “copie” et la portée.

Le Comi­té euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées (CEPD) a adop­té la décis­i­on du CEPD, dont l’é­ché­an­ce est fixée au 28 mars 2023. ver­si­on fina­le des lignes direc­tri­ces sur le droit d’ac­cès a été publié. Le site ver­si­on pré­cé­den­te datait du 18 jan­vier 2022 et était ouvert à la con­sul­ta­ti­on publi­que. Un aper­çu del­ta est dis­po­ni­ble ici.

Les modi­fi­ca­ti­ons per­ti­nen­tes ne con­cer­nent pas une que­sti­on con­cep­tu­el­le trans­ver­sa­le, mais des points particuliers :

Les lignes direc­tri­ces con­ti­en­nent un nou­vel exemp­le uti­le 5 dans le con­tex­te de Deman­de de rens­eig­ne­ments dans le cad­re du pro­ce­s­sus de tra­vail. Dans ce cas, l’em­ployeur ne peut pas par­tir du prin­ci­pe qu’u­ne deman­de de rens­eig­ne­ments con­cer­ne tou­tes les don­nées, c’est pour­quoi il est néces­saire d’é­ta­b­lir un lien ent­re la deman­de et les don­nées. l’em­ployeur peut d’a­bord deman­der une spé­ci­fi­ca­ti­on de la deman­de d’in­for­ma­ti­on:

Exemp­le 5Dans une rela­ti­on d’em­ploi, en cas de deman­de d’ac­cès géné­ra­le­ment for­mulée, il n’est pas évi­dent en soi que le sala­rié sou­hai­te rece­voir tou­tes les don­nées de con­ne­xi­on de l’uti­li­sa­teur, les don­nées rela­ti­ves à l’ac­cès à un poste de tra­vail, les don­nées rela­ti­ves aux règle­ments dans la can­ti­ne, les don­nées rela­ti­ves aux pai­ements des salai­res, etc. Une deman­de de spé­ci­fi­ca­ti­on fai­te par l’em­ployeur pour­rait, par exemp­le, con­dui­re à pré­cis­er que l’in­té­rêt du sala­rié est de com­prend­re ou de véri­fier à qui son éva­lua­ti­on des per­for­man­ces a été trans­mi­se. Sans deman­de de pré­cis­i­on, le sala­rié recev­rait une gran­de quan­ti­té d’in­for­ma­ti­ons, sans avoir d’in­té­rêt dans la plu­part des don­nées. En même temps, l’em­ployeur dev­rait four­nir des infor­ma­ti­ons sur les dif­fér­ents con­tex­tes de trai­te­ment qui pour­rai­ent con­cer­ner le sala­rié, afin de per­mett­re à ce der­nier de pré­cis­er sa deman­de de maniè­re sensible.

Une cla­ri­fi­ca­ti­on est appor­tée con­cer­nant le cas où une deman­de d’in­for­ma­ti­ons por­te sur des don­nées dont la sup­pres­si­on est pré­vue – dans ce cas, le responsable est auto­ri­sé à trai­ter les don­nées cor­re­spond­an­tes plus long­temps afin de pou­voir cla­ri­fier l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on, sur la base de l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point c), du RGPD, c’est-à-dire pour satis­fai­re à une obli­ga­ti­on légale.

Sup­pres­si­on de la décla­ra­ti­on pré­cé­den­te faisant réfé­rence à une rens­eig­ne­ments anté­ri­eurs basés sur une régle­men­ta­ti­on sec­to­ri­el­leDans ce cas, le responsable du trai­te­ment doit véri­fier si la deman­de d’ac­cès ulté­ri­eu­re a déjà été satis­fai­te con­for­mé­ment au RGPD. Cet­te sup­pres­si­on ne peut tou­te­fois pas signi­fier qu’u­ne deman­de d’in­for­ma­ti­on anté­ri­eu­re – pour uti­li­ser cet­te expres­si­on peu élé­gan­te – ne serait pas pri­se en comp­te, par exemp­le lors de l’ex­amen du carac­tère infon­dé ou exce­s­sif d’u­ne deman­de d’information.

La Com­mis­si­on a éga­le­ment inté­g­ré Juris­pru­dence de la CJCELe droit d’ac­cès doit, dans la mesu­re du pos­si­ble, inclu­re les dif­fér­ents desti­na­tai­res (et pas seu­le­ment les caté­go­ries). Si la per­son­ne con­cer­née ne limi­te pas la deman­de d’ac­cès à cet égard, tous les desti­na­tai­res doi­vent donc en prin­ci­pe être men­ti­onnés – en d’aut­res ter­mes, la per­son­ne con­cer­née ne doit pas le deman­der expres­sé­ment. Le fait qu’il pui­s­se y avoir un grand nombre de desti­na­tai­res ne rend pas la deman­de excessive.

Vers For­mat des rens­eig­ne­ments l’art. 15, al. 3 du RGPD pré­voit que la copie des don­nées, en cas de deman­de élec­tro­ni­que, “doit être con­ser­vée dans un for­mat élec­tro­ni­que cou­rantdoit mett­re à dis­po­si­ti­on “. Ici, l’ED­SA précise

Afin de déter­mi­ner quel for­mat doit être con­sidé­ré com­me un for­mat cou­ram­ment uti­li­sé dans la situa­ti­on en que­sti­on, le con­trô­leur dev­ra éva­luer s’il exi­ste des for­mats spé­ci­fi­ques géné­ra­le­ment uti­li­sés dans le domaine d’ac­ti­vi­té du con­trô­leur ou dans le con­tex­te don­né. Lorsqu’il n’e­xi­ste pas de tels for­mats géné­ra­le­ment uti­li­sés, les for­mats ouverts défi­nis dans une nor­me inter­na­tio­na­le, tel­le que l’I­SO, dev­rai­ent, en géné­ral, être con­sidé­rés com­me des for­mats élec­tro­ni­ques cou­ram­ment uti­li­sés. Tou­te­fois, le CEPD n’ex­clut pas la pos­si­bi­li­té que d’aut­res for­mats soi­ent éga­le­ment con­sidé­rés com­me étant d’u­sa­ge cou­rant au sens de l’ar­tic­le 15(3). Lorsqu’il éva­lue si un for­mat est un for­mat élec­tro­ni­que cou­ram­ment uti­li­sé, le CEPD con­sidè­re qu’il impor­te la faci­li­té avec laquel­le l’in­di­vi­du peut accé­der à l’in­for­ma­ti­on four­ni dans le for­mat actuel. cet égard, il con­vi­ent de noter les infor­ma­ti­ons que le con­trô­leur a four­nies au sujet des don­nées sur la maniè­re d’ac­cé­der à un fichier qui a été four­ni dans un for­mat spé­ci­fi­que, com­me les pro­gram­mes ou les logi­ciels qui pour­rai­ent être uti­li­sés pour rend­re le for­mat plus acce­s­si­ble au sujet des don­nées, qui ne dev­rait tou­te­fois pas être obli­gé d’a­che­ter un logi­ciel pour accé­der aux informations.

Vers Respect de la Dans une nou­vel­le note de bas de page, le CEPD ajou­te que, le cas échéant, le droit natio­nal rela­tif à l’ac­cès et aux jours fériés locaux doit être respecté.

Les lignes direc­tri­ces font éga­le­ment réfé­rence à la pro­cé­du­re pen­dan­te devant la CJCE Rs. C‑487/21La Cour fédé­ra­le admi­ni­stra­ti­ve d’Au­tri­che a posé les que­sti­ons suivantes

  1. Est-ce que le Noti­on de “copie à l’ar­tic­le 15, para­gra­phe 3, [RGPD] doit être inter­pré­té en ce sens qu’il s’a­git d’u­ne pho­to­co­pie ou d’un fac-similé ou d’u­ne copie élec­tro­ni­que d’u­ne don­née (élec­tro­ni­que), ou relè­ve-t-il, selon l’in­ter­pré­ta­ti­on des dic­tion­n­aires alle­mand, fran­çais et anglais, de la noti­on de “don­nées” ? éga­le­ment une “Tran­scrip­ti­on”, un “dou­ble” (“dupli­ca­ta”)) ou un “tran­script”?
  2. L’ar­tic­le 15, para­gra­phe 3, pre­miè­re phra­se, du RGPD, selon lequel “le responsable du trai­te­ment met à dis­po­si­ti­on une copie des don­nées à carac­tère per­son­nel qui font l’ob­jet du trai­te­ment”, doit-il être inter­pré­té en ce sens qu’il pré­voit un “droit d’ac­cès” ? droit géné­ral d’u­ne per­son­ne con­cer­née à obte­nir une copie, y com­pris de l’en­sem­ble des docu­ments dans les­quel­les des don­nées à carac­tère per­son­nel de la per­son­ne con­cer­née sont trai­tées, ou à la déliv­rance d’u­ne copie d’un extrait de la base de don­nées en cas de trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel dans une tel­le base, ou bien il n’e­xi­ste pas de droit d’ac­cès à ces don­nées. seu­le­ment – un droit légal pour la per­son­ne con­cer­née à une repro­duc­tion fidè­le à l’o­ri­gi­nal des don­nées à carac­tère per­son­nel à four­nir en ver­tu de l’ar­tic­le 15, para­gra­phe 1, du RGPD ?
  3. S’il est répon­du à la que­sti­on 2 qu’il n’e­xi­ste qu’un droit pour la per­son­ne con­cer­née à la repro­duc­tion fidè­le à l’o­ri­gi­nal des don­nées à carac­tère per­son­nel devant être com­mu­ni­quées en ver­tu de l’ar­tic­le 15, para­gra­phe 1, du RGPD, l’ar­tic­le 15, para­gra­phe 3, troi­siè­me ali­néa, du RGPD doit être inter­pré­té en ce sens que la per­son­ne con­cer­née a le droit d’ob­te­nir une copie fidè­le à l’o­ri­gi­nal. 3, pre­miè­re phra­se, du RGPD doit être inter­pré­té en ce sens que, en rai­son de la natu­re des don­nées trai­tées (par exemp­le, en ce qui con­cer­ne les dia­gno­stics, les résul­tats d’ex­amen, les résul­tats ou éga­le­ment les docu­ments liés à un examen au sens de l’ar­rêt de la Cour de justi­ce du 20 décembre 2017, Nowak) et du prin­ci­pe de trans­pa­rence énon­cé à l’ar­tic­le 12, para­gra­phe 1, du RGPD, dans cer­ta­ins cas, il peut être néces­saire d’in­clu­re des pas­sa­ges de tex­te ou des docu­ments entiers. à la per­son­ne concernée ?
  4. Est-ce que le Ter­me “infor­ma­ti­onsL’ar­tic­le 15, para­gra­phe 3, troi­siè­me phra­se, du RGPD, qui pré­voit que les don­nées à carac­tère per­son­nel doi­vent être “mises à la dis­po­si­ti­on de la per­son­ne con­cer­née dans un for­mat élec­tro­ni­que d’u­sa­ge cou­rant”, “sauf indi­ca­ti­on con­trai­re de sa part”, doit être inter­pré­té en ce sens qu’il s’a­git uni­quement des “don­nées à carac­tère per­son­nel” visées à l’ar­tic­le 15, para­gra­phe 3, pre­miè­re phra­se, du RGPD.don­nées per­son­nel­lesLes ter­mes “pro­duits” et “objets” désign­ent-ils les “pro­duits qui font l’ob­jet d’u­ne transformation” ? 
    • a) En cas de répon­se néga­ti­ve à la que­sti­on 4 : Faut-il inter­pré­ter en ce sens la noti­on d’ ”infor­ma­ti­ons” qui, en ver­tu de l’ar­tic­le 15, para­gra­phe 3, troi­siè­me phra­se, du RGPD, doi­vent être mises à la dis­po­si­ti­on de la per­son­ne con­cer­née “dans un for­mat élec­tro­ni­que cou­rant” lorsque cel­le-ci intro­duit sa deman­de par voie élec­tro­ni­que, “sauf indi­ca­ti­on con­trai­re de sa part” ? qu’en out­re, les infor­ma­ti­ons visées à l’ar­tic­le 15, para­gra­phe 1, points a) à h) du RGPD sont éga­le­ment visées?
    • b) En cas de répon­se néga­ti­ve à la que­sti­on 4, sous a), ci-des­sus : 2) La noti­on d’ ”infor­ma­ti­ons” qui, en ver­tu de l’ar­tic­le 15, para­gra­phe 3, troi­siè­me phra­se, du RGPD, doi­vent être mises à la dis­po­si­ti­on de la per­son­ne con­cer­née “dans un for­mat élec­tro­ni­que cou­rant, sauf indi­ca­ti­on con­trai­re de sa part”, doit-elle être inter­pré­tée en ce sens que, out­re les “don­nées à carac­tère per­son­nel qui font l’ob­jet du trai­te­ment” ain­si que les infor­ma­ti­ons visées à l’ar­tic­le 15, para­gra­phe 1, sous a) à h), du RGPD par exemp­le, les méta­don­nées cor­re­spond­an­tes sont-elles concernées ?