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I. Dis­po­si­ti­ons générales

§ 1 Objet et but
1 Cet­te loi régit le trai­te­ment des infor­ma­ti­ons par les orga­nes publics.
2 Il a pour objet,
a. de rend­re l’ac­tion des orga­nes publics trans­pa­ren­te et de favo­ri­ser ain­si la lib­re for­ma­ti­on de l’o­pi­ni­on et l’e­xer­ci­ce des droits démo­cra­ti­ques, ain­si que de faci­li­ter le con­trô­le de l’ac­tion de l’État,
b. de pro­té­ger les droits fon­da­men­taux des per­son­nes au sujet des­quel­les les orga­nes publics trai­tent des données.
§ 2 Champ d’application
La pré­sen­te loi s’ap­pli­que aux orga­nes publics. 
§ 2a Excep­ti­ons : a. Con­seil cantonal
1 La pré­sen­te loi ne s’ap­pli­que pas aux rela­ti­ons ent­re le Grand Con­seil et ses com­mis­si­ons per­ma­nen­tes, ni aux auto­ri­tés et éta­blis­se­ments sou­mis à sa hau­te surveillance.
2 Dans la mesu­re où le Grand Con­seil est sou­mis à la pré­sen­te loi, le ou la délégué(e) à la pro­tec­tion des don­nées ne dis­po­se pas des com­pé­ten­ces pré­vues au § 10, ali­néa 2, au § 12a, ali­né­as 1 et 2, au § 34, lett­res c, d et f, et aux §§ 35 à 36a.
§ 2b Excep­ti­ons : b. Tri­bu­naux et auto­ri­tés de pour­suite pénale
1 Dans les pro­cé­du­res judi­ciai­res et les pro­cé­du­res des auto­ri­tés de pour­suite péna­le con­for­mé­ment au § 86, ali­néa 1, lett­res b et c de la loi sur l’or­ga­ni­sa­ti­on judi­ciai­re et admi­ni­stra­ti­ve dans le cad­re de la pro­cé­du­re civi­le et péna­le du 10 mai 2010, les droits des per­son­nes con­cer­nées et les droits de con­sul­ta­ti­on des tiers sont régis par les dis­po­si­ti­ons des lois spéciales.
2 La pré­sen­te loi s’ap­pli­que au trai­te­ment des don­nées per­son­nel­les dans la mesu­re où les lois spé­cia­les ne con­ti­en­nent pas de réglementation.
3 Dans la mesu­re où les tri­bu­naux sont sou­mis à la pré­sen­te loi, le ou la com­mis­saire à la pro­tec­tion des don­nées n’a pas les com­pé­ten­ces pré­vues au § 10, ali­néa 2, au § 12a, ali­né­as 1 et 2, au § 34, lett­res c, d et f, et aux §§ 35 à 36a.
§ 2c Excep­ti­ons : c. Par­ti­ci­pa­ti­on à la con­cur­rence économique
1 La pré­sen­te loi ne s’ap­pli­que pas dans la mesu­re où les orga­nes publics par­ti­ci­pent à la con­cur­rence éco­no­mi­que et n’a­gis­sent pas en tant que puis­sance publique.
2 La loi fédé­ra­le sur la pro­tec­tion des don­nées s’ap­pli­que par ana­lo­gie au trai­te­ment des don­nées per­son­nel­les. La sur­veil­lan­ce est exer­cée par le ou la délégué(e) à la pro­tec­tion des don­nées con­for­mé­ment aux §§ 30 et suivants.
§ 3 Définitions
1 Les orga­nes publics sont
a. le par­le­ment can­to­nal, les par­le­ments com­munaux ain­si que les assem­blées communales,
b. Auto­ri­tés et unités admi­ni­stra­ti­ves du can­ton et des communes,
c. les orga­ni­sa­ti­ons et les per­son­nes de droit public ou pri­vé, dans la mesu­re où elles sont char­gées de l’exé­cu­ti­on de tâches publiques.
2 Les infor­ma­ti­ons sont tous les enre­gi­stre­ments qui con­cer­nent l’ac­com­plis­se­ment d’u­ne tâche publi­que, indé­pen­dam­ment de leur for­me de pré­sen­ta­ti­on et de leur sup­port d’in­for­ma­ti­on. Sont exclus les enre­gi­stre­ments qui ne sont pas ache­vés ou qui sont desti­nés exclu­si­ve­ment à un usa­ge personnel.
3 Les don­nées per­son­nel­les sont des infor­ma­ti­ons qui se rap­portent à une per­son­ne iden­ti­fi­ée ou identifiable.
4 Les don­nées per­son­nel­les par­ti­cu­liè­res sont
a. les infor­ma­ti­ons qui, en rai­son de leur importance, de la natu­re de leur trai­te­ment ou de la pos­si­bi­li­té de les asso­cier à d’aut­res infor­ma­ti­ons, pré­sen­tent un ris­que par­ti­cu­lier d’att­ein­te à la per­son­na­li­té, tel­les que les infor­ma­ti­ons concernant
1._ les opi­ni­ons ou acti­vi­tés reli­gieu­ses, phi­lo­so­phi­ques, poli­ti­ques ou syndicales,
2._ la san­té, la sphè­re inti­me, l’o­ri­gi­ne eth­ni­que ain­si que les don­nées géné­ti­ques et biométriques,
3._ Mesu­res d’ai­de sociale,
4._ des pour­suites ou sanc­tions admi­ni­stra­ti­ves ou pénales.
b. Com­pi­la­ti­ons d’in­for­ma­ti­ons per­met­tant d’éva­luer des aspects essen­tiels de la per­son­na­li­té des per­son­nes physiques.
c. l’éva­lua­ti­on auto­ma­ti­sée d’in­for­ma­ti­ons afin d’ana­ly­ser des carac­té­ri­sti­ques per­son­nel­les essen­ti­el­les ou de préd­ire des évo­lu­ti­ons per­son­nel­les (pro­fi­la­ge).
5 Le trai­te­ment est tou­te mani­pu­la­ti­on d’in­for­ma­ti­ons, tel­le que la coll­ec­te, la con­ser­va­ti­on, l’uti­li­sa­ti­on, la trans­for­ma­ti­on, la com­mu­ni­ca­ti­on ou la destruction.
6 Com­mu­ni­quer, c’est rend­re des infor­ma­ti­ons acce­s­si­bles, par exemp­le en per­met­tant leur con­sul­ta­ti­on, leur trans­mis­si­on ou leur publication.

II Prin­cipes rela­tifs au trai­te­ment des informations

1. en général

§ 4 Prin­ci­pe de transparence
L’or­ga­ne public orga­ni­se le trai­te­ment des infor­ma­ti­ons de maniè­re à pou­voir infor­mer rapi­de­ment, de maniè­re com­plè­te et objective. 
§ 5 Gesti­on de l’information
1 L’in­sti­tu­ti­on publi­que gère ses infor­ma­ti­ons de maniè­re à ce que l’ac­tion admi­ni­stra­ti­ve soit com­pré­hen­si­ble et que la responsa­bi­li­té soit garan­tie. Si plu­sieurs orga­nes publics trai­tent un ensem­ble d’in­for­ma­ti­ons com­mun, ils règ­lent les responsabilités.
2 Si l’in­sti­tu­ti­on publi­que n’a plus beso­in des infor­ma­ti­ons et des instru­ments de recher­che pour son action admi­ni­stra­ti­ve, elle les con­ser­ve pen­dant dix ans au maximum.
3 A l’ex­pi­ra­ti­on du délai de con­ser­va­ti­on, l’in­sti­tu­ti­on publi­que pro­po­se les infor­ma­ti­ons et les instru­ments de recher­che aux archi­ves com­pé­ten­tes. Les infor­ma­ti­ons qui ne sont pas archi­vées doi­vent être détruites.
4 Pour l’ad­mi­ni­stra­ti­on can­to­na­le, le Con­seil d’E­tat règ­le les détails dans une ordonnance.
§ 6 Trai­te­ment sur mandat
1 L’in­sti­tu­ti­on publi­que peut con­fier le trai­te­ment d’in­for­ma­ti­ons à des tiers, pour autant qu’au­cu­ne dis­po­si­ti­on juri­di­que ou accord con­trac­tuel ne s’y oppose.
2 Il reste responsable du trai­te­ment des infor­ma­ti­ons con­for­mé­ment à cet­te loi.
§ 7 Sécu­ri­té de l’information
1 L’in­sti­tu­ti­on publi­que pro­tège les infor­ma­ti­ons par des mesu­res orga­ni­sa­ti­on­nel­les et tech­ni­ques appropriées.
2 Les mesu­res se basent sur les objec­tifs de pro­tec­tion sui­vants :
a. Les infor­ma­ti­ons ne doi­vent pas être divul­guées de maniè­re illicite,
b. Les infor­ma­ti­ons doi­vent être exac­tes et complètes,
c. Les infor­ma­ti­ons doi­vent être dis­po­ni­bles en cas de besoin,
d. Les trai­te­ments d’in­for­ma­ti­ons doi­vent pou­voir être attri­bués à une personne,
e. Les modi­fi­ca­ti­ons des infor­ma­ti­ons doi­vent être iden­ti­fi­a­bles et compréhensibles.
3 Les mesu­res à prend­re dépen­dent du type d’in­for­ma­ti­on, de la natu­re et du but de son uti­li­sa­ti­on et de l’é­tat actuel de la technique.

2. prin­cipes par­ti­cu­liers con­cer­nant le trai­te­ment des don­nées personnelles

§ 8 Légalité
1 L’or­ga­ne public peut trai­ter des don­nées per­son­nel­les dans la mesu­re où cela est appro­prié et néces­saire à l’ac­com­plis­se­ment de ses tâches décri­tes par la loi.
2 Le trai­te­ment de don­nées per­son­nel­les par­ti­cu­liè­res néces­si­te une régle­men­ta­ti­on suf­fi­sam­ment pré­cise dans une loi au sens formel.
§ 9 Affec­ta­ti­on à un but précis
1 L’or­ga­ne public ne peut trai­ter des don­nées per­son­nel­les que dans le but pour lequel elles ont été coll­ec­tées, à moins qu’u­ne dis­po­si­ti­on léga­le ne pré­voie expres­sé­ment une uti­li­sa­ti­on ulté­ri­eu­re ou que la per­son­ne con­cer­née ne don­ne son con­sen­te­ment dans un cas particulier.
2 Dans un but non per­son­nel, l’or­ga­ne public peut trai­ter des don­nées per­son­nel­les si elles sont ren­dues anony­mes et si les ana­ly­ses ne per­met­tent pas de tirer des con­clu­si­ons sur les per­son­nes concernées.
§ 10 Ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées et con­trô­le préalable
1 Lorsqu’il envi­sa­ge de trai­ter des don­nées per­son­nel­les, l’or­ga­ne public éva­lue les ris­ques qu’el­les pré­sen­tent pour les droits fon­da­men­taux des per­son­nes con­cer­nées (ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des données).
2 il sou­met pré­ala­blem­ent à l’ex­amen du Pré­po­sé à la pro­tec­tion des don­nées un pro­jet de trai­te­ment de don­nées per­son­nel­les pré­sen­tant des ris­ques par­ti­cu­liers pour les droits fon­da­men­taux des per­son­nes con­cer­nées (con­trô­le préalable).
§ 11 Évi­ter la réfé­rence à la personne
1 L’or­ga­ne public con­çoit les systè­mes et pro­gram­mes de trai­te­ment des don­nées de maniè­re à pro­dui­re le moins pos­si­ble de don­nées per­son­nel­les qui ne sont pas néces­saires à l’ac­com­plis­se­ment des tâches.
2 Il efface, rend anony­mes ou pseud­ony­mi­sent de tel­les don­nées per­son­nel­les dès que et dans la mesu­re où cela est possible.
§ 12 Infor­ma­ti­on sur l’acquisition
1 L’or­ga­ne public infor­me les per­son­nes con­cer­nées de la coll­ec­te de don­nées per­son­nel­les. Cela vaut éga­le­ment pour la coll­ec­te auprès de tiers.
2 L’in­for­ma­ti­on con­ti­ent des don­nées sur
a. l’or­ga­ne public responsable,
b. les don­nées coll­ec­tées ou leurs catégories,
c. la base juri­di­que et la fina­li­té du traitement,
d. les desti­na­tai­res des don­nées ou les caté­go­ries de desti­na­tai­res des don­nées, si les don­nées sont com­mu­ni­quées à des tiers,
e. les droits de la per­son­ne concernée.
3 L’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on est sup­p­ri­mée,
a. lorsque la per­son­ne con­cer­née dis­po­se déjà des infor­ma­ti­ons visées au para­gra­phe 2,
b. lorsque la coll­ec­te des don­nées per­son­nel­les est pré­vue par la loi,
c. lorsque l’in­for­ma­ti­on n’est pas pos­si­ble ou exi­ge­rait des efforts disproportionnés,
d. dans les cas visés au § 23.
§ 12a Obli­ga­ti­on de déclaration
1 L’or­ga­ne public responsable noti­fie immé­dia­te­ment au délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées le trai­te­ment non auto­ri­sé ou la per­te de don­nées per­son­nel­les lorsque les droits fon­da­men­taux de la per­son­ne con­cer­née sont menacés.
2 Il infor­me la per­son­ne con­cer­née si les cir­con­stances l’e­xi­gent ou si le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées le demande.
3 Il peut rest­reind­re tota­le­ment ou par­ti­el­le­ment l’in­for­ma­ti­on de la per­son­ne con­cer­née si un inté­rêt public ou pri­vé prépon­dé­rant s’y oppose.
§ 13 Respect des dis­po­si­ti­ons rela­ti­ves à la pro­tec­tion des don­nées et assu­rance qualité
1 L’in­sti­tu­ti­on publi­que assu­re le respect des dis­po­si­ti­ons rela­ti­ves à la pro­tec­tion des don­nées, notam­ment par des règles d’organisation.
2 Il peut, afin de garan­tir la qua­li­té du trai­te­ment de l’in­for­ma­ti­on, fai­re con­trô­ler et éva­luer ses pro­cé­du­res, son orga­ni­sa­ti­on et ses instal­la­ti­ons tech­ni­ques par un orga­nis­me indé­pen­dant et reconnu.
3 Le Con­seil-exé­cu­tif règ­le les détails dans une ordonnance.

III Divul­ga­ti­on d’informations

§ 14 Acti­vi­té d’in­for­ma­ti­on d’office
1 L’in­sti­tu­ti­on publi­que infor­me de sa pro­pre initia­ti­ve sur ses acti­vi­tés d’in­té­rêt général.
2 Il met à dis­po­si­ti­on des infor­ma­ti­ons sur sa struc­tu­re, ses com­pé­ten­ces et les per­son­nes à contacter.
3 L’or­ga­ne public ne peut infor­mer sur des pro­cé­du­res en cours que si cela est néces­saire pour rec­ti­fier ou évi­ter des com­mu­ni­ca­ti­ons erro­n­ées ou si, dans un cas par­ti­cu­liè­re­ment gra­ve ou reten­tis­sant, l’in­for­ma­ti­on immé­dia­te est indiquée.
4 Il met à la dis­po­si­ti­on du public une liste de ses bases de don­nées et de leurs objec­tifs. Il signa­le les fichiers d’in­for­ma­ti­ons con­tenant des don­nées personnelles.
§ 15 Médias
1 Dans son acti­vi­té d’in­for­ma­ti­on, l’or­ga­ne public tient comp­te, dans la mesu­re du pos­si­ble, des beso­ins des médias.
2 Il peut pré­voir l’ac­cré­di­ta­ti­on des journalistes.
§ 16 Com­mu­ni­ca­ti­on de don­nées per­son­nel­les : a. Généralités
1 L’or­ga­ne public com­mu­ni­que des don­nées per­son­nel­les lorsque
a. une dis­po­si­ti­on léga­le l’autorise,
b. si la per­son­ne con­cer­née a don­né son con­sen­te­ment dans un cas par­ti­cu­lier, ou
c. si, dans un cas par­ti­cu­lier, il est indis­pensable d’é­car­ter un dan­ger immi­nent pour la vie ou l’in­té­gri­té cor­po­rel­le ou si la pro­tec­tion néces­saire d’aut­res biens juri­di­ques essen­tiels doit avoir plus de poids.
2 Il com­mu­ni­que en out­re, au cas par cas, des don­nées per­son­nel­les à un aut­re orga­ne public ain­si qu’aux orga­nes d’aut­res can­tons ou de la Con­fé­dé­ra­ti­on si l’or­ga­ne qui deman­de des don­nées per­son­nel­les en a beso­in pour accom­plir ses tâches légales.
§ 17 Com­mu­ni­ca­ti­on de don­nées per­son­nel­les : b. Don­nées per­son­nel­les particulières
1 L’or­ga­ne public com­mu­ni­que des don­nées per­son­nel­les par­ti­cu­liè­res lorsque
a. une dis­po­si­ti­on suf­fi­sam­ment pré­cise dans une loi for­mel­le l’autorise,
b. si la per­son­ne con­cer­née a expres­sé­ment con­sen­ti, dans un cas par­ti­cu­lier, à la com­mu­ni­ca­ti­on de don­nées per­son­nel­les par­ti­cu­liè­res, ou
c. si, dans un cas par­ti­cu­lier, il est indis­pensable d’é­car­ter un dan­ger immi­nent pour la vie ou l’in­té­gri­té cor­po­rel­le ou si la pro­tec­tion néces­saire d’aut­res biens juri­di­ques essen­tiels doit avoir plus de poids.
2 Il com­mu­ni­que en out­re, dans des cas par­ti­cu­liers, des don­nées per­son­nel­les par­ti­cu­liè­res à un aut­re orga­ne public ain­si qu’aux orga­nes d’aut­res can­tons ou de la Con­fé­dé­ra­ti­on, si l’or­ga­ne qui deman­de des don­nées per­son­nel­les par­ti­cu­liè­res en a beso­in pour accom­plir ses tâches légales.
§ 18 Com­mu­ni­ca­ti­on de don­nées per­son­nel­les : c. A des fins non personnelles
1 L’in­sti­tu­ti­on publi­que peut com­mu­ni­quer des don­nées per­son­nel­les en vue de leur trai­te­ment à des fins non per­son­nel­les, pour autant qu’u­ne dis­po­si­ti­on léga­le ne l’ex­clue pas.
2 Le desti­na­tai­re doit prou­ver que les don­nées per­son­nel­les sont ren­dues anony­mes, qu’il n’est pas pos­si­ble de tirer des con­clu­si­ons sur les per­son­nes con­cer­nées à par­tir des ana­ly­ses et que les don­nées per­son­nel­les initia­les sont détrui­tes après l’analyse.
§ 19 Com­mu­ni­ca­ti­on de don­nées per­son­nel­les : d. Transfrontalier
L’or­ga­ne public com­mu­ni­que des don­nées per­son­nel­les à des desti­na­tai­res qui ne sont pas sou­mis à la Con­ven­ti­on du Con­seil de l’Eu­ro­pe pour la pro­tec­tion des per­son­nes à l’é­gard du trai­te­ment auto­ma­ti­sé des don­nées à carac­tère per­son­nel lorsque
a. un niveau de pro­tec­tion adé­quat est garan­ti dans l’É­tat desti­na­tai­re pour le trans­fert de données,
b. si une base léga­le le per­met, afin de pro­té­ger cer­ta­ins inté­rêts de la per­son­ne con­cer­née ou des inté­rêts publics prépon­dé­rants, ou
c. des mesu­res de sécu­ri­té con­trac­tu­el­les appro­priées soi­ent pri­ses par l’or­ga­nis­me public.

IV. Droit d’ac­cès à l’in­for­ma­ti­on et aut­res droits juridiques

§ 20 Accès à l’information
1 Tou­te per­son­ne a le droit d’ac­cé­der aux infor­ma­ti­ons déte­nues par un orga­nis­me public.
2 Tou­te per­son­ne a le droit d’ac­cé­der à ses pro­pres don­nées personnelles.
3 Dans les pro­cé­du­res admi­ni­stra­ti­ves et de justi­ce admi­ni­stra­ti­ve non clo­ses par une décis­i­on défi­ni­ti­ve, le droit d’ac­cès à l’in­for­ma­ti­on est régi par le droit de pro­cé­du­re applicable.
§ 21 Pro­tec­tion de ses pro­pres don­nées personnelles
1 La per­son­ne con­cer­née peut deman­der à l’in­sti­tu­ti­on publi­que de
a. les don­nées per­son­nel­les inexac­tes sont rec­ti­fi­ées ou détruites,
b. s’ab­sti­ent de trai­ter des don­nées per­son­nel­les de maniè­re illicite,
c. éli­mi­ne les con­sé­quen­ces du trai­te­ment illicite,
d. con­sta­te le carac­tère illi­ci­te du traitement.
2 Lorsque la rec­ti­fi­ca­ti­on ou la des­truc­tion de don­nées per­son­nel­les est deman­dée et que ni leur exac­ti­tu­de ni leur inexac­ti­tu­de ne peu­vent être éta­b­lies, l’or­ga­ne public appo­se la men­ti­on que les don­nées per­son­nel­les sont con­te­stées. Il limi­te le traitement.
§ 22 Blo­ca­ge des don­nées personnelles
1 La per­son­ne con­cer­née peut fai­re blo­quer la com­mu­ni­ca­ti­on de ses don­nées per­son­nel­les à des per­son­nes pri­vées si l’or­ga­ne public peut com­mu­ni­quer des don­nées per­son­nel­les sans con­di­ti­on en ver­tu d’u­ne dis­po­si­ti­on léga­le spéciale.
2 L’or­ga­ne public com­mu­ni­que des don­nées per­son­nel­les mal­gré le blo­ca­ge si le requé­rant prouve que le blo­ca­ge l’empêche de fai­re valoir ses pro­pres droits vis-à-vis de la per­son­ne concernée.

V. Rest­ric­tions dans les cas individuels

§ 23 Mise en balan­ce des intérêts
1 L’or­ga­ne public refu­se de com­mu­ni­quer tout ou par­tie des infor­ma­ti­ons ou en dif­fè­re la com­mu­ni­ca­ti­on si une dis­po­si­ti­on léga­le ou un inté­rêt public ou pri­vé prépon­dé­rant s’y oppose.
2 Il y a inté­rêt public notam­ment lorsque
a. l’in­for­ma­ti­on con­cer­ne les posi­ti­ons dans les négo­cia­ti­ons contractuelles,
b. la divul­ga­ti­on de l’in­for­ma­ti­on por­te att­ein­te au pro­ce­s­sus de for­ma­ti­on de l’o­pi­ni­on de l’or­ga­ne public,
c. la divul­ga­ti­on de l’in­for­ma­ti­on com­pro­met l’ef­fet des mesu­res d’en­quête, de sécu­ri­té ou de surveillance,
d. la com­mu­ni­ca­ti­on de l’in­for­ma­ti­on por­te att­ein­te aux rela­ti­ons ent­re les com­mu­nes, avec un aut­re can­ton, avec la Con­fé­dé­ra­ti­on ou avec l’étranger,
e. la com­mu­ni­ca­ti­on por­te att­ein­te à l’exé­cu­ti­on con­for­me aux objec­tifs de mesu­res con­crè­tes pri­ses par les autorités.
3 Il y a inté­rêt pri­vé notam­ment lorsque la divul­ga­ti­on de l’in­for­ma­ti­on por­te att­ein­te à la vie pri­vée de tiers.

VI Pro­cé­du­re d’ac­cès à l’information

§ 24 Demande
1 Tou­te per­son­ne sou­hai­tant accé­der à des infor­ma­ti­ons con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 20, para­gra­phe 1, pré­sen­te une deman­de écrite.
2 En répon­se à des que­sti­ons ora­les, l’or­ga­ne public peut four­nir des infor­ma­ti­ons orales.
§ 25 Examen de la demande
1 L’or­ga­nis­me public peut rejeter une deman­de si elle por­te sur des infor­ma­ti­ons qui sont déjà publi­ques et dis­po­ni­bles de maniè­re appro­priée. Cet­te source doit alors être mentionnée.
2 Si le trai­te­ment de la deman­de occa­si­on­ne un tra­vail dis­pro­por­ti­onné à l’or­ga­ne public, celui-ci peut fai­re dépend­re l’ac­cès à l’in­for­ma­ti­on de la preuve d’un inté­rêt digne de pro­tec­tion du requérant.
§ 26 Con­sul­ta­ti­on des tiers concernés
1 Lorsque l’or­ga­ne public sou­hai­te accor­der l’ac­cès à l’in­for­ma­ti­on et que la deman­de con­cer­ne des don­nées per­son­nel­les ou des infor­ma­ti­ons clas­si­fi­ées com­me con­fi­den­ti­el­les, l’or­ga­ne public don­ne aux tiers con­cer­nés la pos­si­bi­li­té de prend­re posi­ti­on dans un délai raisonnable.
2 Si la deman­de con­cer­ne des don­nées per­son­nel­les par­ti­cu­liè­res, l’or­ga­ne public rejet­te la deman­de si les tiers con­cer­nés n’ont pas expres­sé­ment con­sen­ti à l’accès.
§ 27 Décision
1 L’or­ga­ne public rend une décis­i­on lorsqu’il veut refu­ser, rest­reind­re ou dif­fé­rer l’ac­cès à l’in­for­ma­ti­on demandée.
2 S’il sou­hai­te accor­der l’ac­cès aux infor­ma­ti­ons cont­re la volon­té de tiers, il en infor­me les tiers con­cer­nés par voie de décision.
§ 28 Délais
1 L’or­ga­ne public accor­de l’ac­cès à l’in­for­ma­ti­on dans un délai de 30 jours à comp­ter de la récep­ti­on de la deman­de ou rend une décis­i­on limi­tant le droit d’accès.
2 Si l’or­ga­ne public ne peut pas respec­ter ce délai, il infor­me le requé­rant, avant l’ex­pi­ra­ti­on de celui-ci, de la date à laquel­le la décis­i­on rela­ti­ve à la deman­de sera ren­due, en indi­quant les motifs.
§ 29 Taxes et redevances
1 L’or­ga­ne public per­çoit un émo­lu­ment pour le trai­te­ment des deman­des des particuliers.
2 Aucu­ne taxe n’est per­çue
a. lorsque l’ac­cès à l’in­for­ma­ti­on néces­si­te peu d’efforts,
b. pour le trai­te­ment des deman­des qui con­cer­nent ses pro­pres don­nées personnelles,
c. lorsque la deman­de sert à des fins sci­en­ti­fi­ques et que les résul­tats du trai­te­ment per­met­tent d’es­comp­ter une uti­li­té pour le public.
3 Si le trai­te­ment de la deman­de ent­raî­ne des frais importants, l’or­ga­ne public en infor­me le requé­rant. Dans ce cas, il peut exi­ger un pai­ement pré­alable approprié.
4 Si les infor­ma­ti­ons se prêtent à une uti­li­sa­ti­on com­mer­cia­le, une rede­van­ce peut être per­çue en fonc­tion du marché.

VII. délégué(e) à la pro­tec­tion des données

§ 30 Sta­tut et salaire
1 Le Grand Con­seil élit une pré­po­sée ou un pré­po­sé à la pro­tec­tion des don­nées pour une durée de quat­re ans.
2 Le salai­re du ou de la préposé‑e à la pro­tec­tion des don­nées cor­re­spond à 83% du mon­tant maxi­mal de la clas­se de salai­re la plus éle­vée des employés cantonaux.
3 Le ou la préposé(e) à la pro­tec­tion des don­nées est indépendant(e). Il ou elle est rattaché(e) admi­ni­stra­ti­ve­ment à la direc­tion du Grand Conseil.
§ 31 Personnel
1 Le droit du per­son­nel du can­ton s’ap­pli­que au pré­po­sé et à son per­son­nel. Les dis­po­si­ti­ons de la pré­sen­te loi sont réservées.
2 Le ou la préposé(e) est compétent(e) pour les embau­ches et les pro­mo­ti­ons de son per­son­nel dans le cad­re du bud­get approu­vé par le Grand Conseil.
3 *Annulé*
§ 32 Gesti­on bud­gé­tai­re, con­trô­le de gesti­on et comptabilité
1 Le ou la préposé(e) est soumis(e) à la loi sur le con­trô­le de gesti­on et la comp­ta­bi­li­té (LCC) et aux décrets d’ap­pli­ca­ti­on du Con­seil-exé­cu­tif rela­tifs à cet­te loi.
2 Il ou elle est assimilé(e) au Con­seil d’E­tat en ce qui con­cer­ne les com­pé­ten­ces en matiè­re de dépen­ses. Les §§ 19 – 25 CRG s’ap­pli­quent par analogie.
3 Le ou la man­da­tai­re tient sa pro­pre comp­ta­bi­li­té. Il ou elle sou­met chaque année au Grand Con­seil un aper­çu de l’é­vo­lu­ti­on des pre­sta­ti­ons et des finan­ces, un pro­jet de bud­get ain­si que les comptes.
§ 33 Char­gés de mis­si­on dans les com­mu­nes et les organisations
1 Les com­mu­nes et les orga­ni­sa­ti­ons visées au § 3 peu­vent dési­gner leurs pro­pres délé­gués. Le Con­seil d’E­tat peut obli­ger les com­mu­nes comp­tant au moins 50 000 habi­tant-e‑s à le faire.
2 Les com­mu­nes et les orga­ni­sa­ti­ons visées au § 3 règ­lent de maniè­re auto­no­me le choix et l’or­ga­ni­sa­ti­on. Elles s’assu­rent que les pré­po­sés dis­po­sent des qua­li­fi­ca­ti­ons pro­fes­si­on­nel­les néces­saires et qu’ils sont indé­pen­dants dans l’e­xer­ci­ce de leurs tâches et de leurs com­pé­ten­ces. Le ou la préposé‑e cantonal‑e exer­ce la hau­te surveillance.
§ 34 Tâches
Le ou la délégué(e)
a. sou­ti­ent et con­seil­le les orga­nes publics en matiè­re de pro­tec­tion des données,
b. con­seil­le les par­ti­cu­liers sur leurs droits,
c. con­trô­le l’ap­pli­ca­ti­on des règles rela­ti­ves à la pro­tec­tion des données,
d. joue le rôle de média­teur ent­re les per­son­nes con­cer­nées et les orga­nes publics en cas de liti­ge con­cer­nant la pro­tec­tion des données,
e. infor­me le public sur les que­sti­ons rela­ti­ves à la pro­tec­tion des données,
f. éva­lue les actes légis­la­tifs et les pro­jets qui con­cer­nent la pro­tec­tion des données,
g. pro­po­se des for­ma­ti­ons initia­les et con­ti­nues sur les que­sti­ons de pro­tec­tion des données.
§ 35 Pou­voirs de contrôle
1 Le pré­po­sé peut deman­der des rens­eig­ne­ments sur le trai­te­ment de don­nées auprès des orga­nes publics et des tiers man­da­tés con­for­mé­ment au § 6, non­ob­stant une éven­tu­el­le obli­ga­ti­on de gar­der le secret, con­sul­ter les don­nées et se fai­re pré­sen­ter les trai­te­ments, dans la mesu­re où cela est néces­saire à son activité.
2 Les orga­nes publics et les tiers man­da­tés par­ti­ci­pent à l’é­ta­blis­se­ment des faits.
§ 36 Recommandations
1 Si le pré­po­sé con­sta­te une vio­la­ti­on des dis­po­si­ti­ons rela­ti­ves à la pro­tec­tion des don­nées, il fait une recom­man­da­ti­on à l’or­ga­ne public sur les mesu­res à prendre.
2 Si l’in­sti­tu­ti­on publi­que ne suit pas une recom­man­da­ti­on, elle en infor­me le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées en indi­quant les raisons.
§ 36a Mesu­res administratives
1 Si, en cas de vio­la­ti­on gra­ve des dis­po­si­ti­ons rela­ti­ves à la pro­tec­tion des don­nées, l’or­ga­ne public ne suit pas une recom­man­da­ti­on, le pré­po­sé peut déci­der d’ad­ap­ter, d’in­ter­romp­re ou d’an­nu­ler tout ou par­tie du trai­te­ment et d’effacer ou de détrui­re tout ou par­tie des don­nées personnelles.
2 L’or­ga­ne public con­cer­né peut con­te­ster les décis­i­ons du pré­po­sé par un recours devant le tri­bu­nal admi­ni­stra­tif. Les par­ties sont le pré­po­sé et l’or­ga­ne public concerné.
§ 37 Coopération
Pour accom­plir sa tâche de con­trô­le con­for­mé­ment au § 35, le pré­po­sé col­la­bo­re avec les orga­nes des aut­res can­tons, de la Con­fé­dé­ra­ti­on et de l’étran­ger qui accom­plis­sent les mêmes tâches. 
§ 38 Obli­ga­ti­on de gar­der le secret
Le ou la délégué(e) ain­si que les col­la­bo­ra­teurs sont tenus au même devoir de dis­cré­ti­on que l’or­ga­ne public trai­tant les infor­ma­ti­ons dont ils pren­nent con­nais­sance dans le cad­re de leur activité. 
§ 39 Rapports
Le pré­po­sé fait péri­odi­quement rap­port à l’or­ga­ne élec­to­ral sur l’é­ten­due et les prio­ri­tés de ses acti­vi­tés, sur les con­sta­ta­ti­ons et éva­lua­tions importan­tes ain­si que sur les effets de la loi. Le rap­port est publié. 
§ 39a Pro­tec­tion juridique
1 Les décis­i­ons du ou de la préposé‑e en matiè­re de droit du per­son­nel ou d’ad­mi­ni­stra­ti­on peu­vent fai­re l’ob­jet d’un recours auprès de la délé­ga­ti­on admi­ni­stra­ti­ve de la direc­tion du Grand Conseil.
2 L’ob­li­ga­ti­on de gar­der le secret con­for­mé­ment au § 38 s’ap­pli­que éga­le­ment aux instances de recours.
3 Pour le reste, la pro­tec­tion juri­di­que est régie par la loi sur la pro­cé­du­re et la juri­dic­tion admi­ni­stra­ti­ves du 24 mai 1959.

VIII Dis­po­si­ti­ons pénales

§ 40 Trai­te­ment de don­nées per­son­nel­les con­trai­re au contrat
1 Qui­con­que, en tant que per­son­ne man­da­tée con­for­mé­ment au § 6, uti­li­se des don­nées per­son­nel­les pour lui-même ou pour d’aut­res, ou les com­mu­ni­que à d’aut­res, sans l’au­to­ri­sa­ti­on expres­se de l’or­ga­ne public qui l’a man­da­té, est puni d’u­ne amende.
2 L’en­quête et le juge­ment des infrac­tions incom­bent aux préfectures.

IX. Dis­po­si­ti­ons fina­les et transitoires

§ 41 Droit transitoire
L’or­ga­ne public peut trai­ter ou com­mu­ni­quer des fichiers d’in­for­ma­ti­ons con­tenant des don­nées per­son­nel­les par­ti­cu­liè­res qui exi­stent au moment de l’en­trée en vigueur de la pré­sen­te loi pen­dant cinq ans après l’en­trée en vigueur de la pré­sen­te loi, sans que les con­di­ti­ons du § 8, ali­néa 2, ou du § 17, ali­néa 1, lett­re a, soi­ent remplies. 
§ 42 Adap­t­ati­on des désignations
1 Dans les lois sui­van­tes, l’ex­pres­si­on «loi sur la pro­tec­tion des don­nées» ou «loi sur la pro­tec­tion des don­nées per­son­nel­les» est rem­pla­cée par l’ex­pres­si­on «loi sur l’in­for­ma­ti­on et la pro­tec­tion des don­nées» :
a. Loi sur l’ex­ter­na­li­sa­ti­on des ser­vices infor­ma­ti­ques : § 3, ali­né­as 1 et 2,
b. Loi fis­ca­le : § 122, ali­néa 2.
2 Dans les lois sui­van­tes, l’ex­pres­si­on «don­nées per­son­nel­les sen­si­bles» ou «don­nées sen­si­bles» est rem­pla­cée par l’ex­pres­si­on «don­nées per­son­nel­les par­ti­cu­liè­res» :
a. Loi sur l’ex­ter­na­li­sa­ti­on des ser­vices infor­ma­ti­ques : § 3, ali­néa 1,
b. Loi sur le con­trô­le finan­cier : artic­le 25, para­gra­phe 2.
§ 43 Abro­ga­ti­on du droit en vigueur
L’en­trée en vigueur de la pré­sen­te loi ent­raî­ne l’a­b­ro­ga­ti­on de la loi du 6 juin 1993 sur la pro­tec­tion des données. 
§ 44 Adap­t­ati­on d’aut­res actes législatifs
Les lois sui­van­tes sont modi­fi­ées com­me suit :
a. Loi sur les com­mu­nes (Gemein­de­ge­setz) du 6 juin 1926 : …
b. Loi sur l’or­ga­ni­sa­ti­on et le règle­ment du Grand Con­seil (loi sur le Grand Con­seil) du 5 avril 1981 : …
c. Loi sur la pro­tec­tion juri­di­que en matiè­re admi­ni­stra­ti­ve (Ver­wal­tungs­rechts­pfle­ge­ge­setz) du 24 mai 1959 : …
d. Loi sur les rap­ports de tra­vail du per­son­nel de l’E­tat (loi sur le per­son­nel) du 27 sep­tembre 1998 : …
e. Loi sur la Caisse d’assu­rance du per­son­nel de l’E­tat du 6 juin 1993 : …
f. Loi du 24 sep­tembre 1995 sur les archives : …
g. Loi sur les trans­ports publics de voya­ge­urs du 6 mars 1988 : …
h. Loi sur le con­trô­le de gesti­on et la comp­ta­bi­li­té (LCC) du 9 jan­vier 2006 : …