Ven­te à emporter (AI)
  • L’an­non­ce d’u­ne vio­la­ti­on de la sécu­ri­té des don­nées selon l’art. 24, al. 6 LPD ne peut être uti­li­sée dans une pro­cé­du­re péna­le qu’a­vec l’ac­cord de la per­son­ne sou­mi­se à l’ob­li­ga­ti­on d’annoncer.
  • Pro­tec­tion selon le tex­te en pre­mier lieu pour le responsable ; l’in­ter­pré­ta­ti­on pour­rait tou­te­fois aus­si pro­té­ger cont­re l’au­to-incri­mi­na­ti­on des per­son­nes agissant.
  • A l’étran­ger, la décla­ra­ti­on peut avoir des con­sé­quen­ces néga­ti­ves : Exemp­le en Ita­lie, le Garan­te a inf­li­gé une amen­de de EUR 30’000 à un orga­nis­me public.
  • Garan­te a cri­ti­qué l’ab­sence de mesu­res de détec­tion et de sécu­ri­té du réseau, ain­si que la vio­la­ti­on de Pri­va­cy by Design après l’an­non­ce d’u­ne attaque par ransomware.

On peut se deman­der si les Noti­fi­ca­ti­on d’u­ne vio­la­ti­on de la sécu­ri­té des don­nées n’en­traî­ne pas le ris­que d’êt­re sanc­tion­né pour une Vio­la­ti­on des exi­gen­ces de sécu­ri­té – qui peut être à l’o­ri­gi­ne d’u­ne brè­che, mais pas néces­saire­ment. En Sui­s­se, c’est l’ar­tic­le 24, para­gra­phe 6, de la loi sur la pro­tec­tion des don­nées qui régit cet­te question :

Une com­mu­ni­ca­ti­on fai­te sur la base du pré­sent artic­le ne peut être uti­li­sée dans une pro­cé­du­re péna­le cont­re la per­son­ne sou­mi­se à l’ob­li­ga­ti­on de com­mu­ni­quer qu’a­vec le con­sen­te­ment de celle-ci.

D’a­près le tex­te, cet­te dis­po­si­ti­on ne pro­tège tou­te­fois que la per­son­ne sou­mi­se à l’ob­li­ga­ti­on de décla­rer, c’est-à-dire le responsable, et non pas les per­son­nes respons­ables d’u­ne vio­la­ti­on et éven­tu­el­le­ment punis­sa­bles. On peut tou­te­fois inter­pré­ter la dis­po­si­ti­on dans le sens que ce sont ces der­niè­res qui doi­vent être pro­té­gées cont­re une auto-incri­mi­na­ti­on et non pas seu­le­ment le responsable dont la vio­la­ti­on de la pro­tec­tion des don­nées est impu­tée à cer­tai­nes per­son­nes par le biais de l’art. 29 CP et de l’art. 6 DPA (le mes­sa­ge est muet sur cet­te question).

A l’étran­ger, la noti­fi­ca­ti­on d’u­ne vio­la­ti­on de la sécu­ri­té peut tou­te­fois avoir des con­sé­quen­ces indé­si­ra­bles. Un exemp­le en est une décis­i­on du garan­te ita­li­en­ne Le Garant avait inf­li­gé une amen­de de 30 000 euros à une insti­tu­ti­on de l’ad­mi­ni­stra­ti­on publi­que pour ne pas avoir pro­té­gé de maniè­re adé­qua­te les don­nées per­son­nel­les – y com­pris les don­nées rela­ti­ves à la san­té – de 842 000 pati­ents et col­la­bo­ra­teurs. Il man­quait par exemp­le des mesu­res de détec­tion immé­dia­te de la vio­la­ti­on de la sécu­ri­té et de sécu­ri­té du réseau (pas d’au­then­ti­fi­ca­ti­on à plu­sieurs fac­teurs ; pas de seg­men­ta­ti­on du réseau) ; le prin­ci­pe de pri­va­cy by design avait ain­si été vio­lé. Le garant a pris con­nais­sance de ces vio­la­ti­ons après l’an­non­ce d’u­ne attaque par ransom.