Ven­te à emporter (AI)
  • La révi­si­on de la Con­ven­ti­on 108 élar­git l’é­ten­due de la pro­tec­tion, notam­ment pour les don­nées géné­ti­ques et bio­mé­tri­ques, ain­si que pour les don­nées péna­les et de santé.
  • Des droits de trans­pa­rence et d’in­for­ma­ti­on ren­for­cés, ain­si qu’un droit de con­sul­ta­ti­on en cas de décis­i­ons auto­ma­ti­sées et un objet d’in­for­ma­ti­on élargi.
  • Intro­duc­tion d’ob­li­ga­ti­ons de noti­fi­ca­ti­on en cas de vio­la­ti­on de don­nées, d’au­to­ri­tés de con­trô­le plus for­tes et d’ob­li­ga­ti­ons de dili­gence rai­sonnable et d’im­pact en matiè­re de pro­tec­tion des données.

Mise à jour 12 octobre 2016:

Le Comi­té ad hoc sur la pro­tec­tion des don­nées (CAHDATA) a pour­suivi ses dis­cus­sions sur la révi­si­on de la Con­ven­ti­on lors de sa 40e réuni­on, qui s’est tenue du 30 novembre 2016 au 2 décembre 2016. En amont, le état actuel du pro­jet publié le 12 sep­tembre 2016 (PDF).


Mise à jour 17 mai 2016:

Le comi­té ad hoc sur la pro­tec­tion des don­nées (CAHDATA) a pré­sen­té un pro­jet con­so­li­dé de la Con­ven­ti­on 108 en date du 3 mai 2016.


Pas seu­le­ment le Légis­la­ti­on euro­pé­en­ne sur la pro­tec­tion des don­néesmais aus­si la Con­ven­ti­on du Con­seil de l’Eu­ro­pe 108 pour la pro­tec­tion des per­son­nes à l’é­gard du trai­te­ment auto­ma­ti­sé des don­nées à carac­tère per­son­nel est en cours de révi­si­on. En Sui­s­se, cet­te con­ven­ti­on est en vigueur depuis 1998 (mise en œuvre par la révi­si­on par­ti­el­le de la LPD à l’é­po­que ; en vigueur depuis le 1er jan­vier 2008) ; Mes­sa­ge FF 2003 2101). Elle défi­nit notam­ment ce que la Sui­s­se entend par pro­tec­tion adé­qua­te des don­nées au sens de l’art. 6, al. 1, LPD (à ce sujet → Annon­ce à l’étran­ger). La con­ven­ti­on a été signée à ce jour par envi­ron 50 États ratifié.

Un aper­çu du pro­ce­s­sus de révi­si­on se trouve sur le Site web du Con­seil de l’Eu­ro­pe. Le 1er avril 2015, le comi­té ad hoc sur la pro­tec­tion des don­nées (CAHDATA) a pré­sen­té l’é­tat actuel du pro­jet de loi. approu­vé (voir tex­te ci-des­sous). Le pro­jet dev­rait être adop­té dans le cou­rant de l’an­née 2016. Il est fort pro­ba­ble que la Sui­s­se rati­fie la révi­si­on. Il ne dev­rait tou­te­fois pas en résul­ter de modi­fi­ca­ti­ons majeu­res du droit sui­s­se de la pro­tec­tion des don­nées. Les prin­ci­pa­les nou­veau­tés con­cer­nent les points sui­vants (voir à ce sujet David Rosen­thal sur alle­mand et sur anglais et les mises en évi­dence dans le tex­te sui­vant de la convention) :

  • La noti­on de don­nées per­son­nel­les sen­si­bles est un peu plus lar­ge (p. ex. don­nées géné­ti­ques et biométriques).
  • les exi­gen­ces de trans­pa­rence devi­en­nent plus strictes ;
  • l’ob­jet du droit d’ac­cès est élargi
  • Droit d’êt­re enten­du sur les décis­i­ons automatisées
  • Obli­ga­ti­on de noti­fi­ca­ti­on en cas de vio­la­ti­on (breach notification).

En l’é­tat actuel, le tex­te révi­sé de la con­ven­ti­on a la teneur suivante :

Cha­pit­re I Dis­po­si­ti­ons générales

Artic­le 1 – Objet et finalité

L’ob­jec­tif de cet­te con­ven­ti­on est de pro­té­ger chaque indi­vi­du, quel­le que soit sa natio­na­li­té ou sa rési­dence, en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel, con­tri­buant ain­si au respect de ses droits de l’hom­me et de ses liber­tés fon­da­men­ta­les, et en par­ti­cu­lier de son droit à la vie privée.

Artic­le 2 – Définitions

Aux fins de la pré­sen­te convention :
a. “don­nées per­son­nel­les” dési­gne tou­te infor­ma­ti­on se rap­portant à un indi­vi­du iden­ti­fié ou iden­ti­fia­ble (“sujet des données”) ;
b. “trai­te­ment de don­nées” dési­gne tou­te opé­ra­ti­on ou ensem­ble d’opé­ra­ti­ons effec­tuées sur des don­nées à carac­tère per­son­nel, tel­les que la coll­ec­te, le stocka­ge, la con­ser­va­ti­on, l’al­té­ra­ti­on, la récup­é­ra­ti­on, la divul­ga­ti­on, la mise à dis­po­si­ti­on, l’effa­ce­ment ou la des­truc­tion de ces don­nées, ou l’exé­cu­ti­on d’opé­ra­ti­ons logi­ques et/ou arith­mé­ti­ques sur ces don­nées ; lorsque le trai­te­ment auto­ma­ti­sé n’est pas uti­li­sé, le trai­te­ment de don­nées dési­gne une opé­ra­ti­on ou un ensem­ble d’opé­ra­ti­ons effec­tuées sur des don­nées à carac­tère per­son­nel dans le cad­re d’un ensem­ble struc­tu­ré de ces don­nées qui sont acce­s­si­bles ou récup­é­ra­bles selon des critères spécifiques ;
c. “responsable du trai­te­ment”, la per­son­ne phy­si­que ou mora­le, l’au­to­ri­té publi­que, le ser­vice, l’a­gence ou tout aut­re orga­nis­me qui, seul ou con­join­te­ment avec d’aut­res, déti­ent le pou­voir de décis­i­on en matiè­re de trai­te­ment des données ;
d. “desti­na­tai­re” : une per­son­ne phy­si­que ou mora­le, une auto­ri­té publi­que, un ser­vice, une agence ou tout aut­re orga­nis­me auquel les don­nées sont divul­guées ou mises à disposition ;
e. “pro­ce­s­seur” dési­gne une per­son­ne phy­si­que ou mora­le, une auto­ri­té publi­que, un ser­vice, une agence ou tout aut­re orga­nis­me qui trai­te des don­nées à carac­tère per­son­nel pour le comp­te du responsable du traitement.

Artic­le 3 – Champ d’application

1) Chaque Par­tie s’en­ga­ge à appli­quer la pré­sen­te Con­ven­ti­on au trai­te­ment des don­nées rele­vant de sa com­pé­tence dans les sec­teurs public et pri­vé, en garan­tis­sant ain­si à chaque indi­vi­du le droit à la pro­tec­tion de ses don­nées à carac­tère personnel.
1bis. La pré­sen­te Con­ven­ti­on ne s’ap­pli­que pas au trai­te­ment de don­nées effec­tué par un indi­vi­du dans le cad­re d’ac­ti­vi­tés [pure­ment] per­son­nel­les ou domestiques.

Cha­pit­re II – Prin­cipes de base de la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère personnel

Artic­le 4 – Responsa­bi­li­tés des parties

Chaque Par­tie prend les mesu­res néces­saires dans sa légis­la­ti­on pour don­ner effet aux dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te Con­ven­ti­on et en assurer l’ap­pli­ca­ti­on effective.
Ces mesu­res seront pri­ses par chaque Par­tie et ent­re­ront en vigueur à la date de la rati­fi­ca­ti­on ou de l’ad­hé­si­on à la pré­sen­te Convention.
3) Chaque par­tie s’engage :
a. de per­mett­re au Comi­té de la Con­ven­ti­on pré­vu au Cha­pit­re V d’éva­luer l’ef­fi­ca­ci­té des mesu­res qu’il a pri­ses dans sa légis­la­ti­on pour don­ner effet aux dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te Con­ven­ti­on ; et
b. à con­tri­buer acti­ve­ment à ce pro­ce­s­sus d’évaluation.

Artic­le 5 – Légiti­mi­té du trai­te­ment des don­nées et qua­li­té des données

1. le trai­te­ment des don­nées doit être pro­por­ti­onné aux fins légiti­mes pour­suivies et reflé­ter, à tous les sta­des du trai­te­ment, un juste équi­lib­re ent­re tous les inté­rêts en jeu, qu’ils soi­ent publics ou pri­vés, et les droits et liber­tés en cause
2. chaque par­tie doit veil­ler à ce que le trai­te­ment des don­nées pui­s­se être effec­tué sur la base du con­sen­te­ment lib­re, spé­ci­fi­que, infor­mé et lib­re de tou­te ambi­guï­té du sujet des don­nées ou de tou­te aut­re base légiti­me pré­vue par la loi.
3) Les don­nées à carac­tère per­son­nel en cours de trai­te­ment doi­vent être trai­tées con­for­mé­ment à la loi.
4. les don­nées à carac­tère per­son­nel en cours de trai­te­ment doi­vent être :
a. trai­tées de maniè­re équi­ta­ble et transparente ;
b. coll­ec­tées à des fins expli­ci­tes, spé­ci­fi­ées et légiti­mes et non trai­tées de maniè­re incom­pa­ti­ble avec ces fina­li­tés ; tout trai­te­ment ulté­ri­eur à des fins histo­ri­ques, sta­ti­sti­ques et sci­en­ti­fi­ques est, sous réser­ve de garan­ties appro­priées, com­pa­ti­ble avec ces finalités ;
c. adé­qua­tes, per­ti­nen­tes et non exce­s­si­ves au regard des fina­li­tés pour les­quel­les elles sont traitées ;
d. exac­tes et, le cas échéant, tenues à jour ;
e. con­ser­vées sous une for­me per­met­tant l’i­den­ti­fi­ca­ti­on des per­son­nes con­cer­nées pen­dant une durée n’ex­cé­dant pas cel­le néces­saire aux fina­li­tés pour les­quel­les ces don­nées sont traitées.

Artic­le 6 – Caté­go­ries spé­cia­les de données

1. le trai­te­ment de :
don­nées génétiques ;
les don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves aux infrac­tions, aux pro­cé­du­res péna­les et aux con­dam­na­ti­ons, ain­si qu’aux mesu­res de sécu­ri­té connexes ;
don­nées bio­mé­tri­ques iden­ti­fi­ant de maniè­re uni­que une personne ;
don­nées per­son­nel­les pour les infor­ma­ti­ons qu’el­les révè­lent sur l’o­ri­gi­ne racia­le, les opi­ni­ons poli­ti­ques, le com­mer­ce et l’emploi.
l’ap­par­ten­an­ce à un syn­di­cat, les con­vic­tions reli­gieu­ses ou aut­res, la san­té ou la vie sexuelle ;
ne sont auto­ri­sées que si des garan­ties spé­ci­fi­ques et sup­p­lé­men­tai­res appro­priées sont inscri­tes dans la loi, en com­plé­ment de cel­les pré­vues par la pré­sen­te convention.
2. ces mesu­res de pro­tec­tion doi­vent pré­ve­nir les ris­ques que le trai­te­ment de ces don­nées sen­si­bles peut pré­sen­ter pour les inté­rêts, les droits et les liber­tés fon­da­men­ta­les du sujet des don­nées, notam­ment les ris­ques de discrimination.

Artic­le 7 – Sécu­ri­té des données

1. chaque par­tie doit veil­ler à ce que le responsable du trai­te­ment et, le cas échéant, le pro­ce­s­seur, pren­nent des mesu­res de sécu­ri­té appro­priées cont­re les ris­ques tels que l’ac­cès acci­den­tel ou non auto­ri­sé, la des­truc­tion, la per­te, l’uti­li­sa­ti­on, la modi­fi­ca­ti­on ou la divul­ga­ti­on de don­nées à carac­tère personnel.
Chaque Par­tie doit veil­ler à ce que le responsable du trai­te­ment noti­fie sans délai, au moins à l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te au sens de l’ar­tic­le 12bis de la pré­sen­te Con­ven­ti­on, les vio­la­ti­ons de don­nées sus­cep­ti­bles de por­ter gra­ve­ment att­ein­te aux droits et aux liber­tés fon­da­men­ta­les des per­son­nes concernées.

Artic­le 7bis – Trans­pa­rence du traitement

1) Chaque par­tie doit veil­ler à ce que le con­trô­leur infor­me les per­son­nes con­cer­nées de :
a. l’i­den­ti­té du con­trô­leur et son lieu de rési­dence ou d’é­ta­blis­se­ment habituel ;
b. la base juri­di­que et les fina­li­tés du trai­te­ment envisagé ;
c. les caté­go­ries de don­nées à carac­tère per­son­nel traitées ;
d. les desti­na­tai­res ou les caté­go­ries de desti­na­tai­res des don­nées à carac­tère per­son­nel, le cas échéant ; et
e. les moy­ens d’e­xer­cer les droits énon­cés à l’ar­tic­le 8 ; ain­si que tou­te infor­ma­ti­on sup­p­lé­men­tai­re néces­saire pour assurer un trai­te­ment équi­ta­ble et trans­pa­rent des don­nées à carac­tère personnel.
1bis.Le para­gra­phe 1 ne s’ap­pli­que pas lorsque le sujet des don­nées dis­po­se déjà des infor­ma­ti­ons pertinentes.
2. lorsque les don­nées à carac­tère per­son­nel ne sont pas coll­ec­tées auprès des per­son­nes con­cer­nées, le responsable du trai­te­ment n’est tou­te­fois pas tenu de four­nir de tel­les infor­ma­ti­ons si le trai­te­ment est expres­sé­ment pre­scrit par la loi ou si cela s’a­vè­re impos­si­ble ou impli­que des efforts disproportionnés.

Artic­le 8 – Droits du sujet des données

Chaque indi­vi­du doit avoir un droit :
a. à ne pas être sou­mis à une décis­i­on l’af­fec­tant de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve fon­dée uni­quement sur un trai­te­ment auto­ma­ti­sé de don­nées sans que son avis ait été pris en considération ;
b. d’ob­te­nir, sur deman­de, à des inter­val­les rai­sonn­ables et sans retard ni frais exce­s­sifs, la con­fir­ma­ti­on du trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel le con­cer­nant ; la com­mu­ni­ca­ti­on sous une for­me intel­li­gi­ble des don­nées trai­tées ; tou­tes les infor­ma­ti­ons dis­po­ni­bles sur leur ori­gi­ne, sur leur péri­ode de con­ser­va­ti­on ain­si que tou­te aut­re infor­ma­ti­on que le responsable du trai­te­ment est tenu de four­nir afin d’assurer la trans­pa­rence du trai­te­ment con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 7bis, para­gra­phe 1 ;
c. d’ob­te­nir, sur deman­de, des infor­ma­ti­ons sur le rai­son­ne­ment qui sous-tend le trai­te­ment des don­nées lorsque les résul­tats de ce trai­te­ment lui sont appliqués ;
d. de s’op­po­ser à tout moment au trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel le con­cer­nant, à moins que le responsable du trai­te­ment ne démont­re l’e­xi­stence de motifs légiti­mes pour le trai­te­ment qui pré­va­lent sur ses inté­rêts ou sur ses droits et liber­tés fondamentaux ;
e. d’ob­te­nir, sur deman­de, sans frais et sans retard exce­s­sif, la rec­ti­fi­ca­ti­on ou l’effa­ce­ment, selon le cas, de ces don­nées lorsqu’el­les sont ou ont été trai­tées con­trai­re­ment aux dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te Convention ;
f. de dis­po­ser d’un recours con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10 en cas de vio­la­ti­on de ses droits au tit­re de la pré­sen­te Convention ;
g. à béné­fi­ci­er, quel­le que soit sa natio­na­li­té ou sa rési­dence, de l’as­si­stance d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le au sens de l’ar­tic­le 12bis, dans l’e­xer­ci­ce de ses droits en ver­tu de la pré­sen­te Convention.

Artic­le 8bis – Obli­ga­ti­ons supplémentaires

1) Chaque Par­tie veil­le à ce que les con­trô­leurs et, le cas échéant, les trans­for­ma­teurs pren­nent tou­tes les mesu­res appro­priées pour se con­for­mer aux obli­ga­ti­ons pré­vues par la pré­sen­te Con­ven­ti­on et soi­ent en mesu­re de démon­trer, notam­ment à l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te pré­vue à l’ar­tic­le 12bis, que le trai­te­ment des don­nées qu’ils con­trô­lent est con­for­me aux dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te Convention.
2. chaque par­tie doit veil­ler à ce que les con­trô­leurs et, le cas échéant, les trans­for­ma­teurs, exami­nent l’im­pact pro­ba­ble du trai­te­ment de don­nées envi­sa­gé sur les droits et les liber­tés fon­da­men­ta­les des per­son­nes con­cer­nées avant le début de ce trai­te­ment et con­çoi­vent le trai­te­ment des don­nées de maniè­re à pré­ve­nir ou à mini­mi­ser le ris­que d’in­ter­fé­rence avec ces droits et liber­tés fondamentales.
3. chaque par­tie doit veil­ler à ce que les con­trô­leurs et, le cas échéant, les pro­ce­s­seurs, met­tent en œuvre des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les qui tien­nent comp­te des impli­ca­ti­ons du droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel à tous les sta­des du trai­te­ment des données.
4. chaque Par­tie peut, eu égard aux ris­ques encou­rus pour les inté­rêts, les droits et les liber­tés fon­da­men­ta­les des per­son­nes con­cer­nées, adap­ter l’ap­pli­ca­ti­on des dis­po­si­ti­ons des para­gra­phes 1, 2 et 3 dans la loi don­nant effet aux dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te Con­ven­ti­on, en fonc­tion de la natu­re et du volu­me des don­nées, de la natu­re, de l’é­ten­due et des fina­li­tés du trai­te­ment et, le cas échéant, de la tail­le du con­trô­leur ou du processeur.

Artic­le 9 Excep­ti­ons et restrictions

Aucu­ne déro­ga­ti­on aux dis­po­si­ti­ons du pré­sent cha­pit­re n’est auto­ri­sée, à l’ex­cep­ti­on des dis­po­si­ti­ons des artic­les 5.4, 7.2, 7bis, para­gra­phe 1, et de l’ar­tic­le 8, lorsque cet­te déro­ga­ti­on est pré­vue par la loi et con­sti­tue une mesu­re néces­saire et pro­por­ti­onnée dans une socié­té démocratique :
a. la pro­tec­tion de la sécu­ri­té natio­na­le, de la sûre­té publi­que, d’in­té­rêts éco­no­mi­ques et finan­ciers importants de l’E­tat, l’im­par­tia­li­té et l’in­dé­pen­dance du pou­voir judi­ciai­re ou la pré­ven­ti­on, l’ins­truc­tion et la pour­suite d’in­frac­tions pénales ;
b. la pro­tec­tion du sujet des don­nées ou les droits et liber­tés fon­da­men­ta­les d’au­trui, notam­ment la liber­té d’expression.
2) des rest­ric­tions à l’e­xer­ci­ce des dis­po­si­ti­ons pré­vues aux artic­les 7bis et 8 peu­vent être pré­vues par la loi en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment de don­nées à des fins histo­ri­ques, sta­ti­sti­ques et sci­en­ti­fi­ques lorsqu’il n’e­xi­ste pas de ris­que iden­ti­fia­ble de vio­la­ti­on des droits et des liber­tés fon­da­men­ta­les des per­son­nes concernées.

Artic­le 10 Sanc­tions et remèdes

Chaque Par­tie s’en­ga­ge à éta­b­lir des sanc­tions et des remè­des judi­ciai­res et non judi­ciai­res appro­priés en cas de vio­la­ti­on des dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te Convention.

Artic­le 11 Pro­tec­tion étendue

Aucu­ne des dis­po­si­ti­ons du pré­sent cha­pit­re ne doit être inter­pré­tée com­me limi­tant ou affec­tant d’u­ne aut­re maniè­re la pos­si­bi­li­té pour une Par­tie d’ac­cor­der aux sujets de don­nées un degré de pro­tec­tion plus éle­vé que celui pré­vu par la pré­sen­te Convention.

Cha­pit­re III Flux trans­fron­tiè­res de don­nées à carac­tère personnel

Artic­le 12 Flux trans­fron­tiè­res de don­nées à carac­tère personnel

1) Une Par­tie ne peut, dans le seul but de pro­té­ger des don­nées à carac­tère per­son­nel, interd­ire ou sou­mett­re à une auto­ri­sa­ti­on spé­cia­le le trans­fert de ces don­nées à un desti­na­tai­re rele­vant de la com­pé­tence d’u­ne aut­re Par­tie à la Con­ven­ti­on. Tou­te­fois, une tel­le Par­tie peut le fai­re si elle est liée par des règles de pro­tec­tion har­mo­ni­sées par­ta­gées par des États faisant par­tie d’u­ne orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le régionale9 .
2) lorsque le desti­na­tai­re relè­ve de la com­pé­tence d’un État ou d’u­ne orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le non par­tie à la pré­sen­te con­ven­ti­on, le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel ne peut avoir lieu que si un niveau de pro­tec­tion adé­quat, fon­dé sur les dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te con­ven­ti­on, est assuré.
3. un niveau de pro­tec­tion appro­prié peut être assu­ré par :
a. la légis­la­ti­on de cet État ou de cet­te orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le, y com­pris les trai­tés ou accords inter­na­ti­on­aux appli­ca­bles ; ou
b. des garan­ties stan­dard ad hoc ou approu­vées, pré­vues par des instru­ments juri­di­quement con­traignants et exé­cu­toires adop­tés et mis en œuvre par les per­son­nes impli­quées dans le trans­fert et le trai­te­ment ultérieur.
4. non­ob­stant les dis­po­si­ti­ons des para­gra­phes pré­cé­dents, chaque Par­tie peut pré­voir que le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel peut avoir lieu si :
a. le sujet des don­nées a don­né un con­sen­te­ment expli­ci­te, spé­ci­fi­que et lib­re, après avoir été infor­mé des ris­ques encou­rus en l’ab­sence de garan­ties appro­priées ; ou
b. les inté­rêts spé­ci­fi­ques du sujet des don­nées l’e­xi­gent dans le cas par­ti­cu­lier ; ou
c. des inté­rêts légiti­mes pré­va­lents, en par­ti­cu­lier des inté­rêts publics importants, sont garan­tis par la loi et que ce trans­fert con­sti­tue une mesu­re néces­saire et pro­por­ti­onnée dans une socié­té démocratique.
5. chaque par­tie veil­le à ce que l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te au sens de l’ar­tic­le 12bis de la pré­sen­te con­ven­ti­on reçoi­ve tou­tes les infor­ma­ti­ons per­ti­nen­tes con­cer­nant les trans­ferts de don­nées visés au para­gra­phe 3.b et, sur deman­de, aux para­gra­phes 4.b et 4.c.
6) Chaque Par­tie doit éga­le­ment pré­voir que l’au­to­ri­té de con­trô­le est habi­li­tée à exi­ger que la per­son­ne qui trans­fè­re des don­nées démont­re l’ef­fec­ti­vi­té des garan­ties ou l’e­xi­stence d’in­té­rêts légiti­mes pré­va­lents et que l’au­to­ri­té de con­trô­le peut, afin de pro­té­ger les droits et les liber­tés fon­da­men­ta­les des per­son­nes con­cer­nées, interd­ire, sus­pend­re ou sou­mett­re à con­di­ti­ons de tels transferts.
7) Les excep­ti­ons aux dis­po­si­ti­ons du pré­sent artic­le sont auto­ri­sées dans la mesu­re où elles con­sti­tu­ent une mesu­re néces­saire et pro­por­ti­onnée, dans une socié­té démo­cra­tique, à la liber­té d’expression.

Cha­pit­re III bis Auto­ri­tés de surveillance

Artic­le 12bis Auto­ri­tés de surveillance

1 Chaque Par­tie doit pré­voir une ou plu­sieurs auto­ri­tés char­gées d’assurer le respect des dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te Convention.
2 To this end, such authorities :
a. ont des pou­voirs d’in­ve­sti­ga­ti­on et d’intervention ;
b. exer­ce les fonc­tions rela­ti­ves aux trans­ferts de don­nées pré­vus à l’ar­tic­le 12, notam­ment l’ap­pro­ba­ti­on de garan­ties standardisées :
c. a le pou­voir de prend­re des décis­i­ons con­cer­nant les vio­la­ti­ons des dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te Con­ven­ti­on et peut, en par­ti­cu­lier, impo­ser des sanc­tions administratives ;
d. aura le pou­voir d’en­ga­ger des pour­suites judi­ciai­res ou de por­ter à l’at­ten­ti­on des auto­ri­tés judi­ciai­res com­pé­ten­tes les vio­la­ti­ons des dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te Convention ;
e. doit promouvoir :
i. la sen­si­bi­li­sa­ti­on du public à leurs fonc­tions et à leurs pou­voirs, ain­si qu’à leurs activités ;
ii. la sen­si­bi­li­sa­ti­on du public aux droits des per­son­nes con­cer­nées par les don­nées et à l’e­xer­ci­ce de ces droits ;
iii. la sen­si­bi­li­sa­ti­on des con­trô­leurs et des pro­ce­s­seurs à leurs responsa­bi­li­tés en ver­tu de la pré­sen­te con­ven­ti­on ; une atten­ti­on par­ti­cu­liè­re doit être accor­dée aux droits des enfants et des aut­res per­son­nes vul­né­ra­bles en matiè­re de pro­tec­tion des données.
2bis. Les auto­ri­tés de con­trô­le com­pé­ten­tes sont con­sul­tées sur les pro­po­si­ti­ons de tou­te mesu­re légis­la­ti­ve ou admi­ni­stra­ti­ve pré­voyant le trai­te­ment de don­nées à carac­tère personnel.
3) chaque auto­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te trai­te les deman­des et les plain­tes des per­son­nes con­cer­nées con­cer­nant leurs droits en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées et tient les per­son­nes con­cer­nées infor­mées des pro­grès accomplis.
4. les auto­ri­tés de con­trô­le agis­sent en tou­te indé­pen­dance et impar­tia­li­té dans l’e­xer­ci­ce de leurs fonc­tions et de leurs pou­voirs et, à cet effet, ne recher­chent ni n’acceptent
instructions.
5. chaque par­tie veil­le à ce que les auto­ri­tés de con­trô­le dis­po­sent des res­sour­ces néces­saires à l’ac­com­plis­se­ment effec­tif de leurs fonc­tions et à l’e­xer­ci­ce de leurs pouvoirs.
5bis. Chaque auto­ri­té de con­trô­le prépa­re et publie un rap­port péri­odi­que décri­vant ses activités.
5ter. Les mem­bres et le per­son­nel des auto­ri­tés de con­trô­le sont sou­mis à des obli­ga­ti­ons de con­fi­den­tia­li­té en ce qui con­cer­ne les infor­ma­ti­ons con­fi­den­ti­el­les aux­quel­les ils ont ou ont eu accès dans l’e­xer­ci­ce de leurs fonc­tions et de leurs pouvoirs.
6. les décis­i­ons des auto­ri­tés de con­trô­le peu­vent fai­re l’ob­jet d’un recours devant les tribunaux.
7) Con­for­mé­ment aux dis­po­si­ti­ons du cha­pit­re IV, les auto­ri­tés de con­trô­le coopè­rent ent­re elles dans la mesu­re néces­saire à l’ac­com­plis­se­ment de leurs tâches et à l’e­xer­ci­ce de leurs pou­voirs, en particulier
by :
a. de se prêter une assi­stance mutu­el­le en éch­an­geant des infor­ma­ti­ons per­ti­nen­tes et uti­les et en coopé­rant les uns avec les aut­res, à con­di­ti­on que, en ce qui con­cer­ne la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, tou­tes les règles et garan­ties de la pré­sen­te Con­ven­ti­on soi­ent respectées ;
b. coor­don­ner leurs enquêtes ou leurs inter­ven­ti­ons, ou mener des actions conjointes ;
c. en four­nis­sant des infor­ma­ti­ons et de la docu­men­ta­ti­on sur leurs pra­ti­ques légis­la­ti­ves et admi­ni­stra­ti­ves en matiè­re de pro­tec­tion des données.
7bis. Les infor­ma­ti­ons visées au para­gra­phe 7, point a), ne com­pren­nent pas les don­nées à carac­tère per­son­nel en cours de trai­te­ment, à moins que ces don­nées ne soi­ent essen­ti­el­les à la coopé­ra­ti­on ou que le sujet des don­nées n’ait don­né son con­sen­te­ment expli­ci­te, spé­ci­fi­que, lib­re et éclai­ré à leur fourniture.
8) Afin d’or­ga­ni­s­er leur coopé­ra­ti­on et de s’ac­quit­ter des obli­ga­ti­ons pré­vues aux para­gra­phes pré­cé­dents, les auto­ri­tés de con­trô­le des Par­ties for­ment un réseau.
9) Les auto­ri­tés de con­trô­le ne sont pas com­pé­ten­tes en ce qui con­cer­ne les trai­te­ments effec­tués par des orga­nis­mes agis­sant dans l’e­xer­ci­ce de leur fonc­tion judiciaire.

Cha­pit­re IV Assi­stance mutuelle

Artic­le 13 Coopé­ra­ti­on ent­re les parties

1) Les par­ties con­vi­en­nent de se prêter mutu­el­le­ment assi­stance en vue de la mise en œuvre de la pré­sen­te convention.
2. à cet­te fin
a. chaque Par­tie dési­gne une ou plu­sieurs auto­ri­tés de con­trô­le au sens de l’ar­tic­le 12bis de la pré­sen­te Con­ven­ti­on et com­mu­ni­que le nom et l’adres­se de cha­cu­ne d’el­les au Secré­tai­re géné­ral du Con­seil de l’Europe ;
b. tou­te Par­tie qui a dési­gné plus d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le doit pré­cis­er la com­pé­tence de chaque auto­ri­té dans sa com­mu­ni­ca­ti­on men­ti­onnée au para­gra­phe précédent.

Artic­le 14 Assi­stance aux per­son­nes concernées

Chaque Par­tie aide­ra tout sujet, quel­le que soit sa natio­na­li­té ou son lieu de rési­dence, à exer­cer les droits qui lui sont con­fé­rés par l’ar­tic­le 8 de la pré­sen­te Convention.
2. lorsqu’u­ne per­son­ne con­cer­née rési­de sur le ter­ri­toire d’u­ne aut­re Par­tie, elle doit avoir la pos­si­bi­li­té de pré­sen­ter sa deman­de par l’in­ter­mé­di­ai­re de l’au­to­ri­té de con­trô­le dési­gnée par cet­te Partie.
3. la deman­de d’as­si­stance doit com­porter tou­tes les pré­cis­i­ons néces­saires con­cer­nant notamment
a. le nom, l’adres­se et tout aut­re détail per­ti­nent per­met­tant d’i­den­ti­fier le sujet des don­nées qui a fait la demande ;
b. le trai­te­ment auquel la deman­de se rap­por­te ou son contrôleur ;
c. l’ob­jet de la demande.

Artic­le 15Safeguards con­cer­nant l’as­si­stance four­nie par les auto­ri­tés de con­trô­le désignées

1) Une auto­ri­té de con­trô­le dési­gnée par une Par­tie qui a reçu des infor­ma­ti­ons d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le dési­gnée par une aut­re Par­tie, soit en accom­pa­gne­ment d’u­ne deman­de d’as­si­stance, soit en répon­se à sa pro­pre deman­de d’as­si­stance, ne doit pas uti­li­ser ces infor­ma­ti­ons à d’aut­res fins que cel­les spé­ci­fi­ées dans la deman­de d’assistance.
2. en aucun cas, une auto­ri­té de con­trô­le dési­gnée ne peut être auto­ri­sée à for­mu­ler une deman­de d’as­si­stance pour le comp­te d’un sujet de don­nées de son pro­pre chef et sans le con­sen­te­ment expli­ci­te du sujet de don­nées concerné.

Artic­le 16 Refus des deman­des d’assistance

Une auto­ri­té de con­trô­le dési­gnée à laquel­le une deman­de d’as­si­stance est adres­sée en ver­tu de l’ar­tic­le 13 de la pré­sen­te con­ven­ti­on ne peut refu­ser de s’y con­for­mer à moins que :
a. la deman­de n’est pas com­pa­ti­ble avec les com­pé­ten­ces dans le domaine de la pro­tec­tion des don­nées des auto­ri­tés char­gées de répondre ;
b. la deman­de n’est pas con­for­me aux dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te convention ;
c. le respect de la deman­de serait incom­pa­ti­ble avec la sou­ve­rai­ne­té, la sécu­ri­té natio­na­le ou l’ord­re public de la Par­tie par laquel­le elle a été dési­gnée, ou avec les droits et les liber­tés fon­da­men­ta­les des per­son­nes rele­vant de la juri­dic­tion de cet­te Partie.

Artic­le 17 Coûts et pro­cé­du­res d’assistance

1) L’as­si­stance mutu­el­le que les Par­ties se prêtent mutu­el­le­ment en ver­tu de l’ar­tic­le 13 et l’as­si­stance qu’el­les four­nis­sent aux per­son­nes con­cer­nées en ver­tu des artic­les 8 et 14 ne don­nent pas lieu au pai­ement de frais ou de rede­van­ces aut­res que ceux qui sont enga­gés pour les experts et les inter­prè­tes. Les frais ou hono­rai­res restants sont à la char­ge de la Par­tie qui a dési­gné l’au­to­ri­té de con­trô­le qui fait la deman­de d’assistance.
2. la per­son­ne con­cer­née ne doit pas être rede­va­ble de frais ou de coûts liés aux démar­ches effec­tuées pour son comp­te sur le ter­ri­toire d’u­ne aut­re par­tie, aut­res que ceux qui sont léga­le­ment exi­gi­bles des rési­dents de cet­te partie.
3) Les aut­res détails con­cer­nant l’as­si­stance, notam­ment les for­mes et pro­cé­du­res et les lan­gues à uti­li­ser, sont étab­lis direc­te­ment ent­re les par­ties concernées.

Comi­té de la con­ven­ti­on du cha­pit­re V

Artic­le 18 Com­po­si­ti­on du comité

1) Un comi­té con­ven­ti­on­nel est créé après l’en­trée en vigueur de la pré­sen­te convention.
2) Chaque Par­tie dési­gne un repré­sen­tant auprès du Comi­té et un repré­sen­tant sup­p­léant. Tout État membre du Con­seil de l’Eu­ro­pe qui n’est pas par­tie à la con­ven­ti­on a le droit d’êt­re repré­sen­té au comi­té par un observateur.
3. le Comi­té de la Con­ven­ti­on peut, par une décis­i­on pri­se à la majo­ri­té des deux tiers des repré­sen­tants des Par­ties, invi­ter un obser­va­teur à être repré­sen­té à ses réunions.
4. tou­te par­tie qui n’est pas membre du Con­seil de l’Eu­ro­pe con­tri­bue au finance­ment des acti­vi­tés du Comi­té de la Con­ven­ti­on selon les moda­li­tés éta­b­lies par le Comi­té des mini­stres en accord avec cet­te partie.

Artic­le 19 Fonc­tions du comité

Le comi­té de la convention :
a. peut fai­re des recom­man­da­ti­ons en vue de faci­li­ter ou d’a­mé­lio­rer l’ap­pli­ca­ti­on de la Convention ;
b. peut pro­po­ser des amen­de­ments à la pré­sen­te con­ven­ti­on con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 21 ;
c. for­mu­le son avis sur tou­te pro­po­si­ti­on d’a­men­de­ment à la pré­sen­te Con­ven­ti­on qui lui est sou­mi­se con­for­mé­ment au para­gra­phe 3 de l’ar­tic­le 21 ;
d. peut expri­mer une opi­ni­on sur tou­te que­sti­on rela­ti­ve à l’in­ter­pré­ta­ti­on ou à l’ap­pli­ca­ti­on de la pré­sen­te Convention ;
e. prépa­re­ra, avant tou­te nou­vel­le adhé­si­on à la Con­ven­ti­on, un avis à l’in­ten­ti­on du Comi­té des mini­stres sur le niveau de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel du can­di­dat à l’ad­hé­si­on et recom­man­de­ra, le cas échéant, les mesu­res à prend­re pour se con­for­mer aux dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te Convention ;
f. peut, à la deman­de d’un État ou d’u­ne orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le, éva­luer si le niveau de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel four­ni par le pre­mier est con­for­me aux dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te Con­ven­ti­on et, le cas échéant, recom­man­der des mesu­res à prend­re pour par­ve­nir à cet­te conformité ;
g. peut éla­bo­rer ou approu­ver des modè­les de garan­ties stan­dar­di­sées visées à l’ar­tic­le 12 ;
h. exami­ne­ra la mise en œuvre de la pré­sen­te Con­ven­ti­on par les Par­ties et recom­man­de­ra des mesu­res à prend­re lorsqu’u­ne Par­tie ne respec­te pas la pré­sen­te Convention ;
i. faci­li­te­ra, en tant que de beso­in, le règle­ment amiable de tou­tes les dif­fi­cul­tés liées à l’ap­pli­ca­ti­on de la pré­sen­te Convention.

Artic­le 20 Procédure

1) Le Comi­té de la Con­ven­ti­on est con­vo­qué par le Secré­tai­re géné­ral du Con­seil de l’Eu­ro­pe. Sa pre­miè­re réuni­on se tien­dra dans les dou­ze mois sui­vant l’en­trée en vigueur de la pré­sen­te Con­ven­ti­on. Il se réu­nit ensuite au moins une fois par an et, en tout état de cau­se, lorsque un tiers des repré­sen­tants des Par­ties en font la demande.
2. la majo­ri­té des repré­sen­tants des par­ties con­sti­tue un quo­rum pour une réuni­on du comi­té de la convention.
3. chaque par­tie a le droit de vote et dis­po­se d’u­ne voix. Sur les que­sti­ons rele­vant de sa com­pé­tence, l’U­ni­on euro­pé­en­ne exer­ce son droit de vote et dis­po­se d’un nombre de voix égal au nombre de ses États mem­bres qui sont par­ties à la Con­ven­ti­on et qui ont trans­fé­ré des com­pé­ten­ces à l’U­ni­on euro­pé­en­ne dans le domaine con­cer­né. Dans ce cas, ces États mem­bres de l’U­ni­on euro­pé­en­ne ne votent pas.
4) Après cha­cu­ne de ses réuni­ons, le Comi­té de la Con­ven­ti­on sou­met au Comi­té des mini­stres du Con­seil de l’Eu­ro­pe un rap­port sur ses travaux et sur le fonc­tion­ne­ment de la pré­sen­te Convention.
5) Le comi­té de la con­ven­ti­on éla­bo­re ses pro­pres règles de pro­cé­du­re et éta­blit, en par­ti­cu­lier, les pro­cé­du­res d’éva­lua­ti­on visées à l’ar­tic­le 4.3 et d’ex­amen du niveau de pro­tec­tion visé à l’ar­tic­le 19, sur la base de critères objectifs.

Cha­pit­re VI Amendements

Artic­le 21 Amendements

1) Des amen­de­ments à la pré­sen­te con­ven­ti­on peu­vent être pro­po­sés par une par­tie, par le comi­té des mini­stres du Con­seil de l’Eu­ro­pe ou par le comi­té de la convention.
2. tou­te pro­po­si­ti­on d’a­men­de­ment est com­mu­ni­quée par le Secré­tai­re géné­ral du Con­seil de l’Eu­ro­pe aux par­ties à la pré­sen­te con­ven­ti­on, aux aut­res États mem­bres du Con­seil de l’Eu­ro­pe, à l’U­ni­on euro­pé­en­ne et aux pays tiers.
Uni­on euro­pé­en­ne et à tout État non membre ou à tou­te orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le qui a été invi­té à adhé­rer à la pré­sen­te con­ven­ti­on con­for­mé­ment aux dis­po­si­ti­ons de l’ar­tic­le 23.
3. en out­re, tout amen­de­ment pro­po­sé par une Par­tie ou par le Comi­té des mini­stres est com­mu­ni­qué au Comi­té de la Con­ven­ti­on, qui sou­met au Comi­té des mini­stres son avis sur l’a­men­de­ment proposé.
4. le Comi­té des mini­stres exami­ne l’a­men­de­ment pro­po­sé et tou­te opi­ni­on sou­mi­se par le Comi­té de la Con­ven­ti­on et peut approu­ver l’amendement.
5. le tex­te de tout amen­de­ment approu­vé par le Comi­té des mini­stres con­for­mé­ment au para­gra­phe 4 du pré­sent artic­le est trans­mis aux Par­ties pour acceptation.
6) Tout amen­de­ment approu­vé con­for­mé­ment au para­gra­phe 4 du pré­sent artic­le ent­re en vigueur le tren­tiè­me jour qui suit la date à laquel­le tou­tes les par­ties ont infor­mé le secré­tai­re géné­ral de leur accep­t­ati­on de cet amendement.
7) En out­re, le Comi­té des mini­stres peut, après avoir con­sul­té le Comi­té de la Con­ven­ti­on, déci­der qu’un amen­de­ment par­ti­cu­lier ent­rera en vigueur à l’ex­pi­ra­ti­on d’u­ne péri­ode de deux ans à comp­ter de la date à laquel­le il a été ouvert à l’ac­cep­t­ati­on, à moins qu’u­ne Par­tie ne noti­fie au Secré­tai­re géné­ral du Con­seil de l’Eu­ro­pe une objec­tion à son entrée en vigueur. Si une tel­le objec­tion est noti­fi­ée, l’a­men­de­ment ent­re en vigueur le pre­mier jour du mois sui­vant la date à laquel­le la Par­tie à la pré­sen­te Con­ven­ti­on qui a noti­fié l’ob­jec­tion a dépo­sé son instru­ment d’ac­cep­t­ati­on auprès du Secré­tai­re Géné­ral du Con­seil de l’Europe.
8) Si un amen­de­ment a été approu­vé par le Comi­té des mini­stres mais n’est pas enco­re entré en vigueur con­for­mé­ment aux dis­po­si­ti­ons des para­gra­phes 6 ou 7, un État, l’U­ni­on euro­pé­en­ne ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le ne peut expri­mer son con­sen­te­ment à être lié par la pré­sen­te Con­ven­ti­on sans accep­ter en même temps l’amendement.

Cha­pit­re VII Clau­ses finales

Artic­le 22 Entrée en vigueur

1) La pré­sen­te con­ven­ti­on est ouver­te à la signa­tu­re des États mem­bres du Con­seil de l’Eu­ro­pe et de l’U­ni­on euro­pé­en­ne. Elle est sou­mi­se à rati­fi­ca­ti­on, accep­t­ati­on ou appro­ba­ti­on. Les instru­ments de rati­fi­ca­ti­on, d’ac­cep­t­ati­on ou d’ap­pro­ba­ti­on sont dépo­sés auprès du Secré­tai­re géné­ral du Con­seil de l’Europe.
2) La pré­sen­te con­ven­ti­on ent­re en vigueur le pre­mier jour du mois sui­vant l’ex­pi­ra­ti­on d’u­ne péri­ode de trois mois après la date à laquel­le cinq États mem­bres du Con­seil de l’Eu­ro­pe ont expri­mé leur con­sen­te­ment à être liés par la con­ven­ti­on con­for­mé­ment aux dis­po­si­ti­ons du para­gra­phe précédent.
3. à l’é­gard de tou­te Par­tie qui expri­mera ulté­ri­eu­re­ment son con­sen­te­ment à être liée par elle, la Con­ven­ti­on ent­rera en vigueur le pre­mier jour du mois sui­vant l’ex­pi­ra­ti­on d’u­ne péri­ode de trois mois après la date de dépôt de l’in­stru­ment de rati­fi­ca­ti­on, d’ac­cep­t­ati­on ou d’approbation.

Artic­le 23 Acce­s­si­on par des États non mem­bres et des orga­ni­sa­ti­ons internationales

Après l’en­trée en vigueur de la pré­sen­te Con­ven­ti­on, le Comi­té des mini­stres du Con­seil de l’Eu­ro­pe peut, après avoir con­sul­té les Par­ties à la pré­sen­te Con­ven­ti­on et obte­nu leur accord unani­me et à la lumiè­re de l’a­vis pré­pa­ré par le Comi­té de la Con­ven­ti­on con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 19.e, invi­ter tout État non membre du Con­seil de l’Eu­ro­pe ou tou­te orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le à adhé­rer à la pré­sen­te Con­ven­ti­on par une décis­i­on pri­se à la majo­ri­té pré­vue à l’ar­tic­le 20.d du Sta­tut du Con­seil de l’Eu­ro­pe et par le vote unani­me des repré­sen­tants des États con­trac­tants ayant le droit de sié­ger au Comi­té des ministres.
2) En ce qui con­cer­ne tout État ou orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le adhé­rant à la pré­sen­te con­ven­ti­on con­for­mé­ment au para­gra­phe 1 ci-des­sus, la con­ven­ti­on ent­re en vigueur le pre­mier jour du mois sui­vant l’ex­pi­ra­ti­on d’u­ne péri­ode de trois mois après la date de dépôt de l’in­stru­ment d’ad­hé­si­on auprès du secré­tai­re géné­ral du Con­seil de l’Europe.

Artic­le 24 Clau­se territoriale

1) Tout État, l’U­ni­on euro­pé­en­ne ou tou­te aut­re orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le peut, au moment de la signa­tu­re ou au moment du dépôt de son instru­ment de rati­fi­ca­ti­on, d’ac­cep­t­ati­on, d’ap­pro­ba­ti­on ou d’ad­hé­si­on, pré­cis­er le ou les ter­ri­toires aux­quels s’ap­pli­que la pré­sen­te convention.
2) Tout État, l’U­ni­on euro­pé­en­ne ou tou­te aut­re orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le peut, à tou­te date ulté­ri­eu­re, par une décla­ra­ti­on adres­sée au Secré­tai­re géné­ral du Con­seil de l’Eu­ro­pe, étendre l’ap­pli­ca­ti­on de la pré­sen­te Con­ven­ti­on à tout aut­re ter­ri­toire dési­gné dans la décla­ra­ti­on. En ce qui con­cer­ne ce ter­ri­toire, la Con­ven­ti­on ent­rera en vigueur le pre­mier jour du mois sui­vant l’ex­pi­ra­ti­on d’u­ne péri­ode de trois mois après la date de récep­ti­on de ladi­te décla­ra­ti­on par le Secré­tai­re Général.
3) Tou­te décla­ra­ti­on fai­te en ver­tu des deux para­gra­phes pré­cé­dents peut être reti­rée, en ce qui con­cer­ne tout ter­ri­toire dési­gné dans cet­te décla­ra­ti­on, par noti­fi­ca­ti­on adres­sée au Secré­tai­re géné­ral. Le retrait pren­dra effet le pre­mier jour du mois sui­vant l’ex­pi­ra­ti­on d’u­ne péri­ode de six mois après la date de récep­ti­on de ladi­te noti­fi­ca­ti­on par le Secré­tai­re général.

Artic­le 25 Réservations

Aucu­ne réser­ve ne peut être fai­te en ce qui con­cer­ne les dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te convention.

Artic­le 26 Dénonciation

1) Tou­te par­tie peut à tout moment dénon­cer la pré­sen­te con­ven­ti­on par noti­fi­ca­ti­on adres­sée au Secré­tai­re géné­ral du Con­seil de l’Europe.
2) Cet­te dénon­cia­ti­on prend effet le pre­mier jour du mois sui­vant l’ex­pi­ra­ti­on d’u­ne péri­ode de six mois après la date de récep­ti­on de la noti­fi­ca­ti­on par le Secré­tai­re général.

Artic­le 27 Notifications

Le Secré­tai­re géné­ral du Con­seil de l’Eu­ro­pe noti­fie­ra aux États mem­bres du Con­seil et à tou­te par­tie à la pré­sen­te convention :
a. tou­te signature ;
b. le dépôt de tout instru­ment de rati­fi­ca­ti­on, d’ac­cep­t­ati­on, d’ap­pro­ba­ti­on ou d’adhésion ;
c. tou­te date d’en­trée en vigueur de la pré­sen­te con­ven­ti­on con­for­mé­ment à ses artic­les 22, 23 et 24 ;
d. tout aut­re acte, noti­fi­ca­ti­on ou com­mu­ni­ca­ti­on ayant trait à la pré­sen­te convention.

Artic­le … du Pro­to­co­le : signa­tu­re et entrée en vigueur

1) Le pré­sent Pro­to­co­le est ouvert à la signa­tu­re des Par­ties à la Con­ven­ti­on. Il sera sou­mis à rati­fi­ca­ti­on, accep­t­ati­on ou appro­ba­ti­on. Les instru­ments de rati­fi­ca­ti­on, d’ac­cep­t­ati­on ou d’ap­pro­ba­ti­on sont dépo­sés auprès du Secré­tai­re géné­ral du Con­seil de l’Europe.
2) Le pré­sent Pro­to­co­le ent­re en vigueur le pre­mier jour du mois qui suit l’ex­pi­ra­ti­on d’u­ne péri­ode de [trois] mois après la date à laquel­le tou­tes les Par­ties à la Con­ven­ti­on ont expri­mé leur con­sen­te­ment à être liées par le Pro­to­co­le con­for­mé­ment aux dis­po­si­ti­ons du para­gra­phe 1 du pré­sent article.
Tou­te­fois, le pré­sent Pro­to­co­le ent­rera en vigueur à l’ex­pi­ra­ti­on d’un délai de [deux] ans à comp­ter de la date à laquel­le il aura été ouvert à la signa­tu­re, à moins qu’u­ne Par­tie à la Con­ven­ti­on n’ait noti­fié au Secré­tai­re géné­ral du Con­seil de l’Eu­ro­pe une objec­tion à son entrée en vigueur. Le droit de sou­le­ver une objec­tion est réser­vé aux États qui étai­ent par­ties à la con­ven­ti­on à la date d’ou­ver­tu­re à la signa­tu­re du pré­sent protocole.
4. si une tel­le objec­tion est noti­fi­ée, le pro­to­co­le ent­re en vigueur le pre­mier jour du mois sui­vant l’ex­pi­ra­ti­on d’u­ne péri­ode de [trois] mois après la date à laquel­le la par­tie à la con­ven­ti­on qui a noti­fié l’ob­jec­tion a dépo­sé son instru­ment de rati­fi­ca­ti­on, d’ac­cep­t­ati­on ou d’ap­pro­ba­ti­on auprès du Secré­tai­re géné­ral du Con­seil de l’Europe.
5. à comp­ter de l’en­trée en vigueur du pré­sent Pro­to­co­le, à l’é­gard d’u­ne Par­tie ayant fait une ou plu­sieurs décla­ra­ti­ons en appli­ca­ti­on de l’ar­tic­le 2 de la Con­ven­ti­on ori­gi­na­le, cet­te ou ces décla­ra­ti­ons ces­se­ront d’a­voir effet.