Ven­te à emporter (AI)
  • Le Tri­bu­nal de l’U­ni­on euro­pé­en­ne a reje­té com­me irre­ce­va­ble le recours de Meta cont­re l’a­vis 8/2024 de l’ED­SA sur les modè­les “con­sent or pay”.
  • Les avis ren­dus en ver­tu de l’ar­tic­le 64, para­gra­phe 2, du RGPD n’ont pas d’ef­fet juri­di­que, mais ser­vent uni­quement de cad­re d’éva­lua­ti­on ; les deman­des d’in­dem­ni­sa­ti­on ont été jugées infondées.

Le Tri­bu­nal de l’U­ni­on euro­pé­en­ne (TUE) a déci­dé par Décis­i­on du 29 avril 2025 (T‑319/24) un Recours de Meta (Irlan­de) cont­re la Avis 8/2024 de l’ED­SA sur les modè­les “con­sent or pay” des gran­des pla­te­for­mes en ligne a été reje­tée com­me étant inadmissible.

Dans son avis 8/2024 du 17 avril 2024, l’ED­SA a adop­té une posi­ti­on stric­te sur les modè­les “con­sent or pay” des gran­des pla­te­for­mes en ligne. Les uti­li­sa­teurs peu­vent essen­ti­el­le­ment choi­sir ent­re le con­sen­te­ment (à la publi­ci­té com­porte­men­ta­le) et le pai­ement d’u­ne rede­van­ce. Dans la plu­part des cas, ces con­sen­te­ments ne sont pas val­ables. Meta avait deman­dé l’an­nu­la­ti­on de l’a­vis et des dom­mages et intérêts.

Selon le TUE, les avis au sens de l’ar­tic­le 64, para­gra­phe 2, du RGPD génè­rent cepen­dant aucun effet juri­di­queIls ne con­sti­tu­ent qu’un cad­re d’éva­lua­ti­on, sous réser­ve d’un examen au cas par cas. L’ar­gu­ment de Meta n’a pas non plus été rete­nu, selon lequel une auto­ri­té dans les États de l’EEE non mem­bres de l’UE (par exemp­le la Prin­ci­pau­té du Liech­ten­stein) peut s’ap­puy­er sur un avis, mais que les tri­bu­naux n’ont alors aucun droit de sai­si­ne de la CJCE et que, par con­sé­quent, sans pos­si­bi­li­té de con­te­ster les avis, il exi­ste un ris­que de vide juridique.

Les con­di­ti­ons d’u­ne deman­de de dom­mages et inté­rêts n’é­tai­ent mani­fe­stem­ent pas non plus rem­plies, car aucun dom­mage ne pou­vait être causé par un lien de causalité.