déplier | replier

Cha­pit­re I Dis­po­si­ti­ons générales

(1) Ces der­niè­res années, les tech­no­lo­gies axées sur les don­nées ont eu un effet trans­for­ma­teur sur tous les sec­teurs de l’é­co­no­mie. En par­ti­cu­lier, la dif­fu­si­on rapi­de de pro­duits con­nec­tés à l’in­ter­net a aug­men­té le volu­me et la valeur poten­ti­el­le des don­nées pour les con­som­ma­teurs, les ent­re­pri­ses et la socié­té. Des don­nées de hau­te qua­li­té et interopé­ra­bles pro­venant de dif­fér­ents sec­teurs ren­for­cent la com­pé­ti­ti­vi­té et l’in­no­va­ti­on et assu­rent une crois­sance éco­no­mi­que dura­ble. Les mêmes don­nées peu­vent être uti­li­sées et réuti­li­sées indé­fi­ni­me­nt à des fins dif­fé­ren­tes, sans que la qua­li­té ou la quan­ti­té n’en soit affectée.
(2) Tou­te­fois, les obs­ta­cles au par­ta­ge des don­nées empêchent une répar­ti­ti­on opti­ma­le des don­nées au pro­fit de la socié­té. Par­mi ces obs­ta­cles figu­rent le man­que d’in­ci­ta­ti­ons pour les déten­teurs de don­nées à con­clu­re volon­tai­re­ment des accords de par­ta­ge des don­nées, les incer­ti­tu­des con­cer­nant les droits et les obli­ga­ti­ons liés aux don­nées, les coûts de sous-trai­tance et de mise en place des inter­faces tech­ni­ques, la frag­men­ta­ti­on importan­te des infor­ma­ti­ons dans les silos de don­nées, la mau­vai­se gesti­on des méta­don­nées, l’ab­sence de nor­mes d’in­teropé­ra­bi­li­té sém­an­tique et tech­ni­que, les gou­lets d’étran­gle­ment dans l’ac­cès aux don­nées, l’ab­sence de pro­cé­du­res uni­for­mes pour le par­ta­ge des don­nées et l’a­bus des désé­qui­li­bres con­trac­tuels en matiè­re d’ac­cès et d’uti­li­sa­ti­on des données.
(3) Les sec­teurs comp­tant un grand nombre de micro, peti­tes et moy­ennes ent­re­pri­ses au sens de l’ar­tic­le 2 de l’an­ne­xe de la recom­man­da­ti­on 2003/361/CE de la Com­mis­si­on (5 ) (PME) souf­frent sou­vent d’un man­que de capa­ci­tés et de com­pé­ten­ces numé­ri­ques pour la coll­ec­te, l’ana­ly­se et l’uti­li­sa­ti­on des don­nées, et l’ac­cès est sou­vent limi­té en rai­son de la déten­ti­on des don­nées par un seul acteur du système ou de l’ab­sence d’in­teropé­ra­bi­li­té des don­nées ou des ser­vices de don­nées en soi ou par-delà les frontières.
(4) Afin de répond­re aux beso­ins de l’é­co­no­mie numé­ri­que et d’é­li­mi­ner les obs­ta­cles au bon fonc­tion­ne­ment du mar­ché inté­ri­eur des don­nées, il est néces­saire d’é­ta­b­lir un cad­re har­mo­ni­sé pré­cisant qui est auto­ri­sé à uti­li­ser les don­nées rela­ti­ves aux pro­duits ou les don­nées rela­ti­ves aux ser­vices con­ne­xes, dans quel­les con­di­ti­ons et sur quel­le base. Par con­sé­quent, les États mem­bres ne dev­rai­ent pas adop­ter ou main­te­nir des exi­gen­ces natio­na­les sup­p­lé­men­tai­res dans les domain­es rele­vant du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, sauf si celui-ci le pré­voit expres­sé­ment, car cela por­terait att­ein­te à son appli­ca­ti­on direc­te et uni­for­me. En out­re, les mesu­res pri­ses au niveau de l’U­ni­on ne dev­rai­ent pas por­ter att­ein­te aux obli­ga­ti­ons et aux enga­ge­ments décou­lant des accords com­mer­ci­aux inter­na­ti­on­aux con­clus par l’Union.
(5) Le pré­sent règle­ment garan­tit que les uti­li­sa­teurs d’un pro­duit ou d’un ser­vice con­nec­té dans l’U­ni­on peu­vent accé­der en temps uti­le aux don­nées géné­rées par l’uti­li­sa­ti­on de ce pro­duit ou ser­vice con­nec­té, et que ces uti­li­sa­teurs peu­vent uti­li­ser ces don­nées, y com­pris les trans­mett­re à des tiers de leur choix. Elle obli­ge les déten­teurs de don­nées à mett­re les don­nées à la dis­po­si­ti­on des uti­li­sa­teurs et des tiers de leur choix dans cer­tai­nes cir­con­stances. Elle garan­tit éga­le­ment que les titu­lai­res de don­nées four­nis­sent des don­nées aux desti­na­tai­res de don­nées dans l’U­ni­on à des con­di­ti­ons équi­ta­bles, rai­sonn­ables et non dis­cri­mi­na­toires et de maniè­re trans­pa­ren­te. Les règles de droit pri­vé sont essen­ti­el­les dans le cad­re glo­bal du trans­fert de don­nées. C’est pour­quoi le pré­sent règle­ment adap­te les règles du droit des cont­rats et empêche l’ex­plo­ita­ti­on de désé­qui­li­bres con­trac­tuels qui ent­ra­vent l’ac­cès et l’uti­li­sa­ti­on équi­ta­bles des don­nées. Le pré­sent règle­ment garan­tit éga­le­ment que les titu­lai­res de don­nées four­nis­sent aux auto­ri­tés publi­ques et à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou aux orga­nes de l’U­ni­on les don­nées qui sont néces­saires, en cas de néces­si­té excep­ti­on­nel­le, à l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on spé­ci­fi­que d’in­té­rêt public. En out­re, le pré­sent règle­ment vise à faci­li­ter le pas­sa­ge d’un ser­vice de trai­te­ment des don­nées à un aut­re et à amé­lio­rer l’in­teropé­ra­bi­li­té des don­nées ain­si que des méca­nis­mes et des ser­vices de trans­fert de don­nées dans l’U­ni­on. Le pré­sent règle­ment ne dev­rait pas être inter­pré­té com­me con­fé­rant aux déten­teurs de don­nées un nou­veau droit d’uti­li­sa­ti­on des don­nées géné­rées par l’uti­li­sa­ti­on d’un pro­duit ou d’un ser­vice connecté.
(6) La géné­ra­ti­on de don­nées est le résul­tat de l’ac­tion d’au moins deux acteurs, notam­ment le con­cep­teur ou le fab­ri­cant d’un pro­duit en réseau, qui peut éga­le­ment être dans de nombreux cas un four­nis­seur de ser­vices con­nec­tés, et l’uti­li­sa­teur du pro­duit en réseau ou du ser­vice con­nec­té. Des que­sti­ons d’é­qui­té se posent dans l’é­co­no­mie numé­ri­que, étant don­né que les don­nées coll­ec­tées par ces pro­duits en réseau ou ser­vices con­nec­tés con­sti­tu­ent un atout important pour les ser­vices du mar­ché second­ai­re, les ser­vices auxi­li­ai­res et d’aut­res ser­vices. Afin de tirer par­ti des importants avan­ta­ges éco­no­mi­ques des don­nées et d’en­cou­ra­ger les ent­re­pri­ses de l’U­ni­on à par­ta­ger les don­nées sur la base d’ac­cords volon­tai­res et à déve­lo­p­per la créa­ti­on de valeur à par­tir des don­nées, une appro­che géné­ra­le de l’at­tri­bu­ti­on des droits d’ac­cès et d’uti­li­sa­ti­on des don­nées est pré­fé­ra­ble à l’oc­troi de droits d’ac­cès et d’uti­li­sa­ti­on exclu­sifs. Le pré­sent règle­ment pré­voit des règles hori­zon­ta­les qui pour­rai­ent être sui­vies par le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal, comp­te tenu des spé­ci­fi­ci­tés des sec­teurs concernés.
(119) Étant don­né que les objec­tifs du pré­sent règle­ment, à savoir assurer un par­ta­ge équi­ta­ble de la valeur des don­nées ent­re les acteurs de l’é­co­no­mie de l’in­for­ma­ti­on et pro­mou­voir un accès équi­ta­ble aux don­nées et leur uti­li­sa­ti­on afin de con­tri­buer à la créa­ti­on d’un véri­ta­ble mar­ché inté­ri­eur des don­nées, ne peu­vent pas être réa­li­sés de maniè­re suf­fi­san­te par les États mem­bres et peu­vent donc, en rai­son des dimen­si­ons et des effets de l’ac­tion, ain­si que de l’uti­li­sa­ti­on trans­fron­ta­liè­re des don­nées, être mieux réa­li­sés au niveau de l’U­ni­on, cel­le-ci peut prend­re des mesu­res, con­for­mé­ment au prin­ci­pe de sub­si­dia­ri­té con­sacré à l’ar­tic­le 5 du trai­té sur l’U­ni­on euro­pé­en­ne. Con­for­mé­ment au prin­ci­pe de pro­por­ti­on­na­li­té tel qu’é­non­cé audit artic­le, le pré­sent règle­ment n’excè­de pas ce qui est néces­saire pour att­eind­re ces objectifs.
Artic­le pre­mier Objet et champ d’application
(1) Le pré­sent règle­ment éta­blit des règles har­mo­ni­sées con­cer­nant, ent­re aut­res
a) la four­ni­tu­re de don­nées rela­ti­ves au pro­duit et de don­nées rela­ti­ves au ser­vice con­nec­té à l’uti­li­sa­teur du pro­duit ou du ser­vice connecté,
b) la four­ni­tu­re de don­nées par les pro­prié­tai­res de don­nées aux desti­na­tai­res de données,
c) la four­ni­tu­re de don­nées par les titu­lai­res de don­nées aux auto­ri­tés publi­ques, à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne et aux orga­nes de l’U­ni­on, dans la mesu­re où il exi­ste un beso­in excep­ti­on­nel d’uti­li­ser ces don­nées pour l’exé­cu­ti­on d’u­ne tâche spé­ci­fi­que d’in­té­rêt public,
d) faci­li­ter le pas­sa­ge d’un ser­vice de trai­te­ment de don­nées à un autre,
e) la mise en place de mesu­res de pro­tec­tion cont­re l’ac­cès illi­ci­te de tiers à des don­nées non per­son­nel­les ; et
f) l’é­la­bo­ra­ti­on de nor­mes d’in­teropé­ra­bi­li­té pour les don­nées qui doi­vent être con­sul­tées, trans­mi­ses et utilisées.
(2) Le pré­sent règle­ment cou­vre les don­nées à carac­tère per­son­nel et non per­son­nel, y com­pris les types de don­nées sui­vants, dans les con­tex­tes sui­vants :
a) Le cha­pit­re II s’ap­pli­que aux don­nées, à l’ex­cep­ti­on des con­te­nus rela­tifs aux per­for­man­ces, à l’uti­li­sa­ti­on et à l’en­vi­ron­ne­ment des pro­duits en réseau et des ser­vices connectés ;
b) Le cha­pit­re III s’ap­pli­que à tou­tes les don­nées du sec­teur pri­vé sou­mi­ses à des obli­ga­ti­ons léga­les en vue de leur transfert ;
c) Le cha­pit­re IV s’ap­pli­que à tou­tes les don­nées du sec­teur pri­vé qui sont con­sul­tées et uti­li­sées sur la base de cont­rats ent­re entreprises ;
d) Le cha­pit­re V s’ap­pli­que à tou­tes les don­nées du sec­teur pri­vé, en met­tant l’ac­cent sur les don­nées non personnelles ;
e) Le cha­pit­re VI s’ap­pli­que à tou­tes les don­nées et à tous les ser­vices trai­tés par les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des données ;
f) Le cha­pit­re VII s’ap­pli­que à tou­tes les don­nées à carac­tère non per­son­nel déte­nues dans l’U­ni­on par des four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de données.
(3) Le pré­sent règle­ment s’ap­pli­que
a) les fab­ri­cants de pro­duits en réseau mis sur le mar­ché dans l’U­ni­on et les four­nis­seurs de ser­vices con­nec­tés, quel que soit le lieu d’é­ta­blis­se­ment de ces fab­ri­cants ou fournisseurs ;
b) les uti­li­sa­teurs des pro­duits con­nec­tés ou des ser­vices con­nec­tés visés au point a) dans l’Union ;
c) les titu­lai­res de don­nées, quel que soit leur lieu d’é­ta­blis­se­ment, qui four­nis­sent des don­nées à des desti­na­tai­res de don­nées dans l’Union ;
d) Desti­na­tai­res des don­nées dans l’U­ni­on aux­quels les don­nées sont fournies ;
e) les orga­nis­mes publics, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne et les orga­nes de l’U­ni­on qui deman­dent aux titu­lai­res de don­nées de four­nir des don­nées dans la mesu­re où il exi­ste une néces­si­té excep­ti­on­nel­le d’uti­li­ser ces don­nées pour l’exé­cu­ti­on d’u­ne tâche spé­ci­fi­que d’in­té­rêt public, ain­si que les titu­lai­res de don­nées qui four­nis­sent de tel­les don­nées en répon­se à une tel­le demande ;
f) les pre­sta­tai­res de ser­vices de trai­te­ment de don­nées, quel que soit leur lieu d’é­ta­blis­se­ment, qui four­nis­sent de tels ser­vices à des cli­ents dans l’Union ;
g) les par­ti­ci­pan­ts aux espaces de don­nées et les four­nis­seurs d’ap­pli­ca­ti­ons uti­li­sant des cont­rats intel­li­gents, ain­si que les per­son­nes dont l’ac­ti­vi­té com­mer­cia­le, indu­stri­el­le ou pro­fes­si­on­nel­le impli­que la mise en place de cont­rats intel­li­gents pour d’aut­res dans le cad­re de l’exé­cu­ti­on d’un accord.
(4) Lorsqu’il est fait réfé­rence, dans le pré­sent règle­ment, à des pro­duits en réseau ou à des ser­vices con­nec­tés, ces réfé­ren­ces inclu­ent les assi­stants vir­tuels dans la mesu­re où ils inter­agis­sent avec un pro­duit en réseau ou un ser­vice connecté. 
(5) Le pré­sent règle­ment s’ap­pli­que sans pré­ju­di­ce du droit de l’U­ni­on et du droit natio­nal rela­tif à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, à la vie pri­vée, à la con­fi­den­tia­li­té des com­mu­ni­ca­ti­ons et à l’in­té­gri­té des équi­pe­ments ter­minaux, qui s’ap­pli­quent aux don­nées à carac­tère per­son­nel trai­tées dans le cad­re des droits et obli­ga­ti­ons pré­vus par le pré­sent règle­ment, notam­ment les règle­ments (UE) 2016/679 et (UE) 2018/1725 et la direc­ti­ve 2002/58/, y com­pris les pou­voirs et responsa­bi­li­tés des auto­ri­tés de con­trô­le et les droits des per­son­nes con­cer­nées. Dans la mesu­re où les uti­li­sa­teurs sont des per­son­nes con­cer­nées, les droits énon­cés au cha­pit­re II du pré­sent règle­ment com­plè­tent le droit d’ac­cès des per­son­nes con­cer­nées et le droit à la por­ta­bi­li­té des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 15 et à l’ar­tic­le 20 du règle­ment (UE) 2016/679, respec­ti­ve­ment. En cas de con­flit ent­re le pré­sent règle­ment et le droit de l’U­ni­on rela­tif à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel ou de la vie pri­vée ou la légis­la­ti­on natio­na­le adop­tée con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on, le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal rela­tif à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel ou de la vie pri­vée prévalent.
(7) Le droit fon­da­men­tal à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel est notam­ment garan­ti par les règle­ments (UE) 2016/679 (6) et (UE) 2018/1725 (7) du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil. La direc­ti­ve 2002/58/ du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (8) pro­tège en out­re la vie pri­vée et la con­fi­den­tia­li­té des com­mu­ni­ca­ti­ons, notam­ment par le biais de con­di­ti­ons rela­ti­ves au stocka­ge des don­nées à carac­tère per­son­nel et non per­son­nel sur les équi­pe­ments ter­minaux et à l’ac­cès à ces der­niers. Ces actes légis­la­tifs de l’U­ni­on con­sti­tu­ent la base d’un trai­te­ment dura­ble et responsable des don­nées, même lorsque les ensem­bles de don­nées con­ti­en­nent un mélan­ge de don­nées à carac­tère per­son­nel et de don­nées non per­son­nel­les. Le pré­sent règle­ment com­plè­te la légis­la­ti­on de l’U­ni­on en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel et de la vie pri­vée, notam­ment les règle­ments (UE) 2016/679 et (UE) 2018/1725 et la direc­ti­ve 2002/58/, et ne l’af­fec­te pas. Aucu­ne dis­po­si­ti­on du pré­sent règle­ment ne doit être appli­quée ou inter­pré­tée com­me affai­blis­sant ou limi­tant le droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel ou le droit à la vie pri­vée et à la con­fi­den­tia­li­té des com­mu­ni­ca­ti­ons. Tout trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel effec­tué en ver­tu du pré­sent règle­ment dev­rait respec­ter la légis­la­ti­on de l’U­ni­on en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées, y com­pris l’e­xi­gence d’u­ne base juri­di­que valable pour le trai­te­ment, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 6 du règle­ment (UE) 2016/679 et, le cas échéant, les con­di­ti­ons pré­vues à l’ar­tic­le 9 dudit règle­ment et à l’ar­tic­le 5, para­gra­phe 3, de la direc­ti­ve 2002/58/. Le pré­sent règle­ment ne con­sti­tue pas une base juri­di­que pour la coll­ec­te ou la géné­ra­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel par le titu­lai­re des don­nées. Le pré­sent règle­ment obli­ge les titu­lai­res de don­nées à four­nir des don­nées à carac­tère per­son­nel aux uti­li­sa­teurs tiers de leur choix ou à la deman­de d’un uti­li­sa­teur. Un tel accès doit être accor­dé dans le cas de don­nées à carac­tère per­son­nel trai­tées par le titu­lai­re des don­nées sur la base de l’un des fon­de­ments juri­di­ques visés à l’ar­tic­le 6 du règle­ment (UE) 2016/679. Si l’uti­li­sa­teur n’est pas la per­son­ne con­cer­née, le pré­sent règle­ment ne four­nit pas de base juri­di­que pour accor­der l’ac­cès aux don­nées à carac­tère per­son­nel ou les four­nir à des tiers et ne doit pas être inter­pré­té com­me con­fé­rant au titu­lai­re des don­nées un nou­veau droit d’uti­li­sa­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel géné­rées par l’uti­li­sa­ti­on d’un pro­duit ou d’un ser­vice con­nec­té. Dans ces cas, il pour­rait être dans l’in­té­rêt de l’uti­li­sa­teur de per­mett­re le respect des exi­gen­ces de l’ar­tic­le 6 du règle­ment (UE) 2016/679. Étant don­né que le pré­sent règle­ment ne dev­rait pas por­ter att­ein­te aux droits des per­son­nes con­cer­nées en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées, le pro­prié­tai­re des don­nées peut répond­re aux deman­des d’ac­cès aux don­nées dans ces cas, notam­ment en rendant anony­mes les don­nées à carac­tère per­son­nel ou, lorsque les don­nées aisé­ment dis­po­ni­bles con­ti­en­nent des don­nées à carac­tère per­son­nel de plu­sieurs per­son­nes con­cer­nées, en ne com­mu­ni­quant que les don­nées à carac­tère per­son­nel de l’utilisateur.
(6) Le pré­sent règle­ment ne s’ap­pli­que pas aux accords volon­tai­res rela­tifs à l’é­ch­an­ge de don­nées ent­re des enti­tés pri­vées et publi­ques – en par­ti­cu­lier les accords volon­tai­res rela­tifs au trans­fert de don­nées – et ne pré­ju­ge pas de ces accords. Le pré­sent règle­ment s’ap­pli­que sans pré­ju­di­ce des actes juri­di­ques de l’U­ni­on et des actes juri­di­ques nati­on­aux rela­tifs au trans­fert de don­nées, à l’ac­cès aux don­nées et à leur uti­li­sa­ti­on à des fins de pré­ven­ti­on et de détec­tion des infrac­tions péna­les, d’en­quêtes et de pour­suites en la matiè­re ou d’exé­cu­ti­on de la loi, ou à des fins doua­niè­res et fis­ca­les, notam­ment les règle­ments (UE) 2021/784, (UE) 2022/2065 et (UE) 2023/1543 et la direc­ti­ve (UE) 2023/1544, ou à la coopé­ra­ti­on inter­na­tio­na­le dans ce domaine. Le pré­sent règle­ment ne s’ap­pli­que pas à la coll­ec­te, au trans­fert, à l’uti­li­sa­ti­on ou à l’ac­cès aux don­nées con­for­mé­ment au règle­ment (UE) 2015/847 et à la direc­ti­ve (UE) 2015/849. Le pré­sent règle­ment ne s’ap­pli­que pas dans les domain­es non cou­verts par le droit de l’U­ni­on et n’af­fec­te en aucun cas les responsa­bi­li­tés des États mem­bres en matiè­re de sécu­ri­té publi­que, de défen­se ou de sécu­ri­té natio­na­le, quel que soit le type d’or­ga­nis­me char­gé par les États mem­bres d’exé­cu­ter des tâches liées à ces responsa­bi­li­tés, ni leur pou­voir d’assurer d’aut­res fonc­tions essen­ti­el­les de l’É­tat, y com­pris la garan­tie de l’in­té­gri­té ter­ri­to­ria­le de l’É­tat et le main­ti­en de l’ord­re public. Le pré­sent règle­ment n’af­fec­te pas les com­pé­ten­ces des États mem­bres en matiè­re d’ad­mi­ni­stra­ti­on doua­niè­re et fis­ca­le ou de san­té et de sécu­ri­té des citoyens. 
(10) Le pré­sent règle­ment s’ap­pli­que sans pré­ju­di­ce de la légis­la­ti­on de l’U­ni­on, de la légis­la­ti­on natio­na­le rela­ti­ve au trans­fert de don­nées, à l’ac­cès aux don­nées et à leur uti­li­sa­ti­on à des fins de pré­ven­ti­on et de détec­tion des infrac­tions péna­les, d’en­quêtes et de pour­suites en la matiè­re ou d’exé­cu­ti­on de la loi, ou à des fins doua­niè­res ou fis­ca­les, quel­le que soit la base juri­di­que de cet­te légis­la­ti­on de l’U­ni­on adop­tée en ver­tu du trai­té sur le fonc­tion­ne­ment de l’U­ni­on euro­pé­en­ne (TFUE), ou de la légis­la­ti­on rela­ti­ve à la coopé­ra­ti­on inter­na­tio­na­le dans ce domaine, notam­ment sur la base de la con­ven­ti­on du Con­seil de l’Eu­ro­pe sur la cyber­cri­mi­na­li­té (STE no …). 185), signée à Buda­pest le 23 novembre 2001. Cet­te légis­la­ti­on com­prend les règle­ments (UE) 2021/784 (12), (UE) 2022/2065 (13) et (UE) 2023/1543 (14) du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil et la direc­ti­ve (UE) 2023/1544 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (15). Le pré­sent règle­ment ne s’ap­pli­que pas à la coll­ec­te ou au par­ta­ge de don­nées ni à l’ac­cès ou à l’uti­li­sa­ti­on de don­nées con­for­mé­ment au règle­ment (UE) 2015/847 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (16) et à la direc­ti­ve (UE) 2015/849 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (17). Le pré­sent règle­ment ne s’ap­pli­que pas aux domain­es non cou­verts par le droit de l’U­ni­on et n’af­fec­te pas les responsa­bi­li­tés des États mem­bres en matiè­re de sécu­ri­té publi­que, de défen­se ou de sécu­ri­té natio­na­le, d’ad­mi­ni­stra­ti­on doua­niè­re et fis­ca­le ou de san­té et de sécu­ri­té des citoy­ens, quel­le que soit la natu­re de l’en­ti­té à laquel­le les États mem­bres ont con­fié l’exé­cu­ti­on de tâches liées à ces responsabilités.
(7) Le pré­sent règle­ment com­plè­te l’appro­che d’au­to­ré­gu­la­ti­on du règle­ment (UE) 2018/1807 en ajoutant des obli­ga­ti­ons d’ap­pli­ca­ti­on géné­ra­le en ce qui con­cer­ne le pas­sa­ge au cloud. 
(8) Le pré­sent règle­ment est sans pré­ju­di­ce des actes juri­di­ques de l’U­ni­on et des actes juri­di­ques nati­on­aux visa­nt à garan­tir la pro­tec­tion des droits de pro­prié­té intellec­tu­el­le, notam­ment les direc­ti­ves 2001/29/, 2004/48/ et (UE) 2019/790.
(13) Le pré­sent règle­ment s’ap­pli­que sans pré­ju­di­ce des actes légis­la­tifs de l’U­ni­on et des États mem­bres rela­tifs aux droits de pro­prié­té intellec­tu­el­le, y com­pris les direc­ti­ves 2001/29/ (19), 2004/48/ (20) et (UE) 2019/790 (21) du Par­le­ment euro­pé­en et du Conseil.
(9) Le pré­sent règle­ment com­plè­te, sans y por­ter att­ein­te, la légis­la­ti­on de l’U­ni­on visa­nt à pro­mou­voir les inté­rêts des con­som­ma­teurs et à leur assurer un niveau éle­vé de pro­tec­tion, ain­si qu’à pro­té­ger leur san­té, leur sécu­ri­té et leurs inté­rêts éco­no­mi­ques, en par­ti­cu­lier les direc­ti­ves 93/13/CEE, 2005/29/ et 2011/83/UE.
(11) Sauf dis­po­si­ti­on expres­se du pré­sent règle­ment, celui-ci ne doit pas affec­ter la légis­la­ti­on de l’U­ni­on qui fixe des exi­gen­ces en matiè­re de con­cep­ti­on phy­si­que et de don­nées pour les pro­duits desti­nés à être mis sur le mar­ché de l’Union.
(28) En ce qui con­cer­ne les cont­rats ent­re un pro­prié­tai­re de don­nées et un con­som­ma­teur en tant qu’­uti­li­sa­teur d’un pro­duit ou d’un ser­vice con­nec­té qui génè­re des don­nées, le droit de l’U­ni­on en matiè­re de pro­tec­tion des con­som­ma­teurs, notam­ment les direc­ti­ves 93/13/CEE et 2005/29/, s’ap­pli­que afin d’é­vi­ter qu’un con­som­ma­teur ne soit sou­mis à des clau­ses con­trac­tu­el­les abu­si­ves. Aux fins du pré­sent règle­ment, les clau­ses con­trac­tu­el­les abu­si­ves impo­sées uni­la­té­ra­le­ment à une ent­re­pri­se ne dev­rai­ent pas être con­traignan­tes pour cet­te entreprise.
(10) Le pré­sent règle­ment ne fait pas obs­ta­cle à la con­clu­si­on de cont­rats volon­tai­res et légiti­mes con­cer­nant le trans­fert de don­nées, y com­pris de cont­rats con­clus sur une base de récipro­ci­té, qui respec­tent les exi­gen­ces du pré­sent règlement.
(9) Sauf dis­po­si­ti­on con­trai­re du pré­sent règle­ment, celui-ci n’af­fec­te pas le droit natio­nal des cont­rats, y com­pris les règles rela­ti­ves à la for­ma­ti­on, à la vali­di­té ou aux effets juri­di­ques des cont­rats ou aux effets de la rési­lia­ti­on d’un cont­rat. Le pré­sent règle­ment com­plè­te et n’af­fec­te pas le droit de l’U­ni­on visa­nt à pro­mou­voir les inté­rêts des con­som­ma­teurs et à leur assurer un niveau éle­vé de pro­tec­tion, ain­si qu’à pro­té­ger leur san­té, leur sécu­ri­té et leurs inté­rêts éco­no­mi­ques, en par­ti­cu­lier la direc­ti­ve 93/13/CEE du Con­seil (9) et les direc­ti­ves 2005÷29÷(10) et 2011/83/UE (11) du Par­le­ment euro­pé­en et du Conseil.
(115) Le pré­sent règle­ment ne dev­rait pas por­ter att­ein­te aux règles qui tien­nent comp­te des beso­ins spé­ci­fi­ques de cer­ta­ins sec­teurs ou domain­es d’in­té­rêt public. Ces règles peu­vent inclu­re des exi­gen­ces sup­p­lé­men­tai­res con­cer­nant les aspects tech­ni­ques de l’ac­cès aux don­nées, tels que les inter­faces d’ac­cès aux don­nées, ou la maniè­re dont l’ac­cès aux don­nées pour­rait être four­ni, par exemp­le direc­te­ment par le pro­duit ou par des ser­vices d’in­ter­mé­dia­ti­on de don­nées. De même, ces règles peu­vent con­cer­ner des limi­ta­ti­ons des droits des titu­lai­res de don­nées d’ac­cé­der aux don­nées des uti­li­sa­teurs ou de les uti­li­ser, ou d’aut­res aspects allant au-delà de l’ac­cès aux don­nées et de leur uti­li­sa­ti­on, tels que les aspects de gou­ver­nan­ce ou les exi­gen­ces de sécu­ri­té, y com­pris les exi­gen­ces en matiè­re de cyber­sé­cu­ri­té. Le pré­sent règle­ment dev­rait éga­le­ment être sans pré­ju­di­ce des règles plus spé­ci­fi­ques liées à l’é­la­bo­ra­ti­on d’e­spaces euro­pé­ens com­muns de don­nées ou, sous réser­ve des excep­ti­ons pré­vues par le pré­sent règle­ment, du droit de l’U­ni­on ou du droit natio­nal con­cer­nant la mise à dis­po­si­ti­on des don­nées et l’au­to­ri­sa­ti­on de leur uti­li­sa­ti­on à des fins de recher­che scientifique.
(116) Le pré­sent règle­ment ne dev­rait pas por­ter att­ein­te à l’ap­pli­ca­ti­on des règles de con­cur­rence, et notam­ment des artic­les 101 et 102 du TFUE. Les règles pré­vues par le pré­sent règle­ment ne doi­vent pas être uti­li­sées pour rest­reind­re la con­cur­rence d’u­ne maniè­re con­trai­re aux règles du TFUE.
Artic­le 2 Définitions
Aux fins du pré­sent règle­ment, on entend par
1. „Don­nées“ tou­te repré­sen­ta­ti­on numé­ri­que d’ac­tes, de faits ou d’in­for­ma­ti­ons, ain­si que tou­te com­pi­la­ti­on de tels actes, faits ou infor­ma­ti­ons, y com­pris sous for­me de son, d’i­mage ou de maté­ri­el audiovisuel ;
2. „Méta­don­nées“une descrip­ti­on struc­tu­rée du con­te­nu ou de l’uti­li­sa­ti­on des don­nées, qui faci­li­te la recher­che de ces mêmes don­nées ou leur utilisation ;
3. „don­nées à carac­tère per­son­nel“ don­nées à carac­tère per­son­nel au sens de l’ar­tic­le 4, point 1, du règle­ment (UE) 2016/679 ;
4. „don­nées non per­son­nel­les„Don­nées qui ne sont pas des don­nées à carac­tère personnel” ;
5. „pro­duit en réseau“ un objet qui obti­ent, génè­re ou coll­ec­te des don­nées rela­ti­ves à son uti­li­sa­ti­on ou à son envi­ron­ne­ment et qui peut trans­mett­re des don­nées rela­ti­ves au pro­duit par le biais d’un ser­vice de com­mu­ni­ca­ti­on élec­tro­ni­que, d’u­ne con­ne­xi­on phy­si­que ou d’un accès inter­ne à l’ap­pa­reil, et dont la fonc­tion prin­ci­pa­le n’est pas de stocker, de trai­ter ou de trans­mett­re des don­nées pour le comp­te d’u­ne aut­re par­tie, aut­re que l’utilisateur ;
(14) Les pro­duits en réseau qui, au moy­en de leurs com­po­sants ou de leurs systè­mes d’ex­plo­ita­ti­on, obti­en­nent, génè­rent ou coll­ec­tent des don­nées rela­ti­ves à leurs per­for­man­ces, à leur uti­li­sa­ti­on ou à leur envi­ron­ne­ment et qui peu­vent trans­mett­re ces don­nées par un ser­vice de com­mu­ni­ca­ti­ons élec­tro­ni­ques, une con­ne­xi­on phy­si­que ou un accès inter­ne à l’ap­pa­reil – sou­vent appelé “inter­net des objets” – dev­rai­ent rele­ver du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, à l’ex­cep­ti­on des pro­to­ty­pes. Des exemp­les de ces ser­vices de com­mu­ni­ca­ti­ons élec­tro­ni­ques com­pren­nent notam­ment les réseaux télé­pho­ni­ques ter­re­stres, les réseaux câblés de télé­vi­si­on, les réseaux satel­li­taires et les réseaux de com­mu­ni­ca­ti­on en champ pro­che. Les pro­duits en réseau sont prés­ents dans tous les sec­teurs de l’é­co­no­mie et de la socié­té, y com­pris les infras­truc­tures pri­vées, civi­les ou com­mer­cia­les, les véhi­cu­les, les équi­pe­ments médi­caux, les équi­pe­ments de style de vie, les navi­res, les aéron­efs, les appareils ména­gers et les biens de con­som­ma­ti­on, les pro­duits médi­caux et de san­té ou les machi­nes et équi­pe­ments agri­co­les et indu­stri­els. Les choix de con­cep­ti­on des fab­ri­cants et, le cas échéant, le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal répond­ant à des beso­ins et à des objec­tifs sec­to­ri­els, ou les décis­i­ons per­ti­nen­tes des auto­ri­tés de la con­cur­rence, dev­rai­ent déter­mi­ner quel­les don­nées peu­vent être four­nies par un pro­duit en réseau.
(22) Les pro­duits en réseau peu­vent être con­çus de maniè­re à rend­re cer­tai­nes don­nées acce­s­si­bles direc­te­ment à par­tir d’un magasin de don­nées situé sur l’ap­pa­reil ou à par­tir d’un ser­veur distant auquel les don­nées sont trans­mi­ses. L’ac­cès au stocka­ge de don­nées sur l’ap­pa­reil peut être four­ni par des réseaux locaux sans fil ou câblés, con­nec­tés à un ser­vice de com­mu­ni­ca­ti­ons élec­tro­ni­ques ou à un réseau de télé­pho­nie mobi­le acce­s­si­ble au public. Le ser­veur peut être la pro­pre capa­ci­té de ser­veur local du fab­ri­cant ou cel­le d’un tiers ou d’un four­nis­seur de ser­vices en nuage. Les sous-trai­tants au sens de l’ar­tic­le 4, point 8, du règle­ment (UE) 2016/679 ne sont pas con­sidé­rés com­me des titu­lai­res de don­nées. Ils peu­vent tou­te­fois être expres­sé­ment char­gés par le responsable du trai­te­ment au sens de l’ar­tic­le 4, point 7, du règle­ment (UE) 2016/679 de four­nir des don­nées. Les pro­duits con­nec­tés peu­vent être con­çus de maniè­re à per­mett­re à l’uti­li­sa­teur ou à un tiers de trai­ter les don­nées sur le pro­duit con­nec­té, sur une instance infor­ma­tique du fab­ri­cant ou dans un envi­ron­ne­ment de tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­ti­on et de la com­mu­ni­ca­ti­on (TIC) choi­si par l’uti­li­sa­teur ou le tiers.
(23) Les assi­stants vir­tuels jouent un rôle de plus en plus important dans la numé­ri­sa­ti­on de l’en­vi­ron­ne­ment des con­som­ma­teurs et de l’en­vi­ron­ne­ment pro­fes­si­on­nel, en ser­vant d’in­ter­face con­vi­via­le pour la lec­tu­re de con­te­nus, l’ob­ten­ti­on d’in­for­ma­ti­ons ou l’ac­ti­va­ti­on de pro­duits con­nec­tés à l’in­ter­net. Par exemp­le, dans un envi­ron­ne­ment de mai­son intel­li­gen­te, les assi­stants vir­tuels peu­vent ser­vir de point d’ac­cès cen­tral et coll­ec­ter des quan­ti­tés con­sidé­ra­bles de don­nées per­ti­nen­tes sur la maniè­re dont les uti­li­sa­teurs inter­agis­sent avec les pro­duits con­nec­tés à l’in­ter­net, y com­pris ceux fab­ri­qués par des tiers, et peu­vent rem­pla­cer l’uti­li­sa­ti­on des inter­faces four­nies par le fab­ri­cant, tel­les que les écrans tac­ti­les ou les appli­ca­ti­ons pour smart­phone. Dans cer­tai­nes cir­con­stances, l’uti­li­sa­teur peut sou­hai­ter four­nir ces don­nées à des fab­ri­cants tiers afin d’ac­ti­ver des ser­vices intel­li­gents iné­dits. Les assi­stants vir­tuels dev­rai­ent être cou­verts par le droit d’ac­cès aux don­nées pré­vu par le pré­sent règle­ment. Les don­nées géné­rées lorsqu’un uti­li­sa­teur inter­agit avec un pro­duit con­nec­té par l’in­ter­mé­di­ai­re d’un assi­stant vir­tuel four­ni par une enti­té juri­di­que aut­re que le fab­ri­cant du pro­duit con­nec­té dev­rai­ent éga­le­ment être cou­ver­tes par le droit d’ac­cès aux don­nées pré­vu par le pré­sent règle­ment. Tou­te­fois, seu­les les don­nées résul­tant de l’in­ter­ac­tion ent­re l’uti­li­sa­teur et un pro­duit con­nec­té ou un ser­vice con­nec­té via l’as­si­stant vir­tuel dev­rai­ent être cou­ver­tes par le pré­sent règle­ment. Les don­nées cré­ées par l’as­si­stant vir­tuel qui ne sont pas liées à l’uti­li­sa­ti­on d’un pro­duit con­nec­té ou d’un ser­vice con­nec­té ne sont pas cou­ver­tes par le pré­sent règlement.
(16) Le pré­sent règle­ment per­met aux uti­li­sa­teurs de pro­duits con­nec­tés d’uti­li­ser des ser­vices de sui­vi, des ser­vices auxi­li­ai­res et d’aut­res ser­vices basés sur des don­nées coll­ec­tées par des cap­teurs inté­g­rés dans ces pro­duits, la coll­ec­te de ces don­nées pré­sen­tant un inté­rêt poten­tiel pour l’a­mé­lio­ra­ti­on des per­for­man­ces des pro­duits con­nec­tés. Il est important de distin­guer, d’u­ne part, les mar­chés de la four­ni­tu­re de ces pro­duits con­nec­tés équi­pés de cap­teurs et des ser­vices con­ne­xes et, d’aut­re part, les mar­chés des logi­ciels et con­te­nus non appa­ren­tés, tels que les con­te­nus tex­tu­els, audio ou audio­vi­suels, qui sont sou­vent sou­mis à des droits de pro­prié­té intellec­tu­el­le. Par con­sé­quent, les don­nées géné­rées par ces pro­duits con­nec­tés équi­pés de cap­teurs lorsque leurs uti­li­sa­teurs enre­gi­st­rent, trans­met­tent, affi­chent ou lisent du con­te­nu, y com­pris pour une uti­li­sa­ti­on par un ser­vice en ligne, ain­si que le con­te­nu lui-même, qui est sou­vent sou­mis à des droits de pro­prié­té intellec­tu­el­le, ne dev­rai­ent pas être cou­verts par le pré­sent règle­ment. Le pré­sent règle­ment ne dev­rait pas non plus s’ap­pli­quer aux don­nées obte­nues ou géné­rées par le pro­duit en réseau à des fins de stocka­ge ou de trai­te­ment pour le comp­te d’aut­res par­ties que les uti­li­sa­teurs, ou aux­quel­les on a accé­dé par l’in­ter­mé­di­ai­re du pro­duit en réseau ou qui lui ont été trans­mi­ses, com­me cela peut être le cas pour les ser­ve­urs ou les infras­truc­tures en nuage exploi­tés par leurs pro­prié­tai­res exclu­si­ve­ment pour le comp­te de tiers, y com­pris pour une uti­li­sa­ti­on par un ser­vice en ligne.
6. „ser­vice asso­cié“un ser­vice numé­ri­que aut­re qu’un ser­vice de com­mu­ni­ca­ti­ons élec­tro­ni­ques – y com­pris un logi­ciel – qui, au moment de l’achat, de la loca­ti­on ou du lea­sing, est asso­cié au pro­duit de tel­le maniè­re que, sans lui, le pro­duit con­nec­té ne pour­rait pas exé­cu­ter une ou plu­sieurs de ses fonc­tions, ou qui est ulté­ri­eu­re­ment asso­cié au pro­duit par le fab­ri­cant ou un tiers afin de com­plé­ter, de mett­re à jour ou d’ad­ap­ter les fonc­tions du pro­duit connecté ;
(17) Des règles doi­vent être éta­b­lies pour les pro­duits qui, au moment de l’achat, de la loca­ti­on ou du lea­sing, sont mis en réseau avec un ser­vice asso­cié de tel­le sor­te que le pro­duit en réseau ne pour­rait pas exé­cu­ter une ou plu­sieurs de ses fonc­tions sans ce ser­vice, ou qui est ensuite mis en réseau avec le pro­duit par le fab­ri­cant ou par un tiers afin de com­plé­ter ou d’ad­ap­ter les fonc­tions du pro­duit en réseau. Dans le cad­re de ces ser­vices con­nec­tés, des don­nées sont échan­gées ent­re le pro­duit en réseau et le four­nis­seur de ser­vices, c’est-à-dire qu’ils doi­vent être com­pris com­me des ser­vices expli­ci­te­ment liés au fonc­tion­ne­ment des fonc­tions du pro­duit en réseau, com­me dans le cas des ser­vices qui, le cas échéant, trans­met­tent des com­man­des au pro­duit en réseau, les­quel­les peu­vent à leur tour avoir une inci­dence sur son acti­vi­té ou son com­porte­ment. Les ser­vices qui n’ont pas d’in­ci­dence sur le fonc­tion­ne­ment du pro­duit en réseau et qui ne trans­met­tent pas de don­nées ou de com­man­des du four­nis­seur de ser­vices au pro­duit en réseau ne dev­rai­ent pas être con­sidé­rés com­me des ser­vices con­ne­xes. Ces ser­vices peu­vent inclu­re, par exemp­le, des ser­vices de con­seil, d’ana­ly­se ou finan­ciers sup­p­lé­men­tai­res ou des ser­vices de répa­ra­ti­on et d’en­tre­ti­en régu­liers. Les ser­vices liés peu­vent être pro­po­sés dans le cad­re d’un cont­rat d’achat, de loca­ti­on ou de cré­dit-bail. Des ser­vices con­ne­xes pour­rai­ent éga­le­ment être four­nis pour des pro­duits de même natu­re et les uti­li­sa­teurs dev­rai­ent rai­sonnablem­ent s’at­tendre à ce qu’ils soi­ent four­nis, comp­te tenu de la natu­re du pro­duit con­nec­té et des décla­ra­ti­ons publi­ques fai­tes avant la con­clu­si­on du cont­rat par le ven­deur ou pour le comp­te du ven­deur, du loueur, du bail­leur ou d’aut­res per­son­nes en amont de la chaî­ne con­trac­tu­el­le, y com­pris le fab­ri­cant. Ces ser­vices liés peu­vent eux-mêmes géné­rer des don­nées ayant une valeur pour l’uti­li­sa­teur, indé­pen­dam­ment des pos­si­bi­li­tés de coll­ec­te de don­nées du pro­duit con­nec­té auquel ils sont liés. Le pré­sent règle­ment dev­rait éga­le­ment s’ap­pli­quer aux ser­vices con­nec­tés qui ne sont pas four­nis par le ven­deur, le loueur ou le bail­leur lui-même, mais par un tiers. En cas de dou­te sur le fait de savoir si la four­ni­tu­re du ser­vice fait par­tie du cont­rat de ven­te, de loca­ti­on ou de cré­dit-bail, le pré­sent règle­ment dev­rait s’ap­pli­quer. Ni la four­ni­tu­re d’élec­tri­ci­té ni la four­ni­tu­re de con­nec­ti­vi­té ne doi­vent être inter­pré­tées com­me des ser­vices con­ne­xes en ver­tu du pré­sent règlement.
7. „Trai­te­ment“tou­te opé­ra­ti­on ou ensem­ble d’opé­ra­ti­ons effec­tuées ou non à l’ai­de de pro­cé­dés auto­ma­ti­sés et appli­quées à des don­nées ou des ensem­bles de don­nées, tel­les que la coll­ec­te, l’en­re­gi­stre­ment, l’or­ga­ni­sa­ti­on, le clas­se­ment, le stocka­ge, l’ad­ap­t­ati­on ou la modi­fi­ca­ti­on, la con­sul­ta­ti­on, l’ex­tra­c­tion, l’uti­li­sa­ti­on, la divul­ga­ti­on par trans­mis­si­on, dif­fu­si­on ou tou­te aut­re for­me de mise à dis­po­si­ti­on, le rappro­che­ment ou l’in­ter­con­ne­xi­on, la limi­ta­ti­on, l’effa­ce­ment ou la destruction ;
8. „Ser­vice de trai­te­ment des don­nées“un ser­vice numé­ri­que four­ni à un cli­ent, per­met­tant un accès en réseau, à la deman­de et sur l’en­sem­ble du ter­ri­toire, à un ensem­ble par­ta­gé de res­sour­ces infor­ma­ti­ques con­fi­gur­a­bles, évo­lu­ti­ves et éla­sti­ques, de type cen­tra­li­sé, dis­tri­bué ou haute­ment dis­tri­bué, qui peu­vent être four­nies et libé­rées rapi­de­ment avec un mini­mum d’ad­mi­ni­stra­ti­on ou d’in­ter­ac­tion de la part du four­nis­seur de services ;
(80) Les ser­vices de trai­te­ment des don­nées dev­rai­ent com­prend­re des ser­vices per­met­tant un accès en réseau, à la deman­de et en tout lieu, à un ensem­ble con­fi­gura­ble, évo­lu­tif et éla­stique de res­sour­ces par­ta­gées et dis­tri­buées. Ces res­sour­ces infor­ma­ti­ques com­pren­nent des res­sour­ces tel­les que des réseaux, des ser­ve­urs ou d’aut­res infras­truc­tures vir­tu­el­les ou phy­si­ques, des logi­ciels – y com­pris des outils de déve­lo­p­pe­ment de logi­ciels -, du stocka­ge, des appli­ca­ti­ons et des ser­vices. Le fait que les cli­ents des ser­vices de trai­te­ment des don­nées pui­s­sent s’at­tri­buer eux-mêmes, sans inter­ac­tion avec le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment des don­nées, des capa­ci­tés de cal­cul tel­les que du temps de ser­veur ou de l’e­space de stocka­ge en réseau pour­rait être décrit com­me une char­ge admi­ni­stra­ti­ve mini­ma­le et une inter­ac­tion mini­ma­le ent­re le four­nis­seur et le cli­ent. Le ter­me „indé­pen­dant de l’em­pla­ce­ment“ est uti­li­sé pour décr­i­re le fait que la mise à dis­po­si­ti­on des capa­ci­tés de cal­cul via le réseau et l’ac­cès à ces capa­ci­tés se font par le biais de méca­nis­mes qui favo­ri­sent l’uti­li­sa­ti­on de pla­te­for­mes hété­ro­gè­nes de cli­ents légers ou lourds (des navi­ga­teurs web aux appareils mobi­les et aux postes de tra­vail). Le ter­me „évo­lu­tif“ dési­gne les res­sour­ces infor­ma­ti­ques qui, indé­pen­dam­ment de leur empla­ce­ment géo­gra­phi­que, sont all­o­uées de maniè­re fle­xi­ble par le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment des don­nées afin de com­pen­ser les fluc­tua­tions de la deman­de. Le ter­me „éla­stique“ décrit les res­sour­ces infor­ma­ti­ques qui sont mises à dis­po­si­ti­on et libé­rées en fonc­tion de la deman­de, afin de per­mett­re une aug­men­ta­ti­on ou une dimi­nu­tion rapi­de des res­sour­ces dis­po­ni­bles en fonc­tion de la char­ge de tra­vail. Le ter­me „pool par­ta­gé“ décrit les res­sour­ces infor­ma­ti­ques mises à la dis­po­si­ti­on de plu­sieurs uti­li­sa­teurs qui accè­dent au ser­vice par un accès com­mun, mais dont le trai­te­ment est effec­tué sépa­ré­ment pour chaque uti­li­sa­teur, bien que le ser­vice soit four­ni par le même équi­pe­ment élec­tro­ni­que. Le ter­me „dis­tri­bué“ sert à décr­i­re les res­sour­ces infor­ma­ti­ques qui se trou­vent sur dif­fér­ents ordi­na­teurs ou appareils en réseau et qui com­mu­ni­quent et se coor­don­nent ent­re eux par éch­an­ge de mes­sa­ges. Le ter­me „haute­ment dis­tri­bué“ sert à décr­i­re les ser­vices de trai­te­ment de don­nées dans les­quels les don­nées sont trai­tées plus près de l’en­droit où elles sont géné­rées ou coll­ec­tées, par exemp­le dans un appa­reil de trai­te­ment de don­nées en réseau. L’in­for­ma­tique en péri­phé­rie, une for­me de ce trai­te­ment des don­nées haute­ment dis­tri­bué, dev­rait don­ner nais­sance à de nou­veaux modè­les d’entre­pri­se et à des ser­vices en nuage qui dev­rai­ent être ouverts et interopé­ra­bles dès le départ.
(81) Le ter­me géné­ri­que de „ser­vices de trai­te­ment des don­nées“ recou­vre un nombre con­sidé­ra­ble de ser­vices pré­sen­tant un très lar­ge éven­tail de fina­li­tés, de fonc­tions et de struc­tures tech­ni­ques dif­fé­ren­tes. Selon l’a­vis géné­ral des four­nis­seurs et des uti­li­sa­teurs, et con­for­mé­ment aux nor­mes lar­ge­ment répan­dues, les ser­vices de trai­te­ment des don­nées relè­vent d’un ou de plu­sieurs des trois modè­les sui­vants de four­ni­tu­re de ser­vices de trai­te­ment des don­nées, à savoir „Infras­truc­tu­re-as-a-Ser­vice“ (IaaS), „Plat­form-as-a-Ser­vice“ (PaaS) et „Soft­ware-as-a-Ser­vice“ (SaaS). Ces modè­les de four­ni­tu­re de ser­vices con­si­stent en une com­bi­nai­son spé­ci­fi­que et pré­é­ta­b­lie de res­sour­ces TIC pro­po­sées par un four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment des don­nées. Ces trois modè­les de base de four­ni­tu­re de ser­vices de trai­te­ment des don­nées sont com­plé­tés par de nou­vel­les vari­an­tes, cha­cu­ne pré­sen­tant une com­bi­nai­son spé­ci­fi­que de res­sour­ces TIC, tel­les que le „stocka­ge en tant que ser­vice“ et la „base de don­nées en tant que ser­vice“. Les ser­vices de trai­te­ment des don­nées peu­vent être caté­go­ri­sés de maniè­re plus détail­lée et divi­sés en une liste non exhaus­ti­ve de ser­vices de trai­te­ment des don­nées qui part­agent le même objec­tif prin­ci­pal et les mêmes fonc­tions prin­ci­pa­les, ain­si que le même type de modè­les de trai­te­ment des don­nées qui ne sont pas liés aux carac­té­ri­sti­ques opé­ra­ti­on­nel­les du ser­vice (même type de ser­vice). Les ser­vices appar­tenant au même type de ser­vice peu­vent par­ta­ger le même modè­le de four­ni­tu­re de ser­vices de trai­te­ment des don­nées, mais si deux bases de don­nées peu­vent sem­bler avoir le même objec­tif prin­ci­pal, elles pour­rai­ent ent­rer dans une sous-caté­go­rie plus détail­lée de ser­vices com­pa­ra­bles après pri­se en comp­te de leur modè­le de trai­te­ment des don­nées, de leur modè­le de dis­tri­bu­ti­on et des cas d’uti­li­sa­ti­on aux­quels elles sont desti­nées. Les ser­vices d’un même type peu­vent pré­sen­ter des carac­té­ri­sti­ques dif­fé­ren­tes et con­cur­ren­tes, tel­les que la per­for­mance, la sécu­ri­té, la robust­es­se et la qua­li­té du service.
9. „même type de ser­vice“un ensem­ble de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ayant le même objec­tif prin­ci­pal, le même modè­le de ser­vice pour le trai­te­ment des don­nées et les mêmes fonc­tions principales ;
10. „Ser­vice de trans­mis­si­on de don­nées“ un ser­vice de com­mu­ta­ti­on de don­nées au sens de l’ar­tic­le 2, point 11, du règle­ment (UE) 2022/868 ;
11. „per­son­ne con­cer­née“ une per­son­ne con­cer­née au sens de l’ar­tic­le 4, point 1, du règle­ment (UE) 2016/679 ;
12. „Uti­li­sa­teur“ une per­son­ne phy­si­que ou mora­le qui pos­sè­de un pro­duit con­nec­té ou à laquel­le des droits tem­po­rai­res d’uti­li­sa­ti­on du pro­duit con­nec­té ont été accor­dés par cont­rat ou qui uti­li­se les ser­vices connectés ;
(18) L’uti­li­sa­teur d’un pro­duit en réseau dev­rait être une per­son­ne phy­si­que ou mora­le, tel­le qu’u­ne ent­re­pri­se, un con­som­ma­teur ou un orga­nis­me public, qui est pro­prié­tai­re d’un pro­duit en réseau ou, par exemp­le dans le cad­re d’un cont­rat de loca­ti­on ou de cré­dit-bail, qui est titu­lai­re de cer­ta­ins droits tem­po­rai­res d’ac­cès aux don­nées du pro­duit en réseau ou d’uti­li­sa­ti­on de ces don­nées, ou qui uti­li­se des ser­vices liés pour le pro­duit en réseau. Ces droits d’ac­cès ne doi­vent en aucun cas modi­fier ou inter­fé­rer avec les droits des per­son­nes con­cer­nées sus­cep­ti­bles d’in­ter­agir avec un pro­duit con­nec­té ou un ser­vice con­nec­té, en ce qui con­cer­ne les don­nées à carac­tère per­son­nel géné­rées par le pro­duit con­nec­té ou lors de la four­ni­tu­re de ser­vices con­nec­tés. L’uti­li­sa­teur sup­porte les ris­ques et béné­fi­cie des avan­ta­ges liés à l’uti­li­sa­ti­on du pro­duit con­nec­té et dev­rait éga­le­ment avoir accès aux don­nées qu’il génè­re. Il dev­rait donc être auto­ri­sé à tirer pro­fit des don­nées géné­rées par ce pro­duit con­nec­té et tous les ser­vices con­ne­xes. Un pro­prié­tai­re, un loca­tai­re ou un pre­neur à bail dev­rait éga­le­ment être con­sidé­ré com­me un uti­li­sa­teur, y com­pris dans les cas où plu­sieurs enti­tés peu­vent être con­sidé­rées com­me des uti­li­sa­teurs. Dans le cas de plu­sieurs uti­li­sa­teurs, cha­cun d’ent­re eux peut con­tri­buer de dif­fé­ren­tes maniè­res à la géné­ra­ti­on de don­nées et avoir un inté­rêt dans dif­fé­ren­tes for­mes d’uti­li­sa­ti­on ; on peut citer, par exemp­le, la gesti­on de flot­te pour une socié­té de lea­sing ou des solu­ti­ons de mobi­li­té pour des par­ti­cu­liers uti­li­sant un ser­vice d’autopartage.
(21) Lorsque plu­sieurs per­son­nes ou enti­tés sont con­sidé­rées com­me des uti­li­sa­teurs, par exemp­le dans le cas d’u­ne pro­prié­té com­mu­ne ou lorsqu’un pro­prié­tai­re, un loca­tai­re ou un pre­neur de bail pos­sè­de des droits par­ta­gés sur l’ac­cès aux don­nées ou leur uti­li­sa­ti­on, la con­cep­ti­on du pro­duit en réseau ou du ser­vice con­nec­té ou de l’in­ter­face cor­re­spond­an­te dev­rait per­mett­re à chaque uti­li­sa­teur d’ac­cé­der aux don­nées qu’ils génè­rent. L’uti­li­sa­ti­on de pro­duits en réseau qui génè­rent des don­nées néces­si­te géné­ra­le­ment la créa­ti­on d’un comp­te d’uti­li­sa­teur. Un tel comp­te per­met à l’uti­li­sa­teur d’êt­re iden­ti­fié par le pro­prié­tai­re des don­nées, qui peut être le fab­ri­cant. Il peut éga­le­ment être uti­li­sé com­me moy­en de com­mu­ni­ca­ti­on et pour sou­mett­re et trai­ter des deman­des d’ac­cès aux don­nées. Si plu­sieurs fab­ri­cants ou four­nis­seurs de ser­vices con­nec­tés ont ven­du, loué ou don­né en cré­dit-bail con­join­te­ment des pro­duits con­nec­tés à un même uti­li­sa­teur ou lui ont four­ni des ser­vices inté­g­rés, l’uti­li­sa­teur doit s’adress­er à cha­cu­ne des par­ties avec les­quel­les il a con­clu un cont­rat. Les fab­ri­cants ou con­cep­teurs d’un pro­duit en réseau géné­ra­le­ment uti­li­sé par plu­sieurs per­son­nes dev­rai­ent mett­re en place les méca­nis­mes néces­saires pour per­mett­re, le cas échéant, la créa­ti­on de comp­tes d’uti­li­sa­teur distincts pour chaque per­son­ne ou l’uti­li­sa­ti­on du même comp­te d’uti­li­sa­teur par plu­sieurs per­son­nes. Les solu­ti­ons fon­dées sur les comp­tes dev­rai­ent per­mett­re aux uti­li­sa­teurs de sup­p­ri­mer leurs comp­tes et les don­nées qui y sont asso­ciées et pour­rai­ent pré­voir la pos­si­bi­li­té pour les uti­li­sa­teurs de mett­re fin à l’ac­cès aux don­nées, à l’uti­li­sa­ti­on des don­nées ou au par­ta­ge des don­nées, ou de deman­der qu’il y soit mis fin, en par­ti­cu­lier dans les cas où la pro­prié­té du pro­duit est trans­fé­rée à d’aut­res per­son­nes ou lorsque d’aut­res per­son­nes uti­li­sent le pro­duit con­nec­té. L’ac­cès dev­rait être accor­dé à l’uti­li­sa­teur sur la base de pro­cé­du­res de deman­de simp­les, per­met­tant une exé­cu­ti­on auto­ma­tique et ne néces­si­tant pas d’ex­amen ou de vali­da­ti­on par le fab­ri­cant ou le pro­prié­tai­re des don­nées. Cela signi­fie que les don­nées ne dev­rai­ent être four­nies que si l’uti­li­sa­teur sou­hai­te effec­ti­ve­ment y accé­der. Si l’exé­cu­ti­on auto­ma­tique de la deman­de d’ac­cès aux don­nées, par exemp­le via un comp­te d’uti­li­sa­teur ou l’ap­pli­ca­ti­on mobi­le four­nie avec le pro­duit ou le ser­vice en réseau, n’est pas pos­si­ble, le fab­ri­cant dev­rait indi­quer à l’uti­li­sa­teur com­ment accé­der aux données.
13. „Déten­teur des don­nées“une per­son­ne phy­si­que ou mora­le qui, en ver­tu du pré­sent règle­ment, du droit de l’U­ni­on appli­ca­ble ou de la légis­la­ti­on natio­na­le met­tant en œuvre le droit de l’U­ni­on, a le droit ou l’ob­li­ga­ti­on d’uti­li­ser et de four­nir des don­nées, y com­pris, si cela est con­ve­nu par cont­rat, des don­nées rela­ti­ves à des pro­duits ou des don­nées rela­ti­ves à des ser­vices con­ne­xes, aux­quel­les elle a accé­dé ou qu’el­le a géné­rées lors de la four­ni­tu­re d’un ser­vice connexe ;
14. „Desti­na­tai­re des don­nées“une per­son­ne phy­si­que ou mora­le agis­sant à des fins qui ent­rent dans le cad­re de son acti­vi­té com­mer­cia­le, indu­stri­el­le, artis­a­na­le ou pro­fes­si­on­nel­le, sans être l’uti­li­sa­teur d’un pro­duit en réseau ou d’un ser­vice con­nec­té, et à laquel­le le titu­lai­re des don­nées four­nit des don­nées, y com­pris un tiers auquel le titu­lai­re des don­nées four­nit des don­nées à la deman­de de l’uti­li­sa­teur ou con­for­mé­ment à une obli­ga­ti­on léga­le décou­lant d’u­ne aut­re légis­la­ti­on de l’U­ni­on ou de la légis­la­ti­on natio­na­le adop­tée con­for­mé­ment à la légis­la­ti­on de l’Union ;
15. „Don­nées du pro­duit“ Don­nées géné­rées par l’uti­li­sa­ti­on d’un pro­duit en réseau et con­çues par le fab­ri­cant pour être récup­é­rées par un uti­li­sa­teur, un pro­prié­tai­re de don­nées ou un tiers, y com­pris, le cas échéant, le fab­ri­cant, au moy­en d’un ser­vice de com­mu­ni­ca­ti­on élec­tro­ni­que, d’u­ne con­ne­xi­on phy­si­que ou d’un accès inter­ne à l’appareil ;
(8) Les prin­cipes de mini­mi­sa­ti­on des don­nées et de pro­tec­tion des don­nées par la con­cep­ti­on tech­ni­que et par des paramè­tres par défaut respec­tueux de la vie pri­vée sont essen­tiels lorsque le trai­te­ment com­por­te des ris­ques importants pour les droits fon­da­men­taux des per­son­nes. Comp­te tenu de l’é­tat de la tech­ni­que, tou­tes les par­ties impli­quées dans le trans­fert de don­nées, y com­pris dans le champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, dev­rai­ent mett­re en œuvre des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les pour pro­té­ger ces droits. Ces mesu­res com­pren­nent non seu­le­ment la pseud­ony­mi­sa­ti­on et le cryp­ta­ge, mais aus­si l’uti­li­sa­ti­on de tech­no­lo­gies de plus en plus dis­po­ni­bles qui per­met­tent d’uti­li­ser des algo­rith­mes direc­te­ment au point de géné­ra­ti­on des don­nées et d’ob­te­nir des rens­eig­ne­ments pré­cieux sans trans­fé­rer les don­nées ent­re les par­ties ou copi­er inu­tile­ment les don­nées brutes ou struc­tu­rées elles-mêmes.
16. „don­nées de ser­vice asso­ciées“ Don­nées repré­sen­tant la numé­ri­sa­ti­on des actions ou opé­ra­ti­ons de l’uti­li­sa­teur en rela­ti­on avec le pro­duit con­nec­té, enre­gi­strées inten­ti­on­nel­le­ment par l’uti­li­sa­teur ou géné­rées en tant que sous-pro­duit de l’ac­tion de l’uti­li­sa­teur lors de la four­ni­tu­re d’un ser­vice con­nec­té par le fournisseur ;
(15) Les don­nées con­sti­tu­ent des actes et des opé­ra­ti­ons numé­ri­sés de l’uti­li­sa­teur et dev­rai­ent, en con­sé­quence, être acce­s­si­bles à l’uti­li­sa­teur. Les règles rela­ti­ves à l’ac­cès et à l’uti­li­sa­ti­on des don­nées des pro­duits con­nec­tés et des ser­vices con­ne­xes dans le cad­re du pré­sent règle­ment con­cer­nent à la fois les don­nées rela­ti­ves aux pro­duits et les don­nées rela­ti­ves aux ser­vices con­ne­xes. Les don­nées rela­ti­ves au pro­duit désign­ent les don­nées géné­rées par l’uti­li­sa­ti­on d’un pro­duit con­nec­té et con­çues par le fab­ri­cant pour être récup­é­rées par un uti­li­sa­teur, un pro­prié­tai­re de don­nées ou un tiers, y com­pris le fab­ri­cant le cas échéant, à par­tir du pro­duit con­nec­té. Par don­nées de ser­vice asso­ciées, on entend les don­nées qui repré­sen­tent éga­le­ment la numé­ri­sa­ti­on des actions ou des opé­ra­ti­ons de l’uti­li­sa­teur en rap­port avec le pro­duit con­nec­té et qui sont géné­rées lors de la four­ni­tu­re d’un ser­vice asso­cié par le four­nis­seur. Par don­nées géné­rées lors de l’uti­li­sa­ti­on d’un pro­duit con­nec­té ou d’un ser­vice con­nec­té, il con­vi­ent d’en­tendre les don­nées enre­gi­strées inten­ti­on­nel­le­ment ou les don­nées géné­rées indi­rec­te­ment par les actions de l’uti­li­sa­teur, tel­les que les don­nées rela­ti­ves à l’en­vi­ron­ne­ment ou aux inter­ac­tions du pro­duit con­nec­té. Ces don­nées dev­rai­ent inclu­re les don­nées rela­ti­ves à l’uti­li­sa­ti­on d’un pro­duit en réseau, géné­rées par une inter­face uti­li­sa­teur ou par un ser­vice con­nec­té, et ne dev­rai­ent pas se limi­ter à l’in­for­ma­ti­on selon laquel­le un pro­duit ou un ser­vice a été uti­li­sé, mais inclu­re tou­tes les don­nées géné­rées par le pro­duit en réseau à la suite de cet­te uti­li­sa­ti­on, tel­les que les don­nées géné­rées auto­ma­ti­quement par des cap­teurs et les don­nées enre­gi­strées par des appli­ca­ti­ons embar­quées, y com­pris les appli­ca­ti­ons indi­quant l’é­tat du maté­ri­el et les dys­fonc­tion­ne­ments. Ces don­nées dev­rai­ent éga­le­ment inclu­re les don­nées géné­rées par le pro­duit en réseau ou le ser­vice con­nec­té lorsque l’uti­li­sa­teur est inac­tif, par exemp­le lorsqu’il déci­de de ne pas uti­li­ser un pro­duit en réseau pen­dant une cer­taine péri­ode, mais de le lais­ser en état de veil­le, voi­re de l’éteind­re, car l’é­tat d’un pro­duit en réseau ou de ses com­po­sants, tels que ses piles, peut chan­ger lorsque le pro­duit en réseau est en état de veil­le ou éteint. Les don­nées qui ne sont pas modi­fi­ées de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve, c’est-à-dire les don­nées brutes, éga­le­ment appelées don­nées sources ou don­nées pri­ma­i­res, qui se rap­portent à des points de don­nées géné­rés auto­ma­ti­quement sans aucu­ne aut­re for­me de trai­te­ment, ain­si que les don­nées qui ont été pré­pa­rées avant d’êt­re trai­tées et ana­ly­sées ulté­ri­eu­re­ment afin de les rend­re com­pré­hen­si­bles et uti­li­sables, relè­vent du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment. Il s’a­git notam­ment des don­nées coll­ec­tées par un cap­teur uni­que ou un grou­pe de cap­teurs inter­con­nec­tés afin de rend­re les don­nées coll­ec­tées com­pré­hen­si­bles pour des appli­ca­ti­ons plus variées, en déter­mi­nant une gran­deur ou une pro­prié­té phy­si­que ou la varia­ti­on d’u­ne gran­deur phy­si­que, tel­le que la tempé­ra­tu­re, la pres­si­on, le débit, l’ar­gi­le, le pH, le niveau de liqui­de, la posi­ti­on, l’ac­cé­lé­ra­ti­on ou la vites­se. Le ter­me „don­nées pré­pa­rées“ ne doit pas être inter­pré­té com­me obli­geant le déten­teur des don­nées à réa­li­ser des inve­stis­se­ments importants pour net­to­y­er et trans­for­mer les don­nées. Les don­nées à four­nir dev­rai­ent inclu­re les méta­don­nées per­ti­nen­tes, y com­pris leur con­tex­te de base et leur horo­da­ta­ge, afin de rend­re les don­nées uti­li­sables en com­bi­nai­son avec d’aut­res don­nées, par exemp­le des don­nées qui ont été triées et clas­sées avec d’aut­res élé­ments de don­nées qui leur sont asso­ciés ou qui ont été refor­ma­tées dans un for­mat cou­rant. De tel­les don­nées sont poten­ti­el­le­ment pré­cieu­ses pour l’uti­li­sa­teur et favo­ri­sent l’in­no­va­ti­on et le déve­lo­p­pe­ment de ser­vices numé­ri­ques et aut­res visa­nt à pro­té­ger l’en­vi­ron­ne­ment, la san­té et l’é­co­no­mie cir­culai­re, notam­ment en faci­li­tant l’en­tre­ti­en et la répa­ra­ti­on des pro­duits con­nec­tés con­cer­nés. En revan­che, les infor­ma­ti­ons dédui­tes ou déri­vées de ces don­nées, qui sont le résul­tat d’in­ve­stis­se­ments sup­p­lé­men­tai­res dans l’at­tri­bu­ti­on de valeurs ou de con­nais­sances à par­tir des don­nées (en par­ti­cu­lier au moy­en d’al­go­rith­mes pro­prié­tai­res com­ple­xes, y com­pris ceux qui font par­tie de logi­ciels pro­prié­tai­res), ne dev­rai­ent pas rele­ver du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment et, par con­sé­quent, les déten­teurs de ces don­nées ne dev­rai­ent pas être tenus de les four­nir à un uti­li­sa­teur ou à un desti­na­tai­re des don­nées, sauf si l’uti­li­sa­teur et le déten­teur des don­nées en ont con­ve­nu autre­ment. Ces don­nées pour­rai­ent notam­ment inclu­re des infor­ma­ti­ons obte­nues par fusi­on de cap­teurs, dans le cad­re de laquel­le des don­nées sont déri­vées ou infé­rées à par­tir de plu­sieurs cap­teurs, qui sont coll­ec­tées dans le pro­duit en réseau à l’ai­de d’al­go­rith­mes pro­prié­tai­res com­ple­xes et peu­vent être sou­mi­ses à des droits de pro­prié­té intellectuelle.
17. „don­nées faci­le­ment dis­po­ni­bles“ Don­nées de pro­duit et don­nées de ser­vice asso­ciées qu’un déten­teur de don­nées obti­ent ou peut obte­nir léga­le­ment du pro­duit en réseau ou du ser­vice asso­cié sans effort dis­pro­por­ti­onné, en allant au-delà d’un simp­le traitement ;
(20) Dans la pra­tique, les don­nées géné­rées par les pro­duits en réseau ou les ser­vices con­nec­tés ne sont pas tou­tes faci­le­ment acce­s­si­bles à leurs uti­li­sa­teurs et les pos­si­bi­li­tés de trans­fert des don­nées géné­rées par les pro­duits con­nec­tés à l’in­ter­net sont sou­vent limi­tées. Les uti­li­sa­teurs ne sont donc pas en mesu­re d’ob­te­nir les don­nées néces­saires pour béné­fi­ci­er de ser­vices de répa­ra­ti­on ou aut­res, et les ent­re­pri­ses ne sont pas en mesu­re de pro­po­ser des ser­vices inno­vants, pra­ti­ques et plus effi­caces. Dans de nombreux sec­teurs, les fab­ri­cants, par­ce qu’ils con­trô­lent la con­cep­ti­on tech­ni­que des pro­duits en réseau ou des ser­vices con­nec­tés, peu­vent déter­mi­ner quel­les don­nées sont géné­rées et com­ment y accé­der, bien qu’ils ne dis­po­sent d’au­cun droit légal sur ces don­nées. Il est donc néces­saire de veil­ler à ce que les pro­duits en réseau soi­ent con­çus et fab­ri­qués, et les ser­vices con­ne­xes con­çus et four­nis, de maniè­re à ce que les don­nées rela­ti­ves aux pro­duits et les don­nées rela­ti­ves aux ser­vices con­ne­xes, y com­pris les méta­don­nées cor­re­spond­an­tes néces­saires à l’in­ter­pré­ta­ti­on et à l’uti­li­sa­ti­on de ces don­nées, y com­pris aux fins de la con­sul­ta­ti­on, de l’uti­li­sa­ti­on ou de la com­mu­ni­ca­ti­on de ces don­nées, soi­ent tou­jours acce­s­si­bles à un uti­li­sa­teur, faci­le­ment et en tou­te sécu­ri­té, gra­tui­te­ment, dans un for­mat com­plet, struc­tu­ré, cou­ram­ment uti­li­sé et lisi­ble par machi­ne. Les don­nées rela­ti­ves au pro­duit et les don­nées rela­ti­ves aux ser­vices con­ne­xes qu’un pro­prié­tai­re de don­nées obti­ent ou peut obte­nir légiti­me­ment du pro­duit con­nec­té ou du ser­vice con­nec­té, par exemp­le en rai­son de la con­cep­ti­on du pro­duit con­nec­té, du cont­rat con­clu par le pro­prié­tai­re de don­nées avec l’uti­li­sa­teur pour la four­ni­tu­re de ser­vices con­ne­xes et de ses moy­ens tech­ni­ques pour accé­der aux don­nées sans effort dis­pro­por­ti­onné, sont appelées „don­nées aisé­ment dis­po­ni­bles“. Les don­nées aisé­ment dis­po­ni­bles ne com­pren­nent pas les don­nées géné­rées lors de l’uti­li­sa­ti­on du pro­duit, à moins que le pro­duit con­nec­té ne soit con­çu pour stocker ou trans­mett­re ces don­nées en dehors du com­po­sant dans lequel elles sont géné­rées ou du pro­duit con­nec­té dans son ensem­ble. Le pré­sent règle­ment ne dev­rait donc pas être inter­pré­té com­me impo­sant l’ob­li­ga­ti­on de stocker les don­nées sur l’u­ni­té cen­tra­le d’un pro­duit con­nec­té. L’ab­sence d’u­ne tel­le obli­ga­ti­on ne dev­rait pas empêcher le fab­ri­cant ou le pro­prié­tai­re des don­nées de con­ve­nir de tel­les adap­t­ati­ons avec l’uti­li­sa­teur sur une base volon­tai­re. Les obli­ga­ti­ons de con­cep­ti­on pré­vues par le pré­sent règle­ment sont éga­le­ment sans pré­ju­di­ce du prin­ci­pe de mini­mi­sa­ti­on des don­nées énon­cé à l’ar­tic­le 5, para­gra­phe 1, point c), du règle­ment (UE) 2016/679 et ne dev­rai­ent pas être inter­pré­tées com­me exi­geant que les pro­duits en réseau et les ser­vices con­nec­tés soi­ent con­çus de maniè­re à stocker ou à trai­ter d’u­ne aut­re maniè­re des don­nées à carac­tère per­son­nel aut­res que cel­les qui sont néces­saires aux fins de leur trai­te­ment. Le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal pour­rait être intro­duit pour défi­nir d’aut­res spé­ci­fi­ci­tés, tel­les que les don­nées rela­ti­ves aux pro­duits qui dev­rai­ent être acce­s­si­bles par l’in­ter­mé­di­ai­re des pro­duits en réseau ou des ser­vices con­nec­tés, étant don­né que ces don­nées peu­vent être essen­ti­el­les pour le fonc­tion­ne­ment, la répa­ra­ti­on ou l’en­tre­ti­en effi­caces de ces pro­duits en réseau ou ser­vices con­nec­tés. Si des mises à jour ou des modi­fi­ca­ti­ons ulté­ri­eu­res d’un pro­duit en réseau ou d’un ser­vice con­nec­té par le fab­ri­cant ou une aut­re par­tie ent­raî­nent l’a­jout de don­nées acce­s­si­bles ou la limi­ta­ti­on de don­nées initia­le­ment acce­s­si­bles, ces modi­fi­ca­ti­ons dev­rai­ent être com­mu­ni­quées à l’uti­li­sa­teur dans le cad­re de la mise à jour ou de la modification.
18. „Secret des affai­res“ un secret d’af­fai­res au sens de l’ar­tic­le 2, point 1, de la direc­ti­ve (UE) 2016/943 ;
19. „Déten­teur d’un secret d’af­fai­res“ le déten­teur d’un secret d’af­fai­res au sens de l’ar­tic­le 2, point 2), de la direc­ti­ve (UE) 2016/943 ;
20. „Pro­fi­la­ge“ Pro­fi­la­ge au sens de l’ar­tic­le 4, para­gra­phe 4, du règle­ment (UE) 2016/679 ;
21. „Mise à dis­po­si­ti­on sur le mar­ché“tou­te four­ni­tu­re d’un pro­duit con­nec­té desti­né à être dis­tri­bué, con­som­mé ou uti­li­sé sur le mar­ché de l’U­ni­on dans le cad­re d’u­ne acti­vi­té com­mer­cia­le, à tit­re oné­reux ou gratuit ;
22. „Mise sur le mar­ché“ la pre­miè­re mise à dis­po­si­ti­on d’un pro­duit con­nec­té sur le mar­ché de l’Union ;
23. „Con­som­ma­teurs“ tou­te per­son­ne phy­si­que qui agit à des fins qui n’ent­rent pas dans le cad­re de son acti­vi­té com­mer­cia­le, indu­stri­el­le, artis­a­na­le ou libérale ;
24. „Ent­re­pri­se“tou­te per­son­ne phy­si­que ou mora­le qui, en ce qui con­cer­ne les cont­rats et les pra­ti­ques rele­vant du pré­sent règle­ment, agit à des fins qui ent­rent dans le cad­re de son acti­vi­té com­mer­cia­le, indu­stri­el­le, artis­a­na­le ou professionnelle;
25. „Peti­tes ent­re­pri­ses“ une peti­te ent­re­pri­se au sens de l’ar­tic­le 2, para­gra­phe 2, de l’an­ne­xe de la recom­man­da­ti­on 2003/361/ ;
26. „Micro-ent­re­pri­ses“ une microentre­pri­se au sens de l’ar­tic­le 2, para­gra­phe 3, de l’an­ne­xe de la recom­man­da­ti­on 2003/361/ ;
27. „Orga­nis­mes de l’U­ni­on“les orga­nes, orga­nis­mes et agen­ces de l’U­ni­on cré­és en ver­tu d’ac­tes juri­di­ques adop­tés sur la base du trai­té sur l’U­ni­on euro­pé­en­ne, du TFUE ou du trai­té insti­tu­ant la Com­mun­au­té euro­pé­en­ne de l’é­ner­gie atomique ;
28. „orga­nis­me public“ les auto­ri­tés, coll­ec­ti­vi­tés et orga­nis­mes publics nati­on­aux, régi­on­aux et locaux des États mem­bres ou les asso­cia­ti­ons for­mées par une ou plu­sieurs de ces auto­ri­tés, coll­ec­ti­vi­tés ou organismes ;
29. „état d’ur­gence public“une situa­ti­on excep­ti­on­nel­le et tem­po­rai­re, tel­le qu’u­ne urgence de san­té publi­que, une cata­stro­phe natu­rel­le ou une cata­stro­phe majeu­re d’o­ri­gi­ne humaine, y com­pris un inci­dent gra­ve de cyber­sé­cu­ri­té, qui a des réper­cus­sions néga­ti­ves sur la popu­la­ti­on de l’U­ni­on ou d’un État membre, ou sur une par­tie de cel­le-ci. d’u­ne par­tie de cel­le-ci, qui ris­que d’a­voir des réper­cus­sions gra­ves et dur­a­bles sur les con­di­ti­ons de vie, la sta­bi­li­té éco­no­mi­que ou finan­ciè­re ou de por­ter gra­ve­ment et direc­te­ment att­ein­te aux actifs éco­no­mi­ques dans l’U­ni­on ou dans l’É­tat membre con­cer­né, et qui a été iden­ti­fi­ée et offi­ci­el­le­ment décla­rée con­for­mé­ment aux pro­cé­du­res appli­ca­bles en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit national ;
30. „Cli­ent“ une per­son­ne phy­si­que ou mora­le qui a con­clu une rela­ti­on con­trac­tu­el­le avec un four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées en vue de béné­fi­ci­er d’un ou de plu­sieurs ser­vices de trai­te­ment de données ;
31. „assi­stants vir­tuels“Logi­ciel capa­ble de trai­ter des com­man­des, des tâches ou des que­sti­ons, y com­pris sur la base d’en­trées audio, écri­tes, gestuel­les ou de mou­ve­ments, et qui, sur la base de ces com­man­des, tâches ou que­sti­ons, don­ne accès à d’aut­res ser­vices ou con­trô­le les fonc­tions de pro­duits en réseau ;
32. „actifs numé­ri­ques“ Élé­ments sous for­me numé­ri­que – y com­pris les appli­ca­ti­ons – pour les­quels le cli­ent dis­po­se d’un droit d’uti­li­sa­ti­on, indé­pen­dam­ment de la rela­ti­on con­trac­tu­el­le avec le ser­vice de trai­te­ment des don­nées qu’il sou­hai­te changer ;
(83) Les actifs numé­ri­ques font réfé­rence aux élé­ments sous for­me numé­ri­que pour les­quels le cli­ent a le droit d’uti­li­sa­ti­on, y com­pris les appli­ca­ti­ons et les méta­don­nées liées à la con­fi­gu­ra­ti­on des paramè­tres, à la sécu­ri­té et à la gesti­on des droits d’ac­cès et de con­trô­le, ain­si que d’aut­res élé­ments tels que les repré­sen­ta­ti­ons des tech­no­lo­gies de vir­tua­li­sa­ti­on, y com­pris les machi­nes vir­tu­el­les et les con­teneurs. Les actifs numé­ri­ques peu­vent être trans­fé­rés à con­di­ti­on que le cli­ent dis­po­se d’un droit d’uti­li­sa­ti­on qui est indé­pen­dant de la rela­ti­on con­trac­tu­el­le avec le ser­vice de trai­te­ment des don­nées qu’il sou­hai­te chan­ger. Les aut­res élé­ments sus­ment­i­onnés sont la con­di­ti­on pré­alable à l’uti­li­sa­ti­on effec­ti­ve par le cli­ent de ses don­nées et appli­ca­ti­ons dans l’en­vi­ron­ne­ment du four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment des don­nées qui les reprend.
33. „Infras­truc­tu­re TIC dans des locaux pro­pres“Infras­truc­tu­re TIC et res­sour­ces infor­ma­ti­ques appar­tenant au cli­ent ou louées ou pri­ses en lea­sing par le cli­ent, situées dans le cent­re de don­nées du cli­ent et exploi­tées par lui ou par un tiers ;
34. „Chan­ge­ment“le pro­ce­s­sus impli­quant un four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées source, un cli­ent d’un ser­vice de trai­te­ment de don­nées et, le cas échéant, un four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ces­si­on­n­aire, par lequel le cli­ent d’un ser­vice de trai­te­ment de don­nées pas­se de l’uti­li­sa­ti­on d’un ser­vice de trai­te­ment de don­nées à l’uti­li­sa­ti­on d’un aut­re ser­vice de trai­te­ment de don­nées du même type ou d’un aut­re ser­vice pro­po­sé par un aut­re four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ou pro­po­sé à une infras­truc­tu­re TIC dans ses pro­pres locaux, y com­pris par l’ex­tra­c­tion, la trans­for­ma­ti­on et le télé­char­ge­ment des données ;
(85) Le chan­ge­ment est un pro­ce­s­sus qui part du cli­ent et se com­po­se de plu­sieurs étapes – y com­pris l’ex­tra­c­tion des don­nées -, ce qui dési­gne le télé­char­ge­ment des don­nées à par­tir de l’é­co­sy­stème du four­nis­seur initi­al de ser­vices de trai­te­ment des don­nées, la trans­for­ma­ti­on des don­nées si elles sont struc­tu­rées de tel­le sor­te qu’el­les ne cor­re­spon­dent pas au sché­ma de l’em­pla­ce­ment de desti­na­ti­on, et le télé­char­ge­ment des don­nées vers un nou­vel empla­ce­ment de desti­na­ti­on. Dans cer­tai­nes situa­tions décri­tes dans le pré­sent règle­ment, le fait de reti­rer un ser­vice don­né du cont­rat et de le trans­fé­rer vers un aut­re four­nis­seur dev­rait éga­le­ment être con­sidé­ré com­me un chan­ge­ment. Le chan­ge­ment est par­fois effec­tué par un tiers au nom du cli­ent. En con­sé­quence, tous les droits et obli­ga­ti­ons du cli­ent énon­cés dans le pré­sent règle­ment, y com­pris l’ob­li­ga­ti­on de coopé­rer de bon­ne foi, dev­rai­ent être com­pris com­me s’ap­pli­quant éga­le­ment au tiers con­cer­né dans ces cir­con­stances. Les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des don­nées et les cli­ents ont des niveaux de responsa­bi­li­té dif­fér­ents en fonc­tion de l’é­tape de la pro­cé­du­re. Par exemp­le, le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées initi­al est responsable de l’ex­tra­c­tion des don­nées dans un for­mat lisi­ble par machi­ne, tan­dis que le cli­ent et le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ces­si­on­n­aire doi­vent télé­char­ger les don­nées dans le nou­vel envi­ron­ne­ment, à moins qu’un ser­vice de tran­si­ti­on pro­fes­si­on­nel spé­ci­fi­que ne soit uti­li­sé. Un cli­ent qui a l’in­ten­ti­on d’e­xer­cer les droits pré­vus par le pré­sent règle­ment en ce qui con­cer­ne le trans­fert doit infor­mer le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées initi­al de sa décis­i­on, soit de pas­ser à un aut­re four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ou à une infras­truc­tu­re TIC dans ses pro­pres locaux, soit d’effacer les actifs et les don­nées exporta­bles du client.
35. „Frais d’ex­tra­c­tion de don­nées“les “frais de trans­fert de don­nées” fac­tu­rés aux cli­ents pour l’ex­tra­c­tion de leurs don­nées via le réseau à par­tir de l’in­fras­truc­tu­re TIC d’un four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées vers les systè­mes d’aut­res four­nis­seurs ou vers l’in­fras­truc­tu­re TIC dans leurs pro­pres locaux ;
36. „Frais de chan­ge“ les frais, aut­res que les frais de ser­vice stan­dard ou les péna­li­tés de rési­lia­ti­on anti­ci­pée, appli­qués par un four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées à un cli­ent pour les actes requis par le pré­sent règle­ment pour pas­ser aux systè­mes d’un aut­re four­nis­seur ou à l’in­fras­truc­tu­re TIC dans ses pro­pres locaux, y com­pris les frais d’ex­tra­c­tion de données ;
(88) Les frais de chan­ge­ment de four­nis­seur sont des frais que les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées fac­tu­rent à leurs cli­ents pour l’exé­cu­ti­on du chan­ge­ment. En géné­ral, ces frais visent à réper­cuter sur le cli­ent qui sou­hai­te chan­ger de four­nis­seur de ser­vices infor­ma­ti­ques les coûts que ce der­nier peut encour­ir en rai­son du chan­ge­ment. Des exemp­les cou­rants de frais de chan­ge­ment sont les coûts liés au trans­fert de don­nées d’un four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées à un aut­re ou d’un four­nis­seur à une infras­truc­tu­re TIC dans ses pro­pres locaux („frais d’ex­tra­c­tion de don­nées“) ou les coûts liés à des acti­vi­tés d’as­si­stance spé­ci­fi­ques pen­dant la mise en œuvre du chan­ge­ment. Des frais d’ex­tra­c­tion de don­nées exce­s­sifs et d’aut­res frais inju­sti­fi­és, sans rap­port avec le coût réel du chan­ge­ment, ent­ra­vent le chan­ge­ment de four­nis­seur par le cli­ent, limi­tent la lib­re cir­cula­ti­on des don­nées, peu­vent rest­reind­re la con­cur­rence et cré­er une situa­ti­on de dépen­dance du cli­ent à l’é­gard d’un ser­vice don­né en rédui­sant les inci­ta­ti­ons à choi­sir un aut­re four­nis­seur de ser­vices ou un four­nis­seur sup­p­lé­men­tai­re. Par con­sé­quent, les frais de chan­ge­ment de four­nis­seur dev­rai­ent être sup­p­ri­més après trois ans à comp­ter de la date d’en­trée en vigueur du pré­sent règle­ment. Les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées dev­rai­ent pou­voir appli­quer des frais de chan­ge­ment de four­nis­seur réduits jus­qu’à cet­te date.
37. „Équi­va­lence fonc­tion­nel­le“ la restau­ra­ti­on – sur la base des don­nées exporta­bles et des actifs numé­ri­ques du cli­ent – d’un niveau mini­mal de fonc­tion­na­li­té dans l’en­vi­ron­ne­ment d’un nou­veau ser­vice de trai­te­ment de don­nées du même type de ser­vice après le chan­ge­ment, lorsque le ser­vice de trai­te­ment de don­nées desti­na­tai­re four­nit un résul­tat maté­ri­el­le­ment com­pa­ra­ble en répon­se à la même entrée pour des fonc­tions com­mu­nes four­nies au cli­ent dans le cad­re du contrat ;
(86) L’é­qui­va­lence fonc­tion­nel­le signi­fie qu’a­près un chan­ge­ment, un ensem­ble mini­mal de fonc­tions est réta­b­li sur la base des don­nées exporta­bles et des actifs numé­ri­ques du cli­ent dans l’en­vi­ron­ne­ment du nou­veau ser­vice de trai­te­ment de don­nées du même type de ser­vice, le ser­vice de trai­te­ment de don­nées ces­si­on­n­aire four­nis­sant un résul­tat essen­ti­el­le­ment com­pa­ra­ble pour les fonc­tions par­ta­gées four­nies au cli­ent dans le cad­re du cont­rat. On ne peut attendre des four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées qu’ils per­met­tent l’é­qui­va­lence fonc­tion­nel­le en ce qui con­cer­ne les fonc­tions offer­tes indé­pen­dam­ment à la fois par le ser­vice de trai­te­ment de don­nées initi­al et par le ser­vice de trai­te­ment de don­nées ces­si­on­n­aire. En ver­tu du pré­sent règle­ment, les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ne sont tenus de faci­li­ter l’é­qui­va­lence fonc­tion­nel­le que s’ils pro­po­sent des ser­vices du modè­le de four­ni­tu­re IaaS.
38. „don­nées exporta­bles“ aux fins des artic­les 23 à 31 et de l’ar­tic­le 35, les don­nées d’en­trée et de sor­tie, y com­pris les méta­don­nées, géné­rées direc­te­ment ou indi­rec­te­ment par l’uti­li­sa­ti­on du ser­vice de trai­te­ment de don­nées par le cli­ent ou con­join­te­ment, à l’ex­cep­ti­on des actifs ou des don­nées d’un four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ou d’un tiers qui sont pro­té­gés par des droits de pro­prié­té intellec­tu­el­le ou qui con­sti­tu­ent un secret d’affaires ;
39. „cont­rat intel­li­gent“ un pro­gram­me infor­ma­tique uti­li­sé pour l’exé­cu­ti­on auto­ma­ti­sée d’un accord ou d’u­ne par­tie d’ac­cord, en uti­li­sant une séquence d’en­re­gi­stre­ments élec­tro­ni­ques et en garan­tis­sant l’in­té­gri­té de ces enre­gi­stre­ments et l’e­xac­ti­tu­de de leur ord­re chronologique ;
40. „Interopé­ra­bi­li­té“ la capa­ci­té de deux ou plu­sieurs espaces de don­nées ou réseaux de com­mu­ni­ca­ti­on, systè­mes, pro­duits en réseau, appli­ca­ti­ons, ser­vices de trai­te­ment de don­nées ou com­po­sants d’é­ch­an­ger et d’uti­li­ser des don­nées afin d’exé­cu­ter leurs fonctions ;
41. „des spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes“une spé­ci­fi­ca­ti­on tech­ni­que dans le domaine des tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­ti­on et de la com­mu­ni­ca­ti­on qui vise à éta­b­lir l’in­teropé­ra­bi­li­té ent­re les ser­vices de trai­te­ment des don­nées en fonc­tion des performances ;
42. „spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes“un docu­ment, aut­re qu’u­ne nor­me, qui con­ti­ent des solu­ti­ons tech­ni­ques per­met­tant de satis­fai­re à cer­tai­nes exi­gen­ces et obli­ga­ti­ons défi­nies dans le cad­re du pré­sent règlement ;
43. „nor­me har­mo­ni­sée“ une nor­me har­mo­ni­sée au sens de l’ar­tic­le 2, point 1 c), du règle­ment (UE) n° 1025/2012.

Cha­pit­re II Trans­fert de don­nées des ent­re­pri­ses aux con­som­ma­teurs et ent­re entreprises

Artic­le 3 Obli­ga­ti­on de rend­re les don­nées rela­ti­ves aux pro­duits et les don­nées rela­ti­ves aux ser­vices con­ne­xes acce­s­si­bles à l’utilisateur
(1) Les pro­duits con­nec­tés sont con­çus et fab­ri­qués, et les ser­vices con­nec­tés sont con­çus et four­nis, de maniè­re à ce que les don­nées rela­ti­ves aux pro­duits et les don­nées rela­ti­ves aux ser­vices con­nec­tés – y com­pris les méta­don­nées per­ti­nen­tes néces­saires à l’in­ter­pré­ta­ti­on et à l’uti­li­sa­ti­on de ces don­nées – soi­ent, par défaut, faci­le­ment acce­s­si­bles à l’uti­li­sa­teur, en tou­te sécu­ri­té, gra­tui­te­ment, dans un for­mat com­plet, struc­tu­ré, cou­ram­ment uti­li­sé et lisi­ble par machi­ne et, lorsque cela est per­ti­nent et tech­ni­quement réa­li­sable, direc­te­ment accessibles.
(2) Avant la con­clu­si­on d’un cont­rat d’achat, de loca­ti­on ou de cré­dit-bail pour un pro­duit con­nec­té, le ven­deur, le loueur ou le bail­leur – qui peut éga­le­ment être le fab­ri­cant – four­nit à l’uti­li­sa­teur, de maniè­re clai­re et com­pré­hen­si­ble, au moins les infor­ma­ti­ons sui­van­tes :
a) le type, le for­mat et le volu­me esti­mé des don­nées de pro­duit que le pro­duit con­nec­té peut générer ;
b) l’in­di­ca­ti­on de la capa­ci­té du pro­duit con­nec­té à géné­rer des don­nées en con­tinu et en temps réel ;
c) l’in­di­ca­ti­on que le pro­duit en réseau est en mesu­re de stocker des don­nées sur un appa­reil ou un ser­veur distant, y com­pris, le cas échéant, la durée de stocka­ge prévue ;
d) l’in­di­ca­ti­on de la maniè­re dont l’uti­li­sa­teur peut accé­der aux don­nées, les con­sul­ter ou, le cas échéant, les sup­p­ri­mer, y com­pris les moy­ens tech­ni­ques uti­li­sés à cet effet, ain­si que les con­di­ti­ons d’uti­li­sa­ti­on et la qua­li­té de ser­vice concernées.
(24) Avant de con­clu­re un cont­rat d’achat, de loca­ti­on ou de cré­dit-bail pour un pro­duit con­nec­té, le ven­deur, le loueur ou le bail­leur – qui peut éga­le­ment être le fab­ri­cant – dev­rait four­nir à l’uti­li­sa­teur, de maniè­re clai­re et com­pré­hen­si­ble, des infor­ma­ti­ons sur les don­nées rela­ti­ves au pro­duit que le pro­duit con­nec­té peut géné­rer, y com­pris sur la natu­re, le for­mat et la quan­ti­té esti­mée de don­nées. Cela pour­rait inclu­re, lorsqu’el­les sont dis­po­ni­bles, des infor­ma­ti­ons sur les struc­tures de don­nées, les for­mats de don­nées, les voca­bu­lai­res, les systè­mes de clas­si­fi­ca­ti­on, les taxo­no­mies et les listes de codes, ain­si que des infor­ma­ti­ons clai­res et suf­fi­san­tes per­ti­nen­tes pour l’e­xer­ci­ce des droits de l’uti­li­sa­teur et sur la maniè­re dont les don­nées peu­vent être stockées ou récup­é­rées ou sur la maniè­re d’y accé­der, y com­pris les con­di­ti­ons d’uti­li­sa­ti­on et la qua­li­té de ser­vice des inter­faces de pro­gram­ma­ti­on d’ap­pli­ca­ti­ons ou, le cas échéant, la four­ni­tu­re de kits de déve­lo­p­pe­ment logi­ciel. Cet­te obli­ga­ti­on assu­re la trans­pa­rence des don­nées géné­rées sur les pro­duits et faci­li­te l’ac­cès pour les uti­li­sa­teurs. L’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on pour­rait être rem­plie, par exemp­le, en main­tenant une adres­se URL sta­ble sur l’in­ter­net, qui pour­rait être dif­fusée sous la for­me d’un lien inter­net ou d’un code QR, et qui con­dui­rait aux infor­ma­ti­ons per­ti­nen­tes que le ven­deur, le loueur ou le bail­leur – qui peut éga­le­ment être le fab­ri­cant – pour­rait four­nir à l’uti­li­sa­teur avant la con­clu­si­on d’un cont­rat d’achat, de loca­ti­on ou de bail pour un pro­duit con­nec­té. En tout état de cau­se, l’uti­li­sa­teur doit pou­voir stocker les infor­ma­ti­ons de tel­le sor­te qu’el­les pui­s­sent être con­sul­tées ulté­ri­eu­re­ment et que la repro­duc­tion inchan­gée des infor­ma­ti­ons stockées soit pos­si­ble. Bien que l’on ne pui­s­se pas attendre du responsable du trai­te­ment qu’il con­ser­ve les don­nées indé­fi­ni­me­nt eu égard aux beso­ins de l’uti­li­sa­teur du pro­duit con­nec­té, il dev­rait appli­quer un régime appro­prié en ce qui con­cer­ne la durée de con­ser­va­ti­on des don­nées, le cas échéant con­for­mé­ment au prin­ci­pe de limi­ta­ti­on de la con­ser­va­ti­on énon­cé à l’ar­tic­le 5, para­gra­phe 1, point e), du règle­ment (UE) 2016/679, qui per­met l’ap­pli­ca­ti­on effec­ti­ve des droits d’ac­cès aux don­nées pré­vus par ledit règle­ment. L’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on est sans pré­ju­di­ce de l’ob­li­ga­ti­on du responsable du trai­te­ment de four­nir des infor­ma­ti­ons à la per­son­ne con­cer­née con­for­mé­ment aux artic­les 12, 13 et 14 du règle­ment (UE) 2016/679. L’ob­li­ga­ti­on de four­nir les infor­ma­ti­ons per­ti­nen­tes avant la con­clu­si­on d’un cont­rat de four­ni­tu­re d’un ser­vice con­nec­té dev­rait incom­ber au pro­prié­tai­re poten­tiel des don­nées, que le pro­prié­tai­re des don­nées con­clue un cont­rat d’achat, de loca­ti­on ou de cré­dit-bail pour un pro­duit con­nec­té. Si les infor­ma­ti­ons chan­gent au cours de la durée de vie du pro­duit con­nec­té ou de la durée du cont­rat de ser­vice con­nec­té, y com­pris si la fina­li­té pour laquel­le ces don­nées doi­vent être uti­li­sées chan­ge par rap­port à la fina­li­té initia­le­ment pré­vue, des infor­ma­ti­ons à ce sujet dev­rai­ent éga­le­ment être four­nies à l’utilisateur.
(3) Avant de con­clu­re un cont­rat pour la four­ni­tu­re d’un ser­vice lié, le four­nis­seur d’un tel ser­vice lié four­nit à l’uti­li­sa­teur au moins les infor­ma­ti­ons sui­van­tes, de maniè­re clai­re et com­pré­hen­si­ble :
a) la natu­re, le volu­me esti­mé et la fré­quence de coll­ec­te des don­nées rela­ti­ves aux pro­duits que le pro­prié­tai­re poten­tiel des don­nées est sus­cep­ti­ble de rece­voir et, le cas échéant, les moda­li­tés selon les­quel­les l’uti­li­sa­teur peut accé­der à ces don­nées ou les con­sul­ter, y com­pris les moda­li­tés de stocka­ge et la durée de con­ser­va­ti­on des don­nées par le futur pro­prié­tai­re des données ;
b) la natu­re et le volu­me esti­mé des don­nées de ser­vice asso­ciées à géné­rer, ain­si que les moda­li­tés selon les­quel­les l’uti­li­sa­teur peut accé­der à ces don­nées ou les con­sul­ter, y com­pris les moda­li­tés du futur pro­prié­tai­re des don­nées en ce qui con­cer­ne leur stocka­ge et la durée de con­ser­va­ti­on des données ;
c) une indi­ca­ti­on pré­cisant si le pro­prié­tai­re poten­tiel des don­nées s’at­tend à uti­li­ser lui-même des don­nées faci­le­ment dis­po­ni­bles et les fins aux­quel­les ces don­nées seront uti­li­sées, et s’il a l’in­ten­ti­on d’au­to­ri­ser un ou plu­sieurs tiers à uti­li­ser les don­nées à des fins con­ve­nues avec l’utilisateur ;
d) l’i­den­ti­té du pro­prié­tai­re poten­tiel des don­nées, par exemp­le son nom com­mer­cial et l’adres­se du lieu où il est éta­b­li, ain­si que d’aut­res par­ties au trai­te­ment des don­nées, le cas échéant ;
e) les moy­ens de com­mu­ni­ca­ti­on per­met­tant de cont­ac­ter rapi­de­ment le déten­teur poten­tiel des don­nées et de com­mu­ni­quer effi­ca­ce­ment avec lui ;
f) l’in­di­ca­ti­on de la maniè­re dont l’uti­li­sa­teur peut deman­der que les don­nées soi­ent trans­mi­ses à un tiers et, le cas échéant, com­ment il peut mett­re fin à la trans­mis­si­on des données ;
g) le droit de l’uti­li­sa­teur de dépo­ser une plain­te auprès de l’au­to­ri­té com­pé­ten­te visée à l’ar­tic­le 37 en cas de vio­la­ti­on de l’u­ne des dis­po­si­ti­ons du pré­sent chapitre ;
h) l’in­di­ca­ti­on qu’un déten­teur poten­tiel de don­nées est ou non le déten­teur de secrets d’af­fai­res con­te­nus dans les don­nées acce­s­si­bles via le pro­duit con­nec­té ou géné­rées lors de la four­ni­tu­re d’un ser­vice con­nec­té et, si le déten­teur poten­tiel de don­nées n’est pas le déten­teur de secrets d’af­fai­res, l’i­den­ti­té du déten­teur du secret d’affaires ;
i) la durée du cont­rat ent­re l’uti­li­sa­teur et le pro­prié­tai­re poten­tiel des don­nées, ain­si que les moda­li­tés de rési­lia­ti­on anti­ci­pée de ce contrat.
Artic­le 4 Droits et obli­ga­ti­ons des uti­li­sa­teurs et des déten­teurs de don­nées con­cer­nant l’ac­cès, l’uti­li­sa­ti­on et la four­ni­tu­re de don­nées rela­ti­ves aux pro­duits et de don­nées rela­ti­ves aux ser­vices connexes
(27) Dans les sec­teurs con­cen­trés où les uti­li­sa­teurs finaux sont appro­vi­si­onnés en pro­duits con­nec­tés par un petit nombre de fab­ri­cants, les uti­li­sa­teurs peu­vent ne dis­po­ser que de pos­si­bi­li­tés limi­tées d’ac­cès aux don­nées, d’uti­li­sa­ti­on des don­nées et de par­ta­ge des don­nées. Dans ces con­di­ti­ons, les accords con­trac­tuels peu­vent ne pas être suf­fi­sants pour att­eind­re l’ob­jec­tif de ren­force­ment de la capa­ci­té d’ac­tion des uti­li­sa­teurs, ce qui rend plus dif­fi­ci­le la créa­ti­on de valeur à par­tir des don­nées géné­rées par les pro­duits con­nec­tés qu’ils ont ache­tés, loués ou pris en lea­sing. En con­sé­quence, le poten­tiel pour les peti­tes ent­re­pri­ses inno­van­tes de pro­po­ser des solu­ti­ons basées sur les don­nées de maniè­re com­pé­ti­ti­ve et pour une éco­no­mie des don­nées diver­si­fi­ée dans l’U­ni­on est limi­té. Le pré­sent règle­ment dev­rait donc s’ap­puy­er sur les évo­lu­ti­ons récen­tes dans cer­ta­ins sec­teurs, com­me le code de con­duite pour le par­ta­ge des don­nées agri­co­les par voie con­trac­tu­el­le. La légis­la­ti­on de l’U­ni­on ou la légis­la­ti­on natio­na­le peut être adop­tée pour tenir comp­te des beso­ins et des objec­tifs spé­ci­fi­ques à chaque sec­teur. En out­re, les titu­lai­res de don­nées ne dev­rai­ent pas uti­li­ser faci­le­ment les don­nées dis­po­ni­bles, qui sont des don­nées non per­son­nel­les, pour obte­nir des infor­ma­ti­ons sur la situa­ti­on éco­no­mi­que, les actifs ou les métho­des de pro­duc­tion de l’uti­li­sa­teur, ou sur l’uti­li­sa­ti­on de l’uti­li­sa­teur, de tou­te aut­re maniè­re qui pour­rait nui­re à la posi­ti­on com­mer­cia­le de l’uti­li­sa­teur sur les mar­chés sur les­quels il opè­re. Cela pour­rait inclu­re l’uti­li­sa­ti­on, au détri­ment de l’uti­li­sa­teur, d’in­for­ma­ti­ons sur les per­for­man­ces glo­ba­les d’u­ne ent­re­pri­se ou d’u­ne explo­ita­ti­on agri­co­le dans le cad­re de négo­cia­ti­ons con­trac­tu­el­les avec l’uti­li­sa­teur con­cer­nant l’achat poten­tiel du pro­duit ou des pro­duits agri­co­les de l’uti­li­sa­teur, ou l’in­tro­duc­tion de ces infor­ma­ti­ons dans des bases de don­nées agré­gées plus lar­ges con­cer­nant des mar­chés spé­ci­fi­ques, par exemp­le des bases de don­nées sur les ren­de­ments des cul­tures pour la pro­chai­ne sai­son de récol­te, étant don­né que cet­te uti­li­sa­ti­on pour­rait avoir un effet néga­tif indi­rect sur l’uti­li­sa­teur. L’in­ter­face tech­ni­que néces­saire à la gesti­on des auto­ri­sa­ti­ons dev­rait être mise à la dis­po­si­ti­on de l’uti­li­sa­teur, de pré­fé­rence avec des opti­ons d’au­to­ri­sa­ti­on fine­ment défi­nies (par exemp­le, „auto­ri­ser l’ac­cès une seu­le fois“ ou „auto­ri­ser l’ac­cès uni­quement pen­dant l’uti­li­sa­ti­on de l’ap­pli­ca­ti­on ou du ser­vice“), y com­pris la pos­si­bi­li­té de révo­quer ces autorisations.
(1) Dans la mesu­re où l’uti­li­sa­teur ne peut pas accé­der direc­te­ment aux don­nées à par­tir du pro­duit ou du ser­vice con­nec­té, les pro­prié­tai­res des don­nées met­tent aisé­ment à la dis­po­si­ti­on de l’uti­li­sa­teur les don­nées dis­po­ni­bles, y com­pris les méta­don­nées néces­saires à l’in­ter­pré­ta­ti­on et à l’uti­li­sa­ti­on des don­nées, sans retard, de maniè­re simp­le, sûre et gra­tuite, dans un for­mat com­plet, cou­ram­ment uti­li­sé et lisi­ble par machi­ne et, si cela est per­ti­nent et tech­ni­quement réa­li­sable, avec la même qua­li­té que pour le pro­prié­tai­re des don­nées, en con­tinu et en temps réel. Cela se fait sur simp­le deman­de par voie élec­tro­ni­que, dans la mesu­re où cela est tech­ni­quement réalisable. 
(2) Les uti­li­sa­teurs et les pro­prié­tai­res de don­nées peu­vent limi­ter par cont­rat l’ac­cès aux don­nées, leur uti­li­sa­ti­on ou leur retrans­mis­si­on lorsqu’un tel trai­te­ment est sus­cep­ti­ble de por­ter att­ein­te aux exi­gen­ces de sécu­ri­té du pro­duit con­nec­té, tel­les que défi­nies par le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal, et donc d’en­traî­ner des effets néga­tifs gra­ves sur la san­té ou la sécu­ri­té des per­son­nes phy­si­ques. Les auto­ri­tés com­pé­ten­tes pour les sec­teurs con­cer­nés peu­vent four­nir une exper­ti­se tech­ni­que aux uti­li­sa­teurs et aux déten­teurs de don­nées dans ce con­tex­te. Si le pro­prié­tai­re des don­nées refu­se de trans­mett­re des don­nées con­for­mé­ment au pré­sent artic­le, il en infor­me l’au­to­ri­té com­pé­ten­te dési­gnée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 37. 
(3) Sans pré­ju­di­ce du droit de l’uti­li­sa­teur de for­mer à tout moment un recours devant une juri­dic­tion d’un État membre, l’uti­li­sa­teur peut, dans le cad­re d’un liti­ge avec le pro­prié­tai­re des don­nées con­cer­nant les limi­tes ou inter­dic­tions con­trac­tu­el­les visées au para­gra­phe 2 
a) dépo­ser une plain­te auprès de l’au­to­ri­té com­pé­ten­te con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 37, para­gra­phe 5, point b), ou
b) con­ve­nir avec le titu­lai­re des don­nées de sou­mett­re la que­sti­on à une auto­ri­té de règle­ment des liti­ges con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10, para­gra­phe 1.
(4) Les titu­lai­res de don­nées ne ren­dent pas exce­s­si­ve­ment dif­fi­ci­le l’e­xer­ci­ce par l’uti­li­sa­teur des choix ou des droits pré­vus par le pré­sent artic­le, y com­pris en offrant des choix à l’uti­li­sa­teur d’u­ne maniè­re qui n’est pas neu­tre, ou en sapant ou en ent­ra­vant l’au­to­no­mie, la liber­té de choix ou la liber­té de décis­i­on de l’uti­li­sa­teur par la struc­tu­re, la con­cep­ti­on, la fonc­tion ou le fonc­tion­ne­ment de tout ou par­tie d’u­ne inter­face uti­li­sa­teur numérique. 
(5) Afin de véri­fier si une per­son­ne phy­si­que ou mora­le doit être con­sidé­rée com­me un uti­li­sa­teur aux fins du para­gra­phe 1, le responsable du trai­te­ment ne deman­de pas à cet­te per­son­ne des infor­ma­ti­ons allant au-delà de ce qui est néces­saire. Les titu­lai­res de don­nées ne con­ser­vent pas d’in­for­ma­ti­ons rela­ti­ves à l’ac­cès de l’uti­li­sa­teur aux don­nées deman­dées – en par­ti­cu­lier des don­nées de jour­na­li­sa­ti­on – qui vont au-delà de ce qui est néces­saire pour la bon­ne exé­cu­ti­on de la deman­de d’ac­cès de l’uti­li­sa­teur et pour la sécu­ri­té et la main­ten­an­ce de l’in­fras­truc­tu­re de données.
(29) Les titu­lai­res de don­nées peu­vent deman­der une iden­ti­fi­ca­ti­on appro­priée de l’uti­li­sa­teur afin de véri­fier la légiti­mi­té d’un uti­li­sa­teur à accé­der aux don­nées. Dans le cas de don­nées à carac­tère per­son­nel trai­tées par un sous-trai­tant pour le comp­te du responsable du trai­te­ment, les titu­lai­res de don­nées doi­vent s’assurer que la deman­de d’ac­cès est reçue et trai­tée par le sous-traitant.
(6) Les secrets d’af­fai­res sont pré­ser­vés et ne sont divul­gués que si tou­tes les mesu­res néces­saires pour pré­ser­ver la con­fi­den­tia­li­té des secrets d’af­fai­res, notam­ment vis-à-vis des tiers, ont été pri­ses par le pro­prié­tai­re des don­nées et l’uti­li­sa­teur avant la divul­ga­ti­on. Le pro­prié­tai­re des don­nées ou, s’ils ne sont pas la même per­son­ne, le pro­prié­tai­re du secret d’af­fai­res iden­ti­fie, y com­pris dans les méta­don­nées per­ti­nen­tes, les don­nées pro­té­gées en tant que secrets d’af­fai­res et con­vi­ent avec l’uti­li­sa­teur des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées néces­saires pour pré­ser­ver la con­fi­den­tia­li­té des don­nées divul­guées, notam­ment vis-à-vis des tiers, tel­les que des clau­ses con­trac­tu­el­les types, des accords de con­fi­den­tia­li­té, des pro­to­co­les d’ac­cès stricts, des nor­mes tech­ni­ques et l’ap­pli­ca­ti­on de codes de conduite.
(31) Con­for­mé­ment à la direc­ti­ve (UE) 2016/943 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (23), l’ac­qui­si­ti­on, l’uti­li­sa­ti­on ou la divul­ga­ti­on d’un secret d’af­fai­res est répu­tée lici­te, ent­re aut­res, lorsque cet­te acqui­si­ti­on, cet­te uti­li­sa­ti­on ou cet­te divul­ga­ti­on est exi­gée ou auto­ri­sée par le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal. Bien que le pré­sent règle­ment obli­ge les pro­prié­tai­res de don­nées à divul­guer cer­tai­nes don­nées aux uti­li­sa­teurs ou aux tiers choi­sis par l’uti­li­sa­teur, même si ces don­nées sont cou­ver­tes par la pro­tec­tion du secret d’af­fai­res, il con­vi­ent d’in­ter­pré­ter cet­te dis­po­si­ti­on de maniè­re à pré­ser­ver la pro­tec­tion du secret d’af­fai­res con­for­mé­ment à la direc­ti­ve (UE) 2016/943 . Dans ce con­tex­te, les titu­lai­res de don­nées dev­rai­ent pou­voir impo­ser à l’uti­li­sa­teur ou à des tiers choi­sis par l’uti­li­sa­teur de pré­ser­ver la con­fi­den­tia­li­té des don­nées con­sidé­rées com­me des secrets d’af­fai­res. Par con­sé­quent, les titu­lai­res de don­nées dev­rai­ent iden­ti­fier les secrets d’af­fai­res avant leur divul­ga­ti­on et avoir la pos­si­bi­li­té de con­ve­nir avec les uti­li­sa­teurs ou les tiers choi­sis par l’uti­li­sa­teur des mesu­res néces­saires pour pré­ser­ver leur con­fi­den­tia­li­té, y com­pris par l’uti­li­sa­ti­on de clau­ses con­trac­tu­el­les types, d’ac­cords de con­fi­den­tia­li­té, de pro­to­co­les d’ac­cès stricts, de nor­mes tech­ni­ques et par l’ap­pli­ca­ti­on de codes de con­duite. Out­re l’uti­li­sa­ti­on des clau­ses con­trac­tu­el­les types qui seront éla­bo­rées et recom­man­dées par la Com­mis­si­on, l’ad­op­ti­on de codes de con­duite et de nor­mes tech­ni­ques con­cer­nant la pro­tec­tion des secrets d’af­fai­res lors du trai­te­ment des don­nées pour­rait con­tri­buer à la réa­li­sa­ti­on de l’ob­jec­tif du pré­sent règle­ment et dev­rait donc être encou­ra­gée. En l’ab­sence d’ac­cord sur les mesu­res néces­saires, ou si un uti­li­sa­teur ou un tiers choi­si par l’uti­li­sa­teur ne met pas en œuvre ces mesu­res con­ve­nues ou vio­le la con­fi­den­tia­li­té des secrets d’af­fai­res, le pro­prié­tai­re des don­nées dev­rait être en mesu­re de refu­ser ou de sus­pend­re le trans­fert des don­nées con­sidé­rées com­me des secrets d’af­fai­res. Dans de tels cas, le titu­lai­re des don­nées dev­rait immé­dia­te­ment noti­fier sa décis­i­on par écrit à l’uti­li­sa­teur ou au tiers et infor­mer l’au­to­ri­té natio­na­le com­pé­ten­te de l’É­tat membre dans lequel le titu­lai­re des don­nées est éta­b­li qu’il a refusé ou sus­pen­du la divul­ga­ti­on des don­nées, en indi­quant les mesu­res qui n’ont pas été con­ve­nues ou mises en œuvre et, le cas échéant, les secrets d’af­fai­res dont la con­fi­den­tia­li­té a été vio­lée. En prin­ci­pe, les titu­lai­res de don­nées ne peu­vent pas refu­ser une deman­de d’ac­cès à des don­nées en ver­tu du pré­sent règle­ment au seul motif que cer­tai­nes don­nées sont con­sidé­rées com­me des secrets d’af­fai­res, car cela com­pro­met­trait l’ef­fet vou­lu du pré­sent règle­ment. Tou­te­fois, dans des cir­con­stances excep­ti­on­nel­les, un titu­lai­re de don­nées déten­teur d’un secret d’af­fai­res dev­rait pou­voir refu­ser, au cas par cas, une deman­de d’ac­cès aux don­nées spé­ci­fi­ques en que­sti­on s’il peut démon­trer à l’uti­li­sa­teur ou au tiers que la divul­ga­ti­on de ce secret d’af­fai­res, mal­gré les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les pri­ses par l’uti­li­sa­teur ou le tiers, est sus­cep­ti­ble de cau­ser un pré­ju­di­ce éco­no­mi­que gra­ve. Un pré­ju­di­ce éco­no­mi­que gra­ve s’ac­com­pa­gne de lour­des per­tes éco­no­mi­ques irré­pa­ra­bles. Le titu­lai­re des don­nées dev­rait moti­ver dûment et sans délai son refus à l’uti­li­sa­teur ou au tiers par écrit et en infor­mer l’au­to­ri­té com­pé­ten­te. Cet­te justi­fi­ca­ti­on dev­rait se fon­der sur des faits objec­tifs démon­trant que la divul­ga­ti­on de cer­tai­nes don­nées ris­que con­crè­te­ment de cau­ser un pré­ju­di­ce éco­no­mi­que gra­ve et que les mesu­res pri­ses pour pro­té­ger les don­nées deman­dées ne sont pas jugées suf­fi­san­tes. Dans ce con­tex­te, il peut être tenu comp­te de tou­te inci­dence néga­ti­ve sur la cyber­sé­cu­ri­té. Sans pré­ju­di­ce du droit de recours devant une juri­dic­tion d’un État membre, l’uti­li­sa­teur ou le tiers qui sou­hai­te con­te­ster la décis­i­on du responsable du trai­te­ment de refu­ser ou de sus­pend­re la com­mu­ni­ca­ti­on des don­nées peut intro­dui­re un recours auprès de l’au­to­ri­té com­pé­ten­te, qui dev­rait alors déci­der sans délai si et dans quel­les con­di­ti­ons la com­mu­ni­ca­ti­on des don­nées doit com­men­cer ou reprend­re, ou l’uti­li­sa­teur ou le tiers peut con­ve­nir avec le responsable du trai­te­ment de sou­mett­re la que­sti­on à une auto­ri­té de règle­ment des liti­ges. Les excep­ti­ons aux droits d’ac­cès aux don­nées pré­vues par le pré­sent règle­ment ne dev­rai­ent en aucun cas limi­ter les droits d’ac­cès et de por­ta­bi­li­té des don­nées des per­son­nes con­cer­nées en ver­tu du règle­ment (UE) 2016/679.
(7) En l’ab­sence d’ac­cord sur les mesu­res néces­saires visées au para­gra­phe 6, ou si l’uti­li­sa­teur ne met pas en œuvre les mesu­res con­ve­nues con­for­mé­ment au para­gra­phe 6 ou si la con­fi­den­tia­li­té des secrets d’af­fai­res n’est pas respec­tée, le pro­prié­tai­re des don­nées peut refu­ser ou, le cas échéant, sus­pend­re la com­mu­ni­ca­ti­on de don­nées clas­sées com­me secrets d’af­fai­res. La décis­i­on du pro­prié­tai­re des don­nées doit être dûment moti­vée et com­mu­ni­quée immé­dia­te­ment par écrit à l’uti­li­sa­teur. Dans de tels cas, le pro­prié­tai­re des don­nées infor­me l’au­to­ri­té com­pé­ten­te dési­gnée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 37 qu’il a refusé ou sus­pen­du la divul­ga­ti­on des don­nées, en pré­cisant les mesu­res qui n’ont pas été con­ve­nues ou mises en œuvre et les secrets d’af­fai­res dont la con­fi­den­tia­li­té a été compromise. 
(8) Lorsque, dans des cir­con­stances excep­ti­on­nel­les, le pro­prié­tai­re des don­nées qui déti­ent un secret d’af­fai­res peut démon­trer que, mal­gré les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les pri­ses par l’uti­li­sa­teur con­for­mé­ment au para­gra­phe 6 du pré­sent artic­le, il est très pro­ba­ble que la divul­ga­ti­on de secrets d’af­fai­res lui cau­se un pré­ju­di­ce éco­no­mi­que gra­ve, il peut refu­ser une deman­de d’ac­cès aux don­nées pour les don­nées spé­ci­fi­ques con­cer­nées, au cas par cas. Cet­te justi­fi­ca­ti­on doit être dûment moti­vée sur la base de faits objec­tifs, notam­ment l’ap­pli­ca­bi­li­té de la pro­tec­tion des secrets d’af­fai­res dans les pays tiers, la natu­re et le degré de con­fi­den­tia­li­té des don­nées deman­dées, ain­si que l’u­ni­ci­té et la nou­veau­té du pro­duit en réseau, et doit être pré­sen­tée sans délai par écrit à l’uti­li­sa­teur. Si le pro­prié­tai­re des don­nées refu­se de trans­mett­re des don­nées con­for­mé­ment au pré­sent para­gra­phe, il en infor­me l’au­to­ri­té com­pé­ten­te dési­gnée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 37.
(57) Les pro­prié­tai­res de don­nées peu­vent appli­quer des mesu­res de pro­tec­tion tech­ni­ques appro­priées pour empêcher la divul­ga­ti­on illi­ci­te de don­nées ou l’ac­cès illi­ci­te à cel­les-ci. Tou­te­fois, ces mesu­res ne doi­vent pas fai­re de distinc­tion ent­re les desti­na­tai­res des don­nées ni ent­ra­ver l’ac­cès aux don­nées et leur uti­li­sa­ti­on par les uti­li­sa­teurs ou les desti­na­tai­res des don­nées. En cas de pra­ti­ques abu­si­ves de la part d’un desti­na­tai­re des don­nées, tel­les que le fait d’in­dui­re en err­eur le pro­prié­tai­re des don­nées en lui four­nis­sant de fausses infor­ma­ti­ons dans l’in­ten­ti­on d’uti­li­ser les don­nées à des fins illi­ci­tes, y com­pris le déve­lo­p­pe­ment d’un pro­duit con­cur­rent en réseau sur la base des don­nées, le pro­prié­tai­re des don­nées et, le cas échéant, s’il ne s’a­git pas de la même per­son­ne, le déten­teur d’un secret com­mer­cial ou l’uti­li­sa­teur, peu­vent deman­der au tiers ou au desti­na­tai­re des don­nées de prend­re immé­dia­te­ment des mesu­res cor­rec­ti­ves ou cor­rec­tri­ces. Ces deman­des, en par­ti­cu­lier les deman­des visa­nt à mett­re fin à la pro­duc­tion, à l’off­re ou à la com­mer­cia­li­sa­ti­on de biens, de don­nées déri­vées ou de ser­vices, ain­si que les deman­des visa­nt à mett­re fin à l’im­por­ta­ti­on, à l’ex­porta­ti­on et au stocka­ge de biens en infrac­tion ou à les détrui­re, doi­vent être éva­luées en fonc­tion de leur carac­tère pro­por­ti­onné par rap­port aux inté­rêts du pro­prié­tai­re des don­nées, du déten­teur du secret d’af­fai­res ou de l’utilisateur.
(9) Sans pré­ju­di­ce du droit d’un uti­li­sa­teur de for­mer à tout moment un recours devant les juri­dic­tions d’un État membre, la décis­i­on d’un maît­re de fichier de refu­ser, d’in­terd­ire ou de sus­pend­re le trans­fert de don­nées con­for­mé­ment aux para­gra­phes 7 et 8 peut être con­te­stée par un uti­li­sa­teur en
a) intro­duit, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 37, para­gra­phe 5, point b), une récla­ma­ti­on auprès de l’au­to­ri­té com­pé­ten­te, qui déci­de sans délai si et dans quel­les con­di­ti­ons la divul­ga­ti­on des don­nées doit com­men­cer ou reprend­re, ou
b) est con­ve­nu avec le titu­lai­re des don­nées de sou­mett­re la que­sti­on à une auto­ri­té de règle­ment des liti­ges con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10, para­gra­phe 1.
(10) L’uti­li­sa­teur ne peut pas uti­li­ser les don­nées obte­nues à la suite d’u­ne deman­de fai­te en ver­tu du para­gra­phe 1 pour déve­lo­p­per un pro­duit en réseau con­cur­rent du pro­duit en réseau d’où pro­vi­en­nent les don­nées, ni trans­mett­re ou uti­li­ser ces don­nées dans cet­te inten­ti­on à un tiers afin d’ob­te­nir un aper­çu de la situa­ti­on éco­no­mi­que, des actifs et des métho­des de pro­duc­tion du fab­ri­cant ou, le cas échéant, du pro­prié­tai­re des données.
(32) L’ob­jec­tif du pré­sent règle­ment n’est pas seu­le­ment d’en­cou­ra­ger la mise au point de nou­veaux pro­duits en réseau ou ser­vices con­nec­tés inno­vants et de sti­mu­ler l’in­no­va­ti­on sur les mar­chés sub­sé­quents, mais aus­si de sti­mu­ler la mise au point de ser­vices tota­le­ment nou­veaux à l’ai­de des don­nées con­cer­nées, y com­pris sur la base de don­nées pro­venant d’un grand nombre de pro­duits en réseau ou de ser­vices con­nec­tés. Dans le même temps, le pré­sent règle­ment vise à évi­ter que les inci­ta­ti­ons à inve­stir dans le type de pro­duits en réseau à par­tir des­quels les don­nées sont obte­nues ne dis­pa­rais­sent, par exemp­le si les don­nées sont uti­li­sées pour mett­re au point un pro­duit en réseau con­cur­rent qui, notam­ment en rai­son de ses carac­té­ri­sti­ques, de son prix et de l’u­sa­ge auquel il est desti­né, est con­sidé­ré par les uti­li­sa­teurs com­me inter­ch­an­geable ou rem­pla­ça­ble. Le pré­sent règle­ment ne pré­voit pas d’in­ter­dic­tion de déve­lo­p­per un ser­vice con­nec­té en uti­li­sant les don­nées obte­nues dans le cad­re du pré­sent règle­ment, car cela aurait un effet dissua­sif indé­si­ra­ble sur l’in­no­va­ti­on. Les efforts d’in­no­va­ti­on des déten­teurs de don­nées sont pro­té­gés par l’in­ter­dic­tion d’uti­li­ser les don­nées aux­quel­les il est pos­si­ble d’ac­cé­der dans le cad­re du pré­sent règle­ment pour déve­lo­p­per un pro­duit con­cur­rent con­nec­té. Pour déter­mi­ner si un pro­duit en réseau est en con­cur­rence avec le pro­duit en réseau dont pro­vi­en­nent les don­nées, il faut savoir si les deux pro­duits en réseau sont en con­cur­rence sur le même mar­ché de pro­duits. Cet­te que­sti­on doit être tran­chée sur la base des prin­cipes étab­lis du droit de la con­cur­rence de l’U­ni­on pour déter­mi­ner le mar­ché de pro­duits per­ti­nent. Tou­te­fois, dans la mesu­re où les exi­gen­ces du pré­sent règle­ment, du droit de l’U­ni­on ou du droit natio­nal sont respec­tées, une fina­li­té légiti­me de l’uti­li­sa­ti­on des don­nées pour­rait inclu­re l’in­gé­nie­rie inver­se (rever­se engi­nee­ring). Il peut s’a­gir de répa­rer ou de pro­lon­ger la durée de vie d’un pro­duit en réseau ou de four­nir des ser­vices de sui­vi du mar­ché pour les pro­duits en réseau.
(11) L’uti­li­sa­teur ne doit pas uti­li­ser de moy­ens de coer­ci­ti­on ou exploi­ter des fail­les dans l’in­fras­truc­tu­re tech­ni­que d’un pro­prié­tai­re de don­nées desti­née à pro­té­ger les don­nées afin d’ob­te­nir l’ac­cès aux données. 
(12) Si l’uti­li­sa­teur n’est pas la per­son­ne con­cer­née dont les don­nées à carac­tère per­son­nel sont deman­dées, le titu­lai­re des don­nées ne peut four­nir à l’uti­li­sa­teur des don­nées à carac­tère per­son­nel géné­rées lors de l’uti­li­sa­ti­on d’un pro­duit con­nec­té ou d’un ser­vice con­nec­té que s’il exi­ste une base juri­di­que valable pour le trai­te­ment con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 6 du règle­ment (UE) 2016/679 et, le cas échéant, si les con­di­ti­ons de l’ar­tic­le 9 dudit règle­ment et de l’ar­tic­le 5, para­gra­phe 3, de la direc­ti­ve 2002/58/ sont remplies.
(34) L’uti­li­sa­ti­on d’un pro­duit con­nec­té ou d’un ser­vice con­nec­té peut, en par­ti­cu­lier si l’uti­li­sa­teur est une per­son­ne phy­si­que, géné­rer des don­nées se rap­portant à une per­son­ne con­cer­née. Le trai­te­ment de ces don­nées est sou­mis aux dis­po­si­ti­ons du règle­ment (UE) 2016/679, même si les don­nées à carac­tère per­son­nel et les don­nées non per­son­nel­les sont indis­so­cia­bles dans un ensem­ble de don­nées. La per­son­ne con­cer­née peut être l’uti­li­sa­teur ou une aut­re per­son­ne phy­si­que. L’ac­cès aux don­nées à carac­tère per­son­nel ne peut être deman­dé que par un responsable du trai­te­ment ou une per­son­ne con­cer­née. L’uti­li­sa­teur qui est la per­son­ne con­cer­née a le droit, dans cer­tai­nes cir­con­stances, d’ac­cé­der aux don­nées à carac­tère per­son­nel con­cer­nant cet uti­li­sa­teur, con­for­mé­ment au règle­ment (UE) 2016/679 ; ces droits ne sont pas affec­tés par le pré­sent règle­ment. En ver­tu du pré­sent règle­ment, un uti­li­sa­teur qui est une per­son­ne phy­si­que a éga­le­ment le droit d’ac­cé­der à tou­tes les don­nées, per­son­nel­les ou non, géné­rées par l’uti­li­sa­ti­on d’un pro­duit con­nec­té. Si l’uti­li­sa­teur n’est pas la per­son­ne con­cer­née, mais une ent­re­pri­se, y com­pris un entre­pre­neur indi­vi­du­el, et si le pro­duit n’est pas uti­li­sé con­join­te­ment dans un ména­ge, l’uti­li­sa­teur est con­sidé­ré com­me responsable. En con­sé­quence, un uti­li­sa­teur qui, en tant que responsable du trai­te­ment, a l’in­ten­ti­on de deman­der l’ac­cès aux don­nées à carac­tère per­son­nel géné­rées lors de l’uti­li­sa­ti­on d’un pro­duit con­nec­té ou d’un ser­vice con­nec­té, doit dis­po­ser d’u­ne base juri­di­que pour le trai­te­ment des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, du règle­ment (UE) 2016/679, com­me le con­sen­te­ment de la per­son­ne con­cer­née ou l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat auquel la per­son­ne con­cer­née est par­tie. Cet uti­li­sa­teur dev­rait veil­ler à ce que la per­son­ne con­cer­née soit dûment infor­mée des fina­li­tés spé­ci­fi­ques, expli­ci­tes et légiti­mes du trai­te­ment de ces don­nées et de la maniè­re dont la per­son­ne con­cer­née peut effec­ti­ve­ment exer­cer ses droits. Lorsque le pro­prié­tai­re des don­nées et l’uti­li­sa­teur sont des respons­ables con­joints au sens de l’ar­tic­le 26 du règle­ment (UE) 2016/679, ils doi­vent défi­nir de maniè­re trans­pa­ren­te, dans un accord, lequel d’ent­re eux rem­plit les obli­ga­ti­ons per­ti­nen­tes pour se con­for­mer audit règle­ment. Il con­vi­ent de con­sidé­rer qu’u­ne fois les don­nées four­nies, un tel uti­li­sa­teur peut à son tour deve­nir le titu­lai­re des don­nées si cet uti­li­sa­teur rem­plit les critères du pré­sent règle­ment et peut donc être sou­mis aux obli­ga­ti­ons de four­nir des don­nées en ver­tu du pré­sent règlement.
(13) Le pro­prié­tai­re des don­nées ne peut uti­li­ser les don­nées dis­po­ni­bles, qui sont des don­nées non per­son­nel­les, que sur la base d’un cont­rat avec l’uti­li­sa­teur. Le pro­prié­tai­re des don­nées ne peut pas uti­li­ser ces don­nées pour obte­nir des infor­ma­ti­ons sur la situa­ti­on éco­no­mi­que, les actifs et les métho­des de pro­duc­tion de l’uti­li­sa­teur ou sur l’uti­li­sa­ti­on par l’uti­li­sa­teur de tou­te aut­re maniè­re qui pour­rait por­ter att­ein­te à la posi­ti­on com­mer­cia­le de l’uti­li­sa­teur sur les mar­chés sur les­quels il opère.
(36) L’ac­cès aux don­nées stockées sur des équi­pe­ments ter­minaux ou acce­s­si­bles via des équi­pe­ments ter­minaux est régi par la direc­ti­ve 2002/58/ et requiert le con­sen­te­ment de l’abon­né ou de l’uti­li­sa­teur au sens de ladi­te direc­ti­ve, sauf si l’ac­cès aux don­nées est stric­te­ment néces­saire à la four­ni­tu­re d’un ser­vice de la socié­té de l’in­for­ma­ti­on expres­sé­ment deman­dé par l’uti­li­sa­teur ou l’abon­né, ou dans le seul but de trans­mett­re une com­mu­ni­ca­ti­on. La direc­ti­ve 2002/58/ pro­tège l’in­té­gri­té de l’é­qui­pe­ment ter­mi­nal d’un uti­li­sa­teur en ce qui con­cer­ne l’uti­li­sa­ti­on des fonc­tions de trai­te­ment et de stocka­ge et la coll­ec­te d’in­for­ma­ti­ons. Les appareils de l’in­ter­net des objets sont con­sidé­rés com­me des ter­minaux lorsqu’ils sont con­nec­tés direc­te­ment ou indi­rec­te­ment à un réseau public de communication.
(14) Les titu­lai­res de don­nées ne peu­vent pas four­nir de don­nées de pro­duits non per­son­nel­les à des tiers à des fins com­mer­cia­les ou non com­mer­cia­les aut­res que l’exé­cu­ti­on de leur cont­rat avec l’uti­li­sa­teur. Le cas échéant, les tiers sont tenus par cont­rat par les déten­teurs de don­nées de ne pas divul­guer à nou­veau les don­nées qu’ils ont reçues.
(25) Le pré­sent règle­ment ne doit pas être inter­pré­té com­me con­fé­rant aux déten­teurs de don­nées un nou­veau droit d’uti­li­sa­ti­on des don­nées rela­ti­ves aux pro­duits ou aux ser­vices con­ne­xes. Si le fab­ri­cant d’un pro­duit con­nec­té est le pro­prié­tai­re des don­nées, un cont­rat ent­re le fab­ri­cant et l’uti­li­sa­teur dev­rait con­sti­tuer la base de l’uti­li­sa­ti­on des don­nées non per­son­nel­les par le fab­ri­cant. Un tel cont­rat pour­rait fai­re par­tie d’un accord sur la four­ni­tu­re du ser­vice con­nec­té, qui pour­rait être con­clu en même temps que le cont­rat d’achat, de loca­ti­on ou de cré­dit-bail du pro­duit con­nec­té. Tou­te clau­se con­trac­tu­el­le auto­ri­sant le pro­prié­tai­re des don­nées à uti­li­ser les don­nées du pro­duit ou du ser­vice con­nec­té dev­rait être trans­pa­ren­te pour l’uti­li­sa­teur, y com­pris en ce qui con­cer­ne les fins aux­quel­les le pro­prié­tai­re des don­nées a l’in­ten­ti­on d’uti­li­ser les don­nées. Ces uti­li­sa­ti­ons pour­rai­ent inclu­re l’a­mé­lio­ra­ti­on du fonc­tion­ne­ment du pro­duit con­nec­té ou des ser­vices asso­ciés, le déve­lo­p­pe­ment de nou­veaux pro­duits ou ser­vices ou l’a­g­ré­ga­ti­on de don­nées en vue de four­nir à des tiers les don­nées déri­vées qui en résul­tent, à con­di­ti­on que ces don­nées déri­vées ne per­met­tent pas d’i­den­ti­fier les don­nées indi­vi­du­el­les trans­mi­ses par le pro­duit con­nec­té au titu­lai­re des don­nées et ne per­met­tent pas à des tiers de récup­é­rer ces don­nées dans l’en­sem­ble de don­nées. Tou­te modi­fi­ca­ti­on du cont­rat dev­rait être sou­mi­se au con­sen­te­ment éclai­ré de l’uti­li­sa­teur. Le pré­sent règle­ment n’empêche pas les par­ties de con­ve­nir de clau­ses con­trac­tu­el­les ayant pour effet d’ex­clu­re ou de limi­ter l’uti­li­sa­ti­on de don­nées à carac­tère non per­son­nel ou de cer­tai­nes caté­go­ries de don­nées à carac­tère non per­son­nel par un maît­re de fichier. Il n’empêche pas non plus les par­ties de con­ve­nir que les don­nées rela­ti­ves aux pro­duits ou les don­nées rela­ti­ves aux ser­vices con­ne­xes peu­vent être mises à la dis­po­si­ti­on de tiers, direc­te­ment ou indi­rec­te­ment, y com­pris, le cas échéant, par l’in­ter­mé­di­ai­re d’un aut­re pro­prié­tai­re de don­nées. En out­re, le pré­sent règle­ment ne fait pas obs­ta­cle aux exi­gen­ces régle­men­tai­res sec­to­ri­el­les pré­vues par le droit de l’U­ni­on ou par le droit natio­nal com­pa­ti­ble avec le droit de l’U­ni­on, qui exclu­rai­ent ou limi­terai­ent l’uti­li­sa­ti­on de cer­tai­nes don­nées par le pro­prié­tai­re des don­nées pour des motifs d’ord­re public clai­re­ment défi­nis. En out­re, le pré­sent règle­ment ne s’op­po­se pas à ce que, dans le cad­re de rela­ti­ons com­mer­cia­les ent­re ent­re­pri­ses, les uti­li­sa­teurs four­nis­sent des don­nées à des tiers ou à des titu­lai­res de don­nées en ver­tu de tou­te clau­se con­trac­tu­el­le légiti­me, y com­pris en con­venant de limi­ter ou de rest­reind­re la redif­fu­si­on de ces don­nées, ou à ce que les uti­li­sa­teurs reçoi­vent une con­t­re­par­tie appro­priée, par exemp­le en éch­an­ge de la renon­cia­ti­on à leur droit d’uti­li­ser ou de divul­guer ces don­nées. Bien que le ter­me „pro­prié­tai­re des don­nées“ n’en­glo­be géné­ra­le­ment pas les orga­nis­mes publics, il peut inclu­re les ent­re­pri­ses publiques.
Artic­le 5 Droit de l’uti­li­sa­teur de trans­mett­re des don­nées à des tiers
(26) Afin de favo­ri­ser l’é­mer­gence de mar­chés liqui­des, équi­ta­bles et effi­caces pour les don­nées non per­son­nel­les, les uti­li­sa­teurs de pro­duits en réseau dev­rai­ent pou­voir par­ta­ger des don­nées avec d’aut­res per­son­nes avec un mini­mum de con­train­tes juri­di­ques et tech­ni­ques, y com­pris à des fins com­mer­cia­les. Actu­el­le­ment, il est sou­vent dif­fi­ci­le pour les ent­re­pri­ses de justi­fier les frais de per­son­nel ou les coûts infor­ma­ti­ques néces­saires pour prépa­rer des ensem­bles ou des pro­duits de don­nées non per­son­nel­les et les pro­po­ser à des con­t­re­par­ties poten­ti­el­les par le biais de ser­vices d’in­ter­mé­dia­ti­on de don­nées, y com­pris des places de mar­ché de don­nées. L’ab­sence de pré­vi­si­bi­li­té du ren­de­ment éco­no­mi­que des inve­stis­se­ments dans la pré­pa­ra­ti­on et la four­ni­tu­re d’en­sem­bles de don­nées ou de pro­duits de don­nées con­sti­tue donc un obs­ta­cle majeur au trans­fert de don­nées à carac­tère non per­son­nel par les ent­re­pri­ses. Afin de cré­er des mar­chés liqui­des, équi­ta­bles et effi­caces pour les don­nées non per­son­nel­les dans l’U­ni­on, il est néces­saire de cla­ri­fier quel­le par­tie a le droit d’offrir ces don­nées sur un mar­ché. Les uti­li­sa­teurs dev­rai­ent donc avoir le droit de trans­mett­re des don­nées non per­son­nel­les à des desti­na­tai­res de don­nées à des fins com­mer­cia­les et non com­mer­cia­les. Une tel­le trans­mis­si­on de don­nées pour­rait être effec­tuée direc­te­ment par l’uti­li­sa­teur, par l’in­ter­mé­di­ai­re d’un pro­prié­tai­re de don­nées à la deman­de de l’uti­li­sa­teur ou par des ser­vices d’in­ter­mé­dia­ti­on de don­nées. Les ser­vices d’in­ter­mé­dia­ti­on de don­nées au sens du règle­ment (UE) 2022/868 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (22) pour­rai­ent ser­vir l’é­co­no­mie des don­nées en éta­blis­sant des rela­ti­ons com­mer­cia­les ent­re les uti­li­sa­teurs, les desti­na­tai­res des don­nées et des tiers et en aidant les uti­li­sa­teurs à exer­cer leur droit d’uti­li­sa­ti­on des don­nées, par exemp­le en assu­rant l’an­ony­mi­sa­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel ou l’a­g­ré­ga­ti­on de l’ac­cès aux don­nées d’un grand nombre d’uti­li­sa­teurs indi­vi­du­els. Lorsque des don­nées sont exclues de l’ob­li­ga­ti­on d’un titu­lai­re de don­nées de les four­nir à des uti­li­sa­teurs ou à des tiers, le champ d’ap­pli­ca­ti­on de ces don­nées pour­rait être défi­ni dans le cont­rat de four­ni­tu­re d’un ser­vice lié con­clu ent­re l’uti­li­sa­teur et le titu­lai­re de don­nées, de sor­te que les uti­li­sa­teurs pui­s­sent faci­le­ment savoir quel­les don­nées sont à leur dis­po­si­ti­on pour être trans­mi­ses à des desti­na­tai­res de don­nées ou à des tiers. Les titu­lai­res de don­nées ne dev­rai­ent pas four­nir de don­nées de pro­duits non per­son­nel­les à des tiers, que ce soit à des fins com­mer­cia­les ou non com­mer­cia­les, sauf dans le cad­re de l’exé­cu­ti­on de leur cont­rat avec l’uti­li­sa­teur, sans pré­ju­di­ce des exi­gen­ces léga­les impo­sées par le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal à un titu­lai­re de don­nées pour la four­ni­tu­re de don­nées. Le cas échéant, les titu­lai­res de don­nées dev­rai­ent obli­ger con­trac­tu­el­le­ment les tiers à ne pas divul­guer à nou­veau les don­nées qu’ils ont reçues.
(30) L’uti­li­sa­teur dev­rait être lib­re d’uti­li­ser les don­nées à tou­te fin légiti­me. Cela inclut la mise à dis­po­si­ti­on des don­nées obte­nues par l’uti­li­sa­teur dans le cad­re de l’e­xer­ci­ce de ses droits en ver­tu du pré­sent règle­ment à un tiers four­nis­sant un ser­vice de mar­ché second­ai­re sus­cep­ti­ble d’êt­re en con­cur­rence avec un ser­vice four­ni par un titu­lai­re de don­nées, ou l’ins­truc­tion don­née au titu­lai­re de don­nées de le fai­re. La deman­de d’ac­cès dev­rait être fai­te par l’uti­li­sa­teur ou par un tiers auto­ri­sé agis­sant pour le comp­te d’un uti­li­sa­teur, y com­pris un four­nis­seur de ser­vices d’in­ter­mé­dia­ti­on de don­nées. Les pro­prié­tai­res de don­nées dev­rai­ent veil­ler à ce que les don­nées four­nies à un tiers soi­ent aus­si pré­cis­es, com­plè­tes, fia­bles, per­ti­nen­tes et à jour que les don­nées géné­rées par l’uti­li­sa­ti­on du pro­duit con­nec­té ou du ser­vice con­nec­té aux­quel­les le pro­prié­tai­re des don­nées peut ou est auto­ri­sé à accé­der lui-même. Les droits de pro­prié­té intellec­tu­el­le dev­rai­ent être respec­tés lors du trai­te­ment des don­nées. Il est important de main­te­nir les inci­ta­ti­ons à inve­stir dans des pro­duits dont les fonc­tions repo­sent sur l’uti­li­sa­ti­on de don­nées pro­venant de cap­teurs inté­g­rés dans ces produits.
(35) Les don­nées rela­ti­ves aux pro­duits ou aux ser­vices con­ne­xes ne dev­rai­ent être four­nies à des tiers qu’à la deman­de de l’uti­li­sa­teur. En con­sé­quence, le pré­sent règle­ment com­plè­te le droit d’u­ne per­son­ne con­cer­née de rece­voir les don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant dans un for­mat struc­tu­ré, cou­ram­ment uti­li­sé, lisi­ble par machi­ne et interopé­ra­ble, ain­si que de les trans­mett­re à un aut­re responsable du trai­te­ment, lorsque ces don­nées sont trai­tées à l’ai­de de pro­cé­dés auto­ma­ti­sés sur la base de l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point a), ou de l’ar­tic­le 9, para­gra­phe 2, point a), ou d’un cont­rat con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point b), dudit règle­ment, tel qu’é­non­cé à l’ar­tic­le 20 du règle­ment (UE) 2016/679. Les per­son­nes con­cer­nées ont éga­le­ment le droit d’ob­te­nir que les don­nées à carac­tère per­son­nel soi­ent trans­mi­ses direc­te­ment d’un responsable du trai­te­ment à un aut­re, mais uni­quement lorsque cela est tech­ni­quement pos­si­ble. L’ar­tic­le 20 du règle­ment (UE) 2016/679 pré­cise que cela con­cer­ne les don­nées four­nies par la per­son­ne con­cer­née, sans tou­te­fois indi­quer si cela requiert un com­porte­ment actif de la part de la per­son­ne con­cer­née ou si cela s’ap­pli­que éga­le­ment aux cas où un pro­duit ou ser­vice con­nec­té recu­eil­le pas­si­ve­ment, par sa con­cep­ti­on, le com­porte­ment d’u­ne per­son­ne con­cer­née ou d’aut­res infor­ma­ti­ons rela­ti­ves à une per­son­ne con­cer­née. Les droits pré­vus par le pré­sent règle­ment com­plè­tent le droit d’ob­te­nir et de trans­fé­rer des don­nées à carac­tère per­son­nel con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 20 du règle­ment (UE) 2016/679 de dif­fé­ren­tes maniè­res. Le pré­sent règle­ment con­fè­re aux uti­li­sa­teurs le droit d’ac­cès et le droit de four­nir à un tiers tou­tes les don­nées rela­ti­ves à un pro­duit ou à un ser­vice asso­cié, qu’il s’a­gis­se ou non de don­nées à carac­tère per­son­nel, indé­pen­dam­ment de la distinc­tion ent­re don­nées four­nies acti­ve­ment et don­nées coll­ec­tées pas­si­ve­ment et de la base juri­di­que du trai­te­ment. Con­trai­re­ment à l’ar­tic­le 20 du règle­ment (UE) 2016/679, le pré­sent règle­ment impo­se et garan­tit la faisa­bi­li­té tech­ni­que de l’ac­cès des tiers à tous les types de don­nées rele­vant de son champ d’ap­pli­ca­ti­on, qu’il s’a­gis­se de don­nées à carac­tère per­son­nel ou non, garan­tis­sant ain­si que les obs­ta­cles tech­ni­ques n’en­tra­vent ou n’empêchent plus l’ac­cès à ces don­nées. Elle per­met éga­le­ment aux déten­teurs de don­nées de fixer une con­t­re­par­tie rai­sonnable pour les coûts engen­drés par la four­ni­tu­re d’un accès direct aux don­nées géné­rées par le pro­duit en réseau de l’uti­li­sa­teur, qui doi­vent être sup­port­és par des tiers et non par l’uti­li­sa­teur. Lorsqu’un pro­prié­tai­re de don­nées et un tiers ne sont pas en mesu­re de con­ve­nir des con­di­ti­ons d’un tel accès direct, la per­son­ne con­cer­née ne dev­rait en aucu­ne maniè­re être empê­chée d’e­xer­cer les droits énon­cés dans le règle­ment (UE) 2016/679, y com­pris le droit à la por­ta­bi­li­té des don­nées, en intro­dui­sant un recours con­for­mé­ment audit règle­ment. Dans ce con­tex­te, con­for­mé­ment au règle­ment (UE) 2016/679, un cont­rat ne peut pas auto­ri­ser le trai­te­ment de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel par le titu­lai­re des don­nées ou par le tiers.
(1) la deman­de d’un uti­li­sa­teur ou d’u­ne par­tie agis­sant au nom d’un uti­li­sa­teur, le pro­prié­tai­re des don­nées four­nit sans délai à un tiers les don­nées dis­po­ni­bles et les méta­don­nées néces­saires à l’in­ter­pré­ta­ti­on et à l’uti­li­sa­ti­on de ces don­nées, sans frais pour l’uti­li­sa­teur, avec la même qua­li­té que cel­le dont dis­po­se le pro­prié­tai­re des don­nées, de maniè­re simp­le, sûre et gra­tuite pour l’uti­li­sa­teur, dans un for­mat com­plet, struc­tu­ré, cou­ram­ment uti­li­sé et lisi­ble par machi­ne et, dans la mesu­re où cela est per­ti­nent et tech­ni­quement réa­li­sable, en con­tinu et en temps réel. Les don­nées sont mises à la dis­po­si­ti­on du tiers par le titu­lai­re des don­nées con­for­mé­ment aux artic­les 8 et 9. 
(2) Le para­gra­phe 1 ne s’ap­pli­que pas aux don­nées aisé­ment dis­po­ni­bles rela­ti­ves aux essais de nou­veaux pro­duits, sub­stances ou pro­cé­dés en réseau qui ne sont pas enco­re mis sur le mar­ché, à moins que leur uti­li­sa­ti­on par des tiers ne soit auto­ri­sée par contrat. 
(3) Une ent­re­pri­se dési­gnée com­me gar­dien de por­te con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 3 du règle­ment (UE) 2022/1925 n’est pas con­sidé­rée com­me un tiers auto­ri­sé au sens du pré­sent artic­le et n’est donc pas habi­li­tée,
a) d’in­vi­ter ou d’in­ci­ter com­mer­cia­le­ment, de quel­que maniè­re que ce soit, y com­pris par une con­t­re­par­tie finan­ciè­re ou aut­re, un uti­li­sa­teur à four­nir, pour l’un de ses ser­vices, des don­nées obte­nues de lui à la suite d’u­ne deman­de fai­te con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 4, para­gra­phe 1 ;
b) d’in­vi­ter ou d’in­ci­ter com­mer­cia­le­ment un uti­li­sa­teur à deman­der au responsable des don­nées de four­nir des don­nées pour l’un de ses ser­vices con­for­mé­ment au para­gra­phe 1 du pré­sent article ;
c) d’ob­te­nir d’un uti­li­sa­teur des don­nées qu’il a obte­nues à la suite d’u­ne deman­de for­mulée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 4, para­gra­phe 1.
(4) Aux fins de la véri­fi­ca­ti­on de la qua­li­té d’uti­li­sa­teur ou de tiers d’u­ne per­son­ne phy­si­que ou mora­le aux fins du para­gra­phe 1, aucu­ne infor­ma­ti­on allant au-delà de ce qui est néces­saire n’est deman­dée au titu­lai­re des don­nées ou au tiers. Les déten­teurs de don­nées ne con­ser­vent pas d’in­for­ma­ti­ons sur l’ac­cès du tiers aux don­nées deman­dées au-delà de ce qui est néces­saire pour la bon­ne exé­cu­ti­on de la deman­de d’ac­cès du tiers et pour la sécu­ri­té et la main­ten­an­ce de l’in­fras­truc­tu­re de données. 
(5) le tiers ne doit pas uti­li­ser de moy­ens de coer­ci­ti­on ou exploi­ter des fail­les dans l’in­fras­truc­tu­re tech­ni­que du titu­lai­re des don­nées desti­née à pro­té­ger les don­nées afin d’ob­te­nir l’ac­cès à ces dernières. 
(6) Le pro­prié­tai­re des don­nées ne doit pas uti­li­ser les don­nées dis­po­ni­bles pour obte­nir des infor­ma­ti­ons sur la situa­ti­on éco­no­mi­que, les actifs et les métho­des de pro­duc­tion du tiers ou sur l’uti­li­sa­ti­on par le tiers de tou­te aut­re maniè­re sus­cep­ti­ble de por­ter att­ein­te à la posi­ti­on com­mer­cia­le du tiers sur les mar­chés sur les­quels il opè­re, à moins que le tiers n’ait auto­ri­sé une tel­le uti­li­sa­ti­on et n’ait la pos­si­bi­li­té tech­ni­que de reti­rer faci­le­ment cet­te auto­ri­sa­ti­on à tout moment.
(33) Un tiers auquel des don­nées sont four­nies peut être une per­son­ne phy­si­que ou mora­le, tel­le qu’un con­som­ma­teur, une ent­re­pri­se, un insti­tut de recher­che, une orga­ni­sa­ti­on à but non lucra­tif ou une enti­té juri­di­que agis­sant à tit­re pro­fes­si­on­nel. Lorsqu’un pro­prié­tai­re de don­nées four­nit des don­nées à un tiers, il ne doit pas abu­ser de sa posi­ti­on pour obte­nir un avan­ta­ge con­cur­ren­tiel sur des mar­chés où le pro­prié­tai­re de don­nées et le tiers peu­vent être en con­cur­rence direc­te. Par con­sé­quent, le pro­prié­tai­re des don­nées ne dev­rait pas uti­li­ser les don­nées faci­le­ment dis­po­ni­bles pour obte­nir des infor­ma­ti­ons sur la situa­ti­on éco­no­mi­que, les actifs ou les métho­des de pro­duc­tion du tiers, ou sur l’uti­li­sa­ti­on par le tiers, de tou­te aut­re maniè­re sus­cep­ti­ble de por­ter att­ein­te à la posi­ti­on com­mer­cia­le du tiers sur les mar­chés sur les­quels il opè­re. L’uti­li­sa­teur doit être en mesu­re de four­nir des don­nées non per­son­nel­les à des tiers à des fins com­mer­cia­les. Après accord de l’uti­li­sa­teur et sous réser­ve des dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment, les tiers dev­rai­ent pou­voir trans­fé­rer les droits d’ac­cès aux don­nées accor­dés par l’uti­li­sa­teur à d’aut­res tiers, y com­pris cont­re rému­n­é­ra­ti­on. Les inter­mé­di­ai­res de don­nées ent­re les ent­re­pri­ses et les systè­mes de gesti­on des infor­ma­ti­ons per­son­nel­les (PIMS), appelés ser­vices d’in­ter­mé­dia­ti­on de don­nées dans le règle­ment (UE) 2022/868, peu­vent aider les uti­li­sa­teurs ou les tiers à éta­b­lir des rela­ti­ons com­mer­cia­les avec un nombre indé­ter­mi­né de con­t­re­par­ties poten­ti­el­les, à tou­te fin légiti­me rele­vant du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment. Ils pour­rai­ent jouer un rôle cru­cial dans l’a­g­ré­ga­ti­on de l’ac­cès aux don­nées, faci­li­tant ain­si l’ana­ly­se des don­nées volu­mi­neu­ses ou l’app­ren­tis­sa­ge auto­ma­tique, à con­di­ti­on que les uti­li­sa­teurs con­ser­vent le con­trô­le total de la mise à dis­po­si­ti­on de leurs don­nées pour une tel­le agré­ga­ti­on et des con­di­ti­ons com­mer­cia­les dans les­quel­les leurs don­nées doi­vent être utilisées.
(7) Si l’uti­li­sa­teur n’est pas la per­son­ne con­cer­née dont les don­nées à carac­tère per­son­nel sont deman­dées, les don­nées à carac­tère per­son­nel géné­rées lors de l’uti­li­sa­ti­on d’un pro­duit ou d’un ser­vice con­nec­té ne peu­vent être four­nies au tiers par le titu­lai­re des don­nées que s’il exi­ste une base juri­di­que valable pour le trai­te­ment con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 6 du règle­ment (UE) 2016/679 et, le cas échéant, si les con­di­ti­ons de l’ar­tic­le 9 dudit règle­ment et de l’ar­tic­le 5, para­gra­phe 3, de la direc­ti­ve 2002/58/ sont remplies. 
(8) L’e­xer­ci­ce des droits de la per­son­ne con­cer­née en ver­tu du règle­ment (UE) 2016/679, et notam­ment du droit à la por­ta­bi­li­té des don­nées visé à l’ar­tic­le 20 dudit règle­ment, ne doit pas être ent­ra­vé, empê­ché ou com­pro­mis par le fait que le maît­re des don­nées ou le tiers n’a pas pris les dis­po­si­ti­ons néces­saires pour le trans­fert des données. 
(9) Les secrets com­mer­ci­aux sont pré­ser­vés et ne sont divul­gués à des tiers que dans la mesu­re où cet­te divul­ga­ti­on est stric­te­ment néces­saire aux fins con­ve­nues ent­re l’uti­li­sa­teur et le tiers. Le pro­prié­tai­re des don­nées ou, s’ils ne sont pas la même per­son­ne, le pro­prié­tai­re du secret com­mer­cial iden­ti­fie, y com­pris dans les méta­don­nées per­ti­nen­tes, les don­nées pro­té­gées en tant que secrets com­mer­ci­aux et con­vi­ent avec le tiers de tou­tes les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les rai­sonn­ables néces­saires pour pré­ser­ver la con­fi­den­tia­li­té des don­nées divul­guées, tel­les que des clau­ses con­trac­tu­el­les types, des accords de con­fi­den­tia­li­té, des pro­to­co­les d’ac­cès stricts, des nor­mes tech­ni­ques et l’ap­pli­ca­ti­on de codes de conduite. 
(10) En l’ab­sence d’ac­cord sur les mesu­res néces­saires visées au para­gra­phe 9 du pré­sent artic­le ou si les mesu­res con­ve­nues con­for­mé­ment au para­gra­phe 9 du pré­sent artic­le ne sont pas mises en œuvre par le tiers ou si la con­fi­den­tia­li­té des secrets d’af­fai­res est vio­lée, le pro­prié­tai­re des don­nées peut refu­ser ou, le cas échéant, sus­pend­re la divul­ga­ti­on des don­nées iden­ti­fi­ées com­me des secrets d’af­fai­res. La décis­i­on du pro­prié­tai­re des don­nées est dûment moti­vée et noti­fi­ée sans délai par écrit au tiers. En pareil cas, le pro­prié­tai­re des don­nées infor­me l’au­to­ri­té com­pé­ten­te dési­gnée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 37 qu’il a refusé ou sus­pen­du la divul­ga­ti­on des don­nées, en pré­cisant les mesu­res qui n’ont pas été con­ve­nues ou mises en œuvre et les secrets d’af­fai­res dont la con­fi­den­tia­li­té a été violée. 
(11) Lorsque, dans des cir­con­stances excep­ti­on­nel­les, le déten­teur des don­nées qui déti­ent un secret d’af­fai­res peut démon­trer que, mal­gré les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les pri­ses par le tiers con­for­mé­ment au para­gra­phe 9 du pré­sent artic­le, il est très pro­ba­ble qu’il subi­ra un pré­ju­di­ce éco­no­mi­que gra­ve du fait de la divul­ga­ti­on de secrets d’af­fai­res, il peut refu­ser la deman­de d’ac­cès aux don­nées pour les don­nées spé­ci­fi­ques con­cer­nées, au cas par cas. Cet­te justi­fi­ca­ti­on doit être dûment moti­vée sur la base de faits objec­tifs, notam­ment l’ap­pli­ca­bi­li­té de la pro­tec­tion des secrets d’af­fai­res dans les pays tiers, la natu­re et le degré de con­fi­den­tia­li­té des don­nées deman­dées, ain­si que l’u­ni­ci­té et la nou­veau­té du pro­duit en réseau, et doit être pré­sen­tée sans délai par écrit aux tiers. Si le pro­prié­tai­re des don­nées refu­se de trans­mett­re des don­nées con­for­mé­ment au pré­sent para­gra­phe, il en infor­me l’au­to­ri­té com­pé­ten­te dési­gnée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 37. 
(12) Sans pré­ju­di­ce du droit des tiers de for­mer à tout moment un recours devant une juri­dic­tion d’un État membre, un tiers sou­hai­tant con­te­ster une décis­i­on du maît­re des don­nées de refu­ser, de refu­ser ou de sus­pend­re la trans­mis­si­on de don­nées con­for­mé­ment aux para­gra­phes 10 et 11 peut le fai­re :
a) intro­dui­re, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 37, para­gra­phe 5, point b), une récla­ma­ti­on auprès de l’au­to­ri­té com­pé­ten­te, qui déci­de sans délai si et dans quel­les con­di­ti­ons la divul­ga­ti­on des don­nées doit com­men­cer ou reprend­re, ou
b) con­ve­nir avec le titu­lai­re des don­nées de sou­mett­re la que­sti­on à une auto­ri­té de règle­ment des liti­ges con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10, para­gra­phe 1.
(13) Le droit visé au para­gra­phe 1 ne por­te pas att­ein­te aux droits des per­son­nes con­cer­nées en ver­tu du droit de l’U­ni­on et du droit natio­nal appli­ca­bles en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère personnel.
Artic­le 6 Obli­ga­ti­ons des tiers qui reçoi­vent des don­nées à la deman­de de l’utilisateur
(1) Un tiers ne trai­te les don­nées qui lui sont four­nies con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 5 qu’aux fins et dans les con­di­ti­ons con­ve­nues avec l’uti­li­sa­teur et con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on et au droit natio­nal appli­ca­bles en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, y com­pris les droits de la per­son­ne con­cer­née dans la mesu­re où des don­nées à carac­tère per­son­nel sont con­cer­nées. Le tiers sup­p­rime les don­nées dès qu’el­les ne sont plus néces­saires aux fins con­ve­nues, sauf accord con­trai­re avec l’uti­li­sa­teur en ce qui con­cer­ne les don­nées non personnelles.
(37) Afin d’é­vi­ter que les uti­li­sa­teurs ne soi­ent exploi­tés, les tiers aux­quels les don­nées ont été four­nies à la deman­de de l’uti­li­sa­teur ne dev­rai­ent trai­ter ces don­nées qu’aux fins con­ve­nues avec l’uti­li­sa­teur et ne les trans­mett­re à d’aut­res tiers que si l’uti­li­sa­teur a don­né son con­sen­te­ment à cet­te trans­mis­si­on de données.
(2) Il est inter­dit au tiers 
(38) Con­for­mé­ment au prin­ci­pe de mini­mi­sa­ti­on des don­nées, les tiers ne dev­rai­ent avoir accès qu’aux infor­ma­ti­ons néces­saires à la four­ni­tu­re du ser­vice deman­dé par l’uti­li­sa­teur. Une fois que le tiers a eu accès aux don­nées, il dev­rait les trai­ter aux fins con­ve­nues avec l’uti­li­sa­teur, sans que le pro­prié­tai­re des don­nées n’in­ter­vi­en­ne. Il dev­rait être aus­si faci­le pour l’uti­li­sa­teur de refu­ser ou de mett­re fin à l’ac­cès d’un tiers aux don­nées que pour lui d’au­to­ri­ser l’ac­cès à ces don­nées. Ni les tiers ni les pro­prié­tai­res de don­nées ne dev­rai­ent rend­re indû­ment dif­fi­ci­le l’e­xer­ci­ce des choix ou des droits des uti­li­sa­teurs, y com­pris en leur offrant des choix d’u­ne maniè­re non neu­tre, en for­çant, en trom­pant ou en mani­pu­lant l’uti­li­sa­teur, ou en sapant ou en ent­ra­vant, y com­pris au moy­en d’u­ne inter­face uti­li­sa­teur numé­ri­que ou d’u­ne par­tie de cel­le-ci, l’au­to­no­mie, la capa­ci­té de décis­i­on ou le lib­re choix de l’uti­li­sa­teur. Dans ce con­tex­te, les tiers ou les pro­prié­tai­res de don­nées ne dev­rai­ent pas recour­ir à ce que l’on appel­le les „dark pat­terns“ pour conce­voir leurs inter­faces numé­ri­ques. Les „dark pat­terns“ sont des tech­ni­ques de con­cep­ti­on uti­li­sées pour inci­ter les con­som­ma­teurs à prend­re des décis­i­ons ayant des con­sé­quen­ces néga­ti­ves pour eux ou pour les trom­per. Ces tech­ni­ques de mani­pu­la­ti­on peu­vent être uti­li­sées pour inci­ter et trom­per les uti­li­sa­teurs, en par­ti­cu­lier les con­som­ma­teurs vul­né­ra­bles, à adop­ter un com­porte­ment indé­si­ra­ble en les encou­ra­geant à prend­re des décis­i­ons con­cer­nant la divul­ga­ti­on de don­nées, ain­si que pour influen­cer de maniè­re dis­pro­por­ti­onnée la pri­se de décis­i­on des uti­li­sa­teurs du ser­vice d’u­ne maniè­re qui com­pro­met ou altère leur auto­no­mie, leur capa­ci­té de décis­i­on ou leur choix. Les pra­ti­ques com­mer­cia­les cou­ran­tes et légiti­mes, con­for­mes au droit de l’U­ni­on, ne dev­rai­ent pas être con­sidé­rées en soi com­me des „dark pat­terns“. Les tiers et les pro­prié­tai­res de don­nées dev­rai­ent respec­ter les obli­ga­ti­ons qui leur incom­bent en ver­tu du droit de l’U­ni­on appli­ca­ble, notam­ment les exi­gen­ces des direc­ti­ves 98/6/ (24) et 2000/31/ (25) du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil, ain­si que des direc­ti­ves 2005/29/ et 2011/83/UE.
a) rend­re exce­s­si­ve­ment dif­fi­ci­le l’e­xer­ci­ce par les uti­li­sa­teurs de leurs choix ou des droits qui leur sont con­fé­rés par l’ar­tic­le 5 et le pré­sent artic­le, y com­pris en offrant des choix aux uti­li­sa­teurs d’u­ne maniè­re qui n’est pas neu­tre, ou en con­traignant, trom­pant ou mani­pu­lant les uti­li­sa­teurs de quel­que maniè­re que ce soit ou, y com­pris au moy­en d’u­ne inter­face uti­li­sa­teur numé­ri­que ou d’u­ne par­tie de cel­le-ci, en sapant ou en ent­ra­vant l’au­to­no­mie, la capa­ci­té de décis­i­on ou les choix des utilisateurs ;
b) sans pré­ju­di­ce de l’ar­tic­le 22, para­gra­phe 2, points a) et c), du règle­ment (UE) 2016/679, d’uti­li­ser les don­nées reçues à des fins de pro­fi­la­ge, à moins que cela ne soit néces­saire pour four­nir le ser­vice deman­dé par l’utilisateur ;
(39) Les tiers doi­vent éga­le­ment s’ab­ste­nir d’uti­li­ser les don­nées rele­vant du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment pour pro­fi­ler une per­son­ne, à moins que ces acti­vi­tés de trai­te­ment ne soi­ent stric­te­ment néces­saires à la four­ni­tu­re du ser­vice deman­dé par l’uti­li­sa­teur, y com­pris dans le con­tex­te de la pri­se de décis­i­on auto­ma­ti­sée. L’e­xi­gence d’effacer les don­nées lorsqu’el­les ne sont plus néces­saires aux fins con­ve­nues avec l’uti­li­sa­teur com­plè­te, sauf accord con­trai­re con­cer­nant les don­nées non per­son­nel­les, le droit à l’effa­ce­ment de la per­son­ne con­cer­née con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 17 du règle­ment (UE) 2016/679. Si un tiers est un four­nis­seur de ser­vices d’in­ter­mé­dia­ti­on de don­nées, les pro­tec­tions pré­vues par le règle­ment (UE) 2022/868 pour la per­son­ne con­cer­née s’ap­pli­quent. Le tiers peut uti­li­ser les don­nées pour le déve­lo­p­pe­ment d’un pro­duit con­nec­té ou d’un ser­vice con­nec­té nou­veau et inno­vant, mais pas pour le déve­lo­p­pe­ment d’un pro­duit con­nec­té concurrent.
c) de four­nir les don­nées reçues à un aut­re tiers, à moins que les don­nées ne soi­ent four­nies sur la base d’un cont­rat avec l’uti­li­sa­teur et à con­di­ti­on que l’aut­re tiers pren­ne tou­tes les mesu­res con­ve­nues ent­re le titu­lai­re des don­nées et le tiers qui sont néces­saires pour pré­ser­ver la con­fi­den­tia­li­té des secrets commerciaux ;
d) de mett­re les don­nées reçues à la dis­po­si­ti­on d’u­ne ent­re­pri­se dési­gnée com­me gar­dien de por­te con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 3 du règle­ment (UE) 2022/1925 ;
e) d’uti­li­ser les don­nées reçues pour déve­lo­p­per un pro­duit con­cur­rent du pro­duit con­nec­té à par­tir duquel les don­nées ont été obte­nues ou de trans­mett­re les don­nées à un aut­re tiers à cet­te fin. Il est éga­le­ment inter­dit aux tiers d’uti­li­ser les don­nées de pro­duits non per­son­nel­les ou les don­nées de ser­vices con­ne­xes qui leur sont four­nies pour obte­nir un aper­çu de la situa­ti­on éco­no­mi­que, des actifs et des métho­des de pro­duc­tion du pro­prié­tai­re des don­nées ou de l’uti­li­sa­ti­on qui en est fai­te par le pro­prié­tai­re des données ;
f) d’uti­li­ser les don­nées reçues d’u­ne maniè­re qui aurait un effet néga­tif sur la sécu­ri­té du pro­duit en réseau ou du ser­vice connecté ;
g) de ne pas respec­ter les mesu­res con­ve­nues avec le pro­prié­tai­re des don­nées ou le déten­teur des secrets d’af­fai­res con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 5, para­gra­phe 9, et de por­ter att­ein­te à la con­fi­den­tia­li­té des secrets d’affaires ;
h) empêcher l’uti­li­sa­teur qui est un con­som­ma­teur, y com­pris sur la base d’un cont­rat, de four­nir les don­nées reçues à d’aut­res parties.
Artic­le 7 Por­tée des obli­ga­ti­ons de trans­fert de don­nées des ent­re­pri­ses aux con­som­ma­teurs et ent­re entreprises
(1) Les obli­ga­ti­ons pré­vues au pré­sent cha­pit­re ne s’ap­pli­quent pas aux don­nées géné­rées lors de l’uti­li­sa­ti­on de pro­duits en réseau fab­ri­qués ou con­çus par une microentre­pri­se ou une peti­te ent­re­pri­se, ni aux don­nées géné­rées lors de l’uti­li­sa­ti­on de ser­vices con­ne­xes four­nis par une tel­le ent­re­pri­se, à con­di­ti­on que cet­te ent­re­pri­se n’ait pas d’entre­pri­se par­ten­aire ou liée, au sens de l’ar­tic­le 3 de l’an­ne­xe de la recom­man­da­ti­on 2003/361/, qui ne soit pas une microentre­pri­se ou une peti­te ent­re­pri­se, et à con­di­ti­on que la microentre­pri­se ou la peti­te ent­re­pri­se n’ait pas été char­gée, en tant que sous-trai­tant, de la pro­duc­tion ou de la con­cep­ti­on d’un pro­duit en réseau ou de la four­ni­tu­re d’un ser­vice lié.
Il en va de même pour les don­nées géné­rées par l’uti­li­sa­ti­on de pro­duits en réseau fab­ri­qués par une ent­re­pri­se clas­sée depuis moins d’un an com­me ent­re­pri­se moy­enne au sens de l’ar­tic­le 2 de l’an­ne­xe de la recom­man­da­ti­on 2003/361/ ou pour les ser­vices con­ne­xes four­nis par une tel­le ent­re­pri­se, et pour les pro­duits en réseau pen­dant un an à comp­ter de la date de leur mise sur le mar­ché par une ent­re­pri­se moyenne.
(40) Les start-ups, les peti­tes ent­re­pri­ses et les ent­re­pri­ses con­sidé­rées com­me moy­ennes au sens de l’ar­tic­le 2 de l’an­ne­xe de la recom­man­da­ti­on 2003/361/, ain­si que les ent­re­pri­ses des sec­teurs tra­di­ti­on­nels dont les capa­ci­tés numé­ri­ques sont moins déve­lo­p­pées, ont des dif­fi­cul­tés à accé­der aux don­nées per­ti­nen­tes. L’ob­jec­tif du pré­sent règle­ment est de faci­li­ter l’ac­cès de ces enti­tés aux don­nées, tout en veil­lant à ce que les obli­ga­ti­ons cor­re­spond­an­tes soi­ent aus­si pro­por­ti­onnées que pos­si­ble afin d’é­vi­ter tou­te sur­fac­tu­ra­ti­on. L’ac­cu­mu­la­ti­on et l’a­g­ré­ga­ti­on d’é­nor­mes quan­ti­tés de don­nées, ain­si que l’in­fras­truc­tu­re tech­no­lo­gi­que per­met­tant de les moné­ti­ser, ont par­al­lè­le­ment don­né nais­sance, dans l’é­co­no­mie numé­ri­que, à un petit nombre de très gran­des ent­re­pri­ses dotées d’un pou­voir éco­no­mi­que con­sidé­ra­ble. Par­mi ces très gran­des ent­re­pri­ses figu­rent des opé­ra­teurs de ser­vices de pla­te­for­mes cen­tra­les qui con­trô­lent des éco­sy­stè­mes de pla­te­for­mes entiers dans l’é­co­no­mie numé­ri­que, de sor­te qu’il n’est pas pos­si­ble pour les acteurs du mar­ché exi­stants ou nou­veaux de leur dis­pu­ter leur posi­ti­on ou de leur fai­re con­cur­rence. Le règle­ment (UE) 2022/1925 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (26) vise à remé­dier à ces inef­fi­ca­ci­tés et désé­qui­li­bres en per­met­tant à la Com­mis­si­on de dési­gner une ent­re­pri­se com­me „gar­dien de la por­te“ et en impo­sant à ces gar­di­ens une série d’ob­li­ga­ti­ons, dont l’in­ter­dic­tion de fusi­on­ner cer­tai­nes don­nées sans con­sen­te­ment et l’ob­li­ga­ti­on de garan­tir des droits effec­tifs à la por­ta­bi­li­té des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 20 du règle­ment (UE) 2016/679. Con­for­mé­ment au règle­ment (UE) 2022/1925 et comp­te tenu de la capa­ci­té uni­que de ces ent­re­pri­ses à acquérir des don­nées, il n’est pas néces­saire d’ac­cor­der un droit d’ac­cès aux don­nées à ces gar­di­ens de por­tes pour att­eind­re l’ob­jec­tif du pré­sent règle­ment et est donc dis­pro­por­ti­onné par rap­port aux titu­lai­res de don­nées sou­mis aux obli­ga­ti­ons cor­re­spond­an­tes. Leur inclu­si­on ris­que éga­le­ment de limi­ter les avan­ta­ges que le pré­sent règle­ment peut appor­ter aux PME en ter­mes de répar­ti­ti­on équi­ta­ble de la valeur des don­nées ent­re les acteurs du mar­ché. Cela signi­fie qu’u­ne ent­re­pri­se dési­gnée com­me gar­dien de por­tail et explo­itant des ser­vices de pla­te­for­me cen­tra­le ne peut pas, sur la base du pré­sent règle­ment, deman­der ou obte­nir l’ac­cès aux don­nées des uti­li­sa­teurs géné­rées lors de l’uti­li­sa­ti­on d’un pro­duit en réseau ou d’un ser­vice con­nec­té ou d’un assi­stant vir­tuel. En out­re, les tiers aux­quels des don­nées sont four­nies à la deman­de de l’uti­li­sa­teur ne peu­vent pas four­nir ces don­nées à un gar­dien de por­te. Par exemp­le, le tiers ne peut pas fai­re appel à un gar­dien de por­te pour four­nir le ser­vice. Tou­te­fois, cela n’empêche pas les tiers d’uti­li­ser des ser­vices de trai­te­ment des don­nées pro­po­sés par un gar­dien de por­te. En out­re, cela n’empêche pas ces ent­re­pri­ses d’ob­te­nir et d’uti­li­ser les mêmes don­nées par d’aut­res moy­ens légiti­mes. Les droits d’ac­cès pré­vus par le pré­sent règle­ment con­tri­buent à élar­gir le choix des ser­vices offerts aux con­som­ma­teurs. Étant don­né que les accords volon­tai­res ent­re les gar­di­ens de por­tes et les déten­teurs de don­nées ne sont pas affec­tés, une limi­ta­ti­on de l’ac­cès accor­dé aux gar­di­ens de por­tes ne les exclu­rait pas du mar­ché ou ne les empêcher­ait pas d’offrir leurs services.
(41) Comp­te tenu de l’é­tat actuel de la tech­ni­que, il serait trop lourd d’im­po­ser aux microentre­pri­ses et aux peti­tes ent­re­pri­ses des obli­ga­ti­ons de con­cep­ti­on sup­p­lé­men­tai­res pour les pro­duits en réseau qu’el­les fab­ri­quent ou con­çoi­vent, ou pour les ser­vices liés qu’el­les four­nis­sent. Tel n’est tou­te­fois pas le cas lorsqu’u­ne microentre­pri­se ou une peti­te ent­re­pri­se a une ent­re­pri­se par­ten­aire ou une ent­re­pri­se liée au sens de l’ar­tic­le 3 de l’an­ne­xe de la recom­man­da­ti­on 2003/361/ qui n’est pas con­sidé­rée com­me une microentre­pri­se ou une peti­te ent­re­pri­se et qui est char­gée de la pro­duc­tion ou de la con­cep­ti­on d’un pro­duit en réseau ou de la four­ni­tu­re d’un ser­vice lié. Dans de tels cas, l’entre­pri­se qui a con­fié le cont­rat de fab­ri­ca­ti­on ou de con­cep­ti­on à une microentre­pri­se ou à une peti­te ent­re­pri­se est en mesu­re d’in­dem­ni­s­er le con­trac­tant de maniè­re adé­qua­te. Tou­te­fois, une microentre­pri­se ou une peti­te ent­re­pri­se peut être sou­mi­se aux exi­gen­ces du pré­sent règle­ment en tant que pro­prié­tai­re des don­nées si elle n’est pas le fab­ri­cant du pro­duit en réseau ou un four­nis­seur de ser­vices liés. Une péri­ode de tran­si­ti­on dev­rait s’ap­pli­quer à une ent­re­pri­se clas­sée com­me moy­enne ent­re­pri­se depuis moins d’un an et aux pro­duits con­nec­tés mis sur le mar­ché par une moy­enne ent­re­pri­se depuis moins d’un an. Cet­te péri­ode d’un an per­met à une ent­re­pri­se moy­enne de s’ad­ap­ter et de se prépa­rer avant d’êt­re expo­sée à la con­cur­rence sur le mar­ché des ser­vices pour les pro­duits en réseau qu’el­le fab­ri­que, sur la base des droits d’ac­cès pré­vus par le pré­sent règle­ment. Cet­te péri­ode de tran­si­ti­on ne s’ap­pli­que pas lorsqu’u­ne tel­le ent­re­pri­se moy­enne a une ent­re­pri­se par­ten­aire ou une ent­re­pri­se liée qui n’est pas con­sidé­rée com­me une microentre­pri­se ou une peti­te ent­re­pri­se, ou lorsqu’u­ne tel­le ent­re­pri­se moy­enne a été char­gée de la pro­duc­tion ou de la con­cep­ti­on d’un pro­duit en réseau ou de la four­ni­tu­re d’un ser­vice lié.
(2) Les clau­ses con­trac­tu­el­les qui, au détri­ment de l’uti­li­sa­teur, exclu­ent l’ap­pli­ca­ti­on des droits de l’uti­li­sa­teur en ver­tu du pré­sent cha­pit­re, y déro­gent ou modi­fi­ent l’ef­fet de ces droits, ne sont pas con­traignan­tes pour l’utilisateur.

Cha­pit­re III Obli­ga­ti­ons des titu­lai­res de don­nées qui sont tenus de four­nir des don­nées en ver­tu du droit de l’Union

Artic­le 8 Con­di­ti­ons dans les­quel­les les titu­lai­res de don­nées four­nis­sent des don­nées aux desti­na­tai­res de données
(1) Lorsque, dans le cad­re de rela­ti­ons com­mer­cia­les ent­re ent­re­pri­ses, un maît­re de fichier est tenu de four­nir des don­nées à un desti­na­tai­re en ver­tu de l’ar­tic­le 5 ou d’aut­res dis­po­si­ti­ons appli­ca­bles du droit de l’U­ni­on ou du droit natio­nal adop­té con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on, il con­vi­ent avec le desti­na­tai­re des moda­li­tés de four­ni­tu­re des don­nées et les four­nit à des con­di­ti­ons équi­ta­bles, rai­sonn­ables et non dis­cri­mi­na­toires et de maniè­re trans­pa­ren­te, con­for­mé­ment au pré­sent cha­pit­re et au cha­pit­re IV.
(42) Comp­te tenu de la diver­si­té des pro­duits en réseau qui génè­rent des don­nées de natu­re, de volu­me et de fré­quence dif­fér­ents, qui pré­sen­tent des ris­ques dif­fér­ents en matiè­re de don­nées et de cyber­sé­cu­ri­té et qui offrent des pos­si­bi­li­tés éco­no­mi­ques de valeur dif­fé­ren­te, et afin d’assurer la cohé­rence des pra­ti­ques en matiè­re de par­ta­ge des don­nées dans le mar­ché inté­ri­eur, y com­pris ent­re les sec­teurs, et de pro­mou­voir et d’en­cou­ra­ger des pra­ti­ques équi­ta­bles en matiè­re de trans­fert de don­nées, même dans les domain­es où un tel droit d’ac­cès n’est pas pré­vu, le pré­sent règle­ment éta­blit des règles hori­zon­ta­les con­cer­nant l’or­ga­ni­sa­ti­on de l’ac­cès aux don­nées dans tous les cas où un titu­lai­re de don­nées est tenu, en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou de la légis­la­ti­on natio­na­le adop­tée con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on, de four­nir des don­nées à un desti­na­tai­re de don­nées. Cet accès dev­rait être fon­dé sur des con­di­ti­ons équi­ta­bles, rai­sonn­ables, non dis­cri­mi­na­toires et trans­pa­ren­tes. Ces règles géné­ra­les d’ac­cès ne s’ap­pli­quent pas aux obli­ga­ti­ons de four­nir des don­nées en ver­tu du règle­ment (UE) 2016/679. La com­mu­ni­ca­ti­on volon­tai­re de don­nées n’est pas affec­tée par ces règles. Les clau­ses con­trac­tu­el­les types non con­traignan­tes pour le trans­fert de don­nées ent­re ent­re­pri­ses, que la Com­mis­si­on éla­bo­rera et recom­man­de­ra, peu­vent aider les par­ties à con­clu­re des cont­rats qui pré­voi­ent des con­di­ti­ons équi­ta­bles, rai­sonn­ables et non dis­cri­mi­na­toires et qui doi­vent être mis en œuvre de maniè­re trans­pa­ren­te. La con­clu­si­on de cont­rats pou­vant inclu­re les clau­ses con­trac­tu­el­les types non con­traignan­tes ne dev­rait pas signi­fier que le droit de divul­guer des don­nées à des tiers est lié d’u­ne quel­con­que maniè­re à l’e­xi­stence d’un tel cont­rat. Si les par­ties ne par­vi­en­nent pas à con­clu­re un cont­rat de trans­fert de don­nées, même avec l’ai­de d’or­ga­nis­mes de règle­ment des liti­ges, le droit de trans­fé­rer des don­nées à des tiers peut être invo­qué devant les juri­dic­tions nationales.
(45) Les accords de mise à dis­po­si­ti­on de don­nées con­clus dans le cad­re de rela­ti­ons com­mer­cia­les ent­re ent­re­pri­ses ne dev­rai­ent pas fai­re de distinc­tion ent­re des caté­go­ries com­pa­ra­bles de desti­na­tai­res de don­nées, qu’il s’a­gis­se de gran­des ent­re­pri­ses ou de PME. Pour com­pen­ser le man­que d’in­for­ma­ti­ons sur les con­di­ti­ons con­te­nues dans dif­fér­ents cont­rats, qui rend dif­fi­ci­le pour le desti­na­tai­re des don­nées d’éva­luer si les con­di­ti­ons de mise à dis­po­si­ti­on des don­nées sont non dis­cri­mi­na­toires, il dev­rait incom­ber aux pro­prié­tai­res de don­nées de prou­ver qu’u­ne clau­se con­trac­tu­el­le est non dis­cri­mi­na­toire. Il n’y a pas de dis­cri­mi­na­ti­on illé­ga­le si le pro­prié­tai­re des don­nées pré­voit des clau­ses con­trac­tu­el­les dif­fé­ren­tes pour la four­ni­tu­re des don­nées, pour autant que ces dif­fé­ren­ces soi­ent justi­fi­ées par des rai­sons objec­ti­ves. Ces obli­ga­ti­ons s’ap­pli­quent sans pré­ju­di­ce du règle­ment (UE) 2016/679.
(2) Une clau­se con­trac­tu­el­le rela­ti­ve à l’ac­cès aux don­nées et à leur uti­li­sa­ti­on ou à la responsa­bi­li­té et aux recours en cas de vio­la­ti­on ou de ces­sa­ti­on des obli­ga­ti­ons liées aux don­nées n’est pas con­traignan­te si elle con­sti­tue une clau­se con­trac­tu­el­le abu­si­ve au sens de l’ar­tic­le 13 ou si, au détri­ment de l’uti­li­sa­teur, elle exclut l’e­xer­ci­ce des droits de l’uti­li­sa­teur en ver­tu du cha­pit­re II, y déro­ge ou en modi­fie les effets. 
(3) Un pro­prié­tai­re de don­nées ne fait pas de dis­cri­mi­na­ti­on ent­re des caté­go­ries com­pa­ra­bles de desti­na­tai­res de don­nées, y com­pris des ent­re­pri­ses par­ten­aires ou affi­liées, en ce qui con­cer­ne les moda­li­tés de mise à dis­po­si­ti­on des don­nées. Lorsqu’un desti­na­tai­re de don­nées esti­me que les con­di­ti­ons dans les­quel­les les don­nées lui sont four­nies sont dis­cri­mi­na­toires, le responsable du trai­te­ment four­nit sans délai au desti­na­tai­re de don­nées, à la deman­de moti­vée de ce der­nier, des infor­ma­ti­ons démon­trant l’ab­sence de discrimination. 
(4) Les don­nées ne peu­vent être mises à la dis­po­si­ti­on d’un desti­na­tai­re de don­nées par le pro­prié­tai­re des don­nées, même à tit­re exclu­sif, que si l’uti­li­sa­teur en a fait la deman­de con­for­mé­ment au cha­pit­re II. 
(5) Les pro­prié­tai­res et les desti­na­tai­res des don­nées ne sont pas tenus de four­nir des infor­ma­ti­ons allant au-delà de ce qui est néces­saire pour véri­fier le respect des clau­ses con­trac­tu­el­les types con­ve­nues pour la four­ni­tu­re des don­nées ou le respect des obli­ga­ti­ons qui leur incom­bent en ver­tu du pré­sent règle­ment ou de tou­te aut­re légis­la­ti­on de l’U­ni­on appli­ca­ble ou de tou­te légis­la­ti­on natio­na­le adop­tée con­for­mé­ment au droit de l’Union. 
(6) L’ob­li­ga­ti­on de four­nir des don­nées à un desti­na­tai­re n’im­pli­que pas la divul­ga­ti­on de secrets d’af­fai­res, sauf dis­po­si­ti­on con­trai­re du droit de l’U­ni­on, y com­pris l’ar­tic­le 4, para­gra­phe 6, et l’ar­tic­le 5, para­gra­phe 9, du pré­sent règle­ment, ou de la légis­la­ti­on natio­na­le adop­tée con­for­mé­ment au droit de l’Union.
Artic­le 9 Con­t­re­par­tie de la four­ni­tu­re de données
(46) Afin d’en­cou­ra­ger de nou­veaux inve­stis­se­ments dans la pro­duc­tion et la four­ni­tu­re de don­nées pré­cieu­ses, y com­pris dans les outils tech­ni­ques per­tin­ents, tout en évi­tant d’im­po­ser des char­ges dis­pro­por­ti­onnées en matiè­re d’ac­cès aux don­nées et d’uti­li­sa­ti­on de cel­les-ci, car cela ren­drait le trans­fert de don­nées non via­ble sur le plan éco­no­mi­que, le pré­sent règle­ment éta­blit le prin­ci­pe selon lequel les titu­lai­res de don­nées peu­vent exi­ger une con­t­re­par­tie adé­qua­te lorsqu’ils sont tenus, en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit natio­nal adop­té con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on, de four­nir des don­nées à un desti­na­tai­re dans le cad­re de rela­ti­ons com­mer­cia­les ent­re ent­re­pri­ses. Cet­te con­t­re­par­tie ne dev­rait pas être con­sidé­rée com­me un pai­ement pour les don­nées elles-mêmes. La Com­mis­si­on dev­rait adop­ter des lignes direc­tri­ces sur la base des­quel­les il est pos­si­ble de cal­cu­ler une con­t­re­par­tie adé­qua­te dans l’é­co­no­mie des données.
(47) Pre­miè­re­ment, une con­t­re­par­tie adé­qua­te pour l’exé­cu­ti­on de l’ob­li­ga­ti­on, en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou de la légis­la­ti­on natio­na­le adop­tée con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on, de répond­re à une deman­de d’ac­cès aux don­nées peut inclu­re une com­pen­sa­ti­on pour les coûts liés à la four­ni­tu­re des don­nées. Il peut s’a­gir de coûts tech­ni­ques, tels que les coûts néces­saires à la repro­duc­tion, à la dif­fu­si­on élec­tro­ni­que et au stocka­ge des don­nées, mais pas des coûts de coll­ec­te ou de pro­duc­tion des don­nées. Les coûts tech­ni­ques pour­rai­ent éga­le­ment inclu­re les coûts liés au trai­te­ment néces­saire en amont de la four­ni­tu­re des don­nées, y com­pris les coûts liés au for­ma­ta­ge des don­nées. Les coûts liés à la four­ni­tu­re des don­nées peu­vent éga­le­ment inclu­re les coûts liés à la faci­li­ta­ti­on des deman­des con­crè­tes de trans­fert de don­nées. En out­re, ces coûts peu­vent vari­er en fonc­tion de la quan­ti­té de don­nées et des accords con­clus pour la four­ni­tu­re des don­nées. Les accords à long ter­me ent­re les déten­teurs et les desti­na­tai­res des don­nées, par exemp­le un modè­le d’abon­ne­ment ou l’uti­li­sa­ti­on de cont­rats intel­li­gents, peu­vent rédui­re les coûts dans le cad­re de tran­sac­tions régu­liè­res ou répé­tées dans une rela­ti­on com­mer­cia­le. Les coûts liés à la four­ni­tu­re de don­nées se rap­portent soit à une deman­de spé­ci­fi­que, soit cou­vrent plu­sieurs deman­des. Dans ce der­nier cas, les coûts liés à la four­ni­tu­re des don­nées ne doi­vent pas être sup­port­és inté­gra­le­ment par un seul desti­na­tai­re des don­nées. Deu­xiè­me­ment, la con­t­re­par­tie adé­qua­te peut éga­le­ment inclu­re une mar­ge, sauf en ce qui con­cer­ne les PME et les orga­nis­mes de recher­che à but non lucra­tif. La mar­ge peut vari­er en fonc­tion de fac­teurs liés aux don­nées elles-mêmes, tels que la quan­ti­té, le for­mat ou le type de don­nées. Elle peut tenir comp­te des coûts de coll­ec­te des don­nées. Par con­sé­quent, la mar­ge peut être plus fai­ble si le pro­prié­tai­re des don­nées a coll­ec­té les don­nées pour sa pro­pre ent­re­pri­se sans fai­re d’in­ve­stis­se­ments importants, ou plus éle­vée s’il faut inve­stir for­te­ment dans la coll­ec­te des don­nées pour les beso­ins de l’entre­pri­se du pro­prié­tai­re des don­nées. Dans les cas où l’uti­li­sa­ti­on des don­nées par le desti­na­tai­re des don­nées n’a pas d’in­ci­dence sur les pro­pres acti­vi­tés du pro­prié­tai­re des don­nées, la mar­ge peut être limi­tée, voi­re exclue. En out­re, le fait que les don­nées soi­ent co-géné­rées par un pro­duit en réseau dont l’uti­li­sa­teur est pro­prié­tai­re ou qu’il loue ou prend en lea­sing pour­rait rend­re la con­t­re­par­tie rela­ti­ve­ment plus fai­ble que dans d’aut­res cas où les don­nées sont géné­rées par le pro­prié­tai­re des don­nées, par exemp­le dans le cad­re de la four­ni­tu­re d’un ser­vice lié.
(48) L’in­ter­ven­ti­on n’est pas néces­saire lorsque les don­nées sont par­ta­gées ent­re de gran­des ent­re­pri­ses ou lorsque le pro­prié­tai­re des don­nées est une peti­te ou moy­enne ent­re­pri­se et le desti­na­tai­re une gran­de ent­re­pri­se. Dans ces cas, les ent­re­pri­ses sont cen­sées être en mesu­re de négo­cier une con­t­re­par­tie dans des limi­tes rai­sonn­ables et non discriminatoires.
(1) Tou­te con­t­re­par­tie con­ve­nue ent­re un pro­prié­tai­re de don­nées et un desti­na­tai­re de don­nées pour la four­ni­tu­re de don­nées dans le cad­re de rela­ti­ons com­mer­cia­les ent­re ent­re­pri­ses doit être non dis­cri­mi­na­toire et rai­sonnable, et peut inclu­re une marge. 
(2) Lorsqu’ils con­vi­en­nent d’u­ne con­t­re­par­tie, le maît­re des don­nées et le desti­na­tai­re des don­nées tien­nent notam­ment comp­te des élé­ments sui­vants :
a) les frais enga­gés pour la four­ni­tu­re des don­nées, y com­pris notam­ment les frais néces­saires pour le for­ma­ta­ge des don­nées, la dif­fu­si­on par voie élec­tro­ni­que et le stockage ;
b) le cas échéant, les inve­stis­se­ments dans la coll­ec­te et la pro­duc­tion de don­nées, en tenant comp­te du fait que d’aut­res par­ties ont ou non con­tri­bué à l’ob­ten­ti­on, à la pro­duc­tion ou à la coll­ec­te des don­nées en question.
(3) La con­t­re­par­tie visée au para­gra­phe 1 peut éga­le­ment dépend­re du volu­me, du for­mat et de la natu­re des données. 
(4) Lorsque le desti­na­tai­re des don­nées est une PME ou un orga­nis­me de recher­che à but non lucra­tif et que le desti­na­tai­re des don­nées con­cer­né n’a pas d’entre­pri­ses par­ten­aires ou affi­liées qui ne sont pas con­sidé­rées com­me des PME, tou­te con­t­re­par­tie n’excè­de pas les coûts énu­mé­rés au para­gra­phe 2, point a). 
(49) Afin de pro­té­ger les PME cont­re des char­ges éco­no­mi­ques exce­s­si­ves qui ren­drai­ent exce­s­si­ve­ment dif­fi­ci­le le déve­lo­p­pe­ment et l’ex­plo­ita­ti­on de modè­les com­mer­ci­aux inno­vants, la con­t­re­par­tie adé­qua­te qu’el­les doi­vent payer pour la four­ni­tu­re de don­nées ne dev­rait pas dépas­ser les coûts direc­te­ment liés à la four­ni­tu­re des don­nées. Les coûts direc­te­ment liés à la four­ni­tu­re sont ceux qui sont impu­ta­bles à chaque deman­de d’ac­cès aux don­nées, en tenant comp­te du fait que le titu­lai­re des don­nées doit mett­re en place de maniè­re per­ma­nen­te les inter­faces tech­ni­ques ou les logi­ciels et la con­ne­xi­on au réseau néces­saires. La même règ­le dev­rait s’ap­pli­quer aux orga­nis­mes de recher­che à but non lucratif.
(5) La Com­mis­si­on adop­te des lignes direc­tri­ces pour le cal­cul d’u­ne con­t­re­par­tie adé­qua­te, en tenant comp­te de l’a­vis du Con­seil euro­pé­en de l’in­no­va­ti­on dans le domaine des don­nées (EDIB) visé à l’ar­tic­le 42. 
(6) Le pré­sent artic­le ne fait pas obs­ta­cle à ce que le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal adop­té con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on exclut tou­te con­t­re­par­tie pour la four­ni­tu­re de don­nées ou pré­voie une con­t­re­par­tie moindre. 
(7) Le pro­prié­tai­re des don­nées four­nit au desti­na­tai­re des don­nées des infor­ma­ti­ons décri­vant la base de cal­cul de la con­t­re­par­tie de maniè­re suf­fi­sam­ment détail­lée pour per­mett­re au desti­na­tai­re des don­nées d’éva­luer si les exi­gen­ces des para­gra­phes 1 à 4 sont satisfaites. 
(51) La trans­pa­rence est un prin­ci­pe important pour garan­tir que la con­t­re­par­tie deman­dée par le pro­prié­tai­re des don­nées est rai­sonnable ou, si le desti­na­tai­re des don­nées est une PME ou un orga­nis­me de recher­che à but non lucra­tif, que la con­t­re­par­tie n’excè­de pas les coûts direc­te­ment liés à la four­ni­tu­re des don­nées au desti­na­tai­re des don­nées et impu­ta­bles à chaque deman­de indi­vi­du­el­le. Afin de per­mett­re aux desti­na­tai­res des don­nées d’éva­luer et de véri­fier que la con­t­re­par­tie est con­for­me aux exi­gen­ces du pré­sent règle­ment, le pro­prié­tai­re des don­nées doit four­nir au desti­na­tai­re des don­nées des infor­ma­ti­ons suf­fi­sam­ment détail­lées pour per­mett­re le cal­cul de la contrepartie.
Artic­le 10 Règle­ment des litiges
(52) Des moy­ens alter­na­tifs de règle­ment des liti­ges nati­on­aux et trans­fron­ta­liers liés à la four­ni­tu­re de don­nées dev­rai­ent être mis à la dis­po­si­ti­on des déten­teurs et des desti­na­tai­res de don­nées, de maniè­re à ren­forcer la con­fi­ance dans le trans­fert de don­nées. Si les par­ties ne par­vi­en­nent pas à se mett­re d’ac­cord sur des con­di­ti­ons équi­ta­bles, rai­sonn­ables et non dis­cri­mi­na­toires pour la four­ni­tu­re de don­nées, les orga­nes de règle­ment des liti­ges dev­rai­ent offrir aux par­ties une solu­ti­on simp­le, rapi­de et peu coûteu­se. Si le pré­sent règle­ment ne défi­nit que les con­di­ti­ons que les orga­nes de règle­ment des liti­ges doi­vent rem­plir pour être cer­ti­fi­és, les États mem­bres sont libres d’ad­op­ter des règles spé­ci­fi­ques con­cer­nant la pro­cé­du­re de cer­ti­fi­ca­ti­on, y com­pris l’ex­pi­ra­ti­on ou le retrait de la cer­ti­fi­ca­ti­on. Les dis­po­si­ti­ons rela­ti­ves au règle­ment des liti­ges con­te­nues dans le pré­sent règle­ment ne dev­rai­ent pas obli­ger les États mem­bres à éta­b­lir des orga­nis­mes de règle­ment des litiges.
(55) Afin d’assurer l’ap­pli­ca­ti­on uni­for­me du pré­sent règle­ment, les orga­nes de règle­ment des liti­ges dev­rai­ent tenir comp­te des clau­ses con­trac­tu­el­les types non con­traignan­tes qui seront éla­bo­rées et recom­man­dées par la Com­mis­si­on, ain­si que du droit de l’U­ni­on ou du droit natio­nal défi­nis­sant les obli­ga­ti­ons en matiè­re de divul­ga­ti­on des don­nées ou des lignes direc­tri­ces des auto­ri­tés spé­cia­li­sées con­cer­nées pour l’ap­pli­ca­ti­on de ce droit.
(1) Les uti­li­sa­teurs, les pro­prié­tai­res de don­nées et les desti­na­tai­res de don­nées ont accès à une auto­ri­té de règle­ment des liti­ges cer­ti­fi­ée con­for­mé­ment au para­gra­phe 5 du pré­sent artic­le pour le règle­ment des liti­ges visés à l’ar­tic­le 4, para­gra­phes 3 et 9, et à l’ar­tic­le 5, para­gra­phe 12, ain­si que des liti­ges con­cer­nant les con­di­ti­ons équi­ta­bles, rai­sonn­ables et non dis­cri­mi­na­toires appli­ca­bles à la four­ni­tu­re de don­nées et la maniè­re trans­pa­ren­te dont les don­nées sont four­nies con­for­mé­ment au pré­sent cha­pit­re et au cha­pit­re IV. 
(53) Le méca­nis­me de règle­ment des liti­ges pré­vu par le pré­sent règle­ment est un méca­nis­me facul­ta­tif qui per­met aux uti­li­sa­teurs, aux pro­prié­tai­res de don­nées et aux desti­na­tai­res de don­nées de con­ve­nir de sou­mett­re leurs liti­ges à des orga­nis­mes de règle­ment des liti­ges. Par con­sé­quent, les par­ties dev­rai­ent être libres de s’adress­er à l’or­ga­nis­me de règle­ment des liti­ges de leur choix, que ce soit à l’in­té­ri­eur ou à l’ex­té­ri­eur des États mem­bres dans les­quels ces par­ties sont établies.
(2) Les orga­nis­mes de règle­ment des liti­ges noti­fi­ent aux par­ties con­cer­nées les tarifs ou les métho­des uti­li­sées pour les fixer avant que ces par­ties ne deman­dent une décision. 
(3) En ce qui con­cer­ne les liti­ges attri­bués à une instance de règle­ment des liti­ges con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 4, para­gra­phe 3, lorsque l’in­stance de règle­ment des liti­ges tran­che un liti­ge en faveur de l’uti­li­sa­teur ou du desti­na­tai­re des don­nées, le titu­lai­re des don­nées sup­porte tous les frais per­çus par l’in­stance de règle­ment des liti­ges et rem­bour­se à l’uti­li­sa­teur ou au desti­na­tai­re des don­nées con­cer­né tou­te aut­re dépen­se rai­sonnable enga­gée par ce der­nier dans le cad­re du règle­ment du liti­ge. Lorsque l’or­ga­ne de règle­ment des liti­ges tran­che un liti­ge en faveur du pro­prié­tai­re des don­nées, l’uti­li­sa­teur ou le desti­na­tai­re des don­nées n’est pas tenu de rem­bour­ser les frais ou aut­res dépen­ses que le pro­prié­tai­re des don­nées a payés ou est tenu de payer dans le cad­re du règle­ment du liti­ge, sauf si l’or­ga­ne de règle­ment des liti­ges éta­blit que l’uti­li­sa­teur ou le desti­na­tai­re des don­nées a agi de mau­vai­se foi manifeste. 
(4) Les cli­ents et les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ont accès à une auto­ri­té de règle­ment des liti­ges agré­ée con­for­mé­ment au para­gra­phe 5 du pré­sent artic­le pour rég­ler les liti­ges rela­tifs à des vio­la­ti­ons des droits des cli­ents et des obli­ga­ti­ons des four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées con­for­mé­ment aux artic­les 23 à 31. 
(5) L’É­tat membre dans lequel l’or­ga­nis­me de règle­ment des liti­ges est éta­b­li agrée cet orga­nis­me à sa deman­de, après qu’il a démon­tré qu’il rem­plit tou­tes les con­di­ti­ons sui­van­tes :
a) Elle est impar­tia­le et indé­pen­dan­te et prend ses décis­i­ons selon des règles de pro­cé­du­re clai­res, non dis­cri­mi­na­toires et équitables ;
b) elle dis­po­se de l’ex­per­ti­se néces­saire, notam­ment en ce qui con­cer­ne les con­di­ti­ons équi­ta­bles, rai­sonn­ables et non dis­cri­mi­na­toires, y com­pris les con­t­re­par­ties, sur la four­ni­tu­re trans­pa­ren­te de don­nées lui per­met­tant de fixer effec­ti­ve­ment ces conditions ;
c) elle est faci­le­ment acce­s­si­ble par des moy­ens de com­mu­ni­ca­ti­on électroniques ;
d) elle est en mesu­re d’ad­op­ter ses décis­i­ons rapi­de­ment, effi­ca­ce­ment et à moind­re coût dans au moins une lan­gue offi­ci­el­le de l’Union.
(6) Les États mem­bres noti­fi­ent à la Com­mis­si­on les orga­nis­mes de règle­ment des liti­ges agré­és con­for­mé­ment au para­gra­phe 5. La Com­mis­si­on publie et tient à jour la liste de ces orga­nis­mes sur un site inter­net spé­cia­le­ment créé à cet effet. 
(7) Une auto­ri­té de règle­ment des liti­ges refu­se de trai­ter une deman­de de règle­ment de liti­ge qui a déjà été pré­sen­tée à une aut­re auto­ri­té de règle­ment des liti­ges ou à une juri­dic­tion d’un État membre. 
(54) Afin d’é­vi­ter, notam­ment dans une situa­ti­on trans­fron­ta­liè­re, que deux orga­nes de règle­ment des liti­ges ou plus ne soi­ent sai­sis du même liti­ge, une deman­de de règle­ment d’un liti­ge dev­rait pou­voir être refusée par un orga­ne de règle­ment des liti­ges si elle a déjà été pré­sen­tée à un aut­re orga­ne de règle­ment des liti­ges ou à une juri­dic­tion d’un État membre.
(8) Un orga­nis­me de règle­ment des liti­ges off­re aux par­ties la pos­si­bi­li­té de pré­sen­ter, dans un délai rai­sonnable, leurs obser­va­tions sur les que­sti­ons pour les­quel­les ces par­ties se sont adres­sées à l’or­ga­nis­me en que­sti­on. Dans ce con­tex­te, chaque par­tie reçoit les mémoi­res de l’aut­re par­tie et les décla­ra­ti­ons éven­tu­el­les des experts. Les par­ties ont la pos­si­bi­li­té de pré­sen­ter leurs obser­va­tions sur ces mémoi­res et déclarations. 
(9) Un orga­ne de règle­ment des liti­ges rend une décis­i­on sur une que­sti­on qui lui est sou­mi­se au plus tard quat­re-vingt-dix jours après avoir reçu une deman­de con­for­mé­ment aux para­gra­phes 1 à 4. Cet­te décis­i­on est ren­due par écrit ou sur un sup­port dura­ble et est motivée. 
(10) Les orga­nes de règle­ment des liti­ges éta­blis­sent et publi­ent des rap­ports annu­els d’ac­ti­vi­té. Ces rap­ports annu­els doi­vent notam­ment com­porter les infor­ma­ti­ons géné­ra­les sui­van­tes :
a) une com­pi­la­ti­on des résul­tats des litiges ;
b) le temps moy­en con­sacré à la réso­lu­ti­on des litiges ;
c) les cau­ses les plus fré­quen­tes de litiges.
(11) Afin de faci­li­ter l’é­ch­an­ge d’in­for­ma­ti­ons et de bon­nes pra­ti­ques, un orga­ne de règle­ment des liti­ges peut déci­der d’in­clu­re dans le rap­port visé au para­gra­phe 10 des recom­man­da­ti­ons sur la maniè­re d’é­vi­ter les pro­blè­mes ou d’y remédier. 
(12) La décis­i­on d’un orga­ne de règle­ment des liti­ges n’est con­traignan­te pour les par­ties que si cel­les-ci ont expres­sé­ment accep­té son carac­tère con­traignant avant le début de la pro­cé­du­re de règle­ment des litiges. 
(13) Le pré­sent artic­le ne por­te pas att­ein­te au droit des par­ties de for­mer un recours effec­tif devant une juri­dic­tion d’un État membre. 
(56) Les par­ties à une pro­cé­du­re de règle­ment des liti­ges ne dev­rai­ent pas être empê­chées d’e­xer­cer leurs droits fon­da­men­taux à un recours effec­tif et à un procès équi­ta­ble. Par con­sé­quent, la décis­i­on de sou­mett­re un liti­ge à un orga­ne de règle­ment des liti­ges ne dev­rait pas pri­ver ces par­ties du droit d’in­tro­dui­re un recours devant une juri­dic­tion d’un État membre. Les orga­nes de règle­ment des liti­ges dev­rai­ent mett­re à la dis­po­si­ti­on du public des rap­ports d’ac­ti­vi­té annuels.
Artic­le 11 Mesu­res tech­ni­ques de pro­tec­tion cont­re l’uti­li­sa­ti­on ou la divul­ga­ti­on non auto­ri­sée de données
(1) Un pro­prié­tai­re de don­nées peut appli­quer des mesu­res de pro­tec­tion tech­ni­ques appro­priées, y com­pris des cont­rats intel­li­gents et le cryp­ta­ge, afin d’empêcher l’ac­cès non auto­ri­sé aux don­nées, y com­pris aux méta­don­nées, et d’assurer le respect des artic­les 5, 6, 8 et 9 et des clau­ses con­trac­tu­el­les types con­ve­nues pour la four­ni­tu­re de don­nées. Ces mesu­res tech­ni­ques de pro­tec­tion ne trai­tent pas dif­fé­rem­ment les desti­na­tai­res des don­nées et n’empêchent pas les uti­li­sa­teurs d’e­xer­cer leur droit d’ob­te­nir une copie des don­nées, de con­sul­ter, d’uti­li­ser ou d’ac­cé­der aux don­nées ou de four­nir des don­nées à des tiers con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 5, ni les tiers d’e­xer­cer les droits qui leur sont con­fé­rés par le droit de l’U­ni­on ou par la légis­la­ti­on natio­na­le adop­tée con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on. Les uti­li­sa­teurs, les tiers et les desti­na­tai­res des don­nées ne peu­vent modi­fier ou sup­p­ri­mer ces mesu­res tech­ni­ques de pro­tec­tion que si le pro­prié­tai­re des don­nées y a consenti. 
(2) Dans les cir­con­stances visées au para­gra­phe 3, le tiers ou le desti­na­tai­re des don­nées se con­for­me sans délai aux deman­des du maît­re des don­nées et, le cas échéant, du déten­teur du secret d’af­fai­res – s’il ne s’a­git pas de la même per­son­ne – ou de l’uti­li­sa­teur :
a) d’effacer les don­nées four­nies par le titu­lai­re des don­nées et tou­te copie de celles-ci ;
b) de ces­ser de fab­ri­quer, d’offrir, de com­mer­cia­li­ser ou d’uti­li­ser des biens, des don­nées déri­vées ou des ser­vices fon­dés sur les infor­ma­ti­ons obte­nues à par­tir de ces don­nées, ou d’im­porter, d’ex­port­er ou de stocker des biens portant att­ein­te à ces droits, et de détrui­re tous les biens portant att­ein­te à ces droits, lorsqu’il exi­ste un ris­que sérieux que l’uti­li­sa­ti­on illi­ci­te de ces don­nées cau­se un pré­ju­di­ce important au pro­prié­tai­re des don­nées, au déten­teur du secret d’af­fai­res ou à l’uti­li­sa­teur, ou à con­di­ti­on qu’u­ne tel­le mesu­re ne soit pas dis­pro­por­ti­onnée par rap­port aux inté­rêts du pro­prié­tai­re des don­nées, du déten­teur du secret com­mer­cial ou de l’utilisateur ;
c) infor­mer l’uti­li­sa­teur de l’uti­li­sa­ti­on ou de la divul­ga­ti­on non auto­ri­sée des don­nées et des mesu­res pri­ses pour empêcher l’uti­li­sa­ti­on ou la divul­ga­ti­on non auto­ri­sée des données ;
d) d’in­dem­ni­s­er la par­tie qui a subi un pré­ju­di­ce du fait de l’uti­li­sa­ti­on abu­si­ve ou de la divul­ga­ti­on de ces don­nées con­sul­tées ou uti­li­sées illégalement.
(3) Le para­gra­phe 2 s’ap­pli­que lorsqu’un tiers ou un desti­na­tai­re de don­nées
a) a, dans le but d’ob­te­nir les don­nées, four­ni de fausses infor­ma­ti­ons à un titu­lai­re de don­nées, uti­li­sé des moy­ens trom­peurs ou coer­ci­tifs ou abusé de lacu­nes dans l’in­fras­truc­tu­re tech­ni­que de pro­tec­tion des données,
b) a uti­li­sé les don­nées four­nies à des fins non auto­ri­sées, y com­pris pour mett­re au point un pro­duit en réseau con­cur­rent au sens de l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 2, point e),
c) a trans­mis illé­ga­le­ment des don­nées à une aut­re partie,
d) n’a pas main­te­nu les mesu­res tech­ni­ques et d’or­ga­ni­sa­ti­on con­ve­nues con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 5, para­gra­phe 9 ; ou
e) a modi­fié ou sup­p­ri­mé les mesu­res tech­ni­ques de pro­tec­tion appli­quées par le maît­re des don­nées con­for­mé­ment au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le sans l’ac­cord du maît­re des données.
(4) Le para­gra­phe 2 s’ap­pli­que éga­le­ment lorsqu’un uti­li­sa­teur modi­fie ou sup­p­rime les mesu­res tech­ni­ques de pro­tec­tion appli­quées par le pro­prié­tai­re des don­nées ou ne main­ti­ent pas les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les pri­ses par l’uti­li­sa­teur en accord avec le pro­prié­tai­re des don­nées ou, s’ils ne sont pas la même per­son­ne, avec le déten­teur du secret d’af­fai­res, ain­si qu’à tou­te aut­re par­tie qui reçoit les don­nées de l’uti­li­sa­teur en vio­la­ti­on du pré­sent règlement. 
(5) Si le desti­na­tai­re des don­nées a enfreint l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 2, point a) ou b), les uti­li­sa­teurs ont les mêmes droits que les titu­lai­res de don­nées con­for­mé­ment au para­gra­phe 2 du pré­sent article.
Artic­le 12 Éten­due des obli­ga­ti­ons des titu­lai­res de don­nées qui sont tenus de four­nir des don­nées en ver­tu du droit de l’Union
(1) Le pré­sent cha­pit­re s’ap­pli­que lorsqu’un maît­re de fichier est tenu de four­nir des don­nées à un desti­na­tai­re dans le cad­re de rela­ti­ons com­mer­cia­les ent­re ent­re­pri­ses, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 5 ou au droit de l’U­ni­on appli­ca­ble ou à la légis­la­ti­on natio­na­le adop­tée con­for­mé­ment au droit de l’Union. 
(2) Tou­te clau­se con­trac­tu­el­le con­te­nue dans un accord de par­ta­ge de don­nées qui exclut l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent cha­pit­re, y déro­ge ou en modi­fie les effets au détri­ment d’u­ne par­tie ou, le cas échéant, de l’uti­li­sa­teur, ne lie pas cet­te partie.

Cha­pit­re IV Clau­ses con­trac­tu­el­les abu­si­ves con­cer­nant l’ac­cès aux don­nées et leur uti­li­sa­ti­on ent­re entreprises

Artic­le 13 Clau­ses con­trac­tu­el­les abu­si­ves impo­sées uni­la­té­ra­le­ment à une aut­re entreprise
(28) En ce qui con­cer­ne les cont­rats ent­re un pro­prié­tai­re de don­nées et un con­som­ma­teur en tant qu’­uti­li­sa­teur d’un pro­duit ou d’un ser­vice con­nec­té qui génè­re des don­nées, le droit de l’U­ni­on en matiè­re de pro­tec­tion des con­som­ma­teurs, notam­ment les direc­ti­ves 93/13/CEE et 2005/29/, s’ap­pli­que afin d’é­vi­ter qu’un con­som­ma­teur ne soit sou­mis à des clau­ses con­trac­tu­el­les abu­si­ves. Aux fins du pré­sent règle­ment, les clau­ses con­trac­tu­el­les abu­si­ves impo­sées uni­la­té­ra­le­ment à une ent­re­pri­se ne dev­rai­ent pas être con­traignan­tes pour cet­te entreprise.
(43) Sur la base du prin­ci­pe de la liber­té con­trac­tu­el­le, les par­ties dev­rai­ent être libres de négo­cier dans leurs cont­rats, dans le cad­re des règles géné­ra­les d’ac­cès à la four­ni­tu­re de don­nées, les con­di­ti­ons pré­cis­es de la four­ni­tu­re de don­nées. Les con­di­ti­ons de ces cont­rats pour­rai­ent éga­le­ment por­ter sur les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les, y com­pris en ce qui con­cer­ne la sécu­ri­té des données.
(44) Afin de garan­tir que les con­di­ti­ons d’un accès obli­ga­toire aux don­nées soi­ent équi­ta­bles pour les deux par­ties, les règles géné­ra­les rela­ti­ves aux droits d’ac­cès aux don­nées dev­rai­ent fai­re réfé­rence à la dis­po­si­ti­on rela­ti­ve à la pré­ven­ti­on des clau­ses con­trac­tu­el­les abusives.
(58) Si l’u­ne des par­ties se trouve dans une posi­ti­on de négo­cia­ti­on plus for­te, elle ris­que d’ex­ploi­ter cet­te posi­ti­on au détri­ment de l’aut­re par­tie lors des négo­cia­ti­ons sur l’ac­cès aux don­nées, avec pour résul­tat que l’ac­cès aux don­nées devi­ent moins via­ble éco­no­mi­quement et par­fois insup­port­a­ble. De tels désé­qui­li­bres con­trac­tuels sont pré­ju­di­cia­bles à tou­tes les ent­re­pri­ses qui ne sont pas réel­le­ment en mesu­re de négo­cier les con­di­ti­ons d’ac­cès aux don­nées et qui peu­vent n’a­voir d’aut­re choix que d’ac­cep­ter des clau­ses con­trac­tu­el­les non négo­cia­bles. Par con­sé­quent, les clau­ses con­trac­tu­el­les abu­si­ves rela­ti­ves à l’ac­cès aux don­nées et à leur uti­li­sa­ti­on ou à la responsa­bi­li­té et aux recours en cas de vio­la­ti­on ou de ces­sa­ti­on des obli­ga­ti­ons liées aux don­nées ne dev­rai­ent pas lier les ent­re­pri­ses lorsque ces con­di­ti­ons ont été impo­sées uni­la­té­ra­le­ment à ces dernières.
(1) Les clau­ses con­trac­tu­el­les rela­ti­ves à l’ac­cès et à l’uti­li­sa­ti­on des don­nées ou à la responsa­bi­li­té et aux recours en cas de vio­la­ti­on ou de ces­sa­ti­on des obli­ga­ti­ons liées aux don­nées, impo­sées uni­la­té­ra­le­ment par une ent­re­pri­se à une aut­re ent­re­pri­se, ne lient pas cet­te der­niè­re si elles sont abusives. 
(59) Les règles rela­ti­ves aux clau­ses con­trac­tu­el­les dev­rai­ent tenir comp­te du prin­ci­pe de la liber­té con­trac­tu­el­le en tant que con­cept essen­tiel dans les rela­ti­ons com­mer­cia­les ent­re ent­re­pri­ses. Par con­sé­quent, tou­tes les clau­ses con­trac­tu­el­les ne dev­rai­ent pas être sou­mi­ses à un examen du carac­tère abu­sif, mais uni­quement les clau­ses qui sont impo­sées uni­la­té­ra­le­ment. Cela con­cer­ne les situa­tions sans mar­ge de négo­cia­ti­on, dans les­quel­les une par­tie intro­duit une clau­se con­trac­tu­el­le spé­ci­fi­que et l’aut­re ent­re­pri­se ne peut pas influen­cer le con­te­nu de cet­te clau­se mal­gré une ten­ta­ti­ve de négo­cia­ti­on. Les clau­ses con­trac­tu­el­les intro­dui­tes uni­quement par une par­tie et accep­tées par l’aut­re ent­re­pri­se, ou les clau­ses négo­ciées ent­re les par­ties et con­ve­nues ensuite sous une for­me modi­fi­ée, ne doi­vent pas être con­sidé­rées com­me impo­sées unilatéralement.
(60) En out­re, les règles rela­ti­ves aux clau­ses con­trac­tu­el­les abu­si­ves ne dev­rai­ent s’ap­pli­quer qu’aux élé­ments d’un cont­rat liés à la four­ni­tu­re de don­nées, à savoir les clau­ses con­trac­tu­el­les rela­ti­ves à l’ac­cès aux don­nées et à leur uti­li­sa­ti­on, ain­si qu’à la responsa­bi­li­té ou aux recours en cas de vio­la­ti­on et de ces­sa­ti­on des obli­ga­ti­ons liées aux don­nées. Les aut­res par­ties du même cont­rat qui ne sont pas liées à la four­ni­tu­re de don­nées ne doi­vent pas être sou­mi­ses à l’ex­amen du carac­tère abu­sif pré­vu par le pré­sent règlement.
(61) Les critères d’i­den­ti­fi­ca­ti­on des clau­ses con­trac­tu­el­les abu­si­ves ne dev­rai­ent être appli­qués qu’aux clau­ses con­trac­tu­el­les exce­s­si­ves qui abu­sent d’u­ne posi­ti­on de négo­cia­ti­on plus for­te. La gran­de majo­ri­té des clau­ses con­trac­tu­el­les qui sont éco­no­mi­quement plus favor­ables à une par­tie qu’à l’aut­re, y com­pris cel­les qui sont habi­tu­el­les dans les cont­rats ent­re ent­re­pri­ses, sont une expres­si­on nor­ma­le du prin­ci­pe de la liber­té con­trac­tu­el­le et con­ti­nuent à s’ap­pli­quer. Aux fins du pré­sent règle­ment, une déro­ga­ti­on grossiè­re aux bon­nes pra­ti­ques com­mer­cia­les signi­fierait, ent­re aut­res, que la par­tie à laquel­le la con­di­ti­on a été impo­sée uni­la­té­ra­le­ment est objec­ti­ve­ment affec­tée dans sa capa­ci­té à pro­té­ger son inté­rêt com­mer­cial légiti­me pour les don­nées concernées.
(2) Si les clau­ses con­trac­tu­el­les sont con­for­mes aux dis­po­si­ti­ons impé­ra­ti­ves du droit de l’U­ni­on ou, en l’ab­sence de clau­ses con­trac­tu­el­les régis­sant la que­sti­on, aux dis­po­si­ti­ons appli­ca­bles du droit de l’U­ni­on, elles ne sont pas con­sidé­rées com­me abusives.
(3) Les clau­ses con­trac­tu­el­les sont con­sidé­rées com­me abu­si­ves lorsque leur appli­ca­ti­on con­sti­tue une déro­ga­ti­on grossiè­re aux bon­nes pra­ti­ques com­mer­cia­les en matiè­re d’ac­cès et d’uti­li­sa­ti­on des don­nées ou est con­trai­re à l’e­xi­gence de bon­ne foi. 
(4) Une clau­se con­trac­tu­el­le est notam­ment con­sidé­rée com­me abu­si­ve au sens du para­gra­phe 3 lorsqu’el­le a pour objet ou pour effet 
(62) Afin d’assurer la sécu­ri­té juri­di­que, le pré­sent règle­ment éta­blit une liste de clau­ses qui sont tou­jours con­sidé­rées com­me abu­si­ves et une liste de clau­ses qui sont pré­su­mées abu­si­ves. Dans ce der­nier cas, l’entre­pri­se qui impo­se la clau­se con­trac­tu­el­le dev­rait être en mesu­re de réfu­ter la pré­somp­ti­on de carac­tère abu­sif en démon­trant qu’u­ne clau­se con­trac­tu­el­le figu­rant dans le pré­sent règle­ment n’est pas abu­si­ve dans le cas d’e­spè­ce. Lorsqu’u­ne clau­se con­trac­tu­el­le ne figu­re pas dans la liste des clau­ses qui sont tou­jours con­sidé­rées com­me abu­si­ves ou qui sont pré­su­mées abu­si­ves, la dis­po­si­ti­on géné­ra­le rela­ti­ve aux clau­ses abu­si­ves s’ap­pli­que. Dans ce con­tex­te, les clau­ses con­trac­tu­el­les énu­mé­rées com­me abu­si­ves dans le pré­sent règle­ment dev­rai­ent ser­vir de réfé­rence pour l’in­ter­pré­ta­ti­on de la dis­po­si­ti­on géné­ra­le rela­ti­ve aux clau­ses abu­si­ves. Enfin, les clau­ses con­trac­tu­el­les types non con­traignan­tes éta­b­lies et recom­man­dées par la Com­mis­si­on pour les cont­rats de trans­fert de don­nées ent­re ent­re­pri­ses peu­vent éga­le­ment être uti­les aux ent­re­pri­ses lors de la négo­cia­ti­on de cont­rats. Si une clau­se con­trac­tu­el­le est décla­rée abu­si­ve, le cont­rat con­cer­né dev­rait con­tin­uer à s’ap­pli­quer sans cet­te clau­se, à moins que la clau­se abu­si­ve ne soit pas sépa­ra­ble des aut­res clau­ses du contrat.
a) l’ex­clu­si­on ou la limi­ta­ti­on de la responsa­bi­li­té de la par­tie qui a impo­sé uni­la­té­ra­le­ment la clau­se, en cas d’ac­tes inten­ti­on­nels ou de nég­li­gence grave ;
b) l’ex­clu­si­on des recours dont dis­po­se la par­tie à laquel­le la clau­se a été impo­sée uni­la­té­ra­le­ment en cas de non-respect des obli­ga­ti­ons con­trac­tu­el­les ou l’ex­clu­si­on de la responsa­bi­li­té de la par­tie à laquel­le la clau­se a été impo­sée uni­la­té­ra­le­ment en cas de vio­la­ti­on de ces obligations ;
c) le droit exclu­sif de la par­tie qui a impo­sé uni­la­té­ra­le­ment la clau­se de déter­mi­ner si les don­nées four­nies sont con­for­mes au cont­rat ou d’in­ter­pré­ter les clau­ses contractuelles.
(5) Une clau­se con­trac­tu­el­le est con­sidé­rée com­me abu­si­ve au sens du para­gra­phe 3 lorsqu’el­le a pour objet ou pour effet
a) une limi­ta­ti­on dérai­sonnable des recours en cas de non-respect des obli­ga­ti­ons con­trac­tu­el­les ou de la responsa­bi­li­té en cas de vio­la­ti­on de ces obli­ga­ti­ons, ou une exten­si­on de la responsa­bi­li­té de l’entre­pri­se à laquel­le la clau­se a été impo­sée unilatéralement ;
b) le droit de la par­tie qui a impo­sé uni­la­té­ra­le­ment la clau­se d’ac­cé­der aux don­nées de l’aut­re par­tie et de les uti­li­ser d’u­ne maniè­re qui por­te gra­ve­ment att­ein­te aux inté­rêts légiti­mes de l’aut­re par­tie, notam­ment lorsque ces don­nées con­ti­en­nent des infor­ma­ti­ons com­mer­cia­les sen­si­bles ou sont pro­té­gées par le secret des affai­res ou par des droits de pro­prié­té intellectuelle ;
c) empêcher la par­tie à laquel­le la clau­se a été impo­sée uni­la­té­ra­le­ment d’uti­li­ser les don­nées qu’el­le a four­nies ou géné­rées pen­dant la durée du cont­rat, ou rest­reind­re l’uti­li­sa­ti­on de ces don­nées dans la mesu­re où cet­te par­tie n’est pas auto­ri­sée à uti­li­ser, à coll­ec­ter, à accé­der à, à con­trô­ler ou à exploi­ter ces don­nées de maniè­re raisonnable ;
d) empêcher la par­tie à laquel­le la clau­se a été impo­sée uni­la­té­ra­le­ment de rési­lier l’ac­cord dans un délai raisonnable ;
e) empêcher la par­tie à laquel­le la clau­se a été impo­sée uni­la­té­ra­le­ment d’ob­te­nir une copie des don­nées qu’el­le a four­nies ou géné­rées pen­dant la durée du cont­rat ou dans un délai rai­sonnable après la rési­lia­ti­on du contrat ;
f) la pos­si­bi­li­té pour la par­tie qui a impo­sé uni­la­té­ra­le­ment la clau­se de rési­lier le cont­rat avec un préa­vis exce­s­si­ve­ment court, en tenant comp­te de tou­te pos­si­bi­li­té réa­li­ste pour l’aut­re par­tie de pas­ser à un aut­re ser­vice com­pa­ra­ble et du pré­ju­di­ce finan­cier causé par la rési­lia­ti­on, sauf en cas de motif grave ;
g) la pos­si­bi­li­té pour la par­tie qui a impo­sé uni­la­té­ra­le­ment la clau­se de modi­fier sub­stan­ti­el­le­ment le prix con­ve­nu dans le cont­rat ou tou­te aut­re con­di­ti­on essen­ti­el­le rela­ti­ve au type, au for­mat, à la qua­li­té ou à la quan­ti­té des don­nées à trans­mett­re, sans justi­fi­ca­ti­on valable spé­ci­fi­ée dans le cont­rat, sans don­ner à l’aut­re par­tie le droit de rési­lier le cont­rat en cas de modification.
Le pre­mier ali­néa, point g), n’af­fec­te pas les clau­ses en ver­tu des­quel­les la par­tie qui a impo­sé uni­la­té­ra­le­ment la clau­se se réser­ve le droit de modi­fier uni­la­té­ra­le­ment les con­di­ti­ons d’un cont­rat à durée indé­ter­mi­née, à con­di­ti­on qu’il exi­ste une justi­fi­ca­ti­on valable, spé­ci­fi­ée dans ce cont­rat, selon laquel­le la par­tie qui a impo­sé uni­la­té­ra­le­ment la clau­se est tenue de noti­fier à l’aut­re par­tie, dans un délai rai­sonnable, son inten­ti­on de pro­cé­der à une tel­le modi­fi­ca­ti­on et que l’aut­re par­tie soit lib­re de rési­lier le cont­rat sans frais en cas de modification. 
(6) Aux fins du pré­sent artic­le, les clau­ses con­trac­tu­el­les sont con­sidé­rées com­me impo­sées uni­la­té­ra­le­ment lorsqu’el­les sont intro­dui­tes par une par­tie con­trac­tan­te et que l’aut­re par­tie con­trac­tan­te ne peut en influen­cer le con­te­nu mal­gré une ten­ta­ti­ve de négo­cia­ti­on. Il incom­be à la par­tie qui a intro­duit la clau­se con­trac­tu­el­le de prou­ver que cel­le-ci n’a pas été impo­sée uni­la­té­ra­le­ment. La par­tie con­trac­tan­te qui a intro­duit la clau­se con­te­stée ne peut pas invo­quer le carac­tère abu­sif de cet­te clause. 
(7) Si la clau­se abu­si­ve du cont­rat est sépa­ra­ble des aut­res con­di­ti­ons du cont­rat, les aut­res clau­ses du cont­rat restent contraignantes. 
(8) Le pré­sent artic­le ne s’ap­pli­que ni aux clau­ses con­trac­tu­el­les défi­nis­sant l’ob­jet prin­ci­pal du cont­rat ni à l’a­dé­qua­ti­on du prix des don­nées trans­mi­ses en contrepartie. 
(9) Les par­ties à un cont­rat visé au para­gra­phe 1 ne peu­vent exclu­re l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent artic­le, y déro­ger ou en modi­fier les effets.

Cha­pit­re V Four­ni­tu­re de don­nées aux auto­ri­tés publi­ques, à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne et aux orga­nes de l’U­ni­on en rai­son d’un beso­in exceptionnel

(63) En cas de néces­si­té excep­ti­on­nel­le, il peut être néces­saire que les auto­ri­tés publi­ques, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou les insti­tu­ti­ons de l’U­ni­on uti­li­sent des don­nées, y com­pris, le cas échéant, des méta­don­nées join­tes, déte­nues par une ent­re­pri­se, dans l’e­xer­ci­ce de leurs obli­ga­ti­ons léga­les d’in­té­rêt public, afin de répond­re à des situa­tions d’ur­gence publi­que ou à d’aut­res situa­tions excep­ti­on­nel­les. Par néces­si­té excep­ti­on­nel­le, on entend des cir­con­stances qui ne sont pas pré­vi­si­bles et qui sont limi­tées dans le temps, par oppo­si­ti­on à d’aut­res cir­con­stances qui peu­vent être pla­ni­fi­ées ou pro­gram­mées ou qui se pro­dui­sent régu­liè­re­ment ou fré­quem­ment. Si le ter­me „déten­teur de don­nées“ n’in­clut géné­ra­le­ment pas les orga­nis­mes publics, il peut inclu­re les ent­re­pri­ses publi­ques. Les orga­nis­mes de recher­che et les orga­nis­mes de finance­ment de la recher­che pour­rai­ent éga­le­ment être étab­lis en tant qu’or­ga­nis­mes publics ou de droit public. Afin de limi­ter la char­ge pesant sur les ent­re­pri­ses, les microentre­pri­ses et les peti­tes ent­re­pri­ses ne dev­rai­ent être tenues de four­nir des don­nées aux orga­nis­mes publics, à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou aux orga­nes de l’U­ni­on que si ces don­nées sont néces­saires en cas de néces­si­té excep­ti­on­nel­le pour répond­re à une urgence publi­que et si les orga­nis­mes publics, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou les orga­nes de l’U­ni­on ne peu­vent obte­nir ces don­nées autre­ment, dans des con­di­ti­ons équi­va­len­tes, de maniè­re effi­cace et en temps utile.
Artic­le 14 Obli­ga­ti­on de four­nir des don­nées en rai­son d’u­ne néces­si­té exceptionnelle
Lorsqu’un orga­nis­me public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on appor­te la preuve qu’il exi­ste un beso­in excep­ti­on­nel d’uti­li­ser cer­tai­nes don­nées, y com­pris les méta­don­nées con­cer­nées néces­saires à l’in­ter­pré­ta­ti­on et à l’uti­li­sa­ti­on de ces don­nées, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 15, les titu­lai­res de don­nées qui déti­en­nent ces don­nées et qui sont des per­son­nes mora­les aut­res que des orga­nis­mes publics four­nis­sent ces don­nées sur deman­de dûment justifiée.
(64) En cas de situa­tions d’ur­gence publi­que, tel­les que les urgen­ces en matiè­re de san­té publi­que, les urgen­ces résul­tant de cata­stro­phes natu­rel­les, y com­pris cel­les qui sont aggra­vées par le chan­ge­ment cli­ma­tique et la dégra­da­ti­on de l’en­vi­ron­ne­ment, et les cata­stro­phes gra­ves d’o­ri­gi­ne humaine, tel­les que les inci­dents de cyber­sé­cu­ri­té de gran­de ampleur, l’in­té­rêt public à uti­li­ser les don­nées l’em­porte­ra sur l’in­té­rêt des titu­lai­res de don­nées à dis­po­ser libre­ment des don­nées qu’ils déti­en­nent. Dans ce cas, les titu­lai­res de don­nées dev­rai­ent être tenus de mett­re les don­nées à la dis­po­si­ti­on des auto­ri­tés publi­ques, de la Com­mis­si­on, de la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou des insti­tu­ti­ons de l’U­ni­on, à leur deman­de. L’e­xi­stence d’u­ne situa­ti­on d’ur­gence publi­que dev­rait être éta­b­lie ou décla­rée con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on ou au droit natio­nal et sur la base des pro­cé­du­res appli­ca­bles, y com­pris cel­les des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les con­cer­nées. Dans de tels cas, l’or­ga­nis­me du sec­teur public dev­rait démon­trer que les don­nées faisant l’ob­jet de la deman­de n’ont pas pu être obte­nues autre­ment, en temps uti­le et de maniè­re effi­cace, dans des con­di­ti­ons équi­va­len­tes, par exemp­le par la four­ni­tu­re volon­tai­re de don­nées par une aut­re ent­re­pri­se ou par des recher­ches dans une base de don­nées publique.
Artic­le 15 Néces­si­té excep­ti­on­nel­le d’uti­li­ser les données
(65) Un beso­in excep­ti­on­nel peut éga­le­ment résul­ter de situa­tions qui ne con­sti­tu­ent pas un état d’ur­gence. Dans de tels cas, un orga­nis­me public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on ne dev­rait être auto­ri­sé à deman­der que des don­nées à carac­tère non per­son­nel. L’or­ga­nis­me public dev­rait démon­trer que les don­nées sont néces­saires à l’exé­cu­ti­on d’u­ne tâche spé­ci­fi­que d’in­té­rêt public expres­sé­ment pré­vue par la loi, tel­le que l’é­ta­blis­se­ment de sta­ti­sti­ques offi­ci­el­les ou l’at­té­nua­ti­on ou la sup­pres­si­on d’u­ne situa­ti­on d’ur­gence publi­que. En out­re, une tel­le deman­de ne peut être for­mulée que si l’au­to­ri­té publi­que, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on a iden­ti­fié des don­nées spé­ci­fi­ques qu’el­le ne pour­rait pas obte­nir autre­ment, en temps uti­le et de maniè­re effi­cace, dans des con­di­ti­ons équi­va­len­tes, et seu­le­ment après avoir épui­sé tous les aut­res moy­ens dis­po­ni­bles, pour obte­nir ces don­nées, com­me l’ob­ten­ti­on des don­nées par le biais d’ac­cords volon­tai­res, y com­pris l’ac­qui­si­ti­on de don­nées à carac­tère non per­son­nel sur le mar­ché, en offrant le prix du mar­ché du moment, ou en recou­rant aux obli­ga­ti­ons exi­stan­tes de four­nir des don­nées ou en adop­tant de nou­vel­les dis­po­si­ti­ons légis­la­ti­ves qui pour­rai­ent garan­tir la dis­po­ni­bi­li­té des don­nées en temps uti­le. En out­re, les con­di­ti­ons et les prin­cipes régis­sant les deman­des dev­rai­ent s’ap­pli­quer, notam­ment en ce qui con­cer­ne la limi­ta­ti­on des fina­li­tés, la pro­por­ti­on­na­li­té, la trans­pa­rence et la limi­ta­ti­on dans le temps. Lorsque des don­nées néces­saires à l’é­ta­blis­se­ment de sta­ti­sti­ques offi­ci­el­les sont deman­dées, l’or­ga­nis­me public deman­deur dev­rait éga­le­ment démon­trer qu’il est auto­ri­sé, en ver­tu de la légis­la­ti­on natio­na­le, à acquérir des don­nées à carac­tère non per­son­nel sur le marché.
(1) Le beso­in excep­ti­on­nel d’uti­li­ser cer­tai­nes don­nées au sens du pré­sent cha­pit­re est limi­té dans le temps et dans sa por­tée et n’est répu­té exi­ster que dans l’u­ne des cir­con­stances sui­van­tes, lorsque :
a) les don­nées deman­dées sont néces­saires pour fai­re face à une situa­ti­on d’ur­gence publi­que et que l’au­to­ri­té publi­que, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou l’or­ga­ne de l’U­ni­on ne peut obte­nir ces don­nées, dans des con­di­ti­ons équi­va­len­tes, d’u­ne aut­re maniè­re effi­cace et en temps utile ;
b) non cou­ver­tes par le point a), et uni­quement dans la mesu­re où des don­nées à carac­tère non per­son­nel sont con­cer­nées, lorsque
i) un orga­nis­me public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on agit sur la base du droit de l’U­ni­on ou du droit natio­nal et a iden­ti­fié des don­nées spé­ci­fi­ques dont l’ab­sence l’empêche d’ac­com­plir une mis­si­on par­ti­cu­liè­re d’in­té­rêt public expres­sé­ment pré­vue par la loi, tel­le que l’é­ta­blis­se­ment de sta­ti­sti­ques offi­ci­el­les ou l’at­té­nua­ti­on ou la sup­pres­si­on d’u­ne cala­mi­té publi­que, et que
ii) l’or­ga­nis­me public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou l’or­ga­ne de l’U­ni­on a épui­sé tous les aut­res moy­ens à sa dis­po­si­ti­on pour obte­nir de tel­les don­nées, y com­pris l’ac­qui­si­ti­on de don­nées à carac­tère non per­son­nel sur le mar­ché en offrant des tarifs de mar­ché ou en recou­rant aux obli­ga­ti­ons exi­stan­tes de four­nir des don­nées ou en adop­tant de nou­vel­les dis­po­si­ti­ons légis­la­ti­ves qui pour­rai­ent garan­tir la dis­po­ni­bi­li­té des don­nées en temps utile.
(2) Le para­gra­phe 1, point b), du pré­sent artic­le ne s’ap­pli­que pas aux microentre­pri­ses et aux peti­tes entreprises. 
(3) L’ob­li­ga­ti­on de démon­trer que l’or­ga­nis­me du sec­teur public n’a pas été en mesu­re d’ob­te­nir des don­nées à carac­tère non per­son­nel en les ach­e­tant sur le mar­ché ne s’ap­pli­que pas lorsque la mis­si­on spé­ci­fi­que exer­cée dans l’in­té­rêt public con­si­ste à pro­dui­re des sta­ti­sti­ques offi­ci­el­les et que l’ac­qui­si­ti­on de tel­les don­nées n’est pas auto­ri­sée par la légis­la­ti­on nationale.
Artic­le 16 Rela­ti­ons avec d’aut­res obli­ga­ti­ons de four­nir des don­nées pour les auto­ri­tés publi­ques, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne et les orga­nes de l’Union
(1) Le pré­sent cha­pit­re est sans pré­ju­di­ce des obli­ga­ti­ons pré­vues par le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal en ce qui con­cer­ne l’é­ta­blis­se­ment de rap­ports, le respect des deman­des d’ac­cès aux infor­ma­ti­ons ou la preuve et la véri­fi­ca­ti­on du respect des obli­ga­ti­ons légales. 
(66) Le pré­sent règle­ment ne dev­rait pas s’ap­pli­quer aux accords volon­tai­res d’é­ch­an­ge de don­nées ent­re orga­nis­mes pri­vés et publics, y com­pris la four­ni­tu­re de don­nées par les PME, ni pré­ju­ger de ces accords, et il est sans pré­ju­di­ce des actes juri­di­ques de l’U­ni­on qui pré­voi­ent des deman­des d’in­for­ma­ti­ons obli­ga­toires adres­sées par des orga­nis­mes publics à des orga­nis­mes pri­vés. Le pré­sent règle­ment ne dev­rait pas affec­ter les obli­ga­ti­ons impo­sées aux déten­teurs de don­nées de four­nir des don­nées qui ne sont pas fon­dées sur une néces­si­té excep­ti­on­nel­le, notam­ment lorsque la base de don­nées et les déten­teurs sont con­nus ou lorsque les don­nées peu­vent être uti­li­sées régu­liè­re­ment, com­me dans le cas des obli­ga­ti­ons de décla­ra­ti­on et des obli­ga­ti­ons décou­lant du mar­ché inté­ri­eur. Les exi­gen­ces en matiè­re d’ac­cès aux don­nées visa­nt à véri­fier le respect des règles appli­ca­bles ne dev­rai­ent pas non plus être affec­tées par le pré­sent règle­ment, même dans les cas où les orga­nis­mes publics con­fi­ent la tâche de véri­fier le respect des règles à des orga­nis­mes aut­res que publics.
(2) Le pré­sent cha­pit­re ne s’ap­pli­que pas aux orga­nis­mes publics, à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne et aux orga­nes de l’U­ni­on exer­çant des acti­vi­tés de pré­ven­ti­on et de détec­tion des infrac­tions péna­les ou des délits, d’en­quêtes et de pour­suites en la matiè­re ou d’exé­cu­ti­on des pei­nes, ni aux admi­ni­stra­ti­ons doua­niè­res ou fis­ca­les. Le pré­sent cha­pit­re est sans pré­ju­di­ce du droit de l’U­ni­on appli­ca­ble et du droit natio­nal appli­ca­ble en matiè­re de pré­ven­ti­on et de détec­tion des infrac­tions péna­les ou des infrac­tions admi­ni­stra­ti­ves, d’en­quêtes et de pour­suites en la matiè­re, ou d’exé­cu­ti­on des pei­nes ou des sanc­tions admi­ni­stra­ti­ves, ou d’ad­mi­ni­stra­ti­on doua­niè­re ou fiscale. 
(68) Dans l’e­xer­ci­ce de leurs fonc­tions dans les domain­es de la pré­ven­ti­on et de la détec­tion des infrac­tions péna­les et des délits, des enquêtes et des pour­suites en la matiè­re, ou de l’exé­cu­ti­on de sanc­tions péna­les et admi­ni­stra­ti­ves, ain­si que de la coll­ec­te de don­nées à des fins fis­ca­les ou doua­niè­res, les orga­nis­mes publics, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou les orga­nes de l’U­ni­on dev­rai­ent se fon­der sur les pou­voirs dont ils dis­po­sent en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit natio­nal. Le pré­sent règle­ment n’af­fec­te donc pas les actes légis­la­tifs rela­tifs au trans­fert, à l’ac­cès et à l’uti­li­sa­ti­on des don­nées dans ces domaines.
Artic­le 17 Deman­des de four­ni­tu­re de données
(1) Les auto­ri­tés publi­ques, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou les orga­nes de l’U­ni­on doi­vent, dans leurs deman­des de don­nées visées à l’ar­tic­le 14
a) indi­quer quel­les don­nées sont requi­ses, y com­pris les méta­don­nées per­ti­nen­tes néces­saires à l’in­ter­pré­ta­ti­on et à l’uti­li­sa­ti­on de ces données ;
b) démon­trer que les con­di­ti­ons néces­saires à l’e­xi­stence d’u­ne néces­si­té excep­ti­on­nel­le, visées à l’ar­tic­le 15, sont rem­plies pour les fina­li­tés pour les­quel­les les don­nées sont demandées ;
c) expli­que la fina­li­té de la deman­de, l’uti­li­sa­ti­on envi­sa­gée des don­nées deman­dées, y com­pris, le cas échéant, par un tiers con­for­mé­ment au para­gra­phe 4, et la durée de cet­te uti­li­sa­ti­on, ain­si que, le cas échéant, la maniè­re dont le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel répon­dra à cet­te néces­si­té exceptionnelle ;
d) indi­quer, si pos­si­ble, la date à laquel­le les don­nées seront vrais­em­bla­blem­ent sup­p­ri­mées par tou­tes les par­ties ayant accès aux données ;
e) justi­fier le choix du titu­lai­re des don­nées auquel la deman­de est adressée ;
f) indi­quer tout aut­re orga­nis­me public ou la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou les orga­nes de l’U­ni­on et les tiers aux­quels les don­nées deman­dées sont sus­cep­ti­bles d’êt­re communiquées ;
g) – si des don­nées à carac­tère per­son­nel sont deman­dées – indi­quer tou­tes les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les néces­saires et pro­por­ti­onnées pour mett­re en œuvre les prin­cipes de pro­tec­tion des don­nées et les garan­ties néces­saires, tel­les que la pseud­ony­mi­sa­ti­on, et si le titu­lai­re des don­nées peut pro­cé­der à une anony­mi­sa­ti­on avant de four­nir les données ;
(72) En cas de néces­si­té excep­ti­on­nel­le liée à une urgence publi­que, les orga­nis­mes publics dev­rai­ent, dans la mesu­re du pos­si­ble, uti­li­ser des don­nées non per­son­nel­les. Dans le cas de deman­des fon­dées sur un beso­in excep­ti­on­nel non lié à une urgence publi­que, aucu­ne don­née à carac­tère per­son­nel ne peut être exi­gée. Si des don­nées à carac­tère per­son­nel font l’ob­jet d’u­ne deman­de, le déten­teur des don­nées dev­rait tou­jours les rend­re anony­mes. S’il est abso­lu­ment néces­saire de four­nir, avec les don­nées, des don­nées à carac­tère per­son­nel à une auto­ri­té publi­que, à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou à une insti­tu­ti­on de l’U­ni­on, ou si l’an­ony­mi­sa­ti­on s’a­vè­re impos­si­ble, l’au­to­ri­té qui deman­de les don­nées dev­rait démon­trer la stric­te néces­si­té et les fina­li­tés spé­ci­fi­ques et limi­tées du trai­te­ment. Les règles appli­ca­bles en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rai­ent être respec­tées. La four­ni­tu­re des don­nées et leur uti­li­sa­ti­on ulté­ri­eu­re dev­rai­ent s’ac­com­pa­gner de mesu­res de pro­tec­tion des droits et des inté­rêts des per­son­nes con­cer­nées par ces données.
h) indi­quer la dis­po­si­ti­on juri­di­que qui con­fè­re à l’or­ga­nis­me public deman­deur, à la Com­mis­si­on, à l’U­ni­on euro­pé­en­ne ou à l’or­ga­ne de l’U­ni­on la mis­si­on spé­ci­fi­que d’in­té­rêt public per­ti­nen­te pour la deman­de de données ;
i) indi­quer le délai dans lequel les don­nées doi­vent être four­nies et le délai visé à l’ar­tic­le 18, para­gra­phe 2, dans lequel le titu­lai­re des don­nées peut refu­ser la deman­de ou en deman­der la modification ;
j) fai­re tout son pos­si­ble pour évi­ter que l’exé­cu­ti­on de la deman­de de don­nées n’en­traî­ne la responsa­bi­li­té du titu­lai­re des don­nées en cas de vio­la­ti­on du droit de l’U­ni­on ou du droit national.
(2) Une deman­de de don­nées visée au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le doit
a) être écri­tes et rédi­gées dans un lan­ga­ge clair, con­cis, simp­le et com­pré­hen­si­ble pour le déten­teur des données,
b) con­te­nir des infor­ma­ti­ons pré­cis­es sur la natu­re des don­nées deman­dées et se réfé­rer aux don­nées sur les­quel­les le titu­lai­re des don­nées a un con­trô­le au moment de la demande ;
c) être pro­por­ti­onnée au beso­in excep­ti­on­nel, comp­te tenu du niveau de détail et de l’é­ten­due des don­nées deman­dées ain­si que de la fré­quence d’ac­cès aux don­nées deman­dées, et être dûment justifiée ;
d) respec­ter les objec­tifs légiti­mes du maît­re des don­nées, en s’en­ga­geant à garan­tir le respect de la con­fi­den­tia­li­té com­mer­cia­le con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 19, para­gra­phe 3, et en tenant comp­te des coûts et de la char­ge de tra­vail néces­saires pour four­nir les données ;
e) con­cer­nent des don­nées non per­son­nel­les, et seu­le­ment s’il s’a­vè­re que cela ne suf­fit pas pour répond­re à la néces­si­té excep­ti­on­nel­le d’uti­li­ser des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 15, para­gra­phe 1, point a), exi­gent des don­nées à carac­tère per­son­nel sous une for­me pseud­ony­mi­sée et pré­cis­ent les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les pri­ses pour pro­té­ger les données ;
f) infor­mer le titu­lai­re des don­nées des sanc­tions qui, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 40, seront appli­quées par l’au­to­ri­té com­pé­ten­te dési­gnée en ver­tu de l’ar­tic­le 37, s’il ne don­ne pas suite à cet­te demande ;
g) si la deman­de éma­ne d’un orga­nis­me du sec­teur public, être trans­mi­se au coor­di­na­teur de don­nées visé à l’ar­tic­le 37 de l’É­tat membre dans lequel l’or­ga­nis­me du sec­teur public deman­deur est éta­b­li, qui la met immé­dia­te­ment à la dis­po­si­ti­on du public en ligne, à moins que l’or­ga­nis­me du sec­teur public n’e­sti­me qu’u­ne tel­le publi­ca­ti­on pré­s­en­ter­ait un ris­que pour la sécu­ri­té publique ;
h) si la deman­de éma­ne de la Com­mis­si­on, de la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou d’un orga­ne de l’U­ni­on, être mis en ligne sans délai ;
i) – si des don­nées à carac­tère per­son­nel sont deman­dées, être noti­fi­ées sans délai à l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te char­gée de sur­veil­ler l’ap­pli­ca­ti­on du règle­ment (UE) 2016/679 dans l’É­tat membre où l’or­ga­nis­me public est établi.
La Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne et les orga­nes de l’U­ni­on infor­ment la Com­mis­si­on de leurs demandes. 
(69) Con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 6, para­gra­phes 1 et 3, du règle­ment (UE) 2016/679, un cad­re pro­por­ti­onné, limi­té et pré­vi­si­ble est néces­saire au niveau de l’U­ni­on en ce qui con­cer­ne le choix de la base juri­di­que pour la four­ni­tu­re de don­nées par les titu­lai­res de don­nées aux auto­ri­tés publi­ques, à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne et aux orga­nes de l’U­ni­on en cas de néces­si­té excep­ti­on­nel­le, à la fois pour garan­tir la sécu­ri­té juri­di­que et pour rédui­re au mini­mum la char­ge admi­ni­stra­ti­ve pesant sur les ent­re­pri­ses. cet­te fin, les deman­des de don­nées adres­sées par les auto­ri­tés publi­ques, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou les orga­nes de l’U­ni­on aux titu­lai­res de don­nées doi­vent être spé­ci­fi­ques, trans­pa­ren­tes et pro­por­ti­onnées en ce qui con­cer­ne leur por­tée et leur niveau de détail. La fina­li­té de la deman­de et l’uti­li­sa­ti­on pré­vue des don­nées deman­dées dev­rai­ent être expli­quées de maniè­re con­crè­te et clai­re, tout en lais­sant à l’or­ga­nis­me deman­deur une sou­ples­se rai­sonnable dans l’e­xer­ci­ce de ses mis­si­ons d’in­té­rêt public. La deman­de dev­rait éga­le­ment tenir comp­te des inté­rêts légiti­mes des déten­teurs de don­nées aux­quels elle est adres­sée. Il con­vi­ent de rédui­re au mini­mum la char­ge impo­sée aux titu­lai­res de don­nées en obli­geant les orga­nis­mes deman­deurs à respec­ter le prin­ci­pe d’u­ni­ci­té de trai­te­ment, qui empêche que les mêmes don­nées soi­ent deman­dées plu­sieurs fois ou par plu­sieurs orga­nis­mes publics, par la Com­mis­si­on, par la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou par les orga­nes de l’U­ni­on. Afin de garan­tir la trans­pa­rence, les deman­des de don­nées éma­n­ant de la Com­mis­si­on, de la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou des orga­nes de l’U­ni­on dev­rai­ent être publiées sans délai par l’en­ti­té qui deman­de les don­nées. La Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne et les orga­nes de l’U­ni­on dev­rai­ent infor­mer la Com­mis­si­on de leurs deman­des. Si la deman­de de don­nées éma­ne d’u­ne auto­ri­té publi­que, cel­le-ci dev­rait éga­le­ment infor­mer le coor­di­na­teur de don­nées de l’É­tat membre dans lequel l’au­to­ri­té publi­que est éta­b­lie. Il con­vi­ent de veil­ler à ce que tou­tes les deman­des soi­ent acce­s­si­bles au public en ligne. Après avoir été infor­mée d’u­ne deman­de de don­nées, l’au­to­ri­té com­pé­ten­te peut déci­der d’éva­luer la légiti­mi­té de la deman­de et s’ac­quit­ter de ses tâches rela­ti­ves à l’exé­cu­ti­on et à l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment. Le coor­di­na­teur de don­nées doit veil­ler à ce que tou­tes les deman­des éma­n­ant d’or­ga­nis­mes publics soi­ent acce­s­si­bles au public en ligne.
(3) Une auto­ri­té publi­que, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on ne peut pas mett­re à dis­po­si­ti­on des don­nées obte­nues en ver­tu du pré­sent cha­pit­re en vue d’u­ne réuti­li­sa­ti­on au sens de l’ar­tic­le 2, point 2, du règle­ment (UE) 2022/868 ou de l’ar­tic­le 2, point 11, de la direc­ti­ve (UE) 2019/1024. Le règle­ment (UE) 2022/868 et la direc­ti­ve (UE) 2019/1024 ne s’ap­pli­quent pas aux don­nées déte­nues par des orga­nis­mes du sec­teur public con­for­mé­ment au pré­sent chapitre. 
(70) L’ob­li­ga­ti­on de four­nir des don­nées vise à garan­tir que les orga­nis­mes publics, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou les insti­tu­ti­ons de l’U­ni­on dis­po­sent des con­nais­sances néces­saires pour gérer ou pré­ve­nir les situa­tions d’ur­gence publi­que ou pour y remé­dier, ou pour main­te­nir la capa­ci­té d’ac­com­plir cer­tai­nes tâches expres­sé­ment pré­vues par la loi. Les don­nées obte­nues par ces orga­nis­mes peu­vent con­sti­tuer des secrets d’af­fai­res. Par con­sé­quent, ni le règle­ment (UE) 2022/868 ni la direc­ti­ve (UE) 2019/1024 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (28) ne dev­rai­ent s’ap­pli­quer aux don­nées four­nies en ver­tu du pré­sent règle­ment, et ces don­nées ne dev­rai­ent pas être con­sidé­rées com­me des don­nées ouver­tes à la dis­po­si­ti­on de tiers pour une réuti­li­sa­ti­on. Tou­te­fois, cela ne dev­rait pas affec­ter l’ap­pli­ca­bi­li­té de la direc­ti­ve (UE) 2019/1024 à la réuti­li­sa­ti­on de sta­ti­sti­ques offi­ci­el­les pour l’é­ta­blis­se­ment des­quel­les des don­nées obte­nues con­for­mé­ment au pré­sent règle­ment ont été uti­li­sées, pour autant que la réuti­li­sa­ti­on ne s’é­ten­de pas aux don­nées sous-jacen­tes. En out­re, cela ne dev­rait pas affec­ter la pos­si­bi­li­té de trans­mett­re les don­nées à des fins de recher­che ou de déve­lo­p­pe­ment, de pro­duc­tion et de dif­fu­si­on de sta­ti­sti­ques offi­ci­el­les, pour autant que les con­di­ti­ons fixées par le pré­sent règle­ment soi­ent rem­plies. Les orga­nis­mes du sec­teur public dev­rai­ent éga­le­ment être auto­ri­sés à éch­an­ger des don­nées obte­nues en ver­tu du pré­sent règle­ment avec d’aut­res orga­nis­mes du sec­teur public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou des orga­nes de l’U­ni­on, afin de remé­dier au beso­in excep­ti­on­nel pour lequel elles ont été demandées.
(4) Le para­gra­phe 3 du pré­sent artic­le n’empêche pas une auto­ri­té publi­que, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on d’é­ch­an­ger des don­nées obte­nues en ver­tu du pré­sent cha­pit­re avec une aut­re auto­ri­té publi­que ou avec la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on afin d’exé­cu­ter les tâches visées à l’ar­tic­le 15, com­me indi­qué dans la deman­de visée au para­gra­phe 1, point f), du pré­sent artic­le, ou de four­nir les don­nées à un tiers si elle a délé­gué des inspec­tions tech­ni­ques ou d’aut­res tâches à ce tiers dans le cad­re d’un accord publi­quement dis­po­ni­ble. Les obli­ga­ti­ons des orga­nis­mes du sec­teur public visées à l’ar­tic­le 19, notam­ment les garan­ties de con­fi­den­tia­li­té com­mer­cia­le, s’ap­pli­quent éga­le­ment à ces tiers. Lorsqu’u­ne auto­ri­té publi­que, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on trans­fè­re ou met à dis­po­si­ti­on des don­nées con­for­mé­ment au pré­sent para­gra­phe, elle en infor­me sans délai le titu­lai­re des don­nées auprès duquel elle a obte­nu ces données. 
(5) Si le titu­lai­re des don­nées esti­me que la trans­mis­si­on ou la mise à dis­po­si­ti­on de don­nées a por­té att­ein­te à ses droits en ver­tu du pré­sent cha­pit­re, il peut dépo­ser une plain­te auprès de l’au­to­ri­té com­pé­ten­te, dési­gnée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 37, de l’É­tat membre dans lequel le titu­lai­re des don­nées est établi. 
(6) La Com­mis­si­on éla­bo­re un for­mu­lai­re type pour les deman­des visées au pré­sent article.
Artic­le 18 Exé­cu­ti­on des deman­des de données
(1) Un titu­lai­re de don­nées qui reçoit une deman­de d’ac­cès aux don­nées en ver­tu du pré­sent cha­pit­re four­nit sans délai les don­nées à l’au­to­ri­té publi­que requé­ran­te, à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou à un orga­ne de l’U­ni­on, en tenant comp­te des mesu­res tech­ni­ques, orga­ni­sa­ti­on­nel­les et juri­di­ques nécessaires. 
(2) Sans pré­ju­di­ce des exi­gen­ces par­ti­cu­liè­res rela­ti­ves à la dis­po­ni­bi­li­té des don­nées pré­vues par le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal, un maît­re de fichier peut refu­ser ou deman­der la modi­fi­ca­ti­on des deman­des d’ac­cès aux don­nées visées au pré­sent cha­pit­re, dans le cas de don­nées néces­saires pour fai­re face à une situa­ti­on d’ur­gence publi­que, sans délai et, en tout état de cau­se, dans les cinq jours ouvra­bles sui­vant la récep­ti­on de la deman­de de don­nées et, dans les aut­res cas de néces­si­té excep­ti­on­nel­le, sans délai et, en tout état de cau­se, dans les tren­te jours ouvra­bles sui­vant la récep­ti­on de la deman­de de don­nées con­cer­née, pour l’un des motifs suivants : 
(71) Les titu­lai­res de don­nées dev­rai­ent avoir la pos­si­bi­li­té de refu­ser ou de deman­der une modi­fi­ca­ti­on de la deman­de d’u­ne auto­ri­té publi­que, de la Com­mis­si­on, de la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou d’un orga­ne de l’U­ni­on, sans délai et, en tout état de cau­se, au plus tard dans les cinq ou tren­te jours ouvra­bles, selon la natu­re du beso­in excep­ti­on­nel invo­qué dans la deman­de. Le cas échéant, le titu­lai­re des don­nées dev­rait avoir cet­te pos­si­bi­li­té lorsqu’il n’a pas le con­trô­le des don­nées deman­dées, c’est-à-dire lorsqu’il n’a pas d’ac­cès direct aux don­nées et ne peut pas déter­mi­ner leur dis­po­ni­bi­li­té. La non-four­ni­tu­re des don­nées dev­rait pou­voir être justi­fi­ée s’il peut être démon­tré que la deman­de est com­pa­ra­ble à une deman­de anté­ri­eu­re pré­sen­tée dans le même but par une aut­re auto­ri­té publi­que ou par la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on et que le titu­lai­re des don­nées n’a pas été infor­mé de l’effa­ce­ment des don­nées con­for­mé­ment au pré­sent règle­ment. Si le titu­lai­re des don­nées refu­se la deman­de ou en deman­de la modi­fi­ca­ti­on, il doit moti­ver son refus auprès de l’or­ga­nis­me public, de la Com­mis­si­on, de la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou de l’or­ga­ne de l’U­ni­on qui a pré­sen­té la deman­de. Lorsque les droits sui gene­ris pré­vus par la direc­ti­ve 96/9/CE du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (29) s’ap­pli­quent aux enre­gi­stre­ments deman­dés, les titu­lai­res de don­nées dev­rai­ent exer­cer leurs droits de maniè­re à ne pas empêcher l’au­to­ri­té publi­que, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou l’or­ga­ne de l’U­ni­on d’ob­te­nir ou de divul­guer les don­nées con­for­mé­ment au pré­sent règlement.
a) Le pro­prié­tai­re des don­nées n’a aucun con­trô­le sur les don­nées demandées ;
b) une deman­de simi­lai­re, dans le même but, a déjà été fai­te par une aut­re auto­ri­té publi­que ou par la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on, et le titu­lai­re des don­nées n’a pas été infor­mé de l’effa­ce­ment des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 19, para­gra­phe 1, point c) ;
c) la deman­de ne rem­plit pas les con­di­ti­ons pré­vues à l’ar­tic­le 17, para­gra­phes 1 et 2.
(3) Si le titu­lai­re des don­nées refu­se la deman­de visée au para­gra­phe 2, point b), ou en deman­de la modi­fi­ca­ti­on, il indi­que l’au­to­ri­té publi­que ou la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou l’or­ga­ne de l’U­ni­on qui avait pré­cé­dem­ment deman­dé des don­nées dans le même but. 
(4) Si les don­nées deman­dées con­ti­en­nent éga­le­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel, le titu­lai­re des don­nées les ren­dra dûment anony­mes, sauf si la divul­ga­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel est néces­saire pour répond­re à la deman­de d’ac­cès aux don­nées d’u­ne auto­ri­té publi­que, de la Com­mis­si­on, de la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou d’un orga­ne de l’U­ni­on. Dans ces cas, le pro­prié­tai­re des don­nées doit pseud­ony­mi­ser les données. 
(5) Lorsque l’au­to­ri­té publi­que, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou l’or­ga­ne de l’U­ni­on a l’in­ten­ti­on de s’op­po­ser au refus d’u­ne deman­de de don­nées éma­n­ant d’un titu­lai­re de don­nées, ou lorsque le titu­lai­re de don­nées a l’in­ten­ti­on de s’op­po­ser à la deman­de et que la que­sti­on ne peut être réso­lue par une modi­fi­ca­ti­on cor­re­spond­an­te de la deman­de, l’au­to­ri­té com­pé­ten­te de l’É­tat membre dans lequel le titu­lai­re de don­nées est éta­b­li, dési­gnée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 37, est sai­sie de la question.
Artic­le 19 Obli­ga­ti­ons des auto­ri­tés publi­ques, de la Com­mis­si­on, de la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne et des orga­nes de l’Union
(1) un orga­nis­me public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on qui a reçu des don­nées à la suite d’u­ne deman­de pré­sen­tée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 14,
a) ne doit pas uti­li­ser les don­nées d’u­ne maniè­re incom­pa­ti­ble avec la fina­li­té de la deman­de de données ;
b) doit avoir mis en place des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les qui pré­ser­vent la con­fi­den­tia­li­té et l’in­té­gri­té des don­nées deman­dées et la sécu­ri­té des trans­ferts de don­nées – en par­ti­cu­lier lorsqu’il s’a­git de don­nées à carac­tère per­son­nel – et qui pro­tègent les droits et les liber­tés des per­son­nes concernées ;
c) doit effacer les don­nées dès qu’el­les ne sont plus néces­saires aux fins spé­ci­fi­ées et infor­mer sans délai le titu­lai­re des don­nées ain­si que les per­son­nes ou orga­ni­sa­ti­ons qui ont reçu les don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 21, para­gra­phe 1, que les don­nées ont été effa­cées, à moins que l’ar­chivage des don­nées ne soit obli­ga­toire con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on ou au droit natio­nal rela­tif à l’ac­cès du public aux docu­ments dans le cad­re des obli­ga­ti­ons de transparence.
(73) Les don­nées four­nies à des orga­nis­mes publics, à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou à des orga­nes de l’U­ni­on en rai­son d’un beso­in excep­ti­on­nel ne dev­rai­ent être uti­li­sées qu’aux fins de la deman­de de don­nées, à moins que le titu­lai­re des don­nées qui les a four­nies n’ait expres­sé­ment con­sen­ti à ce que ces don­nées soi­ent uti­li­sées à d’aut­res fins. Sauf accord con­trai­re, les don­nées dev­rai­ent être effa­cées dès qu’el­les ne sont plus néces­saires aux fins men­ti­onnées dans la deman­de, et le titu­lai­re des don­nées dev­rait en être infor­mé. Le pré­sent règle­ment s’ap­pu­ie sur les régimes d’ac­cès exi­stants de l’U­ni­on et des États mem­bres et ne modi­fie pas les légis­la­ti­ons natio­na­les rela­ti­ves à l’ac­cès du public aux docu­ments con­cer­nant les obli­ga­ti­ons de trans­pa­rence. Les don­nées dev­rai­ent être effa­cées dès qu’el­les ne sont plus néces­saires pour satis­fai­re à ces obli­ga­ti­ons de transparence.
(2) Un orga­nis­me public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on ou un tiers qui reçoit des don­nées en ver­tu du pré­sent cha­pit­re n’est pas auto­ri­sé à le fai­re,
a) d’uti­li­ser les don­nées ou les con­nais­sances rela­ti­ves à la situa­ti­on éco­no­mi­que, aux actifs et aux métho­des de pro­duc­tion ou d’ex­plo­ita­ti­on du pro­prié­tai­re des don­nées pour déve­lo­p­per ou amé­lio­rer un pro­duit en réseau ou un ser­vice asso­cié qui est en con­cur­rence avec le pro­duit en réseau ou le ser­vice asso­cié du pro­prié­tai­re des données ;
b) de trans­mett­re les don­nées à un aut­re tiers pour les fina­li­tés visées au point a).
(74) Lorsqu’ils réuti­li­sent des don­nées four­nies par des pro­prié­tai­res de don­nées, les orga­nis­mes publics, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou les insti­tu­ti­ons de l’U­ni­on doi­vent respec­ter à la fois le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal en vigueur et les obli­ga­ti­ons con­trac­tu­el­les du pro­prié­tai­re des don­nées. Ils doi­vent s’ab­ste­nir de déve­lo­p­per ou d’a­mé­lio­rer un pro­duit en réseau ou un ser­vice asso­cié qui soit en con­cur­rence avec le pro­duit en réseau ou le ser­vice asso­cié du titu­lai­re des don­nées, ain­si que de com­mu­ni­quer les don­nées à des tiers à ces fins. En out­re, ils doi­vent recon­naît­re publi­quement un pro­prié­tai­re de don­nées à la deman­de de celui-ci et être respons­ables de la garan­tie de la sécu­ri­té des don­nées reçues. Si la divul­ga­ti­on des secrets d’af­fai­res du pro­prié­tai­re des don­nées aux auto­ri­tés publi­ques, à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou aux insti­tu­ti­ons de l’U­ni­on est abso­lu­ment néces­saire pour att­eind­re les objec­tifs pour les­quels les don­nées ont été deman­dées, le pro­prié­tai­re des don­nées dev­rait être assu­ré de la con­fi­den­tia­li­té de ces don­nées avant leur divulgation.
(3) La divul­ga­ti­on de secrets d’af­fai­res à une auto­ri­té publi­que, à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou à un orga­ne de l’U­ni­on n’est répu­tée néces­saire que dans la mesu­re où elle est indis­pensable pour répond­re à une deman­de for­mulée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 15. Dans ce cas, le déten­teur des don­nées ou, s’il ne s’a­git pas de la même per­son­ne, le déten­teur du secret d’af­fai­res doit iden­ti­fier les don­nées pro­té­gées en tant que secrets d’af­fai­res, y com­pris les méta­don­nées per­ti­nen­tes. Avant de divul­guer des secrets d’af­fai­res, l’or­ga­nis­me public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou l’or­ga­ne de l’U­ni­on prend tou­tes les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les néces­saires et appro­priées pour pré­ser­ver la con­fi­den­tia­li­té des secrets d’af­fai­res, y com­pris, le cas échéant, l’uti­li­sa­ti­on de clau­ses con­trac­tu­el­les types, de nor­mes tech­ni­ques et l’ap­pli­ca­ti­on de codes de conduite. 
(4) Un orga­nis­me public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on sont respons­ables de la sécu­ri­té des don­nées reçues.
Artic­le 20 Com­pen­sa­ti­on en cas de néces­si­té exceptionnelle
(75) Lorsqu’il s’a­git de pro­té­ger un bien public important, tel que la gesti­on d’u­ne situa­ti­on d’ur­gence publi­que, l’or­ga­nis­me public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou l’or­ga­ne de l’U­ni­on con­cer­né ne doit pas s’at­tendre à ce que les don­nées obte­nues soi­ent four­nies aux ent­re­pri­ses en con­t­re­par­tie. Les urgen­ces publi­ques sont des évé­ne­ments rares et tou­tes ces urgen­ces ne néces­si­tent pas l’uti­li­sa­ti­on de don­nées déte­nues par des ent­re­pri­ses. Par­al­lè­le­ment, l’ob­li­ga­ti­on de four­nir des don­nées pour­rait repré­sen­ter une char­ge importan­te pour les microentre­pri­ses et les peti­tes ent­re­pri­ses. Ces ent­re­pri­ses dev­rai­ent donc pou­voir deman­der une con­t­re­par­tie, même dans le con­tex­te de mesu­res d’ur­gence publi­ques. Il est peu pro­ba­ble que l’ac­ti­vi­té des déten­teurs de don­nées soit affec­tée par le recours au pré­sent règle­ment par des orga­nis­mes publics, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou des orga­nes de l’U­ni­on. Tou­te­fois, étant don­né que les cas de néces­si­té excep­ti­on­nel­le, aut­res que la gesti­on d’u­ne urgence publi­que, peu­vent être plus fré­quents, les titu­lai­res de don­nées dev­rai­ent avoir droit, dans ces cas, à une con­t­re­par­tie adé­qua­te, qui ne dev­rait pas dépas­ser les coûts tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nels liés à la satis­fac­tion de la deman­de, ain­si qu’à la mar­ge rai­sonnable néces­saire pour four­nir les don­nées à l’or­ga­nis­me public, à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou à l’or­ga­ne de l’U­ni­on. La con­t­re­par­tie ne dev­rait pas être com­pri­se com­me un pai­ement pour les don­nées elles-mêmes et ne dev­rait pas être obli­ga­toire. Les titu­lai­res de don­nées ne dev­rai­ent pas pou­voir exi­ger de con­t­re­par­tie lorsque la légis­la­ti­on natio­na­le inter­dit aux insti­tuts nati­on­aux de sta­ti­stique ou aux aut­res auto­ri­tés natio­na­les char­gées de la pro­duc­tion de sta­ti­sti­ques d’ac­cor­der une con­t­re­par­tie aux titu­lai­res de don­nées pour la four­ni­tu­re de don­nées. L’au­to­ri­té publi­que, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou l’or­ga­ne de l’U­ni­on con­cer­né dev­rait être en mesu­re de con­te­ster le mon­tant de la con­t­re­par­tie deman­dée au titu­lai­re de don­nées en sai­sis­sant l’au­to­ri­té com­pé­ten­te de l’É­tat membre dans lequel le titu­lai­re de don­nées est établi.
(1) Les titu­lai­res de don­nées aut­res que les microentre­pri­ses et les peti­tes ent­re­pri­ses four­nis­sent gra­tui­te­ment les don­nées néces­saires pour fai­re face à une situa­ti­on d’ur­gence publi­que visée à l’ar­tic­le 15, para­gra­phe 1, point a). L’or­ga­nis­me public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou l’or­ga­ne de l’U­ni­on qui a reçu les don­nées recon­naît publi­quement la con­tri­bu­ti­on du titu­lai­re des don­nées à la deman­de de celui-ci. 
(2) Le titu­lai­re des don­nées a droit à une con­t­re­par­tie équi­ta­ble pour la mise à dis­po­si­ti­on des don­nées con­for­mé­ment à la deman­de visée à l’ar­tic­le 15, para­gra­phe 1, point b). Cet­te con­t­re­par­tie cou­vre au moins les coûts tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nels encou­rus pour répond­re à la deman­de, y com­pris, le cas échéant, les coûts d’an­ony­mi­sa­ti­on, de pseud­ony­mi­sa­ti­on, d’a­g­ré­ga­ti­on et d’ad­ap­t­ati­on tech­ni­que, ain­si qu’u­ne mar­ge rai­sonnable. la deman­de de l’or­ga­nis­me public, de la Com­mis­si­on, de la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou de l’or­ga­ne de l’U­ni­on, le titu­lai­re des don­nées four­nit des infor­ma­ti­ons sur la base de cal­cul des coûts et sur la mar­ge appropriée. 
(3) Le para­gra­phe 2 s’ap­pli­que éga­le­ment lorsque les microentre­pri­ses et les peti­tes ent­re­pri­ses deman­dent une con­t­re­par­tie pour la four­ni­tu­re de données. 
(4) Les titu­lai­res de don­nées n’ont pas le droit de rece­voir une con­t­re­par­tie pour la four­ni­tu­re de don­nées en répon­se à une deman­de visée à l’ar­tic­le 15, para­gra­phe 1, point b), lorsque la tâche spé­ci­fi­que d’in­té­rêt public con­si­ste à éta­b­lir des sta­ti­sti­ques offi­ci­el­les et que l’ac­qui­si­ti­on de don­nées n’est pas auto­ri­sée par la légis­la­ti­on natio­na­le. Les États mem­bres infor­ment la Com­mis­si­on lorsque l’ac­qui­si­ti­on de don­nées pour l’é­ta­blis­se­ment de sta­ti­sti­ques offi­ci­el­les n’est pas auto­ri­sée par la légis­la­ti­on nationale. 
(5) Si l’or­ga­nis­me du sec­teur public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou l’or­ga­ne de l’U­ni­on n’est pas d’ac­cord avec le mon­tant de la con­t­re­par­tie deman­dée au titu­lai­re des don­nées, il peut intro­dui­re une récla­ma­ti­on auprès de l’au­to­ri­té com­pé­ten­te dési­gnée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 37 de l’É­tat membre dans lequel le titu­lai­re des don­nées est établi.
Artic­le 21 Com­mu­ni­ca­ti­on à des insti­tuts de recher­che ou à des offices sta­ti­sti­ques de don­nées obte­nues en rai­son de néces­si­tés exceptionnelles
(1) Un orga­nis­me public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on a le droit de divul­guer les don­nées reçues en ver­tu du pré­sent cha­pit­re.
a) à des per­son­nes ou des orga­ni­sa­ti­ons en vue de mener des acti­vi­tés de recher­che ou d’ana­ly­se sci­en­ti­fi­que com­pa­ti­bles avec la fina­li­té de la deman­de de don­nées, ou
b) aux insti­tuts nati­on­aux de sta­ti­stique ou à Euro­stat pour la pro­duc­tion de sta­ti­sti­ques officielles.
(2) Les per­son­nes ou orga­ni­sa­ti­ons qui reçoi­vent des don­nées en ver­tu du para­gra­phe 1 doi­vent agir sans but lucra­tif ou dans le cad­re d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public recon­nue en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit natio­nal. Cela n’in­clut pas les orga­ni­sa­ti­ons qui sont sou­mi­ses de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve à l’in­fluence d’entre­pri­ses com­mer­cia­les, ce qui pour­rait leur don­ner un accès pri­vilé­gié aux résul­tats de la recherche. 
(3) Les per­son­nes ou orga­ni­sa­ti­ons qui reçoi­vent des don­nées en ver­tu du para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le sont sou­mi­ses aux mêmes obli­ga­ti­ons que cel­les qui s’ap­pli­quent aux orga­nis­mes publics, à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou aux orga­nes de l’U­ni­on visés à l’ar­tic­le 17, para­gra­phe 3, et à l’ar­tic­le 19. 
(4) Sans pré­ju­di­ce de l’ar­tic­le 19, para­gra­phe 1, point c), les par­ti­cu­liers ou les orga­ni­sa­ti­ons desti­na­tai­res des don­nées visées au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le peu­vent con­ser­ver les don­nées reçues, après leur effa­ce­ment par les auto­ri­tés publi­ques, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne et les orga­nes de l’U­ni­on, pen­dant une péri­ode maxi­ma­le de six mois aux fins de la deman­de de données. 
(5) Lorsqu’un orga­nis­me du sec­teur public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on a l’in­ten­ti­on de trans­fé­rer ou de mett­re à dis­po­si­ti­on des don­nées con­for­mé­ment au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le, il en infor­me sans délai le titu­lai­re des don­nées dont il a reçu les don­nées, en pré­cisant l’i­den­ti­té et les coor­don­nées de l’or­ga­ni­sa­ti­on ou du par­ti­cu­lier qui reçoit les don­nées, l’ob­jet du trans­fert ou de la mise à dis­po­si­ti­on des don­nées, la péri­ode pen­dant laquel­le les don­nées seront uti­li­sées et les mesu­res tech­ni­ques de pro­tec­tion et d’or­ga­ni­sa­ti­on adop­tées, y com­pris lorsque des don­nées à carac­tère per­son­nel ou des secrets com­mer­ci­aux sont en jeu. Si le titu­lai­re des don­nées n’ac­cep­te pas le trans­fert ou la mise à dis­po­si­ti­on des don­nées, il peut intro­dui­re une récla­ma­ti­on auprès de l’au­to­ri­té com­pé­ten­te, dési­gnée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 37, de l’É­tat membre dans lequel le titu­lai­re des don­nées est établi.
(76) L’or­ga­nis­me public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou un orga­ne de l’U­ni­on dev­rait être auto­ri­sé à trans­mett­re à d’aut­res orga­nis­mes ou per­son­nes les don­nées qu’il a obte­nues à la suite d’u­ne deman­de, si cela est néces­saire pour mener des acti­vi­tés sci­en­ti­fi­ques ou ana­ly­ti­ques qu’il ne peut mener lui-même, à con­di­ti­on que ces acti­vi­tés soi­ent com­pa­ti­bles avec la fina­li­té de la deman­de de don­nées. Elle dev­rait infor­mer en temps uti­le le titu­lai­re des don­nées d’u­ne tel­le trans­mis­si­on. Les don­nées peu­vent éga­le­ment être trans­mi­ses, dans les mêmes cir­con­stances, aux insti­tuts nati­on­aux de sta­ti­stique et à Euro­stat pour le déve­lo­p­pe­ment, la pro­duc­tion et la dif­fu­si­on de sta­ti­sti­ques offi­ci­el­les. Tou­te­fois, les acti­vi­tés de recher­che con­cer­nées dev­rai­ent être com­pa­ti­bles avec l’ob­jec­tif de la deman­de de don­nées et le titu­lai­re des don­nées dev­rait être infor­mé de la trans­mis­si­on des don­nées qu’il a four­nies. Les per­son­nes qui effec­tu­ent des recher­ches ou les orga­nis­mes de recher­che aux­quels ces don­nées peu­vent être trans­mi­ses dev­rai­ent être soit à but non lucra­tif, soit agir dans l’in­té­rêt public dans le cad­re d’u­ne mis­si­on recon­nue par l’É­tat. Les orga­nis­mes ne dev­rai­ent pas être con­sidé­rés com­me des orga­nis­mes de recher­che aux fins du pré­sent règle­ment s’ils sont sou­mis dans une lar­ge mesu­re à l’in­fluence d’entre­pri­ses com­mer­cia­les qui, en rai­son de leurs carac­té­ri­sti­ques struc­tu­rel­les, peu­vent exer­cer un con­trô­le et obte­nir ain­si un accès pri­vilé­gié aux résul­tats de la recherche.
Artic­le 22 Assi­stance mutu­el­le et coopé­ra­ti­on transfrontalière
(1) Les auto­ri­tés publi­ques, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne et les insti­tu­ti­ons de l’U­ni­on coopè­rent et se prêtent mutu­el­le­ment assi­stance en vue d’assurer une mise en œuvre cohé­ren­te du pré­sent chapitre. 
(2) Les don­nées échan­gées dans le cad­re d’u­ne deman­de d’as­si­stance et de l’as­si­stance four­nie con­for­mé­ment au para­gra­phe 1 ne peu­vent pas être uti­li­sées d’u­ne maniè­re incom­pa­ti­ble avec la fina­li­té de la deman­de de données. 
(3) Lorsqu’u­ne auto­ri­té publi­que a l’in­ten­ti­on de deman­der à un titu­lai­re de don­nées éta­b­li dans un aut­re État membre de mett­re des don­nées à sa dis­po­si­ti­on, elle en infor­me d’a­bord l’au­to­ri­té com­pé­ten­te de cet État membre, dési­gnée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 37. Cet­te exi­gence s’ap­pli­que éga­le­ment aux deman­des d’ac­cès de la Com­mis­si­on, de la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne et des orga­nes de l’U­ni­on. La deman­de est exami­née par l’au­to­ri­té com­pé­ten­te de l’É­tat membre dans lequel le titu­lai­re des don­nées est établi. 
(4) Après avoir exami­né la deman­de à la lumiè­re des exi­gen­ces énon­cées à l’ar­tic­le 17, l’au­to­ri­té com­pé­ten­te con­cer­née prend sans délai l’u­ne des mesu­res sui­van­tes :
a) Elle trans­met la deman­de au titu­lai­re des don­nées et, le cas échéant, indi­que à l’au­to­ri­té publi­que, à la Com­mis­si­on, à la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou à l’or­ga­ne de l’U­ni­on qui a fait la deman­de qu’el­le doit coopé­rer avec les auto­ri­tés publi­ques de l’É­tat membre dans lequel le titu­lai­re des don­nées est éta­b­li afin de rédui­re la char­ge admi­ni­stra­ti­ve pesant sur le titu­lai­re des don­nées pour satis­fai­re à la demande ;
b) elle refu­se la deman­de pour des rai­sons dûment justi­fi­ées, con­for­mé­ment au pré­sent chapitre.
L’or­ga­nis­me public deman­deur, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou l’or­ga­ne de l’U­ni­on tient comp­te de l’in­di­ca­ti­on de l’au­to­ri­té com­pé­ten­te con­cer­née ain­si que des rai­sons invo­quées par cel­le-ci con­for­mé­ment au pre­mier ali­néa, avant de prend­re, le cas échéant, des mesu­res sup­p­lé­men­tai­res tel­les que la réin­tro­duc­tion de la demande.
(77) Pour fai­re face à une urgence publi­que trans­fron­ta­liè­re ou à un aut­re beso­in excep­ti­on­nel, des deman­des de don­nées peu­vent être adres­sées à des titu­lai­res de don­nées étab­lis dans d’aut­res États mem­bres que celui de l’or­ga­nis­me public deman­deur. Dans ce cas, l’au­to­ri­té publi­que requé­ran­te dev­rait infor­mer l’au­to­ri­té com­pé­ten­te de l’É­tat membre dans lequel le titu­lai­re des don­nées est éta­b­li afin qu’el­le pui­s­se exami­ner la deman­de à la lumiè­re des critères étab­lis par le pré­sent règle­ment. Cela dev­rait éga­le­ment s’ap­pli­quer aux deman­des de la Com­mis­si­on, de la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou d’un orga­ne de l’U­ni­on. Si des don­nées à carac­tère per­son­nel sont deman­dées, l’or­ga­nis­me du sec­teur public dev­rait en infor­mer l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te char­gée de sur­veil­ler l’ap­pli­ca­ti­on du règle­ment (UE) 2016/679 dans l’É­tat membre dans lequel l’or­ga­nis­me du sec­teur public est éta­b­li. L’au­to­ri­té com­pé­ten­te con­cer­née dev­rait être habi­li­tée à infor­mer l’or­ga­nis­me public, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou l’or­ga­ne de l’U­ni­on de la néces­si­té de coopé­rer avec les auto­ri­tés publi­ques de l’É­tat membre dans lequel le titu­lai­re des don­nées est éta­b­li, afin de rédui­re au mini­mum la char­ge admi­ni­stra­ti­ve pesant sur le titu­lai­re des don­nées. Si l’au­to­ri­té com­pé­ten­te a des rai­sons val­ables de s’op­po­ser à la con­for­mi­té de la deman­de avec le pré­sent règle­ment, elle doit refu­ser la deman­de de l’or­ga­nis­me public, de la Com­mis­si­on, de la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou de l’or­ga­ne de l’U­ni­on, qui doit à son tour tenir comp­te de ces objec­tions avant de prend­re tou­te aut­re mesu­re, y com­pris la réin­tro­duc­tion de la demande.

Cha­pit­re VI Pas­sa­ge d’un ser­vice de trai­te­ment de don­nées à un autre

Artic­le 23 Éli­mi­na­ti­on des obs­ta­cles à un chan­ge­ment effectif
Les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées pren­nent les mesu­res pré­vues aux artic­les 25, 26, 27, 29 et 30 pour per­mett­re aux cli­ents de pas­ser à un ser­vice de trai­te­ment de don­nées couvrant le même type de ser­vice four­ni par un aut­re four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ou à une infras­truc­tu­re TIC dans leurs pro­pres locaux ou, le cas échéant, de fai­re appel simul­ta­né­ment à plu­sieurs four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées. En par­ti­cu­lier, les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ne doi­vent pas impo­ser d’ob­s­ta­cles pré­com­mer­ci­aux, com­mer­ci­aux, tech­ni­ques, con­trac­tuels ou orga­ni­sa­ti­on­nels et doi­vent sup­p­ri­mer ces obs­ta­cles lorsqu’ils empêchent les cli­ents de le fai­re,
a) de rési­lier le cont­rat de ser­vice de trai­te­ment de don­nées après le délai maxi­mal de préa­vis et après que le chan­ge­ment a été effec­tué avec suc­cès con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 25 ;
b) de con­clu­re de nou­veaux cont­rats avec un aut­re four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées pour le même type de services ;
c) de trans­fé­rer des don­nées exporta­bles du cli­ent et des actifs numé­ri­ques vers un aut­re four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ou vers une infras­truc­tu­re TIC située dans ses pro­pres locaux, même après avoir béné­fi­cié d’u­ne off­re gratuite ;
d) con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 24, l’é­qui­va­lence fonc­tion­nel­le lors de l’uti­li­sa­ti­on du nou­veau ser­vice de trai­te­ment de don­nées dans l’en­vi­ron­ne­ment TIC d’un aut­re four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées couvrant le même type de service ;
e) de sépa­rer les ser­vices de trai­te­ment de don­nées visés à l’ar­tic­le 30, para­gra­phe 1, des aut­res ser­vices de trai­te­ment de don­nées four­nis par le pre­sta­tai­re de ser­vices de trai­te­ment de don­nées, dans la mesu­re où cela est tech­ni­quement réalisable.
(78) La pos­si­bi­li­té pour les cli­ents de ser­vices de trai­te­ment de don­nées, y com­pris les ser­vices en nuage et les ser­vices de péri­phé­rie, de pas­ser d’un ser­vice de trai­te­ment de don­nées à un aut­re tout en con­ser­vant un ensem­ble mini­mal de fonc­tion­na­li­tés de ser­vice – et sans subir de temps d’ar­rêt – ou d’uti­li­ser les ser­vices de plu­sieurs four­nis­seurs sans encour­ir de dif­fi­cul­tés ni de coûts de trans­mis­si­on de don­nées exce­s­sifs, est essen­ti­el­le pour rend­re le mar­ché plus con­cur­ren­tiel et rédui­re les bar­riè­res à l’en­trée pour les nou­veaux four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées, ain­si que pour assurer une meil­leu­re rési­li­ence des uti­li­sa­teurs de ces ser­vices. Les cli­ents qui béné­fi­ci­ent d’off­res gra­tui­tes dev­rai­ent éga­le­ment béné­fi­ci­er des règles de chan­ge­ment de four­nis­seur éta­b­lies par le pré­sent règle­ment, afin que ces off­res ne cré­ent pas une situa­ti­on de dépen­dance pour les clients.
(79) Le règle­ment (UE) 2018/1807 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (30 ) encou­ra­ge les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées à éla­bo­rer et à mett­re en œuvre de maniè­re effec­ti­ve des codes de con­duite en matiè­re d’au­to­ré­gu­la­ti­on, com­prenant les meil­leu­res pra­ti­ques, notam­ment pour faci­li­ter le chan­ge­ment de four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées et le trans­fert de don­nées. Étant don­né que la dif­fu­si­on des cad­res d’au­to­ré­gu­la­ti­on éla­bo­rés par la suite a été limi­tée et qu’il exi­ste un man­que géné­ral de nor­mes et d’in­ter­faces ouver­tes, il est néces­saire d’é­ta­b­lir un ensem­ble d’ob­li­ga­ti­ons régle­men­tai­res mini­ma­les pour les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées afin d’é­li­mi­ner les obs­ta­cles pré­com­mer­ci­aux, com­mer­ci­aux, tech­ni­ques, con­trac­tuels et orga­ni­sa­ti­on­nels qui, en cas de chan­ge­ment de four­nis­seur par le cli­ent, ent­raî­nent non seu­le­ment une dimi­nu­tion de la vites­se de trans­mis­si­on des don­nées, mais empêchent éga­le­ment la mise en œuvre effec­ti­ve du pas­sa­ge d’un ser­vice de trai­te­ment de don­nées à un autre.
(82) Si le four­nis­seur initi­al de ser­vices de trai­te­ment de don­nées fait obs­ta­cle à l’ex­tra­c­tion des don­nées exporta­bles appar­tenant au cli­ent, cela peut ent­ra­ver le réta­blis­se­ment des fonc­tions du ser­vice dans l’in­fras­truc­tu­re du four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ces­si­on­n­aire. Afin de faci­li­ter la stra­té­gie de sor­tie du cli­ent, d’é­vi­ter des tâches inu­tiles et fasti­dieu­ses et de garan­tir que le cli­ent ne per­de aucu­ne de ses don­nées en exé­cutant le chan­ge­ment, le four­nis­seur initi­al de ser­vices de trai­te­ment de don­nées dev­rait infor­mer le cli­ent à l’a­van­ce de la quan­ti­té de don­nées qui peu­vent être expor­tées dès que ce cli­ent déci­de de pas­ser à un aut­re ser­vice pro­po­sé par un aut­re four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ou à une infras­truc­tu­re TIC dans ses pro­pres locaux. L’ex­pres­si­on „don­nées exporta­bles“ dev­rait au moins cou­vr­ir les don­nées d’en­trée et de sor­tie – y com­pris les méta­don­nées – géné­rées direc­te­ment ou indi­rec­te­ment par l’uti­li­sa­ti­on du ser­vice de trai­te­ment des don­nées par le cli­ent, ou géné­rées con­join­te­ment, à l’ex­clu­si­on des actifs ou des don­nées pro­venant du four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment des don­nées ou d’un tiers. Les actifs ou don­nées du four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ou d’un tiers qui sont pro­té­gés par des droits de pro­prié­té intellec­tu­el­le ou qui con­sti­tu­ent des secrets com­mer­ci­aux de ce four­nis­seur ou de ce tiers, ou les don­nées rela­ti­ves à l’in­té­gri­té et à la sécu­ri­té du ser­vice qui expo­sent le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées à des ris­ques de cyber­sé­cu­ri­té en cas d’ex­porta­ti­on, dev­rai­ent être exclus des don­nées exporta­bles. Ces exclu­si­ons ne dev­rai­ent ni empêcher ni retar­der la mise en œuvre du changement.
(84) Le pré­sent règle­ment vise à faci­li­ter le pas­sa­ge d’un ser­vice de trai­te­ment de don­nées à un aut­re, y com­pris les con­di­ti­ons et les mesu­res néces­saires pour per­mett­re à un cli­ent de rési­lier un cont­rat de ser­vice de trai­te­ment de don­nées, de con­clu­re un ou plu­sieurs nou­veaux cont­rats avec dif­fér­ents four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées, de trans­fé­rer ses don­nées exporta­bles et ses actifs numé­ri­ques et de béné­fi­ci­er, le cas échéant, d’u­ne équi­va­lence fonctionnelle.
(91) Lorsque des four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées sont eux-mêmes cli­ents de ser­vices de trai­te­ment de don­nées four­nis par un tiers, ils peu­vent eux-mêmes béné­fi­ci­er d’u­ne mise en œuvre plus effi­cace du chan­ge­ment, tout en restant sou­mis aux obli­ga­ti­ons pré­vues par le pré­sent règle­ment en ce qui con­cer­ne leurs pro­pres off­res de services.
(92) Les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées dev­rai­ent être tenus de four­nir, dans la limi­te de leurs capa­ci­tés et de maniè­re pro­por­ti­onnée à leurs obli­ga­ti­ons respec­ti­ves, tou­te l’ai­de et tou­te l’as­si­stance néces­saires pour que le pas­sa­ge au ser­vice d’un aut­re four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées se fas­se avec suc­cès, effi­ca­ce­ment et en tou­te sécu­ri­té. Le pré­sent règle­ment n’ob­li­ge pas les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées à déve­lo­p­per de nou­vel­les caté­go­ries de ser­vices de trai­te­ment de don­nées, y com­pris au sein de l’in­fras­truc­tu­re TIC de dif­fér­ents four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ou sur la base de cel­le-ci, afin d’assurer l’é­qui­va­lence fonc­tion­nel­le dans un envi­ron­ne­ment aut­re que le leur. Le four­nis­seur initi­al de ser­vices de trai­te­ment de don­nées n’a pas accès à l’en­vi­ron­ne­ment du four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ces­si­on­n­aire et n’en a pas con­nais­sance. L’é­qui­va­lence fonc­tion­nel­le ne doit donc pas être com­pri­se com­me obli­geant le four­nis­seur initi­al de ser­vices de trai­te­ment de don­nées à réta­b­lir le ser­vice en que­sti­on dans l’in­fras­truc­tu­re du four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ces­si­on­n­aire. Au con­trai­re, le four­nis­seur initi­al de ser­vices de trai­te­ment de don­nées dev­rait, dans le cad­re de ses com­pé­ten­ces, prend­re tou­tes les mesu­res dont il dis­po­se rai­sonnablem­ent pour per­mett­re la réa­li­sa­ti­on de l’é­qui­va­lence fonc­tion­nel­le, en four­nis­sant des capa­ci­tés, des infor­ma­ti­ons appro­priées, de la docu­men­ta­ti­on, une assi­stance tech­ni­que et, le cas échéant, les outils nécessaires.
(93) Les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des don­nées dev­rai­ent éga­le­ment être tenus d’é­li­mi­ner les obs­ta­cles exi­stants et de ne pas en cré­er de nou­veaux, y com­pris en ce qui con­cer­ne les cli­ents qui sou­hai­tent pas­ser à une infras­truc­tu­re TIC dans leurs pro­pres locaux. Les obs­ta­cles peu­vent être, ent­re aut­res, de natu­re pré­com­mer­cia­le, com­mer­cia­le, tech­ni­que, con­trac­tu­el­le ou orga­ni­sa­ti­on­nel­le. Les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées dev­rai­ent éga­le­ment être tenus d’é­li­mi­ner les obs­ta­cles à la dis­so­cia­ti­on d’un ser­vice par­ti­cu­lier d’aut­res ser­vices de trai­te­ment de don­nées four­nis dans le cad­re d’un cont­rat et de per­mett­re le pas­sa­ge d’un ser­vice à l’aut­re lorsqu’il n’e­xi­ste pas d’ob­s­ta­cle tech­ni­que majeur et démon­tra­ble à cet­te dissociation.
Artic­le 24 Por­tée des obli­ga­ti­ons techniques
La responsa­bi­li­té des pre­sta­tai­res de ser­vices de trai­te­ment de don­nées en ver­tu des artic­les 23, 25, 29, 30 et 34 ne s’ap­pli­que qu’aux ser­vices, cont­rats ou pra­ti­ques com­mer­cia­les pro­po­sés par le pre­sta­tai­re initi­al de ser­vices de trai­te­ment de données.
Artic­le 25 Clau­ses con­trac­tu­el­les rela­ti­ves au changement
(96) Afin de faci­li­ter l’in­teropé­ra­bi­li­té et le pas­sa­ge d’un ser­vice de trai­te­ment des don­nées à un aut­re, les uti­li­sa­teurs et les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des don­nées dev­rai­ent envi­sa­ger d’uti­li­ser des outils de mise en œuvre et de con­for­mi­té, notam­ment ceux publiés par la Com­mis­si­on sous la for­me d’un cad­re régle­men­tai­re de l’UE pour l’in­for­ma­tique en nuage et d’un gui­de sur les mar­chés publics de ser­vices de trai­te­ment des don­nées. Les clau­ses con­trac­tu­el­les types, en par­ti­cu­lier, sont appro­priées car elles ren­for­cent la con­fi­ance dans les ser­vices de trai­te­ment des don­nées, cré­ent une rela­ti­on plus équi­li­brée ent­re les uti­li­sa­teurs et les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des don­nées et ren­for­cent la sécu­ri­té juri­di­que en ce qui con­cer­ne les con­di­ti­ons de pas­sa­ge à d’aut­res ser­vices de trai­te­ment des don­nées. Dans ce con­tex­te, les uti­li­sa­teurs et les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées dev­rai­ent envi­sa­ger d’uti­li­ser les clau­ses con­trac­tu­el­les types ou d’aut­res instru­ments de con­for­mi­té par auto­ré­gu­la­ti­on – pour autant qu’ils répon­dent aux exi­gen­ces du pré­sent règle­ment – éla­bo­rés par des orga­nis­mes ou des grou­pes d’ex­perts com­pé­tents étab­lis con­for­mé­ment au droit de l’Union.
(1) Les droits du cli­ent et les obli­ga­ti­ons du four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées en ce qui con­cer­ne le pas­sa­ge d’un four­nis­seur à un aut­re de ces ser­vices ou, le cas échéant, à une infras­truc­tu­re TIC dans ses pro­pres locaux, sont clai­re­ment défi­nis dans un cont­rat écrit. Le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées met ce cont­rat à la dis­po­si­ti­on du cli­ent avant la signa­tu­re du cont­rat, de maniè­re à ce que celui-ci pui­s­se le con­ser­ver et le reproduire. 
(2) Sans pré­ju­di­ce de la direc­ti­ve (UE) 2019/770, le cont­rat visé au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le con­ti­ent au moins les élé­ments sui­vants :
a) les clau­ses per­met­tant au cli­ent de pas­ser, à sa deman­de, à un ser­vice de trai­te­ment de don­nées pro­po­sé par un aut­re four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ou de trans­fé­rer tou­tes les don­nées et tous les actifs numé­ri­ques exporta­bles vers une infras­truc­tu­re TIC située dans ses pro­pres locaux, sans délai et, en tout état de cau­se, à une date ulté­ri­eu­re à la fin de la péri­ode de tran­si­ti­on obli­ga­toire de tren­te jours civils au maxi­mum à comp­ter de l’ex­pi­ra­ti­on du délai de préa­vis maxi­mal visé au point d), le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées devant, pen­dant cet­te période
i) four­nit au cli­ent et aux tiers auto­ri­sés par celui-ci une assi­stance appro­priée pour l’exé­cu­ti­on de la traite ;
ii) agit avec tou­te la dili­gence requi­se pour main­te­nir la con­ti­nui­té de l’ex­plo­ita­ti­on et pour­suiv­re la four­ni­tu­re des fonc­tions ou des ser­vices pré­vus par le contrat ;
iii) clai­re­ment infor­més des ris­ques con­nus pour la con­ti­nui­té de la four­ni­tu­re des fonc­tions ou des ser­vices impu­ta­bles au four­nis­seur initi­al des ser­vices de trai­te­ment des données ;
iv) pen­dant que le chan­ge­ment est effec­tué, assu­re un niveau éle­vé de sécu­ri­té, notam­ment en ce qui con­cer­ne la sécu­ri­té des don­nées pen­dant leur trans­fert et la sécu­ri­té per­ma­nen­te des don­nées pen­dant la péri­ode de con­sul­ta­ti­on visée au point g), con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on ou au droit natio­nal applicable ;
b) l’ob­li­ga­ti­on pour le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées de sou­te­nir la stra­té­gie de dés­en­ga­ge­ment du cli­ent per­ti­nen­te pour les ser­vices con­trac­tuels, y com­pris en four­nis­sant tou­tes les infor­ma­ti­ons pertinentes ;
c) une clau­se sti­pu­lant que le cont­rat est répu­té rési­lié et que le cli­ent est infor­mé de la rési­lia­ti­on dans l’un des cas suivants :
i) le cas échéant, après que le chan­ge­ment a été effec­tué avec succès ;
ii) à l’ex­pi­ra­ti­on du délai de préa­vis maxi­mal visé au point d), si le cli­ent ne sou­hai­te pas chan­ger de four­nis­seur mais sou­hai­te sup­p­ri­mer ses don­nées exporta­bles et ses actifs numé­ri­ques à la fin du service,
d) un délai de préa­vis maxi­mal pour l’in­tro­duc­tion du chan­ge­ment, qui ne doit pas dépas­ser deux mois ;
e) une liste exhaus­ti­ve de tou­tes les caté­go­ries de don­nées et d’ac­tifs numé­ri­ques qui peu­vent être trans­fé­rés pen­dant l’exé­cu­ti­on de l’ef­fet, y com­pris au moins tou­tes les don­nées exportables ;
f) une liste exhaus­ti­ve des caté­go­ries de don­nées spé­ci­fi­ques au fonc­tion­ne­ment inter­ne du ser­vice de trai­te­ment des don­nées du four­nis­seur qui sont exclues des don­nées exporta­bles en ver­tu du point e) du pré­sent para­gra­phe lorsqu’il exi­ste un ris­que de vio­la­ti­on des secrets d’af­fai­res du four­nis­seur, à con­di­ti­on que ces exclu­si­ons n’empêchent ni ne retar­dent le chan­ge­ment visé à l’ar­tic­le 23, point c) ;
g) une péri­ode mini­ma­le de con­sul­ta­ti­on des don­nées d’au moins 30 jours civils, qui com­mence à la fin de la péri­ode de tran­si­ti­on con­ve­nue ent­re le cli­ent et le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment des don­nées con­for­mé­ment au point a) du pré­sent para­gra­phe et au para­gra­phe 4 ;
h) une clau­se garan­tis­sant que tou­tes les don­nées exporta­bles et tous les actifs numé­ri­ques géné­rés direc­te­ment par le cli­ent ou se rap­portant direc­te­ment au cli­ent seront entiè­re­ment sup­p­ri­més à l’ex­pi­ra­ti­on de la péri­ode de con­sul­ta­ti­on visée au point g) ou à l’ex­pi­ra­ti­on de tou­te aut­re péri­ode con­ve­nue, à une date ulté­ri­eu­re à la date d’ex­pi­ra­ti­on de la péri­ode de con­sul­ta­ti­on visée au point g), si le chan­ge­ment a été effec­tué avec succès ;
i) les frais de chan­ge­ment de four­nis­seur qui peu­vent être impo­sés par les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 29.
(3) Le cont­rat visé au para­gra­phe 1 doit con­te­nir des clau­ses per­met­tant au cli­ent d’in­for­mer le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées, à l’ex­pi­ra­ti­on du délai maxi­mal de préa­vis visé au para­gra­phe 2, point d), de sa décis­i­on de prend­re une ou plu­sieurs des mesu­res sui­van­tes :
a) chan­ger de four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment des don­nées, auquel cas le cli­ent four­nit les infor­ma­ti­ons néces­saires sur ce fournisseur ;
b) Pas­ser à une infras­truc­tu­re TIC dans ses pro­pres locaux ;
c) Sup­pres­si­on de ses don­nées exporta­bles et de ses actifs numériques.
(4) Lorsque la péri­ode de tran­si­ti­on maxi­ma­le obli­ga­toire visée au para­gra­phe 2, point a), n’est pas tech­ni­quement réa­li­sable, le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées en infor­me le cli­ent dans les qua­tor­ze jours ouvra­bles sui­vant la deman­de de chan­ge­ment, en justi­fi­ant dûment l’im­pos­si­bi­li­té tech­ni­que et en indi­quant une aut­re péri­ode de tran­si­ti­on qui ne peut pas dépas­ser sept mois. Con­for­mé­ment au para­gra­phe 1, la con­ti­nui­té du ser­vice est assu­rée, le cas échéant, pen­dant la péri­ode de tran­si­ti­on de remplacement. 
(87) Les ser­vices de trai­te­ment des don­nées sont uti­li­sés dans dif­fér­ents domain­es et pré­sen­tent des dif­fé­ren­ces en ter­mes de com­ple­xi­té et de type de ser­vice. Il con­vi­ent d’en tenir comp­te, notam­ment en ce qui con­cer­ne le pro­ce­s­sus de trans­fert et le délai cor­re­spond­ant. Néan­mo­ins, il ne dev­rait être pos­si­ble d’in­vo­quer une pro­lon­ga­ti­on de la péri­ode de tran­si­ti­on que dans des cas dûment justi­fi­és, lorsque le chan­ge­ment ne peut être ache­vé dans les délais pré­vus pour des rai­sons tech­ni­ques. cet égard, la char­ge de la preuve dev­rait incom­ber entiè­re­ment au four­nis­seur du ser­vice de trai­te­ment des don­nées con­cer­né. Ceci est sans pré­ju­di­ce du droit exclu­sif du cli­ent de pro­lon­ger une fois la péri­ode de tran­si­ti­on pour une durée qu’il esti­me mieux adap­tée à ses pro­pres objec­tifs. Le cli­ent peut invo­quer ce droit de pro­lon­ga­ti­on avant ou pen­dant la péri­ode de tran­si­ti­on, en tenant comp­te du fait que le cont­rat con­ti­n­ue de s’ap­pli­quer pen­dant la péri­ode de transition.
(5) Sans pré­ju­di­ce du para­gra­phe 4, le cont­rat visé au para­gra­phe 1 con­ti­ent des clau­ses selon les­quel­les le cli­ent a le droit de pro­lon­ger la péri­ode de tran­si­ti­on une fois pour une durée qu’il juge plus appro­priée à ses pro­pres fins.
Artic­le 26 Obli­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on des pre­sta­tai­res de ser­vices de trai­te­ment de données
Le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment des don­nées four­nit au cli­ent les élé­ments sui­vants :
a) des infor­ma­ti­ons sur les pro­cé­du­res dis­po­ni­bles pour le chan­ge­ment et le trans­fert de con­te­nu vers le ser­vice de trai­te­ment des don­nées, y com­pris des infor­ma­ti­ons sur les métho­des et les for­mats de chan­ge­ment et de trans­fert dis­po­ni­bles, ain­si que sur les rest­ric­tions et les limi­ta­ti­ons tech­ni­ques dont le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment des don­nées a connaissance ;
b) une réfé­rence à un regist­re en ligne actua­li­sé des four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des don­nées, con­tenant des détails sur tou­tes les struc­tures et tous les for­mats de don­nées, ain­si que sur les nor­mes per­ti­nen­tes et les spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes dans les­quel­les les don­nées exporta­bles décri­tes à l’ar­tic­le 25, para­gra­phe 2, point e), sont disponibles.
(95) Les infor­ma­ti­ons que les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des don­nées doi­vent four­nir aux cli­ents pour­rai­ent sou­te­nir la stra­té­gie de dés­en­ga­ge­ment des cli­ents. Ces infor­ma­ti­ons dev­rai­ent com­prend­re les élé­ments sui­vants : les pro­cé­du­res d’initia­ti­on de la migra­ti­on du ser­vice de trai­te­ment des don­nées, les for­mats de don­nées lisi­bles par machi­ne dans les­quels les don­nées des uti­li­sa­teurs peu­vent être expor­tées, les outils d’ex­porta­ti­on des don­nées – y com­pris les inter­faces ouver­tes – et les infor­ma­ti­ons sur la com­pa­ti­bi­li­té avec les nor­mes har­mo­ni­sées ou les spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes fon­dées sur des spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes, les infor­ma­ti­ons sur les limi­ta­ti­ons et rest­ric­tions tech­ni­ques con­nues qui pour­rai­ent avoir une inci­dence sur l’exé­cu­ti­on de la migra­ti­on et le temps esti­mé néces­saire pour exé­cu­ter la migration.
Artic­le 27 Obli­ga­ti­on d’a­gir de bon­ne foi
Tou­tes les par­ties con­cer­nées, y com­pris les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ces­si­on­n­aires, coopè­rent de bon­ne foi afin que le chan­ge­ment soit effec­tif, que les don­nées pui­s­sent être trans­fé­rées en temps vou­lu et que la con­ti­nui­té du ser­vice de trai­te­ment de don­nées soit maintenue.
(97) Afin de faci­li­ter le pas­sa­ge d’un ser­vice de trai­te­ment de don­nées à un aut­re, tou­tes les par­ties con­cer­nées, y com­pris le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées initi­al et le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ces­si­on­n­aire, dev­rai­ent coopé­rer de bon­ne foi afin de rend­re l’exé­cu­ti­on du chan­ge­ment effi­cace et de per­mett­re la trans­mis­si­on sécu­ri­sée et en temps vou­lu des don­nées requi­ses dans un for­mat cou­rant et lisi­ble par machi­ne via une inter­face ouver­te, tout en pré­ser­vant la con­ti­nui­té du service.
Artic­le 28 Obli­ga­ti­ons con­trac­tu­el­les de trans­pa­rence en matiè­re d’ac­cès et de trans­fert dans un con­tex­te international
(1) Les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des don­nées met­tent à dis­po­si­ti­on et tien­nent à jour les infor­ma­ti­ons sui­van­tes sur leurs sites web :
a) la juri­dic­tion à laquel­le est sou­mi­se l’in­fras­truc­tu­re TIC mise en place pour le trai­te­ment des don­nées des dif­fér­ents ser­vices des fournisseurs ;
b) une descrip­ti­on géné­ra­le des mesu­res tech­ni­ques, orga­ni­sa­ti­on­nel­les et con­trac­tu­el­les pri­ses par le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment des don­nées pour empêcher l’ac­cès ou le trans­fert public inter­na­tio­nal de don­nées à carac­tère non per­son­nel stockées dans l’U­ni­on lorsqu’un tel accès ou trans­fert serait con­trai­re au droit de l’U­ni­on ou au droit natio­nal de l’É­tat membre concerné.
(2) Les sites web visés au para­gra­phe 1 sont men­ti­onnés dans le cont­rat pour tous les ser­vices de trai­te­ment de don­nées pro­po­sés par les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de données.
Artic­le 29 Sup­pres­si­on pro­gres­si­ve des frais de change
(1) A par­tir du 12 jan­vier 2027, les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ne pour­ront plus per­ce­voir de frais de chan­ge­ment de four­nis­seur pour l’exé­cu­ti­on du chan­ge­ment de fournisseur. 
(2) Du 11 jan­vier 2024 au 12 jan­vier 2027, les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées peu­vent per­ce­voir des frais de chan­ge­ment de four­nis­seur réduits auprès des cli­ents pour l’exé­cu­ti­on du changement. 
(3) Les frais de chan­ge­ment réduits visés au para­gra­phe 2 ne dépas­sent pas les coûts sup­port­és par le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées en rela­ti­on direc­te avec le chan­ge­ment en question. 
(89) Le four­nis­seur initi­al de ser­vices de trai­te­ment de don­nées dev­rait pou­voir exter­na­li­ser cer­tai­nes tâches et rému­n­é­rer des tiers pour l’exé­cu­ti­on des obli­ga­ti­ons pré­vues par le pré­sent règle­ment. Les coûts de l’ex­ter­na­li­sa­ti­on des ser­vices déci­dée par le four­nis­seur initi­al de ser­vices de trai­te­ment de don­nées pen­dant l’exé­cu­ti­on du pro­ce­s­sus de migra­ti­on ne dev­rai­ent pas être sup­port­és par le cli­ent et ces coûts dev­rai­ent être con­sidé­rés com­me inju­sti­fi­és, sauf s’ils cou­vrent des ser­vices four­nis par le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées à la deman­de du cli­ent pour une assi­stance sup­p­lé­men­tai­re lors de la migra­ti­on, qui vont au-delà des obli­ga­ti­ons du four­nis­seur lors de la migra­ti­on expres­sé­ment défi­nies dans le pré­sent règle­ment. Le pré­sent règle­ment n’empêche pas les cli­ents de rému­n­é­rer des tiers pour l’as­si­stance au pro­ce­s­sus de migra­ti­on, ni les par­ties de con­clu­re, con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on ou au droit natio­nal, des cont­rats de ser­vices de trai­te­ment de don­nées à durée fixe, y com­pris des sanc­tions pro­por­ti­onnées en cas de rési­lia­ti­on anti­ci­pée de ces cont­rats. Afin d’en­cou­ra­ger la con­cur­rence, la sup­pres­si­on pro­gres­si­ve des frais liés au chan­ge­ment de four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées dev­rait com­prend­re, en par­ti­cu­lier, la sup­pres­si­on des frais d’ex­tra­c­tion de don­nées per­çus par un four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées auprès de son cli­ent. Les frais de ser­vice stan­dard pour la four­ni­tu­re des ser­vices de trai­te­ment de don­nées eux-mêmes ne sont pas des frais de chan­ge­ment de four­nis­seur. Ces frais de ser­vice stan­dard ne sont pas révo­ca­bles et s’ap­pli­quent jus­qu’à ce que le cont­rat rela­tif à la four­ni­tu­re du ser­vice en que­sti­on ne soit plus en vigueur. Les cli­ents peu­vent, en ver­tu du pré­sent règle­ment, deman­der la four­ni­tu­re de ser­vices sup­p­lé­men­tai­res qui vont au-delà des obli­ga­ti­ons de chan­ge­ment de four­nis­seur pré­vues par le pré­sent règle­ment. Ces ser­vices sup­p­lé­men­tai­res peu­vent être four­nis et fac­tu­rés par le four­nis­seur s’ils sont four­nis à la deman­de du cli­ent et si le cli­ent accep­te à l’a­van­ce le prix de ces services.
(4) Avant de con­clu­re un cont­rat avec un cli­ent, les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées infor­ment clai­re­ment le cli­ent poten­tiel des frais de ser­vice stan­dard qui pour­rai­ent être appli­qués et des sanc­tions qui pour­rai­ent être impo­sées en cas de rési­lia­ti­on anti­ci­pée, ain­si que des frais de chan­ge­ment de four­nis­seur réduits qui pour­rai­ent être appli­qués pen­dant la péri­ode visée au para­gra­phe 2. 
(5) Le cas échéant, les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des don­nées four­nis­sent à un cli­ent des infor­ma­ti­ons sur les ser­vices de trai­te­ment des don­nées qui ren­dent le chan­ge­ment très com­pli­qué ou coûteux, ou impos­si­ble sans inter­ven­ti­on signi­fi­ca­ti­ve sur les don­nées, les actifs numé­ri­ques ou l’ar­chi­tec­tu­re du service. 
(6) Les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées publi­ent les infor­ma­ti­ons visées aux para­gra­phes 4 et 5 à l’in­ten­ti­on des cli­ents, le cas échéant, dans une sec­tion distinc­te de leur site web ou d’u­ne aut­re maniè­re faci­le­ment accessible. 
(7) La Com­mis­si­on se voit con­fé­rer le pou­voir d’ad­op­ter des actes délé­gués con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 45 afin de com­plé­ter le pré­sent règle­ment en éta­blis­sant un méca­nis­me de con­trô­le per­met­tant à la Com­mis­si­on de sur­veil­ler les frais de chan­ge­ment de four­nis­seur deman­dés par les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées sur le mar­ché, afin de veil­ler à ce que les frais de chan­ge­ment de four­nis­seur visés aux para­gra­phes 1 et 2 du pré­sent artic­le soi­ent sup­p­ri­més et réduits dans les délais fixés dans ces paragraphes.
Artic­le 30 Aspects tech­ni­ques de l’alternance
(94) Un niveau éle­vé de sécu­ri­té dev­rait être main­te­nu tout au long de la mise en œuvre du chan­ge­ment. Cela signi­fie que le four­nis­seur initi­al de ser­vices de trai­te­ment de don­nées dev­rait étendre le niveau de sécu­ri­té auquel il s’est enga­gé en ce qui con­cer­ne le ser­vice à tou­tes les moda­li­tés tech­ni­ques – tel­les que les con­ne­xi­ons au réseau ou les équi­pe­ments phy­si­ques – dont il est responsable pen­dant l’exé­cu­ti­on du chan­ge­ment. Cela ne dev­rait pas por­ter att­ein­te aux droits exi­stants en matiè­re de rési­lia­ti­on de cont­rats, y com­pris ceux intro­duits par le règle­ment (UE) 2016/679 et la direc­ti­ve (UE) 2019/770 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (31). Le pré­sent règle­ment ne doit pas être inter­pré­té com­me empêchant un four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées d’offrir à ses cli­ents des ser­vices, des carac­té­ri­sti­ques et des fonc­tion­na­li­tés nou­veaux et amé­lio­rés ou d’en­trer en con­cur­rence avec d’aut­res four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées sur cet­te base.
(1) En ce qui con­cer­ne les ser­vices de trai­te­ment de don­nées pour des res­sour­ces infor­ma­ti­ques évo­lu­ti­ves et éla­sti­ques, qui sont limi­tés à des élé­ments d’in­fras­truc­tu­re tels que les ser­ve­urs, les réseaux et les res­sour­ces vir­tu­el­les néces­saires au fonc­tion­ne­ment de l’in­fras­truc­tu­re, mais qui ne don­nent pas accès aux ser­vices opé­ra­ti­on­nels, aux logi­ciels et aux appli­ca­ti­ons stockés, trai­tés ou déployés d’u­ne aut­re maniè­re sur ces élé­ments d’in­fras­truc­tu­re, les four­nis­seurs pren­nent, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 27, tou­tes les mesu­res rai­sonn­ables à leur dis­po­si­ti­on pour per­mett­re au cli­ent, après avoir mig­ré vers un ser­vice du même type, d’att­eind­re l’é­qui­va­lence fonc­tion­nel­le dans l’uti­li­sa­ti­on du ser­vice de trai­te­ment de don­nées desti­na­tai­re. Le four­nis­seur initi­al de ser­vices de trai­te­ment de don­nées rend ce chan­ge­ment pos­si­ble en four­nis­sant des capa­ci­tés, des infor­ma­ti­ons appro­priées, de la docu­men­ta­ti­on, une assi­stance tech­ni­que et, le cas échéant, les outils nécessaires. 
(2) Les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées aut­res que ceux visés au para­gra­phe 1 met­tent gra­tui­te­ment à la dis­po­si­ti­on de tous leurs cli­ents et des four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ces­si­on­n­aires con­cer­nés des inter­faces ouver­tes pour per­mett­re le chan­ge­ment. Ces inter­faces con­ti­en­nent suf­fi­sam­ment d’in­for­ma­ti­ons sur le ser­vice con­cer­né pour per­mett­re le déve­lo­p­pe­ment des logi­ciels néces­saires à la com­mu­ni­ca­ti­on avec les ser­vices à des fins de por­ta­bi­li­té et d’in­teropé­ra­bi­li­té des données. 
(90) Pour évi­ter de se lier à cer­ta­ins four­nis­seurs au détri­ment de la con­cur­rence et du déve­lo­p­pe­ment de nou­veaux ser­vices, il est néces­saire d’ad­op­ter une appro­che régle­men­tai­re de l’in­teropé­ra­bi­li­té ambi­ti­eu­se et propi­ce à l’in­no­va­ti­on. L’in­teropé­ra­bi­li­té ent­re les ser­vices de trai­te­ment des don­nées néces­si­te plu­sieurs inter­faces et niveaux d’in­fras­truc­tu­re ain­si que des logi­ciels et se limi­te rare­ment à la simp­le que­sti­on de savoir si elle peut être réa­li­sée ou non. La mise en place de l’in­teropé­ra­bi­li­té néces­saire dépend plutôt d’u­ne ana­ly­se coûts/bénéfices qui déter­mi­ne s’il est rai­sonnable de viser les résul­tats rai­sonnablem­ent pré­vi­si­bles. La nor­me ISO/CEI 19941:2017 est une nor­me inter­na­tio­na­le importan­te qui con­sti­tue un point de réfé­rence essen­tiel pour la réa­li­sa­ti­on des objec­tifs du pré­sent règle­ment, car elle con­ti­ent des con­sidé­ra­ti­ons tech­ni­ques visa­nt à cla­ri­fier la com­ple­xi­té d’un tel processus.
(3) Pour les ser­vices de trai­te­ment de don­nées aut­res que ceux visés au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le, les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées assu­rent la com­pa­ti­bi­li­té avec les spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes fon­dées sur des spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes ou des nor­mes d’in­teropé­ra­bi­li­té har­mo­ni­sées au moins dou­ze mois après la publi­ca­ti­on des réfé­ren­ces à ces spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té com­mu­nes ou à ces nor­mes d’in­teropé­ra­bi­li­té har­mo­ni­sées pour les ser­vices de trai­te­ment de don­nées dans la base de don­nées cen­tra­le de l’U­ni­on sur les nor­mes des ser­vices de trai­te­ment de don­nées, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 35, para­gra­phe 8, à la suite de la publi­ca­ti­on des actes d’exé­cu­ti­on sous-jacents au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on européenne. 
(4) Les pre­sta­tai­res de ser­vices de trai­te­ment de don­nées aut­res que ceux visés au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le met­tent à jour le regist­re en ligne visé à l’ar­tic­le 26, point b), con­for­mé­ment à leurs obli­ga­ti­ons au tit­re du para­gra­phe 3 du pré­sent article. 
(5) En cas de trans­fert ent­re des ser­vices du même type pour les­quels aucu­ne spé­ci­fi­ca­ti­on com­mu­ne ou nor­me d’in­teropé­ra­bi­li­té har­mo­ni­sée visée au para­gra­phe 3 du pré­sent artic­le n’a été publiée dans la base de don­nées cen­tra­le de l’U­ni­on sur l’in­teropé­ra­bi­li­té des ser­vices de trai­te­ment des don­nées visée à l’ar­tic­le 35, para­gra­phe 8, le four­nis­seur des ser­vices de trai­te­ment des don­nées expor­te, à la deman­de du cli­ent, tou­tes les don­nées exporta­bles dans un for­mat struc­tu­ré, cou­ram­ment uti­li­sé et lisi­ble par machine. 
(6) Les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées ne sont pas tenus de déve­lo­p­per de nou­vel­les tech­no­lo­gies ou de nou­veaux ser­vices, ni de divul­guer à un cli­ent ou à un aut­re four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées des actifs numé­ri­ques pro­té­gés par des droits de pro­prié­té intellec­tu­el­le ou con­sti­tu­ant un secret com­mer­cial, ni de por­ter att­ein­te à la sécu­ri­té et à l’in­té­gri­té du cli­ent ou du fournisseur.
Artic­le 31 Régime spé­ci­fi­que appli­ca­ble à cer­ta­ins ser­vices de trai­te­ment de données
(1) Les obli­ga­ti­ons pré­vues à l’ar­tic­le 23, point d), à l’ar­tic­le 29 et à l’ar­tic­le 30, para­gra­phes 1 et 3, ne s’ap­pli­quent pas aux ser­vices de trai­te­ment de don­nées dont la plu­part des fonc­tions essen­ti­el­les ont été con­çues pour répond­re aux beso­ins spé­ci­fi­ques d’un seul cli­ent, ou dont tous les élé­ments ont été déve­lo­p­pés pour répond­re aux beso­ins d’un seul cli­ent, et lorsque ces ser­vices de trai­te­ment de don­nées ne sont pas offerts à une échel­le com­mer­cia­le plus lar­ge par le biais du cata­lo­gue de ser­vices des four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de données. 
(98) Les ser­vices de trai­te­ment de don­nées rela­tifs à des ser­vices dont la plu­part des carac­té­ri­sti­ques prin­ci­pa­les sont spé­ci­fi­quement adap­tées aux beso­ins par­ti­cu­liers d’un seul cli­ent ou dont tous les élé­ments ont été con­çus pour répond­re aux beso­ins d’un seul cli­ent dev­rai­ent être exemp­tés de cer­tai­nes des obli­ga­ti­ons appli­ca­bles au pas­sa­ge d’un ser­vice de trai­te­ment de don­nées à un aut­re. Les ser­vices offerts à gran­de échel­le par le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées dans son cata­lo­gue de ser­vices ne dev­rai­ent pas en fai­re par­tie. Le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées a l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­mer cor­rec­te­ment les cli­ents poten­tiels de ces ser­vices, avant la con­clu­si­on d’un cont­rat, des obli­ga­ti­ons pré­vues par le pré­sent règle­ment qui ne s’ap­pli­quent pas aux ser­vices en que­sti­on. Rien n’empêche le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées d’in­tro­dui­re en fin de comp­te de tels ser­vices à gran­de échel­le, mais dans ce cas, il dev­rait se con­for­mer à tou­tes les obli­ga­ti­ons de chan­ge­ment pré­vues par le pré­sent règlement.
(2) Les obli­ga­ti­ons énon­cées dans le pré­sent cha­pit­re ne s’ap­pli­quent pas aux ser­vices de trai­te­ment des don­nées qui ne sont pas four­nis en ver­si­on com­plè­te, mais à des fins d’es­sai et d’éva­lua­ti­on et pour une durée limitée. 
(3) Avant de con­clu­re un cont­rat portant sur la four­ni­tu­re des ser­vices de trai­te­ment de don­nées visés au pré­sent artic­le, le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées infor­me le cli­ent poten­tiel des obli­ga­ti­ons pré­vues par le pré­sent cha­pit­re qui ne s’ap­pli­quent pas.

Cha­pit­re VII Accès et trans­ferts éta­ti­ques illi­ci­tes de don­nées à carac­tère non per­son­nel dans un con­tex­te international

Artic­le 32 Accès et trans­mis­si­on par l’É­tat dans un con­tex­te international
(1) Sans pré­ju­di­ce des para­gra­phes 2 ou 3, les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées pren­nent tou­tes les mesu­res tech­ni­ques, orga­ni­sa­ti­on­nel­les et juri­di­ques appro­priées, y com­pris des cont­rats, pour empêcher l’ac­cès et le trans­fert par l’É­tat, dans un con­tex­te inter­na­tio­nal et par des pays tiers, de don­nées à carac­tère non per­son­nel stockées dans l’U­ni­on, lorsque cela serait con­trai­re au droit de l’U­ni­on ou au droit natio­nal de l’É­tat membre concerné. 
(2) Tou­te décis­i­on d’u­ne juri­dic­tion d’un pays tiers ou tou­te décis­i­on d’u­ne auto­ri­té admi­ni­stra­ti­ve d’un pays tiers ordon­nant à un four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées de trans­fé­rer des don­nées à carac­tère non per­son­nel rele­vant du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment ou d’en auto­ri­ser l’ac­cès, quel­le que soit la maniè­re dont elle est ren­due, n’est recon­nue ou exé­cu­toire que si elle est fon­dée sur un instru­ment inter­na­tio­nal juri­di­quement con­traignant, tel qu’un accord d’en­trai­de judi­ciai­re ent­re le pays tiers deman­deur et l’U­ni­on ou un tel accord ent­re le pays tiers deman­deur et un État membre. 
(3) En l’ab­sence d’ac­cord inter­na­tio­nal visé au para­gra­phe 2, lorsqu’un four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées fait l’ob­jet d’u­ne décis­i­on judi­ciai­re d’un pays tiers ou d’u­ne décis­i­on admi­ni­stra­ti­ve d’un pays tiers impo­sant le trans­fert de don­nées à carac­tère non per­son­nel stockées dans l’U­ni­on ou l’oc­troi de l’ac­cès à ces don­nées dans le cad­re du pré­sent règle­ment et que le desti­na­tai­re de cet­te décis­i­on serait en infrac­tion avec le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal de l’É­tat membre con­cer­né en cas d’exé­cu­ti­on ulté­ri­eu­re, le trans­fert de ces don­nées ou l’oc­troi de l’ac­cès à cel­les-ci à l’au­to­ri­té du pays tiers con­cer­né n’a lieu que si
a) le système juri­di­que du pays tiers exi­ge que la décis­i­on ou le juge­ment soit motivé(e) et proportionné(e) et pré­voit que la décis­i­on ou le juge­ment doit être suf­fi­sam­ment précis(e), par exemp­le en faisant suf­fi­sam­ment réfé­rence à des per­son­nes soup­çon­nées ou à des vio­la­ti­ons spécifiques,
b) l’ob­jec­tion moti­vée du desti­na­tai­re soit exami­née par une juri­dic­tion com­pé­ten­te du pays tiers, et que
c) la juri­dic­tion com­pé­ten­te du pays tiers qui rend la décis­i­on ou le juge­ment, ou qui réex­ami­ne la décis­i­on d’u­ne auto­ri­té admi­ni­stra­ti­ve, est habi­li­tée, con­for­mé­ment au droit de ce pays tiers, à tenir dûment comp­te des inté­rêts juri­di­ques per­tin­ents du four­nis­seur des don­nées pro­té­gées par le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal de l’É­tat membre concerné.
Le desti­na­tai­re de la décis­i­on ou du juge­ment peut deman­der l’a­vis de l’in­stance natio­na­le com­pé­ten­te ou de l’au­to­ri­té char­gée de la coopé­ra­ti­on inter­na­tio­na­le en matiè­re judi­ciai­re afin de déter­mi­ner si les con­di­ti­ons pré­vues au pre­mier ali­néa sont rem­plies, notam­ment s’il esti­me que la décis­i­on peut por­ter sur des secrets d’af­fai­res et d’aut­res don­nées com­mer­cia­les sen­si­bles ain­si que sur des con­te­nus pro­té­gés par des droits de pro­prié­té intellec­tu­el­le, ou que la trans­mis­si­on pour­rait per­mett­re une ré-iden­ti­fi­ca­ti­on. L’or­ga­nis­me ou l’au­to­ri­té natio­na­le com­pé­ten­te peut con­sul­ter la Com­mis­si­on. Si le desti­na­tai­re esti­me que la décis­i­on ou le juge­ment est sus­cep­ti­ble de por­ter att­ein­te à la sécu­ri­té natio­na­le ou aux inté­rêts de défen­se de l’U­ni­on ou de ses États mem­bres, il deman­de l’a­vis des instances ou auto­ri­tés natio­na­les con­cer­nées afin de déter­mi­ner si les don­nées deman­dées con­cer­nent la sécu­ri­té natio­na­le ou les inté­rêts de défen­se de l’U­ni­on ou de ses États mem­bres. Si le desti­na­tai­re n’a pas reçu de répon­se dans un délai d’un mois ou si un tel orga­nis­me ou une tel­le auto­ri­té con­clut, dans son avis, que les con­di­ti­ons fixées au pre­mier ali­néa ne sont pas rem­plies, le desti­na­tai­re peut refu­ser la deman­de de trans­mis­si­on de don­nées à carac­tère non per­son­nel ou d’ac­cès à de tel­les don­nées pour ces motifs.
Le CEPD visé à l’ar­tic­le 42 con­seil­le et assi­ste la Com­mis­si­on dans l’é­la­bo­ra­ti­on de lignes direc­tri­ces pour éva­luer si les con­di­ti­ons visées au pre­mier ali­néa du pré­sent para­gra­phe sont remplies.
(4) Lorsque les con­di­ti­ons visées au para­gra­phe 2 ou au para­gra­phe 3 sont rem­plies, le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées four­nit la quan­ti­té mini­ma­le de don­nées auto­ri­sée en répon­se à la deman­de, sur la base d’u­ne inter­pré­ta­ti­on rai­sonnable de cet­te deman­de par le four­nis­seur ou par l’or­ga­nis­me ou l’au­to­ri­té natio­na­le com­pé­tents visés au para­gra­phe 3, deu­xiè­me alinéa. 
(5) Le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment des don­nées infor­me le cli­ent que ses don­nées font l’ob­jet d’u­ne deman­de d’ac­cès de la part d’u­ne auto­ri­té d’un pays tiers avant de satis­fai­re à cet­te deman­de, sauf dans les cas où la deman­de a une fina­li­té répres­si­ve et aus­si long­temps que cela est néces­saire pour pré­ser­ver l’ef­fi­ca­ci­té des mesu­res répressives. 
(101) Les pays tiers peu­vent adop­ter des lois, règle­ments et aut­res actes juri­di­ques visa­nt à per­mett­re le trans­fert de don­nées à carac­tère non per­son­nel stockées en dehors de leurs fron­tiè­res, y com­pris dans l’U­ni­on, ou l’ac­cès direct des auto­ri­tés publi­ques à ces don­nées. Les décis­i­ons de justi­ce ou les décis­i­ons d’aut­res auto­ri­tés judi­ciai­res ou admi­ni­stra­ti­ves, y com­pris les auto­ri­tés répres­si­ves, ren­dues dans des pays tiers et deman­dant un tel trans­fert ou un tel accès à des don­nées à carac­tère non per­son­nel dev­rai­ent être exé­cu­toires si elles sont fon­dées sur un accord inter­na­tio­nal, tel qu’un accord d’en­trai­de judi­ciai­re, con­clu ent­re le pays tiers deman­deur et l’U­ni­on ou un État membre. Par­fois, l’ob­li­ga­ti­on de trans­fé­rer des don­nées à carac­tère non per­son­nel ou d’ac­cor­der l’ac­cès à de tel­les don­nées en ver­tu du droit d’un pays tiers peut éga­le­ment aller à l’en­cont­re d’u­ne obli­ga­ti­on de pro­té­ger ces don­nées en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit natio­nal de l’É­tat membre con­cer­né, notam­ment en ce qui con­cer­ne la pro­tec­tion des droits fon­da­men­taux des per­son­nes, tels que le droit à la sécu­ri­té et le droit à un recours effec­tif, ou les inté­rêts fon­da­men­taux d’un État membre en matiè­re de sécu­ri­té ou de défen­se natio­na­le, ain­si que la pro­tec­tion des don­nées com­mer­cia­les sen­si­bles, y com­pris la pro­tec­tion du secret des affai­res, et la pro­tec­tion des droits de pro­prié­té intellec­tu­el­le, y com­pris les obli­ga­ti­ons con­trac­tu­el­les de con­fi­den­tia­li­té pré­vues par une tel­le légis­la­ti­on. En l’ab­sence d’ac­cord inter­na­tio­nal régis­sant ces que­sti­ons, le trans­fert de don­nées à carac­tère non per­son­nel ou l’ac­cès à de tel­les don­nées ne dev­rait être auto­ri­sé que s’il a été véri­fié que le système juri­di­que du pays tiers con­cer­né exi­ge que l’in­jonc­tion ou la décis­i­on judi­ciai­re soit moti­vée, pro­por­ti­onnée et suf­fi­sam­ment pré­cise, et qu’il per­met au desti­na­tai­re de sou­mett­re son objec­tion moti­vée au con­trô­le de la juri­dic­tion com­pé­ten­te du pays tiers, qui est habi­li­tée à prend­re dûment en con­sidé­ra­ti­on les inté­rêts juri­di­ques per­tin­ents du four­nis­seur de don­nées. Dans la mesu­re du pos­si­ble, le four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment des don­nées dev­rait être en mesu­re d’in­for­mer le cli­ent dont les don­nées sont deman­dées, dans le cad­re de la deman­de d’ac­cès aux don­nées de l’au­to­ri­té du pays tiers, avant d’ac­cor­der l’ac­cès à ces don­nées, afin de véri­fier si un tel accès est sus­cep­ti­ble d’en­freind­re le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal, tel que celui rela­tif à la pro­tec­tion des don­nées com­mer­cia­les sen­si­bles, y com­pris la pro­tec­tion du secret des affai­res et des droits de pro­prié­té intellec­tu­el­le et les obli­ga­ti­ons con­trac­tu­el­les de confidentialité.
(102) Afin de ren­forcer enco­re la con­fi­ance dans les don­nées, il est important que les pro­tec­tions desti­nées à garan­tir aux citoy­ens de l’U­ni­on, aux pou­voirs publics et aux ent­re­pri­ses le con­trô­le de leurs don­nées soi­ent mises en œuvre dans tou­te la mesu­re du pos­si­ble. En out­re, le droit, les valeurs et les nor­mes de l’U­ni­on dev­rai­ent être respec­tés, notam­ment en ce qui con­cer­ne la sécu­ri­té, la pro­tec­tion des don­nées et de la vie pri­vée et la pro­tec­tion des con­som­ma­teurs. Afin d’é­vi­ter que les auto­ri­tés de pays tiers n’ac­cè­dent illé­ga­le­ment à des don­nées à carac­tère non per­son­nel, les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des don­nées sou­mis au pré­sent règle­ment, tels que les ser­vices en nuage et de péri­phé­rie, dev­rai­ent prend­re tou­tes les mesu­res rai­sonn­ables pour empêcher l’ac­cès aux systè­mes dans les­quels sont stockées des don­nées à carac­tère non per­son­nel, y com­pris, le cas échéant, par le cryp­ta­ge des don­nées, des audits fré­quents, la véri­fi­ca­ti­on du respect des systè­mes per­tin­ents de cer­ti­fi­ca­ti­on de la sécu­ri­té et la modi­fi­ca­ti­on de la poli­tique de l’entreprise.

Cha­pit­re VIII Interopérabilité

Artic­le 33 Exi­gen­ces essen­ti­el­les en matiè­re d’in­teropé­ra­bi­li­té des don­nées, de méca­nis­mes et de ser­vices de par­ta­ge des don­nées et d’e­spaces euro­pé­ens com­muns de données
(1) Les par­ti­ci­pan­ts aux espaces de don­nées qui four­nis­sent des don­nées ou des ser­vices de don­nées à d’aut­res par­ti­ci­pan­ts se con­for­ment aux exi­gen­ces essen­ti­el­les sui­van­tes, qui faci­li­tent l’in­teropé­ra­bi­li­té des don­nées, des méca­nis­mes et des ser­vices de par­ta­ge des don­nées, ain­si que des espaces euro­pé­ens com­muns de don­nées, qui sont des cad­res interopé­ra­bles, spé­ci­fi­ques ou trans­sec­to­ri­els, de nor­mes et de pro­cé­du­res com­mu­nes pour le par­ta­ge ou le trai­te­ment con­joint de don­nées, y com­pris pour la mise au point de nou­veaux pro­duits et ser­vices, la recher­che sci­en­ti­fi­que ou les initia­ti­ves de la socié­té civi­le :
a) Le con­te­nu des ensem­bles de don­nées, les rest­ric­tions d’uti­li­sa­ti­on, les licen­ces, les métho­des de coll­ec­te des don­nées, la qua­li­té des don­nées et les incer­ti­tu­des sont décrits, le cas échéant dans un for­mat lisi­ble par machi­ne, de maniè­re suf­fi­san­te pour per­mett­re au desti­na­tai­re de trou­ver les don­nées, d’y accé­der et de les utiliser ;
b) les struc­tures de don­nées, les for­mats de don­nées, les voca­bu­lai­res, les systè­mes de clas­si­fi­ca­ti­on, les taxo­no­mies et les listes de codes, lorsqu’ils sont dis­po­ni­bles, sont décrits d’u­ne maniè­re acce­s­si­ble au public et cohérente ;
c) les moy­ens tech­ni­ques d’ac­cès aux don­nées, tels que les inter­faces de pro­gram­ma­ti­on d’ap­pli­ca­ti­ons, ain­si que leurs con­di­ti­ons d’uti­li­sa­ti­on et la qua­li­té du ser­vice, sont suf­fi­sam­ment décrits pour per­mett­re l’ac­cès auto­ma­tique aux don­nées et leur trans­mis­si­on auto­ma­tique ent­re les par­ties, y com­pris en con­tinu, par télé­char­ge­ment de mas­se ou en temps réel, dans un for­mat lisi­ble par machi­ne, pour autant que cela soit tech­ni­quement réa­li­sable et ne nui­se pas au bon fonc­tion­ne­ment du pro­duit en réseau
d) les moy­ens sont mis en œuvre, le cas échéant, pour per­mett­re l’in­teropé­ra­bi­li­té des outils d’au­to­ma­tisa­ti­on de l’exé­cu­ti­on des cont­rats de trans­fert de don­nées, tels que les cont­rats intelligents.
Les exi­gen­ces peu­vent être de natu­re géné­ra­le ou con­cer­ner des sec­teurs spé­ci­fi­ques, mais elles doi­vent tenir plei­ne­ment comp­te des inter­ac­tions avec les exi­gen­ces décou­lant d’aut­res légis­la­ti­ons de l’U­ni­on ou de la légis­la­ti­on nationale. 
(2) La Com­mis­si­on se voit con­fé­rer le pou­voir d’ad­op­ter des actes délé­gués, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 45 du pré­sent règle­ment, afin de com­plé­ter le pré­sent règle­ment en pré­cisant les exi­gen­ces essen­ti­el­les visées au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le, en ce qui con­cer­ne les exi­gen­ces qui, par natu­re, ne peu­vent pas pro­dui­re les effets escomp­tés, à moins qu’el­les ne soi­ent spé­ci­fi­ées dans des actes juri­di­quement con­traignants de l’U­ni­on, et afin de tenir dûment comp­te de l’é­vo­lu­ti­on des tech­no­lo­gies et du marché.
La Com­mis­si­on tient comp­te de l’a­vis du CEPD, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 42, point c), lorsqu’el­le adop­te des actes délégués. 
(3) Les par­ti­ci­pan­ts aux espaces de don­nées qui four­nis­sent des don­nées ou des ser­vices de don­nées à d’aut­res par­ti­ci­pan­ts aux espaces de don­nées qui sont con­for­mes, en tout ou en par­tie, aux nor­mes har­mo­ni­sées dont les réfé­ren­ces sont publiées au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on euro­pé­en­ne sont pré­su­més con­for­mes aux exi­gen­ces essen­ti­el­les défi­nies au para­gra­phe 1, dans la mesu­re où ces exi­gen­ces sont cou­ver­tes par ces nor­mes har­mo­ni­sées ou par des par­ties de ces nor­mes harmonisées. 
(4) Con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10 du règle­ment (UE) n° 1025/2012, la Com­mis­si­on don­ne man­dat à un ou plu­sieurs orga­nis­mes euro­pé­ens de nor­ma­li­sa­ti­on d’é­la­bo­rer des pro­jets de nor­mes har­mo­ni­sées répond­ant aux exi­gen­ces essen­ti­el­les visées au para­gra­phe 1 du pré­sent article. 
(5) La Com­mis­si­on peut, au moy­en d’ac­tes d’exé­cu­ti­on, adop­ter des spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes couvrant tout ou par­tie des exi­gen­ces essen­ti­el­les défi­nies au para­gra­phe 1, pour autant que les con­di­ti­ons sui­van­tes soi­ent rem­plies :
a) La Com­mis­si­on, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10, para­gra­phe 1, du règle­ment (UE) n° 1025/2012, a don­né man­dat à un ou plu­sieurs orga­nis­mes euro­pé­ens de nor­ma­li­sa­ti­on d’é­la­bo­rer une nor­me har­mo­ni­sée répond­ant aux exi­gen­ces essen­ti­el­les défi­nies au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le, et
i) soit la com­man­de n’a pas été acceptée
ii) les nor­mes har­mo­ni­sées rela­ti­ves à ce mar­ché n’ont pas été pré­sen­tées dans le délai fixé con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10, para­gra­phe 1, du règle­ment (UE) no 1025/2012, ou
iii) les nor­mes har­mo­ni­sées ne répon­dent pas au man­dat, et
b) aucu­ne réfé­rence n’a été publiée au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on euro­pé­en­ne, con­for­mé­ment au règle­ment (UE) no 1025/2012, pour les nor­mes har­mo­ni­sées couvrant les exi­gen­ces essen­ti­el­les per­ti­nen­tes défi­nies au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le, et il est peu pro­ba­ble qu’u­ne tel­le réfé­rence soit publiée dans un délai raisonnable.
Ces actes d’exé­cu­ti­on sont adop­tés con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re d’ex­amen visée à l’ar­tic­le 46, para­gra­phe 2. 
(6) Avant d’é­la­bo­rer un pro­jet d’ac­te d’exé­cu­ti­on visé au para­gra­phe 5 du pré­sent artic­le, la Com­mis­si­on infor­me le comi­té visé à l’ar­tic­le 22 du règle­ment (UE) n° 1025/2012 qu’el­le esti­me que les con­di­ti­ons visées au para­gra­phe 5 du pré­sent artic­le sont remplies. 
(7) Lors de l’é­la­bo­ra­ti­on du pro­jet d’ac­te d’exé­cu­ti­on visé au para­gra­phe 5, la Com­mis­si­on tient comp­te de l’a­vis du CEPD et des avis d’aut­res orga­nes ou grou­pes d’ex­perts com­pé­tents et con­sul­te dûment tou­tes les par­ties pren­an­tes concernées. 
(8) Les par­ti­ci­pan­ts aux espaces de don­nées qui four­nis­sent des don­nées ou des ser­vices de don­nées à d’aut­res par­ti­ci­pan­ts aux espaces de don­nées qui sont con­for­mes, en tout ou en par­tie, aux spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes adop­tées con­for­mé­ment aux actes d’exé­cu­ti­on visés au para­gra­phe 5 sont pré­su­més con­for­mes aux exi­gen­ces essen­ti­el­les défi­nies au para­gra­phe 1, pour autant que ces exi­gen­ces soi­ent cou­ver­tes, en tout ou en par­tie, par ces spé­ci­fi­ca­ti­ons communes. 
(9) Lorsqu’u­ne nor­me har­mo­ni­sée est adop­tée par un orga­nis­me euro­pé­en de nor­ma­li­sa­ti­on et pro­po­sée à la Com­mis­si­on aux fins de la publi­ca­ti­on de sa réfé­rence au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on euro­pé­en­ne, la Com­mis­si­on éva­lue la nor­me har­mo­ni­sée con­for­mé­ment au règle­ment (UE) n° 1025/2012. Lorsque la réfé­rence d’u­ne nor­me har­mo­ni­sée est publiée au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on euro­pé­en­ne, les actes d’exé­cu­ti­on visés au para­gra­phe 5 du pré­sent artic­le qui cou­vrent les mêmes exi­gen­ces essen­ti­el­les que cel­les cou­ver­tes par cet­te nor­me har­mo­ni­sée sont abro­gés en tout ou par­tie par la Commission. 
(10) Lorsqu’un État membre esti­me qu’u­ne spé­ci­fi­ca­ti­on com­mu­ne ne satis­fait pas entiè­re­ment aux exi­gen­ces essen­ti­el­les défi­nies au para­gra­phe 1, il en infor­me la Com­mis­si­on en lui four­nis­sant une expli­ca­ti­on détail­lée. La Com­mis­si­on éva­lue l’ex­pli­ca­ti­on détail­lée et peut, le cas échéant, modi­fier l’ac­te d’exé­cu­ti­on éta­blis­sant le cahier des char­ges com­mun en question. 
(11) La Com­mis­si­on peut adop­ter des lignes direc­tri­ces en tenant comp­te de la pro­po­si­ti­on du CEPD, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 30, point h), du règle­ment (UE) 2022/868 éta­blis­sant des cad­res interopé­ra­bles pour des nor­mes et des pro­cé­du­res com­mu­nes pour le fonc­tion­ne­ment d’e­spaces euro­pé­ens com­muns de données.
(103) La nor­ma­li­sa­ti­on et l’in­teropé­ra­bi­li­té sém­an­tique dev­rai­ent jouer un rôle important dans la mise en place de solu­ti­ons tech­ni­ques per­met­tant d’assurer l’in­teropé­ra­bi­li­té au sein des espaces euro­pé­ens com­muns de don­nées et ent­re ceux-ci, qui sont des cad­res interopé­ra­bles spé­ci­fi­ques à une fina­li­té ou à un sec­teur ou trans­sec­to­ri­els de nor­mes et de pro­cé­du­res com­mu­nes pour le trans­fert ou le trai­te­ment con­joint de don­nées, y com­pris pour le déve­lo­p­pe­ment de nou­veaux pro­duits et ser­vices, la recher­che sci­en­ti­fi­que ou les initia­ti­ves de la socié­té civi­le. Le pré­sent règle­ment dev­rait défi­nir cer­tai­nes exi­gen­ces essen­ti­el­les en matiè­re d’in­teropé­ra­bi­li­té. Les par­ti­ci­pan­ts aux espaces de don­nées qui four­nis­sent des don­nées ou des ser­vices de don­nées à d’aut­res par­ti­ci­pan­ts et qui sont des enti­tés faci­li­tant le trans­fert de don­nées au sein d’e­spaces euro­pé­ens com­muns de don­nées ou inter­venant dans ce trans­fert, y com­pris les pro­prié­tai­res de don­nées, dev­rai­ent se con­for­mer à ces exi­gen­ces dans la mesu­re où elles con­cer­nent des élé­ments sur les­quels ils exer­cent un con­trô­le. La con­for­mi­té à ces règles peut être assu­rée par le respect des exi­gen­ces essen­ti­el­les défi­nies dans le pré­sent règle­ment ou pré­su­mée sur la base du respect de nor­mes har­mo­ni­sées ou de spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes dans le cad­re d’u­ne pré­somp­ti­on de con­for­mi­té. Afin de faci­li­ter la con­for­mi­té aux exi­gen­ces d’in­teropé­ra­bi­li­té, il est néces­saire de pré­voir une pré­somp­ti­on de con­for­mi­té pour les solu­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té qui sont tota­le­ment ou par­ti­el­le­ment con­for­mes aux nor­mes har­mo­ni­sées éta­b­lies par le règle­ment (UE) no 1025/2012, qui con­sti­tue le cad­re stan­dard pour l’é­la­bo­ra­ti­on des nor­mes en ver­tu des­quel­les de tel­les pré­somp­ti­ons de con­for­mi­té sont pré­vues. La Com­mis­si­on dev­rait éva­luer les obs­ta­cles à l’in­teropé­ra­bi­li­té et clas­ser les beso­ins de nor­ma­li­sa­ti­on par ord­re de prio­ri­té, de sor­te qu’el­le pui­s­se, sur cet­te base et con­for­mé­ment au règle­ment (UE) no 1025/2012, don­ner man­dat à un ou plu­sieurs orga­nis­mes euro­pé­ens de nor­ma­li­sa­ti­on d’é­la­bo­rer des pro­jets de nor­mes har­mo­ni­sées répond­ant aux exi­gen­ces essen­ti­el­les défi­nies dans le pré­sent règle­ment. Lorsque de tels man­dats ne débou­ch­ent pas sur des nor­mes har­mo­ni­sées ou lorsque de tel­les nor­mes har­mo­ni­sées ne suf­fi­sent pas à garan­tir la con­for­mi­té avec les exi­gen­ces essen­ti­el­les du pré­sent règle­ment, la Com­mis­si­on dev­rait, tout en respec­tant dûment le rôle et les fonc­tions des orga­nis­mes de nor­ma­li­sa­ti­on, être en mesu­re d’ad­op­ter des spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes dans les domain­es pré­ci­tés. Les spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes ne dev­rai­ent être adop­tées qu’à tit­re de solu­ti­on de rech­an­ge excep­ti­on­nel­le pour faci­li­ter le respect des exi­gen­ces essen­ti­el­les du pré­sent règle­ment, ou lorsque le pro­ce­s­sus de nor­ma­li­sa­ti­on est blo­qué, ou en cas de retard dans l’é­ta­blis­se­ment de nor­mes har­mo­ni­sées appro­priées. Si un retard est dû à la com­ple­xi­té tech­ni­que de la nor­me con­cer­née, la Com­mis­si­on dev­rait en tenir comp­te avant d’en­vi­sa­ger l’ad­op­ti­on de spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes. Les spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes dev­rai­ent être éla­bo­rées de maniè­re ouver­te et inclu­si­ve, en tenant comp­te, le cas échéant, de l’a­vis du Con­seil euro­pé­en de l’in­no­va­ti­on dans le domaine des don­nées (EDIB) créé en ver­tu du règle­ment (UE) 2022/868. En out­re, des spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes pour­rai­ent éga­le­ment être adop­tées dans les dif­fér­ents sec­teurs – sur la base de leurs beso­ins spé­ci­fi­ques respec­tifs – con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on ou au droit natio­nal. En out­re, la Com­mis­si­on dev­rait être en mesu­re de com­man­der l’é­la­bo­ra­ti­on de nor­mes har­mo­ni­sées pour l’in­teropé­ra­bi­li­té des ser­vices de trai­te­ment des données.
Artic­le 34 Interopé­ra­bi­li­té à des fins d’uti­li­sa­ti­on par­al­lè­le de ser­vices de trai­te­ment de données
(1) Les exi­gen­ces énon­cées à l’ar­tic­le 23, à l’ar­tic­le 24, à l’ar­tic­le 25, para­gra­phe 2, point a) ii) et iv), et points e) et f), et à l’ar­tic­le 30, para­gra­phes 2, 3, 4 et 5, s’ap­pli­quent muta­tis mut­an­dis aux four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées afin de faci­li­ter l’in­teropé­ra­bi­li­té à des fins d’uti­li­sa­ti­on par­al­lè­le de ser­vices de trai­te­ment de données. 
(2) Lorsqu’un ser­vice de trai­te­ment de don­nées est uti­li­sé en par­al­lè­le avec un aut­re ser­vice de trai­te­ment de don­nées, les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées peu­vent deman­der des frais d’ex­tra­c­tion de don­nées, mais uni­quement pour réper­cuter les coûts d’ex­tra­c­tion encou­rus, sans dépas­ser ces coûts. 
(99) Con­for­mé­ment à l’e­xi­gence mini­ma­le de per­mett­re le chan­ge­ment de four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées, le pré­sent règle­ment vise éga­le­ment à amé­lio­rer l’in­teropé­ra­bi­li­té pour l’uti­li­sa­ti­on par­al­lè­le de plu­sieurs ser­vices de trai­te­ment de don­nées grâ­ce à des fonc­tion­na­li­tés com­plé­men­tai­res. Cela con­cer­ne les situa­tions dans les­quel­les les cli­ents ne rési­li­ent pas un cont­rat en vue de chan­ger de four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées, mais où plu­sieurs ser­vices de dif­fér­ents four­nis­seurs sont uti­li­sés en par­al­lè­le et de maniè­re interopé­ra­ble afin de pou­voir uti­li­ser les fonc­tions com­plé­men­tai­res des dif­fér­ents ser­vices dans la con­fi­gu­ra­ti­on du système du cli­ent. Tou­te­fois, con­trai­re­ment à l’ex­tra­c­tion uni­que requi­se lors de l’exé­cu­ti­on d’un chan­ge­ment, il est notoire que l’ex­tra­c­tion de don­nées d’un four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment de don­nées à un aut­re dans le but de faci­li­ter l’uti­li­sa­ti­on par­al­lè­le de ser­vices peut être un pro­ce­s­sus con­tinu. Les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées dev­rai­ent donc pou­voir con­tin­uer à per­ce­voir des frais d’ex­tra­c­tion de don­nées à des fins d’uti­li­sa­ti­on par­al­lè­le après trois ans à comp­ter de la date d’en­trée en vigueur du pré­sent règle­ment, qui ne dépas­sent pas les coûts encou­rus. Cela est important, ent­re aut­res, pour la réus­si­te de l’in­tro­duc­tion de stra­té­gies mul­ti­cloud, qui per­met­tent aux cli­ents de mett­re en œuvre des stra­té­gies infor­ma­ti­ques à l’é­preuve du temps et de rédui­re leur dépen­dance à l’é­gard d’un seul four­nis­seur de ser­vices de trai­te­ment des don­nées. En faci­li­tant une appro­che mul­ti­cloud pour les cli­ents des ser­vices de trai­te­ment des don­nées, on peut éga­le­ment con­tri­buer à ren­forcer la sta­bi­li­té opé­ra­ti­on­nel­le des systè­mes numé­ri­ques des cli­ents, com­me le pré­voit le règle­ment (UE) 2022/2554 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (32 ) en ce qui con­cer­ne les four­nis­seurs de ser­vices financiers.
Artic­le 35 Interopé­ra­bi­li­té des ser­vices de trai­te­ment de données
(1) Spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes et nor­mes har­mo­ni­sées pour l’in­teropé­ra­bi­li­té des ser­vices de trai­te­ment de don­nées
a) assu­rent, dans la mesu­re où cela est tech­ni­quement pos­si­ble, l’in­teropé­ra­bi­li­té ent­re dif­fér­ents ser­vices de trai­te­ment de don­nées couvrant le même type de service ;
b) amé­lio­rent la por­ta­bi­li­té des actifs numé­ri­ques ent­re les dif­fér­ents ser­vices de trai­te­ment des don­nées couvrant le même type de service ;
c) faci­li­tent, dans la mesu­re où cela est tech­ni­quement pos­si­ble, l’é­qui­va­lence fonc­tion­nel­le ent­re les ser­vices de trai­te­ment de don­nées visés à l’ar­tic­le 30, para­gra­phe 1, qui cou­vrent le même type de service ;
d) ne portent pas att­ein­te à la sécu­ri­té et à l’in­té­gri­té des ser­vices de trai­te­ment des don­nées et des données
e) sont con­çus pour per­mett­re une mise à niveau tech­ni­que et l’in­té­gra­ti­on de nou­vel­les fonc­tions et inno­va­tions dans les ser­vices de trai­te­ment des données.
(2) Les spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes et les nor­mes har­mo­ni­sées rela­ti­ves à l’in­teropé­ra­bi­li­té des ser­vices de trai­te­ment de l’in­for­ma­ti­on doi­vent régir de maniè­re appro­priée les élé­ments sui­vants :
a) les aspects de l’in­teropé­ra­bi­li­té dans le nuage en ce qui con­cer­ne l’in­teropé­ra­bi­li­té du trans­port, l’in­teropé­ra­bi­li­té syn­taxi­que, l’in­teropé­ra­bi­li­té sém­an­tique des don­nées, l’in­teropé­ra­bi­li­té com­porte­men­ta­le et l’in­teropé­ra­bi­li­té des règles et des spécifications ;
b) les aspects de la por­ta­bi­li­té des don­nées en nuage en ce qui con­cer­ne la por­ta­bi­li­té syn­taxi­que des don­nées, la por­ta­bi­li­té sém­an­tique des don­nées et la por­ta­bi­li­té des règles rela­ti­ves aux données ;
c) les aspects des appli­ca­ti­ons en nuage liés à la por­ta­bi­li­té syn­taxi­que des appli­ca­ti­ons, à la por­ta­bi­li­té des com­man­des des appli­ca­ti­ons, à la por­ta­bi­li­té des méta­don­nées des appli­ca­ti­ons, à la por­ta­bi­li­té du com­porte­ment des appli­ca­ti­ons et à la por­ta­bi­li­té des règles des applications.
(3) Les spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes doi­vent être con­for­mes à l’an­ne­xe II du règle­ment (UE) no 1025/2012.
(4) Après avoir pris en comp­te les nor­mes inter­na­tio­na­les et euro­pé­en­nes per­ti­nen­tes ain­si que les initia­ti­ves d’au­to­ré­gu­la­ti­on, la Com­mis­si­on peut, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10, para­gra­phe 1, du règle­ment (UE) n° 1025/2012, don­ner man­dat à un ou plu­sieurs orga­nis­mes euro­pé­ens de nor­ma­li­sa­ti­on d’é­la­bo­rer des pro­jets de nor­mes har­mo­ni­sées répond­ant aux exi­gen­ces essen­ti­el­les visées aux para­gra­phes 1 et 2 du pré­sent article. 
(5) La Com­mis­si­on peut, au moy­en d’ac­tes d’exé­cu­ti­on, adop­ter des spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes fon­dées sur des spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes couvrant tou­tes les exi­gen­ces essen­ti­el­les défi­nies aux para­gra­phes 1 et 2 du pré­sent article. 
(6) Lorsqu’el­le éla­bo­re le pro­jet d’ac­te d’exé­cu­ti­on visé au para­gra­phe 5 du pré­sent artic­le, la Com­mis­si­on tient comp­te de l’a­vis des auto­ri­tés com­pé­ten­tes con­cer­nées visées à l’ar­tic­le 37, para­gra­phe 5, point h), ain­si que de celui d’aut­res orga­nis­mes ou grou­pes d’ex­perts com­pé­tents, et con­sul­te dûment tou­tes les par­ties pren­an­tes concernées. 
(7) Lorsqu’un État membre esti­me qu’u­ne spé­ci­fi­ca­ti­on com­mu­ne ne satis­fait pas entiè­re­ment aux exi­gen­ces essen­ti­el­les visées aux para­gra­phes 1 et 2, il en infor­me la Com­mis­si­on en lui four­nis­sant une expli­ca­ti­on détail­lée. La Com­mis­si­on éva­lue l’ex­pli­ca­ti­on détail­lée et peut, le cas échéant, modi­fier l’ac­te d’exé­cu­ti­on éta­blis­sant la spé­ci­fi­ca­ti­on com­mu­ne concernée. 
(8) Aux fins de l’ar­tic­le 30, para­gra­phe 3, la Com­mis­si­on publie, au moy­en d’ac­tes d’exé­cu­ti­on, les réfé­ren­ces des nor­mes har­mo­ni­sées et des spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes d’in­teropé­ra­bi­li­té appli­ca­bles aux ser­vices de trai­te­ment des don­nées dans une base de don­nées cen­tra­le de l’U­ni­on sur les nor­mes d’in­teropé­ra­bi­li­té des ser­vices de trai­te­ment des données. 
(9) Les actes d’exé­cu­ti­on visés au pré­sent artic­le sont adop­tés con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re d’ex­amen visée à l’ar­tic­le 46, para­gra­phe 2.
(100) Les spé­ci­fi­ca­ti­ons et nor­mes d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes éla­bo­rées con­for­mé­ment à l’an­ne­xe II du règle­ment (UE) n° 1025/2012 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (33) dans le domaine de l’in­teropé­ra­bi­li­té et de la por­ta­bi­li­té dev­rai­ent per­mett­re la mise en place d’un envi­ron­ne­ment en nuage mul­ti-four­nis­seurs, ce qui est essen­tiel pour l’in­no­va­ti­on ouver­te dans l’é­co­no­mie euro­pé­en­ne des don­nées. Étant don­né que l’initia­ti­ve de coor­di­na­ti­on de la nor­ma­li­sa­ti­on en matiè­re d’in­for­ma­tique en nuage (CSC), qui s’est ache­vée en 2016, n’a pas per­mis une adop­ti­on mas­si­ve de nor­mes fixes par le mar­ché, la Com­mis­si­on doit éga­le­ment comp­ter sur les acteurs du mar­ché pour éla­bo­rer des spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes per­ti­nen­tes afin de sui­v­re le ryth­me des pro­grès tech­no­lo­gi­ques rapi­des dans ce sec­teur. Ces spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes peu­vent ensuite être adop­tées par la Com­mis­si­on sous la for­me de spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes. En out­re, s’il n’a pas été démon­tré que des spé­ci­fi­ca­ti­ons ou des nor­mes com­mu­nes faci­li­tant l’in­teropé­ra­bi­li­té effec­ti­ve en nuage du trai­te­ment des don­nées au niveau PaaS et SaaS peu­vent être éta­b­lies par des pro­cé­du­res gui­dées par le mar­ché, la Com­mis­si­on dev­rait être en mesu­re, sur la base du pré­sent règle­ment et con­for­mé­ment au règle­ment (UE) no 1025/2012, de man­da­ter des orga­nis­mes euro­pé­ens de nor­ma­li­sa­ti­on pour éla­bo­rer de tel­les nor­mes pour cer­ta­ins types de ser­vices pour les­quels de tel­les nor­mes n’e­xi­stent pas enco­re. En out­re, la Com­mis­si­on encou­ra­ge­ra les acteurs du mar­ché à éla­bo­rer des spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes per­ti­nen­tes. la suite d’u­ne con­sul­ta­ti­on des par­ties inté­res­sées, la Com­mis­si­on dev­rait pou­voir, au moy­en d’ac­tes d’exé­cu­ti­on, impo­ser l’uti­li­sa­ti­on de nor­mes d’in­teropé­ra­bi­li­té har­mo­ni­sées ou de spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes d’in­teropé­ra­bi­li­té pour cer­ta­ins types de ser­vices, par réfé­rence à une base de don­nées cen­tra­le de l’U­ni­on sur les nor­mes d’in­teropé­ra­bi­li­té des ser­vices de trai­te­ment des don­nées. Les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des don­nées dev­rai­ent assurer la com­pa­ti­bi­li­té avec ces nor­mes har­mo­ni­sées et spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes sur la base de spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes qui ne dev­rai­ent pas por­ter att­ein­te à la sécu­ri­té ou à l’in­té­gri­té des don­nées. Il n’est fait réfé­rence à des nor­mes har­mo­ni­sées pour l’in­teropé­ra­bi­li­té des ser­vices de trai­te­ment des don­nées et à des spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes fon­dées sur des spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té ouver­tes que si elles satis­font aux critères étab­lis par le pré­sent règle­ment, qui ont la même valeur que les exi­gen­ces énon­cées à l’an­ne­xe II du règle­ment (UE) no 1025/2012 et les aspects de l’in­teropé­ra­bi­li­té défi­nis dans la nor­me inter­na­tio­na­le ISO/CEI 19941:2017. En out­re, les beso­ins des PME dev­rai­ent être pris en comp­te dans le pro­ce­s­sus de normalisation.
Artic­le 36 Exi­gen­ces essen­ti­el­les appli­ca­bles aux cont­rats intel­li­gents pour l’exé­cu­ti­on des accords de trans­fert de données
(1) Le four­nis­seur d’u­ne appli­ca­ti­on dans laquel­le des cont­rats intel­li­gents sont uti­li­sés ou, à défaut, la per­son­ne dont l’ac­ti­vi­té com­mer­cia­le, indu­stri­el­le ou pro­fes­si­on­nel­le impli­que l’uti­li­sa­ti­on de cont­rats intel­li­gents pour le comp­te de tiers dans le cad­re de l’exé­cu­ti­on tota­le ou par­ti­el­le d’un accord de four­ni­tu­re de don­nées doit veil­ler à ce que ces cont­rats intel­li­gents respec­tent les exi­gen­ces essen­ti­el­les sui­van­tes :
a) la robust­es­se et le con­trô­le d’ac­cès, pour garan­tir que le cont­rat intel­li­gent a été con­çu de maniè­re à offrir des méca­nis­mes de con­trô­le d’ac­cès et un très haut niveau de robust­es­se afin d’é­vi­ter les err­eurs de fonc­tion­ne­ment et de rési­ster aux mani­pu­la­ti­ons par des tiers
b) rési­lia­ti­on et inter­rup­ti­on sûres, afin de garan­tir qu’il exi­ste un méca­nis­me per­met­tant de mett­re fin à la pour­suite de l’exé­cu­ti­on des tran­sac­tions et que le cont­rat intel­li­gent com­por­te des fonc­tions inter­nes per­met­tant de réinitia­li­ser le cont­rat ou de don­ner l’ins­truc­tion de mett­re fin à l’opé­ra­ti­on ou de l’in­ter­romp­re, notam­ment afin d’é­vi­ter une future exé­cu­ti­on involontaire ;
c) l’ar­chivage et la con­ti­nui­té des don­nées, afin de garan­tir que, dans les situa­tions où un cont­rat intel­li­gent doit être rési­lié ou désac­ti­vé, il est pos­si­ble d’ar­chi­ver les don­nées de tran­sac­tion, la logi­que et le code de pro­gram­me du cont­rat intel­li­gent, afin de con­ser­ver une trace des opé­ra­ti­ons (audi­ta­bi­li­té) effec­tuées dans le pas­sé sur les données
d) le con­trô­le d’ac­cès, afin de garan­tir qu’un cont­rat intel­li­gent est pro­té­gé par des méca­nis­mes de con­trô­le d’ac­cès stricts au niveau de la gou­ver­nan­ce et au niveau du cont­rat intel­li­gent ; et
e) la cohé­rence, afin de garan­tir la con­for­mi­té avec les con­di­ti­ons de l’ac­cord de par­ta­ge des don­nées mis en œuvre par le cont­rat intelligent.
(2) Le four­nis­seur d’un cont­rat intel­li­gent ou, à défaut, la per­son­ne dont l’ac­ti­vi­té com­mer­cia­le, indu­stri­el­le ou pro­fes­si­on­nel­le impli­que l’uti­li­sa­ti­on de cont­rats intel­li­gents pour le comp­te de tiers dans le cad­re de l’exé­cu­ti­on de tout ou par­tie d’un accord de four­ni­tu­re de don­nées, procè­de à une éva­lua­ti­on de la con­for­mi­té aux exi­gen­ces essen­ti­el­les défi­nies au para­gra­phe 1 et, si ces exi­gen­ces sont rem­plies, éta­blit une décla­ra­ti­on UE de conformité. 
(3) En déliv­rant la décla­ra­ti­on de con­for­mi­té UE, le four­nis­seur d’u­ne appli­ca­ti­on uti­li­sant des cont­rats intel­li­gents ou, à défaut, la per­son­ne dont l’ac­ti­vi­té com­mer­cia­le, indu­stri­el­le ou pro­fes­si­on­nel­le impli­que l’uti­li­sa­ti­on de cont­rats intel­li­gents pour le comp­te de tiers dans le cad­re de l’exé­cu­ti­on d’un accord de four­ni­tu­re de don­nées ou de par­ties de celui-ci, assu­me la responsa­bi­li­té du respect des exi­gen­ces essen­ti­el­les défi­nies au para­gra­phe 1. 
(4) Un cont­rat intel­li­gent con­for­me aux nor­mes har­mo­ni­sées ou aux par­ties per­ti­nen­tes de ces nor­mes, dont les réfé­ren­ces sont publiées au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on euro­pé­en­ne, est pré­su­mé con­for­me aux exi­gen­ces essen­ti­el­les défi­nies au para­gra­phe 1, dans la mesu­re où ces exi­gen­ces sont cou­ver­tes par ces nor­mes harmonisées. 
(5) Con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10 du règle­ment (UE) n° 1025/2012, la Com­mis­si­on don­ne man­dat à un ou plu­sieurs orga­nis­mes euro­pé­ens de nor­ma­li­sa­ti­on d’é­la­bo­rer des pro­jets de nor­mes har­mo­ni­sées répond­ant aux exi­gen­ces essen­ti­el­les visées au para­gra­phe 1 du pré­sent article. 
(6) La Com­mis­si­on peut, au moy­en d’ac­tes d’exé­cu­ti­on, adop­ter des spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes couvrant tout ou par­tie des exi­gen­ces essen­ti­el­les visées au para­gra­phe 1, pour autant que les con­di­ti­ons sui­van­tes soi­ent rem­plies :
a) La Com­mis­si­on, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10, para­gra­phe 1, du règle­ment (UE) n° 1025/2012, a don­né man­dat à un ou plu­sieurs orga­nis­mes euro­pé­ens de nor­ma­li­sa­ti­on d’é­la­bo­rer une nor­me har­mo­ni­sée répond­ant aux exi­gen­ces essen­ti­el­les défi­nies au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le, et
i) la com­man­de n’a pas été acceptée
ii) les nor­mes har­mo­ni­sées rela­ti­ves à ce mar­ché n’ont pas été pré­sen­tées dans le délai fixé con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10, para­gra­phe 1, du règle­ment (UE) no 1025/2012, ou
iii) les nor­mes har­mo­ni­sées ne répon­dent pas au man­dat, et
b) aucu­ne réfé­rence n’a été publiée au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on euro­pé­en­ne, con­for­mé­ment au règle­ment (UE) no 1025/2012, pour les nor­mes har­mo­ni­sées couvrant les exi­gen­ces essen­ti­el­les per­ti­nen­tes défi­nies au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le, et il est peu pro­ba­ble qu’u­ne tel­le réfé­rence soit publiée dans un délai raisonnable.
Ces actes d’exé­cu­ti­on sont adop­tés con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re d’ex­amen visée à l’ar­tic­le 46, para­gra­phe 2. 
(7) Avant d’é­la­bo­rer un pro­jet d’ac­te d’exé­cu­ti­on visé au para­gra­phe 6 du pré­sent artic­le, la Com­mis­si­on infor­me le comi­té visé à l’ar­tic­le 22 du règle­ment (UE) n° 1025/2012 qu’el­le esti­me que les con­di­ti­ons visées au para­gra­phe 6 du pré­sent artic­le ont été remplies. 
(8) Lors de l’é­la­bo­ra­ti­on du pro­jet d’ac­te d’exé­cu­ti­on visé au para­gra­phe 6, la Com­mis­si­on tient comp­te de l’a­vis du CEPD et des avis d’aut­res orga­nes ou grou­pes d’ex­perts com­pé­tents et con­sul­te dûment tou­tes les par­ties pren­an­tes concernées. 
(9) Le four­nis­seur d’un cont­rat intel­li­gent ou, à défaut, la per­son­ne dont les acti­vi­tés com­mer­cia­les, indu­stri­el­les ou pro­fes­si­on­nel­les impli­quent le recours à des cont­rats intel­li­gents pour le comp­te de tiers dans le cad­re de l’exé­cu­ti­on de tout ou par­tie d’un accord de four­ni­tu­re de don­nées con­for­me aux spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes éta­b­lies en tout ou par­tie par les actes d’exé­cu­ti­on visés au para­gra­phe 6 est pré­su­mé con­for­me aux exi­gen­ces essen­ti­el­les défi­nies au para­gra­phe 1, dans la mesu­re où ces exi­gen­ces sont cou­ver­tes en tout ou par­tie par ces spé­ci­fi­ca­ti­ons communes. 
(10) Lorsqu’u­ne nor­me har­mo­ni­sée est adop­tée par un orga­nis­me euro­pé­en de nor­ma­li­sa­ti­on et pro­po­sée à la Com­mis­si­on pour publi­ca­ti­on de sa réfé­rence au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on euro­pé­en­ne, la Com­mis­si­on éva­lue cet­te nor­me har­mo­ni­sée con­for­mé­ment au règle­ment (UE) n° 1025/2012. Lorsque la réfé­rence d’u­ne nor­me har­mo­ni­sée est publiée au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on euro­pé­en­ne, les actes d’exé­cu­ti­on visés au para­gra­phe 6 du pré­sent artic­le qui cou­vrent les mêmes exi­gen­ces essen­ti­el­les que cel­les cou­ver­tes par cet­te nor­me har­mo­ni­sée sont abro­gés en tout ou par­tie par la Commission. 
(11) Lorsqu’un État membre esti­me qu’u­ne spé­ci­fi­ca­ti­on com­mu­ne ne satis­fait pas entiè­re­ment aux exi­gen­ces essen­ti­el­les visées au para­gra­phe 1, il en infor­me la Com­mis­si­on en lui four­nis­sant une expli­ca­ti­on détail­lée. La Com­mis­si­on éva­lue l’ex­pli­ca­ti­on détail­lée et peut, le cas échéant, modi­fier l’ac­te d’exé­cu­ti­on éta­blis­sant la spé­ci­fi­ca­ti­on com­mu­ne concernée.
(104) Afin de favo­ri­ser l’in­teropé­ra­bi­li­té des outils d’exé­cu­ti­on auto­ma­ti­sée des accords de par­ta­ge de don­nées, il est néces­saire de défi­nir des exi­gen­ces essen­ti­el­les pour les cont­rats intel­li­gents que les pro­fes­si­on­nels cré­ent pour d’aut­res ou intègrent dans des appli­ca­ti­ons qui faci­li­tent la mise en œuvre des accords de par­ta­ge de don­nées. Afin de faci­li­ter la con­for­mi­té de ces cont­rats intel­li­gents à ces exi­gen­ces essen­ti­el­les, il est néces­saire de pré­voir une pré­somp­ti­on de con­for­mi­té pour les cont­rats intel­li­gents qui sont entiè­re­ment ou par­ti­el­le­ment con­for­mes aux nor­mes har­mo­ni­sées visées dans le règle­ment (UE) no 1025/2012. Le ter­me „cont­rat intel­li­gent“ uti­li­sé dans le pré­sent règle­ment est neu­tre sur le plan tech­no­lo­gi­que. Les cont­rats intel­li­gents peu­vent, par exemp­le, être asso­ciés à un regist­re élec­tro­ni­que des tran­sac­tions. Les exi­gen­ces essen­ti­el­les ne dev­rai­ent s’ap­pli­quer qu’aux four­nis­seurs de cont­rats intel­li­gents, et non lorsqu’ils éla­bo­rent en inter­ne des cont­rats intel­li­gents desti­nés à un usa­ge inter­ne uni­quement. L’e­xi­gence essen­ti­el­le visa­nt à garan­tir que les cont­rats intel­li­gents pui­s­sent être sus­pen­dus et rési­liés sup­po­se le con­sen­te­ment mutuel des par­ties à l’ac­cord de trans­fert de don­nées. L’uti­li­sa­ti­on de cont­rats intel­li­gents pour l’exé­cu­ti­on auto­ma­ti­sée de tels accords n’af­fec­te pas ou ne dev­rait pas affec­ter l’ap­pli­ca­bi­li­té des règles per­ti­nen­tes du droit civil, du droit des cont­rats et du droit de la con­som­ma­ti­on aux accords de trans­fert de données.
(105) Afin de démon­trer que les exi­gen­ces essen­ti­el­les du pré­sent règle­ment sont respec­tées, le four­nis­seur d’un cont­rat intel­li­gent – ou, à défaut, la per­son­ne dont l’ac­ti­vi­té com­mer­cia­le, indu­stri­el­le ou pro­fes­si­on­nel­le impli­que la mise en place de cont­rats intel­li­gents pour autrui dans le cad­re de l’exé­cu­ti­on de tout ou par­tie d’un accord de four­ni­tu­re de don­nées dans le con­tex­te du pré­sent règle­ment – dev­rait pro­cé­der à une éva­lua­ti­on de la con­for­mi­té et éta­b­lir une décla­ra­ti­on UE de con­for­mi­té. Cet­te éva­lua­ti­on de la con­for­mi­té dev­rait être sou­mi­se aux prin­cipes géné­raux énon­cés dans le règle­ment () no 765/2008 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (34) et la décis­i­on () no 768/2008 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (35).
(106) Out­re le fait que les déve­lo­p­peurs pro­fes­si­on­nels de cont­rats intel­li­gents doi­vent être tenus de respec­ter des exi­gen­ces essen­ti­el­les, il est éga­le­ment important d’en­cou­ra­ger les par­ti­ci­pan­ts aux espaces de don­nées qui four­nis­sent des don­nées ou des ser­vices basés sur les don­nées à d’aut­res par­ti­ci­pan­ts au sein d’e­spaces de don­nées euro­pé­ens com­muns et par l’in­ter­mé­di­ai­re de ces espaces de don­nées à sou­te­nir l’in­teropé­ra­bi­li­té des outils de par­ta­ge des don­nées, y com­pris les cont­rats intelligents.

Cha­pit­re IX Appli­ca­ti­on et exécution

Artic­le 37 Auto­ri­tés com­pé­ten­tes et coor­di­na­teurs de données
(107) Afin de garan­tir l’ap­pli­ca­ti­on et le respect du pré­sent règle­ment, les États mem­bres dev­rai­ent dési­gner une ou plu­sieurs auto­ri­tés com­pé­ten­tes. Si un État membre dési­gne plus d’u­ne auto­ri­té com­pé­ten­te, il dev­rait éga­le­ment dési­gner par­mi elles un coor­di­na­teur de don­nées. Les auto­ri­tés com­pé­ten­tes dev­rai­ent coopé­rer ent­re elles. En exer­çant leurs pou­voirs d’en­quête con­for­mé­ment aux pro­cé­du­res natio­na­les appli­ca­bles, les auto­ri­tés com­pé­ten­tes dev­rai­ent être en mesu­re de recher­cher et d’ob­te­nir des infor­ma­ti­ons, notam­ment en ce qui con­cer­ne les acti­vi­tés des enti­tés rele­vant de leur com­pé­tence et, y com­pris dans le cad­re d’en­quêtes con­join­tes, en tenant dûment comp­te du fait que les mesu­res de con­trô­le et d’exé­cu­ti­on con­cer­nant des enti­tés rele­vant de la com­pé­tence d’un aut­re État membre dev­rai­ent être pri­ses par l’au­to­ri­té com­pé­ten­te de cet aut­re État membre, le cas échéant con­for­mé­ment aux pro­cé­du­res de coopé­ra­ti­on trans­fron­ta­liè­re. Les auto­ri­tés com­pé­ten­tes dev­rai­ent se prêter mutu­el­le­ment assi­stance en temps uti­le, en par­ti­cu­lier lorsqu’u­ne auto­ri­té com­pé­ten­te d’un État membre déti­ent des infor­ma­ti­ons per­ti­nen­tes pour une enquête menée par les auto­ri­tés com­pé­ten­tes d’aut­res États mem­bres, ou peut recu­eil­lir de tel­les infor­ma­ti­ons aux­quel­les les auto­ri­tés com­pé­ten­tes de l’É­tat membre dans lequel l’en­ti­té est éta­b­lie n’ont pas accès. Les auto­ri­tés com­pé­ten­tes et les coor­di­na­teurs de don­nées dev­rai­ent figu­rer dans un regist­re public tenu par la Com­mis­si­on. Le coor­di­na­teur de don­nées pour­rait appor­ter une aide sup­p­lé­men­tai­re pour faci­li­ter la coopé­ra­ti­on dans les situa­tions trans­fron­ta­liè­res, par exemp­le lorsqu’u­ne auto­ri­té com­pé­ten­te d’un État membre don­né ne sait pas à quel­le auto­ri­té s’adress­er dans l’É­tat membre du coor­di­na­teur de don­nées, si le cas con­cer­ne par exemp­le plu­sieurs auto­ri­tés com­pé­ten­tes ou plu­sieurs sec­teurs. Le coor­di­na­teur de don­nées dev­rait agir en tant que point de cont­act uni­que pour tou­tes les que­sti­ons liées à l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment. Si aucun coor­di­na­teur de don­nées n’a été dési­gné, l’au­to­ri­té com­pé­ten­te dev­rait assu­mer les tâches con­fiées au coor­di­na­teur de don­nées en ver­tu du pré­sent règle­ment. Les auto­ri­tés char­gées de veil­ler au respect de la légis­la­ti­on en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées et les auto­ri­tés com­pé­ten­tes dési­gnées en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit natio­nal dev­rai­ent être respons­ables de l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment dans leurs domain­es de com­pé­tence. Afin d’é­vi­ter tout con­flit d’in­té­rêts, les auto­ri­tés char­gées de l’ap­pli­ca­ti­on et du con­trô­le de l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment dans le domaine de la four­ni­tu­re de don­nées à la suite d’u­ne deman­de fon­dée sur un beso­in excep­ti­on­nel ne dev­rai­ent pas être habi­li­tées à for­mu­ler une tel­le demande.
(1) Chaque État membre dési­gne une ou plu­sieurs auto­ri­tés com­pé­ten­tes char­gées d’ap­pli­quer et de fai­re respec­ter le pré­sent règle­ment (ci-après dénom­mées „auto­ri­tés com­pé­ten­tes“). Les États mem­bres peu­vent cré­er une ou plu­sieurs nou­vel­les auto­ri­tés ou s’ap­puy­er sur des auto­ri­tés existantes. 
(2) Lorsqu’un État membre dési­gne plus d’u­ne auto­ri­té com­pé­ten­te, il dési­gne un coor­di­na­teur de don­nées par­mi cel­les-ci, afin de faci­li­ter la coopé­ra­ti­on ent­re les auto­ri­tés com­pé­ten­tes et d’as­si­ster les enti­tés rele­vant du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment pour tou­tes les que­sti­ons liées à sa mise en œuvre et à son appli­ca­ti­on. Les auto­ri­tés com­pé­ten­tes coopè­rent dans l’e­xer­ci­ce des fonc­tions et des pou­voirs qui leur sont con­fé­rés en ver­tu du para­gra­phe 5. 
(3) Les auto­ri­tés de con­trô­le char­gées de sur­veil­ler l’ap­pli­ca­ti­on du règle­ment (UE) 2016/679 sont éga­le­ment char­gées de sur­veil­ler l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment en ce qui con­cer­ne la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel. Les cha­pi­t­res VI et VII du règle­ment (UE) 2016/679 s’ap­pli­quent muta­tis mutandis. 
Le con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées est char­gé de sur­veil­ler l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment dans la mesu­re où la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne ou les orga­nes de l’U­ni­on sont con­cer­nés. Le cas échéant, l’ar­tic­le 62 du règle­ment (UE) 2018/1725 s’ap­pli­que muta­tis mutandis. 
Les auto­ri­tés de con­trô­le visées au pré­sent para­gra­phe exer­cent leurs fonc­tions et leurs com­pé­ten­ces en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment des don­nées à carac­tère personnel. 
(4) Sans pré­ju­di­ce du para­gra­phe 1, les dis­po­si­ti­ons sui­van­tes s’ap­pli­quent :
a) Pour les que­sti­ons sec­to­ri­el­les spé­ci­fi­ques con­cer­nant l’ac­cès aux don­nées et leur uti­li­sa­ti­on dans le cad­re de l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, la com­pé­tence des auto­ri­tés sec­to­ri­el­les est préservée ;
b) l’au­to­ri­té com­pé­ten­te responsable de la mise en œuvre et du con­trô­le de l’ap­pli­ca­ti­on des artic­les 23 à 31 et des artic­les 34 et 35 doit avoir de l’expé­ri­ence dans le domaine des don­nées et des ser­vices de com­mu­ni­ca­ti­ons électroniques.
(5) Les États mem­bres veil­lent à ce que les tâches et les pou­voirs des auto­ri­tés com­pé­ten­tes soi­ent clai­re­ment défi­nis et com­pren­nent
a) pro­mou­voir les com­pé­ten­ces en matiè­re de don­nées et sen­si­bi­li­ser les uti­li­sa­teurs et les enti­tés ent­rant dans le champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment aux droits et obli­ga­ti­ons qui en découlent ;
(19) L’ex­pres­si­on „com­pé­tence en matiè­re de don­nées“ dési­gne les apti­tu­des, les con­nais­sances et la com­pré­hen­si­on qui per­met­tent aux uti­li­sa­teurs, aux con­som­ma­teurs et aux ent­re­pri­ses, en par­ti­cu­lier les PME, qui relè­vent du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, de prend­re con­sci­ence de la valeur poten­ti­el­le des don­nées qu’ils génè­rent, pro­dui­sent et part­agent, et qui les inci­tent à offrir et à don­ner accès à leurs don­nées con­for­mé­ment à la légis­la­ti­on appli­ca­ble. L’é­du­ca­ti­on aux don­nées dev­rait aller au-delà de l’ac­qui­si­ti­on de con­nais­sances sur les outils et les tech­no­lo­gies et viser à don­ner aux citoy­ens et aux ent­re­pri­ses la capa­ci­té et les moy­ens de tirer pro­fit d’un mar­ché des don­nées inclu­sif et équi­ta­ble. La dif­fu­si­on de mesu­res rela­ti­ves aux com­pé­ten­ces en matiè­re de don­nées et la mise en place d’un sui­vi appro­prié pour­rai­ent con­tri­buer à amé­lio­rer les con­di­ti­ons de tra­vail et, en fin de comp­te, à con­so­li­der l’é­co­no­mie des don­nées dans l’U­ni­on et à en favo­ri­ser la tra­jec­toire d’in­no­va­ti­on. Les auto­ri­tés com­pé­ten­tes dev­rai­ent pro­mou­voir des outils et prend­re des mesu­res pour amé­lio­rer les com­pé­ten­ces en matiè­re de don­nées des uti­li­sa­teurs et des enti­tés rele­vant du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment et pour les sen­si­bi­li­ser à leurs droits et obli­ga­ti­ons au tit­re du pré­sent règlement.
b) trai­ter les plain­tes rela­ti­ves à des vio­la­ti­ons pré­su­mées du pré­sent règle­ment, y com­pris en ce qui con­cer­ne les secrets d’af­fai­res, et pro­cé­der à une enquête appro­priée sur l’ob­jet de la plain­te, ain­si qu’in­for­mer régu­liè­re­ment le plaignant, le cas échéant con­for­mé­ment à la légis­la­ti­on natio­na­le, dans un délai rai­sonnable, de l’a­vance­ment et du résul­tat de l’en­quête, notam­ment lorsqu’u­ne enquête com­plé­men­tai­re ou une coor­di­na­ti­on avec une aut­re auto­ri­té com­pé­ten­te est nécessaire ;
c) mener des enquêtes sur des que­sti­ons liées à l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, y com­pris sur la base d’in­for­ma­ti­ons four­nies par une aut­re auto­ri­té com­pé­ten­te ou tou­te aut­re autorité ;
d) impo­ser des sanc­tions finan­ciè­res effec­ti­ves, pro­por­ti­onnées et dissua­si­ves, pou­vant inclu­re des ast­rein­tes et des sanc­tions pécu­ni­ai­res avec effet rétroac­tif, ou enga­ger des pro­cé­du­res judi­ciai­res en vue d’in­f­li­ger des amendes
e) sui­v­re les évo­lu­ti­ons tech­no­lo­gi­ques et éco­no­mi­ques per­ti­nen­tes qui ont une inci­dence sur la four­ni­tu­re et l’uti­li­sa­ti­on des données ;
f) coopé­rer avec les auto­ri­tés com­pé­ten­tes des aut­res États mem­bres et, le cas échéant, avec la Com­mis­si­on ou le CEPD, afin d’assurer l’ap­pli­ca­ti­on uni­for­me et effi­cace du pré­sent règle­ment, y com­pris en éch­an­geant sans délai tou­te infor­ma­ti­on per­ti­nen­te par voie élec­tro­ni­que, y com­pris en ce qui con­cer­ne le para­gra­phe 10 du pré­sent article ;
g) coopé­rer avec les auto­ri­tés com­pé­ten­tes con­cer­nées char­gées de l’ap­pli­ca­ti­on d’aut­res actes légis­la­tifs de l’U­ni­on ou nati­on­aux, y com­pris les auto­ri­tés com­pé­ten­tes dans le domaine des don­nées et des ser­vices de com­mu­ni­ca­ti­ons élec­tro­ni­ques, l’au­to­ri­té de con­trô­le char­gée de sur­veil­ler l’ap­pli­ca­ti­on du règle­ment (UE) 2016/679 ou les auto­ri­tés sec­to­ri­el­les, afin de veil­ler à ce que le pré­sent règle­ment soit appli­qué con­for­mé­ment aux aut­res légis­la­ti­ons de l’U­ni­on et aux légis­la­ti­ons nationales ;
h) coopé­rer avec les auto­ri­tés com­pé­ten­tes con­cer­nées afin de veil­ler à l’ap­pli­ca­ti­on des artic­les 23 à 31 et des artic­les 34 et 35, con­for­mé­ment aux aut­res dis­po­si­ti­ons du droit de l’U­ni­on et à l’au­to­ré­gu­la­ti­on appli­ca­ble aux four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de données ;
i) veil­ler à la sup­pres­si­on des com­mis­si­ons de chan­ge con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 29 ;
j) Examen des deman­des de don­nées con­for­mé­ment au cha­pit­re V.
Lorsqu’un coor­di­na­teur de don­nées est dési­gné, il faci­li­te la coopé­ra­ti­on visée au pre­mier ali­néa, points f), g) et h), et assi­ste les auto­ri­tés com­pé­ten­tes à leur demande.
(6) Si une tel­le auto­ri­té com­pé­ten­te a été dési­gnée, le coor­di­na­teur de don­nées est char­gé des tâches sui­van­tes :
a) Il fait office de point de cont­act uni­que pour tou­tes les que­sti­ons liées à l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règlement ;
b) il garan­tit la dis­po­ni­bi­li­té publi­que des deman­des d’ac­cès aux don­nées pré­sen­tées par les orga­nis­mes du sec­teur public en cas de néces­si­té excep­ti­on­nel­le, con­for­mé­ment au cha­pit­re V, et encou­ra­ge les accords volon­tai­res de par­ta­ge de don­nées ent­re les orga­nis­mes du sec­teur public et les déten­teurs de données
c) infor­me chaque année la Com­mis­si­on des refus noti­fi­és con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 4, para­gra­phes 2 et 8, et à l’ar­tic­le 5, para­gra­phe 11.
(7) Les États mem­bres com­mu­ni­quent à la Com­mis­si­on le nom des auto­ri­tés com­pé­ten­tes, ain­si que leurs fonc­tions et leurs com­pé­ten­ces, et, le cas échéant, le nom du coor­di­na­teur de don­nées. La Com­mis­si­on tient un regist­re public de ces autorités. 
(8) Dans l’e­xer­ci­ce de leurs fonc­tions et de leurs pou­voirs en ver­tu du pré­sent règle­ment, les auto­ri­tés com­pé­ten­tes agis­sent en tou­te impar­tia­li­té et ne sont sou­mi­ses à aucu­ne influence exté­ri­eu­re, direc­te ou indi­rec­te, et ne solli­ci­tent ni n’ac­cept­ent d’ins­truc­tions d’au­cu­ne aut­re auto­ri­té ni d’au­cu­ne par­tie pri­vée dans un cas particulier. 
(9) Les États mem­bres veil­lent à ce que les auto­ri­tés com­pé­ten­tes dis­po­sent de res­sour­ces humain­es et tech­ni­ques suf­fi­san­tes et de l’ex­per­ti­se appro­priée pour pou­voir s’ac­quit­ter effi­ca­ce­ment des tâches qui leur incom­bent en ver­tu du pré­sent règlement. 
(10) Les enti­tés ent­rant dans le champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment relè­vent de la com­pé­tence de l’É­tat membre dans lequel elles sont éta­b­lies. Si l’en­ti­té est éta­b­lie dans plus d’un État membre, elle est répu­tée rele­ver de la com­pé­tence de l’É­tat membre dans lequel elle a son prin­ci­pal éta­blis­se­ment, c’est-à-dire le lieu où elle a son siè­ge sta­tu­tai­re ou son siè­ge social, d’où pro­vi­en­nent ses prin­ci­pa­les acti­vi­tés finan­ciè­res et de con­trô­le opérationnel. 
(11) Tou­te enti­té ent­rant dans le champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment qui four­nit des pro­duits ou des ser­vices en réseau dans l’U­ni­on et qui n’est pas éta­b­lie dans l’U­ni­on dési­gne un repré­sen­tant dans l’un des États membres. 
(12) Afin d’assurer le respect du pré­sent règle­ment, une enti­té de mar­ché rele­vant du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment qui four­nit des pro­duits ou des ser­vices en réseau dans l’U­ni­on dési­gne un repré­sen­tant auquel les auto­ri­tés com­pé­ten­tes s’adres­sent, à tit­re com­plé­men­tai­re ou non, pour tou­te que­sti­on con­cer­nant cet­te enti­té de mar­ché. Ce repré­sen­tant coopè­re avec les auto­ri­tés com­pé­ten­tes et leur four­nit, à leur deman­de, la preuve com­plè­te des mesu­res et des dis­po­si­ti­ons pri­ses par l’en­ti­té de pêche rele­vant du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment qui four­nit des pro­duits ou des ser­vices en réseau dans l’U­ni­on, afin d’assurer le respect du pré­sent règlement. 
(13) Les enti­tés de pêche rele­vant du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment qui four­nis­sent des pro­duits ou des ser­vices en réseau dans l’U­ni­on sont répu­tées rele­ver de la com­pé­tence de l’É­tat membre dans lequel leur repré­sen­tant respec­tif est éta­b­li. La dési­gna­ti­on d’un repré­sen­tant par cet­te enti­té de pêche est sans pré­ju­di­ce de la responsa­bi­li­té de cet­te enti­té de pêche et de tou­te action en justi­ce qui pour­rait être inten­tée cont­re elle. Jus­qu’à ce qu’u­ne enti­té de pêche dési­gne un repré­sen­tant con­for­mé­ment au pré­sent artic­le, elle relè­ve, le cas échéant, de la com­pé­tence de tous les États mem­bres pour ce qui est de garan­tir l’ap­pli­ca­ti­on et le respect du pré­sent règle­ment. Tou­te auto­ri­té com­pé­ten­te peut exer­cer sa com­pé­tence, y com­pris en impo­sant des sanc­tions effec­ti­ves, pro­por­ti­onnées et dissua­si­ves, à con­di­ti­on que l’en­ti­té de pêche ne fas­se pas déjà l’ob­jet d’u­ne pro­cé­du­re d’exé­cu­ti­on enga­gée par une aut­re auto­ri­té com­pé­ten­te sur le même sujet en ver­tu du pré­sent règlement. 
(14) Les auto­ri­tés com­pé­ten­tes sont habi­li­tées à deman­der aux uti­li­sa­teurs, aux pro­prié­tai­res ou aux desti­na­tai­res des don­nées, ou à leurs repré­sen­tants, qui relè­vent de la com­pé­tence de leur État membre, tou­te infor­ma­ti­on néces­saire pour véri­fier le respect du pré­sent règle­ment. Tou­te deman­de d’in­for­ma­ti­on est pro­por­ti­onnée à l’e­xer­ci­ce de cet­te mis­si­on et est motivée. 
(15) Lorsqu’u­ne auto­ri­té com­pé­ten­te d’un État membre solli­ci­te l’as­si­stance ou des mesu­res d’exé­cu­ti­on d’u­ne auto­ri­té com­pé­ten­te d’un aut­re État membre, elle pré­sen­te une deman­de moti­vée. Une auto­ri­té com­pé­ten­te répond à une tel­le deman­de dès sa récep­ti­on, en pré­cisant les dif­fé­ren­tes mesu­res pri­ses ou envisagées. 
(16) Les auto­ri­tés com­pé­ten­tes respec­tent le prin­ci­pe de con­fi­den­tia­li­té et de secret pro­fes­si­on­nel ou com­mer­cial et pro­tègent les don­nées à carac­tère per­son­nel con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on ou au droit natio­nal. Tou­te infor­ma­ti­on échan­gée dans le cad­re d’u­ne deman­de d’as­si­stance et four­nie en ver­tu du pré­sent artic­le n’est uti­li­sée qu’aux fins de cet­te demande.
Artic­le 38 Droit de recours
(108) Afin de fai­re valoir leurs droits au tit­re du pré­sent règle­ment, les per­son­nes phy­si­ques et mora­les dev­rai­ent dis­po­ser d’un droit de recours en cas de vio­la­ti­on de leurs droits au tit­re du pré­sent règle­ment. Le coor­di­na­teur de don­nées dev­rait four­nir aux per­son­nes phy­si­ques et mora­les qui en font la deman­de tou­tes les infor­ma­ti­ons néces­saires pour leur per­mett­re d’in­tro­dui­re un recours auprès de l’au­to­ri­té com­pé­ten­te con­cer­née. Ces auto­ri­tés dev­rai­ent être tenues de coopé­rer afin que la plain­te soit trai­tée de maniè­re adé­qua­te et qu’u­ne décis­i­on soit pri­se de maniè­re effi­cace et rapi­de. Afin d’uti­li­ser le méca­nis­me du réseau de coopé­ra­ti­on en matiè­re de pro­tec­tion des con­som­ma­teurs et de per­mett­re les actions coll­ec­ti­ves, le pré­sent règle­ment modi­fie les anne­xes du règle­ment (UE) 2017/2394 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (36) et de la direc­ti­ve (UE) 2020/1828 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (37).
(1) Sans pré­ju­di­ce de tout aut­re recours admi­ni­stra­tif ou judi­ciai­re, les per­son­nes phy­si­ques et mora­les ont le droit de pré­sen­ter, indi­vi­du­el­le­ment ou, le cas échéant, con­join­te­ment, une récla­ma­ti­on à l’au­to­ri­té com­pé­ten­te de l’É­tat membre dans lequel elles rési­dent habi­tu­el­le­ment, dans lequel elles tra­vail­lent ou dans lequel elles sont éta­b­lies, si elles esti­ment que les droits dont elles dis­po­sent en ver­tu du pré­sent règle­ment ont été vio­lés. Sur deman­de, le coor­di­na­teur de don­nées four­nit aux per­son­nes phy­si­ques et mora­les tou­tes les infor­ma­ti­ons néces­saires pour leur per­mett­re d’in­tro­dui­re un recours auprès de l’au­to­ri­té compétente. 
(2) L’au­to­ri­té com­pé­ten­te auprès de laquel­le la plain­te a été dépo­sée infor­me le plaignant de l’é­tat d’a­vance­ment de la pro­cé­du­re et de la décis­i­on pri­se, con­for­mé­ment au droit national. 
(3) Les auto­ri­tés com­pé­ten­tes coopè­rent afin de trai­ter et de résoud­re les récla­ma­ti­ons de maniè­re effi­cace et en temps uti­le, notam­ment en éch­an­geant sans délai tou­te infor­ma­ti­on per­ti­nen­te par voie élec­tro­ni­que. Cet­te coopé­ra­ti­on est sans pré­ju­di­ce de la pro­cé­du­re de coopé­ra­ti­on pré­vue aux cha­pi­t­res VI et VII du règle­ment (UE) 2016/679 et au règle­ment (UE) 2017/2394.
Artic­le 39 Droit à un recours juri­dic­tion­nel effectif
(1) Sans pré­ju­di­ce de tout aut­re recours admi­ni­stra­tif ou ext­ra­ju­di­ciai­re, tou­te per­son­ne phy­si­que ou mora­le con­cer­née dis­po­se d’un droit de recours juri­dic­tion­nel effec­tif cont­re les décis­i­ons juri­di­quement con­traignan­tes des auto­ri­tés compétentes. 
(2) Si une auto­ri­té com­pé­ten­te reste inac­ti­ve face à une plain­te, tou­te per­son­ne phy­si­que ou mora­le con­cer­née a droit à un recours juri­dic­tion­nel effec­tif ou à l’ac­cès à une révi­si­on par un orga­nis­me impar­ti­al et com­pé­tent, con­for­mé­ment au droit national. 
(3) Les pro­cé­du­res visées au pré­sent artic­le sont por­tées devant les juri­dic­tions de l’É­tat membre de l’au­to­ri­té com­pé­ten­te cont­re laquel­le est diri­gé le recours for­mé par une seu­le per­son­ne phy­si­que ou mora­le ou, le cas échéant, par les repré­sen­tants d’u­ne ou plu­sieurs per­son­nes phy­si­ques ou morales.
Artic­le 40 Sanctions
(109) Les auto­ri­tés com­pé­ten­tes dev­rai­ent veil­ler à ce que des sanc­tions soi­ent appli­quées en cas de non-respect des obli­ga­ti­ons pré­vues par le pré­sent règle­ment. Ces sanc­tions pour­rai­ent inclu­re des sanc­tions finan­ciè­res, des aver­tis­se­ments, des répri­man­des ou des injonc­tions de mett­re les pra­ti­ques com­mer­cia­les en con­for­mi­té avec les obli­ga­ti­ons pré­vues par le pré­sent règle­ment. Les sanc­tions adop­tées par les États mem­bres dev­rai­ent être effi­caces, pro­por­ti­onnées et dissua­si­ves et tenir comp­te des recom­man­da­ti­ons du CEPDI, con­tri­buant ain­si à assurer un maxi­mum de cohé­rence dans la défi­ni­ti­on et l’ap­pli­ca­ti­on des sanc­tions. Les auto­ri­tés com­pé­ten­tes dev­rai­ent, le cas échéant, prend­re des mesu­res pro­vi­so­i­res pour limi­ter l’im­pact d’u­ne infrac­tion pré­su­mée, en atten­dant la fin de l’en­quête sur cet­te infrac­tion. Ce faisant, elles dev­rai­ent tenir comp­te, ent­re aut­res, de la natu­re, de la gra­vi­té, de l’é­ten­due et de la durée du man­quement au regard de l’in­té­rêt public con­cer­né, de l’am­pleur et de la natu­re des acti­vi­tés exer­cées et de la capa­ci­té éco­no­mi­que de la par­tie en infrac­tion. Elles dev­rai­ent éga­le­ment tenir comp­te du fait que le cont­re­venant ne respec­te pas, de maniè­re sys­té­ma­tique ou répé­tée, les obli­ga­ti­ons qui lui incom­bent en ver­tu du pré­sent règle­ment. Afin d’assurer le respect du prin­ci­pe non bis in idem et, en par­ti­cu­lier, d’é­vi­ter qu’u­ne même vio­la­ti­on des obli­ga­ti­ons décou­lant du pré­sent règle­ment ne soit sanc­tion­née plus d’u­ne fois, un État membre qui a l’in­ten­ti­on d’e­xer­cer sa com­pé­tence à l’é­gard d’u­ne par­tie cont­re­ven­an­te qui n’est pas éta­b­lie dans l’U­ni­on et qui n’a pas dési­gné de repré­sen­tant dans l’U­ni­on dev­rait en infor­mer sans délai tous les coor­don­na­teurs de don­nées et la Commission.
(1) Les États mem­bres déter­mi­nent le régime des sanc­tions appli­ca­bles aux vio­la­ti­ons des dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment et pren­nent tou­te mesu­re néces­saire pour assurer la mise en œuvre de cel­les-ci. Les sanc­tions pré­vues doi­vent être effec­ti­ves, pro­por­ti­onnées et dissuasives. 
(2) Les États mem­bres noti­fi­ent ces dis­po­si­ti­ons et mesu­res à la Com­mis­si­on au plus tard le 12 sep­tembre 2025 et tou­te modi­fi­ca­ti­on ulté­ri­eu­re les con­cer­nant dans les meil­leurs délais. La Com­mis­si­on tient un regist­re public de ces mesu­res, faci­le­ment acce­s­si­ble, et le met régu­liè­re­ment à jour. 
(3) Lorsqu’ils impo­sent des sanc­tions pour non-respect du pré­sent règle­ment, les États mem­bres tien­nent comp­te des recom­man­da­ti­ons du CEPD et des critères non exhaus­tifs sui­vants :
a) la natu­re, la gra­vi­té, l’é­ten­due et la durée de l’infraction ;
b) les mesu­res pri­ses par la par­tie cont­re­ven­an­te pour atté­nuer ou répa­rer le pré­ju­di­ce causé par la violation ;
c) les infrac­tions anté­ri­eu­res com­mi­ses par la par­tie contrevenante ;
d) les avan­ta­ges finan­ciers que la par­tie cont­re­ven­an­te reti­re de l’in­frac­tion ou les per­tes qu’el­le a évi­tées grâ­ce à cel­le-ci, pour autant que ces avan­ta­ges ou per­tes pui­s­sent être étab­lis de maniè­re fiable ;
e) d’aut­res cir­con­stances aggra­van­tes ou atté­nu­an­tes pro­pres à chaque cas ;
f) le chif­fre d’af­fai­res annu­el réa­li­sé dans l’U­ni­on par la par­tie cont­re­ven­an­te au cours de l’e­xer­ci­ce précédent.
(4) En cas de non-respect des obli­ga­ti­ons pré­vues aux cha­pi­t­res II, III et V du pré­sent règle­ment, les auto­ri­tés de con­trô­le char­gées de sur­veil­ler l’ap­pli­ca­ti­on du règle­ment (UE) 2016/679 peu­vent, dans leur domaine de com­pé­tence, inf­li­ger des amen­des con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 83 du règle­ment (UE) 2016/679, à con­cur­rence du mon­tant visé à l’ar­tic­le 83, para­gra­phe 5, dudit règlement. 
(5) En cas de vio­la­ti­on des obli­ga­ti­ons pré­vues au cha­pit­re V du pré­sent règle­ment, le con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées peut, dans son domaine de com­pé­tence, inf­li­ger des amen­des con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 66 du règle­ment (UE) 2018/1725, jus­qu’à con­cur­rence du mon­tant visé à l’ar­tic­le 66, para­gra­phe 3, dudit règlement.
Artic­le 41 Clau­ses con­trac­tu­el­les types et clau­ses con­trac­tu­el­les standardisées
(111) Afin d’ai­der les ent­re­pri­ses à éla­bo­rer et à négo­cier des cont­rats, la Com­mis­si­on dev­rait éla­bo­rer et recom­man­der des clau­ses con­trac­tu­el­les types non con­traignan­tes pour les cont­rats de par­ta­ge de don­nées ent­re ent­re­pri­ses, en tenant comp­te, si néces­saire, des con­di­ti­ons qui pré­va­lent dans cer­ta­ins sec­teurs et des pra­ti­ques exi­stan­tes en matiè­re de méca­nis­mes de par­ta­ge volon­tai­re de don­nées. Ces clau­ses con­trac­tu­el­les types dev­rai­ent avant tout four­nir un moy­en pra­tique de faci­li­ter la con­clu­si­on d’un cont­rat, en par­ti­cu­lier pour les PME. Si les clau­ses con­trac­tu­el­les types sont uti­li­sées de maniè­re com­plè­te et cohé­ren­te, elles dev­rai­ent éga­le­ment avoir une inci­dence posi­ti­ve sur la con­cep­ti­on des cont­rats d’ac­cès aux don­nées et d’uti­li­sa­ti­on de ces der­niè­res, ce qui dev­rait con­dui­re à des rela­ti­ons con­trac­tu­el­les plus équi­ta­bles en matiè­re d’ac­cès aux don­nées et de par­ta­ge des données.
La Com­mis­si­on éla­bo­re et recom­man­de, avant le 12 sep­tembre 2025, des clau­ses con­trac­tu­el­les types non con­traignan­tes pour l’ac­cès aux don­nées et leur uti­li­sa­ti­on – y com­pris des con­di­ti­ons rela­ti­ves à une con­t­re­par­tie adé­qua­te et à la pro­tec­tion des secrets com­mer­ci­aux, ain­si que des clau­ses con­trac­tu­el­les types non con­traignan­tes pour les cont­rats d’in­for­ma­tique en nuage – afin d’ai­der les par­ties à éla­bo­rer et à négo­cier des cont­rats pré­voyant des droits et des obli­ga­ti­ons con­trac­tuels équi­ta­bles, rai­sonn­ables et non discriminatoires.
Artic­le 42 Rôle du CEPD
(110) Le CEPD dev­rait con­seil­ler et assi­ster la Com­mis­si­on dans la coor­di­na­ti­on des pro­cé­du­res et des stra­té­gies natio­na­les sur les que­sti­ons cou­ver­tes par le pré­sent règle­ment et dans la réa­li­sa­ti­on de ses objec­tifs en matiè­re de nor­ma­li­sa­ti­on tech­ni­que visa­nt à amé­lio­rer l’in­teropé­ra­bi­li­té. Il dev­rait éga­le­ment jouer un rôle clé dans l’or­ga­ni­sa­ti­on de dis­cus­sions appro­fon­dies ent­re les auto­ri­tés com­pé­ten­tes sur la mise en œuvre et l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment. Cet éch­an­ge d’in­for­ma­ti­ons dev­rait amé­lio­rer l’ac­cès effec­tif à la justi­ce ain­si que l’exé­cu­ti­on et la coopé­ra­ti­on judi­ciai­re dans l’en­sem­ble de l’U­ni­on. Ent­re aut­res tâches, les auto­ri­tés com­pé­ten­tes dev­rai­ent uti­li­ser le CEPD com­me pla­te-for­me pour l’éva­lua­ti­on, la coor­di­na­ti­on et l’ad­op­ti­on de recom­man­da­ti­ons rela­ti­ves aux sanc­tions appli­ca­bles en cas de vio­la­ti­on du pré­sent règle­ment. Il dev­rait per­mett­re aux auto­ri­tés com­pé­ten­tes de con­ve­nir, avec l’ai­de de la Com­mis­si­on, d’u­ne appro­che opti­ma­le pour la défi­ni­ti­on et l’ap­pli­ca­ti­on de ces sanc­tions. Cet­te appro­che per­met d’é­vi­ter la frag­men­ta­ti­on tout en offrant une cer­taine sou­ples­se aux États mem­bres, et elle dev­rait débou­ch­er sur des recom­man­da­ti­ons effi­caces favo­ri­sant l’ap­pli­ca­ti­on uni­for­me du pré­sent règle­ment. En out­re, le CEPD dev­rait jouer un rôle con­sul­ta­tif dans les pro­cé­du­res de nor­ma­li­sa­ti­on et l’ad­op­ti­on de spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes au moy­en d’ac­tes d’exé­cu­ti­on, ain­si que dans l’ad­op­ti­on d’ac­tes délé­gués éta­blis­sant un méca­nis­me de con­trô­le des frais de chan­ge­ment de four­nis­seur per­çus par les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment de don­nées et pré­cisant davan­ta­ge les exi­gen­ces essen­ti­el­les en matiè­re d’in­teropé­ra­bi­li­té des don­nées, de méca­nis­mes et de ser­vices de trans­fert de don­nées, ain­si que d’e­spaces euro­pé­ens com­muns de don­nées. Il dev­rait éga­le­ment con­seil­ler et assi­ster la Com­mis­si­on dans l’ad­op­ti­on des lignes direc­tri­ces rela­ti­ves à la défi­ni­ti­on des spé­ci­fi­ca­ti­ons d’in­teropé­ra­bi­li­té pour le fonc­tion­ne­ment des espaces euro­pé­ens com­muns de données.
Le CEPD, insti­tué par la Com­mis­si­on en tant que grou­pe d’ex­perts con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 29 du règle­ment (UE) 2022/868 et com­po­sé de repré­sen­tants des auto­ri­tés com­pé­ten­tes, con­tri­bue à l’ap­pli­ca­ti­on uni­for­me du pré­sent règle­ment en
a) con­seil­ler et assi­ster la Com­mis­si­on en ce qui con­cer­ne l’é­la­bo­ra­ti­on de pra­ti­ques cohé­ren­tes ent­re les auto­ri­tés com­pé­ten­tes en matiè­re d’ap­pli­ca­ti­on des cha­pi­t­res II, III, V et VII,
b) faci­li­ter la coopé­ra­ti­on ent­re les auto­ri­tés com­pé­ten­tes par le ren­force­ment des capa­ci­tés et l’é­ch­an­ge d’in­for­ma­ti­ons, notam­ment en éta­blis­sant des métho­des d’é­ch­an­ge effi­cace d’in­for­ma­ti­ons sur l’ap­pli­ca­ti­on des droits et obli­ga­ti­ons pré­vus aux cha­pi­t­res II, III et V dans les situa­tions trans­fron­ta­liè­res, y com­pris la coor­di­na­ti­on en ce qui con­cer­ne la déter­mi­na­ti­on des sanctions,
c) Con­seil­ler et assi­ster la Com­mis­si­on en ce qui concerne
i) la répon­se à la que­sti­on de savoir s’il con­vi­ent de deman­der l’é­la­bo­ra­ti­on de nor­mes har­mo­ni­sées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 33, para­gra­phe 4, à l’ar­tic­le 35, para­gra­phe 4, et à l’ar­tic­le 36, para­gra­phe 5,
ii) l’é­la­bo­ra­ti­on des actes d’exé­cu­ti­on visés à l’ar­tic­le 33, para­gra­phe 5, à l’ar­tic­le 35, para­gra­phes 5 et 8, et à l’ar­tic­le 36, para­gra­phe 6,
iii) l’é­la­bo­ra­ti­on des actes délé­gués visés à l’ar­tic­le 29, para­gra­phe 7, et à l’ar­tic­le 33, para­gra­phe 2 ; et
iv) l’ad­op­ti­on des lignes direc­tri­ces éta­blis­sant des cad­res interopé­ra­bles pour des nor­mes et des pro­cé­du­res com­mu­nes pour le fonc­tion­ne­ment des espaces euro­pé­ens com­muns de don­nées, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 33, para­gra­phe 11.

Cha­pit­re X Pro­tec­tion sui gene­ris en ver­tu de la direc­ti­ve 96/9/CE

Artic­le 43 Bases de don­nées con­tenant des don­nées spécifiques
(112) Afin d’é­vi­ter le ris­que que les titu­lai­res de don­nées obte­nues ou géné­rées par des com­po­sants phy­si­ques, tels que des cap­teurs d’un pro­duit et d’un ser­vice en réseau, ou d’aut­res don­nées géné­rées par des machi­nes con­te­nues dans des bases de don­nées ne se pré­va­lent du droit sui gene­ris pré­vu à l’ar­tic­le 7 de la direc­ti­ve 96/9/ et, en par­ti­cu­lier, n’en­tra­vent l’e­xer­ci­ce effec­tif du droit des uti­li­sa­teurs d’ac­cé­der aux don­nées et de les uti­li­ser, ain­si que du droit de les trans­mett­re à des tiers con­for­mé­ment au pré­sent règle­ment, il con­vi­ent de pré­cis­er que le droit sui gene­ris ne s’ap­pli­que pas à ces bases de don­nées. Cela ne por­te pas att­ein­te à l’ap­pli­ca­ti­on éven­tu­el­le du droit sui gene­ris pré­vu à l’ar­tic­le 7 de la direc­ti­ve 96/9/ aux bases de don­nées con­tenant des don­nées qui ne relè­vent pas du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, pour autant que les exi­gen­ces en matiè­re de pro­tec­tion pré­vues au para­gra­phe 1 dudit artic­le soi­ent remplies.
Le droit sui gene­ris pré­vu à l’ar­tic­le 7 de la direc­ti­ve 96/9/ ne s’ap­pli­que pas lorsque des don­nées ont été obte­nues ou géné­rées au moy­en d’un pro­duit ou d’un ser­vice en réseau rele­vant du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, et notam­ment de ses artic­les 4 et 5.

Cha­pit­re XI Dis­po­si­ti­ons finales

Artic­le 44 Aut­res actes juri­di­ques de l’U­ni­on régis­sant les droits et obli­ga­ti­ons en matiè­re d’ac­cès aux don­nées et d’uti­li­sa­ti­on de celles-ci
(1) Les obli­ga­ti­ons spé­ci­fi­ques de four­ni­tu­re de don­nées ent­re ent­re­pri­ses, ent­re ent­re­pri­ses et con­som­ma­teurs et, excep­ti­on­nel­le­ment, ent­re ent­re­pri­ses et orga­nis­mes publics, décou­lant de la légis­la­ti­on de l’U­ni­on entrée en vigueur au plus tard le 11 jan­vier 2024 et des actes délé­gués ou d’exé­cu­ti­on fon­dés sur cet­te légis­la­ti­on, ne sont pas affectées. 
(2) Le pré­sent règle­ment s’ap­pli­que sans pré­ju­di­ce du droit de l’U­ni­on qui fixe des exi­gen­ces sup­p­lé­men­tai­res pour les beso­ins d’un sec­teur, d’un espace euro­pé­en com­mun de don­nées ou d’u­ne zone d’in­té­rêt public, notam­ment en ce qui con­cer­ne
a) les aspects tech­ni­ques de l’ac­cès aux données,
b) les limi­ta­ti­ons des droits du pro­prié­tai­re des don­nées d’ac­cé­der à cer­tai­nes don­nées four­nies par les uti­li­sa­teurs et de les utiliser,
c) les aspects qui vont au-delà de l’ac­cès aux don­nées et de leur utilisation.
(3) Le pré­sent règle­ment, à l’ex­cep­ti­on de son cha­pit­re V, est sans pré­ju­di­ce du droit de l’U­ni­on et du droit natio­nal qui pré­voi­ent l’ac­cès aux don­nées et l’au­to­ri­sa­ti­on de leur uti­li­sa­ti­on à des fins de recher­che scientifique.
Artic­le 45 Exer­ci­ce de la délé­ga­ti­on de pouvoir
(113) Afin de tenir comp­te des aspects tech­ni­ques des ser­vices de trai­te­ment des don­nées, il con­vi­ent de délé­guer à la Com­mis­si­on le pou­voir d’ad­op­ter des actes con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 290 du TFUE, en vue de com­plé­ter le pré­sent règle­ment par l’in­tro­duc­tion d’un méca­nis­me de sur­veil­lan­ce des frais de chan­ge­ment de four­nis­seur deman­dés par les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des don­nées sur le mar­ché et de pré­cis­er davan­ta­ge les exi­gen­ces essen­ti­el­les en matiè­re d’in­teropé­ra­bi­li­té pour les par­ti­ci­pan­ts aux espaces de don­nées qui four­nis­sent des don­nées ou des ser­vices de don­nées à d’aut­res par­ti­ci­pan­ts aux espaces de don­nées. Il est par­ti­cu­liè­re­ment important que la Com­mis­si­on procè­de, dans le cad­re de ses travaux pré­pa­ra­toires, à des con­sul­ta­ti­ons appro­priées, y com­pris au niveau des experts, con­for­mé­ment aux prin­cipes énon­cés dans l’ac­cord inter­in­sti­tu­ti­on­nel du 13 avril 2016 “Mieux légifé­rer” (38). En par­ti­cu­lier, afin de garan­tir une par­ti­ci­pa­ti­on éga­le à la pré­pa­ra­ti­on des actes délé­gués, le Par­le­ment euro­pé­en et le Con­seil reçoi­vent tous les docu­ments en même temps que les experts des États mem­bres, et leurs experts ont sys­té­ma­ti­quement accès aux réuni­ons des grou­pes d’ex­perts de la Com­mis­si­on char­gés de la pré­pa­ra­ti­on des actes délégués.
(114) Afin d’assurer des con­di­ti­ons uni­for­mes de mise en œuvre du pré­sent règle­ment, il con­vi­ent de con­fé­rer à la Com­mis­si­on des com­pé­ten­ces d’exé­cu­ti­on en ce qui con­cer­ne l’ad­op­ti­on de spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes assu­rant l’in­teropé­ra­bi­li­té des don­nées, des méca­nis­mes et des ser­vices de trans­fert de don­nées et des espaces euro­pé­ens com­muns de don­nées, de spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes d’in­teropé­ra­bi­li­té des ser­vices de trai­te­ment des don­nées et de spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes d’in­teropé­ra­bi­li­té des cont­rats intel­li­gents. Il con­vi­ent éga­le­ment de con­fé­rer à la Com­mis­si­on des com­pé­ten­ces d’exé­cu­ti­on pour la publi­ca­ti­on des réfé­ren­ces aux nor­mes har­mo­ni­sées et aux spé­ci­fi­ca­ti­ons com­mu­nes d’in­teropé­ra­bi­li­té dans la base de don­nées cen­tra­le de l’U­ni­on sur les nor­mes d’in­teropé­ra­bi­li­té des ser­vices de trai­te­ment des don­nées. Ces com­pé­ten­ces dev­rai­ent être exer­cées con­for­mé­ment au règle­ment (UE) n° 182/2011 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (39).
(1) Le pou­voir d’ad­op­ter des actes délé­gués est con­fé­ré à la Com­mis­si­on, sous réser­ve des con­di­ti­ons fixées par le pré­sent article. 
(2) Le pou­voir d’ad­op­ter des actes délé­gués visé à l’ar­tic­le 29, para­gra­phe 7, et à l’ar­tic­le 33, para­gra­phe 2, est con­fé­ré à la Com­mis­si­on pour une durée indé­ter­mi­née à comp­ter du 11 jan­vier 2024. 
(3) La délé­ga­ti­on de pou­voir visée à l’ar­tic­le 29, para­gra­phe 7, et à l’ar­tic­le 33, para­gra­phe 2, peut être révo­quée à tout moment par le Par­le­ment euro­pé­en ou le Con­seil. La décis­i­on de révo­ca­ti­on met un ter­me à la délé­ga­ti­on de pou­voir spé­ci­fié dans cet­te décis­i­on. Elle prend effet le jour sui­vant celui de sa publi­ca­ti­on au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on euro­pé­en­ne ou à une date ulté­ri­eu­re pré­cis­ée dans la décis­i­on de révo­ca­ti­on. La décis­i­on de révo­ca­ti­on n’af­fec­te pas la vali­di­té des actes délé­gués déjà en vigueur. 
(4) Avant d’ad­op­ter un acte délé­gué, la Com­mis­si­on con­sul­te les experts dési­gnés par chaque État membre, con­for­mé­ment aux prin­cipes énon­cés dans l’ac­cord inter­in­sti­tu­ti­on­nel “Mieux légifé­rer” du 13 avril 2016. 
(5) Dès que la Com­mis­si­on adop­te un acte délé­gué, elle le trans­met simul­ta­né­ment au Par­le­ment euro­pé­en et au Conseil. 
(6) Un acte délé­gué adop­té en ver­tu de l’ar­tic­le 29, para­gra­phe 7, ou de l’ar­tic­le 33, para­gra­phe 2, n’ent­re en vigueur que si ni le Par­le­ment euro­pé­en ni le Con­seil n’ont expri­mé d’ob­jec­tions dans un délai de trois mois à comp­ter de la noti­fi­ca­ti­on dudit acte au Par­le­ment euro­pé­en et au Con­seil ou si, avant l’ex­pi­ra­ti­on de ce délai, le Par­le­ment euro­pé­en et le Con­seil ont tous deux infor­mé la Com­mis­si­on de leur inten­ti­on de ne pas expri­mer d’ob­jec­tions. l’initia­ti­ve du Par­le­ment euro­pé­en ou du Con­seil, ce délai est pro­lon­gé de trois mois.
Artic­le 46 Pro­cé­du­re de comité
(1) La Com­mis­si­on est assi­s­tée par le comi­té insti­tué par le règle­ment (UE) 2022/868. Ce comi­té est un comi­té au sens du règle­ment (UE) n° 182/2011.
(2) Dans le cas où il est fait réfé­rence au pré­sent para­gra­phe, l’ar­tic­le 5 du règle­ment (UE) n° 182/2011 s’applique.
Artic­le 47 Modi­fi­ca­ti­on du règle­ment (UE) 2017/2394
Le point sui­vant est ajou­té à l’an­ne­xe du règle­ment (UE) 2017/2394 : „29) Règle­ment (UE) 2023/2854 du Con­seil et du Par­le­ment euro­pé­en du 13 décembre 2023 éta­blis­sant des règles har­mo­ni­sées pour un accès et une uti­li­sa­ti­on équi­ta­bles des don­nées et modi­fi­ant le règle­ment (UE) 2017/2394 et la direc­ti­ve (UE) 2020/1828 (règle­ment rela­tif aux don­nées) (JO L, 2023/2854, 22.12.2023, ELI : [http://data.europa.eu/eli/reg/2023/2854/oj).](http://data.europa.eu/eli/reg/2023/2854/oj).“
Artic­le 48 Modi­fi­ca­ti­on de la direc­ti­ve (UE) 2020/1828
Le point sui­vant est ajou­té à l’an­ne­xe I de la direc­ti­ve (UE) 2020/1828 : „68) Règle­ment (UE) 2023/2854 du Con­seil et du Par­le­ment euro­pé­en du 13 décembre 2023 éta­blis­sant des règles har­mo­ni­sées pour un accès et une uti­li­sa­ti­on équi­ta­bles des don­nées et modi­fi­ant le règle­ment (UE) 2017/2394 et la direc­ti­ve (UE) 2020/1828 (règle­ment rela­tif aux don­nées) (JO L, 2023/2854, 22.12.2023, ELI : [http://data.europa.eu/eli/reg/2023/2854/oj).](http://data.europa.eu/eli/reg/2023/2854/oj).“
Artic­le 49 Éva­lua­ti­on et réexamen
(1) Au plus tard le 12 sep­tembre 2028, la Com­mis­si­on procè­de à une éva­lua­ti­on du pré­sent règle­ment et trans­met au Par­le­ment euro­pé­en et au Con­seil ain­si qu’au Comi­té éco­no­mi­que et social euro­pé­en un rap­port sur ses prin­ci­pa­les con­clu­si­ons. Cet­te éva­lua­ti­on por­te notam­ment sur les élé­ments sui­vants :
a) les situa­tions con­sidé­rées com­me des cas de néces­si­té excep­ti­on­nel­le aux fins de l’ar­tic­le 15 du pré­sent règle­ment et de l’ap­pli­ca­ti­on pra­tique du cha­pit­re V du pré­sent règle­ment, en par­ti­cu­lier l’expé­ri­ence acqui­se dans l’ap­pli­ca­ti­on du cha­pit­re V du pré­sent règle­ment par les orga­nis­mes publics, la Com­mis­si­on, la Ban­que cen­tra­le euro­pé­en­ne et les orga­nes de l’U­ni­on ; le nombre et les résul­tats des pro­cé­du­res enga­gées auprès de l’au­to­ri­té com­pé­ten­te con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 18, para­gra­phe 5, en ce qui con­cer­ne l’ap­pli­ca­ti­on du cha­pit­re V du pré­sent règle­ment, tels que noti­fi­és par les auto­ri­tés com­pé­ten­tes ; l’in­ci­dence des aut­res obli­ga­ti­ons pré­vues par le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal aux fins de satis­fai­re les deman­des d’ac­cès aux infor­ma­ti­ons ; l’in­ci­dence des méca­nis­mes de par­ta­ge volon­tai­re des don­nées, tels que ceux mis en place par les orga­ni­sa­ti­ons altru­istes en matiè­re de don­nées recon­nues con­for­mé­ment au règle­ment (UE) 2022/868, sur la réa­li­sa­ti­on des objec­tifs du cha­pit­re V du pré­sent règle­ment et le rôle des don­nées à carac­tère per­son­nel dans le con­tex­te de l’ar­tic­le 15 du pré­sent règle­ment, y com­pris le déve­lo­p­pe­ment de tech­no­lo­gies visa­nt à amé­lio­rer la pro­tec­tion de la vie privée ;
b) l’im­pact du pré­sent règle­ment sur l’uti­li­sa­ti­on des don­nées dans l’é­co­no­mie, y com­pris sur l’in­no­va­ti­on en matiè­re de don­nées, les pra­ti­ques de moné­ti­sa­ti­on des don­nées et les ser­vices d’in­ter­mé­dia­ti­on des don­nées, ain­si que sur le par­ta­ge des don­nées au sein des espaces euro­pé­ens com­muns de données ;
c) l’ac­ce­s­si­bi­li­té et l’uti­li­sa­ti­on des dif­fé­ren­tes caté­go­ries et types de données ;
d) l’ex­clu­si­on de cer­tai­nes caté­go­ries d’entre­pri­ses en tant que béné­fi­ci­ai­res, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 5,
e) l’ab­sence d’im­pact sur les droits de pro­prié­té intellectuelle ;
f) l’im­pact sur les secrets d’af­fai­res, y com­pris sur la pro­tec­tion cont­re l’ob­ten­ti­on, l’uti­li­sa­ti­on et la divul­ga­ti­on illi­ci­tes de secrets d’af­fai­res, ain­si que l’im­pact du méca­nis­me par lequel le titu­lai­re des don­nées peut refu­ser la deman­de d’ac­cès aux don­nées pré­sen­tée par l’uti­li­sa­teur con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 4, para­gra­phe 8, et à l’ar­tic­le 5, para­gra­phe 11, en tenant comp­te, dans la mesu­re du pos­si­ble, de tou­te révi­si­on de la direc­ti­ve (UE) 2016/943 ;
g) la que­sti­on de savoir si la liste des clau­ses con­trac­tu­el­les abu­si­ves visée à l’ar­tic­le 13 est tou­jours d’ac­tua­li­té comp­te tenu des nou­vel­les pra­ti­ques com­mer­cia­les et de l’in­no­va­ti­on rapi­de du marché ;
h) les chan­ge­ments dans les pra­ti­ques con­trac­tu­el­les des four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des don­nées et la que­sti­on de savoir si l’ar­tic­le 25 est enco­re suf­fi­sam­ment respec­té à la lumiè­re de ces changements ;
i) la réduc­tion des frais fac­tu­rés par les four­nis­seurs de ser­vices de trai­te­ment des don­nées pour l’exé­cu­ti­on du chan­ge­ment, con­for­mé­ment à la sup­pres­si­on pro­gres­si­ve des frais de chan­ge­ment de four­nis­seur pré­vue à l’ar­tic­le 29 ;
j) l’in­ter­ac­tion du pré­sent règle­ment avec d’aut­res actes juri­di­ques de l’U­ni­on pré­sen­tant un inté­rêt pour l’é­co­no­mie des données ;
k) la pré­ven­ti­on de l’ac­cès illé­gal de l’É­tat aux don­nées non personnelles ;
l) l’ef­fi­ca­ci­té du régime d’ap­pli­ca­ti­on visé à l’ar­tic­le 37 ;
m) l’im­pact du pré­sent règle­ment sur les PME en ce qui con­cer­ne leur capa­ci­té d’in­no­va­ti­on et la dis­po­ni­bi­li­té de ser­vices de trai­te­ment des don­nées pour les uti­li­sa­teurs dans l’U­ni­on, ain­si que les char­ges liées au respect des nou­vel­les obligations.
(2) Au plus tard le 12 sep­tembre 2028, la Com­mis­si­on procè­de à une éva­lua­ti­on du pré­sent règle­ment et, out­re le rap­port visé au para­gra­phe 1, sou­met au Par­le­ment euro­pé­en et au Con­seil ain­si qu’au Comi­té éco­no­mi­que et social euro­pé­en un rap­port sur ses prin­ci­pa­les con­clu­si­ons. Cet­te éva­lua­ti­on por­te sur l’im­pact des artic­les 23 à 31, de l’ar­tic­le 34 et de l’ar­tic­le 35, notam­ment en ce qui con­cer­ne la tari­fi­ca­ti­on et la diver­si­té des ser­vices de trai­te­ment des don­nées offerts dans l’U­ni­on, en accordant une atten­ti­on par­ti­cu­liè­re aux four­nis­seurs de PME. 
(3) Les États mem­bres com­mu­ni­quent à la Com­mis­si­on tou­tes les infor­ma­ti­ons néces­saires à l’é­la­bo­ra­ti­on des rap­ports visés aux para­gra­phes 1 et 2. 
(4) Sur la base des rap­ports visés aux para­gra­phes 1 et 2, la Com­mis­si­on peut, le cas échéant, pré­sen­ter au Par­le­ment euro­pé­en et au Con­seil une pro­po­si­ti­on légis­la­ti­ve visa­nt à modi­fier le pré­sent règlement.
Artic­le 50 Entrée en vigueur et date d’application
(117) Afin de per­mett­re aux par­ti­ci­pan­ts rele­vant du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment de s’ad­ap­ter aux nou­vel­les dis­po­si­ti­ons de celui-ci et de prend­re les dis­po­si­ti­ons tech­ni­ques néces­saires, il con­vi­ent que ces dis­po­si­ti­ons ne soi­ent appli­ca­bles qu’à par­tir du 12 sep­tembre 2025.
Le pré­sent règle­ment ent­re en vigueur le ving­tiè­me jour sui­vant celui de sa publi­ca­ti­on au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on européenne.
Il est appli­ca­ble à par­tir du 12 sep­tembre 2025.
L’ob­li­ga­ti­on pré­vue à l’ar­tic­le 3, para­gra­phe 1, s’ap­pli­que aux pro­duits en réseau et aux ser­vices qui leur sont asso­ciés mis sur le mar­ché après le 12 sep­tembre 2026.
Le cha­pit­re III ne s’ap­pli­que qu’en ce qui con­cer­ne les obli­ga­ti­ons de four­nir des don­nées en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou de la légis­la­ti­on natio­na­le adop­tée con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on, qui ent­rent en vigueur après le 12 sep­tembre 2025.
Le cha­pit­re IV s’ap­pli­que aux cont­rats con­clus après le 12 sep­tembre 2025.
Le cha­pit­re IV s’ap­pli­que à par­tir du 12 sep­tembre 2027 aux cont­rats con­clus le ou avant le 12 sep­tembre 2025, à con­di­ti­on que
a) ils sont à durée indé­ter­mi­née ou
b) leur durée de vali­di­té expi­re au plus tôt 10 ans après le 11 jan­vier 2024.
Le pré­sent règle­ment est obli­ga­toire dans tous ses élé­ments et direc­te­ment appli­ca­ble dans tout État membre.
Fait à Strasbourg, le 13 décembre 2023.
(118) Le Con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées et le Comi­té euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées ont été con­sul­tés con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 42, para­gra­phes 1 et 2, du règle­ment (UE) 2018/1725 et ont ren­du leur avis le 4 mai 2022.
(notes de bas de page supprimées)