Ven­te à emporter (AI)
  • Le Sénat fran­çais a pro­po­sé l’ar­tic­le 26, qui exi­ge la con­ser­va­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel au sein de l’UE et inter­dit leur trans­fert vers des pays tiers.
  • L’ob­jec­tif était de garan­tir l’ap­pli­ca­bi­li­té des lois euro­pé­en­nes sur la pro­tec­tion des don­nées grâ­ce au stocka­ge euro­pé­en des don­nées, en par­ti­cu­lier après l’a­b­ro­ga­ti­on du Safe Harbor.
  • La régle­men­ta­ti­on pro­po­sée (régio­na­lis­me des don­nées) est en con­flit avec le RGPD et repré­sen­te des ten­dan­ces de natio­na­lis­me des données.

Mise à jour 10 juil­let 2016

L’As­sem­blée natio­na­le fran­çai­se a déci­dé le 30 juin 2016 d’a­ban­don­ner l’e­xi­gence de loca­li­sa­ti­on des don­nées. Pour plus d’in­for­ma­ti­ons : Blog de Hun­ton & Wil­liams.

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Le Sénat fran­çais a récem­ment – le 3 mai 2016 – déci­dé d’in­clu­re dans la Loi infor­ma­tique et liber­tés de pré­voir, par la nou­vel­le dis­po­si­ti­on sui­van­te de l’ar­tic­le 26, une for­me rela­ti­ve­ment douce de natio­na­lis­me des don­nées, que l’on pour­rait qua­li­fier de régio­na­lis­me des données :

6° Elles sont stockées dans un cent­re de don­nées situé sur le ter­ri­toire de l’un des États mem­bres de l’U­ni­on euro­pé­en­ne, et, sans pré­ju­di­ce des enga­ge­ments inter­na­ti­on­aux de la France et de l’U­ni­on euro­pé­en­ne, ne peu­vent fai­re l’ob­jet d’au­cun trans­fert vers un État tiers.”

L’ob­jec­tif de cet amen­de­ment a été décrit com­me suit:

Il s’a­git d’im­po­ser le stocka­ge des don­nées per­son­nel­les des citoy­ens fran­çais sur le ter­ri­toire euro­pé­en, afin de s’assurer ain­si de l’ap­pli­ca­bi­li­té des dis­po­si­ti­ons légis­la­ti­ves pri­ses au niveau euro­pé­en, en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées per­son­nel­les. L’an­nu­la­ti­on du Safe Har­bor par la Cour de Justi­ce de l’U­ni­on Euro­pé­en­ne rend d’autant plus cri­tique cet­te disposition.

Le fait que cet­te dis­po­si­ti­on soit dif­fi­ci­le­ment com­pa­ti­ble avec les exi­gen­ces du RGPD n’a pas été pris en comp­te – dans l’in­té­rêt de la “sou­ve­rai­ne­té des don­nées” de la France. – Pour plus d’in­for­ma­ti­ons, voir Hogan Lovells.

L’ex­pres­si­on “natio­na­lis­me des don­nées” est uti­li­sée depuis 3 – 4 ans pour dési­gner les régle­men­ta­ti­ons qui limi­tent con­sidé­ra­blem­ent le trans­fert de don­nées per­son­nel­les à l’étranger.