Ven­te à emporter (AI)
  • Spar­too SAS a été sanc­tion­née par la CNIL d’u­ne amen­de de 250’000 euros pour man­quement gra­ve à la pro­tec­tion des données.
  • Plus de 25 mil­li­ons de per­son­nes con­cer­nées, un four­nis­seur éta­b­li et un man­que par­tiel de con­for­mi­té mal­gré des mesu­res pri­ses a poste­rio­ri ont aug­men­té la sanction.
  • La CNIL a mené une per­qui­si­ti­on (Dawn Raid) pour sécu­ri­ser le trai­te­ment des don­nées des cli­ents et les enre­gi­stre­ments des employés ; pour la pre­miè­re fois avec une coopé­ra­ti­on internationale.

L’au­to­ri­té fran­çai­se de con­trô­le des télé­com­mu­ni­ca­ti­ons (CNIL) a ordon­né à l’entre­pri­se de ven­te en ligne Spar­too SAS de ces­ser ses acti­vi­tés. sanc­tion­né d’u­ne amen­de de 250 000 euros. Les critères sui­vants étai­ent notam­ment pertinents :

  • Le cad­re des amen­des de 20 mil­li­ons d’eu­ros / 4% du chif­fre d’af­fai­res annuel ;
  • que les vio­la­ti­ons con­cer­naient en gran­de par­tie des dis­po­si­ti­ons qui exi­staient déjà avant l’en­trée en vigueur du RGPD :
  • la gra­vi­té des infractions ;
  • le nombre de per­son­nes con­cer­nées (plus de 25 millions) ;
  • que Spar­too est un four­nis­seur établi ;
  • que Spar­too n’a­vait ent­re­pris des démar­ches de mise en con­for­mi­té qu’a­près la per­qui­si­ti­on (voir ci-des­sus) et que tou­tes les infrac­tions n’a­vai­ent pas été cor­ri­gées au moment de la décis­i­on d’amende

Il est inté­res­sant de noter (out­re le fait qu’il s’a­gis­sait de la pre­miè­re pro­cé­du­re dans laquel­le la CNIL coopé­rait avec des auto­ri­tés de dif­fér­ents États mem­bres) que la CNIL avait effec­tué une per­qui­si­ti­on (“Dawn Raid”) dans les locaux de Spar­too en France. L’ob­jec­tif de la per­qui­si­ti­on était d’ob­te­nir des infor­ma­ti­ons sur le trai­te­ment des don­nées des cli­ents, mais aus­si des enre­gi­stre­ments d’en­tre­ti­ens avec les employés.