Ven­te à emporter (AI)
  • Dis­pu­te sur la clas­si­fi­ca­ti­on des don­nées sen­si­bles : Une mino­ri­té veut pro­té­ger tou­tes les don­nées géné­ti­ques, la majo­ri­té uni­quement les don­nées géné­ti­ques clai­re­ment identifiables.
  • Dés­ac­cord sur le “pro­fi­la­ge à haut ris­que” : la mino­ri­té II sou­hai­te que tout pro­fi­la­ge portant sur des don­nées sen­si­bles soit con­sidé­ré com­me à haut risque.
  • Dis­cus­sion sur le con­sen­te­ment expli­ci­te : Deux pro­po­si­ti­ons mino­ri­taires deman­dent l’ex­pli­ci­ta­ti­on éga­le­ment pour le pro­fi­la­ge à haut ris­que, et pas seu­le­ment pour les don­nées sensibles.
  • Une mino­ri­té deman­de la sup­pres­si­on com­plè­te du pri­vilè­ge de grou­pe en tant qu’ex­cep­ti­on aux obli­ga­ti­ons d’in­for­ma­ti­on et motif justificatif.

Lors de la ses­si­on de prin­temps, la Gran­de Chambre a débat­tu des diver­gen­ces con­cer­nant le pro­jet de révi­si­on de la LPD. Un aper­çu com­plet se trouve dans le dra­peau Ses­si­on de prin­temps 2020 du Con­seil natio­nal. Les prin­ci­pa­les diver­gen­ces portent tou­te­fois sur les points suivants :

  • La mino­ri­té pro­po­se de sui­v­re la pro­po­si­ti­on du Con­seil des Etats et du Con­seil fédé­ral en ce qui con­cer­ne la défi­ni­ti­on des don­nées sen­si­bles, à savoir que tou­tes les don­nées géné­ti­ques doi­vent être con­sidé­rées com­me sen­si­bles. La majo­ri­té sou­hai­te s’en tenir à la rest­ric­tion selon laquel­le seu­les les don­nées géné­ti­ques qui iden­ti­fi­ent clai­re­ment une per­son­ne phy­si­que doi­vent être qua­li­fi­ées de don­nées sen­si­bles. L’en­droit où la déli­mi­ta­ti­on doit se fai­re selon une tel­le défi­ni­ti­on n’est pas clair et dev­rait ent­raî­ner des dif­fi­cul­tés dans la pratique.
  • En out­re, la Gran­de Chambre n’est tou­jours pas d’ac­cord sur la noti­on de pro­fi­la­ge à haut ris­que. Ain­si, selon une mino­ri­té II, tout pro­fi­la­ge qui con­duit à des don­nées per­son­nel­les sen­si­bles doit désor­mais être con­sidé­ré com­me un pro­fi­la­ge à haut ris­que. Cet­te qua­li­fi­ca­ti­on sem­ble peu con­vain­can­te, car le ris­que encou­ru par une per­son­ne lors d’un pro­fi­la­ge ne résul­te pas seu­le­ment du type de don­nées, mais aus­si et sur­tout du mode de trai­te­ment con­cret du profilage.
  • En out­re, deux pro­po­si­ti­ons de mino­ri­té se pro­non­cent en faveur d’u­ne exten­si­on de l’e­xi­gence d’ex­pli­ca­bi­li­té pour les con­sen­te­ments. Alors que la majo­ri­té sou­hai­tait, par déro­ga­ti­on au droit en vigueur, ne l’an­crer que pour le trai­te­ment de don­nées per­son­nel­les sen­si­bles, les pro­po­si­ti­ons mino­ri­taires deman­dent que l’ex­pres­si­vi­té soit éga­le­ment requi­se pour le pro­fi­la­ge à haut ris­que (qu’il soit effec­tué par une per­son­ne pri­vée ou par un orga­ne fédéral).
  • La mino­ri­té veut en out­re sup­p­ri­mer entiè­re­ment le pri­vilè­ge des grou­pes (en tant que fait excep­ti­on­nel dans l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­mer ; en tant que motif justificatif).

Le dos­sier dev­rait être sou­mis au Con­seil des Etats cet été. Mais dans le con­tex­te actuel, une entrée en vigueur cet­te année sem­ble plutôt improbable.