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Cha­pit­re 1 : Objet, champ d’ap­pli­ca­ti­on et auto­ri­té de sur­veil­lan­ce de la Confédération

Art. 1 Objet

Cet­te loi vise à pro­té­ger les droits de la per­son­na­li­té et les droits fon­da­men­taux des per­son­nes phy­si­ques dont les don­nées à carac­tère per­son­nel sont traitées.

Art. 2 Por­tée per­son­nel­le et matérielle

1 La pré­sen­te loi s’ap­pli­que au trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves à des per­son­nes phy­si­ques par :

a. les particuliers ;
b. les orga­nes fédéraux.

2 It does not app­ly to :

a. les don­nées à carac­tère per­son­nel qui sont trai­tées par une per­son­ne phy­si­que exclu­si­ve­ment pour un usa­ge personnel ;
b. les don­nées à carac­tère per­son­nel trai­tées par les Cham­bres fédé­ra­les et les com­mis­si­ons par­le­men­tai­res dans le cad­re de leurs délibérations ;
c. les don­nées à carac­tère per­son­nel trai­tées par les béné­fi­ci­ai­res insti­tu­ti­on­nels visés à l’ar­tic­le 2, para­gra­phe 1, de la loi du 22 juin 2007 sur l’É­tat hôte, qui joui­s­sent de l’im­mu­ni­té en Suisse.
3 Le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel et les droits des per­son­nes con­cer­nées dans les pro­cé­du­res judi­ciai­res et les pro­cé­du­res régies par les règles de pro­cé­du­re fédé­ra­les sont régis par la légis­la­ti­on pro­cé­du­ra­le appli­ca­ble. La pré­sen­te loi s’ap­pli­que aux pro­cé­du­res admi­ni­stra­ti­ves de pre­miè­re instance.
4 Les regi­stres publics rela­tifs aux rela­ti­ons de droit pri­vé, en par­ti­cu­lier l’ac­cès à ces regi­stres et les droits des per­son­nes con­cer­nées, sont régis par les dis­po­si­ti­ons spé­cia­les de la loi fédé­ra­le appli­ca­ble. Si les dis­po­si­ti­ons spé­cia­les ne con­ti­en­nent pas de règles, la pré­sen­te loi s’applique.


Art. 3 Champ d’ap­pli­ca­ti­on territorial
1 Le pré­sent Acte s’ap­pli­que aux faits qui ont un effet en Sui­s­se, même s’ils se sont pro­duits à l’étranger.
2 La loi fédé­ra­le du 18 décembre 1987 sur le droit inter­na­tio­nal pri­vé s’ap­pli­que aux pré­ten­ti­ons fon­dées sur le droit civil. Les dis­po­si­ti­ons rela­ti­ves à la por­tée ter­ri­to­ria­le du Code pénal sui­s­se demeu­rent réservées.


Art. 4 Com­mis­saire fédé­ral à la pro­tec­tion des don­nées et à l’information
1 Le com­mis­saire fédé­ral à la pro­tec­tion des don­nées et à l’in­for­ma­ti­on (FDPIC) super­vi­se la bon­ne appli­ca­ti­on des régle­men­ta­ti­ons fédé­ra­les en matiè­re de pro­tec­tion des données.

2 Les élé­ments sui­vants sont exclus de la super­vi­si­on du FDPIC :

a. l’As­sem­blée fédérale ;
b. le Con­seil fédéral ;
c. les tri­bu­naux fédéraux ;
d. le Bureau du Pro­cur­eur géné­ral de la Con­fé­dé­ra­ti­on en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel dans le cad­re de pro­cé­du­res pénales ;
e. les auto­ri­tés fédé­ra­les en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel dans le cad­re d’u­ne acti­vi­té juri­dic­tion­nel­le ou de pro­cé­du­res inter­na­tio­na­les d’as­si­stance mutu­el­le en matiè­re pénale.

Cha­pit­re 2 : Dis­po­si­ti­ons générales

Sec­tion 1 Défi­ni­ti­ons et principes

Art. 5 Définitions

Les défi­ni­ti­ons sui­van­tes s’ap­pli­quent dans le pré­sent acte :
a. don­nées per­son­nel­les: tou­te infor­ma­ti­on rela­ti­ve à une per­son­ne phy­si­que iden­ti­fi­ée ou identifiable ;
b. sujet des don­nées: per­son­ne phy­si­que dont les don­nées per­son­nel­les sont traitées ;

c. don­nées per­son­nel­les sen­si­bles:

1. don­nées rela­ti­ves aux opi­ni­ons ou acti­vi­tés reli­gieu­ses, idéo­lo­gi­ques, poli­ti­ques ou syndicales,
2. les don­nées rela­ti­ves à la san­té, à la sphè­re inti­me ou à l’o­ri­gi­ne racia­le ou ethnique,
3. don­nées génétiques,
4. les don­nées bio­mé­tri­ques qui iden­ti­fi­ent de maniè­re non équi­vo­que une per­son­ne physique,
5. les don­nées rela­ti­ves aux pro­cé­du­res et sanc­tions admi­ni­stra­ti­ves ou pénales,
6. don­nées sur les mesu­res de sécu­ri­té sociale ;
d. pro­ce­s­singtou­te opé­ra­ti­on portant sur des don­nées à carac­tère per­son­nel, quels que soi­ent les moy­ens et les pro­cé­du­res uti­li­sés, et notam­ment la coll­ec­te, l’en­re­gi­stre­ment, la con­ser­va­ti­on, l’uti­li­sa­ti­on, la modi­fi­ca­ti­on, la com­mu­ni­ca­ti­on, l’ar­chivage, la divul­ga­ti­on ou la des­truc­tion de données ;
e. dis­clo­sureTrans­mett­re ou rend­re acce­s­si­bles des don­nées personnelles ;
f. pro­fi­la­getou­te for­me de trai­te­ment auto­ma­ti­sé de don­nées à carac­tère per­son­nel con­si­stant à uti­li­ser ces don­nées pour éva­luer cer­ta­ins aspects per­son­nels rela­tifs à une per­son­ne phy­si­que, notam­ment pour ana­ly­ser ou pré­voir des aspects rela­tifs aux per­for­man­ces au tra­vail, à la situa­ti­on éco­no­mi­que, à la san­té, aux pré­fé­ren­ces per­son­nel­les, aux inté­rêts, à la fia­bi­li­té, au com­porte­ment, à la loca­li­sa­ti­on ou aux lieux de cet­te per­son­ne physique ;
g. Pro­fi­la­ge à haut ris­quele pro­fi­la­ge qui impli­que un ris­que éle­vé pour la per­son­na­li­té ou les droits fon­da­men­taux du sujet des don­nées, car il crée un appa­rie­ment ent­re des don­nées qui per­met d’éva­luer des aspects essen­tiels de la per­son­na­li­té d’u­ne per­son­ne physique ;
h. vio­la­ti­on de la sécu­ri­té des don­nées: une brè­che de sécu­ri­té ent­raînant la per­te, la sup­pres­si­on, la des­truc­tion ou la modi­fi­ca­ti­on invo­lon­tai­res ou illé­ga­les de don­nées per­son­nel­les ou la divul­ga­ti­on de don­nées per­son­nel­les à des per­son­nes non auto­ri­sées ou leur mise à dis­po­si­ti­on de celles-ci ;
i. corps fédé­ralfede­ral aut­ho­ri­ty or ser­vice or per­son that is char­ged with fede­ral public tasks ;
j. con­trô­leur: per­son­ne pri­vée ou orga­nis­me fédé­ral qui, seul ou con­join­te­ment avec d’aut­res, déci­de des fina­li­tés et des moy­ens du traitement ;
k. pro­ce­s­seur: per­son­ne pri­vée ou orga­nis­me fédé­ral qui trai­te des don­nées à carac­tère per­son­nel pour le comp­te du responsable du traitement.


Art. 6 Principes
1 Les don­nées à carac­tère per­son­nel doi­vent être trai­tées dans le respect de la loi.
2 Le trai­te­ment doit être effec­tué de bon­ne foi et doit être proportionné.
3 Les don­nées à carac­tère per­son­nel ne peu­vent être coll­ec­tées que dans un but pré­cis, évi­dent pour le sujet des don­nées ; les don­nées à carac­tère per­son­nel ne peu­vent être trai­tées que d’u­ne maniè­re com­pa­ti­ble avec ce but.
4 Elles sont détrui­tes ou ren­dues anony­mes dès qu’el­les ne sont plus néces­saires au regard de la fina­li­té du traitement.
5 Tou­te per­son­ne qui trai­te des don­nées à carac­tère per­son­nel doit s’assurer de l’e­xac­ti­tu­de de ces don­nées. Il doit prend­re tou­tes les mesu­res appro­priées pour que les don­nées inexac­tes ou incom­plè­tes au regard des fina­li­tés pour les­quel­les elles ont été coll­ec­tées ou trai­tées soi­ent rec­ti­fi­ées, effa­cées ou détrui­tes. L’a­dé­qua­ti­on des mesu­res dépend en par­ti­cu­lier de la natu­re et de l’é­ten­due du trai­te­ment des don­nées et des ris­ques que le trai­te­ment com­por­te pour la per­son­na­li­té et les droits fon­da­men­taux des per­son­nes concernées.
6 Si le con­sen­te­ment du sujet des don­nées est requis, ce con­sen­te­ment n’est valable que s’il a été don­né libre­ment et pour une ou plu­sieurs acti­vi­tés de trai­te­ment spé­ci­fi­ques et après une infor­ma­ti­on adéquate.

7 Le con­sen­te­ment doit être don­né expli­ci­te­ment pour :

a. le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel sensibles ;
b. pro­fi­la­ge à haut ris­que par une per­son­ne pri­vée ; ou
c. le pro­fi­la­ge par un orga­nis­me fédéral.


Art. 7 Pro­tec­tion des don­nées par con­cep­ti­on et par défaut
1 Le responsable du trai­te­ment doit mett­re en place des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les afin que le trai­te­ment des don­nées soit con­for­me à la régle­men­ta­ti­on rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées et, en par­ti­cu­lier, aux prin­cipes énon­cés à l’ar­tic­le 6. Il con­sidè­re cet­te obli­ga­ti­on dès la pla­ni­fi­ca­ti­on du traitement.
2 Les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les doi­vent être appro­priées, notam­ment au regard de l’é­tat de l’art, du type et de l’é­ten­due du trai­te­ment, ain­si que des ris­ques que le trai­te­ment en que­sti­on fait peser sur la per­son­na­li­té et les droits fon­da­men­taux des per­son­nes con­cer­nées par les données.
3 Le responsable du trai­te­ment est en out­re tenu de veil­ler, au moy­en de paramè­tres pré­dé­fi­nis appro­priés, à ce que le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel soit limi­té au mini­mum requis par la fina­li­té, sauf avis con­trai­re du sujet des données.


Art. 8 Sécu­ri­té des données
1 Le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant doi­vent assurer, par des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées, la sécu­ri­té des don­nées à carac­tère per­son­nel en tenant comp­te du risque.
2 Les mesu­res doi­vent per­mett­re d’é­vi­ter les vio­la­ti­ons de la sécu­ri­té des données.
3 Le Con­seil fédé­ral doit édic­ter des dis­po­si­ti­ons rela­ti­ves aux exi­gen­ces mini­ma­les en matiè­re de sécu­ri­té des données.


Art. 9 Trai­te­ment des don­nées par les processeurs

1 Le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel peut être attri­bué par accord ou par la loi à un pro­ce­s­seur si :

a. les don­nées ne sont trai­tées que de maniè­re auto­ri­sée pour le responsable du trai­te­ment lui-même ; et
b. aucu­ne obli­ga­ti­on léga­le ou con­trac­tu­el­le de con­fi­den­tia­li­té n’in­ter­dit l’attribution.
2 Le responsable du trai­te­ment doit notam­ment s’assurer que le pro­ce­s­seur est en mesu­re de garan­tir la sécu­ri­té des données.
3 Le pro­ce­s­seur ne peut con­fier le trai­te­ment à un tiers qu’a­vec l’au­to­ri­sa­ti­on pré­alable du responsable du traitement.
4 Il peut invo­quer les mêmes justi­fi­ca­ti­ons que le contrôleur.


Art. 10 Con­seil­ler en matiè­re de pro­tec­tion des données 
1 Les con­trô­leurs pri­vés peu­vent dési­gner un con­seil­ler en matiè­re de pro­tec­tion des données.

2 Le con­seil­ler à la pro­tec­tion des don­nées est le point de cont­act pour les per­son­nes con­cer­nées et pour les auto­ri­tés com­pé­ten­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées en Sui­s­se. En par­ti­cu­lier, il ou elle a les tâches suivantes :

a. de for­mer et de con­seil­ler le con­trô­leur pri­vé en matiè­re de pro­tec­tion des données ;
b. la par­ti­ci­pa­ti­on à l’ap­pli­ca­ti­on de la régle­men­ta­ti­on en matiè­re de pro­tec­tion des données.

3 Les con­trô­leurs pri­vés peu­vent invo­quer l’ex­cep­ti­on pré­vue à l’ar­tic­le 23, para­gra­phe 4, si les con­di­ti­ons sui­van­tes sont remplies :

a. le con­seil­ler à la pro­tec­tion des don­nées exer­ce sa fonc­tion vis-à-vis du con­trô­leur de maniè­re pro­fes­si­on­nel­le­ment indé­pen­dan­te et sans être lié par des instructions ;
b. il n’e­xer­ce pas d’ac­ti­vi­tés incom­pa­ti­bles avec ses fonc­tions de con­seil­ler à la pro­tec­tion des données ;
c. il pos­sè­de les con­nais­sances pro­fes­si­on­nel­les nécessaires ;
d. le con­trô­leur publie les coor­don­nées du con­seil­ler à la pro­tec­tion des don­nées et les com­mu­ni­que au FDPIC.
4 Le Con­seil fédé­ral régle­men­te la nomi­na­ti­on de con­seil­lers en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées par les orga­nes fédéraux.


Art. 11 Codes de conduite
1 Les asso­cia­ti­ons pro­fes­si­on­nel­les, les asso­cia­ti­ons indu­stri­el­les et les asso­cia­ti­ons com­mer­cia­les dont les sta­tuts les habi­li­tent à défend­re les inté­rêts éco­no­mi­ques de leurs mem­bres, ain­si que les orga­nis­mes fédé­raux, peu­vent sou­mett­re des codes de con­duite à la FDPIC.
2 Le FDPIC don­ne son avis sur les codes de con­duite et publie son opinion.


Art. 12 Inven­tai­re des acti­vi­tés de traitement
1 Les con­trô­leurs et les pro­ce­s­seurs tien­nent cha­cun un inven­tai­re de leurs acti­vi­tés de traitement.

2 L’in­ven­tai­re du con­trô­leur con­ti­ent au moins les infor­ma­ti­ons suivantes :

a. l’i­den­ti­té du contrôleur ;
b. la fina­li­té du traitement ;
c. une descrip­ti­on des caté­go­ries de sujets de don­nées et des caté­go­ries de don­nées à carac­tère per­son­nel traitées ;
d. les caté­go­ries de bénéficiaires ;
e. si pos­si­ble, la péri­ode de con­ser­va­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel ou les critères per­met­tant de déter­mi­ner la péri­ode de conservation ;
f. si pos­si­ble, une descrip­ti­on géné­ra­le des mesu­res pri­ses pour garan­tir la sécu­ri­té des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 8 ;
g. en cas de divul­ga­ti­on de don­nées à l’étran­ger, le nom de l’É­tat en que­sti­on et les garan­ties pré­vues à l’ar­tic­le 16, para­gra­phe 2.
3 L’in­ven­tai­re du pro­ce­s­seur con­ti­ent des infor­ma­ti­ons sur l’i­den­ti­té du pro­ce­s­seur et du responsable du trai­te­ment, les caté­go­ries d’ac­ti­vi­tés de trai­te­ment effec­tuées pour le comp­te du responsable du trai­te­ment ain­si que les infor­ma­ti­ons pré­vues au para­gra­phe 2, points f) et g).
4 Les orga­nes fédé­raux noti­fi­ent leurs inven­tai­res au FDPIC.
5 Le Con­seil fédé­ral pré­voit des excep­ti­ons pour les ent­re­pri­ses qui emploi­ent moins de 250 per­son­nes et dont le trai­te­ment ne com­por­te qu’un fai­ble ris­que d’att­ein­te à la per­son­na­li­té des per­son­nes concernées.


Art. 13 Certification
1 Les four­nis­seurs de systè­mes ou de logi­ciels de trai­te­ment des don­nées ain­si que les con­trô­leurs et les pro­ce­s­seurs peu­vent sou­mett­re leurs systè­mes, leurs pro­duits et leurs ser­vices à l’éva­lua­ti­on d’or­ga­nis­mes de cer­ti­fi­ca­ti­on recon­nus et indépendants.
2 Le Con­seil fédé­ral édic­te des règles rela­ti­ves à la recon­nais­sance des pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on et à l’in­tro­duc­tion d’un label de qua­li­té en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées. Pour ce fai­re, il doit tenir comp­te du droit inter­na­tio­nal et des nor­mes tech­ni­ques recon­nues au niveau international.

Sec­tion 2 Trai­te­ment des don­nées par des con­trô­leurs pri­vés ayant leur bureau enre­gi­stré ou leur rési­dence à l’étranger

Art. 14 Représentant

1 Les con­trô­leurs pri­vés ayant leur domic­i­le ou leur rési­dence à l’étran­ger désign­ent un repré­sen­tant en Sui­s­se s’ils trai­tent les don­nées per­son­nel­les de per­son­nes en Sui­s­se et si le trai­te­ment des don­nées répond aux exi­gen­ces suivantes :

a. Le trai­te­ment des don­nées est lié à l’off­re de biens ou de ser­vices en Sui­s­se ou à la sur­veil­lan­ce du com­porte­ment de ces personnes.
b. Le trai­te­ment est extensif.
c. Il s’a­git d’un trai­te­ment régulier.
d. Le trai­te­ment impli­que un ris­que éle­vé pour la per­son­na­li­té des per­son­nes con­cer­nées par les données.
2 Le repré­sen­tant sert de point de cont­act pour les per­son­nes con­cer­nées par les don­nées et le FDPIC.
3 Le con­trô­leur publie le nom et l’adres­se du représentant.


Art. 15 Attri­bu­ti­ons du représentant
1 Le bureau de repré­sen­ta­ti­on tient un regist­re des acti­vi­tés de trai­te­ment du responsable du trai­te­ment, qui con­ti­ent les infor­ma­ti­ons visées à l’ar­tic­le 12, para­gra­phe 2.
2 Sur deman­de, il doit four­nir au FDPIC les infor­ma­ti­ons con­te­nues dans le registre.
3 Sur deman­de, il doit four­nir au sujet des don­nées des infor­ma­ti­ons sur la maniè­re d’e­xer­cer ses droits.

Sec­tion 3 Divul­ga­ti­on trans­fron­ta­liè­re des don­nées personnelles

Art. 16 Principes 
1 Les don­nées per­son­nel­les peu­vent être divul­guées à l’étran­ger si le Con­seil fédé­ral a déter­mi­né que la légis­la­ti­on de l’É­tat ou de l’or­ga­nis­me inter­na­tio­nal con­cer­né garan­tit un niveau de pro­tec­tion adéquat.

2 En l’ab­sence d’u­ne tel­le décis­i­on du Con­seil fédé­ral visée au para­gra­phe 1, les don­nées à carac­tère per­son­nel ne peu­vent être divul­guées à l’étran­ger que si une pro­tec­tion appro­priée est assu­rée par :

a. un trai­té international ;
b. les dis­po­si­ti­ons rela­ti­ves à la pro­tec­tion des don­nées d’un cont­rat con­clu ent­re le con­trô­leur ou le pro­ce­s­seur et son par­ten­aire con­trac­tuel, qui ont été com­mu­ni­quées au pré­alable à la FDPIC ;
c. des garan­ties spé­ci­fi­ques pré­pa­rées par l’or­ga­ne fédé­ral com­pé­tent et com­mu­ni­quées au pré­alable au CLIP ;
d. les clau­ses stan­dard de pro­tec­tion des don­nées pré­cé­dem­ment approu­vées, éta­b­lies ou recon­nues par le FDPIC ;
e. des règles d’entre­pri­se con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées qui ont été pré­ala­blem­ent approu­vées par le FDPIC, ou par une auto­ri­té étran­gè­re responsable de la pro­tec­tion des don­nées et appar­tenant à un État qui garan­tit une pro­tec­tion adéquate.
3 Le Con­seil fédé­ral peut pré­voir d’aut­res garan­ties appro­priées au sens du para­gra­phe 2.


Art. 17 Exceptions

1 Par déro­ga­ti­on à l’ar­tic­le 16, para­gra­phes 1 et 2, les don­nées à carac­tère per­son­nel peu­vent être divul­guées à l’étran­ger si :

a. Le sujet des don­nées a expli­ci­te­ment con­sen­ti à la divulgation ;

b. La divul­ga­ti­on est direc­te­ment liée à la con­clu­si­on ou à l’exé­cu­ti­on d’un contrat :

1. ent­re le con­trô­leur et le sujet des don­nées, ou
2. ent­re le con­trô­leur et son par­ten­aire con­trac­tuel dans l’in­té­rêt du sujet des données ;

c. La divul­ga­ti­on est nécessaire :

1. afin de sau­vegar­der un inté­rêt public prépon­dé­rant, ou
2. pour l’é­ta­blis­se­ment, l’e­xer­ci­ce ou l’exé­cu­ti­on de droits légaux devant un tri­bu­nal ou une aut­re auto­ri­té étran­gè­re compétente ;
d. La divul­ga­ti­on est néces­saire pour pro­té­ger la vie ou l’in­té­gri­té phy­si­que du sujet des don­nées ou d’un tiers et il n’est pas pos­si­ble d’ob­te­nir le con­sen­te­ment du sujet des don­nées dans un délai raisonnable ;
e. Le sujet des don­nées a ren­du les don­nées géné­ra­le­ment acce­s­si­bles et n’a pas expres­sé­ment inter­dit leur traitement ;
f. Les don­nées pro­vi­en­nent d’un regist­re pré­vu par la loi et acce­s­si­ble au public ou aux per­son­nes ayant un inté­rêt légiti­me, pour autant que les con­di­ti­ons léga­les de la con­sul­ta­ti­on soi­ent rem­plies dans le cas spécifique.
2 Le responsable du trai­te­ment ou le pro­ce­s­seur infor­me, sur deman­de, le FDPIC des divul­ga­ti­ons de don­nées à carac­tère per­son­nel visées au para­gra­phe 1, points b), nº 2, c) et d).


Art. 18 Publi­ca­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel au for­mat électronique

Si des don­nées à carac­tère per­son­nel sont ren­dues géné­ra­le­ment acce­s­si­bles au moy­en d’in­for­ma­ti­ons et de ser­vices de com­mu­ni­ca­ti­on auto­ma­ti­sés dans le but de four­nir des infor­ma­ti­ons au grand public, il n’y a pas lieu de con­sidé­rer qu’il s’a­git d’u­ne divul­ga­ti­on trans­fron­tiè­re, même si les don­nées sont acce­s­si­bles depuis l’étranger.

Cha­pit­re 3 : Responsa­bi­li­tés du con­trô­leur et du processeur

Art. 19 Obli­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on lors de la coll­ec­te de don­nées à carac­tère personnel
1 Le responsable du trai­te­ment infor­me le sujet des don­nées de maniè­re appro­priée de la coll­ec­te de don­nées à carac­tère per­son­nel ; ce devoir d’in­for­ma­ti­on s’ap­pli­que éga­le­ment lorsque les don­nées ne sont pas coll­ec­tées auprès du sujet des données.

2 Au moment de la coll­ec­te, le con­trô­leur doit four­nir au sujet des don­nées tou­tes les infor­ma­ti­ons néces­saires pour per­mett­re au sujet des don­nées d’e­xer­cer ses droits con­for­mé­ment à la pré­sen­te loi et pour assurer la trans­pa­rence du trai­te­ment des don­nées, en particulier :

a. l’i­den­ti­té et les coor­don­nées du contrôleur ;
b. la fina­li­té du traitement ;
c. le cas échéant, les desti­na­tai­res ou les caté­go­ries de desti­na­tai­res aux­quels les don­nées à carac­tère per­son­nel sont communiquées.
3 Si les don­nées ne sont pas coll­ec­tées auprès du sujet des don­nées, il infor­me en out­re le sujet des caté­go­ries de don­nées à carac­tère per­son­nel qui sont traitées.
4 Si des don­nées à carac­tère per­son­nel sont divul­guées à l’étran­ger, le responsable du trai­te­ment infor­me éga­le­ment la per­son­ne con­cer­née du nom de l’É­tat ou de l’in­stance inter­na­tio­na­le et, le cas échéant, des garan­ties pré­vues à l’ar­tic­le 16, para­gra­phe 2, ou de l’ap­pli­ca­bi­li­té de l’u­ne des excep­ti­ons pré­vues à l’ar­tic­le 17.
5 Si les don­nées ne sont pas coll­ec­tées auprès du sujet des don­nées, il four­nit au sujet des don­nées les infor­ma­ti­ons men­ti­onnées aux para­gra­phes 2 à 4 au plus tard un mois après avoir reçu les don­nées à carac­tère per­son­nel. Si le responsable du trai­te­ment divul­gue les don­nées à carac­tère per­son­nel avant cet­te date, il en infor­me le sujet des don­nées au moment de la divul­ga­ti­on, au plus tard.


Art. 20 Excep­ti­ons à l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on et restrictions

1 L’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on pré­vue à l’ar­tic­le 19 ces­se de s’ap­pli­quer si l’u­ne des con­di­ti­ons sui­van­tes est remplie :

a. Le sujet des don­nées dis­po­se déjà des infor­ma­ti­ons correspondantes.
b. Le trai­te­ment est pré­vu par la loi.
c. Le con­trô­leur est une per­son­ne pri­vée et est lié par une obli­ga­ti­on léga­le de confidentialité.
d. Les exi­gen­ces de l’ar­tic­le 27 sont remplies.

2 Si les don­nées à carac­tère per­son­nel ne sont pas coll­ec­tées auprès du sujet des don­nées, l’ob­li­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on ne s’ap­pli­que pas non plus si l’u­ne des con­di­ti­ons sui­van­tes est remplie :

a. il n’est pas pos­si­ble de four­nir les infor­ma­ti­ons ; ou
b. elle requiert des efforts disproportionnés.

3 Le responsable du trai­te­ment peut rest­reind­re, dif­fé­rer ou refu­ser de four­nir des infor­ma­ti­ons dans les cas suivants :

a. cela est néces­saire pour pro­té­ger les inté­rêts prépon­dé­rants de tiers ;
b. l’in­for­ma­ti­on empêche le trai­te­ment de rem­plir son objectif ;

c. lorsque le con­trô­leur est une per­son­ne pri­vée et que les con­di­ti­ons sui­van­tes sont remplies :

1. la mesu­re est requi­se par les inté­rêts prépon­dé­rants du contrôleur.
2. le responsable du trai­te­ment ne divul­gue pas les don­nées à carac­tère per­son­nel à des tiers.

d. lorsque le con­trô­leur est une auto­ri­té fédé­ra­le et que l’u­ne des con­di­ti­ons sui­van­tes est remplie :

1. un inté­rêt public prépon­dé­rant, en par­ti­cu­lier la sécu­ri­té inté­ri­eu­re ou exté­ri­eu­re de la Sui­s­se, l’e­xi­ge, ou
2. la four­ni­tu­re de l’in­for­ma­ti­on est sus­cep­ti­ble de com­pro­mett­re une enquête, une inve­sti­ga­ti­on ou une pro­cé­du­re admi­ni­stra­ti­ve ou judiciaire.
4 La con­di­ti­on énon­cée au para­gra­phe 3, point c), numé­ro 2, est répu­tée rem­plie si la divul­ga­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel a lieu ent­re des socié­tés con­trôlées par la même enti­té juridique.


Art. 21 Obli­ga­ti­on d’in­for­ma­ti­on dans le cas d’u­ne décis­i­on indi­vi­du­el­le automatisée
1 Le responsable du trai­te­ment infor­me le sujet des don­nées d’u­ne décis­i­on qui est pri­se exclu­si­ve­ment sur la base d’un trai­te­ment auto­ma­ti­sé et qui a des effets juri­di­ques sur le sujet des don­nées ou qui l’af­fec­te de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve (décis­i­on indi­vi­du­el­le automatisée).
2 Il doit don­ner au sujet des don­nées, à sa deman­de, la pos­si­bi­li­té de fai­re con­naît­re sa posi­ti­on. Le sujet des don­nées peut deman­der que la décis­i­on soit réex­ami­née par une per­son­ne physique.

3 Les para­gra­phes 1 et 2 ne s’ap­pli­quent pas si :

a. la décis­i­on est direc­te­ment liée à la con­clu­si­on ou à l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat ent­re le responsable du trai­te­ment et le sujet des don­nées et la deman­de de ce der­nier est satis­fai­te, ou que
b. le sujet des don­nées a expli­ci­te­ment con­sen­ti à ce que la décis­i­on soit pri­se de maniè­re automatisée.
4 Si la décis­i­on indi­vi­du­el­le auto­ma­ti­sée éma­ne d’u­ne auto­ri­té fédé­ra­le, cet­te der­niè­re doit la dési­gner com­me tel­le. Le para­gra­phe 2 ne s’ap­pli­que pas si la per­son­ne con­cer­née n’a pas beso­in d’êt­re con­sul­tée avant que la décis­i­on ne soit pri­se con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 30, para­gra­phe 2, de la loi sur la pro­cé­du­re admi­ni­stra­ti­ve du 20 décembre 1968 (APA) ou à une aut­re loi fédérale.


Art. 22 Éva­lua­ti­on de l’im­pact sur la pro­tec­tion des données
1 Si le trai­te­ment de don­nées envi­sa­gé est sus­cep­ti­ble d’en­traî­ner un ris­que éle­vé pour la per­son­na­li­té ou les droits fon­da­men­taux de la per­son­ne con­cer­née, le responsable du trai­te­ment doit pro­cé­der au pré­alable à une éva­lua­ti­on de l’im­pact sur la pro­tec­tion des don­nées. Si le responsable du trai­te­ment con­sidè­re qu’il effec­tue plu­sieurs opé­ra­ti­ons de trai­te­ment simi­lai­res, il peut éta­b­lir une ana­ly­se d’im­pact conjointe.

2 L’e­xi­stence d’un ris­que éle­vé, en par­ti­cu­lier lorsque de nou­vel­les tech­no­lo­gies sont uti­li­sées, dépend de la natu­re, de l’é­ten­due, des cir­con­stances et des fina­li­tés du trai­te­ment. Un tel ris­que exi­ste en par­ti­cu­lier dans les cas suivants :

a. le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel sen­si­bles à gran­de échelle ;
b. sur­veil­lan­ce sys­té­ma­tique de vastes zones publiques.
3 L’éva­lua­ti­on de l’im­pact sur la pro­tec­tion des don­nées con­ti­ent une descrip­ti­on du trai­te­ment envi­sa­gé, une éva­lua­ti­on des ris­ques au regard de la per­son­na­li­té ou des droits fon­da­men­taux du sujet des don­nées, ain­si que les mesu­res envi­sa­gées pour pro­té­ger la per­son­na­li­té ou les droits fon­da­men­taux du sujet des données.
4 Les con­trô­leurs pri­vés sont dis­pen­sés de l’ob­li­ga­ti­on d’é­ta­b­lir une éva­lua­ti­on de l’im­pact sur la pro­tec­tion des don­nées s’ils sont léga­le­ment tenus d’ef­fec­tuer le traitement.

5 Le responsable du trai­te­ment pri­vé peut s’ab­ste­nir d’é­ta­b­lir une éva­lua­ti­on de l’im­pact sur la pro­tec­tion des don­nées s’il uti­li­se un système, un pro­duit ou un ser­vice cer­ti­fié pour l’u­sa­ge pré­vu con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 13 ou s’il respec­te un code de con­duite con­for­me à l’ar­tic­le 11 et répond­ant aux exi­gen­ces suivantes :

a. le code de con­duite est basé sur une éva­lua­ti­on de l’im­pact sur la pro­tec­tion des données ;
b. il pré­voit des mesu­res de pro­tec­tion des droits de la per­son­na­li­té ou des droits fon­da­men­taux du sujet des données ;
c. elle a été sou­mi­se au FDPIC.


Art. 23 Con­sul­ta­ti­on du FDPIC
1 Le responsable du trai­te­ment con­sul­te le FDPIC avant le trai­te­ment lorsque l’éva­lua­ti­on de l’im­pact sur la pro­tec­tion des don­nées révè­le que le trai­te­ment pré­sen­te un ris­que éle­vé pour la per­son­na­li­té ou les droits fon­da­men­taux du sujet des don­nées, comp­te tenu des mesu­res envi­sa­gées par le responsable du traitement.
2 Le FDPIC infor­me le con­trô­leur de ses objec­tions au trai­te­ment envi­sa­gé dans un délai de deux mois. Ce délai peut être pro­lon­gé d’un mois en cas de trai­te­ment com­ple­xe de données.
3 Si le FDPIC a des objec­tions cont­re le trai­te­ment envi­sa­gé, il sug­gè­re des mesu­res appro­priées au responsable du traitement.
4 Le con­trô­leur pri­vé peut s’ab­ste­nir de con­sul­ter le FDPIC s’il a con­sul­té le con­seil­ler à la pro­tec­tion des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10.


Art. 24 Noti­fi­ca­ti­on des vio­la­ti­ons de la sécu­ri­té des données
1 Le responsable du trai­te­ment doit noti­fier au FDPIC, dès que pos­si­ble, tout inci­dent de sécu­ri­té des don­nées sus­cep­ti­ble d’en­traî­ner un ris­que éle­vé pour les droits de la per­son­na­li­té ou les droits fon­da­men­taux du sujet des données.
2 Dans la noti­fi­ca­ti­on, il doit au moins indi­quer la natu­re de la vio­la­ti­on de la sécu­ri­té des don­nées, ses con­sé­quen­ces et les mesu­res pri­ses ou envisagées.
3 Le pro­ce­s­seur doit noti­fier au con­trô­leur, dès que pos­si­ble, tou­te vio­la­ti­on de la sécu­ri­té des données.
4 Le responsable du trai­te­ment doit éga­le­ment infor­mer le sujet des don­nées si cela est néces­saire pour la pro­tec­tion du sujet des don­nées ou si le FDPIC en fait la demande.

5 Il peut limi­ter les infor­ma­ti­ons au sujet des don­nées, les dif­fé­rer ou s’ab­ste­nir de les four­nir si :

a. il exi­ste des rai­sons fon­dées sur l’ar­tic­le 26, para­gra­phe 1, point b) ou 2, point b), ou une obli­ga­ti­on léga­le de secret l’interdit ;
b. l’in­for­ma­ti­on est impos­si­ble ou requiert des efforts dis­pro­por­ti­onnés ; ou
c. l’in­for­ma­ti­on du sujet des don­nées est assu­rée de maniè­re équi­va­len­te par une annon­ce publique.
6 Une noti­fi­ca­ti­on fon­dée sur le pré­sent artic­le ne peut être uti­li­sée dans le cad­re d’u­ne pro­cé­du­re péna­le à l’en­cont­re de la per­son­ne visée par la noti­fi­ca­ti­on qu’a­vec le con­sen­te­ment de cet­te personne.

Cha­pit­re 4 : Droits du sujet des données

Art. 25 Droit d’accès
1 Tou­te per­son­ne peut deman­der au responsable du trai­te­ment des infor­ma­ti­ons sur l’e­xi­stence d’un trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel la concernant.

2 Le sujet des don­nées reçoit les infor­ma­ti­ons néces­saires pour lui per­mett­re d’e­xer­cer ses droits en ver­tu de la pré­sen­te loi et pour garan­tir la trans­pa­rence du trai­te­ment des don­nées. Dans tous les cas, les infor­ma­ti­ons sui­van­tes sont four­nies au sujet des données :

a. l’i­den­ti­té et les coor­don­nées du contrôleur ;
b. les don­nées à carac­tère per­son­nel qui sont trai­tées en tant que telles ;
c. la fina­li­té du traitement ;
d. la péri­ode de con­ser­va­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel ou, si cela n’est pas pos­si­ble, les critères uti­li­sés pour déter­mi­ner cet­te période ;
e. les infor­ma­ti­ons dis­po­ni­bles sur l’o­ri­gi­ne des don­nées per­son­nel­les, dans la mesu­re où elles n’ont pas été coll­ec­tées auprès du sujet des données ;
f. le cas échéant, l’e­xi­stence d’u­ne décis­i­on indi­vi­du­el­le auto­ma­ti­sée ain­si que la logi­que sur laquel­le cet­te décis­i­on est fondée ;
g. le cas échéant, les desti­na­tai­res ou les caté­go­ries de desti­na­tai­res aux­quels les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été com­mu­ni­quées ain­si que les infor­ma­ti­ons pré­vues à l’ar­tic­le 19, para­gra­phe 4.
3 Les don­nées per­son­nel­les rela­ti­ves à la san­té du sujet des don­nées peu­vent être com­mu­ni­quées au sujet des don­nées, sous réser­ve de son con­sen­te­ment, par un pro­fes­si­on­nel de la san­té dési­gné par lui.
4 Si le responsable du trai­te­ment dis­po­se de don­nées à carac­tère per­son­nel trai­tées par un pro­ce­s­seur, le responsable du trai­te­ment reste sou­mis à l’ob­li­ga­ti­on de four­nir des informations.
5 Nul ne peut se sous­trai­re au droit d’êt­re infor­mé à l’avance.
6 Le con­trô­leur four­nit les infor­ma­ti­ons deman­dées gra­tui­te­ment. Le Con­seil fédé­ral peut pré­voir des excep­ti­ons lorsque l’in­for­ma­ti­on n’est pas four­nie gra­tui­te­ment, en par­ti­cu­lier si l’ef­fort requis est disproportionné.
7 En règ­le géné­ra­le, les infor­ma­ti­ons doi­vent être four­nies dans un délai de 30 jours.


Art. 26 Limi­ta­ti­ons du droit d’accès

1 Le responsable du trai­te­ment peut refu­ser, rest­reind­re ou refu­ser de four­nir des infor­ma­ti­ons si :

a. une loi for­mel­le le pré­voit, en par­ti­cu­lier pour pro­té­ger un secret professionnel ;
b. si elle est requi­se par les inté­rêts prépon­dé­rants de tiers ; ou
c. la deman­de d’in­for­ma­ti­ons est mani­fe­stem­ent infon­dée, en par­ti­cu­lier si elle pour­su­it un but con­trai­re à la pro­tec­tion des don­nées ou si elle est mani­fe­stem­ent de natu­re frivole.

2 En out­re, il est pos­si­ble de refu­ser, de rest­reind­re ou de dif­fé­rer la four­ni­tu­re d’in­for­ma­ti­ons dans les cas suivants :

a. lorsque le con­trô­leur est une per­son­ne pri­vée et que les con­di­ti­ons sui­van­tes sont remplies :

1. si les inté­rêts supé­ri­eurs du con­trô­leur exi­gent la mesure.
2. le responsable du trai­te­ment ne divul­gue pas les don­nées à carac­tère per­son­nel à un tiers.

b. lorsque le con­trô­leur est une auto­ri­té fédé­ra­le et que l’u­ne des con­di­ti­ons sui­van­tes est remplie :

1. la mesu­re est néces­saire pour un inté­rêt public prépon­dé­rant, en par­ti­cu­lier la sécu­ri­té inté­ri­eu­re ou exté­ri­eu­re de la Sui­s­se, ou
2. la four­ni­tu­re d’in­for­ma­ti­ons est sus­cep­ti­ble de com­pro­mett­re une enquête, une inve­sti­ga­ti­on ou une pro­cé­du­re admi­ni­stra­ti­ve ou judiciaire.
3 L’e­xi­gence énon­cée au para­gra­phe 2, point a), numé­ro 2, est répu­tée satis­fai­te si la divul­ga­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel a lieu ent­re des socié­tés con­trôlées par la même enti­té juridique.
4 Le responsable du trai­te­ment doit indi­quer les rai­sons pour les­quel­les il refu­se, rest­reint ou refu­se de four­nir les informations.


Art. 27 Limi­tes au droit d’ac­cès des médias

1 Lorsque des don­nées à carac­tère per­son­nel sont uti­li­sées exclu­si­ve­ment pour la publi­ca­ti­on dans la sec­tion édi­tée d’un média publié péri­odi­quement, le con­trô­leur peut refu­ser, rest­reind­re ou dif­fé­rer la four­ni­tu­re d’in­for­ma­ti­ons pour l’un des motifs suivants :

a. les don­nées révè­lent des infor­ma­ti­ons sur les sources de l’information ;
b. l’ac­cès aux brouil­lons de publi­ca­ti­ons s’ensuivrait ;
c. la publi­ca­ti­on por­terait att­ein­te à la lib­re for­ma­ti­on de l’o­pi­ni­on publique.
2 Les jour­na­li­stes peu­vent éga­le­ment refu­ser, rest­reind­re ou dif­fé­rer la four­ni­tu­re d’in­for­ma­ti­ons s’ils uti­li­sent les don­nées per­son­nel­les exclu­si­ve­ment com­me leur instru­ment de tra­vail personnel.


Art. 28 Droit à la por­ta­bi­li­té des données 

1 Tou­te per­son­ne peut deman­der au responsable du trai­te­ment de lui com­mu­ni­quer, gra­tui­te­ment, les don­nées à carac­tère per­son­nel qu’el­le lui a four­nies dans un for­mat élec­tro­ni­que stan­dard si :

a. le responsable du trai­te­ment trai­te les don­nées de maniè­re auto­ma­ti­sée ; et
b. les don­nées sont trai­tées avec le con­sen­te­ment du sujet des don­nées ou en rela­ti­on direc­te avec la con­clu­si­on ou l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat ent­re le responsable du trai­te­ment et le sujet des données.
2 En out­re, le sujet des don­nées peut deman­der au responsable du trai­te­ment de trans­fé­rer ses don­nées à carac­tère per­son­nel à un aut­re responsable du trai­te­ment si les exi­gen­ces visées au para­gra­phe 1 sont satis­fai­tes et si cela n’im­pli­que pas un effort disproportionné.
3 Le Con­seil fédé­ral peut pré­voir des excep­ti­ons à cet­te liber­té de char­ge, en par­ti­cu­lier si l’ef­fort impli­qué est disproportionné.


Art. 29 Rest­ric­tions sur le droit d’é­mis­si­on et de trans­mis­si­on de données
1 Le responsable du trai­te­ment peut refu­ser, rest­reind­re ou dif­fé­rer la com­mu­ni­ca­ti­on et le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel pour les motifs énon­cés à l’ar­tic­le 26, para­gra­phes 1 et 2.
2 Le con­trô­leur doit don­ner des rai­sons de refu­ser, de rest­reind­re ou de repor­ter la libé­ra­ti­on ou le transfert.

Cha­pit­re 5 : Dis­po­si­ti­ons spé­cia­les rela­ti­ves au trai­te­ment des don­nées par des per­son­nes privées

Art. 30 Vio­la­ti­on de la personnalité
1 Tou­te per­son­ne qui trai­te des don­nées à carac­tère per­son­nel ne doit pas vio­ler illé­ga­le­ment la per­son­na­li­té des per­son­nes con­cer­nées par les données.

2 Un pré­ju­di­ce de per­son­na­li­té exi­ste en par­ti­cu­lier si :

a. les don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées en con­tra­dic­tion avec les prin­cipes énon­cés aux artic­les 6 et 8 ;
b. les don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées cont­re la décla­ra­ti­on expres­se d’in­ten­ti­on du sujet des données ;
c. des don­nées à carac­tère per­son­nel sen­si­bles sont divul­guées à des tiers.
3 En géné­ral, il n’y a pas de vio­la­ti­on de la vie pri­vée si le sujet des don­nées a ren­du les don­nées per­son­nel­les géné­ra­le­ment acce­s­si­bles et n’a pas expres­sé­ment inter­dit leur traitement.


Art. 31 Justifications
1 Une vio­la­ti­on de la per­son­na­li­té est illi­ci­te sauf si elle est justi­fi­ée par le con­sen­te­ment du sujet des don­nées, par un inté­rêt pri­vé ou public prépon­dé­rant ou par la loi.

2 L’in­té­rêt supé­ri­eur du responsable du trai­te­ment peut être con­sidé­ré, en par­ti­cu­lier, dans les cas suivants :

a. Le responsable du trai­te­ment trai­te les don­nées à carac­tère per­son­nel de la par­tie con­trac­tan­te en rela­ti­on direc­te avec la con­clu­si­on ou l’exé­cu­ti­on d’un contrat.
b. Le responsable du trai­te­ment est ou sera en con­cur­rence com­mer­cia­le avec une aut­re per­son­ne et trai­te à cet­te fin des don­nées à carac­tère per­son­nel qui ne sont pas divul­guées à des tiers, sauf en cas de divul­ga­ti­on ent­re des socié­tés con­trôlées par la même enti­té juridique.

c. Le responsable du trai­te­ment trai­te les don­nées à carac­tère per­son­nel afin de véri­fier la sol­va­bi­li­té du sujet des don­nées, à con­di­ti­on que les exi­gen­ces sui­van­tes soi­ent remplies :

1. le trai­te­ment n’im­pli­que pas de don­nées per­son­nel­les sen­si­bles ni de pro­fi­la­ge à haut risque.
2. les don­nées ne sont com­mu­ni­quées à des tiers que si ces tiers en ont beso­in pour la con­clu­si­on ou l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat avec le sujet des données.
3.les don­nées ne datent pas de plus de dix ans.
4. le sujet des don­nées est âgé.
d. Le responsable du trai­te­ment trai­te les don­nées à carac­tère per­son­nel sur une base pro­fes­si­on­nel­le et exclu­si­ve­ment pour la publi­ca­ti­on dans la sec­tion édi­tée d’un média publié péri­odi­quement ou les don­nées ser­vent au responsable du trai­te­ment exclu­si­ve­ment com­me instru­ment de tra­vail per­son­nel, étant don­né qu’au­cu­ne publi­ca­ti­on n’a lieu.

e. Le responsable du trai­te­ment trai­te les don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins qui ne se rap­portent pas à une per­son­ne en par­ti­cu­lier, notam­ment à des fins de recher­che, de pla­ni­fi­ca­ti­on et de sta­ti­sti­ques, pour autant que les con­di­ti­ons sui­van­tes soi­ent remplies :

1) le responsable du trai­te­ment rend les don­nées anony­mes dès que les fina­li­tés du trai­te­ment le per­met­tent ou prend des mesu­res rai­sonn­ables pour empêcher l’i­den­ti­fi­ca­ti­on des per­son­nes con­cer­nées si l’an­ony­mi­sa­ti­on est impos­si­ble ou néces­si­te des efforts disproportionnés
2. les don­nées à carac­tère per­son­nel sen­si­bles sont com­mu­ni­quées à des tiers de tel­le maniè­re que les per­son­nes con­cer­nées ne pui­s­sent pas être iden­ti­fi­ées. Si cela n’est pas pos­si­ble, des mesu­res doi­vent être pri­ses pour s’assurer que les tiers ne trai­tent les don­nées qu’à des fins non personnelles.
3) les résul­tats sont publiés de tel­le maniè­re que les sujets des don­nées ne peu­vent pas être identifiés.
f. Le responsable du trai­te­ment coll­ec­te des don­nées à carac­tère per­son­nel sur une per­son­ne d’in­té­rêt public qui se rap­por­te aux acti­vi­tés publi­ques de cet­te personne.


Art. 32 Récla­ma­ti­ons légales

1 Le sujet des don­nées peut deman­der que des don­nées à carac­tère per­son­nel erro­n­ées soi­ent rec­ti­fi­ées, sauf si

a. il exi­ste une régle­men­ta­ti­on sta­tu­tai­re inter­di­sant la correction ;
b. les don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées à des fins d’ar­chivage dans l’in­té­rêt public.

2 Les actions rela­ti­ves à la pro­tec­tion des droits de la per­son­na­li­té sont régies par les artic­les 28, 28a et 28g – 28l du Code civil. Le requé­rant peut en par­ti­cu­lier deman­der que :

a. un trai­te­ment spé­ci­fi­que de don­nées est interdit ;
b. la divul­ga­ti­on spé­ci­fi­que de don­nées à carac­tère per­son­nel à des tiers est interdite ;
c. les don­nées à carac­tère per­son­nel sont sup­p­ri­mées ou détruites.
3 Si ni l’e­xac­ti­tu­de ni l’in­exac­ti­tu­de des don­nées à carac­tère per­son­nel ne peu­vent être déter­mi­nées, le récla­mant peut deman­der une note indi­quant l’ob­jec­tion à ajou­ter aux don­nées à carac­tère personnel.
4 En out­re, le récla­mant peut deman­der la cor­rec­tion, l’effa­ce­ment ou la des­truc­tion, l’in­ter­dic­tion de trai­te­ment ou de divul­ga­ti­on à des tiers, la note indi­quant l’ob­jec­tion ou le juge­ment sera com­mu­ni­quée à des tiers ou publiée.

Cha­pit­re 6 : Dis­po­si­ti­ons spé­cia­les rela­ti­ves au trai­te­ment des don­nées par les orga­nis­mes fédéraux

Art. 33 Con­trô­le et responsa­bi­li­té en cas de trai­te­ment con­joint de don­nées à carac­tère personnel

Le Con­seil fédé­ral règ­le les pro­cé­du­res de con­trô­le et la responsa­bi­li­té en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées lorsque l’or­ga­ne fédé­ral trai­te des don­nées per­son­nel­les con­join­te­ment avec d’aut­res orga­nes fédé­raux, avec des orga­nes can­tonaux ou avec des per­son­nes privées.

Art. 34 Base légale
1 Les orga­nes fédé­raux ne peu­vent trai­ter des don­nées à carac­tère per­son­nel que s’il exi­ste une base léga­le pour ce faire.

2 Une base léga­le doit être éta­b­lie dans une loi for­mel­le dans les cas suivants :

a. Les don­nées trai­tées sont des don­nées à carac­tère per­son­nel sensibles.
b. Il s’a­git d’u­ne que­sti­on de profilage.
c. La fina­li­té du trai­te­ment ou le type et la métho­de de trai­te­ment des don­nées peu­vent ent­raî­ner une gra­ve inter­fé­rence avec les droits fon­da­men­taux du sujet des données.

3 Pour le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel visé au para­gra­phe 2, points a) et b), une base léga­le dans une loi sub­stan­ti­el­le est suf­fi­san­te si les con­di­ti­ons sui­van­tes sont remplies :

a. Le trai­te­ment est essen­tiel pour une tâche défi­nie dans une loi formelle.
b. Le trai­te­ment ne com­por­te pas de ris­ques par­ti­cu­liers affec­tant les droits fon­da­men­taux du sujet des données.

4 Par déro­ga­ti­on aux para­gra­phes 1 à 3, les orga­nes fédé­raux peu­vent trai­ter des don­nées à carac­tère per­son­nel si l’u­ne des con­di­ti­ons sui­van­tes est remplie :

a. Le Con­seil fédé­ral a auto­ri­sé le trai­te­ment par­ce qu’il esti­me que les droits de la per­son­ne con­cer­née ne sont pas menacés.
b. Le sujet des don­nées a don­né son con­sen­te­ment au trai­te­ment dans le cas spé­ci­fi­que ou a ren­du ses don­nées per­son­nel­les géné­ra­le­ment acce­s­si­bles et n’a pas expres­sé­ment inter­dit le traitement.
c. Le trai­te­ment est néces­saire pour pro­té­ger la vie ou l’in­té­gri­té phy­si­que du sujet des don­nées ou d’un tiers et il n’est pas pos­si­ble d’ob­te­nir le con­sen­te­ment du sujet des don­nées dans un délai raisonnable.


Art. 35 Trai­te­ment auto­ma­ti­sé des don­nées dans le cad­re de pro­jets pilotes

1 Le Con­seil fédé­ral peut, avant l’en­trée en vigueur d’u­ne loi for­mel­le, auto­ri­ser le trai­te­ment auto­ma­ti­sé de don­nées à carac­tère per­son­nel sen­si­bles ou d’aut­res trai­te­ments de don­nées en ver­tu de l’ar­tic­le 34, para­gra­phe 2, lett­res b et c, si :

a. les tâches sur la base des­quel­les le trai­te­ment est requis sont régies par une loi for­mel­le qui est déjà entrée en vigueur ;
b. des mesu­res appro­priées sont pri­ses pour limi­ter au mini­mum les inter­fé­ren­ces avec les droits fon­da­men­taux du sujet des don­nées ; et
c. pour la mise en œuvre pra­tique d’un trai­te­ment de don­nées, une pha­se de test avant l’en­trée en vigueur est indis­pensable, en par­ti­cu­lier pour des rai­sons techniques.
2 Il obti­ent l’a­vis du CLDPIC à l’avance.
3 L’au­to­ri­té fédé­ra­le com­pé­ten­te doit four­nir au Con­seil fédé­ral un rap­port d’éva­lua­ti­on au plus tard deux ans après le lance­ment du pro­jet pilo­te. Le rap­port con­ti­ent une pro­po­si­ti­on sur la pour­suite ou l’ar­rêt du traitement.
4 Le trai­te­ment auto­ma­ti­sé des don­nées doit être inter­rom­pu en tout état de cau­se si, dans un délai de cinq ans à comp­ter du lance­ment du pro­jet pilo­te, aucu­ne loi for­mel­le con­tenant la base juri­di­que requi­se n’est entrée en vigueur.


Art. 36 Divul­ga­ti­on des don­nées personnelles
1 Les orga­nes fédé­raux ne peu­vent divul­guer des don­nées à carac­tère per­son­nel que si une base léga­le le pré­voit, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 34, para­gra­phes 1 à 3.

2 Par déro­ga­ti­on au para­gra­phe 1, ils peu­vent divul­guer des don­nées à carac­tère per­son­nel dans un cas spé­ci­fi­que si l’u­ne des con­di­ti­ons sui­van­tes est remplie :

a. La divul­ga­ti­on des don­nées est indis­pensable au responsable du trai­te­ment ou au desti­na­tai­re pour l’ac­com­plis­se­ment d’u­ne tâche légale.
b. Le sujet des don­nées a con­sen­ti à la divulgation.
c. La divul­ga­ti­on des don­nées est néces­saire pour pro­té­ger la vie ou l’in­té­gri­té phy­si­que du sujet des don­nées ou d’un tiers et il n’est pas pos­si­ble d’ob­te­nir le con­sen­te­ment du sujet des don­nées dans un délai raisonnable.
d. Le sujet des don­nées a ren­du ses don­nées géné­ra­le­ment acce­s­si­bles et n’a pas expres­sé­ment inter­dit leur divulgation.
e. Le desti­na­tai­re démont­re de maniè­re cré­di­ble que le sujet des don­nées est réti­cent à don­ner son con­sen­te­ment ou qu’il s’op­po­se à sa divul­ga­ti­on afin d’empêcher l’exé­cu­ti­on de pré­ten­ti­ons léga­les ou la sau­vegar­de d’aut­res inté­rêts légiti­mes ; le sujet des don­nées doit avoir la pos­si­bi­li­té de réa­gir pré­ala­blem­ent, à moins que cela ne soit impos­si­ble ou n’im­pli­que un effort disproportionné.

3 Elles peu­vent éga­le­ment divul­guer des don­nées à carac­tère per­son­nel dans le cad­re d’in­for­ma­ti­ons offi­ci­el­les com­mu­ni­quées au grand public, soit d’of­fice, soit en ver­tu de la loi sur la liber­té de l’in­for­ma­ti­on du 17 décembre 2004 , si :

a. les don­nées sont néces­saires à l’ac­com­plis­se­ment d’un devoir public ; et
b. il y a un inté­rêt public prépon­dé­rant à sa divulgation.
4 Ils peu­vent éga­le­ment, sur deman­de, divul­guer le nom, le pre­mier nom, l’adres­se et la date de nais­sance d’u­ne per­son­ne si les exi­gen­ces du para­gra­phe 1 ou 2 ne sont pas satisfaites.
5 Elles peu­vent rend­re les don­nées à carac­tère per­son­nel géné­ra­le­ment acce­s­si­bles au moy­en de ser­vices auto­ma­ti­sés d’in­for­ma­ti­on et de com­mu­ni­ca­ti­on si une base léga­le pré­voit la publi­ca­ti­on de tel­les don­nées ou si elles divul­guent des don­nées sur la base du para­gra­phe 3. S’il n’y a plus d’in­té­rêt public à rend­re de tel­les don­nées géné­ra­le­ment acce­s­si­bles, les don­nées con­cer­nées doi­vent être sup­p­ri­mées du ser­vice auto­ma­ti­sé d’in­for­ma­ti­on et de communication.

6 Les orga­nes fédé­raux peu­vent refu­ser ou rest­reind­re la divul­ga­ti­on, ou la sou­mett­re à des con­di­ti­ons, si :

a. des inté­rêts publics essen­tiels ou des inté­rêts qui garan­tis­sent mani­fe­stem­ent la pro­tec­tion d’un sujet de don­nées de cet­te maniè­re ; ou
b. les obli­ga­ti­ons léga­les de con­fi­den­tia­li­té ou les régle­men­ta­ti­ons spé­cia­les en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées l’exigent.


Art. 37 Objec­tion à la divul­ga­ti­on de don­nées à carac­tère personnel
1 Le sujet des don­nées qui démont­re de maniè­re cré­di­ble un inté­rêt garan­tis­sant la pro­tec­tion peut s’op­po­ser à la divul­ga­ti­on de cer­tai­nes don­nées per­son­nel­les par l’au­to­ri­té fédé­ra­le compétente.

2 L’au­to­ri­té fédé­ra­le peut refu­ser cet­te deman­de si l’u­ne des con­di­ti­ons sui­van­tes est remplie :

a. il exi­ste une obli­ga­ti­on léga­le de divulgation ;
b. l’ac­com­plis­se­ment de sa mis­si­on serait autre­ment compromis.
3 L’ar­tic­le 36, para­gra­phe 3, est réservé.


Art. 38 Off­re de docu­ments aux Archi­ves fédérales
1 Con­for­mé­ment à la loi sur l’ar­chivage du 26 juin 1998 , les orga­nes fédé­raux doi­vent pro­po­ser aux Archi­ves fédé­ra­les tou­tes les don­nées per­son­nel­les dont les orga­nes fédé­raux n’ont plus con­stam­ment besoin.

2 L’au­to­ri­té fédé­ra­le détruit les don­nées à carac­tère per­son­nel dési­gnées par les Archi­ves fédé­ra­les com­me n’a­yant pas de valeur archi­vi­stique sans :

a. elle est ren­due anonyme ;
b. elle doit être con­ser­vée pour des rai­sons évi­den­tes ou de sécu­ri­té ou pour sau­vegar­der les inté­rêts légiti­mes du sujet des données.


Art. 39 Trai­te­ment des don­nées à des fins de recher­che, de pla­ni­fi­ca­ti­on et de statistiques

1 Les orga­nes fédé­raux peu­vent trai­ter des don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins qui ne sont pas liées à des per­son­nes spé­ci­fi­ques, en par­ti­cu­lier à des fins de recher­che, de pla­ni­fi­ca­ti­on et de sta­ti­sti­ques, si :

a. les don­nées sont ren­dues anony­mes dès lors que le but du trai­te­ment le permet ;
b. l’au­to­ri­té fédé­ra­le ne divul­gue des don­nées per­son­nel­les sen­si­bles à des per­son­nes pri­vées que de tel­le maniè­re que les sujets des don­nées ne pui­s­sent pas être identifiés ;
c. le desti­na­tai­re ne com­mu­ni­que les don­nées à des tiers qu’a­vec le con­sen­te­ment de l’au­to­ri­té fédé­ra­le qui a divul­gué les don­nées ; et
d. les résul­tats ne sont publiés que de maniè­re à ce que les sujets des don­nées ne pui­s­sent pas être identifiés.
2 L’ar­tic­le 6, para­gra­phe 3, l’ar­tic­le 34, para­gra­phe 2, et l’ar­tic­le 36, para­gra­phe 1, ne sont pas applicables.


Art. 40 Acti­vi­tés juri­di­ques pri­vées des orga­nes fédéraux

Si un orga­nis­me fédé­ral agit en ver­tu du droit pri­vé, les dis­po­si­ti­ons rela­ti­ves au trai­te­ment des don­nées par des per­son­nes pri­vées s’appliquent.

Art. 41 Reven­dica­ti­ons et procédure

1 Tou­te per­son­ne dont l’in­té­rêt justi­fie une pro­tec­tion peut deman­der à l’au­to­ri­té fédé­ra­le com­pé­ten­te de :

a. s’ab­ste­nir de trai­ter illé­ga­le­ment les don­nées à carac­tère personnel ;
b. éli­mi­ner les con­sé­quen­ces d’un trai­te­ment illicite ;
c. déter­mi­ner le carac­tère illi­ci­te du traitement.

2 Le requé­rant peut en par­ti­cu­lier deman­der que l’au­to­ri­té fédérale :

a. cor­ri­ger, effacer ou détrui­re les don­nées à carac­tère per­son­nel concernées ;
b. publie ou com­mu­ni­que sa décis­i­on à des tiers, en par­ti­cu­lier sur la cor­rec­tion, la sup­pres­si­on ou la des­truc­tion, l’ob­jec­tion à la divul­ga­ti­on visée à l’ar­tic­le 37 ou la note indi­quant l’ob­jec­tion visée au para­gra­phe 4.
3 Au lieu de sup­p­ri­mer ou de détrui­re les don­nées à carac­tère per­son­nel, l’au­to­ri­té fédé­ra­le limi­te le trai­te­ment si
a. le sujet des don­nées con­te­ste l’e­xac­ti­tu­de des don­nées à carac­tère per­son­nel et s’il n’est pas pos­si­ble de déter­mi­ner l’e­xac­ti­tu­de ou l’in­exac­ti­tu­de de celles-ci ;
b. les inté­rêts prépon­dé­rants de tiers l’exigent ;
c. un inté­rêt public prépon­dé­rant, en par­ti­cu­lier la sécu­ri­té inté­ri­eu­re ou exté­ri­eu­re de la Sui­s­se, l’exige ;
d. la sup­pres­si­on ou la des­truc­tion des don­nées peut com­pro­mett­re une enquête, une inve­sti­ga­ti­on ou une pro­cé­du­re admi­ni­stra­ti­ve ou judiciaire.
4 S’il n’est pas pos­si­ble de déter­mi­ner l’e­xac­ti­tu­de ou l’in­exac­ti­tu­de des don­nées à carac­tère per­son­nel, l’au­to­ri­té fédé­ra­le appo­se sur les don­nées une note indi­quant l’objection.
5 La cor­rec­tion, l’effa­ce­ment ou la des­truc­tion de don­nées à carac­tère per­son­nel ne peu­vent être deman­dés en ce qui con­cer­ne l’in­ven­tai­re des biblio­t­hè­ques acce­s­si­bles au public, des éta­blis­se­ments d’ens­eig­ne­ment, des musées, des archi­ves ou d’aut­res insti­tu­ti­ons mémo­ri­el­les publi­ques. Si le deman­deur peut démon­trer de maniè­re cré­di­ble un inté­rêt supé­ri­eur, il peut deman­der à l’in­sti­tu­ti­on de rest­reind­re l’ac­cès aux don­nées con­te­stées. Les para­gra­phes 3 et 4 ne s’ap­pli­quent pas.
6 La pro­cé­du­re est régie par l’APP. Les excep­ti­ons pré­vues aux artic­les 2 et 3 de l’APP ne s’ap­pli­quent pas.


Art. 42 Pro­cé­du­re en cas de divul­ga­ti­on de docu­ments offi­ci­els con­tenant des don­nées à carac­tère personnel

Si des pro­cé­du­res rela­ti­ves à l’ac­cès à des docu­ments offi­ci­els au sens de la loi sur la liber­té de l’in­for­ma­ti­on du 17 décembre 2004 con­tenant des don­nées à carac­tère per­son­nel sont en cours, la per­son­ne con­cer­née peut, dans le cad­re de ces pro­cé­du­res, fai­re valoir les droits qui lui sont con­fé­rés par l’ar­tic­le 41 pour ceux des docu­ments qui font l’ob­jet des pro­cé­du­res d’accès.

Cha­pit­re 7 : Com­mis­saire fédé­ral à la pro­tec­tion des don­nées et à l’information

Sec­tion 1 Organisation

Art. 43 Dési­gna­ti­on et statut
1Le chef du FDPIC (le com­mis­saire) est élu par l’As­sem­blée fédérale.
2 Tou­te per­son­ne ayant le droit de vote sur les que­sti­ons fédé­ra­les est éligible.
3 La rela­ti­on d’em­ploi du com­mis­saire est régie par la loi fédé­ra­le sur le per­son­nel du 24 mars 2000 (LPers), sauf dis­po­si­ti­ons con­trai­res de cet­te loi. Le com­mis­si­on­n­aire est assu­ré cont­re les con­sé­quen­ces éco­no­mi­ques de la vieil­les­se, de l’in­va­li­di­té et du décès auprès du Fonds fédé­ral de pen­si­on PUBLICA jus­qu’à l’â­ge de 65 ans. Si la rela­ti­on de tra­vail se pour­su­it après l’â­ge de 65 ans, le régime de pen­si­on sera alors main­te­nu, à la deman­de du com­mis­si­on­n­aire, jus­qu’à la fin de la rela­ti­on de tra­vail mais au plus tard jus­qu’à la fin de l’an­née au cours de laquel­le il aura att­eint l’â­ge de 68 ans. Le FDPIC cou­vre les coti­sa­ti­ons d’éparg­ne de l’employeur.

3bis L’As­sem­blée fédé­ra­le édic­te par voie d’or­don­nan­ce les dis­po­si­ti­ons d’exé­cu­ti­on rela­ti­ves à la rela­ti­on d’em­ploi du commissaire.

4 Le com­mis­saire exer­ce ses fonc­tions de maniè­re indé­pen­dan­te, sans solli­ci­ter ni accep­ter d’ins­truc­tions de la part d’u­ne auto­ri­té ou d’un tiers. Il est rat­ta­ché à la Chan­cel­le­rie fédé­ra­le à des fins administratives.
5 Il dis­po­se d’un secré­ta­ri­at per­ma­nent et de son pro­pre bud­get. Il enga­ge son pro­pre personnel.
6 Il n’est pas sou­mis au système d’éva­lua­ti­on pré­vu à l’ar­tic­le 4, para­gra­phe 3, de la LPers.


Art. 44 Ter­me de l’of­fice, renou­vel­le­ment et fin de l’office
1 Le man­dat du com­mis­saire est de quat­re ans et peut être renou­velé deux fois. Il débu­te le 1er jan­vier qui suit le début de la péri­ode légis­la­ti­ve du Con­seil national.

2 Le com­mis­si­on­n­aire peut mett­re fin à la rela­ti­on de tra­vail à la fin d’un mois avec un préa­vis de six mois. La Com­mis­si­on judi­ciai­re peut accor­der au com­mis­si­on­n­aire une péri­ode de préa­vis plus cour­te dans un cas indi­vi­du­el, à con­di­ti­on qu’il n’y ait pas d’in­té­rêts maté­ri­el­le­ment conflictuels.

3 Le com­mis­saire peut deman­der à l’As­sem­blée fédé­ra­le d’êt­re déchar­gé de ses fonc­tions à la fin de n’im­por­te quel mois, moy­enn­ant un préa­vis de six mois.

4 L’As­sem­blée fédé­ra­le peut rele­ver le com­mis­saire de ses fonc­tions avant l’ex­pi­ra­ti­on de son man­dat s’il :

a. enfreint gra­ve­ment ses obli­ga­ti­ons offi­ci­el­les, que ce soit de maniè­re déli­bé­rée ou par nég­li­gence gra­ve ; ou
b. est dans l’im­pos­si­bi­li­té per­ma­nen­te d’e­xer­cer ses fonctions.

Art. 44a Avertissement
La Com­mis­si­on judi­ciai­re peut émett­re un aver­tis­se­ment si elle con­sta­te que le com­mis­saire a vio­lé des obli­ga­ti­ons officielles.


Art. 45 Budget

Le FDPIC sou­met chaque année le pro­jet de son bud­get au Con­seil fédé­ral via la Chan­cel­le­rie fédé­ra­le. Le Con­seil fédé­ral le trans­met sans chan­ge­ment à l’As­sem­blée fédérale.

Art. 46 Incompatibilité

Le com­mis­saire ne peut pas être membre de l’As­sem­blée fédé­ra­le ou du Con­seil fédé­ral et ne peut pas avoir de lien d’em­ploi avec la Confédération.

Art. 47 Emploi secondaire
1 Le com­mis­saire ne doit pas exer­cer d’em­ploi secondaire
2 La Com­mis­si­on judi­ciai­re peut auto­ri­ser le com­mis­saire à exer­cer un emploi second­ai­re si cela ne por­te pas att­ein­te à l’e­xer­ci­ce de la fonc­tion ou à l’in­dé­pen­dance et à la répu­ta­ti­on du FDPIC. La décis­i­on est publiée.


Art. 47a Recours

Si le recours du com­mis­saire est con­te­sté, le pré­si­dent de la divi­si­on de la Cour admi­ni­stra­ti­ve fédé­ra­le char­gée de la pro­tec­tion des don­nées se pro­non­cera sur la question.

Art. 48 Auto­ré­gu­la­ti­on du FDPIC

Par le biais de mesu­res de con­trô­le appro­priées, en par­ti­cu­lier en ce qui con­cer­ne la sécu­ri­té des don­nées, le FDPIC doit s’assurer que l’ap­pli­ca­ti­on con­for­me à la loi des régle­men­ta­ti­ons fédé­ra­les en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées est garan­tie dans ses bureaux.

Sec­tion 2 Enquête sur les vio­la­ti­ons des règles de pro­tec­tion des données

Art. 49 Investigation
1 Le FDPIC lan­ce, d’of­fice ou sur noti­fi­ca­ti­on, une enquête à l’en­cont­re d’un orga­ne fédé­ral ou d’u­ne per­son­ne pri­vée s’il exi­ste des indi­ces suf­fi­sants qu’un trai­te­ment de don­nées pour­rait vio­ler les règles de pro­tec­tion des données.
2 Il peut s’ab­ste­nir d’ou­vr­ir une enquête si le non-respect des règles de pro­tec­tion des don­nées est d’u­ne importance mineure.
3 L’au­to­ri­té fédé­ra­le ou la per­son­ne pri­vée four­ni­ra au FDPIC tou­tes les infor­ma­ti­ons et mettra à sa dis­po­si­ti­on tous les docu­ments néces­saires à l’en­quête. Le droit de refu­ser de four­nir des infor­ma­ti­ons est régi par les artic­les 16 et 17 de l’APP, sauf si l’ar­tic­le 50, para­gra­phe 2, en dis­po­se autrement.
4 Si le sujet des don­nées a noti­fié le FDPIC, celui-ci infor­mera le sujet des don­nées des démar­ches ent­re­pri­ses en la matiè­re sur la base de la noti­fi­ca­ti­on du sujet des don­nées et des résul­tats de l’en­quête, le cas échéant.


Art. 50 Pouvoirs

1 Si l’or­ga­ne fédé­ral ou la per­son­ne pri­vée ne respec­te pas son obli­ga­ti­on de coopé­rer, le FDPIC peut, dans le cad­re de l’en­quête, ordon­ner ce qui suit :

a. d’ac­cé­der à tou­tes les infor­ma­ti­ons, docu­ments, regi­stres des acti­vi­tés de trai­te­ment et don­nées à carac­tère per­son­nel néces­saires à l’enquête ;
b. l’ac­cès aux locaux et aux installations,
c. le que­sti­on­ne­ment des témoins ;
d. Éva­lua­tions par des experts.
2 Le secret pro­fes­si­on­nel est réservé.
3 Il peut fai­re appel à une aut­re auto­ri­té fédé­ra­le ou à la poli­ce can­to­na­le ou muni­ci­pa­le pour fai­re appli­quer les mesu­res pri­ses en ver­tu du para­gra­phe 1.


Art. 51 Mesu­res administratives
1 Si les règles de pro­tec­tion des don­nées sont vio­lées, le FDPIC peut ordon­ner que le trai­te­ment soit entiè­re­ment ou par­ti­el­le­ment aju­s­té, sus­pen­du ou inter­rom­pu et que les don­nées per­son­nel­les soi­ent entiè­re­ment ou par­ti­el­le­ment sup­p­ri­mées ou détruites.
2 Il peut refu­ser ou interd­ire la com­mu­ni­ca­ti­on à l’étran­ger si elle vio­le les exi­gen­ces des artic­les 13 ou 14 ou des dis­po­si­ti­ons spé­ci­fi­ques rela­ti­ves à la com­mu­ni­ca­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel à l’étran­ger con­te­nues dans d’aut­res lois fédérales.

3 Il peut en par­ti­cu­lier ordon­ner que l’or­ga­ne fédé­ral ou la per­son­ne privée :

a. infor­me le FDPIC con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 16, para­gra­phe 2, points b) et c), et à l’ar­tic­le 17, para­gra­phe 2 ;
b. prend­re les mesu­res pré­vues aux artic­les 7 et 8 ;
c. infor­me les per­son­nes con­cer­nées par les don­nées con­for­mé­ment aux artic­les 19 et 21
d. effec­tue une éva­lua­ti­on de l’im­pact sur la pro­tec­tion des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 22 ;
e. con­sul­te le FDPIC en ver­tu de l’ar­tic­le 23 ;
f. infor­me le FDPIC ou, le cas échéant, les per­son­nes con­cer­nées par les don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 24 ; et
g. four­nir au sujet des don­nées les infor­ma­ti­ons visées à l’ar­tic­le 25.
4 Il peut éga­le­ment ordon­ner que le con­trô­leur pri­vé ayant son siè­ge social ou son lieu de rési­dence à l’étran­ger dési­gne un repré­sen­tant con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 14.
5 Si, au cours de l’en­quête, l’or­ga­ne fédé­ral ou la per­son­ne pri­vée a pris les mesu­res néces­saires pour réta­b­lir la con­for­mi­té avec les règles de pro­tec­tion des don­nées, le FDPIC peut se limi­ter à émett­re un avertissement.


Art. 52 Actes
1 Les pro­cé­du­res d’en­quête et les décis­i­ons visées aux artic­les 44 et 45 sont régies par la LFPC.
2 Seu­le l’au­to­ri­té fédé­ra­le ou la per­son­ne pri­vée cont­re laquel­le l’en­quête a été ouver­te peut être par­tie à la procédure.
3 Le FDPIC peut dépo­ser un recours cont­re les décis­i­ons en appel ren­dues par la Cour admi­ni­stra­ti­ve fédérale.


Art. 53 Coordination
1 Les auto­ri­tés admi­ni­stra­ti­ves fédé­ra­les qui super­vi­sent des per­son­nes pri­vées ou des orga­ni­sa­ti­ons exté­ri­eu­res à l’ad­mi­ni­stra­ti­on fédé­ra­le en ver­tu d’u­ne aut­re loi fédé­ra­le invi­tent le FDPIC à fai­re une décla­ra­ti­on avant de prend­re une décis­i­on rela­ti­ve à des que­sti­ons de pro­tec­tion des données.
2 Si le FDPIC a lan­cé sa pro­pre enquête cont­re la même par­tie, les deux auto­ri­tés coor­don­ne­r­ont leurs procédures.

Sec­tion 3 Assi­stance administrative

Art. 54 Assi­stance admi­ni­stra­ti­ve ent­re les auto­ri­tés suisses
1 Les auto­ri­tés fédé­ra­les et can­to­na­les four­nis­sent au FDPIC les infor­ma­ti­ons et les don­nées per­son­nel­les néces­saires à l’ac­com­plis­se­ment de ses obli­ga­ti­ons légales.

2 Le FDPIC com­mu­ni­que aux auto­ri­tés sui­van­tes les infor­ma­ti­ons et les don­nées per­son­nel­les néces­saires à l’ac­com­plis­se­ment de leurs obli­ga­ti­ons légales :

a. les auto­ri­tés respons­ables de la pro­tec­tion des don­nées en Suisse ;
b. les auto­ri­tés com­pé­ten­tes en matiè­re de pour­suites péna­les si une infrac­tion visée à l’ar­tic­le 65, para­gra­phe 2, est signalée ;
c. les auto­ri­tés fédé­ra­les ain­si que les poli­ces can­to­na­les et muni­ci­pa­les pour l’ap­pli­ca­ti­on des mesu­res visées à l’ar­tic­le 50, para­gra­phe 2, et à l’ar­tic­le 51.


Art. 55 Assi­stance admi­ni­stra­ti­ve aux auto­ri­tés étrangères

1 Le FDPIC peut éch­an­ger des infor­ma­ti­ons et des don­nées per­son­nel­les avec des auto­ri­tés étran­gè­res respons­ables de la pro­tec­tion des don­nées pour l’exé­cu­ti­on de leurs obli­ga­ti­ons léga­les respec­ti­ves dans le domaine de la pro­tec­tion des don­nées si les exi­gen­ces sui­van­tes sont remplies :

a. La récipro­ci­té de l’as­si­stance admi­ni­stra­ti­ve est assurée.
b. Les infor­ma­ti­ons et les don­nées à carac­tère per­son­nel ne sont uti­li­sées que dans le cad­re de la pro­cé­du­re rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées sur laquel­le se fon­de la deman­de d’as­si­stance administrative.
c. L’au­to­ri­té desti­na­tai­re s’en­ga­ge à respec­ter les secrets pro­fes­si­on­nels, com­mer­ci­aux et de fabrication.
d. Les infor­ma­ti­ons et les don­nées à carac­tère per­son­nel ne sont divul­guées que si l’au­to­ri­té qui les a trans­mi­ses a don­né son accord pré­alable à leur divulgation.
e. L’au­to­ri­té desti­na­tai­re s’en­ga­ge à respec­ter les con­di­ti­ons et les rest­ric­tions de l’au­to­ri­té qui a trans­mis les infor­ma­ti­ons et les don­nées personnelles.

2 Afin d’é­tay­er sa deman­de d’as­si­stance admi­ni­stra­ti­ve ou de répond­re à la deman­de d’u­ne auto­ri­té, le FDPIC peut notam­ment four­nir les infor­ma­ti­ons suivantes :

a. l’i­den­ti­té du responsable du trai­te­ment, du pro­ce­s­seur ou de tou­te aut­re tier­ce par­tie impliquée ;
b. les caté­go­ries de sujets de données ;

c. l’i­den­ti­té des per­son­nes con­cer­nées par les don­nées si :

1. les sujets des don­nées ont don­né leur accord, ou
2. la noti­fi­ca­ti­on de l’i­den­ti­té des per­son­nes con­cer­nées est indis­pensable pour que le FDPIC ou l’au­to­ri­té étran­gè­re pui­s­se rem­plir ses obli­ga­ti­ons légales ;
d. les don­nées à carac­tère per­son­nel trai­tées ou les caté­go­ries de don­nées à carac­tère per­son­nel traitées ;
e. la fina­li­té du traitement ;
f. les desti­na­tai­res ou les caté­go­ries de destinataires ;
g. les mesu­res tech­ni­ques et organisationnelles.
3 Avant de divul­guer des infor­ma­ti­ons sus­cep­ti­bles de con­te­nir des secrets pro­fes­si­on­nels, com­mer­ci­aux ou indu­stri­els à une auto­ri­té étran­gè­re, le FDPIC infor­me les per­son­nes phy­si­ques ou mora­les con­cer­nées qui sont les déten­teurs de ces secrets et les invi­te à fai­re part de leurs com­men­tai­res, à moins que cela ne soit impos­si­ble ou ne soit pos­si­ble qu’au prix d’ef­forts disproportionnés.

Sec­tion 4 Aut­res tâches du FDPIC

Art. 56 Registre

Le FDPIC tient un regist­re des acti­vi­tés de trai­te­ment des orga­nes fédé­raux. Ce regist­re est ren­du public.

Art. 57 Information
1 Le FDPIC rend comp­te chaque année de ses acti­vi­tés à l’As­sem­blée fédé­ra­le. Il sou­met en même temps le rap­port au Con­seil fédé­ral. Le rap­port est publié.
2 Dans les cas d’in­té­rêt géné­ral, le FDPIC infor­me le public de ses con­clu­si­ons et de ses décisions.


Art. 58 Tâches supplémentaires

1 Le FDPIC a en par­ti­cu­lier les tâches sup­p­lé­men­tai­res suivantes :

a. Il infor­me, for­me et con­seil­le les orga­nes fédé­raux ain­si que les per­son­nes pri­vées sur les que­sti­ons de pro­tec­tion des données.
b. Il sou­ti­ent les orga­nes can­tonaux et coopè­re avec les auto­ri­tés natio­na­les et étran­gè­res char­gées de la pro­tec­tion des données.
c. Il sen­si­bi­li­se le public, et en par­ti­cu­lier les per­son­nes pri­vées vul­né­ra­bles, à la pro­tec­tion des données.
d. Il four­nit aux per­son­nes qui en font la deman­de des infor­ma­ti­ons sur la maniè­re dont elles peu­vent exer­cer leurs droits.
e. Il don­ne son avis sur les pro­jets de légis­la­ti­on fédé­ra­le et sur les mesu­res fédé­ra­les qui impli­quent un trai­te­ment de données.
f. Il s’ac­quit­te des tâches qui lui sont assi­gnées en ver­tu de la loi sur la liber­té de l’in­for­ma­ti­on du 17 décembre 2004 ou d’aut­res lois fédérales.
g. Il éla­bo­re des outils de tra­vail à tit­re de recom­man­da­ti­on de bon­nes pra­ti­ques à l’in­ten­ti­on des con­trô­leurs, des pro­ce­s­seurs et des per­son­nes con­cer­nées ; à cet égard, il tient comp­te des par­ti­cu­la­ri­tés de chaque domaine et de la pro­tec­tion des per­son­nes pri­vées vulnérables.
2Il peut éga­le­ment con­seil­ler les orga­nes fédé­raux qui ne sont pas sou­mis à son con­trô­le en ver­tu des artic­les 2 et 4. Les orga­nes fédé­raux peu­vent lui don­ner accès à leurs dossiers.
3 Le FDPIC est auto­ri­sé à décla­rer aux auto­ri­tés étran­gè­res respons­ables de la pro­tec­tion des don­nées que la liv­rai­son direc­te est auto­ri­sée en Sui­s­se dans le domaine de la pro­tec­tion des don­nées, à con­di­ti­on que la Sui­s­se accor­de la réciprocité.

Sec­tion 5 Frais

Art. 59

1 Le FDPIC fac­tu­re aux per­son­nes pri­vées des frais pour :

a. son avis sur un code de con­duite visé à l’ar­tic­le 11, para­gra­phe 2 ;
b. son appro­ba­ti­on des clau­ses types de pro­tec­tion des don­nées et des règles d’entre­pri­se con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées visées à l’ar­tic­le 16, para­gra­phe 2, points d) et e) ;
c. sa con­sul­ta­ti­on sur la base d’u­ne éva­lua­ti­on de l’im­pact sur la pro­tec­tion des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 23, para­gra­phe 2 ;
d. les injonc­tions et mesu­res pro­vi­so­i­res pri­ses en ver­tu de l’ar­tic­le 51 ; et
e. de lui four­nir des con­seils sur les que­sti­ons de pro­tec­tion des don­nées visées à l’ar­tic­le 58, para­gra­phe 1, point a).
2 Le Con­seil fédé­ral déter­mi­ne le mon­tant des frais.
3 Il peut déter­mi­ner les cas dans les­quels il est pos­si­ble de renon­cer au pai­ement d’u­ne taxe ou de la réduire.

Cha­pit­re 8 : Dis­po­si­ti­ons pénales

Art. 60 Vio­la­ti­on des obli­ga­ti­ons de four­nir un accès et des infor­ma­ti­ons ou de coopérer

1 Sur plain­te, les per­son­nes pri­vées sont pas­si­bles d’u­ne amen­de pou­vant aller jus­qu’à 250 000 francs sui­s­ses si elles :

a. man­quent aux obli­ga­ti­ons qui leur incom­bent en ver­tu des artic­les 19, 21 et 25 à 27 en four­nis­sant déli­bé­ré­ment des infor­ma­ti­ons fausses ou incomplètes ;

b. échou­ent avec brio :

1. pour infor­mer le sujet des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 19, para­gra­phe 1, et à l’ar­tic­le 21, para­gra­phe 1 ; ou
2. à four­nir au sujet des don­nées les infor­ma­ti­ons requi­ses en ver­tu de l’ar­tic­le 19, para­gra­phe 2.
2 Les par­ti­cu­liers sont pas­si­bles d’u­ne amen­de pou­vant aller jus­qu’à 250 000 francs sui­s­ses si, en vio­la­ti­on de l’ar­tic­le 49, para­gra­phe 3, ils four­nis­sent volon­tai­re­ment de fausses infor­ma­ti­ons à la FDPIC dans le cad­re d’u­ne enquête ou refu­sent volon­tai­re­ment de coopérer.


Art. 61 Vio­la­ti­on des devoirs de diligence

Sur plain­te, les par­ti­cu­liers sont pas­si­bles d’u­ne amen­de pou­vant aller jus­qu’à 250 000 francs sui­s­ses s’ils agis­sent volon­tai­re­ment :
a. divul­guer des don­nées à carac­tère per­son­nel à l’étran­ger en vio­la­ti­on de l’ar­tic­le 16, para­gra­phes 1 et 2, et sans que les con­di­ti­ons énon­cées à l’ar­tic­le 17 soi­ent remplies ;
b. con­fier le trai­te­ment des don­nées à un sous-trai­tant sans que les con­di­ti­ons énon­cées à l’ar­tic­le 9, para­gra­phes 1 et 2, soi­ent remplies ;
c. ne respec­te pas les exi­gen­ces mini­ma­les en matiè­re de sécu­ri­té des don­nées émi­ses par le Con­seil fédé­ral en ver­tu de l’ar­tic­le 8, para­gra­phe 3.


Art. 62 Vio­la­ti­on de la con­fi­den­tia­li­té professionnelle
1 Si une per­son­ne divul­gue sciem­ment des don­nées per­son­nel­les secrè­tes dont elle a pris con­nais­sance dans l’e­xer­ci­ce de sa pro­fes­si­on, qui requiert la con­nais­sance de tel­les don­nées, elle est pas­si­ble, sur plain­te, d’u­ne amen­de pou­vant aller jus­qu’à 250 000 francs suisses.
2 La même pei­ne s’ap­pli­que à qui­con­que divul­gue volon­tai­re­ment des don­nées per­son­nel­les secrè­tes dont il a pris con­nais­sance dans le cad­re de ses acti­vi­tés pour une per­son­ne sou­mi­se à une obli­ga­ti­on de con­fi­den­tia­li­té ou au cours d’u­ne for­ma­ti­on avec une tel­le personne.
3 La divul­ga­ti­on de don­nées per­son­nel­les secrè­tes reste punis­sa­ble après la ces­sa­ti­on de tel­les acti­vi­tés pro­fes­si­on­nel­les ou de formation.


Art. 63 Défaut de décision

Les par­ti­cu­liers sont pas­si­bles d’u­ne amen­de pou­vant aller jus­qu’à 250 000 francs sui­s­ses s’ils nég­li­gent déli­bé­ré­ment de se con­for­mer à une décis­i­on pri­se par le FDPIC en réfé­rence à la pei­ne péna­le pré­vue par le pré­sent artic­le ou à une décis­i­on pri­se par les auto­ri­tés d’appel.

Art. 64 Vio­la­ti­ons com­mi­ses au sein d’entreprises
1 Les artic­les 6 et 7 de la loi fédé­ra­le du 22 mars 1974 sur le droit pénal admi­ni­stra­tif s’ap­pli­quent aux infrac­tions com­mi­ses dans le cad­re d’entreprises.
2 Si une amen­de ne dépas­sant pas 50 000 francs sui­s­ses pou­vait être envi­sa­gée et que le droit pénal admi­ni­stra­tif exi­ge­ait des mesu­res d’en­quête qui serai­ent dis­pro­por­ti­onnées par rap­port à la pei­ne encou­rue, l’au­to­ri­té peut s’ab­ste­nir de pour­suiv­re ces per­son­nes et con­dam­ner l’entre­pri­se au pai­ement de l’a­men­de (artic­le 7 du droit pénal administratif).


Art. 65 Compétence
1 Les can­tons sont respons­ables de la pour­suite et du juge­ment des actes criminels.
2 Le FDPIC peut signal­er une infrac­tion péna­le aux auto­ri­tés com­pé­ten­tes en matiè­re de pour­suites péna­les et exer­cer les droits d’un plaignant pri­vé dans le cad­re de la procédure.


Art. 66 Sta­tu­te of limi­ta­ti­ons for cri­mi­nal pro­se­cu­ti­on (Sta­tut des limi­tes de la pour­suite pénale)

Le droit d’in­ten­ter des pour­suites péna­les est sou­mis à un sta­tut de limi­ta­ti­on de cinq ans.

Cha­pit­re 9 : Con­clu­si­on des trai­tés internationaux

Art. 67

Le Con­seil fédé­ral peut con­clu­re des trai­tés inter­na­ti­on­aux con­cer­nant :.
a. la coopé­ra­ti­on inter­na­tio­na­le ent­re les auto­ri­tés de pro­tec­tion des données ;
b. la recon­nais­sance mutu­el­le d’un niveau de pro­tec­tion adé­quat pour la divul­ga­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel à l’étranger.

Cha­pit­re 10 : Pro­vi­si­ons finales

Art. 68 Répé­ti­ti­on et modi­fi­ca­ti­ons d’aut­res législations

Le rap­pel et les modi­fi­ca­ti­ons d’aut­res légis­la­ti­ons figu­rent à l’an­ne­xe 1.

Art. 69 Dis­po­si­ti­ons tran­si­toires con­cer­nant le trai­te­ment en cours

Les artic­les 7, 22 et 23 ne s’ap­pli­quent pas aux opé­ra­ti­ons de trai­te­ment de don­nées qui ont débu­té avant l’en­trée en vigueur de la pré­sen­te loi, si la fina­li­té du trai­te­ment reste inchan­gée et si aucu­ne nou­vel­le don­née n’est obtenue.

Art. 70 Dis­po­si­ti­ons tran­si­toires con­cer­nant les pro­cé­du­res en cours

La pré­sen­te loi ne s’ap­pli­que pas aux enquêtes du FDPIC qui sont en cours à la date de son entrée en vigueur, ni aux recours en sus­pens cont­re des décis­i­ons de pre­miè­re instance ren­dues avant son entrée en vigueur. Dans ces matiè­res, la loi anté­ri­eu­re s’applique.

Art. 71 Dis­po­si­ti­on tran­si­toire con­cer­nant les don­nées rela­ti­ves aux enti­tés juridiques

Pour les orga­nes fédé­raux, les dis­po­si­ti­ons d’aut­res régle­men­ta­ti­ons fédé­ra­les con­cer­nant les don­nées à carac­tère per­son­nel con­ti­nuent de s’ap­pli­quer aux don­nées rela­ti­ves aux enti­tés juri­di­ques pen­dant trois ans après l’en­trée en vigueur de la pré­sen­te loi. Pen­dant cet­te péri­ode, les orga­nes fédé­raux peu­vent notam­ment con­tin­uer à com­mu­ni­quer les don­nées rela­ti­ves aux enti­tés juri­di­ques visées à l’ar­tic­le 57s, para­gra­phes 1 et 2, de la loi du 21 mars 1997 sur l’or­ga­ni­sa­ti­on du gou­ver­ne­ment et de l’ad­mi­ni­stra­ti­on, si les orga­nes fédé­raux sont habi­li­tés à com­mu­ni­quer des don­nées à carac­tère per­son­nel sur une base légale.

Art. 72 Dis­po­si­ti­on tran­si­toire rela­ti­ve à l’élec­tion et à la ces­sa­ti­on de fonc­tions du commissaire 

1 L’élec­tion du com­mis­saire et la ces­sa­ti­on de ses fonc­tions sont régies par la loi en vigueur jus­qu’à la fin de la péri­ode légis­la­ti­ve au cours de laquel­le la pré­sen­te loi ent­re en vigueur.
2 Si le pré­si­dent est élu alors que le com­mis­saire est élu pour la pre­miè­re fois par l’As­sem­blée fédé­ra­le, le nou­veau man­dat du com­mis­saire débu­te le jour sui­vant l’élection.

Art. 72a Dis­po­si­ti­on tran­si­toire rela­ti­ve à l’em­ploi du commissaire 

La rela­ti­on d’em­ploi du com­mis­si­on­n­aire qui a été éta­b­lie en ver­tu de la loi pré­cé­den­te sera régie par la loi précédente.

Art. 73 Coordination

La coor­di­na­ti­on avec d’aut­res actes est défi­nie à l’an­ne­xe 2.

Art. 74 Réfé­ren­dum et entrée en vigueur
1 Le pré­sent acte est sou­mis à un réfé­ren­dum facultatif.
2 Le Con­seil fédé­ral fixe la date d’en­trée en vigueur.