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Cha­pit­re I Dis­po­si­ti­ons générales

Artic­le pre­mier Objet et objectifs
(1) Le pré­sent règle­ment éta­blit des règles rela­ti­ves à la pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel et à la lib­re cir­cula­ti­on de ces données.
(2) Le pré­sent règle­ment pro­tège les liber­tés et droits fon­da­men­taux des per­son­nes phy­si­ques, et notam­ment leur droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère personnel.
(3) La lib­re cir­cula­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel dans l’U­ni­on ne peut être ni rest­rein­te ni inter­di­te pour des motifs liés à la pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère personnel.

Con­sidé­rants

(1) La pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel est un droit fon­da­men­tal. Con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 8, para­gra­phe 1, de la Char­te des droits fon­da­men­taux de l’U­ni­on euro­pé­en­ne (ci-après “la Char­te”), la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel est un droit fon­da­men­tal.Char­te”) et à l’ar­tic­le 16, para­gra­phe 1, du trai­té sur le fonc­tion­ne­ment de l’U­ni­on euro­pé­en­ne (TFUE), tou­te per­son­ne a droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel la concernant.
(2) Les prin­cipes et règles rela­tifs à la pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment de leurs don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rai­ent garan­tir le respect de leurs droits et liber­tés fon­da­men­taux, et notam­ment de leur droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, indé­pen­dam­ment de leur natio­na­li­té ou de leur lieu de rési­dence. Le pré­sent règle­ment dev­rait con­tri­buer à l’ac­hè­ve­ment d’un espace de liber­té, de sécu­ri­té et de justi­ce et d’u­ne uni­on éco­no­mi­que, au pro­grès éco­no­mi­que et social, au ren­force­ment et à l’in­té­gra­ti­on des éco­no­mies au sein du mar­ché inté­ri­eur, ain­si qu’au bien-être des per­son­nes physiques.
(3) La direc­ti­ve 95/46/CE du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (4 ) a pour objet d’har­mo­ni­s­er les règles de pro­tec­tion des liber­tés et droits fon­da­men­taux des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées et de garan­tir la lib­re cir­cula­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel ent­re les États membres.
(4) Le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rait être au ser­vice de l’hu­ma­ni­té. Le droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel n’est pas un droit abso­lu ; il doit être con­sidé­ré à la lumiè­re de sa fonc­tion socia­le et mis en balan­ce avec d’aut­res droits fon­da­men­taux, dans le respect du prin­ci­pe de pro­por­ti­on­na­li­té. Le pré­sent règle­ment respec­te tous les droits fon­da­men­taux et obser­ve l’en­sem­ble des liber­tés et prin­cipes recon­nus par la Char­te et con­sacrés par les trai­tés euro­pé­ens, notam­ment le respect de la vie pri­vée et fami­lia­le, du domic­i­le et des com­mu­ni­ca­ti­ons, la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, la liber­té de pen­sée, de con­sci­ence et de reli­gi­on, la liber­té d’ex­pres­si­on et d’in­for­ma­ti­on, la liber­té d’entre­pri­se, le droit à un recours effec­tif et à accé­der à un tri­bu­nal impar­ti­al, ain­si que la diver­si­té cul­tu­rel­le, reli­gieu­se et linguistique.
(5) L’in­té­gra­ti­on éco­no­mi­que et socia­le résul­tant du bon fonc­tion­ne­ment du mar­ché inté­ri­eur a ent­raî­né une aug­men­ta­ti­on sen­si­ble des flux trans­fron­ta­liers de don­nées à carac­tère per­son­nel. Les éch­an­ges de don­nées à carac­tère per­son­nel ent­re acteurs publics et pri­vés, y com­pris les per­son­nes phy­si­ques, les asso­cia­ti­ons et les ent­re­pri­ses, se sont mul­ti­pli­és dans tou­te l’U­ni­on. Le droit de l’U­ni­on obli­ge les admi­ni­stra­ti­ons des États mem­bres à coopé­rer et à éch­an­ger des don­nées à carac­tère per­son­nel afin de s’ac­quit­ter de leurs obli­ga­ti­ons ou d’exé­cu­ter des tâches pour une auto­ri­té d’un aut­re État membre.
(6) Les évo­lu­ti­ons tech­no­lo­gi­ques rapi­des et la mon­dia­li­sa­ti­on ont posé de nou­veaux défis à la pro­tec­tion des don­nées. L’am­pleur de la coll­ec­te et de l’é­ch­an­ge de don­nées à carac­tère per­son­nel a aug­men­té de maniè­re impres­si­on­nan­te. La tech­no­lo­gie per­met aux ent­re­pri­ses pri­vées et aux auto­ri­tés publi­ques d’ac­cé­der à des don­nées à carac­tère per­son­nel à une échel­le sans pré­cé­dent dans le cad­re de leurs acti­vi­tés. De plus en plus, des per­son­nes phy­si­ques ren­dent éga­le­ment des infor­ma­ti­ons acce­s­si­bles au public dans le mon­de entier. La tech­no­lo­gie a trans­for­mé la vie éco­no­mi­que et socia­le et dev­rait faci­li­ter enco­re davan­ta­ge la cir­cula­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel au sein de l’U­ni­on ain­si que leur trans­fert vers des pays tiers et des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les, tout en garan­tis­sant un niveau éle­vé de pro­tec­tion des données.
(7) Ces évo­lu­ti­ons néces­si­tent un cad­re juri­di­que soli­de, plus cohé­rent et clai­re­ment appli­ca­ble dans le domaine de la pro­tec­tion des don­nées au sein de l’U­ni­on, car il est essen­tiel de cré­er une base de con­fi­ance dont l’é­co­no­mie numé­ri­que a grand beso­in pour con­tin­uer à se déve­lo­p­per dans le mar­ché uni­que. Les per­son­nes phy­si­ques dev­rai­ent avoir le con­trô­le de leurs pro­pres don­nées. Les per­son­nes phy­si­ques, les ent­re­pri­ses et les pou­voirs publics dev­rai­ent béné­fi­ci­er d’u­ne plus gran­de sécu­ri­té, tant sur le plan juri­di­que que pratique.
(8) Lorsque le pré­sent règle­ment pré­voit des pré­cis­i­ons ou des limi­ta­ti­ons de ses dis­po­si­ti­ons par le droit des États mem­bres, ces der­niers peu­vent inté­grer des par­ties du pré­sent règle­ment dans leur droit natio­nal, dans la mesu­re où cela est néces­saire pour assurer la cohé­rence et rend­re la légis­la­ti­on natio­na­le plus com­pré­hen­si­ble pour les per­son­nes aux­quel­les elle s’applique.
(9) Les objec­tifs et les prin­cipes de la direc­ti­ve 95/46/CE restent val­ables, mais cel­le-ci n’a pas empê­ché les diver­gen­ces d’appro­che en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées dans l’U­ni­on, l’in­sé­cu­ri­té juri­di­que ou l’o­pi­ni­on publi­que de pen­ser qu’il exi­ste des ris­ques importants pour la pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques, notam­ment en ce qui con­cer­ne l’uti­li­sa­ti­on de l’in­ter­net. Les dif­fé­ren­ces ent­re les niveaux de pro­tec­tion des droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel dans les États mem­bres, notam­ment en ce qui con­cer­ne le droit à la pro­tec­tion de ces don­nées, peu­vent ent­ra­ver la lib­re cir­cula­ti­on de ces don­nées dans l’U­ni­on. Ces dif­fé­ren­ces de niveau de pro­tec­tion peu­vent donc con­sti­tuer une ent­ra­ve à l’e­xer­ci­ce d’ac­ti­vi­tés éco­no­mi­ques dans l’en­sem­ble de l’U­ni­on, fau­sser la con­cur­rence et empêcher les auto­ri­tés publi­ques de rem­plir les obli­ga­ti­ons qui leur incom­bent en ver­tu du droit de l’U­ni­on. Elles s’ex­pli­quent par les dif­fé­ren­ces dans la trans­po­si­ti­on et l’ap­pli­ca­ti­on de la direc­ti­ve 95/46/CE.
(10) Afin d’assurer un niveau uni­for­me et éle­vé de pro­tec­tion des don­nées pour les per­son­nes phy­si­ques et d’é­li­mi­ner les obs­ta­cles à la cir­cula­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel dans l’U­ni­on, le niveau de pro­tec­tion des droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment de ces don­nées dev­rait être équi­va­lent dans tous les États mem­bres. Les règles de pro­tec­tion des droits et liber­tés fon­da­men­taux des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rai­ent être appli­quées de maniè­re uni­for­me et cohé­ren­te dans tou­te l’U­ni­on. En ce qui con­cer­ne le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel aux fins du respect d’u­ne obli­ga­ti­on léga­le ou de l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public ou rele­vant de l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que dont est inve­sti le responsable du trai­te­ment, les États mem­bres dev­rai­ent avoir la pos­si­bi­li­té de main­te­nir ou d’in­tro­dui­re des dis­po­si­ti­ons natio­na­les pré­cisant l’ap­pli­ca­ti­on des dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment. En liai­son avec la légis­la­ti­on géné­ra­le et hori­zon­ta­le sur la pro­tec­tion des don­nées met­tant en œuvre la direc­ti­ve 95/46/CE, il exi­ste dans les États mem­bres plu­sieurs légis­la­ti­ons sec­to­ri­el­les dans des domain­es qui néces­si­tent des dis­po­si­ti­ons plus spé­ci­fi­ques. Le pré­sent règle­ment off­re éga­le­ment aux États mem­bres une mar­ge de manœu­vre pour spé­ci­fier leurs règles, y com­pris en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel (ci-après “les don­nées”).don­nées sen­si­bles”). cet égard, le pré­sent règle­ment n’ex­clut pas les dis­po­si­ti­ons légis­la­ti­ves des États mem­bres qui défi­nis­sent les cir­con­stances de situa­tions de trai­te­ment par­ti­cu­liè­res, y com­pris une déter­mi­na­ti­on plus pré­cise des con­di­ti­ons dans les­quel­les le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel est licite.
(11) Une pro­tec­tion effi­cace des don­nées à carac­tère per­son­nel à l’é­chel­le de l’U­ni­on requiert le ren­force­ment et la défi­ni­ti­on pré­cise des droits des per­son­nes con­cer­nées, le ren­force­ment des obli­ga­ti­ons de ceux qui trai­tent des don­nées à carac­tère per­son­nel et pren­nent des décis­i­ons à leur sujet, ain­si que l’é­ga­li­té des pou­voirs dans les États mem­bres en matiè­re de con­trô­le et de garan­tie du respect des règles de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel et de sanc­tions en cas de vio­la­ti­on de ces règles.
(12) L’ar­tic­le 16, para­gra­phe 2, du TFUE habi­li­te le Par­le­ment euro­pé­en et le Con­seil à adop­ter des règles rela­ti­ves à la pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel et à la lib­re cir­cula­ti­on de ces données.
(13) Afin d’assurer un niveau équi­va­lent de pro­tec­tion des don­nées dans l’U­ni­on pour les per­son­nes phy­si­ques et d’é­li­mi­ner les dis­pa­ri­tés sus­cep­ti­bles d’en­tra­ver la lib­re cir­cula­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel dans le mar­ché inté­ri­eur, il est néces­saire d’ad­op­ter un règle­ment qui assu­re la sécu­ri­té juri­di­que et la trans­pa­rence pour les opé­ra­teurs éco­no­mi­ques, y com­pris les micro, peti­tes et moy­ennes ent­re­pri­ses, qui con­fè­re aux per­son­nes phy­si­ques le même niveau de droits exé­cu­toires dans tous les États mem­bres, qui pré­voit les mêmes obli­ga­ti­ons et responsa­bi­li­tés pour les respons­ables du trai­te­ment et les sous-trai­tants et qui garan­tit un con­trô­le uni­for­me du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel et des sanc­tions équi­va­len­tes dans tous les États mem­bres ain­si qu’u­ne coopé­ra­ti­on effi­cace ent­re les auto­ri­tés de con­trô­le des dif­fér­ents États mem­bres. Le bon fonc­tion­ne­ment du mar­ché inté­ri­eur exi­ge que la lib­re cir­cula­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel dans l’U­ni­on ne soit pas limi­tée ou inter­di­te pour des motifs liés à la pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel. Afin de tenir comp­te de la situa­ti­on par­ti­cu­liè­re des micro, peti­tes et moy­ennes ent­re­pri­ses, le pré­sent règle­ment pré­voit un régime déro­ga­toire en ce qui con­cer­ne la tenue d’un regist­re pour les enti­tés employant moins de 250 per­son­nes. En out­re, les insti­tu­ti­ons et orga­nes de l’U­ni­on, ain­si que les États mem­bres et leurs auto­ri­tés de con­trô­le, sont encou­ra­gés à tenir comp­te des beso­ins spé­ci­fi­ques des micro, peti­tes et moy­ennes ent­re­pri­ses lors de l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment. Pour la défi­ni­ti­on de l’ex­pres­si­on “Micro-ent­re­pri­ses et peti­tes et moy­ennes ent­re­pri­ses“L’ar­tic­le 2 de l’an­ne­xe de la recom­man­da­ti­on 2003/361/CE de la Com­mis­si­on (5 ) dev­rait s’appliquer.

Artic­le 2 Champ d’ap­pli­ca­ti­on matériel
(1) Le pré­sent règle­ment s’ap­pli­que au trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel, auto­ma­ti­sé en tout ou en par­tie, ain­si qu’au trai­te­ment non auto­ma­ti­sé de don­nées à carac­tère per­son­nel con­te­nues ou appelées à figu­rer dans un système de fichiers.
(2) Le pré­sent règle­ment ne s’ap­pli­que pas au trai­te­ment des don­nées à carac­tère personnel
a) dans le cad­re d’u­ne acti­vi­té qui n’ent­re pas dans le champ d’ap­pli­ca­ti­on du droit de l’Union,
b) par les États mem­bres dans le cad­re d’ac­ti­vi­tés rele­vant du champ d’ap­pli­ca­ti­on du tit­re V, cha­pit­re 2, du TUE,
c) par des per­son­nes phy­si­ques pour l’e­xer­ci­ce d’ac­ti­vi­tés exclu­si­ve­ment per­son­nel­les ou familiales,
d) par les auto­ri­tés com­pé­ten­tes, à des fins de pré­ven­ti­on ou de détec­tion des infrac­tions péna­les, ou d’en­quêtes ou de pour­suites en la matiè­re, ou d’exé­cu­ti­on de la pei­ne, y com­pris la pro­tec­tion cont­re les men­aces pour la sécu­ri­té publi­que et la pré­ven­ti­on de tel­les menaces.
(3) Le règle­ment (CE) n° 45/2001 s’ap­pli­que au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel par les insti­tu­ti­ons, orga­nes et orga­nis­mes de l’U­ni­on. Le règle­ment (CE) n° 45/2001 et tout aut­re acte juri­di­que de l’U­ni­on régis­sant ce trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel sont adap­tés aux prin­cipes et aux règles énon­cés dans le pré­sent règle­ment, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 98.
(4) Le pré­sent règle­ment est sans pré­ju­di­ce de l’ap­pli­ca­ti­on de la direc­ti­ve 2000/31/CE et, plus par­ti­cu­liè­re­ment, des dis­po­si­ti­ons des artic­les 12 à 15 de cet­te direc­ti­ve rela­ti­ves à la responsa­bi­li­té des intermédiaires.

Con­sidé­rants

(14) La pro­tec­tion accor­dée par le pré­sent règle­ment dev­rait s’ap­pli­quer au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel des per­son­nes phy­si­ques, indé­pen­dam­ment de leur natio­na­li­té ou de leur lieu de rési­dence. Le pré­sent règle­ment ne s’ap­pli­que pas au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel des per­son­nes mora­les, et notam­ment des socié­tés con­sti­tuées en tant que per­son­nes mora­les, y com­pris le nom, la for­me juri­di­que ou les coor­don­nées de la per­son­ne morale.
(15) Afin d’é­vi­ter tout ris­que sérieux de con­tour­ne­ment des règles, la pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques dev­rait être neu­tre sur le plan tech­no­lo­gi­que et ne dev­rait pas dépend­re des tech­ni­ques uti­li­sées. La pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques dev­rait s’ap­pli­quer au trai­te­ment auto­ma­ti­sé de don­nées à carac­tère per­son­nel com­me au trai­te­ment manu­el de don­nées à carac­tère per­son­nel, lorsque les don­nées à carac­tère per­son­nel sont stockées ou sont desti­nées à être stockées dans un système de fichiers. Les dos­siers ou coll­ec­tions de dos­siers, ain­si que leurs pages de gar­de, qui ne sont pas clas­sés selon cer­ta­ins critères ne dev­rai­ent pas ent­rer dans le champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règlement.
(16) Le pré­sent règle­ment ne s’ap­pli­que pas aux que­sti­ons rela­ti­ves à la pro­tec­tion des droits et liber­tés fon­da­men­taux et à la lib­re cir­cula­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel en rap­port avec des acti­vi­tés qui ne relè­vent pas du champ d’ap­pli­ca­ti­on du droit de l’U­ni­on, tel­les que les acti­vi­tés liées à la sécu­ri­té natio­na­le. Le pré­sent règle­ment ne s’ap­pli­que pas au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel effec­tué par les États mem­bres dans le cad­re de la poli­tique étran­gè­re et de sécu­ri­té com­mu­ne de l’Union.
(17) Le règle­ment (CE) no 45/2001 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (6 ) s’ap­pli­que au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel par les insti­tu­ti­ons, orga­nes et orga­nis­mes de l’U­ni­on. Le règle­ment (CE) no 45/2001 et tout aut­re acte juri­di­que de l’U­ni­on régis­sant ce trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rai­ent être adap­tés aux prin­cipes et aux règles énon­cés dans le pré­sent règle­ment et appli­qués à la lumiè­re de celui-ci. Afin de garan­tir un cad­re juri­di­que soli­de et cohé­rent dans le domaine de la pro­tec­tion des don­nées au sein de l’U­ni­on, les adap­t­ati­ons néces­saires du règle­ment (CE) no 45/2001 dev­rai­ent être effec­tuées après l’ad­op­ti­on du pré­sent règle­ment, de sor­te qu’el­les pui­s­sent être appli­quées en même temps que le pré­sent règlement.
(18) Le pré­sent règle­ment ne s’ap­pli­que pas au trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel effec­tué par une per­son­ne phy­si­que pour l’e­xer­ci­ce d’ac­ti­vi­tés exclu­si­ve­ment per­son­nel­les ou fami­lia­les et donc sans rap­port avec une acti­vi­té pro­fes­si­on­nel­le ou éco­no­mi­que. La tenue d’u­ne cor­re­spond­ance ou d’an­nu­ai­res d’adres­ses ou l’uti­li­sa­ti­on de réseaux soci­aux et d’ac­ti­vi­tés en ligne dans le cad­re de tel­les acti­vi­tés pour­rai­ent éga­le­ment être con­sidé­rées com­me des acti­vi­tés per­son­nel­les ou fami­lia­les. Tou­te­fois, le pré­sent règle­ment s’ap­pli­que aux respons­ables du trai­te­ment ou aux sous-trai­tants qui four­nis­sent les outils de trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel pour de tel­les acti­vi­tés per­son­nel­les ou familiales.
(19) La pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel par les auto­ri­tés com­pé­ten­tes à des fins de pré­ven­ti­on et de détec­tion des infrac­tions péna­les, d’en­quêtes et de pour­suites en la matiè­re ou d’exé­cu­ti­on de sanc­tions péna­les, y com­pris la pro­tec­tion cont­re les men­aces pour la sécu­ri­té publi­que et la pré­ven­ti­on de tel­les men­aces, ain­si que la lib­re cir­cula­ti­on de ces don­nées, sont régies par un acte juri­di­que distinct de l’U­ni­on. Par con­sé­quent, le pré­sent règle­ment ne dev­rait pas s’ap­pli­quer aux acti­vi­tés de trai­te­ment de ce type. Tou­te­fois, les don­nées à carac­tère per­son­nel trai­tées par les auto­ri­tés publi­ques en ver­tu du pré­sent règle­ment dev­rai­ent, lorsqu’el­les sont uti­li­sées pour les fina­li­tés sus­ment­i­onnées, être régies par un acte juri­di­que de l’U­ni­on plus spé­ci­fi­que, à savoir la direc­ti­ve (UE) 2016/680 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (7). Les États mem­bres peu­vent con­fier aux auto­ri­tés com­pé­ten­tes, au sens de la direc­ti­ve (UE) 2016/680, des tâches qui ne sont pas néces­saire­ment exé­cu­tées à des fins de pré­ven­ti­on et de détec­tion des infrac­tions péna­les, d’en­quêtes et de pour­suites en la matiè­re ou d’exé­cu­ti­on des pei­nes, y com­pris la pro­tec­tion cont­re les men­aces pour la sécu­ri­té publi­que et la pré­ven­ti­on de tel­les men­aces, de sor­te que le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel pour ces aut­res fina­li­tés relè­ve du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment dans la mesu­re où il ent­re dans le champ d’ap­pli­ca­ti­on du droit de l’U­ni­on. En ce qui con­cer­ne le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel par ces auto­ri­tés à des fins rele­vant du champ d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, les États mem­bres dev­rai­ent pou­voir main­te­nir ou intro­dui­re des dis­po­si­ti­ons plus spé­ci­fi­ques afin d’ad­ap­ter l’ap­pli­ca­ti­on des règles du pré­sent règle­ment. Ces dis­po­si­ti­ons peu­vent défi­nir plus pré­cis­é­ment les con­di­ti­ons de trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel par ces auto­ri­tés com­pé­ten­tes pour ces aut­res fina­li­tés, en tenant comp­te de la struc­tu­re con­sti­tu­ti­on­nel­le, orga­ni­sa­ti­on­nel­le et admi­ni­stra­ti­ve de l’É­tat membre con­cer­né. Dans la mesu­re où le pré­sent règle­ment s’ap­pli­que au trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel par des per­son­nes pri­vées, il dev­rait pré­voir que les États mem­bres peu­vent, dans cer­tai­nes con­di­ti­ons, limi­ter cer­tai­nes obli­ga­ti­ons et cer­ta­ins droits par voie légis­la­ti­ve si cet­te limi­ta­ti­on con­sti­tue une mesu­re néces­saire et pro­por­ti­onnée, au sein d’u­ne socié­té démo­cra­tique, pour sau­vegar­der cer­ta­ins inté­rêts importants, notam­ment la sécu­ri­té publi­que et la pré­ven­ti­on, la recher­che, la détec­tion et la pour­suite d’in­frac­tions péna­les ou l’exé­cu­ti­on de la justi­ce, y com­pris la pro­tec­tion cont­re les men­aces pour la sécu­ri­té publi­que et la pré­ven­ti­on de tel­les men­aces. Cela est important, par exemp­le, dans le cad­re de la lut­te cont­re le blan­chi­ment d’ar­gent ou du tra­vail des labo­ra­toires de poli­ce scientifique.
(20) Bien que le pré­sent règle­ment s’ap­pli­que, ent­re aut­res, aux acti­vi­tés des juri­dic­tions et des aut­res auto­ri­tés judi­ciai­res, le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres pour­rait pré­cis­er les opé­ra­ti­ons et les pro­cé­du­res de trai­te­ment à appli­quer au trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel par les juri­dic­tions et les aut­res auto­ri­tés judi­ciai­res. Afin de ne pas por­ter att­ein­te à l’in­dé­pen­dance du pou­voir judi­ciai­re dans l’e­xer­ci­ce de ses fonc­tions juri­dic­tion­nel­les, y com­pris dans la pri­se de décis­i­ons, les auto­ri­tés de con­trô­le ne dev­rai­ent pas être com­pé­ten­tes pour le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel effec­tué par les juri­dic­tions dans le cad­re de leurs acti­vi­tés judi­ciai­res. Le con­trô­le de ces opé­ra­ti­ons de trai­te­ment de don­nées dev­rait pou­voir être con­fié à des orga­nes spé­ci­fi­ques au sein du système judi­ciai­re de l’É­tat membre, qui dev­rai­ent notam­ment veil­ler au respect des dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment, mieux sen­si­bi­li­ser les juges et les pro­cur­eurs aux obli­ga­ti­ons qui leur incom­bent en ver­tu du pré­sent règle­ment et trai­ter les plain­tes rela­ti­ves à ces opé­ra­ti­ons de trai­te­ment de données.
(21) Le pré­sent règle­ment n’af­fec­te pas l’ap­pli­ca­ti­on de la direc­ti­ve 2000/31/CE du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (8 ), et notam­ment des dis­po­si­ti­ons des artic­les 12 à 15 de ladi­te direc­ti­ve con­cer­nant la responsa­bi­li­té des pre­sta­tai­res de ser­vices de pure inter­mé­dia­ti­on. Ladi­te direc­ti­ve vise à con­tri­buer au bon fonc­tion­ne­ment du mar­ché inté­ri­eur en assu­rant la lib­re cir­cula­ti­on des ser­vices de la socié­té de l’in­for­ma­ti­on ent­re les États membres.

Artic­le 3 Champ d’ap­pli­ca­ti­on territorial
(1) Le pré­sent règle­ment s’ap­pli­que au trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel dans la mesu­re où il est effec­tué dans le cad­re des acti­vi­tés d’un éta­blis­se­ment d’un responsable du trai­te­ment ou d’un sous-trai­tant dans l’U­ni­on, que le trai­te­ment ait lieu ou non dans l’Union.
(2) Le pré­sent règle­ment s’ap­pli­que au trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel de per­son­nes con­cer­nées se trou­vant dans l’U­ni­on, effec­tué par un responsable du trai­te­ment ou un sous-trai­tant non éta­b­li dans l’U­ni­on, lorsque le trai­te­ment des don­nées est lié à
a) d’offrir des biens ou des ser­vices aux per­son­nes con­cer­nées dans l’U­ni­on, qu’il y ait ou non un pai­ement à effec­tuer par ces per­son­nes concernées ;
b) d’ob­ser­ver le com­porte­ment des per­son­nes con­cer­nées, dans la mesu­re où leur com­porte­ment a lieu dans l’Union.
(3) Le pré­sent règle­ment s’ap­pli­que au trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel effec­tué par un responsable du trai­te­ment non éta­b­li dans l’U­ni­on en un lieu sou­mis au droit d’un État membre en ver­tu du droit international.

Con­sidé­rants

(22) Tout trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel effec­tué dans le cad­re des acti­vi­tés d’un éta­blis­se­ment d’un responsable du trai­te­ment ou d’un sous-trai­tant dans l’U­ni­on doit être effec­tué con­for­mé­ment au pré­sent règle­ment, que le trai­te­ment ait lieu dans l’U­ni­on ou en dehors de cel­le-ci. Un éta­blis­se­ment sup­po­se l’e­xer­ci­ce effec­tif et réel d’u­ne acti­vi­té par une enti­té sta­ble. La for­me juri­di­que de cet­te enti­té, qu’il s’a­gis­se d’u­ne suc­cur­sa­le ou d’u­ne filia­le dotée de la per­son­na­li­té juri­di­que, n’est pas déter­mi­nan­te à cet égard.
(23) Afin de ne pas pri­ver une per­son­ne phy­si­que de la pro­tec­tion garan­tie par le pré­sent règle­ment, le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel de per­son­nes con­cer­nées se trou­vant dans l’U­ni­on par un responsable du trai­te­ment ou un sous-trai­tant non éta­b­li dans l’U­ni­on dev­rait être sou­mis au pré­sent règle­ment si ce trai­te­ment a pour objet d’offrir des biens ou des ser­vices, à tit­re oné­reux ou gra­tuit, à ces per­son­nes con­cer­nées. Pour déter­mi­ner si ce responsable du trai­te­ment ou ce sous-trai­tant off­re des biens ou des ser­vices à des per­son­nes con­cer­nées se trou­vant dans l’U­ni­on, il con­vi­ent d’é­ta­b­lir si le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant a mani­fe­stem­ent l’in­ten­ti­on d’offrir des ser­vices à des per­son­nes con­cer­nées dans un ou plu­sieurs États mem­bres de l’U­ni­on. Si la simp­le acce­s­si­bi­li­té du site web du responsable du trai­te­ment, du sous-trai­tant ou d’un inter­mé­di­ai­re dans l’U­ni­on, d’u­ne adres­se élec­tro­ni­que ou d’aut­res coor­don­nées, ou l’uti­li­sa­ti­on d’u­ne lan­gue com­mu­n­é­ment uti­li­sée dans le pays tiers où le responsable du trai­te­ment est éta­b­li, ne con­sti­tu­ent pas un indi­ce suf­fi­sant à cet égard, d’aut­res fac­teurs, tels que l’uti­li­sa­ti­on d’u­ne lan­gue ou d’u­ne mon­naie, en usa­ge dans un ou plu­sieurs États mem­bres, asso­ciée à la pos­si­bi­li­té de com­man­der des biens et des ser­vices dans cet­te aut­re lan­gue, ou la men­ti­on de cli­ents ou d’uti­li­sa­teurs situés dans l’U­ni­on, indi­quent que le responsable a l’in­ten­ti­on d’offrir des biens ou des ser­vices aux per­son­nes situées dans l’Union.
(24) Le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel de per­son­nes con­cer­nées se trou­vant dans l’U­ni­on par un responsable du trai­te­ment ou un sous-trai­tant non éta­b­li dans l’U­ni­on dev­rait éga­le­ment être sou­mis au pré­sent règle­ment s’il est desti­né à sui­v­re le com­porte­ment de ces per­son­nes dans la mesu­re où leur com­porte­ment a lieu dans l’U­ni­on. Le fait qu’u­ne acti­vi­té de trai­te­ment vise à obser­ver le com­porte­ment des per­son­nes con­cer­nées dev­rait être déter­mi­né par le sui­vi de leurs acti­vi­tés sur l’in­ter­net, y com­pris l’uti­li­sa­ti­on ulté­ri­eu­re éven­tu­el­le de tech­ni­ques de trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel qui éta­blis­sent le pro­fil d’u­ne per­son­ne phy­si­que, notam­ment en vue de prend­re des décis­i­ons la con­cer­nant ou d’ana­ly­ser ou de pré­voir ses pré­fé­ren­ces, son com­porte­ment ou ses habi­tu­des personnelles.
(25) Si, en ver­tu du droit inter­na­tio­nal, le droit d’un État membre est appli­ca­ble, par exemp­le dans une repré­sen­ta­ti­on diplo­ma­tique ou con­su­lai­re d’un État membre, le règle­ment dev­rait éga­le­ment s’ap­pli­quer à un responsable non éta­b­li dans l’Union.

Artic­le 4 Définitions

Aux fins du pré­sent règle­ment, on entend par

1.don­nées à carac­tère per­son­neltou­te infor­ma­ti­on se rap­portant à une per­son­ne phy­si­que iden­ti­fi­ée ou iden­ti­fia­ble (ci-après dénom­mée “per­son­ne phy­si­que”).per­son­ne con­cer­née”) ; est répu­tée iden­ti­fia­ble une per­son­ne phy­si­que qui peut être iden­ti­fi­ée, direc­te­ment ou indi­rec­te­ment, notam­ment par réfé­rence à un iden­ti­fi­ant, tel qu’un nom, un numé­ro d’i­den­ti­fi­ca­ti­on, des don­nées de loca­li­sa­ti­on, un iden­ti­fi­ant en ligne, ou à une ou plu­sieurs carac­té­ri­sti­ques par­ti­cu­liè­res, pro­pres à l’i­den­ti­té phy­si­que, phy­sio­lo­gi­que, géné­tique, psy­chi­que, éco­no­mi­que, cul­tu­rel­le ou socia­le de cet­te per­son­ne physique ;

Con­sidé­rants

(26) Les prin­cipes de pro­tec­tion des don­nées dev­rai­ent s’ap­pli­quer à tou­te infor­ma­ti­on se rap­portant à une per­son­ne phy­si­que iden­ti­fi­ée ou iden­ti­fia­ble. Les don­nées à carac­tère per­son­nel pseud­ony­mi­sées qui pour­rai­ent être attri­buées à une per­son­ne phy­si­que par l’uti­li­sa­ti­on d’in­for­ma­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res dev­rai­ent être con­sidé­rées com­me des infor­ma­ti­ons con­cer­nant une per­son­ne phy­si­que iden­ti­fia­ble. Pour déter­mi­ner si une per­son­ne phy­si­que est iden­ti­fia­ble, il con­vi­ent de prend­re en con­sidé­ra­ti­on tous les moy­ens rai­sonnablem­ent sus­cep­ti­bles d’êt­re uti­li­sés par le responsable du trai­te­ment ou par une aut­re per­son­ne pour iden­ti­fier direc­te­ment ou indi­rec­te­ment la per­son­ne phy­si­que, com­me par exemp­le le tri. Pour déter­mi­ner si des moy­ens sont rai­sonnablem­ent sus­cep­ti­bles d’êt­re uti­li­sés pour iden­ti­fier la per­son­ne phy­si­que, il con­vi­ent de prend­re en con­sidé­ra­ti­on tous les fac­teurs objec­tifs, tels que le coût de l’i­den­ti­fi­ca­ti­on et le temps néces­saire pour y par­ve­nir, en tenant comp­te de la tech­no­lo­gie et des évo­lu­ti­ons tech­no­lo­gi­ques dis­po­ni­bles au moment du trai­te­ment. Les prin­cipes de pro­tec­tion des don­nées ne dev­rai­ent donc pas s’ap­pli­quer aux infor­ma­ti­ons anony­mes, c’est-à-dire aux infor­ma­ti­ons qui ne se rap­portent pas à une per­son­ne phy­si­que iden­ti­fi­ée ou iden­ti­fia­ble, ou aux don­nées à carac­tère per­son­nel qui ont été ren­dues anony­mes de tel­le sor­te que la per­son­ne con­cer­née ne peut pas ou ne peut plus être iden­ti­fi­ée. Ce règle­ment ne con­cer­ne donc pas le trai­te­ment de ces don­nées anony­mes, même à des fins sta­ti­sti­ques ou de recherche.
(27) Le pré­sent règle­ment ne s’ap­pli­que pas aux don­nées à carac­tère per­son­nel con­cer­nant des per­son­nes décé­dées. Les États mem­bres peu­vent pré­voir des règles rela­ti­ves au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel con­cer­nant des per­son­nes décédées.
(28) L’ap­pli­ca­ti­on de la pseud­ony­mi­sa­ti­on aux don­nées à carac­tère per­son­nel peut rédui­re les ris­ques pour les per­son­nes con­cer­nées et aider les respons­ables du trai­te­ment et les sous-trai­tants à respec­ter leurs obli­ga­ti­ons en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées. En intro­dui­sant expli­ci­te­ment la “Pseud­ony­mi­sa­ti­on” dans le pré­sent règle­ment n’a pas pour but d’ex­clu­re d’aut­res mesu­res de pro­tec­tion des données.
(29) Afin d’en­cou­ra­ger l’uti­li­sa­ti­on de la pseud­ony­mi­sa­ti­on dans le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel, les mesu­res de pseud­ony­mi­sa­ti­on qui per­met­tent tou­te­fois une ana­ly­se géné­ra­le dev­rai­ent être pos­si­bles auprès du même responsable du trai­te­ment si celui-ci a pris les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les néces­saires pour garan­tir – pour le trai­te­ment en que­sti­on – la mise en œuvre du pré­sent règle­ment, tout en veil­lant à ce que les infor­ma­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res per­met­tant d’at­tri­buer les don­nées à carac­tère per­son­nel à une per­son­ne con­cer­née spé­ci­fi­que soi­ent con­ser­vées sépa­ré­ment. Le responsable du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel doit indi­quer les per­son­nes auto­ri­sées auprès de ce responsable.
(30) Les per­son­nes phy­si­ques peu­vent se voir attri­buer des iden­ti­fi­ants en ligne, tels que des adres­ses IP et des iden­ti­fi­ants de coo­kies four­nis par son appa­reil ou des appli­ca­ti­ons et outils logi­ciels ou des pro­to­co­les, ou d’aut­res iden­ti­fi­ants tels que des iden­ti­fi­ants de radio­fré­quence. Cela peut lais­ser des traces qui, en par­ti­cu­lier en com­bi­nai­son avec des iden­ti­fi­ants uni­ques et d’aut­res infor­ma­ti­ons reçues par le ser­veur, peu­vent être uti­li­sées pour éta­b­lir le pro­fil des per­son­nes phy­si­ques et les identifier.

2.Trai­te­ment“tou­te opé­ra­ti­on ou ensem­ble d’opé­ra­ti­ons effec­tuées ou non à l’ai­de de pro­cé­dés auto­ma­ti­sés et appli­quées à des don­nées à carac­tère per­son­nel, tel­les que la coll­ec­te, l’en­re­gi­stre­ment, l’or­ga­ni­sa­ti­on, le clas­se­ment, la con­ser­va­ti­on, l’ad­ap­t­ati­on ou la modi­fi­ca­ti­on, l’ex­tra­c­tion, la con­sul­ta­ti­on, l’uti­li­sa­ti­on, la com­mu­ni­ca­ti­on par trans­mis­si­on, dif­fu­si­on ou tou­te aut­re for­me de mise à dis­po­si­ti­on, le rappro­che­ment ou l’in­ter­con­ne­xi­on, la limi­ta­ti­on, l’effa­ce­ment ou la destruction ;

3.Limi­ta­ti­on du trai­te­ment“le mar­quage de don­nées à carac­tère per­son­nel enre­gi­strées dans le but de limi­ter leur trai­te­ment futur ;

4.Pro­fi­la­ge“tout type de trai­te­ment auto­ma­ti­sé de don­nées à carac­tère per­son­nel con­si­stant à uti­li­ser ces don­nées à carac­tère per­son­nel pour éva­luer cer­ta­ins aspects per­son­nels rela­tifs à une per­son­ne phy­si­que, notam­ment pour ana­ly­ser ou préd­ire des aspects con­cer­nant le ren­de­ment au tra­vail, la situa­ti­on éco­no­mi­que, la san­té, les pré­fé­ren­ces per­son­nel­les, les inté­rêts, la fia­bi­li­té, le com­porte­ment, la loca­li­sa­ti­on ou les dépla­ce­ments de cet­te per­son­ne physique ;

5.Pseud­ony­mi­sa­ti­on“le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel de tel­le sor­te que ces don­nées ne pui­s­sent plus être attri­buées à une per­son­ne con­cer­née spé­ci­fi­que sans l’ai­de d’in­for­ma­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res, à con­di­ti­on que ces infor­ma­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res soi­ent con­ser­vées sépa­ré­ment et sou­mi­ses à des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les garan­tis­sant que les don­nées à carac­tère per­son­nel ne sont pas attri­buées à une per­son­ne phy­si­que iden­ti­fi­ée ou identifiable ;

6.Système de fichiers“tout ensem­ble struc­tu­ré de don­nées à carac­tère per­son­nel acce­s­si­bles selon des critères déter­mi­nés, que cet ensem­ble soit cen­tra­li­sé, décen­tra­li­sé ou orga­ni­sé selon des critères fonc­tion­nels ou géographiques ;

7.Responsable“la per­son­ne phy­si­que ou mora­le, l’au­to­ri­té publi­que, le ser­vice ou un aut­re orga­nis­me qui, seul ou con­join­te­ment avec d’aut­res, déter­mi­ne les fina­li­tés et les moy­ens du trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel ; lorsque les fina­li­tés et les moy­ens de ce trai­te­ment sont déter­mi­nés par le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres, le responsable du trai­te­ment ou les critères spé­ci­fi­ques appli­ca­bles à sa dési­gna­ti­on peu­vent être pré­vus par le droit de l’U­ni­on ou le droit des États membres ;

8.Sous-trai­tant” une per­son­ne phy­si­que ou mora­le, une auto­ri­té publi­que, un ser­vice ou un aut­re orga­nis­me qui trai­te des don­nées à carac­tère per­son­nel pour le comp­te du responsable du traitement ;

9.Récep­teur“une per­son­ne phy­si­que ou mora­le, une auto­ri­té publi­que, un ser­vice ou un aut­re orga­nis­me auquel des don­nées à carac­tère per­son­nel sont divul­guées, qu’il s’a­gis­se ou non d’un tiers. Tou­te­fois, les auto­ri­tés sus­cep­ti­bles de rece­voir des don­nées à carac­tère per­son­nel dans le cad­re d’u­ne mis­si­on d’en­quête spé­ci­fi­que en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit des États mem­bres ne sont pas con­sidé­rées com­me des desti­na­tai­res ; le trai­te­ment de ces don­nées par les­di­tes auto­ri­tés s’ef­fec­tue con­for­mé­ment à la légis­la­ti­on appli­ca­ble en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées, en fonc­tion des fina­li­tés du traitement ;

10.Troi­siè­me” une per­son­ne phy­si­que ou mora­le, une auto­ri­té publi­que, un ser­vice ou un aut­re orga­nis­me aut­re que la per­son­ne con­cer­née, le responsable du trai­te­ment, le sous-trai­tant et les per­son­nes qui, pla­cées sous l’au­to­ri­té direc­te du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant, sont habi­li­tées à trai­ter les don­nées à carac­tère personnel ;

11.Con­sen­te­ment“de la per­son­ne con­cer­née, tou­te mani­fe­sta­ti­on de volon­té, expri­mée libre­ment, pour un cas spé­ci­fi­que, en con­nais­sance de cau­se et sans équi­vo­que, sous la for­me d’u­ne décla­ra­ti­on ou de tout aut­re acte con­fir­ma­tif clair par lequel la per­son­ne con­cer­née indi­que qu’el­le con­sent au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel la concernant ;

Con­sidé­rants

(32) Le con­sen­te­ment dev­rait être don­né par une action affir­ma­ti­ve clai­re, volon­tai­re, spé­ci­fi­que, infor­mée et non équi­vo­que par laquel­le la per­son­ne con­cer­née accep­te que des don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant fas­sent l’ob­jet d’un trai­te­ment, par exemp­le sous la for­me d’u­ne décla­ra­ti­on écri­te, qui peut éga­le­ment être fai­te par voie élec­tro­ni­que, ou d’u­ne décla­ra­ti­on ora­le. Cela pour­rait se fai­re, par exemp­le, en cochant une case lors de la visi­te d’un site inter­net, en sélec­tion­nant des paramè­tres tech­ni­ques pour des ser­vices de la socié­té de l’in­for­ma­ti­on ou en faisant une aut­re décla­ra­ti­on ou en adop­tant un com­porte­ment par lequel la per­son­ne con­cer­née indi­que clai­re­ment, dans le con­tex­te con­cer­né, son con­sen­te­ment au trai­te­ment envi­sa­gé de ses don­nées à carac­tère per­son­nel. Le silence, les cases déjà cochées ou l’inac­tion de la per­son­ne con­cer­née ne dev­rai­ent donc pas con­sti­tuer un con­sen­te­ment. Le con­sen­te­ment dev­rait por­ter sur tou­tes les opé­ra­ti­ons de trai­te­ment effec­tuées dans le même but ou pour les mêmes fina­li­tés. Si le trai­te­ment a plu­sieurs fina­li­tés, le con­sen­te­ment dev­rait être don­né pour tou­tes ces fina­li­tés. Lorsque la per­son­ne con­cer­née est invi­tée à don­ner son con­sen­te­ment par voie élec­tro­ni­que, cet­te invi­ta­ti­on doit être fai­te de maniè­re clai­re et con­cise, sans inter­rup­ti­on inu­tile du ser­vice pour lequel le con­sen­te­ment est donné.
(33) Sou­vent, la fina­li­té du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ne peut pas être entiè­re­ment pré­cis­ée au moment de la coll­ec­te des don­nées à carac­tère per­son­nel. Par con­sé­quent, les per­son­nes con­cer­nées dev­rai­ent être auto­ri­sées à don­ner leur con­sen­te­ment pour cer­ta­ins domain­es de la recher­che sci­en­ti­fi­que, à con­di­ti­on que cela se fas­se dans le respect des nor­mes éthi­ques recon­nues en matiè­re de recher­che sci­en­ti­fi­que. Les per­son­nes con­cer­nées dev­rai­ent avoir la pos­si­bi­li­té de ne don­ner leur con­sen­te­ment que pour cer­ta­ins domain­es de recher­che ou cer­tai­nes par­ties de pro­jets de recher­che, dans la mesu­re auto­ri­sée par l’ob­jec­tif pour­suivi. Les per­son­nes con­cer­nées dev­rai­ent avoir la pos­si­bi­li­té de ne don­ner leur con­sen­te­ment que pour des domain­es de recher­che spé­ci­fi­ques ou des par­ties de pro­jets de recher­che dans la mesu­re per­mi­se par l’ob­jec­tif poursuivi.

12.Vio­la­ti­on de la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel“une vio­la­ti­on de la sécu­ri­té ent­raînant acci­den­tel­le­ment ou de maniè­re illi­ci­te la des­truc­tion, la per­te, l’al­té­ra­ti­on, la divul­ga­ti­on non auto­ri­sée de don­nées à carac­tère per­son­nel trans­mi­ses, stockées ou trai­tées d’u­ne aut­re maniè­re, ou l’ac­cès non auto­ri­sé à de tel­les données ;

13.don­nées géné­ti­ques” les don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves aux carac­té­ri­sti­ques géné­ti­ques, héri­tées ou acqui­ses, d’u­ne per­son­ne phy­si­que, qui four­nis­sent des infor­ma­ti­ons pré­cis­es sur la phy­sio­lo­gie ou la san­té de cet­te per­son­ne phy­si­que et qui ont été obte­nues notam­ment par l’ana­ly­se d’un échan­til­lon bio­lo­gi­que pré­le­vé sur cet­te per­son­ne physique ;

Con­sidé­rants

(34) Les don­nées géné­ti­ques dev­rai­ent être défi­nies com­me des don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves aux carac­té­ri­sti­ques géné­ti­ques héri­tées ou acqui­ses d’u­ne per­son­ne phy­si­que, obte­nues par l’ana­ly­se d’un échan­til­lon bio­lo­gi­que pré­le­vé sur cet­te per­son­ne phy­si­que, notam­ment par une ana­ly­se des chro­mo­so­mes, de l’a­ci­de dés­oxy­ri­bo­nu­clé­i­que (ADN) ou de l’a­ci­de ribo­nu­clé­i­que (ARN), ou par l’ana­ly­se de tout aut­re élé­ment per­met­tant d’ob­te­nir des infor­ma­ti­ons équivalentes.

14.don­nées bio­mé­tri­ques“les don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves aux carac­té­ri­sti­ques phy­si­ques, phy­sio­lo­gi­ques ou com­porte­men­ta­les d’u­ne per­son­ne phy­si­que, obte­nues par des tech­ni­ques spé­cia­les, qui per­met­tent ou con­fir­ment l’i­den­ti­fi­ca­ti­on uni­que de cet­te per­son­ne phy­si­que, tel­les que les images facia­les ou les don­nées dactyloscopiques ;

15.Don­nées de san­té” les don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves à la san­té phy­si­que ou men­ta­le d’u­ne per­son­ne phy­si­que, y com­pris la pre­sta­ti­on de ser­vices de san­té, et qui révè­lent des infor­ma­ti­ons sur son état de santé ;

Con­sidé­rants

(35) Les don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves à la san­té dev­rai­ent com­prend­re tou­tes les don­nées rela­ti­ves à l’é­tat de san­té d’u­ne per­son­ne con­cer­née qui révè­lent des infor­ma­ti­ons sur l’é­tat de san­té phy­si­que ou men­ta­le pas­sé, pré­sent et futur de la per­son­ne con­cer­née. Il s’a­git notam­ment des infor­ma­ti­ons rela­ti­ves à la per­son­ne phy­si­que recu­eil­lies lors de l’in­scrip­ti­on et de la pre­sta­ti­on de ser­vices de san­té au sens de la direc­ti­ve 2011/24/UE du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (9 ), des numé­ros, sym­bo­les ou signes distinc­tifs attri­bués à une per­son­ne phy­si­que afin de l’i­den­ti­fier de maniè­re uni­que à des fins de san­té, des infor­ma­ti­ons obte­nues lors de l’ex­amen ou de l’ana­ly­se d’u­ne par­tie du corps ou d’u­ne sub­stance cor­po­rel­le, y com­pris les don­nées géné­ti­ques et les échan­til­lons bio­lo­gi­ques, ain­si que les infor­ma­ti­ons rela­ti­ves aux mala­dies, aux han­di­caps, aux ris­ques de mala­die, aux anté­cé­dents médi­caux, aux trai­te­ments cli­ni­ques ou à l’é­tat phy­sio­lo­gi­que ou bio­mé­di­cal de la per­son­ne con­cer­née, quel­le que soit l’o­ri­gi­ne des don­nées, qu’il s’a­gis­se d’un méde­cin ou d’un aut­re pro­fes­si­on­nel de la san­té, d’un hôpi­tal, d’un dis­po­si­tif médi­cal ou d’un dis­po­si­tif médi­cal de dia­gno­stic in vitro.

16.Siè­ge social

a) dans le cas d’un responsable ayant des éta­blis­se­ments dans plus d’un État membre, le lieu de son siè­ge social dans l’U­ni­on, à moins que les décis­i­ons con­cer­nant les fina­li­tés et les moy­ens du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel ne soi­ent pri­ses dans un aut­re éta­blis­se­ment du responsable dans l’U­ni­on et que cet éta­blis­se­ment ne soit habi­li­té à fai­re appli­quer ces décis­i­ons, auquel cas l’é­ta­blis­se­ment qui prend ces décis­i­ons est con­sidé­ré com­me le siè­ge social ;
b) dans le cas d’un sous-trai­tant ayant des éta­blis­se­ments dans plus d’un État membre, le lieu de son admi­ni­stra­ti­on cen­tra­le dans l’U­ni­on ou, si le sous-trai­tant n’a pas d’ad­mi­ni­stra­ti­on cen­tra­le dans l’U­ni­on, l’é­ta­blis­se­ment du sous-trai­tant dans l’U­ni­on où les acti­vi­tés de trai­te­ment sont prin­ci­pa­le­ment effec­tuées dans le cad­re des acti­vi­tés d’un éta­blis­se­ment d’un sous-trai­tant, dans la mesu­re où le sous-trai­tant est sou­mis à des obli­ga­ti­ons spé­ci­fi­ques en ver­tu du pré­sent règlement ;

Con­sidé­rants

(36) L’é­ta­blis­se­ment prin­ci­pal du responsable dans l’U­ni­on dev­rait être le lieu de son admi­ni­stra­ti­on cen­tra­le dans l’U­ni­on, à moins que les décis­i­ons con­cer­nant les fina­li­tés et les moy­ens du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel ne soi­ent pri­ses dans un aut­re éta­blis­se­ment du responsable dans l’U­ni­on, auquel cas ce der­nier dev­rait être con­sidé­ré com­me l’é­ta­blis­se­ment prin­ci­pal. Des critères objec­tifs dev­rai­ent être uti­li­sés pour déter­mi­ner l’é­ta­blis­se­ment prin­ci­pal d’un responsable dans l’U­ni­on, l’un d’ent­re eux étant l’e­xer­ci­ce effec­tif et réel d’ac­ti­vi­tés de gesti­on par une enti­té per­ma­nen­te au sein de laquel­le sont pri­ses les décis­i­ons de prin­ci­pe con­cer­nant les fina­li­tés et les moy­ens du trai­te­ment. Le fait que le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel soit effec­ti­ve­ment effec­tué en ce lieu ne dev­rait pas être un fac­teur déter­mi­nant. L’e­xi­stence et l’uti­li­sa­ti­on de moy­ens et de pro­cé­du­res tech­ni­ques pour le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel ou d’ac­ti­vi­tés de trai­te­ment ne con­sti­tu­ent pas en soi un éta­blis­se­ment prin­ci­pal et ne sont donc pas un fac­teur déter­mi­nant pour l’e­xi­stence d’un éta­blis­se­ment prin­ci­pal. L’é­ta­blis­se­ment prin­ci­pal du sous-trai­tant dev­rait être le lieu où le sous-trai­tant a son admi­ni­stra­ti­on prin­ci­pa­le dans l’U­ni­on ou, s’il n’a pas d’ad­mi­ni­stra­ti­on prin­ci­pa­le dans l’U­ni­on, le lieu où les acti­vi­tés de trai­te­ment essen­ti­el­les ont lieu dans l’U­ni­on. Lorsque le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant sont tous deux con­cer­nés, l’au­to­ri­té de con­trô­le de l’É­tat membre dans lequel le responsable du trai­te­ment a son éta­blis­se­ment prin­ci­pal dev­rait rester l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file com­pé­ten­te, mais l’au­to­ri­té de con­trô­le du sous-trai­tant dev­rait être con­sidé­rée com­me l’au­to­ri­té de con­trô­le con­cer­née et cet­te auto­ri­té de con­trô­le dev­rait par­ti­ci­per à la pro­cé­du­re de coopé­ra­ti­on pré­vue par le pré­sent règle­ment. En tout état de cau­se, les auto­ri­tés de con­trô­le de l’É­tat membre ou des États mem­bres dans les­quels le sous-trai­tant pos­sè­de un ou plu­sieurs éta­blis­se­ments ne dev­rai­ent pas être con­sidé­rées com­me des auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées si le pro­jet de décis­i­on ne con­cer­ne que le responsable du trai­te­ment. Lorsque le trai­te­ment est effec­tué par un grou­pe d’entre­pri­ses, l’é­ta­blis­se­ment prin­ci­pal de l’entre­pri­se domi­nan­te dev­rait être con­sidé­ré com­me l’é­ta­blis­se­ment prin­ci­pal du grou­pe d’entre­pri­ses, à moins que les fina­li­tés et les moy­ens du trai­te­ment ne soi­ent déter­mi­nés par une aut­re entreprise.

17.Repré­sen­tant“une per­son­ne phy­si­que ou mora­le éta­b­lie dans l’U­ni­on qui a été dési­gnée par écrit par le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 27 et qui repré­sen­te le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant en ce qui con­cer­ne les obli­ga­ti­ons qui leur incom­bent respec­ti­ve­ment en ver­tu du pré­sent règlement ;

18.Ent­re­pri­se” une per­son­ne phy­si­que ou mora­le exer­çant une acti­vi­té éco­no­mi­que, quel­le que soit sa for­me juri­di­que, y com­pris les socié­tés de per­son­nes ou les asso­cia­ti­ons exer­çant régu­liè­re­ment une acti­vi­té économique ;

19.Grou­pe d’entre­pri­ses” un grou­pe con­sti­tué d’u­ne ent­re­pri­se domi­nan­te et des ent­re­pri­ses qui en dépendent ;

Con­sidé­rants

(37) Un grou­pe d’entre­pri­ses dev­rait être con­sti­tué d’u­ne ent­re­pri­se domi­nan­te et des ent­re­pri­ses qui en dépen­dent, l’entre­pri­se domi­nan­te étant cel­le qui peut exer­cer une influence domi­nan­te sur les aut­res ent­re­pri­ses, par exemp­le en rai­son de la pro­prié­té, de la par­ti­ci­pa­ti­on finan­ciè­re ou des règles qui lui sont appli­ca­bles, ou du pou­voir de fai­re appli­quer les règles de pro­tec­tion des don­nées. Une ent­re­pri­se qui con­trô­le le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel dans des ent­re­pri­ses qui lui sont affi­liées dev­rait être con­sidé­rée, avec ces der­niè­res, com­me une “enti­té”.Grou­pe d’entre­pri­ses”.

20.des règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées“les mesu­res de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel qu’un responsable du trai­te­ment ou un sous-trai­tant éta­b­li sur le ter­ri­toire d’un État membre s’en­ga­ge à respec­ter en ce qui con­cer­ne les trans­ferts de don­nées ou une caté­go­rie de trans­ferts de don­nées à carac­tère per­son­nel vers un responsable du trai­te­ment ou un sous-trai­tant appar­tenant au même grou­pe d’entre­pri­ses ou au même grou­pe d’entre­pri­ses exer­çant une acti­vi­té éco­no­mi­que en com­mun, dans un ou plu­sieurs pays tiers ;

21.Auto­ri­té de sur­veil­lan­ce” un orga­nis­me public indé­pen­dant éta­b­li par un État membre con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 51 ;

22.auto­ri­té de con­trô­le con­cer­née” une auto­ri­té de con­trô­le con­cer­née par le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel par­ce que

a) le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant est éta­b­li sur le ter­ri­toire de l’É­tat membre de cet­te auto­ri­té de contrôle,
b) ce trai­te­ment a ou est sus­cep­ti­ble d’a­voir un impact signi­fi­ca­tif sur les per­son­nes con­cer­nées rési­dant dans l’É­tat membre de cet­te auto­ri­té de con­trô­le ; ou
c) une plain­te a été dépo­sée auprès de cet­te auto­ri­té de contrôle ;

23.trai­te­ment trans­fron­ta­lier” soit

a) un trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel effec­tué dans le cad­re des acti­vi­tés des éta­blis­se­ments d’un responsable du trai­te­ment ou d’un sous-trai­tant dans l’U­ni­on dans plus d’un État membre, lorsque le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant est éta­b­li dans plus d’un État membre, ou
b) un trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel effec­tué dans le cad­re des acti­vi­tés d’un seul éta­blis­se­ment d’un responsable du trai­te­ment ou d’un sous-trai­tant dans l’U­ni­on, mais qui a ou est sus­cep­ti­ble d’a­voir un impact signi­fi­ca­tif sur des per­son­nes con­cer­nées dans plus d’un État membre ;

24.oppo­si­ti­on per­ti­nen­te et moti­vée“une objec­tion à un pro­jet de décis­i­on quant à la que­sti­on de savoir s’il y a eu vio­la­ti­on du pré­sent règle­ment ou si les mesu­res envi­sa­gées à l’en­cont­re du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant sont con­for­mes au pré­sent règle­ment, cet­te objec­tion indi­quant clai­re­ment la por­tée des ris­ques que le pro­jet de décis­i­on fait peser sur les liber­tés et droits fon­da­men­taux des per­son­nes con­cer­nées et, le cas échéant, sur la lib­re cir­cula­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel dans l’Union ;

25.Ser­vice de la socié­té de l’in­for­ma­ti­on” un ser­vice au sens de l’ar­tic­le 1er , point 1) b), de la direc­ti­ve (UE) 2015/1535 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (19) ;

26.orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le“une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le et ses orga­nes sub­si­di­ai­res ou tou­te aut­re enti­té cré­ée par un accord con­clu ent­re deux ou plu­sieurs pays ou sur la base d’un tel accord.

Con­sidé­rants

(31) Les auto­ri­tés aux­quel­les des don­nées à carac­tère per­son­nel sont divul­guées en ver­tu d’u­ne obli­ga­ti­on léga­le dans l’e­xer­ci­ce de leurs fonc­tions offi­ci­el­les, tel­les que les auto­ri­tés fis­ca­les et doua­niè­res, les cel­lu­les de rens­eig­ne­ment finan­cier, les auto­ri­tés admi­ni­stra­ti­ves indé­pen­dan­tes ou les auto­ri­tés des mar­chés finan­ciers char­gées de la régu­la­ti­on et de la sur­veil­lan­ce des mar­chés des valeurs mobi­liè­res, ne dev­rai­ent pas être con­sidé­rées com­me des desti­na­tai­res lorsqu’el­les reçoi­vent des don­nées à carac­tère per­son­nel néces­saires à l’exé­cu­ti­on – con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on ou au droit des États mem­bres – d’u­ne mis­si­on d’en­quête indi­vi­du­el­le dans l’in­té­rêt géné­ral. Les deman­des de divul­ga­ti­on éma­n­ant des auto­ri­tés publi­ques dev­rai­ent tou­jours être for­mulées par écrit, être moti­vées, avoir un carac­tère occa­si­on­nel et ne pas con­cer­ner des systè­mes de fichiers com­plets ou ent­raî­ner l’in­ter­con­ne­xi­on de systè­mes de fichiers. Le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel par les­di­tes auto­ri­tés dev­rait respec­ter les règles de pro­tec­tion des don­nées appli­ca­bles aux fins du traitement.

Cha­pit­re II Principes

Artic­le 5 Prin­cipes régis­sant le trai­te­ment des don­nées à carac­tère personnel
(1) Les don­nées à carac­tère per­son­nel doivent
a) trai­tées de maniè­re lici­te, loya­le et com­pré­hen­si­ble pour la per­son­ne con­cer­née (“Léga­li­té, trai­te­ment loy­al, trans­pa­rence et infor­ma­ti­on„) ;
b) coll­ec­tées pour des fina­li­tés déter­mi­nées, expli­ci­tes et légiti­mes, et ne pas être trai­tées ulté­ri­eu­re­ment de maniè­re incom­pa­ti­ble avec ces fina­li­tés ; un trai­te­ment ulté­ri­eur à des fins archi­vi­sti­ques dans l’in­té­rêt public, à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques n’est pas con­sidé­ré com­me incom­pa­ti­ble avec les fina­li­tés initia­les con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 89, para­gra­phe 1 (“.Affec­ta­ti­on des fonds„) ;
c) être adé­qua­tes, per­ti­nen­tes et limi­tées à ce qui est néces­saire au regard des fina­li­tés pour les­quel­les elles sont trai­tées (mini­mi­sa­ti­on des données) ;
d) exac­tes et, si néces­saire, mises à jour ; tou­tes les mesu­res rai­sonn­ables doi­vent être pri­ses pour que les don­nées à carac­tère per­son­nel qui sont inexac­tes au regard des fina­li­tés pour les­quel­les elles sont trai­tées soi­ent effa­cées ou rec­ti­fi­ées sans délai (“.Exac­ti­tu­de„) ;
e) con­ser­vées sous une for­me per­met­tant l’i­den­ti­fi­ca­ti­on des per­son­nes con­cer­nées pen­dant une durée n’ex­cé­dant pas cel­le néces­saire à la réa­li­sa­ti­on des fina­li­tés pour les­quel­les elles sont trai­tées ; les don­nées à carac­tère per­son­nel peu­vent être con­ser­vées plus long­temps dans la mesu­re où elles sont trai­tées exclu­si­ve­ment à des fins archi­vi­sti­ques dans l’in­té­rêt public ou à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que et histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 89, para­gra­phe 1, sous réser­ve de la mise en œuvre des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées requi­ses par le pré­sent règle­ment pour pro­té­ger les droits et liber­tés de la per­son­ne con­cer­née (“.Limi­ta­ti­on de la mémoi­re„) ;
f) sont trai­tées de maniè­re à garan­tir une sécu­ri­té appro­priée des don­nées à carac­tère per­son­nel, y com­pris la pro­tec­tion cont­re le trai­te­ment non auto­ri­sé ou illi­ci­te et cont­re la per­te acci­den­tel­le, la des­truc­tion acci­den­tel­le ou les dom­mages acci­den­tels, grâ­ce à des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées (“mesu­res de pro­tec­tion”)Inté­gri­té et con­fi­den­tia­li­té„) ;
(2) Le responsable est char­gé de veil­ler au respect du para­gra­phe 1 et doit être en mesu­re de démon­trer son respect (“Responsa­bi­li­té„).

Con­sidé­rants

39 Tout trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rait être lici­te et loy­al. Les per­son­nes phy­si­ques dev­rai­ent être infor­mées en tou­te trans­pa­rence de la coll­ec­te, de l’uti­li­sa­ti­on, de l’ac­cès ou de tout aut­re trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel les con­cer­nant, ain­si que de la mesu­re dans laquel­le ces don­nées sont et seront trai­tées à l’a­ve­nir. Le prin­ci­pe de trans­pa­rence impli­que que tou­tes les infor­ma­ti­ons et com­mu­ni­ca­ti­ons rela­ti­ves au trai­te­ment de ces don­nées à carac­tère per­son­nel soi­ent faci­le­ment acce­s­si­bles et com­pré­hen­si­bles et rédi­gées dans un lan­ga­ge clair et simp­le. Ce prin­ci­pe con­cer­ne notam­ment les infor­ma­ti­ons rela­ti­ves à l’i­den­ti­té du responsable du trai­te­ment et aux fina­li­tés du trai­te­ment, ain­si que d’aut­res infor­ma­ti­ons garan­tis­sant un trai­te­ment équi­ta­ble et trans­pa­rent à l’é­gard des per­son­nes phy­si­ques con­cer­nées, ain­si que leur droit d’ob­te­nir con­fir­ma­ti­on et infor­ma­ti­on sur les don­nées à carac­tère per­son­nel les con­cer­nant qui sont trai­tées. Les per­son­nes phy­si­ques dev­rai­ent être infor­mées des ris­ques, des règles, des garan­ties et des droits liés au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel et de la maniè­re dont elles peu­vent fai­re valoir leurs droits à cet égard. En par­ti­cu­lier, les fina­li­tés spé­ci­fi­ques pour les­quel­les les don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées dev­rai­ent être clai­res, légiti­mes et con­nues au moment de la coll­ec­te des don­nées à carac­tère per­son­nel. Les don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rai­ent être adé­qua­tes, per­ti­nen­tes et limi­tées à ce qui est néces­saire au regard des fina­li­tés pour les­quel­les elles sont trai­tées. Cela exi­ge notam­ment que la durée de con­ser­va­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel soit limi­tée au strict mini­mum néces­saire. Les don­nées à carac­tère per­son­nel ne dev­rai­ent être trai­tées que si les fina­li­tés du trai­te­ment ne peu­vent rai­sonnablem­ent être att­ein­tes par d’aut­res moy­ens. Afin de garan­tir que les don­nées à carac­tère per­son­nel ne soi­ent pas con­ser­vées plus long­temps que néces­saire, le responsable du trai­te­ment dev­rait pré­voir des délais pour leur effa­ce­ment ou leur réex­amen péri­odi­que. Tou­tes les mesu­res rai­sonn­ables dev­rai­ent être pri­ses pour que les don­nées à carac­tère per­son­nel inexac­tes soi­ent effa­cées ou rec­ti­fi­ées. Les don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rai­ent être trai­tées de maniè­re à ce que leur sécu­ri­té et leur con­fi­den­tia­li­té soi­ent suf­fi­sam­ment garan­ties, notam­ment en empêchant les per­son­nes non auto­ri­sées d’ac­cé­der aux don­nées et d’uti­li­ser les don­nées ou l’é­qui­pe­ment avec lequel elles sont traitées.

Artic­le 6 Légiti­mi­té du traitement
(1) Le trai­te­ment n’est lici­te que si au moins une des con­di­ti­ons sui­van­tes est remplie :
a) La per­son­ne con­cer­née a don­né son con­sen­te­ment au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant pour une ou plu­sieurs fina­li­tés déterminées ;
b) le trai­te­ment est néces­saire à l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat auquel la per­son­ne con­cer­née est par­tie ou à l’exé­cu­ti­on de mesu­res pré­con­trac­tu­el­les pri­ses à la deman­de de la per­son­ne concernée ;
c) le trai­te­ment est néces­saire au respect d’u­ne obli­ga­ti­on léga­le à laquel­le le responsable du trai­te­ment est soumis ;
d) le trai­te­ment est néces­saire à la sau­vegar­de des inté­rêts vitaux de la per­son­ne con­cer­née ou d’u­ne aut­re per­son­ne physique ;
e) le trai­te­ment est néces­saire à l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public ou rele­vant de l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que dont est inve­sti le responsable du traitement ;
f) le trai­te­ment est néces­saire aux fins des inté­rêts légiti­mes pour­suivis par le responsable du trai­te­ment ou par un tiers, à moins que ne pré­va­lent les inté­rêts ou les liber­tés et droits fon­da­men­taux de la per­son­ne con­cer­née, qui exi­gent une pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, notam­ment lorsque la per­son­ne con­cer­née est un enfant.

Le pre­mier ali­néa, point f), ne s’ap­pli­que pas au trai­te­ment effec­tué par les auto­ri­tés publi­ques dans l’e­xer­ci­ce de leurs fonctions.

(2) Les États mem­bres peu­vent main­te­nir ou intro­dui­re des dis­po­si­ti­ons plus spé­ci­fi­ques pour adap­ter l’ap­pli­ca­ti­on des dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment visa­nt à satis­fai­re au para­gra­phe 1, points c) et e), en défi­nis­sant plus pré­cis­é­ment des exi­gen­ces spé­ci­fi­ques pour le trai­te­ment ain­si que d’aut­res mesu­res afin d’assurer un trai­te­ment lici­te et loy­al, y com­pris pour d’aut­res situa­tions de trai­te­ment par­ti­cu­liè­res visées au cha­pit­re IX.
(3) La base juri­di­que des trai­te­ments visés au para­gra­phe 1, points c) et e), est déter­mi­née par
a) le droit de l’U­ni­on ; ou
b) le droit des États mem­bres auquel le responsable du trai­te­ment est soumis.

La fina­li­té du trai­te­ment doit être défi­nie dans cet­te base juri­di­que ou, en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment visé au para­gra­phe 1, point e), être néces­saire à l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public ou rele­vant de l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que dont est inve­sti le responsable du trai­te­ment. Cet­te base juri­di­que peut con­te­nir des dis­po­si­ti­ons spé­ci­fi­ques visa­nt à adap­ter l’ap­pli­ca­ti­on des dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment, notam­ment des dis­po­si­ti­ons rela­ti­ves aux con­di­ti­ons géné­ra­les régis­sant la licéi­té du trai­te­ment par le responsable du trai­te­ment, aux types de don­nées trai­tées, aux per­son­nes con­cer­nées, aux enti­tés aux­quel­les les don­nées à carac­tère per­son­nel peu­vent être divul­guées et aux fins de leur divul­ga­ti­on, à la limi­ta­ti­on de la fina­li­té, à la durée de con­ser­va­ti­on et aux opé­ra­ti­ons et pro­cé­du­res de trai­te­ment qui peu­vent être mises en œuvre, y com­pris des mesu­res visa­nt à garan­tir un trai­te­ment lici­te et loy­al, tel­les que cel­les rela­ti­ves à d’aut­res situa­tions de trai­te­ment par­ti­cu­liè­res visées au cha­pit­re IX. Le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres doit pour­suiv­re un objec­tif d’in­té­rêt public et être pro­por­ti­onné à l’ob­jec­tif légiti­me poursuivi.

(4) Lorsque le trai­te­ment pour une fina­li­té aut­re que cel­le pour laquel­le les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été coll­ec­tées n’est pas fon­dé sur le con­sen­te­ment de la per­son­ne con­cer­née ou sur une dis­po­si­ti­on légis­la­ti­ve ou régle­men­tai­re de l’U­ni­on ou des États mem­bres qui con­sti­tue une mesu­re néces­saire et pro­por­ti­onnée dans une socié­té démo­cra­tique pour sau­vegar­der les objec­tifs visés à l’ar­tic­le 23, para­gra­phe 1, le responsable du trai­te­ment tient comp­te, ent­re aut­res, des élé­ments sui­vants afin de déter­mi­ner si le trai­te­ment pour une fina­li­té dif­fé­ren­te de cel­le pour laquel­le les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été initia­le­ment collectées
a) tout lien ent­re les fina­li­tés pour les­quel­les les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été coll­ec­tées et les fina­li­tés du trai­te­ment ulté­ri­eur envisagé,
b) le con­tex­te dans lequel les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été coll­ec­tées, notam­ment en ce qui con­cer­ne la rela­ti­on ent­re les per­son­nes con­cer­nées et le responsable du traitement,
c) la natu­re des don­nées à carac­tère per­son­nel, notam­ment si des caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 9 ou si des don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves à des con­dam­na­ti­ons péna­les et à des infrac­tions sont trai­tées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10,
d) les con­sé­quen­ces pos­si­bles du trai­te­ment ulté­ri­eur envi­sa­gé pour les per­son­nes concernées,
e) l’e­xi­stence de garan­ties appro­priées, qui peu­vent inclu­re le cryp­ta­ge ou la pseudonymisation.

Con­sidé­rants

(40) Pour que le trai­te­ment soit lici­te, les don­nées à carac­tère per­son­nel doi­vent être trai­tées avec le con­sen­te­ment de la per­son­ne con­cer­née ou sur une aut­re base juri­di­que légiti­me décou­lant du pré­sent règle­ment ou, chaque fois qu’il y est fait réfé­rence, d’aut­res dis­po­si­ti­ons du droit de l’U­ni­on ou du droit des États mem­bres, notam­ment sur la base du fait qu’el­les sont néces­saires au respect d’u­ne obli­ga­ti­on léga­le à laquel­le le responsable du trai­te­ment est sou­mis ou à l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat auquel la per­son­ne con­cer­née est par­tie, ou enco­re à l’exé­cu­ti­on de mesu­res pré­con­trac­tu­el­les pri­ses à la deman­de de la per­son­ne concernée.
(41) Lorsqu’il est fait réfé­rence, dans le pré­sent règle­ment, à une base juri­di­que ou à une mesu­re légis­la­ti­ve, cela n’im­pli­que pas néces­saire­ment un acte légis­la­tif adop­té par un par­le­ment, sans pré­ju­di­ce des exi­gen­ces décou­lant de l’ord­re con­sti­tu­ti­on­nel de l’É­tat membre con­cer­né. Tou­te­fois, la base juri­di­que ou l’ac­te légis­la­tif en que­sti­on dev­rait être clair et pré­cis et son appli­ca­ti­on dev­rait être acce­s­si­ble aux justi­cia­bles con­for­mé­ment à la juris­pru­dence de la Cour de justi­ce de l’U­ni­on euro­pé­en­ne (ci-après “la Cour”).Cour de justi­ce”) et de la Cour euro­pé­en­ne des droits de l’hom­me doi­vent être prévisibles.
(44) Le trai­te­ment des don­nées dev­rait être con­sidé­ré com­me lici­te s’il est néces­saire à l’exé­cu­ti­on ou à la con­clu­si­on pré­vue d’un contrat.
(45) Lorsque le trai­te­ment est effec­tué par le responsable du trai­te­ment en ver­tu d’u­ne obli­ga­ti­on léga­le qui lui incom­be ou lorsque le trai­te­ment est néces­saire à l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public ou rele­vant de l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que, il doit exi­ster un fon­de­ment dans le droit de l’U­ni­on ou dans le droit d’un État membre. Le pré­sent règle­ment n’e­xi­ge pas une loi spé­ci­fi­que pour chaque trai­te­ment. Une loi peut suf­fi­re com­me base pour plu­sieurs trai­te­ments lorsque le trai­te­ment est effec­tué en ver­tu d’u­ne obli­ga­ti­on léga­le incom­bant au responsable du trai­te­ment ou lorsque le trai­te­ment est néces­saire à l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public ou rele­vant de l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que. De même, le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres dev­rait pré­cis­er les fina­li­tés pour les­quel­les les don­nées peu­vent être trai­tées. En out­re, ce droit pour­rait pré­cis­er les con­di­ti­ons géné­ra­les du pré­sent règle­ment régis­sant la licéi­té du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel, ain­si que la maniè­re de déter­mi­ner le responsable du trai­te­ment, le type de don­nées à carac­tère per­son­nel trai­tées, les per­son­nes con­cer­nées, les enti­tés aux­quel­les les don­nées à carac­tère per­son­nel peu­vent être divul­guées, les fina­li­tés et la durée de con­ser­va­ti­on de ces don­nées, ain­si que les aut­res mesu­res à prend­re pour garan­tir que le trai­te­ment est lici­te et loy­al. De même, le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres dev­rait pré­cis­er si le responsable du trai­te­ment char­gé d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public ou rele­vant de l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que dev­rait être une auto­ri­té publi­que ou une aut­re per­son­ne phy­si­que ou mora­le rele­vant du droit public ou, lorsque cela est justi­fié par l’in­té­rêt public, y com­pris à des fins sani­taires, com­me la san­té publi­que ou la sécu­ri­té socia­le ou la gesti­on de ser­vices de soins de san­té, une per­son­ne phy­si­que ou mora­le de droit pri­vé, tel­le qu’un ord­re professionnel.
(46) Le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rait éga­le­ment être con­sidé­ré com­me lici­te lorsqu’il est néces­saire à la sau­vegar­de d’un inté­rêt vital de la per­son­ne con­cer­née ou d’u­ne aut­re per­son­ne phy­si­que. En prin­ci­pe, les don­nées à carac­tère per­son­nel ne dev­rai­ent être trai­tées sur la base de l’in­té­rêt vital d’u­ne aut­re per­son­ne phy­si­que que si le trai­te­ment ne peut mani­fe­stem­ent pas être fon­dé sur une aut­re base juri­di­que. Cer­ta­ins types de trai­te­ment peu­vent répond­re à la fois à des motifs importants d’in­té­rêt public et à l’in­té­rêt vital de la per­son­ne con­cer­née ; par exemp­le, le trai­te­ment peut être néces­saire à des fins huma­ni­taires, y com­pris pour sur­veil­ler les épi­dé­mies et leur pro­pa­ga­ti­on, ou dans des situa­tions d’ur­gence huma­ni­taire, notam­ment en cas de cata­stro­phes natu­rel­les ou d’o­ri­gi­ne humaine.
(47) La licéi­té du trai­te­ment peut être fon­dée sur les inté­rêts légiti­mes d’un responsable du trai­te­ment, y com­pris d’un responsable auquel les don­nées à carac­tère per­son­nel peu­vent être divul­guées, ou d’un tiers, à con­di­ti­on que ne pré­va­lent pas les inté­rêts ou les liber­tés et droits fon­da­men­taux de la per­son­ne con­cer­née, comp­te tenu des atten­tes rai­sonn­ables de cel­le-ci fon­dées sur sa rela­ti­on avec le responsable du trai­te­ment. Un inté­rêt légiti­me pour­rait par exemp­le exi­ster s’il exi­ste une rela­ti­on déter­mi­nan­te et appro­priée ent­re la per­son­ne con­cer­née et le responsable du trai­te­ment, par exemp­le si la per­son­ne con­cer­née est un cli­ent du responsable du trai­te­ment ou est à son ser­vice. En tout état de cau­se, l’e­xi­stence d’un inté­rêt légiti­me dev­rait être éva­luée avec un soin par­ti­cu­lier, en exami­nant éga­le­ment si, au moment de la coll­ec­te des don­nées à carac­tère per­son­nel et comp­te tenu des cir­con­stances dans les­quel­les elle est effec­tuée, une per­son­ne con­cer­née peut rai­sonnablem­ent pré­voir qu’un trai­te­ment sera éven­tu­el­le­ment effec­tué à cet­te fin. En par­ti­cu­lier, lorsque des don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées dans des situa­tions où une per­son­ne con­cer­née ne peut rai­sonnablem­ent pas s’at­tendre à ce que le trai­te­ment se pour­suive, les inté­rêts et les droits fon­da­men­taux de la per­son­ne con­cer­née pour­rai­ent pré­va­loir sur l’in­té­rêt du responsable du trai­te­ment. Étant don­né qu’il incom­be au légis­la­teur de four­nir, par voie légis­la­ti­ve, la base juri­di­que du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel par les auto­ri­tés publi­ques, cet­te base juri­di­que ne dev­rait pas s’ap­pli­quer aux trai­te­ments effec­tués par les auto­ri­tés publi­ques dans l’e­xer­ci­ce de leurs fonc­tions. Le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel dans la mesu­re stric­te­ment néces­saire à la pré­ven­ti­on de la frau­de con­sti­tue éga­le­ment un inté­rêt légiti­me pour le responsable du trai­te­ment concerné.

Le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins de publi­ci­té direc­te peut être con­sidé­ré com­me un trai­te­ment répond­ant à un inté­rêt légitime.

(48) Les respons­ables de trai­te­ment faisant par­tie d’un grou­pe d’entre­pri­ses ou d’un grou­pe d’en­ti­tés rat­ta­chées à un orga­nis­me cen­tral peu­vent avoir un inté­rêt légiti­me à trans­fé­rer des don­nées à carac­tère per­son­nel au sein du grou­pe d’entre­pri­ses à des fins de gesti­on inter­ne, y com­pris le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel des cli­ents et des employés. Les prin­cipes de base régis­sant le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel au sein d’un grou­pe d’entre­pri­ses vers une ent­re­pri­se située dans un pays tiers ne sont pas affectés.
(49) Le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel par les auto­ri­tés publi­ques, les équipes d’in­ter­ven­ti­on en cas d’ur­gence infor­ma­tique (CERT), les four­nis­seurs de réseaux et de ser­vices de com­mu­ni­ca­ti­ons élec­tro­ni­ques et les four­nis­seurs de tech­no­lo­gies et de ser­vices de sécu­ri­té con­sti­tue un inté­rêt légiti­me du responsable du trai­te­ment con­cer­né dans la mesu­re où il est stric­te­ment néces­saire et pro­por­ti­onné pour assurer la sécu­ri­té des réseaux et de l’in­for­ma­ti­on, c’est-à-dire dans la mesu­re où il est néces­saire et pro­por­ti­onné à l’ob­jec­tif poursuivi.c’est-à-dire dans la mesu­re où cela garan­tit la capa­ci­té d’un réseau ou d’un système d’in­for­ma­ti­on à rési­ster, avec un degré de fia­bi­li­té don­né, aux per­tur­ba­ti­ons ou aux actes d’in­ter­ven­ti­on illi­ci­te ou déli­bé­rée qui com­pro­met­tent la dis­po­ni­bi­li­té, l’au­then­ti­ci­té, l’in­té­gri­té et la con­fi­den­tia­li­té des don­nées à carac­tère per­son­nel stockées ou trans­mi­ses, ain­si que la sécu­ri­té des ser­vices con­ne­xes offerts ou acce­s­si­bles par l’in­ter­mé­di­ai­re de ces réseaux ou systè­mes d’in­for­ma­ti­on. Un tel inté­rêt légiti­me pour­rait con­si­ster, par exemp­le, à empêcher l’ac­cès non auto­ri­sé aux réseaux de com­mu­ni­ca­ti­ons élec­tro­ni­ques et la dif­fu­si­on de codes de pro­gram­mes mal­veil­lants, ain­si qu’à pré­ve­nir les atta­ques sous la for­me d’u­ne surchar­ge ciblée des ser­ve­urs (“…”).Déni de ser­vice“atta­ques”) et les dom­mages causés aux systè­mes infor­ma­ti­ques et de com­mu­ni­ca­ti­on électronique.
(50) Le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins aut­res que cel­les pour les­quel­les les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été initia­le­ment coll­ec­tées ne dev­rait être auto­ri­sé que si ce trai­te­ment est com­pa­ti­ble avec les fina­li­tés pour les­quel­les les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été initia­le­ment coll­ec­tées. Dans ce cas, il n’est pas néces­saire de dis­po­ser d’u­ne base juri­di­que distinc­te de cel­le qui a per­mis la coll­ec­te des don­nées à carac­tère per­son­nel. Lorsque le trai­te­ment est néces­saire à l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public ou rele­vant de l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que dont est inve­sti le responsable du trai­te­ment, le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres peut déter­mi­ner et pré­cis­er les mis­si­ons et les fina­li­tés pour les­quel­les un trai­te­ment ulté­ri­eur est jugé com­pa­ti­ble et lici­te. Le trai­te­ment ulté­ri­eur à des fins archi­vi­sti­ques dans l’in­té­rêt public, à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques doit être con­sidé­ré com­me un trai­te­ment com­pa­ti­ble et lici­te. La base juri­di­que pré­vue par le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres pour le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel peut éga­le­ment ser­vir de base juri­di­que pour un trai­te­ment ulté­ri­eur. Afin de déter­mi­ner si une fina­li­té de trai­te­ment ulté­ri­eur est com­pa­ti­ble avec la fina­li­té pour laquel­le les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été initia­le­ment coll­ec­tées, le responsable du trai­te­ment, après avoir respec­té tou­tes les exi­gen­ces rela­ti­ves à la licéi­té du trai­te­ment initi­al, dev­rait notam­ment exami­ner s’il exi­ste un lien ent­re les fina­li­tés pour les­quel­les les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été coll­ec­tées et les fina­li­tés du trai­te­ment ulté­ri­eur envi­sa­gé, le con­tex­te dans lequel les don­nées ont été coll­ec­tées, notam­ment les atten­tes rai­sonn­ables de la per­son­ne con­cer­née, fon­dées sur sa rela­ti­on avec le responsable du trai­te­ment, en ce qui con­cer­ne l’uti­li­sa­ti­on ulté­ri­eu­re de ces don­nées, la natu­re des don­nées à carac­tère per­son­nel con­cer­nées, les con­sé­quen­ces du trai­te­ment ulté­ri­eur envi­sa­gé pour les per­son­nes con­cer­nées et l’e­xi­stence de garan­ties appro­priées tant dans l’opé­ra­ti­on de trai­te­ment initia­le que dans l’opé­ra­ti­on de trai­te­ment ulté­ri­eur envisagée.

Lorsque la per­son­ne con­cer­née a don­né son con­sen­te­ment ou lorsque le trai­te­ment est fon­dé sur le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres, ce qui con­sti­tue une mesu­re néces­saire et pro­por­ti­onnée dans une socié­té démo­cra­tique pour pro­té­ger notam­ment des objec­tifs importants d’in­té­rêt public géné­ral, le responsable du trai­te­ment dev­rait être auto­ri­sé à pour­suiv­re le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel, indé­pen­dam­ment de la com­pa­ti­bi­li­té des fina­li­tés. En tout état de cau­se, il con­vi­ent de veil­ler à ce que les prin­cipes énon­cés dans le pré­sent règle­ment soi­ent appli­qués et, en par­ti­cu­lier, à ce que la per­son­ne con­cer­née soit infor­mée de ces aut­res fina­li­tés et de ses droits, y com­pris le droit d’op­po­si­ti­on. La noti­fi­ca­ti­on par le responsable du trai­te­ment d’é­ven­tu­el­les infrac­tions ou men­aces pour la sécu­ri­té publi­que et la trans­mis­si­on à une auto­ri­té com­pé­ten­te des don­nées à carac­tère per­son­nel per­ti­nen­tes dans des cas indi­vi­du­els ou dans plu­sieurs cas liés à la même infrac­tion ou men­ace pour la sécu­ri­té publi­que dev­rai­ent être con­sidé­rées com­me rele­vant de l’in­té­rêt légiti­me du responsable du trai­te­ment. Tou­te­fois, une tel­le trans­mis­si­on de don­nées à carac­tère per­son­nel dans l’in­té­rêt légiti­me du responsable du trai­te­ment ou leur trai­te­ment ulté­ri­eur ne dev­rai­ent pas être auto­ri­sés si le trai­te­ment est incom­pa­ti­ble avec une obli­ga­ti­on léga­le, pro­fes­si­on­nel­le ou aut­re obli­ga­ti­on con­traignan­te de gar­der le secret.

Artic­le 7 Con­di­ti­ons du consentement
(1) Lorsque le trai­te­ment est fon­dé sur le con­sen­te­ment, le responsable du trai­te­ment doit être en mesu­re de prou­ver que la per­son­ne con­cer­née a con­sen­ti au trai­te­ment de ses don­nées à carac­tère personnel.
(2) Lorsque le con­sen­te­ment de la per­son­ne con­cer­née est don­né par une décla­ra­ti­on écri­te portant sur d’aut­res élé­ments, la deman­de de con­sen­te­ment doit être for­mulée de maniè­re com­pré­hen­si­ble et aisé­ment acce­s­si­ble, dans un lan­ga­ge clair et simp­le, de façon à pou­voir être clai­re­ment distin­guée de ces aut­res élé­ments. Cer­tai­nes par­ties de la décla­ra­ti­on ne sont pas con­traignan­tes si elles con­sti­tu­ent une vio­la­ti­on du pré­sent règlement.
(3) La per­son­ne con­cer­née a le droit de reti­rer son con­sen­te­ment à tout moment. Le retrait du con­sen­te­ment n’af­fec­te pas la licéi­té du trai­te­ment effec­tué sur la base du con­sen­te­ment jus­qu’au retrait de celui-ci. La per­son­ne con­cer­née en est infor­mée avant de don­ner son con­sen­te­ment. Le retrait du con­sen­te­ment doit être aus­si simp­le que l’ob­ten­ti­on du consentement.
(4) Pour déter­mi­ner si le con­sen­te­ment a été don­né libre­ment, il con­vi­ent de tenir comp­te, dans tou­te la mesu­re du pos­si­ble, du fait que l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat, y com­pris la four­ni­tu­re d’un ser­vice, dépend, ent­re aut­res, du con­sen­te­ment au trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel qui ne sont pas néces­saires à l’exé­cu­ti­on du contrat.

Con­sidé­rants

(42) Lorsque le trai­te­ment est effec­tué avec le con­sen­te­ment de la per­son­ne con­cer­née, le responsable du trai­te­ment dev­rait être en mesu­re de démon­trer que la per­son­ne con­cer­née a don­né son con­sen­te­ment à l’opé­ra­ti­on de trai­te­ment. En par­ti­cu­lier, lorsqu’u­ne décla­ra­ti­on écri­te est fai­te sur un aut­re sujet, des garan­ties dev­rai­ent per­mett­re de s’assurer que la per­son­ne con­cer­née sait qu’el­le don­ne son con­sen­te­ment et dans quel­le mesu­re. Con­for­mé­ment à la direc­ti­ve 93/13/CEE du Con­seil (10), une décla­ra­ti­on de con­sen­te­ment pré­for­mulée par le responsable du trai­te­ment dev­rait être four­nie sous une for­me com­pré­hen­si­ble et aisé­ment acce­s­si­ble, dans un lan­ga­ge clair et simp­le, et ne dev­rait pas con­te­nir de clau­ses abu­si­ves. Pour pou­voir don­ner son con­sen­te­ment en con­nais­sance de cau­se, la per­son­ne con­cer­née dev­rait au moins savoir qui est le responsable du trai­te­ment et à quel­les fins ses don­nées à carac­tère per­son­nel seront trai­tées. Elle ne dev­rait être con­sidé­rée com­me ayant don­né son con­sen­te­ment libre­ment que si elle dis­po­se d’un choix réel ou lib­re et est donc en mesu­re de refu­ser ou de reti­rer son con­sen­te­ment sans subir de préjudice.
(43) Afin de s’assurer que le con­sen­te­ment a été don­né libre­ment, celui-ci ne dev­rait pas four­nir de base juri­di­que valable dans des cas par­ti­cu­liers où il exi­ste un désé­qui­lib­re mani­fe­ste ent­re la per­son­ne con­cer­née et le responsable du trai­te­ment, notam­ment lorsque le responsable du trai­te­ment est une auto­ri­té publi­que et qu’il est donc peu pro­ba­ble, comp­te tenu de tou­tes les cir­con­stances du cas par­ti­cu­lier, que le con­sen­te­ment ait été don­né libre­ment. Le con­sen­te­ment n’est pas con­sidé­ré com­me don­né libre­ment lorsqu’il n’est pas pos­si­ble d’ob­te­nir un con­sen­te­ment distinct pour dif­fé­ren­tes opé­ra­ti­ons de trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel, bien que cela soit appro­prié dans un cas par­ti­cu­lier, ou lorsque l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat, y com­pris la four­ni­tu­re d’un ser­vice, est sub­or­don­née au con­sen­te­ment, alors que ce con­sen­te­ment n’est pas néces­saire à l’exécution.

Artic­le 8 Con­di­ti­ons du con­sen­te­ment d’un enfant en ce qui con­cer­ne les ser­vices de la socié­té de l’information
(1) Lorsque l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point a), s’ap­pli­que à une off­re de ser­vices de la socié­té de l’in­for­ma­ti­on fai­te direc­te­ment à un enfant, le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel de l’en­fant est lici­te si l’en­fant a att­eint l’â­ge de sei­ze ans. Si l’en­fant n’a pas enco­re att­eint l’â­ge de sei­ze ans, ce trai­te­ment n’est lici­te que si et dans la mesu­re où ce con­sen­te­ment est don­né par le titu­lai­re de la responsa­bi­li­té paren­ta­le à l’é­gard de l’en­fant ou avec son con­sen­te­ment. Les États mem­bres peu­vent, par voie légis­la­ti­ve, pré­voir une limi­te d’â­ge infé­ri­eu­re à ces fins, sans que cel­le-ci pui­s­se être infé­ri­eu­re à l’â­ge de trei­ze ans révolus.
(2) Le responsable du trai­te­ment s’ef­force rai­sonnablem­ent, comp­te tenu des tech­no­lo­gies dis­po­ni­bles, de s’assurer dans de tels cas que le con­sen­te­ment a été don­né par le titu­lai­re de la responsa­bi­li­té paren­ta­le à l’é­gard de l’en­fant ou avec son consentement.
(3) Le para­gra­phe 1 ne por­te pas att­ein­te au droit géné­ral des cont­rats des États mem­bres, tel que les règles rela­ti­ves à la vali­di­té, à la for­ma­ti­on ou aux effets juri­di­ques d’un cont­rat con­cer­nant un enfant.

Con­sidé­rants

(38) Les enfants méri­tent une pro­tec­tion par­ti­cu­liè­re en ce qui con­cer­ne leurs don­nées à carac­tère per­son­nel, car ils peu­vent être moins con­sci­ents des ris­ques, des con­sé­quen­ces, des garan­ties et de leurs droits en matiè­re de trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel. Cet­te pro­tec­tion par­ti­cu­liè­re dev­rait notam­ment con­cer­ner l’uti­li­sa­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel des enfants à des fins de publi­ci­té ou de pro­fi­la­ge et la coll­ec­te de don­nées à carac­tère per­son­nel auprès des enfants lors de l’uti­li­sa­ti­on de ser­vices qui leur sont direc­te­ment pro­po­sés. Le con­sen­te­ment du titu­lai­re de la responsa­bi­li­té paren­ta­le ne dev­rait pas être requis dans le cad­re de ser­vices de pré­ven­ti­on ou de con­seil offerts direc­te­ment à un enfant.

Artic­le 9 Trai­te­ment de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère personnel
(1) Le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel qui révè­lent l’o­ri­gi­ne racia­le ou eth­ni­que, les opi­ni­ons poli­ti­ques, les con­vic­tions reli­gieu­ses ou phi­lo­so­phi­ques, l’ap­par­ten­an­ce syn­di­cale, ain­si que le trai­te­ment des don­nées géné­ti­ques, des don­nées bio­mé­tri­ques aux fins d’i­den­ti­fier une per­son­ne phy­si­que de maniè­re uni­que, des don­nées con­cer­nant la san­té ou des don­nées con­cer­nant la vie sexu­el­le ou l’o­ri­en­ta­ti­on sexu­el­le d’u­ne per­son­ne phy­si­que sont interdits.
(2) Le para­gra­phe 1 ne s’ap­pli­que pas dans les cas suivants :
a) la per­son­ne con­cer­née a don­né son con­sen­te­ment expli­ci­te au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel sus­ment­i­onnées pour une ou plu­sieurs fina­li­tés déter­mi­nées, sauf dans le cas où, en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit des États mem­bres, l’in­ter­dic­tion visée au para­gra­phe 1 ne peut être levée par le con­sen­te­ment de la per­son­ne concernée,
b) le trai­te­ment est néces­saire pour per­mett­re au responsable du trai­te­ment ou à la per­son­ne con­cer­née d’e­xer­cer les droits qui lui sont con­fé­rés par le droit du tra­vail et le droit de la sécu­ri­té socia­le et de la pro­tec­tion socia­le et de s’ac­quit­ter des obli­ga­ti­ons qui lui incom­bent à cet égard, dans la mesu­re où le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres ou une con­ven­ti­on coll­ec­ti­ve le per­met, con­for­mé­ment au droit des États mem­bres qui pré­voit des garan­ties appro­priées pour les droits fon­da­men­taux et les inté­rêts de la per­son­ne concernée,
c) le trai­te­ment est néces­saire à la sau­vegar­de des inté­rêts vitaux de la per­son­ne con­cer­née ou d’u­ne aut­re per­son­ne phy­si­que et la per­son­ne con­cer­née est phy­si­quement ou léga­le­ment inca­pa­ble de don­ner son consentement,
d) le trai­te­ment est effec­tué, sur la base de garan­ties appro­priées, par une fon­da­ti­on, une asso­cia­ti­on ou une aut­re orga­ni­sa­ti­on à but non lucra­tif, poli­tique, phi­lo­so­phi­que, reli­gieux ou syn­di­cal, dans le cad­re de ses acti­vi­tés légiti­mes et à con­di­ti­on que le trai­te­ment se rap­por­te exclu­si­ve­ment aux mem­bres ou anci­ens mem­bres de l’or­ga­ni­sa­ti­on ou aux per­son­nes qui ent­re­ti­en­nent des cont­acts régu­liers avec elle en rap­port avec l’ob­jet de ses acti­vi­tés et que les don­nées à carac­tère per­son­nel ne soi­ent pas divul­guées à l’ex­té­ri­eur sans le con­sen­te­ment des per­son­nes concernées,
e) le trai­te­ment por­te sur des don­nées à carac­tère per­son­nel que la per­son­ne con­cer­née a mani­fe­stem­ent ren­dues publiques,
f) le trai­te­ment est néces­saire à la con­sta­ta­ti­on, à l’e­xer­ci­ce ou à la défen­se d’un droit en justi­ce ou à des actions enga­gées par les tri­bu­naux dans le cad­re de leur acti­vi­té judiciaire,
g) le trai­te­ment est néces­saire pour un motif d’in­té­rêt public important sur la base du droit de l’U­ni­on ou du droit d’un État membre qui est pro­por­ti­onné à l’ob­jec­tif pour­suivi, respec­te l’e­s­sence même du droit à la pro­tec­tion des don­nées et pré­voit des mesu­res appro­priées et spé­ci­fi­ques pour sau­vegar­der les droits fon­da­men­taux et les inté­rêts de la per­son­ne concernée,
h) le trai­te­ment est néces­saire à des fins de pré­ven­ti­on sani­taire ou de méde­ci­ne du tra­vail, d’éva­lua­ti­on de la capa­ci­té de tra­vail de l’em­ployé, de dia­gno­stic médi­cal, de soins ou de trai­te­ment dans le domaine de la san­té ou de la pro­tec­tion socia­le, ou de gesti­on de systè­mes et de ser­vices dans le domaine de la san­té ou de la pro­tec­tion socia­le, sur la base du droit de l’U­ni­on ou du droit d’un État membre, ou en ver­tu d’un cont­rat con­clu avec un pro­fes­si­on­nel de la san­té, et sous réser­ve des con­di­ti­ons et garan­ties visées au para­gra­phe 3,
i) le trai­te­ment est néces­saire pour des rai­sons d’in­té­rêt public dans le domaine de la san­té publi­que, tel­les que la pro­tec­tion cont­re les men­aces trans­fron­ta­liè­res gra­ves pour la san­té ou pour garan­tir des nor­mes éle­vées de qua­li­té et de sécu­ri­té des soins de san­té et des médi­ca­ments et dis­po­si­tifs médi­caux, sur la base du droit de l’U­ni­on ou du droit d’un État membre qui pré­voit des mesu­res appro­priées et spé­ci­fi­ques pour sau­vegar­der les droits et liber­tés de la per­son­ne con­cer­née, notam­ment le secret pro­fes­si­on­nel, ou
j) le trai­te­ment est néces­saire, sur la base du droit de l’U­ni­on ou du droit d’un État membre qui est pro­por­ti­onné à l’ob­jec­tif pour­suivi, qui respec­te l’e­s­sence même du droit à la pro­tec­tion des don­nées et qui pré­voit des mesu­res appro­priées et spé­ci­fi­ques pour sau­vegar­der les droits fon­da­men­taux et les inté­rêts de la per­son­ne con­cer­née, à des fins archi­vi­sti­ques ou de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que, ou à des fins sta­ti­sti­ques, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 89, para­gra­phe 1.
(3) Les don­nées à carac­tère per­son­nel visées au para­gra­phe 1 peu­vent être trai­tées aux fins visées au para­gra­phe 2, point h), lorsque ces don­nées sont trai­tées par un per­son­nel spé­cia­li­sé ou sous la responsa­bi­li­té de celui-ci et que ce per­son­nel spé­cia­li­sé est sou­mis au secret pro­fes­si­on­nel par le droit de l’U­ni­on ou le droit d’un État membre ou par les règles des auto­ri­tés natio­na­les com­pé­ten­tes, ou lorsque le trai­te­ment est effec­tué par une aut­re per­son­ne éga­le­ment sou­mi­se à une obli­ga­ti­on de secret pro­fes­si­on­nel par le droit de l’U­ni­on ou le droit d’un État membre ou par les règles des auto­ri­tés natio­na­les compétentes.
(4) Les États mem­bres peu­vent intro­dui­re ou main­te­nir des con­di­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res, y com­pris des rest­ric­tions, dans la mesu­re où le trai­te­ment de don­nées géné­ti­ques, bio­mé­tri­ques ou de san­té est concerné.

Con­sidé­rants

(51) Les don­nées à carac­tère per­son­nel qui sont, par natu­re, par­ti­cu­liè­re­ment sen­si­bles au regard des droits et liber­tés fon­da­men­taux méri­tent une pro­tec­tion par­ti­cu­liè­re, étant don­né que des ris­ques importants pour les droits et liber­tés fon­da­men­taux peu­vent sur­ve­nir dans le cad­re de leur trai­te­ment. Ces don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rai­ent inclu­re les don­nées à carac­tère per­son­nel qui révè­lent l’o­ri­gi­ne racia­le ou eth­ni­que, l’uti­li­sa­ti­on du ter­me “ori­gi­ne racia­leLe fait que le ter­me “pho­to­gra­phie” soit uti­li­sé dans le pré­sent règle­ment ne signi­fie pas que l’U­ni­on approuve les thé­o­ries visa­nt à démon­trer l’e­xi­stence de dif­fé­ren­tes races humain­es. Le trai­te­ment des pho­to­gra­phies ne dev­rait pas être con­sidé­ré, en prin­ci­pe, com­me un trai­te­ment de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel, étant don­né que les pho­to­gra­phies ne sont cou­ver­tes par la défi­ni­ti­on de ” don­nées à carac­tère per­son­nel ” que dans le cas où elles sont trai­tées dans le cad­re d’u­ne enquête.don­nées bio­mé­tri­ques“Les don­nées à carac­tère per­son­nel ne peu­vent être coll­ec­tées que si elles sont trai­tées par des moy­ens tech­ni­ques spé­ci­fi­ques per­met­tant d’i­den­ti­fier ou d’au­then­ti­fier une per­son­ne phy­si­que de maniè­re uni­vo­que. De tel­les don­nées à carac­tère per­son­nel ne dev­rai­ent pas être trai­tées, à moins que le trai­te­ment ne soit auto­ri­sé dans les cas spé­ci­fi­ques expo­sés dans le pré­sent règle­ment, en tenant comp­te du fait que le droit des États mem­bres peut pré­voir des dis­po­si­ti­ons spé­ci­fi­ques en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées afin d’ad­ap­ter l’ap­pli­ca­ti­on des dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment pour per­mett­re le respect d’u­ne obli­ga­ti­on léga­le ou l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public ou rele­vant de l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que dont est inve­sti le responsable du trai­te­ment. Out­re les exi­gen­ces spé­ci­fi­ques appli­ca­bles à un tel trai­te­ment, les prin­cipes géné­raux et aut­res dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment, notam­ment en ce qui con­cer­ne les con­di­ti­ons de licéi­té du trai­te­ment, dev­rai­ent s’ap­pli­quer. Des excep­ti­ons à l’in­ter­dic­tion géné­ra­le de trai­ter ces caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rai­ent être expres­sé­ment pré­vues, ent­re aut­res en cas de con­sen­te­ment expli­ci­te de la per­son­ne con­cer­née ou de néces­si­té spé­ci­fi­que, notam­ment lorsque le trai­te­ment est effec­tué dans le cad­re des acti­vi­tés légiti­mes de cer­tai­nes asso­cia­ti­ons ou fon­da­ti­ons œuvrant pour l’e­xer­ci­ce des liber­tés fondamentales.
(52) Des déro­ga­ti­ons à l’in­ter­dic­tion de trai­ter des caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rai­ent éga­le­ment être auto­ri­sées lorsqu’el­les sont pré­vues par le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres et, sous réser­ve de garan­ties appro­priées pour la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel et d’aut­res droits fon­da­men­taux, lorsqu’el­les sont justi­fi­ées par l’in­té­rêt public, notam­ment pour le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel dans le domaine du droit du tra­vail et du droit de la sécu­ri­té socia­le, y com­pris les pen­si­ons, et à des fins d’assu­rance et de sur­veil­lan­ce de la san­té et d’a­ler­te sani­taire, de pré­ven­ti­on ou de con­trô­le des mala­dies con­ta­gieu­ses et d’aut­res men­aces gra­ves pour la san­té. Une tel­le déro­ga­ti­on peut être accor­dée à des fins sani­taires, tel­les que la garan­tie de la san­té publi­que et la gesti­on des pre­sta­ti­ons de soins de san­té, notam­ment lorsqu’il s’a­git de garan­tir la qua­li­té et l’ef­fi­ca­ci­té des pro­cé­du­res de fac­tu­ra­ti­on des pre­sta­ti­ons dans les régimes d’assu­rance mala­die socia­le, ou lorsque le trai­te­ment est effec­tué à des fins archi­vi­sti­ques, de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques, dans l’in­té­rêt public. Le trai­te­ment de ces don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rait en out­re être auto­ri­sé à tit­re excep­ti­on­nel lorsqu’il est néces­saire à la con­sta­ta­ti­on, à l’e­xer­ci­ce ou à la défen­se d’un droit en justi­ce, que ce soit dans le cad­re d’u­ne pro­cé­du­re judi­ciai­re ou admi­ni­stra­ti­ve ou d’u­ne pro­cé­du­re extrajudiciaire.
(53) Les caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel qui méri­tent un niveau de pro­tec­tion plus éle­vé ne dev­rai­ent être trai­tées à des fins liées à la san­té que si cela est néces­saire pour att­eind­re ces fina­li­tés dans l’in­té­rêt des per­son­nes phy­si­ques et de la socié­té dans son ensem­ble, en par­ti­cu­lier dans le cad­re de la gesti­on des ser­vices et des systè­mes de san­té ou soci­aux, y com­pris le trai­te­ment de ces don­nées par l’ad­mi­ni­stra­ti­on et les auto­ri­tés sani­taires cen­tra­les natio­na­les à des fins de con­trô­le de la qua­li­té, d’in­for­ma­ti­ons admi­ni­stra­ti­ves et de sur­veil­lan­ce géné­ra­le, natio­na­le et loca­le, du système de san­té ou du système social et afin d’assurer la con­ti­nui­té des soins de san­té et des soins soci­aux et des soins de san­té trans­fron­ta­liers ou de garan­tir et de sur­veil­ler la san­té et les aler­tes sani­taires, ou à des fins archi­vi­sti­ques dans l’in­té­rêt public, à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques fon­dées sur la légis­la­ti­on de l’U­ni­on ou des États mem­bres qui doi­vent ser­vir un objec­tif d’in­té­rêt public, ain­si que pour des étu­des réa­li­sées dans l’in­té­rêt public dans le domaine de la san­té publi­que. Le pré­sent règle­ment dev­rait donc har­mo­ni­s­er les con­di­ti­ons de trai­te­ment de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves à la san­té en ce qui con­cer­ne cer­tai­nes exi­gen­ces, notam­ment lorsque le trai­te­ment de ces don­nées à des fins liées à la san­té est effec­tué par des per­son­nes sou­mi­ses au secret pro­fes­si­on­nel en ver­tu d’u­ne obli­ga­ti­on léga­le. Le droit de l’U­ni­on ou des États mem­bres dev­rait pré­voir des mesu­res spé­ci­fi­ques et appro­priées pour la pro­tec­tion des droits fon­da­men­taux et des don­nées à carac­tère per­son­nel des per­son­nes phy­si­ques. Les États mem­bres dev­rai­ent être auto­ri­sés à main­te­nir ou à intro­dui­re des con­di­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res, y com­pris des rest­ric­tions, en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment des don­nées géné­ti­ques, bio­mé­tri­ques ou rela­ti­ves à la san­té. Cela ne dev­rait tou­te­fois pas por­ter att­ein­te à la lib­re cir­cula­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel au sein de l’U­ni­on si ces con­di­ti­ons s’ap­pli­quent au trai­te­ment trans­fron­ta­lier de ces données.
(54) Pour des rai­sons d’in­té­rêt public dans des domain­es liés à la san­té publi­que, il peut être néces­saire de trai­ter des caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel, même sans le con­sen­te­ment de la per­son­ne con­cer­née. Ce trai­te­ment dev­rait être sou­mis à des mesu­res appro­priées et spé­ci­fi­ques de pro­tec­tion des droits et des liber­tés des per­son­nes phy­si­ques. Dans ce con­tex­te, la noti­on de “san­té publi­que“Les don­nées à carac­tère per­son­nel doi­vent être inter­pré­tées au sens du règle­ment (CE) no 1338/2008 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (11) et inclu­re tous les élé­ments rela­tifs à la san­té, tels que l’é­tat de san­té, y com­pris la mor­bi­di­té et le han­di­cap, les déter­mi­nants ayant une inci­dence sur cet état de san­té, les beso­ins en matiè­re de soins de san­té, les res­sour­ces all­o­uées aux soins de san­té, la pre­sta­ti­on de soins de san­té et l’ac­cès uni­ver­sel à ces soins, ain­si que les dépen­ses et le finance­ment cor­re­spond­ants, et enfin les cau­ses de mor­ta­li­té. Ce trai­te­ment des don­nées rela­ti­ves à la san­té pour des rai­sons d’in­té­rêt public ne doit pas per­mett­re à des tiers, y com­pris des employeurs ou des com­pa­gnies d’assu­rance et des socié­tés finan­ciè­res, de trai­ter ces don­nées à carac­tère per­son­nel à d’aut­res fins.
(55) De même, le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel par les ser­vices de l’É­tat en vue d’att­eind­re des objec­tifs con­sti­tu­ti­on­nels ou de droit inter­na­tio­nal public de com­mun­au­tés reli­gieu­ses recon­nues par l’É­tat est effec­tué pour des rai­sons d’in­té­rêt public.
(56) Lorsque, dans un État membre, le fonc­tion­ne­ment du système démo­cra­tique exi­ge que les par­tis poli­ti­ques coll­ec­tent des don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves aux opi­ni­ons poli­ti­ques des per­son­nes dans le cad­re d’élec­tions, le trai­te­ment de ces don­nées peut être auto­ri­sé pour des rai­sons d’in­té­rêt public, à con­di­ti­on que des garan­ties appro­priées soi­ent prévues.

Artic­le 10 Trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves aux con­dam­na­ti­ons péna­les et aux infractions

Le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves aux con­dam­na­ti­ons péna­les et aux infrac­tions ou aux mesu­res de sûre­té con­ne­xes, fon­dé sur l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, ne peut être effec­tué que sous le con­trô­le de l’au­to­ri­té publi­que ou lorsque le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres qui pré­voit des garan­ties appro­priées pour les droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées le per­met. Un regist­re exhaus­tif des con­dam­na­ti­ons péna­les ne peut être tenu que sous le con­trô­le d’u­ne auto­ri­té publique.

Artic­le 11 Trai­te­ment ne néces­si­tant pas l’i­den­ti­fi­ca­ti­on de la per­son­ne concernée
(1) Si, aux fins pour les­quel­les un responsable du trai­te­ment trai­te des don­nées à carac­tère per­son­nel, l’i­den­ti­fi­ca­ti­on de la per­son­ne con­cer­née par le responsable du trai­te­ment n’est pas ou plus néces­saire, ce der­nier n’est pas tenu, pour se con­for­mer sim­ple­ment au pré­sent règle­ment, de con­ser­ver, d’ob­te­nir ou de trai­ter des infor­ma­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res afin d’i­den­ti­fier la per­son­ne concernée.
(2) Dans les cas visés au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le, lorsque le responsable du trai­te­ment peut démon­trer qu’il n’est pas en mesu­re d’i­den­ti­fier la per­son­ne con­cer­née, il en infor­me cet­te der­niè­re dans la mesu­re du pos­si­ble. Dans ces cas, les artic­les 15 à 20 ne s’ap­pli­quent pas, à moins que la per­son­ne con­cer­née ne four­nis­se des infor­ma­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res per­met­tant de l’i­den­ti­fier afin d’e­xer­cer les droits qui lui sont con­fé­rés par ces articles.

Con­sidé­rants

(57) Si le responsable du trai­te­ment n’est pas en mesu­re d’i­den­ti­fier une per­son­ne phy­si­que à par­tir des don­nées à carac­tère per­son­nel qu’il trai­te, il ne dev­rait pas être tenu, pour le simp­le respect d’u­ne dis­po­si­ti­on du pré­sent règle­ment, d’ob­te­nir des don­nées sup­p­lé­men­tai­res afin d’i­den­ti­fier la per­son­ne con­cer­née. Tou­te­fois, il ne dev­rait pas refu­ser de rece­voir des infor­ma­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res four­nies par la per­son­ne con­cer­née pour fai­re valoir ses droits. L’i­den­ti­fi­ca­ti­on dev­rait inclu­re l’i­den­ti­fi­ca­ti­on numé­ri­que d’u­ne per­son­ne con­cer­née, par exemp­le au moy­en de pro­cé­du­res d’au­then­ti­fi­ca­ti­on tel­les que les mêmes justi­fi­ca­tifs d’i­den­ti­té que ceux uti­li­sés par la per­son­ne con­cer­née pour se con­nec­ter au ser­vice en ligne four­ni par le responsable du traitement.
(64) Le responsable du trai­te­ment dev­rait uti­li­ser tous les moy­ens rai­sonn­ables pour véri­fier l’i­den­ti­té de la per­son­ne con­cer­née qui deman­de des infor­ma­ti­ons, en par­ti­cu­lier dans le cad­re de ser­vices en ligne et dans le cas d’i­den­ti­fi­ants en ligne. Un responsable du trai­te­ment ne dev­rait pas con­ser­ver des don­nées à carac­tère per­son­nel dans le seul but de pou­voir répond­re à d’é­ven­tu­el­les deman­des d’information.

Cha­pit­re III Droits de la per­son­ne concernée

Sec­tion 1 Trans­pa­rence et modalités

Artic­le 12 Trans­pa­rence de l’in­for­ma­ti­on, de la com­mu­ni­ca­ti­on et des moda­li­tés d’e­xer­ci­ce des droits de la per­son­ne concernée
(1) Le responsable prend les mesu­res appro­priées pour que tou­tes les infor­ma­ti­ons visées aux artic­les 13 et 14 et tou­tes les noti­fi­ca­ti­ons visées aux artic­les 15 à 22 et à l’ar­tic­le 34, rela­ti­ves au trai­te­ment, soi­ent com­mu­ni­quées à la per­son­ne con­cer­née sous une for­me pré­cise, trans­pa­ren­te, intel­li­gi­ble et faci­le­ment acce­s­si­ble, dans un lan­ga­ge clair et simp­le, en par­ti­cu­lier lorsque ces infor­ma­ti­ons s’adres­sent spé­ci­fi­quement aux enfants. La trans­mis­si­on des infor­ma­ti­ons se fait par écrit ou sous une aut­re for­me, y com­pris, le cas échéant, par voie élec­tro­ni­que. Si la per­son­ne con­cer­née le deman­de, l’in­for­ma­ti­on peut être four­nie ora­le­ment, à con­di­ti­on que l’i­den­ti­té de la per­son­ne con­cer­née ait été éta­b­lie par un aut­re moyen.
(2) Le responsable du trai­te­ment faci­li­te à la per­son­ne con­cer­née l’e­xer­ci­ce de ses droits con­for­mé­ment aux artic­les 15 à 22. Dans les cas visés à l’ar­tic­le 11, para­gra­phe 2, le responsable du trai­te­ment ne peut refu­ser d’a­gir à la suite de la deman­de de la per­son­ne con­cer­née d’e­xer­cer ses droits con­for­mé­ment aux artic­les 15 à 22 que s’il éta­blit de maniè­re cré­di­ble qu’il n’est pas en mesu­re d’i­den­ti­fier la per­son­ne concernée.
(3) Le responsable du trai­te­ment four­nit à la per­son­ne con­cer­née des infor­ma­ti­ons sur les mesu­res pri­ses à la suite d’u­ne deman­de pré­sen­tée con­for­mé­ment aux artic­les 15 à 22, dans les meil­leurs délais et, en tout état de cau­se, dans un délai d’un mois à comp­ter de la récep­ti­on de la deman­de. Ce délai peut être pro­lon­gé de deux mois sup­p­lé­men­tai­res si cela s’a­vè­re néces­saire comp­te tenu de la com­ple­xi­té et du nombre de deman­des. Le responsable du trai­te­ment infor­me la per­son­ne con­cer­née de tou­te pro­lon­ga­ti­on du délai dans un délai d’un mois à comp­ter de la récep­ti­on de la deman­de, en indi­quant les rai­sons du retard. Si la per­son­ne con­cer­née intro­duit sa deman­de par voie élec­tro­ni­que, elle est infor­mée, dans la mesu­re du pos­si­ble, par voie élec­tro­ni­que, sauf indi­ca­ti­on con­trai­re de sa part.
(4) Si le responsable n’a­git pas à la deman­de de la per­son­ne con­cer­née, il infor­me cel­le-ci, sans délai et au plus tard dans un délai d’un mois à comp­ter de la récep­ti­on de la deman­de, des rai­sons de cet­te inac­tion et de la pos­si­bi­li­té d’in­tro­dui­re une récla­ma­ti­on auprès d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le ou d’e­xer­cer un recours juridictionnel.
(5) Les infor­ma­ti­ons visées aux artic­les 13 et 14, ain­si que tou­tes les noti­fi­ca­ti­ons et mesu­res visées aux artic­les 15 à 22 et à l’ar­tic­le 34, sont four­nies gra­tui­te­ment. En cas de deman­des mani­fe­stem­ent infon­dées ou, notam­ment en cas de répé­ti­ti­on fré­quen­te, exce­s­si­ves de la part d’u­ne per­son­ne con­cer­née, le responsable du trai­te­ment peut soit
a) exi­ger une rému­n­é­ra­ti­on rai­sonnable tenant comp­te des frais admi­ni­stra­tifs liés à l’in­for­ma­ti­on ou à la com­mu­ni­ca­ti­on ou à l’exé­cu­ti­on de la mesu­re deman­dée, ou
b) refu­sent d’a­gir sur la base de la demande.

Le responsable doit appor­ter la preuve du carac­tère mani­fe­stem­ent infon­dé ou exce­s­sif de la demande.

(6) Sans pré­ju­di­ce de l’ar­tic­le 11, lorsque le responsable du trai­te­ment a des rai­sons de dou­ter de l’i­den­ti­té de la per­son­ne phy­si­que qui intro­duit la deman­de con­for­mé­ment aux artic­les 15 à 21, il peut deman­der les infor­ma­ti­ons com­plé­men­tai­res néces­saires pour con­firm­er l’i­den­ti­té de la per­son­ne concernée.
(7) Les infor­ma­ti­ons à four­nir aux per­son­nes con­cer­nées con­for­mé­ment aux artic­les 13 et 14 peu­vent être four­nies en com­bi­nai­son avec des icô­nes nor­ma­li­sées afin de don­ner un aper­çu signi­fi­ca­tif du trai­te­ment envi­sa­gé, sous une for­me aisé­ment per­cep­ti­ble, com­pré­hen­si­ble et clai­re­ment com­pré­hen­si­ble. Si les sym­bo­les visuels sont pré­sen­tés sous for­me élec­tro­ni­que, ils doi­vent être lisi­bles par une machine.
(8) La Com­mis­si­on se voit con­fé­rer le pou­voir d’ad­op­ter des actes délé­gués, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 92, en ce qui con­cer­ne la défi­ni­ti­on des infor­ma­ti­ons à pré­sen­ter au moy­en de sym­bo­les gra­phi­ques et les pro­cé­du­res à sui­v­re pour four­nir des sym­bo­les gra­phi­ques normalisés.

Con­sidé­rants

(58) Le prin­ci­pe de trans­pa­rence impli­que qu’u­ne infor­ma­ti­on desti­née au public ou à la per­son­ne con­cer­née soit pré­cise, aisé­ment acce­s­si­ble et com­pré­hen­si­ble, rédi­gée dans un lan­ga­ge clair et simp­le et, le cas échéant, accom­pa­gnée d’é­lé­ments visuels. Cet­te infor­ma­ti­on pour­rait être four­nie sous for­me élec­tro­ni­que, par exemp­le sur un site web, si elle est desti­née au public. Cela vaut en par­ti­cu­lier pour les situa­tions où le grand nombre d’in­ter­venants et la com­ple­xi­té de la tech­no­lo­gie requi­se ren­dent dif­fi­ci­le pour la per­son­ne con­cer­née de savoir et de com­prend­re si des don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant sont coll­ec­tées, par qui et à quel­les fins, com­me dans le cas de la publi­ci­té sur l’in­ter­net. Lorsque le trai­te­ment s’adres­se à des enfants, les infor­ma­ti­ons et les ins­truc­tions dev­rai­ent être four­nies dans un lan­ga­ge clair et simp­le, de sor­te qu’un enfant pui­s­se les com­prend­re, comp­te tenu de la vul­né­ra­bi­li­té par­ti­cu­liè­re des enfants.
(59) Il con­vi­ent d’é­ta­b­lir des moda­li­tés visa­nt à faci­li­ter l’e­xer­ci­ce par une per­son­ne con­cer­née des droits qui lui sont con­fé­rés par le pré­sent règle­ment, y com­pris des méca­nis­mes garan­tis­sant qu’el­le peut deman­der et, le cas échéant, obte­nir gra­tui­te­ment, notam­ment l’ac­cès à des don­nées à carac­tère per­son­nel et leur rec­ti­fi­ca­ti­on ou leur effa­ce­ment, ou exer­cer son droit d’op­po­si­ti­on. Ain­si, le responsable du trai­te­ment dev­rait éga­le­ment veil­ler à ce que les deman­des pui­s­sent être fai­tes par voie élec­tro­ni­que, en par­ti­cu­lier lorsque les don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées par voie élec­tro­ni­que. Le responsable du trai­te­ment dev­rait être tenu de répond­re à la deman­de de la per­son­ne con­cer­née dans les meil­leurs délais, et au plus tard dans un délai d’un mois, et de moti­ver, le cas échéant, son refus de don­ner suite à la demande.
(60) Les prin­cipes d’un trai­te­ment équi­ta­ble et trans­pa­rent exi­gent que la per­son­ne con­cer­née soit infor­mée de l’e­xi­stence de l’opé­ra­ti­on de trai­te­ment et de ses fina­li­tés. Le responsable du trai­te­ment dev­rait four­nir à la per­son­ne con­cer­née tou­te aut­re infor­ma­ti­on néces­saire, comp­te tenu des cir­con­stances et du cad­re spé­ci­fi­ques dans les­quels les don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées, afin de garan­tir un trai­te­ment loy­al et trans­pa­rent. En out­re, il dev­rait infor­mer la per­son­ne con­cer­née de l’e­xi­stence du pro­fi­la­ge et de ses con­sé­quen­ces. Si les don­nées à carac­tère per­son­nel sont coll­ec­tées auprès de la per­son­ne con­cer­née, cel­le-ci dev­rait éga­le­ment être infor­mée de l’ob­li­ga­ti­on de four­nir les don­nées à carac­tère per­son­nel et des con­sé­quen­ces de leur non-com­mu­ni­ca­ti­on. Les infor­ma­ti­ons en que­sti­on peu­vent être four­nies en com­bi­nai­son avec des icô­nes stan­dar­di­sées afin de don­ner une vue d’en­sem­ble per­ti­nen­te du trai­te­ment envi­sa­gé, sous une for­me faci­le­ment visi­ble, com­pré­hen­si­ble et clai­re­ment com­pré­hen­si­ble. Lorsque les sym­bo­les visuels sont pré­sen­tés sous for­me élec­tro­ni­que, ils doi­vent être lisi­bles par une machine.

Sec­tion 2 Trans­pa­rence et infor­ma­ti­on et droit d’ac­cès aux don­nées à carac­tère personnel

Artic­le 13 Trans­pa­rence et infor­ma­ti­on lors de la coll­ec­te de don­nées à carac­tère per­son­nel auprès de la per­son­ne concernée
(1) Lorsque des don­nées à carac­tère per­son­nel sont coll­ec­tées auprès de la per­son­ne con­cer­née, le responsable du trai­te­ment com­mu­ni­que les infor­ma­ti­ons sui­van­tes à la per­son­ne con­cer­née au moment de la coll­ec­te de ces données :
a) le nom et les coor­don­nées du responsable et, le cas échéant, de son représentant ;
b) le cas échéant, les coor­don­nées du délé­gué à la pro­tec­tion des données ;
c) les fina­li­tés pour les­quel­les les don­nées à carac­tère per­son­nel doi­vent être trai­tées et la base juri­di­que du traitement ;
d) lorsque le trai­te­ment est fon­dé sur l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point f), les inté­rêts légiti­mes pour­suivis par le responsable du trai­te­ment ou par un tiers ;
e) le cas échéant, les desti­na­tai­res ou les caté­go­ries de desti­na­tai­res des don­nées à carac­tère per­son­nel, et
f) le cas échéant, l’in­ten­ti­on du responsable du trai­te­ment de trans­fé­rer les don­nées à carac­tère per­son­nel vers un pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le, ain­si que l’e­xi­stence ou l’ab­sence d’u­ne décis­i­on d’a­dé­qua­ti­on de la Com­mis­si­on ou, en cas de trans­ferts effec­tués en ver­tu de l’ar­tic­le 46 ou 47 ou de l’ar­tic­le 49, para­gra­phe 1, deu­xiè­me ali­néa, une réfé­rence aux garan­ties appro­priées ou adé­qua­tes et à la maniè­re d’en obte­nir une copie ou à l’en­droit où elles sont disponibles.
(2) Out­re les infor­ma­ti­ons visées au para­gra­phe 1, le responsable du trai­te­ment four­nit à la per­son­ne con­cer­née les infor­ma­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res sui­van­tes au moment de la coll­ec­te de ces don­nées, qui sont néces­saires pour garan­tir un trai­te­ment équi­ta­ble et transparent :
a) la durée pen­dant laquel­le les don­nées à carac­tère per­son­nel sont con­ser­vées ou, si cela n’est pas pos­si­ble, les critères uti­li­sés pour déter­mi­ner cet­te durée ;
b) l’e­xi­stence d’un droit d’ac­cès aux don­nées à carac­tère per­son­nel con­cer­nées de la part du responsable du trai­te­ment, ain­si que d’un droit de rec­ti­fi­ca­ti­on ou d’effa­ce­ment ou d’un droit de limi­ta­ti­on du trai­te­ment ou d’un droit d’op­po­si­ti­on au trai­te­ment, ain­si que du droit à la por­ta­bi­li­té des données ;
c) lorsque le trai­te­ment est fon­dé sur l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point a), ou sur l’ar­tic­le 9, para­gra­phe 2, point a), l’e­xi­stence d’un droit de reti­rer son con­sen­te­ment à tout moment, sans que cela n’af­fec­te la licéi­té du trai­te­ment effec­tué sur la base de ce con­sen­te­ment jus­qu’au moment de son retrait ;
d) l’e­xi­stence d’un droit de recours auprès d’u­ne auto­ri­té de surveillance ;
e) si la four­ni­tu­re des don­nées à carac­tère per­son­nel est pre­scri­te par la loi ou par un cont­rat ou si elle est néces­saire à la con­clu­si­on d’un cont­rat, si la per­son­ne con­cer­née est tenue de four­nir les don­nées à carac­tère per­son­nel et quel­les serai­ent les con­sé­quen­ces éven­tu­el­les de leur non-four­ni­tu­re ; et
f) l’e­xi­stence d’u­ne pri­se de décis­i­on auto­ma­ti­sée, y com­pris le pro­fi­la­ge, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 22, para­gra­phes 1 et 4, et, au moins dans ces cas, des infor­ma­ti­ons per­ti­nen­tes sur la logi­que impli­quée ain­si que sur la por­tée et les effets recher­chés d’un tel trai­te­ment pour la per­son­ne concernée.
(3) Si le responsable du trai­te­ment a l’in­ten­ti­on de trai­ter ulté­ri­eu­re­ment les don­nées à carac­tère per­son­nel pour une fina­li­té aut­re que cel­le pour laquel­le les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été coll­ec­tées, il four­nit à la per­son­ne con­cer­née, avant ce trai­te­ment ulté­ri­eur, des infor­ma­ti­ons sur cet­te aut­re fina­li­té ain­si que tou­te aut­re infor­ma­ti­on per­ti­nen­te con­for­mé­ment au para­gra­phe 2.
(4) Les para­gra­phes 1, 2 et 3 ne s’ap­pli­quent pas si et dans la mesu­re où la per­son­ne con­cer­née dis­po­se déjà des informations.

Con­sidé­rants

(61) La per­son­ne con­cer­née dev­rait être infor­mée du trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant au moment de la coll­ec­te ou, si les don­nées ne sont pas obte­nues auprès d’el­le mais auprès d’u­ne aut­re source, dans un délai rai­sonnable qui dépen­dra du cas d’e­spè­ce. Si les don­nées à carac­tère per­son­nel peu­vent être léga­le­ment divul­guées à un aut­re desti­na­tai­re, la per­son­ne con­cer­née dev­rait en être infor­mée lors de la pre­miè­re divul­ga­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel à ce desti­na­tai­re. Si le responsable du trai­te­ment a l’in­ten­ti­on de trai­ter les don­nées à carac­tère per­son­nel pour une fina­li­té dif­fé­ren­te de cel­le pour laquel­le elles ont été coll­ec­tées, il dev­rait four­nir à la per­son­ne con­cer­née des infor­ma­ti­ons sur cet­te aut­re fina­li­té et d’aut­res infor­ma­ti­ons néces­saires avant ce trai­te­ment ulté­ri­eur. Si la per­son­ne con­cer­née n’a pas pu être infor­mée de l’o­ri­gi­ne des don­nées à carac­tère per­son­nel par­ce que dif­fé­ren­tes sources ont été uti­li­sées, l’in­for­ma­ti­on dev­rait être générale.

Artic­le 14 Trans­pa­rence et infor­ma­ti­on lorsque les don­nées à carac­tère per­son­nel n’ont pas été coll­ec­tées auprès de la per­son­ne concernée
(1) Lorsque des don­nées à carac­tère per­son­nel ne sont pas coll­ec­tées auprès de la per­son­ne con­cer­née, le responsable du trai­te­ment com­mu­ni­que à la per­son­ne con­cer­née les infor­ma­ti­ons suivantes :
a) le nom et les coor­don­nées du responsable et, le cas échéant, de son représentant ;
b) en out­re, les coor­don­nées du délé­gué à la pro­tec­tion des données ;
c) les fina­li­tés pour les­quel­les les don­nées à carac­tère per­son­nel doi­vent être trai­tées et la base juri­di­que du traitement ;
d) les caté­go­ries de don­nées à carac­tère per­son­nel traitées ;
e) le cas échéant, les desti­na­tai­res ou les caté­go­ries de desti­na­tai­res des don­nées à carac­tère personnel ;
f) le cas échéant, l’in­ten­ti­on du responsable du trai­te­ment de trans­fé­rer les don­nées à carac­tère per­son­nel à un desti­na­tai­re situé dans un pays tiers ou à une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le, ain­si que l’e­xi­stence ou l’ab­sence d’u­ne décis­i­on d’a­dé­qua­ti­on de la Com­mis­si­on ou, en cas de trans­ferts effec­tués en ver­tu de l’ar­tic­le 46 ou 47 ou de l’ar­tic­le 49, para­gra­phe 1, deu­xiè­me ali­néa, une réfé­rence aux garan­ties appro­priées ou adé­qua­tes et à la pos­si­bi­li­té d’en obte­nir une copie ou à l’en­droit où elles sont disponibles.
(2) Out­re les infor­ma­ti­ons visées au para­gra­phe 1, le responsable du trai­te­ment met à la dis­po­si­ti­on de la per­son­ne con­cer­née les infor­ma­ti­ons sui­van­tes, qui sont néces­saires pour garan­tir à la per­son­ne con­cer­née un trai­te­ment équi­ta­ble et transparent :
a) la durée pen­dant laquel­le les don­nées à carac­tère per­son­nel sont con­ser­vées ou, si cela n’est pas pos­si­ble, les critères uti­li­sés pour déter­mi­ner cet­te durée ;
b) lorsque le trai­te­ment est fon­dé sur l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point f), les inté­rêts légiti­mes pour­suivis par le responsable du trai­te­ment ou par un tiers ;
c) l’e­xi­stence d’un droit d’ac­cès aux don­nées à carac­tère per­son­nel con­cer­nées de la part du responsable du trai­te­ment, ain­si que d’un droit de rec­ti­fi­ca­ti­on ou d’effa­ce­ment ou = de limi­ta­ti­on du trai­te­ment et d’un droit d’op­po­si­ti­on au trai­te­ment, ain­si que du droit à la por­ta­bi­li­té des données ;
d) lorsque le trai­te­ment est fon­dé sur l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point a), ou sur l’ar­tic­le 9, para­gra­phe 2, point a), l’e­xi­stence d’un droit de reti­rer son con­sen­te­ment à tout moment, sans que cela n’af­fec­te la licéi­té du trai­te­ment effec­tué sur la base de ce con­sen­te­ment jus­qu’au moment de son retrait ;
e) l’e­xi­stence d’un droit de recours auprès d’u­ne auto­ri­té de surveillance ;
f) de quel­le source pro­vi­en­nent les don­nées à carac­tère per­son­nel et, le cas échéant, si elles pro­vi­en­nent de sources acce­s­si­bles au public ;
g) l’e­xi­stence d’u­ne pri­se de décis­i­on auto­ma­ti­sée, y com­pris le pro­fi­la­ge, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 22, para­gra­phes 1 et 4, et, au moins dans ces cas, des infor­ma­ti­ons per­ti­nen­tes sur la logi­que impli­quée ain­si que sur la por­tée et les effets recher­chés d’un tel trai­te­ment pour la per­son­ne concernée.
(3) Le responsable four­nit les infor­ma­ti­ons visées aux para­gra­phes 1 et 2
a) comp­te tenu des cir­con­stances spé­ci­fi­ques du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel, dans un délai rai­sonnable après l’ob­ten­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel, et au plus tard dans un délai d’un mois,
b) si les don­nées à carac­tère per­son­nel doi­vent être uti­li­sées pour com­mu­ni­quer avec la per­son­ne con­cer­née, au plus tard au moment de la pre­miè­re com­mu­ni­ca­ti­on avec cel­le-ci, ou,
c) si la divul­ga­ti­on à un aut­re desti­na­tai­re est envi­sa­gée, au plus tard au moment de la pre­miè­re divulgation.
(4) Si le responsable du trai­te­ment a l’in­ten­ti­on de trai­ter ulté­ri­eu­re­ment les don­nées à carac­tère per­son­nel pour une fina­li­té aut­re que cel­le pour laquel­le les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été obte­nues, il four­nit à la per­son­ne con­cer­née, avant ce trai­te­ment ulté­ri­eur, des infor­ma­ti­ons sur cet­te aut­re fina­li­té ain­si que tou­te aut­re infor­ma­ti­on per­ti­nen­te con­for­mé­ment au para­gra­phe 2.
(5) Les para­gra­phes 1 à 4 ne s’ap­pli­quent pas si et dans la mesu­re où
a) la per­son­ne con­cer­née dis­po­se déjà de l’information
b) la four­ni­tu­re de ces infor­ma­ti­ons se révè­le impos­si­ble ou impli­que des efforts dis­pro­por­ti­onnés, notam­ment pour le trai­te­ment à des fins archi­vi­sti­ques dans l’in­té­rêt public, à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques, sous réser­ve des con­di­ti­ons et garan­ties visées à l’ar­tic­le 89, para­gra­phe 1, ou dans la mesu­re où l’ob­li­ga­ti­on visée au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le est sus­cep­ti­ble de rend­re impos­si­ble ou de com­pro­mett­re gra­ve­ment la réa­li­sa­ti­on des objec­tifs de ce trai­te­ment. Dans ces cas, le responsable du trai­te­ment prend les mesu­res appro­priées pour pro­té­ger les droits et liber­tés et les inté­rêts légiti­mes de la per­son­ne con­cer­née, y com­pris en met­tant ces infor­ma­ti­ons à la dis­po­si­ti­on du public,
c) l’ob­ten­ti­on ou la divul­ga­ti­on est expres­sé­ment pré­vue par la légis­la­ti­on de l’U­ni­on ou des États mem­bres à laquel­le le responsable du trai­te­ment est sou­mis et qui pré­voit des mesu­res appro­priées pour pro­té­ger les inté­rêts légiti­mes de la per­son­ne con­cer­née ; ou
d) les don­nées à carac­tère per­son­nel sont sou­mi­ses au secret pro­fes­si­on­nel, y com­pris à une obli­ga­ti­on sta­tu­tai­re de con­fi­den­tia­li­té, con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on ou au droit des États mem­bres, et doi­vent donc être trai­tées de maniè­re confidentielle.

Con­sidé­rants

[voir aus­si Con­sidé­rant 61]
(62) Tou­te­fois, l’ob­li­ga­ti­on de four­nir des infor­ma­ti­ons n’est pas néces­saire si la per­son­ne con­cer­née dis­po­se déjà des infor­ma­ti­ons, si la con­ser­va­ti­on ou la divul­ga­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel est expres­sé­ment pré­vue par la légis­la­ti­on ou si l’in­for­ma­ti­on de la per­son­ne con­cer­née s’a­vè­re impos­si­ble ou impli­que des efforts dis­pro­por­ti­onnés. Ce der­nier cas pour­rait notam­ment se pré­sen­ter en cas de trai­te­ment à des fins archi­vi­sti­ques dans l’in­té­rêt public, à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques. Le nombre de per­son­nes con­cer­nées, l’an­ci­en­ne­té des don­nées ou d’é­ven­tu­el­les garan­ties appro­priées dev­rai­ent être pris en con­sidé­ra­ti­on à tit­re indicatif.

Artic­le 15 Droit d’ac­cès de la per­son­ne concernée
(1) La per­son­ne con­cer­née a le droit d’ob­te­nir du responsable du trai­te­ment la con­fir­ma­ti­on que des don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant sont ou ne sont pas trai­tées ; si tel est le cas, elle a le droit d’ac­cé­der à ces don­nées à carac­tère per­son­nel et de rece­voir les infor­ma­ti­ons suivantes :
a) les fina­li­tés du traitement ;
b) les caté­go­ries de don­nées à carac­tère per­son­nel traitées ;
c) les desti­na­tai­res ou les caté­go­ries de desti­na­tai­res aux­quels les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été ou seront divul­guées, notam­ment les desti­na­tai­res situés dans des pays tiers ou auprès d’or­ga­ni­sa­ti­ons internationales ;
d) si pos­si­ble, la durée pré­vue de con­ser­va­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel ou, si cela n’est pas pos­si­ble, les critères de déter­mi­na­ti­on de cet­te durée ;
e) l’e­xi­stence d’un droit de rec­ti­fi­ca­ti­on ou d’effa­ce­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant ou d’un droit de limi­ta­ti­on du trai­te­ment par le responsable du trai­te­ment ou d’un droit d’op­po­si­ti­on à ce traitement ;
f) l’e­xi­stence d’un droit de recours auprès d’u­ne auto­ri­té de surveillance ;
g) lorsque les don­nées à carac­tère per­son­nel ne sont pas coll­ec­tées auprès de la per­son­ne con­cer­née, tou­tes les infor­ma­ti­ons dis­po­ni­bles sur l’o­ri­gi­ne des données ;
h) l’e­xi­stence d’u­ne pri­se de décis­i­on auto­ma­ti­sée, y com­pris le pro­fi­la­ge, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 22, para­gra­phes 1 et 4, et, au moins dans ces cas, des infor­ma­ti­ons per­ti­nen­tes sur la logi­que impli­quée ain­si que sur la por­tée et les effets recher­chés d’un tel trai­te­ment pour la per­son­ne concernée.
(2) Lorsque des don­nées à carac­tère per­son­nel sont trans­fé­rées à un pays tiers ou à une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le, la per­son­ne con­cer­née a le droit d’êt­re infor­mée des garan­ties appro­priées pré­vues à l’ar­tic­le 46 en rap­port avec le transfert.
(3) Le responsable four­nit une copie des don­nées à carac­tère per­son­nel qui font l’ob­jet du trai­te­ment. Pour tou­tes les aut­res copies deman­dées par la per­son­ne con­cer­née, le responsable peut exi­ger une rému­n­é­ra­ti­on rai­sonnable basée sur les coûts admi­ni­stra­tifs. Si la per­son­ne con­cer­née fait sa deman­de par voie élec­tro­ni­que, les infor­ma­ti­ons sont four­nies dans un for­mat élec­tro­ni­que cou­rant, sauf indi­ca­ti­on con­trai­re de sa part.
(4) Le droit d’ob­te­nir une copie con­for­mé­ment au para­gra­phe 3 ne doit pas por­ter att­ein­te aux droits et liber­tés d’aut­res personnes.

Con­sidé­rants

(63) Une per­son­ne con­cer­née dev­rait dis­po­ser d’un droit d’ac­cès aux don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant qui ont été coll­ec­tées et dev­rait pou­voir exer­cer ce droit faci­le­ment et à des inter­val­les rai­sonn­ables afin d’êt­re infor­mée du trai­te­ment et de pou­voir en véri­fier la licéi­té. Cela inclut le droit d’ac­cès des per­son­nes con­cer­nées à leurs pro­pres don­nées rela­ti­ves à la san­té, tel­les que les don­nées figu­rant dans leur dos­sier médi­cal, qui con­ti­en­nent des infor­ma­ti­ons tel­les que les dia­gno­stics, les résul­tats d’ex­amens, les con­clu­si­ons des méde­cins trai­tants et les détails des trai­te­ments ou des inter­ven­ti­ons. Tou­te per­son­ne con­cer­née dev­rait donc avoir le droit de savoir et d’êt­re infor­mée, en par­ti­cu­lier, des fina­li­tés du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel et, si pos­si­ble, de la durée de con­ser­va­ti­on de ces don­nées, des desti­na­tai­res des don­nées à carac­tère per­son­nel, de la logi­que qui sous-tend le trai­te­ment auto­ma­ti­sé des don­nées à carac­tère per­son­nel et des con­sé­quen­ces pos­si­bles d’un tel trai­te­ment, au moins dans les cas où le trai­te­ment est fon­dé sur le pro­fi­la­ge. Dans la mesu­re du pos­si­ble, le responsable du trai­te­ment dev­rait pou­voir four­nir un accès à distance à un système sécu­ri­sé qui per­met­trait à la per­son­ne con­cer­née d’ac­cé­der direc­te­ment à ses don­nées à carac­tère per­son­nel. Ce droit ne dev­rait pas por­ter att­ein­te aux droits et liber­tés d’aut­res per­son­nes, tels que les secrets com­mer­ci­aux ou les droits de pro­prié­té intellec­tu­el­le et, en par­ti­cu­lier, les droits d’au­teur sur les logi­ciels. Tou­te­fois, cela ne doit pas con­dui­re à refu­ser tout accès à la per­son­ne con­cer­née. Si le responsable du trai­te­ment trai­te une gran­de quan­ti­té d’in­for­ma­ti­ons sur la per­son­ne con­cer­née, il dev­rait pou­voir exi­ger que la per­son­ne con­cer­née pré­cise à quel­les infor­ma­ti­ons ou opé­ra­ti­ons de trai­te­ment sa deman­de d’ac­cès se rap­por­te avant de lui four­nir des informations.

Sec­tion 3 Rec­ti­fi­ca­ti­on et effacement

Artic­le 16 Droit de rectification

La per­son­ne con­cer­née a le droit d’ob­te­nir du responsable du trai­te­ment, dans les meil­leurs délais, la rec­ti­fi­ca­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel inexac­tes la con­cer­nant. Comp­te tenu des fina­li­tés du trai­te­ment, la per­son­ne con­cer­née a le droit d’ob­te­nir que les don­nées à carac­tère per­son­nel incom­plè­tes soi­ent com­plé­tées, y com­pris par une décla­ra­ti­on supplémentaire.

Artic­le 17 Droit à l’effa­ce­ment (“droit à l’oubli”)
(1) La per­son­ne con­cer­née a le droit d’ob­te­nir du responsable du trai­te­ment l’effa­ce­ment immé­di­at des don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant, et le responsable du trai­te­ment est tenu d’effacer immé­dia­te­ment les don­nées à carac­tère per­son­nel si l’u­ne des rai­sons sui­van­tes s’applique :
a) les don­nées à carac­tère per­son­nel ne sont plus néces­saires au regard des fina­li­tés pour les­quel­les elles ont été coll­ec­tées ou trai­tées de tou­te aut­re manière
b) la per­son­ne con­cer­née reti­re le con­sen­te­ment sur lequel était fon­dé le trai­te­ment en ver­tu de l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point a), ou de l’ar­tic­le 9, para­gra­phe 2, point a), et il n’e­xi­ste pas d’aut­re base juri­di­que pour le traitement.
c) la per­son­ne con­cer­née s’op­po­se au trai­te­ment con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 21, para­gra­phe 1, et il n’e­xi­ste pas de motif légiti­me prépon­dé­rant pour le trai­te­ment, ou la per­son­ne con­cer­née s’op­po­se au trai­te­ment con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 21, para­gra­phe 2.
d) Les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été trai­tées illégalement.
e) l’effa­ce­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel est néces­saire au respect d’u­ne obli­ga­ti­on léga­le en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit des États mem­bres auquel le responsable du trai­te­ment est soumis.
f) Les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été coll­ec­tées en rela­ti­on avec des ser­vices de la socié­té de l’in­for­ma­ti­on pro­po­sés con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 8, para­gra­phe 1.
(2) Lorsque le responsable a ren­du publi­ques les don­nées à carac­tère per­son­nel et qu’il est tenu de les effacer en ver­tu du para­gra­phe 1, il prend, comp­te tenu des tech­no­lo­gies dis­po­ni­bles et des coûts de mise en œuvre, des mesu­res rai­sonn­ables, y com­pris d’ord­re tech­ni­que, pour infor­mer les respons­ables du trai­te­ment des don­nées qui trai­tent les don­nées à carac­tère per­son­nel qu’u­ne per­son­ne con­cer­née a deman­dé l’effa­ce­ment de tout lien vers ces don­nées à carac­tère per­son­nel ou vers des copies ou des répli­ca­ti­ons de ces données.
(3) Les para­gra­phes 1 et 2 ne s’ap­pli­quent pas dans la mesu­re où le trai­te­ment est nécessaire
a) à l’e­xer­ci­ce du droit à la liber­té d’ex­pres­si­on et d’information ;
b) au respect d’u­ne obli­ga­ti­on léga­le exi­geant le trai­te­ment en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou des États mem­bres auquel le responsable est sou­mis, ou à l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public ou rele­vant de l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que dont est inve­sti le responsable ;
c) pour des rai­sons d’in­té­rêt public dans le domaine de la san­té publi­que, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 9, para­gra­phe 2, points h) et i), et à l’ar­tic­le 9, para­gra­phe 3 ;
d) à des fins archi­vi­sti­ques ou de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que, ou à des fins sta­ti­sti­ques con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 89, para­gra­phe 1, dans la mesu­re où le droit visé au para­gra­phe 1 est sus­cep­ti­ble de rend­re impos­si­ble ou de com­pro­mett­re gra­ve­ment la réa­li­sa­ti­on des objec­tifs du pré­sent trai­te­ment, ou
e) pour fai­re valoir, exer­cer ou défend­re des droits légaux.

Con­sidé­rants

(65) Une per­son­ne con­cer­née dev­rait dis­po­ser d’un droit de rec­ti­fi­ca­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant, ain­si que d’un ” droit à l’ou­b­li “.Droit à l’ou­b­li“si la con­ser­va­ti­on de leurs don­nées enfreint le pré­sent règle­ment ou le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres auquel le responsable du trai­te­ment est sou­mis. En par­ti­cu­lier, les per­son­nes con­cer­nées dev­rai­ent avoir le droit d’ob­te­nir que leurs don­nées à carac­tère per­son­nel soi­ent effa­cées et ne soi­ent plus trai­tées lorsque les don­nées à carac­tère per­son­nel ne sont plus néces­saires au regard des fina­li­tés pour les­quel­les elles ont été coll­ec­tées ou trai­tées d’u­ne aut­re maniè­re, lorsque les per­son­nes con­cer­nées ont reti­ré leur con­sen­te­ment au trai­te­ment ou se sont oppo­sées au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel les con­cer­nant ou lorsque le trai­te­ment de leurs don­nées à carac­tère per­son­nel enfreint le pré­sent règle­ment pour d’aut­res rai­sons. Ce droit est par­ti­cu­liè­re­ment important dans les cas où la per­son­ne con­cer­née a don­né son con­sen­te­ment alors qu’el­le était enco­re enfant et, dans cet­te mesu­re, n’a pas pu mesurer tous les ris­ques liés au trai­te­ment et sou­hai­te sup­p­ri­mer ulté­ri­eu­re­ment les don­nées à carac­tère per­son­nel, notam­ment cel­les stockées sur inter­net. La per­son­ne con­cer­née dev­rait pou­voir exer­cer ce droit même si elle n’est plus un enfant. Tou­te­fois, la con­ser­va­ti­on ulté­ri­eu­re des don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rait être lici­te si elle est néces­saire à l’e­xer­ci­ce du droit à la liber­té d’ex­pres­si­on et d’in­for­ma­ti­on, au respect d’u­ne obli­ga­ti­on léga­le, à l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public ou rele­vant de l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que dont est inve­sti le responsable du trai­te­ment, pour des motifs d’in­té­rêt public dans le domaine de la san­té publi­que, à des fins archi­vi­sti­ques dans l’in­té­rêt public, à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques, ou pour la con­sta­ta­ti­on, l’e­xer­ci­ce ou la défen­se de droits en justice.
(66) Pour répond­re au “Droit à l’ou­b­li“Afin de ren­forcer le droit à l’effa­ce­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel sur le web, le droit à l’effa­ce­ment dev­rait être éten­du en obli­geant le responsable du trai­te­ment qui a ren­du publi­ques les don­nées à carac­tère per­son­nel à noti­fier aux respons­ables du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel l’effa­ce­ment de tous les liens vers ces don­nées à carac­tère per­son­nel ou vers des copies ou des répli­ca­ti­ons de ces don­nées. Ce faisant, le responsable du trai­te­ment dev­rait, comp­te tenu des tech­no­lo­gies dis­po­ni­bles et des moy­ens dont il dis­po­se, prend­re des mesu­res rai­sonn­ables, y com­pris tech­ni­ques, pour infor­mer les respons­ables du trai­te­ment de ces don­nées à carac­tère per­son­nel de la deman­de de la per­son­ne concernée.

Artic­le 18 Droit à la limi­ta­ti­on du traitement
(1) La per­son­ne con­cer­née a le droit d’e­xi­ger du responsable du trai­te­ment qu’il limi­te le trai­te­ment si l’u­ne des con­di­ti­ons sui­van­tes est remplie :
a) l’e­xac­ti­tu­de des don­nées à carac­tère per­son­nel est con­te­stée par la per­son­ne con­cer­née, et ce pen­dant une durée per­met­tant au responsable du trai­te­ment de véri­fier l’e­xac­ti­tu­de des don­nées à carac­tère personnel,
b) le trai­te­ment est illi­ci­te et la per­son­ne con­cer­née refu­se l’effa­ce­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel et deman­de à la place la limi­ta­ti­on de l’uti­li­sa­ti­on des don­nées à carac­tère personnel ;
c) le responsable n’a plus beso­in des don­nées à carac­tère per­son­nel aux fins du trai­te­ment, mais que la per­son­ne con­cer­née en a beso­in pour fai­re valoir, exer­cer ou défend­re des droits en justi­ce, ou
d) la per­son­ne con­cer­née s’est oppo­sée au trai­te­ment con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 21, para­gra­phe 1, tant qu’il n’est pas éta­b­li que les motifs légiti­mes du responsable du trai­te­ment pré­va­lent sur ceux de la per­son­ne concernée.
(2) Lorsque le trai­te­ment a été limi­té en ver­tu du para­gra­phe 1, ces don­nées à carac­tère per­son­nel ne peu­vent être trai­tées, à l’ex­cep­ti­on de leur con­ser­va­ti­on, qu’a­vec le con­sen­te­ment de la per­son­ne con­cer­née ou pour la con­sta­ta­ti­on, l’e­xer­ci­ce ou la défen­se d’un droit en justi­ce ou pour la pro­tec­tion des droits d’u­ne aut­re per­son­ne phy­si­que ou mora­le, ou enco­re pour un motif d’in­té­rêt public important de l’U­ni­on ou d’un État membre.
(3) Une per­son­ne con­cer­née qui a obte­nu une limi­ta­ti­on du trai­te­ment con­for­mé­ment au para­gra­phe 1 est infor­mée par le responsable du trai­te­ment avant que la limi­ta­ti­on ne soit levée.

Con­sidé­rants

(67) Les métho­des de limi­ta­ti­on du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel pour­rai­ent con­si­ster, ent­re aut­res, à trans­fé­rer tem­po­rai­re­ment les don­nées à carac­tère per­son­nel sélec­tion­nées vers un aut­re système de trai­te­ment, à les ver­rouil­ler pour les uti­li­sa­teurs ou à reti­rer tem­po­rai­re­ment les don­nées publiées d’un site web. Dans les systè­mes de fichiers auto­ma­ti­sés, la limi­ta­ti­on du trai­te­ment dev­rait en prin­ci­pe être effec­tuée par des moy­ens tech­ni­ques de tel­le sor­te que les don­nées à carac­tère per­son­nel ne pui­s­sent en aucun cas être trai­tées ulté­ri­eu­re­ment ni modi­fi­ées. Le fait que le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel a été limi­té dev­rait être clai­re­ment indi­qué dans le système.

Artic­le 19 Obli­ga­ti­on de noti­fi­ca­ti­on en cas de rec­ti­fi­ca­ti­on, d’effa­ce­ment ou de limi­ta­ti­on du trai­te­ment de don­nées à carac­tère personnel

Le responsable com­mu­ni­que à tous les desti­na­tai­res aux­quels des don­nées à carac­tère per­son­nel ont été divul­guées tou­te rec­ti­fi­ca­ti­on ou tout effa­ce­ment de ces don­nées ou tou­te limi­ta­ti­on du trai­te­ment en appli­ca­ti­on de l’ar­tic­le 16, de l’ar­tic­le 17, para­gra­phe 1, et de l’ar­tic­le 18, à moins que cela ne s’a­vè­re impos­si­ble ou n’im­pli­que un effort dis­pro­por­ti­onné. Le responsable infor­me la per­son­ne con­cer­née de ces desti­na­tai­res si la per­son­ne con­cer­née le demande.

Artic­le 20 Droit à la por­ta­bi­li­té des données
(1) La per­son­ne con­cer­née a le droit de rece­voir les don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant qu’el­le a four­nies à un responsable du trai­te­ment dans un for­mat struc­tu­ré, cou­ram­ment uti­li­sé et lisi­ble par machi­ne, et elle a le droit de trans­mett­re ces don­nées à un aut­re responsable du trai­te­ment sans ent­ra­ve de la part du responsable du trai­te­ment auquel les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été four­nies, à con­di­ti­on que
a) le trai­te­ment est fon­dé sur le con­sen­te­ment visé à l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point a), ou à l’ar­tic­le 9, para­gra­phe 2, point a), ou sur un cont­rat visé à l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point b), et que
b) le trai­te­ment est effec­tué à l’ai­de de pro­cé­dés automatisés.
(2) Lorsqu’el­le exer­ce son droit à la por­ta­bi­li­té des don­nées con­for­mé­ment au para­gra­phe 1, la per­son­ne con­cer­née a le droit d’ob­te­nir que les don­nées à carac­tère per­son­nel soi­ent trans­mi­ses direc­te­ment d’un responsable du trai­te­ment à un aut­re, lorsque cela est tech­ni­quement possible.
(3) L’e­xer­ci­ce du droit visé au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le s’ef­fec­tue sans pré­ju­di­ce de l’ar­tic­le 17. Ce droit ne s’ap­pli­que pas au trai­te­ment néces­saire à l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public ou rele­vant de l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que dont est inve­sti le responsable du traitement.
(4) Le droit visé au para­gra­phe 2 ne doit pas por­ter att­ein­te aux droits et liber­tés d’aut­res personnes.

Con­sidé­rants

(68) En out­re, afin d’a­voir un meil­leur con­trô­le sur ses pro­pres don­nées en cas de trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel par des moy­ens auto­ma­ti­sés, la per­son­ne con­cer­née dev­rait avoir le droit de rece­voir les don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant qu’el­le a four­nies à un responsable du trai­te­ment dans un for­mat struc­tu­ré, cou­ram­ment uti­li­sé, lisi­ble par machi­ne et interopé­ra­ble, et de les trans­mett­re à un aut­re responsable du trai­te­ment. Les respons­ables dev­rai­ent être encou­ra­gés à déve­lo­p­per des for­mats interopé­ra­bles per­met­tant la por­ta­bi­li­té des don­nées. Ce droit dev­rait s’ap­pli­quer lorsque la per­son­ne con­cer­née a four­ni les don­nées à carac­tère per­son­nel avec son con­sen­te­ment ou lorsque le trai­te­ment est néces­saire à l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat. Il ne dev­rait pas s’ap­pli­quer lorsque le trai­te­ment est fon­dé sur une base juri­di­que aut­re que le con­sen­te­ment ou un cont­rat. Par natu­re, ce droit ne dev­rait pas être exer­cé cont­re les respons­ables du trai­te­ment qui trai­tent des don­nées à carac­tère per­son­nel dans l’e­xer­ci­ce de leurs fonc­tions publi­ques. Il ne dev­rait donc pas s’ap­pli­quer lorsque le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel est néces­saire au respect d’u­ne obli­ga­ti­on léga­le à laquel­le le responsable est sou­mis ou à l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public ou rele­vant de l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que dont il est inve­sti. Le droit de la per­son­ne con­cer­née de trans­mett­re ou de rece­voir des don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant ne dev­rait pas cré­er pour le responsable du trai­te­ment l’ob­li­ga­ti­on d’ad­op­ter ou de main­te­nir des systè­mes de trai­te­ment des don­nées tech­ni­quement com­pa­ti­bles. Si, dans le cas d’un ensem­ble par­ti­cu­lier de don­nées à carac­tère per­son­nel, plus d’u­ne per­son­ne con­cer­née est con­cer­née, le droit de rece­voir ces don­nées ne dev­rait pas affec­ter les droits et liber­tés fon­da­men­taux des aut­res per­son­nes con­cer­nées en ver­tu du pré­sent règle­ment. En out­re, ce droit ne dev­rait pas affec­ter le droit de la per­son­ne con­cer­née à l’effa­ce­ment de ses don­nées à carac­tère per­son­nel ni les limi­ta­ti­ons de ce droit pré­vues par le pré­sent règle­ment et, en par­ti­cu­lier, ne dev­rait pas impli­quer l’effa­ce­ment des don­nées rela­ti­ves à la per­son­ne con­cer­née et four­nies par elle pour l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat, dans la mesu­re où et aus­si long­temps que ces don­nées à carac­tère per­son­nel sont néces­saires à l’exé­cu­ti­on du cont­rat. Dans la mesu­re où cela est tech­ni­quement pos­si­ble, la per­son­ne con­cer­née dev­rait avoir le droit d’ob­te­nir que les don­nées à carac­tère per­son­nel soi­ent trans­mi­ses direc­te­ment d’un responsable du trai­te­ment à un autre.

Sec­tion 4 Droit d’op­po­si­ti­on et pri­se de décis­i­on auto­ma­ti­sée dans des cas individuels

Artic­le 21 Droit d’opposition
(1) La per­son­ne con­cer­née a le droit de s’op­po­ser à tout moment, pour des rai­sons tenant à sa situa­ti­on par­ti­cu­liè­re, à un trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant effec­tué sur la base de l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, points e) ou f), y com­pris à un pro­fi­la­ge fon­dé sur ces dis­po­si­ti­ons. Le responsable du trai­te­ment ne trai­te plus les don­nées à carac­tère per­son­nel, à moins qu’il ne pui­s­se démon­trer qu’il exi­ste des motifs légiti­mes et impé­rieux pour le trai­te­ment qui pré­va­lent sur les inté­rêts, les droits et les liber­tés de la per­son­ne con­cer­née, ou que le trai­te­ment sert à fai­re valoir, à exer­cer ou à défend­re des droits en justice.
(2) Si des don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées à des fins de publi­ci­té direc­te, la per­son­ne con­cer­née a le droit de s’op­po­ser à tout moment au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant à de tel­les fins de publi­ci­té ; cela s’ap­pli­que éga­le­ment au pro­fi­la­ge dans la mesu­re où il est lié à une tel­le publi­ci­té directe.
(3) Si la per­son­ne con­cer­née s’op­po­se au trai­te­ment à des fins de publi­ci­té direc­te, les don­nées à carac­tère per­son­nel ne sont plus trai­tées à ces fins.
(4) La per­son­ne con­cer­née doit être infor­mée expres­sé­ment du droit visé aux para­gra­phes 1 et 2 au plus tard au moment de la pre­miè­re com­mu­ni­ca­ti­on avec elle ; cet­te infor­ma­ti­on doit être four­nie sous une for­me com­pré­hen­si­ble et distinc­te des aut­res informations.
(5) Dans le cad­re de l’uti­li­sa­ti­on de ser­vices de la socié­té de l’in­for­ma­ti­on, et non­ob­stant la direc­ti­ve 2002/58/CE, la per­son­ne con­cer­née peut exer­cer son droit d’op­po­si­ti­on par des pro­cé­dés auto­ma­ti­sés uti­li­sant des spé­ci­fi­ca­ti­ons techniques.
(6) La per­son­ne con­cer­née a le droit de s’op­po­ser, pour des rai­sons tenant à sa situa­ti­on par­ti­cu­liè­re, à ce que des don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant fas­sent l’ob­jet d’un trai­te­ment à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 89, para­gra­phe 1, à moins que ce trai­te­ment ne soit néces­saire à l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public.

Con­sidé­rants

(69) Si les don­nées à carac­tère per­son­nel peu­vent être trai­tées lici­te­ment par­ce que le trai­te­ment est néces­saire à l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public ou rele­vant de l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que – dont est inve­sti le responsable du trai­te­ment – ou en rai­son de l’in­té­rêt légiti­me pour­suivi par le responsable du trai­te­ment ou par un tiers, tou­te per­son­ne con­cer­née dev­rait néan­mo­ins avoir le droit de s’op­po­ser au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel décou­lant de sa situa­ti­on par­ti­cu­liè­re. Le responsable du trai­te­ment dev­rait être tenu de démon­trer que ses inté­rêts légiti­mes impé­rieux pré­va­lent sur les inté­rêts ou les droits et liber­tés fon­da­men­taux de la per­son­ne concernée.
(70) Lorsque des don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées à des fins de pro­s­pec­tion direc­te, la per­son­ne con­cer­née dev­rait pou­voir s’op­po­ser à tout moment et gra­tui­te­ment à ce trai­te­ment – initi­al ou ulté­ri­eur -, y com­pris au pro­fi­la­ge, dans la mesu­re où il est lié à cet­te pro­s­pec­tion direc­te. La per­son­ne con­cer­née dev­rait être expres­sé­ment infor­mée de ce droit ; cet­te infor­ma­ti­on dev­rait être four­nie sous une for­me com­pré­hen­si­ble et distinc­te des aut­res informations.

Artic­le 22 Décis­i­ons auto­ma­ti­sées dans des cas indi­vi­du­els, y com­pris le profilage
(1) La per­son­ne con­cer­née a le droit de ne pas être sou­mi­se à une décis­i­on fon­dée exclu­si­ve­ment sur un trai­te­ment auto­ma­ti­sé, y com­pris le pro­fi­la­ge, pro­dui­sant des effets juri­di­ques à son égard ou l’af­fec­tant de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve de façon similaire.
(2) Le para­gra­phe 1 ne s’ap­pli­que pas si la décision
a) est néces­saire à la con­clu­si­on ou à l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat ent­re la per­son­ne con­cer­née et le responsable du traitement,
b) est auto­ri­sée par la légis­la­ti­on de l’U­ni­on ou des États mem­bres à laquel­le le responsable du trai­te­ment est sou­mis et que cet­te légis­la­ti­on con­ti­ent des mesu­res appro­priées pour la sau­vegar­de des droits et liber­tés et des inté­rêts légiti­mes de la per­son­ne con­cer­née ; ou
c) se fait avec le con­sen­te­ment expli­ci­te de la per­son­ne concernée
(3) Dans les cas visés au para­gra­phe 2, points a) et c), le responsable prend des mesu­res appro­priées pour sau­vegar­der les droits et liber­tés et les inté­rêts légiti­mes de la per­son­ne con­cer­née, ce qui inclut au moins le droit d’ob­te­nir une inter­ven­ti­on humaine de la part du responsable, d’ex­pri­mer son point de vue et de con­te­ster la décision.
(4) Les décis­i­ons visées au para­gra­phe 2 ne sont pas fon­dées sur les caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel visées à l’ar­tic­le 9, para­gra­phe 1, sauf si l’ar­tic­le 9, para­gra­phe 2, point a) ou g), s’ap­pli­que et si des mesu­res appro­priées ont été pri­ses pour pro­té­ger les droits et liber­tés ain­si que les inté­rêts légiti­mes de la per­son­ne concernée.

Con­sidé­rants

(71) La per­son­ne con­cer­née dev­rait avoir le droit de ne pas être sou­mi­se à une décis­i­on – pou­vant inclu­re une mesu­re – éva­lu­ant des aspects per­son­nels la con­cer­nant, pri­se sur le seul fon­de­ment d’un trai­te­ment auto­ma­ti­sé et pro­dui­sant des effets juri­di­ques à son égard ou l’af­fec­tant de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve de façon simi­lai­re, com­me le rejet auto­ma­tique d’u­ne deman­de de cré­dit en ligne ou les pro­cé­du­res de recru­tement en ligne sans aucu­ne inter­ven­ti­on humaine. Un tel trai­te­ment com­prend éga­le­ment le “Pro­fi­la­ge“qui con­si­ste en tou­te for­me de trai­te­ment auto­ma­ti­sé de don­nées à carac­tère per­son­nel éva­lu­ant des aspects per­son­nels rela­tifs à une per­son­ne phy­si­que, notam­ment pour ana­ly­ser ou pré­voir des aspects con­cer­nant le ren­de­ment au tra­vail, la situa­ti­on éco­no­mi­que, la san­té, les pré­fé­ren­ces ou inté­rêts per­son­nels, la fia­bi­li­té ou le com­porte­ment, la loca­li­sa­ti­on ou les dépla­ce­ments de la per­son­ne con­cer­née, dans la mesu­re où cela pro­duit des effets juri­di­ques à l’é­gard de la per­son­ne con­cer­née ou l’af­fec­te de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve de façon simi­lai­re. Tou­te­fois, la pri­se de décis­i­on fon­dée sur un tel trai­te­ment, y com­pris le pro­fi­la­ge, dev­rait être auto­ri­sée lorsque le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres auquel le responsable du trai­te­ment est sou­mis l’au­to­ri­se expres­sé­ment, y com­pris pour sur­veil­ler et pré­ve­nir la frau­de et l’é­va­si­on fis­ca­le et assurer la sécu­ri­té et la fia­bi­li­té d’un ser­vice four­ni par le responsable du trai­te­ment, con­for­mé­ment aux règles, nor­mes et recom­man­da­ti­ons des insti­tu­ti­ons de l’U­ni­on ou des orga­nis­mes de con­trô­le nati­on­aux, ou lorsque cela est néces­saire à la con­clu­si­on ou à l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat ent­re la per­son­ne con­cer­née et un responsable du trai­te­ment ou lorsque la per­son­ne con­cer­née a don­né son con­sen­te­ment expli­ci­te à cet effet. Dans tous les cas, ce trai­te­ment dev­rait être assor­ti de garan­ties appro­priées, y com­pris l’in­for­ma­ti­on spé­ci­fi­que de la per­son­ne con­cer­née et le droit d’ob­te­nir l’in­ter­ven­ti­on direc­te d’u­ne per­son­ne, l’ex­pres­si­on de son point de vue, l’ex­pli­ca­ti­on de la décis­i­on pri­se après une éva­lua­ti­on appro­priée et le droit de con­te­ster la décis­i­on. Cet­te mesu­re ne dev­rait pas con­cer­ner un enfant.

Afin de garan­tir un trai­te­ment équi­ta­ble et trans­pa­rent à l’é­gard de la per­son­ne con­cer­née, comp­te tenu des cir­con­stances et du con­tex­te par­ti­cu­liers dans les­quels les don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées, le responsable du trai­te­ment dev­rait uti­li­ser des métho­des mathé­ma­ti­ques ou sta­ti­sti­ques appro­priées pour le pro­fi­la­ge, mett­re en œuvre des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les visa­nt à garan­tir de maniè­re appro­priée, notam­ment, que les fac­teurs qui con­dui­sent à des don­nées à carac­tère per­son­nel inexac­tes, cor­ri­ger et mini­mi­ser le ris­que d’err­eur, et sécu­ri­ser les don­nées à carac­tère per­son­nel de maniè­re à prend­re en comp­te les men­aces poten­ti­el­les pour les inté­rêts et les droits de la per­son­ne con­cer­née et à évi­ter tout effet dis­cri­mi­na­toire ou tou­te mesu­re ayant un tel effet à l’é­gard de per­son­nes phy­si­ques en rai­son de leur race, de leur ori­gi­ne eth­ni­que, de leurs opi­ni­ons poli­ti­ques, de leur reli­gi­on ou de leurs con­vic­tions, de leur appar­ten­an­ce à un syn­di­cat, de leur patri­moi­ne géné­tique, de leur état de san­té ou de leur ori­en­ta­ti­on sexu­el­le. La pri­se de décis­i­on auto­ma­ti­sée et le pro­fi­la­ge sur la base de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel ne dev­rai­ent être auto­ri­sés que sous cer­tai­nes conditions.

(72) Le pro­fi­la­ge est sou­mis aux dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment rela­ti­ves au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel, tel­les que la base juri­di­que du trai­te­ment ou les prin­cipes de pro­tec­tion des don­nées. Le comi­té euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées insti­tué par le pré­sent règle­ment (ci-après dénom­mé “le comi­té”) est char­gé de la mise en œuvre du pré­sent règle­ment.Comi­té”), dev­rait pou­voir émett­re des lignes direc­tri­ces à cet égard.

Sec­tion 5 Restrictions

Artic­le 23 Restrictions
(1) La légis­la­ti­on de l’U­ni­on ou des États mem­bres à laquel­le le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant est sou­mis peut, par voie légis­la­ti­ve, limi­ter les obli­ga­ti­ons et les droits pré­vus aux artic­les 12 à 22 et à l’ar­tic­le 34, ain­si qu’à l’ar­tic­le 5 dans la mesu­re où ses dis­po­si­ti­ons cor­re­spon­dent aux droits et obli­ga­ti­ons pré­vus aux artic­les 12 à 22, à con­di­ti­on que cet­te limi­ta­ti­on respec­te l’e­s­sence des droits et liber­tés fon­da­men­taux et con­sti­tue une mesu­re néces­saire et pro­por­ti­onnée dans une socié­té démo­cra­tique, garan­tis­sant que
a) la sécu­ri­té nationale ;
b) la défen­se nationale ;
c) la sécu­ri­té publique ;
d) la pré­ven­ti­on, la recher­che, la détec­tion ou la pour­suite d’in­frac­tions péna­les ou l’exé­cu­ti­on de la pei­ne, y com­pris la pro­tec­tion cont­re les men­aces pour la sécu­ri­té publi­que et la pré­ven­ti­on de tel­les menaces ;
e) la pro­tec­tion d’aut­res objec­tifs importants d’in­té­rêt public géné­ral de l’U­ni­on ou d’un État membre, en par­ti­cu­lier un inté­rêt éco­no­mi­que ou finan­cier important de l’U­ni­on ou d’un État membre, par exemp­le dans les domain­es moné­tai­re, bud­gé­tai­re et fis­cal, ain­si que dans les domain­es de la san­té publi­que et de la sécu­ri­té sociale ;
f) la pro­tec­tion de l’in­dé­pen­dance de la justi­ce et la pro­tec­tion des pro­cé­du­res judiciaires ;
g) la pré­ven­ti­on, la détec­tion, la recher­che et la pour­suite des infrac­tions aux règles pro­fes­si­on­nel­les des pro­fes­si­ons réglementées ;
h) les fonc­tions de con­trô­le, de sur­veil­lan­ce et de régle­men­ta­ti­on liées, de maniè­re per­ma­nen­te ou tem­po­rai­re, à l’e­xer­ci­ce de l’au­to­ri­té publi­que aux fins visées aux points a) à e) et g) ;
i) la pro­tec­tion de la per­son­ne con­cer­née ou des droits et liber­tés d’aut­res personnes ;
j) la mise en œuvre des droits civils.
(2) Tou­te mesu­re légis­la­ti­ve visée au para­gra­phe 1 doit notam­ment con­te­nir, le cas échéant, des dis­po­si­ti­ons spé­ci­fi­ques con­cer­nant au moins
a) les fina­li­tés du trai­te­ment ou les caté­go­ries de traitement,
b) les caté­go­ries de don­nées à carac­tère personnel,
c) l’é­ten­due des rest­ric­tions appliquées,
d) les garan­ties cont­re les abus ou l’ac­cès ou la trans­mis­si­on illicites ;
e) les coor­don­nées du responsable ou des caté­go­ries de responsables,
f) les durées de con­ser­va­ti­on respec­ti­ves ain­si que les garan­ties appli­ca­bles, comp­te tenu de la natu­re, de la por­tée et des fina­li­tés du trai­te­ment ou des caté­go­ries de traitement,
g) les ris­ques pour les droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées ; et
h) le droit des per­son­nes con­cer­nées d’êt­re infor­mées de la limi­ta­ti­on, à moins que cela ne nui­se à la fina­li­té de la limitation.

Con­sidé­rants

(73) Le droit de l’U­ni­on ou des États mem­bres peut pré­voir des limi­ta­ti­ons con­cer­nant cer­ta­ins prin­cipes et con­cer­nant les droits d’in­for­ma­ti­on, d’ac­cès et de rec­ti­fi­ca­ti­on ou d’effa­ce­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel, le droit à la por­ta­bi­li­té des don­nées et le droit d’op­po­si­ti­on, les décis­i­ons fon­dées sur le pro­fi­la­ge, ain­si que la noti­fi­ca­ti­on à une per­son­ne con­cer­née d’u­ne vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel et cer­tai­nes obli­ga­ti­ons con­ne­xes incom­bant aux respons­ables du trai­te­ment, dans la mesu­re où cela est néces­saire et pro­por­ti­onné, dans une socié­té démo­cra­tique, au main­ti­en de la sécu­ri­té publi­que, ce qui inclut, ent­re aut­res, la pro­tec­tion de la vie humaine, notam­ment en cas de cata­stro­phe natu­rel­le ou d’o­ri­gi­ne humaine, la pré­ven­ti­on, la détec­tion et la pour­suite des infrac­tions péna­les ou l’exé­cu­ti­on des pei­nes, y com­pris la pro­tec­tion cont­re les men­aces pour la sécu­ri­té publi­que et la pré­ven­ti­on de ces men­aces, ou la pré­ven­ti­on, la détec­tion et la pour­suite des infrac­tions à la déon­to­lo­gie des pro­fes­si­ons régle­men­tées, la tenue de regi­stres publics pour des rai­sons d’in­té­rêt public géné­ral, ain­si que le trai­te­ment ulté­ri­eur de don­nées à carac­tère per­son­nel archi­vées en vue de four­nir des infor­ma­ti­ons spé­ci­fi­ques con­cer­nant le com­porte­ment poli­tique sous les anci­ens régimes tota­li­taires, et à la pro­tec­tion d’aut­res objec­tifs importants d’in­té­rêt public géné­ral de l’U­ni­on ou d’un État membre, tels que des inté­rêts éco­no­mi­ques ou finan­ciers importants, ou à la pro­tec­tion de la per­son­ne con­cer­née et des droits et liber­tés d’aut­res per­son­nes, y com­pris dans les domain­es de la sécu­ri­té socia­le, de la san­té publi­que et de l’ai­de huma­ni­taire. Ces rest­ric­tions dev­rai­ent être con­for­mes à la Char­te et à la Con­ven­ti­on euro­pé­en­ne de sau­vegar­de des droits de l’hom­me et des liber­tés fondamentales.

Cha­pit­re IV Responsable du trai­te­ment et sous-traitant

Sec­tion 1 Obli­ga­ti­ons générales

Artic­le 24 Responsa­bi­li­té du responsable du traitement
(1) Le responsable met en œuvre les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées, comp­te tenu de la natu­re, de la por­tée, des cir­con­stances et des fina­li­tés du trai­te­ment ain­si que des dif­fér­ents degrés de pro­ba­bi­li­té et de gra­vi­té des ris­ques pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques, afin de garan­tir et de démon­trer que le trai­te­ment est effec­tué con­for­mé­ment au pré­sent règle­ment. Ces mesu­res sont réex­ami­nées et mises à jour si nécessaire.
(2) Pour autant qu’el­les soi­ent pro­por­ti­onnées aux acti­vi­tés de trai­te­ment, les mesu­res visées au para­gra­phe 1 doi­vent inclu­re la mise en œuvre par le responsable du trai­te­ment de mesu­res appro­priées de pro­tec­tion des données.
(3) Le respect des règles de con­duite approu­vées en ver­tu de l’ar­tic­le 40 ou d’u­ne pro­cé­du­re de cer­ti­fi­ca­ti­on approu­vée en ver­tu de l’ar­tic­le 42 peut être pris en con­sidé­ra­ti­on pour démon­trer le respect des obli­ga­ti­ons du responsable.

Con­sidé­rants

(74) La responsa­bi­li­té du responsable du trai­te­ment pour tout trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel effec­tué par lui ou en son nom dev­rait être régle­men­tée. En par­ti­cu­lier, le responsable du trai­te­ment dev­rait être tenu de prend­re des mesu­res appro­priées et effi­caces et de démon­trer que les acti­vi­tés de trai­te­ment sont con­for­mes au pré­sent règle­ment et que ces mesu­res sont effi­caces. Ce faisant, il dev­rait tenir comp­te de la natu­re, de la por­tée, des cir­con­stances et des fina­li­tés du trai­te­ment, ain­si que du ris­que pour les droits et liber­tés des per­son­nes physiques.
(75) Les ris­ques pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques – dont la pro­ba­bi­li­té et la gra­vi­té vari­ent – peu­vent résul­ter d’un trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel sus­cep­ti­ble de cau­ser un pré­ju­di­ce phy­si­que, maté­ri­el ou moral, notam­ment lorsque le trai­te­ment ent­raî­ne une dis­cri­mi­na­ti­on, une usur­pa­ti­on ou une frau­de d’i­den­ti­té, une per­te finan­ciè­re, une att­ein­te à la répu­ta­ti­on, une per­te de con­fi­den­tia­li­té de don­nées à carac­tère per­son­nel cou­ver­tes par le secret pro­fes­si­on­nel, une levée non auto­ri­sée de la pseud­ony­mi­sa­ti­on ou d’aut­res pré­ju­di­ces éco­no­mi­ques ou soci­aux importants, si les per­son­nes con­cer­nées sont pri­vées de leurs droits et liber­tés ou empê­chées de con­trô­ler les don­nées à carac­tère per­son­nel les con­cer­nant, si des don­nées à carac­tère per­son­nel révé­lant l’o­ri­gi­ne racia­le ou eth­ni­que, poli­ti­ques, les con­vic­tions reli­gieu­ses ou phi­lo­so­phi­ques ou l’ap­par­ten­an­ce à un syn­di­cat, ain­si que des don­nées géné­ti­ques, des don­nées rela­ti­ves à la san­té ou à la vie sexu­el­le ou des don­nées rela­ti­ves aux con­dam­na­ti­ons péna­les et aux infrac­tions ou aux mesu­res de sûre­té y affé­ren­tes, lorsque des aspects per­son­nels sont éva­lués, notam­ment lorsque des aspects con­cer­nant le ren­de­ment au tra­vail, la situa­ti­on éco­no­mi­que, la san­té, des pré­fé­ren­ces ou des inté­rêts per­son­nels, la fia­bi­li­té ou le com­porte­ment, la loca­li­sa­ti­on ou le dépla­ce­ment, sont ana­ly­sés ou pré­vus afin de cré­er ou d’uti­li­ser des pro­fils per­son­nels, lorsque des don­nées à carac­tère per­son­nel de per­son­nes phy­si­ques vul­né­ra­bles, notam­ment des enfants, sont trai­tées ou lorsque le trai­te­ment por­te sur une gran­de quan­ti­té de don­nées à carac­tère per­son­nel et un grand nombre de per­son­nes concernées.
(76) La pro­ba­bi­li­té et la gra­vi­té du ris­que pour les droits et liber­tés de la per­son­ne con­cer­née dev­rai­ent être déter­mi­nées par rap­port à la natu­re, à la por­tée, aux cir­con­stances et aux fina­li­tés du trai­te­ment. Le ris­que dev­rait être éva­lué sur la base d’u­ne éva­lua­ti­on objec­ti­ve per­met­tant de déter­mi­ner si le trai­te­ment des don­nées pré­sen­te un ris­que ou un ris­que élevé.
(77) Des ori­en­ta­ti­ons sur la maniè­re dont le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant doit mett­re en œuvre des mesu­res appro­priées et dont la con­for­mi­té doit être démon­trée, notam­ment en ce qui con­cer­ne l’i­den­ti­fi­ca­ti­on du ris­que lié au trai­te­ment, son éva­lua­ti­on en ter­mes de cau­se, de natu­re, de pro­ba­bi­li­té et de gra­vi­té et la défi­ni­ti­on de bon­nes pra­ti­ques pour l’at­té­nuer, pour­rai­ent notam­ment prend­re la for­me de codes de con­duite approu­vés, de pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on approu­vées, de lignes direc­tri­ces du comi­té ou de con­seils d’un délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées. Le comi­té peut éga­le­ment émett­re des lignes direc­tri­ces pour les opé­ra­ti­ons de trai­te­ment qui ne sont pas con­sidé­rées com­me pré­sen­tant un ris­que éle­vé pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques et indi­quer quel­les mesu­res d’at­té­nua­ti­on peu­vent être suf­fi­san­tes dans ces cas.

Artic­le 25 Pro­tec­tion des don­nées par la con­cep­ti­on tech­ni­que et par des paramè­tres par défaut respec­tueux de la vie pri­vée Pri­va­cy by design Pri­va­cy by default
(1) Comp­te tenu de l’é­tat de l’art, des coûts de mise en œuvre et de la natu­re, de la por­tée, des cir­con­stances et des fina­li­tés du trai­te­ment, ain­si que des dif­fér­ents degrés de pro­ba­bi­li­té et de gra­vi­té des ris­ques que pré­sen­te le trai­te­ment pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques, le responsable du trai­te­ment met en œuvre les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées – tel­les que la pro­tec­tion des don­nées – tant au moment de la déter­mi­na­ti­on des moy­ens du trai­te­ment qu’au moment du trai­te­ment pro­pre­ment dit. par exemp­le la pseud­ony­mi­sa­ti­on – qui sont con­çues pour mett­re en œuvre effi­ca­ce­ment les prin­cipes de pro­tec­tion des don­nées, tels que la mini­mi­sa­ti­on des don­nées, et pour inclu­re les garan­ties néces­saires dans le trai­te­ment afin de satis­fai­re aux exi­gen­ces du pré­sent règle­ment et de pro­té­ger les droits des per­son­nes concernées.
(2) Le responsable du trai­te­ment met en œuvre les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées afin de garan­tir que, par défaut, seu­les les don­nées à carac­tère per­son­nel dont le trai­te­ment est néces­saire au regard de la fina­li­té spé­ci­fi­que pour­suivie sont trai­tées. Cet­te obli­ga­ti­on s’ap­pli­que à la quan­ti­té de don­nées à carac­tère per­son­nel coll­ec­tées, à l’é­ten­due de leur trai­te­ment, à leur durée de con­ser­va­ti­on et à leur acce­s­si­bi­li­té. De tel­les mesu­res doi­vent notam­ment garan­tir que les don­nées à carac­tère per­son­nel ne sont pas ren­dues acce­s­si­bles par défaut à un nombre indé­ter­mi­né de per­son­nes phy­si­ques sans l’in­ter­ven­ti­on de la personne.
(3) Une pro­cé­du­re de cer­ti­fi­ca­ti­on approu­vée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 42 peut être uti­li­sée com­me fac­teur pour démon­trer le respect des exi­gen­ces visées aux para­gra­phes 1 et 2 du pré­sent article.

Con­sidé­rants

(78) Afin de pro­té­ger les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel, il est néces­saire de mett­re en œuvre des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées pour satis­fai­re aux exi­gen­ces du pré­sent règle­ment. Afin de démon­trer le respect du pré­sent règle­ment, le responsable du trai­te­ment dev­rait défi­nir des poli­ti­ques inter­nes et prend­re des mesu­res qui respec­tent notam­ment les prin­cipes de la pro­tec­tion des don­nées dès la con­cep­ti­on (data pro­tec­tion by design) et de la pro­tec­tion des don­nées par défaut (data pro­tec­tion by default). Ces mesu­res pour­rai­ent con­si­ster, ent­re aut­res, à mini­mi­ser le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel, à pseud­ony­mi­ser les don­nées à carac­tère per­son­nel dès que pos­si­ble, à assurer la trans­pa­rence des fonc­tions et du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel, à per­mett­re à la per­son­ne con­cer­née de sur­veil­ler le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel et à per­mett­re au responsable du trai­te­ment de cré­er et d’a­mé­lio­rer des fonc­tions de sécu­ri­té. En ce qui con­cer­ne le déve­lo­p­pe­ment, la con­cep­ti­on, la sélec­tion et l’uti­li­sa­ti­on d’ap­pli­ca­ti­ons, de ser­vices et de pro­duits qui soit repo­sent sur le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel, soit trai­tent des don­nées à carac­tère per­son­nel pour l’exé­cu­ti­on de leurs tâches, les fab­ri­cants de ces pro­duits, ser­vices et appli­ca­ti­ons dev­rai­ent être encou­ra­gés à tenir comp­te du droit à la pro­tec­tion des don­nées lors du déve­lo­p­pe­ment et de la con­cep­ti­on des pro­duits, ser­vices et appli­ca­ti­ons et à veil­ler, en tenant dûment comp­te de l’é­tat de la tech­ni­que, à ce que les respons­ables du trai­te­ment et les sous-trai­tants soi­ent en mesu­re de respec­ter leurs obli­ga­ti­ons en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées. Les prin­cipes de la pro­tec­tion des don­nées par la tech­no­lo­gie et par des paramè­tres par défaut respec­tueux de la vie pri­vée dev­rai­ent éga­le­ment être pris en comp­te dans les appels d’off­res publics.

Artic­le 26 Respons­ables con­joints du traitement
(1) Lorsque deux respons­ables ou plus déter­mi­nent con­join­te­ment les fina­li­tés et les moy­ens du trai­te­ment, ils sont respons­ables con­join­te­ment. Ils défi­nis­sent dans un accord, de maniè­re trans­pa­ren­te, qui rem­plit quel­le obli­ga­ti­on au tit­re du pré­sent règle­ment, notam­ment en ce qui con­cer­ne l’e­xer­ci­ce des droits de la per­son­ne con­cer­née, et qui rem­plit quel­les obli­ga­ti­ons d’in­for­ma­ti­on con­for­mé­ment aux artic­les 13 et 14, si et dans la mesu­re où les tâches respec­ti­ves des respons­ables ne sont pas défi­nies par la légis­la­ti­on de l’U­ni­on ou des États mem­bres à laquel­le les respons­ables sont sou­mis. L’ac­cord peut indi­quer un point de cont­act pour les per­son­nes concernées.
(2) L’ac­cord visé au para­gra­phe 1 doit dûment reflé­ter les fonc­tions et rela­ti­ons effec­ti­ves respec­ti­ves des respons­ables con­joints vis-à-vis des per­son­nes con­cer­nées. L’e­s­sen­tiel de l’ac­cord est mis à la dis­po­si­ti­on de la per­son­ne concernée.
(3) Non­ob­stant les moda­li­tés de l’ac­cord visé au para­gra­phe 1, la per­son­ne con­cer­née peut fai­re valoir ses droits au tit­re du pré­sent règle­ment auprès de cha­cun des respons­ables du trai­te­ment et à l’en­cont­re de cha­cun d’ent­re eux.

Con­sidé­rants

(79) Afin de pro­té­ger les droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées, ain­si que la responsa­bi­li­té des respons­ables du trai­te­ment et des sous-trai­tants, il est néces­saire que le pré­sent règle­ment éta­blis­se une répar­ti­ti­on clai­re des responsa­bi­li­tés, y com­pris lorsqu’un responsable du trai­te­ment déter­mi­ne les fina­li­tés et les moy­ens du trai­te­ment con­join­te­ment avec d’aut­res respons­ables du trai­te­ment ou lorsqu’u­ne opé­ra­ti­on de trai­te­ment est effec­tuée pour le comp­te d’un responsable du trai­te­ment, notam­ment en ce qui con­cer­ne les mesu­res de con­trô­le et aut­res mesu­res pri­ses par les auto­ri­tés de contrôle.

Artic­le 27 Repré­sen­tants des respons­ables du trai­te­ment ou des sous-trai­tants non étab­lis dans l’Union
(1) Dans les cas visés à l’ar­tic­le 3, para­gra­phe 2, le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant dési­gne par écrit un repré­sen­tant dans l’Union.
(2) L’ob­li­ga­ti­on pré­vue au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le ne s’ap­pli­que pas
a) un trai­te­ment effec­tué à tit­re occa­si­on­nel n’im­pli­que pas un trai­te­ment à gran­de échel­le de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées au sens de l’ar­tic­le 9, para­gra­phe 1, ou un trai­te­ment à gran­de échel­le de don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves à des con­dam­na­ti­ons péna­les et à des infrac­tions au sens de l’ar­tic­le 10 et n’est pas sus­cep­ti­ble d’en­gend­rer un ris­que pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques comp­te tenu de la natu­re, des cir­con­stances, de la por­tée et des fina­li­tés du trai­te­ment, ou
b) les auto­ri­tés ou les orga­nis­mes publics.
(3) Le repré­sen­tant doit être éta­b­li dans l’un des États mem­bres où se trou­vent les per­son­nes con­cer­nées dont les don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées ou dont le com­porte­ment est obser­vé en rela­ti­on avec les biens ou ser­vices qui leur sont proposés.
(4) Le repré­sen­tant est char­gé par le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant, en plus de celui-ci ou à sa place, de ser­vir de point de cont­act, notam­ment pour les auto­ri­tés de con­trô­le et les per­son­nes con­cer­nées, pour tou­tes les que­sti­ons liées au trai­te­ment, afin d’assurer le respect du pré­sent règlement.
(5) La dési­gna­ti­on d’un repré­sen­tant par le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant est sans pré­ju­di­ce d’é­ven­tu­el­les actions en justi­ce cont­re le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant lui-même.

Con­sidé­rants

(80) Tout responsable du trai­te­ment ou sous-trai­tant qui n’est pas éta­b­li dans l’U­ni­on et dont les acti­vi­tés de trai­te­ment se rap­portent à des per­son­nes con­cer­nées se trou­vant dans l’U­ni­on et visent à offrir des biens ou des ser­vices à ces per­son­nes dans l’U­ni­on – qu’un pai­ement soit ou non exi­gé de la per­son­ne con­cer­née – ou à sui­v­re leur com­porte­ment, dans la mesu­re où celui-ci a lieu dans l’U­ni­on, dev­rait être tenu de dési­gner un repré­sen­tant, sauf si, le trai­te­ment est occa­si­on­nel, n’im­pli­que pas le trai­te­ment à gran­de échel­le de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel ou le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves à des con­dam­na­ti­ons péna­les et à des infrac­tions et, comp­te tenu de sa natu­re, de ses cir­con­stances, de sa por­tée et de ses fina­li­tés, n’est pas sus­cep­ti­ble d’en­gend­rer un ris­que pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques, ou si le responsable du trai­te­ment est une auto­ri­té publi­que ou un orga­nis­me public. Le repré­sen­tant doit agir au nom du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant et ser­vir de point de cont­act pour les auto­ri­tés de con­trô­le. Le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant dev­rait expres­sé­ment dési­gner le repré­sen­tant et le char­ger par écrit d’a­gir en son nom en ce qui con­cer­ne les obli­ga­ti­ons qui lui incom­bent en ver­tu du pré­sent règle­ment. La dési­gna­ti­on d’un tel repré­sen­tant n’af­fec­te pas la responsa­bi­li­té du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant au tit­re du pré­sent règle­ment. Un tel repré­sen­tant dev­rait exer­cer ses fonc­tions con­for­mé­ment au man­dat du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant et, en par­ti­cu­lier, coopé­rer avec les auto­ri­tés de con­trô­le com­pé­ten­tes en ce qui con­cer­ne les mesu­res visa­nt à assurer le respect du pré­sent règle­ment. En cas de vio­la­ti­on par le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant, le repré­sen­tant dési­gné dev­rait être sou­mis à des pro­cé­du­res d’exécution.

Artic­le 28 Sous-traitants
(1) Lorsqu’un trai­te­ment est effec­tué pour le comp­te d’un responsable du trai­te­ment, celui-ci ne tra­vail­le qu’a­vec des sous-trai­tants qui offrent des garan­ties suf­fi­san­tes quant à la mise en œuvre de mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées de maniè­re à ce que le trai­te­ment soit effec­tué con­for­mé­ment aux exi­gen­ces du pré­sent règle­ment et garan­tis­se la pro­tec­tion des droits de la per­son­ne concernée.
(2) Le sous-trai­tant ne fait pas appel à d’aut­res sous-trai­tants sans l’ac­cord écrit pré­alable, distinct ou géné­ral, du responsable du trai­te­ment. En cas d’au­to­ri­sa­ti­on écri­te géné­ra­le, le sous-trai­tant infor­me tou­jours le responsable du trai­te­ment de tou­te modi­fi­ca­ti­on envi­sa­gée con­cer­nant le recours à d’aut­res sous-trai­tants ou leur rem­pla­ce­ment, ce qui per­met au responsable du trai­te­ment de s’op­po­ser à de tel­les modifications.
(3) Le trai­te­ment par un sous-trai­tant est effec­tué sur la base d’un cont­rat ou d’un aut­re instru­ment juri­di­que en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit des États mem­bres qui lie le sous-trai­tant au responsable du trai­te­ment et qui pré­cise l’ob­jet et la durée du trai­te­ment, la natu­re et la fina­li­té du trai­te­ment, le type de don­nées à carac­tère per­son­nel, les caté­go­ries de per­son­nes con­cer­nées et les obli­ga­ti­ons et droits du responsable du trai­te­ment. Ce cont­rat ou cet aut­re instru­ment juri­di­que pré­voit notam­ment que le sous-trai­tant doit
a) ne trai­te les don­nées à carac­tère per­son­nel que sur ins­truc­tion docu­men­tée du responsable du trai­te­ment, y com­pris en ce qui con­cer­ne le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel vers un pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le, à moins qu’il n’y soit con­traint par le droit de l’U­ni­on ou des États mem­bres auquel le sous-trai­tant est sou­mis ; dans ce cas, le sous-trai­tant com­mu­ni­que ces exi­gen­ces léga­les au responsable du trai­te­ment avant le trai­te­ment, à moins que le droit en que­sti­on n’in­ter­di­se une tel­le com­mu­ni­ca­ti­on pour un motif d’in­té­rêt public important ;
b) garan­tit que les per­son­nes auto­ri­sées à trai­ter les don­nées à carac­tère per­son­nel se sont enga­gées à respec­ter la con­fi­den­tia­li­té ou sont sou­mi­ses à une obli­ga­ti­on léga­le de secret pro­fes­si­on­nel appropriée ;
c) prend tou­tes les mesu­res néces­saires con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 32 ;
d) respec­te les con­di­ti­ons visées aux para­gra­phes 2 et 4 pour le recours aux ser­vices d’un aut­re sous-traitant ;
e) comp­te tenu de la natu­re du trai­te­ment, aide le responsable du trai­te­ment, dans la mesu­re du pos­si­ble, à s’ac­quit­ter de son obli­ga­ti­on de répond­re aux deman­des d’e­xer­ci­ce des droits de la per­son­ne con­cer­née visés au cha­pit­re III, en met­tant en œuvre des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appropriées ;

f) comp­te tenu de la natu­re du trai­te­ment et des infor­ma­ti­ons dont il dis­po­se, assi­ste le responsable du trai­te­ment dans le respect des obli­ga­ti­ons visées aux artic­les 32 à 36 ;

g) à l’issue de la four­ni­tu­re des ser­vices de trai­te­ment, sup­p­rime ou resti­tue tou­tes les don­nées à carac­tère per­son­nel et efface les copies exi­stan­tes, au choix du responsable du trai­te­ment, à moins que le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres n’im­po­se de con­ser­ver les don­nées à carac­tère personnel ;

h) met à la dis­po­si­ti­on du responsable tou­tes les infor­ma­ti­ons néces­saires pour prou­ver le respect des obli­ga­ti­ons énon­cées dans le pré­sent artic­le, et per­met et con­tri­bue aux véri­fi­ca­ti­ons, y com­pris aux inspec­tions, effec­tuées par le responsable ou par un aut­re con­trô­leur man­da­té par celui-ci.

En ce qui con­cer­ne le pre­mier ali­néa, point h), le sous-trai­tant infor­me sans délai le responsable du trai­te­ment s’il esti­me qu’u­ne ins­truc­tion est con­trai­re au pré­sent règle­ment ou à d’aut­res dis­po­si­ti­ons de l’U­ni­on ou des États mem­bres rela­ti­ves à la pro­tec­tion des données.

(4) Lorsque le sous-trai­tant fait appel aux ser­vices d’un aut­re sous-trai­tant pour exé­cu­ter cer­tai­nes acti­vi­tés de trai­te­ment pour le comp­te du responsable du trai­te­ment, les obli­ga­ti­ons en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées qui incom­bent à cet aut­re sous-trai­tant en ver­tu d’un cont­rat ou d’un aut­re instru­ment juri­di­que con­for­me au droit de l’U­ni­on ou au droit de l’É­tat membre con­cer­né sont les mêmes que cel­les qui sont énon­cées dans le cont­rat ou l’aut­re instru­ment juri­di­que con­clu ent­re le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant con­for­mé­ment au para­gra­phe 3, en par­ti­cu­lier en four­nis­sant des garan­ties suf­fi­san­tes que les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées sont mises en œuvre de maniè­re à ce que le trai­te­ment soit effec­tué con­for­mé­ment aux exi­gen­ces du pré­sent règle­ment. Si le sous-trai­tant ulté­ri­eur ne respec­te pas ses obli­ga­ti­ons en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées, le pre­mier sous-trai­tant est responsable vis-à-vis du responsable du trai­te­ment du respect des obli­ga­ti­ons de cet aut­re sous-traitant.
(5) Le respect par un sous-trai­tant de codes de con­duite approu­vés en ver­tu de l’ar­tic­le 40 ou d’u­ne pro­cé­du­re de cer­ti­fi­ca­ti­on approu­vée en ver­tu de l’ar­tic­le 42 peut être uti­li­sé com­me fac­teur pour démon­trer des garan­ties suf­fi­san­tes au sens des para­gra­phes 1 et 4 du pré­sent article.
(6) Sans pré­ju­di­ce d’un cont­rat indi­vi­du­el ent­re le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant, le cont­rat ou l’aut­re instru­ment juri­di­que visé aux para­gra­phes 3 et 4 du pré­sent artic­le peut être fon­dé, en tout ou en par­tie, sur les clau­ses con­trac­tu­el­les types visées aux para­gra­phes 7 et 8 du pré­sent artic­le, même si cel­les-ci font par­tie inté­gran­te d’u­ne cer­ti­fi­ca­ti­on déli­v­rée au responsable du trai­te­ment ou au sous-trai­tant con­for­mé­ment aux artic­les 42 et 43.
(7) La Com­mis­si­on peut, con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re d’ex­amen visée à l’ar­tic­le 87, para­gra­phe 2, adop­ter des clau­ses con­trac­tu­el­les types pour rég­ler les que­sti­ons visées aux para­gra­phes 3 et 4 du pré­sent article.
(8) Une auto­ri­té de con­trô­le peut, con­for­mé­ment au méca­nis­me de cohé­rence visé à l’ar­tic­le 63, adop­ter des clau­ses con­trac­tu­el­les types pour rég­ler les que­sti­ons visées aux para­gra­phes 3 et 4 du pré­sent article.
(9) Le cont­rat ou l’aut­re instru­ment juri­di­que visé aux para­gra­phes 3 et 4 est rédi­gé par écrit, y com­pris sous for­mat électronique.
(10) Sans pré­ju­di­ce des artic­les 82, 83 et 84, un sous-trai­tant qui, en vio­la­ti­on du pré­sent règle­ment, déter­mi­ne les fina­li­tés et les moy­ens du trai­te­ment est con­sidé­ré com­me responsable de ce traitement.

Con­sidé­rants

(81) Afin de respec­ter les exi­gen­ces du pré­sent règle­ment en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment à effec­tuer par le sous-trai­tant pour le comp­te du responsable du trai­te­ment, un responsable du trai­te­ment qui sou­hai­te con­fier des acti­vi­tés de trai­te­ment à un sous-trai­tant ne dev­rait fai­re appel qu’à des sous-trai­tants qui offrent des garan­ties suf­fi­san­tes, notam­ment en ter­mes d’ex­per­ti­se, de fia­bi­li­té et de res­sour­ces, quant à la mise en œuvre de mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les, y com­pris pour la sécu­ri­té du trai­te­ment, qui satis­font aux exi­gen­ces du pré­sent règle­ment. Le respect par un sous-trai­tant de codes de con­duite approu­vés ou d’u­ne pro­cé­du­re de cer­ti­fi­ca­ti­on approu­vée peut être uti­li­sé com­me fac­teur pour démon­trer le respect des obli­ga­ti­ons du responsable du trai­te­ment. La mise en œuvre d’un trai­te­ment par un sous-trai­tant dev­rait se fai­re sur la base d’un cont­rat ou d’un aut­re instru­ment juri­di­que en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou des États mem­bres, qui lie le sous-trai­tant au responsable du trai­te­ment et qui pré­cise l’ob­jet et la durée du trai­te­ment, la natu­re et les fina­li­tés du trai­te­ment, le type de don­nées à carac­tère per­son­nel et les caté­go­ries de per­son­nes con­cer­nées, comp­te tenu des tâches et obli­ga­ti­ons spé­ci­fi­ques du sous-trai­tant dans le cad­re du trai­te­ment envi­sa­gé et du ris­que pour les droits et liber­tés de la per­son­ne con­cer­née. Le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant peu­vent déci­der d’uti­li­ser un cont­rat indi­vi­du­el ou des clau­ses con­trac­tu­el­les types, soit direc­te­ment adop­tées par la Com­mis­si­on, soit adop­tées par une auto­ri­té de con­trô­le à l’issue de la pro­cé­du­re de mise en cohé­rence, puis adop­tées par la Com­mis­si­on. Après avoir mis fin au trai­te­ment pour le comp­te du responsable du trai­te­ment, le sous-trai­tant dev­rait, au choix du responsable du trai­te­ment, soit resti­tuer les don­nées à carac­tère per­son­nel, soit les effacer, à moins qu’il n’e­xi­ste une obli­ga­ti­on de con­ser­ver les don­nées à carac­tère per­son­nel en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou des États mem­bres auquel le sous-trai­tant est soumis.
(95) Le sous-trai­tant doit, si néces­saire, aider le responsable du trai­te­ment, sur deman­de, à garan­tir le respect des obli­ga­ti­ons décou­lant de la réa­li­sa­ti­on de l’ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées et de la con­sul­ta­ti­on pré­alable de l’au­to­ri­té de contrôle.

Artic­le 29 Trai­te­ment effec­tué sous l’au­to­ri­té du responsable du trai­te­ment ou du sous-traitant

Le sous-trai­tant et tou­te per­son­ne pla­cée sous l’au­to­ri­té du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant et ayant accès à des don­nées à carac­tère per­son­nel ne peu­vent trai­ter ces don­nées que sur ins­truc­tion du responsable du trai­te­ment, à moins qu’ils ne soi­ent tenus de le fai­re en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit des États membres.

Artic­le 30 Inven­tai­re des acti­vi­tés de traitement
(1) Chaque responsable et, le cas échéant, son repré­sen­tant tien­nent un regist­re de tou­tes les acti­vi­tés de trai­te­ment rele­vant de leur com­pé­tence. Ce regist­re con­ti­ent tou­tes les infor­ma­ti­ons suivantes :
a) le nom et les coor­don­nées du responsable et, le cas échéant, du responsable con­joint, du repré­sen­tant du responsable et d’un éven­tuel délé­gué à la pro­tec­tion des données ;
b) les fina­li­tés du traitement ;
c) une descrip­ti­on des caté­go­ries de per­son­nes con­cer­nées et des caté­go­ries de don­nées à carac­tère personnel ;
d) les caté­go­ries de desti­na­tai­res aux­quels les don­nées à carac­tère per­son­nel ont été ou seront divul­guées, y com­pris les desti­na­tai­res dans des pays tiers ou des orga­ni­sa­ti­ons internationales ;
e) le cas échéant, les trans­ferts de don­nées à carac­tère per­son­nel vers un pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le, y com­pris l’in­di­ca­ti­on du pays tiers ou de l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le concerné(e) et, pour les trans­ferts de don­nées visés à l’ar­tic­le 49, para­gra­phe 1, deu­xiè­me ali­néa, la docu­men­ta­ti­on rela­ti­ve aux garan­ties appropriées ;
f) si pos­si­ble, les délais pré­vus pour l’effa­ce­ment des dif­fé­ren­tes caté­go­ries de données ;
g) si pos­si­ble, une descrip­ti­on géné­ra­le des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les visées à l’ar­tic­le 32, para­gra­phe 1.
(2) Chaque sous-trai­tant et, le cas échéant, son repré­sen­tant tien­nent un regist­re de tou­tes les caté­go­ries d’ac­ti­vi­tés de trai­te­ment effec­tuées pour le comp­te d’un responsable du trai­te­ment, qui con­ti­ent les élé­ments suivants :
a) le nom et les coor­don­nées du ou des sous-trai­tants et de chaque responsable du trai­te­ment pour le comp­te duquel le sous-trai­tant agit, ain­si que, le cas échéant, du repré­sen­tant du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant et de tout délé­gué à la pro­tec­tion des données ;
b) les caté­go­ries de trai­te­ments effec­tués pour le comp­te de chaque responsable ;
c) le cas échéant, les trans­ferts de don­nées à carac­tère per­son­nel vers un pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le, y com­pris l’in­di­ca­ti­on du pays tiers ou de l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le concerné(e) et, pour les trans­ferts de don­nées visés à l’ar­tic­le 49, para­gra­phe 1, deu­xiè­me ali­néa, la docu­men­ta­ti­on rela­ti­ve aux garan­ties appropriées ;
d) si pos­si­ble, une descrip­ti­on géné­ra­le des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les visées à l’ar­tic­le 32, para­gra­phe 1.
(3) Le regist­re visé aux para­gra­phes 1 et 2 est tenu par écrit, y com­pris sous for­mat électronique.
(4) Le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant et, le cas échéant, le repré­sen­tant du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant met­tent le regist­re à la dis­po­si­ti­on de l’au­to­ri­té de con­trô­le sur demande.
(5) Les obli­ga­ti­ons visées aux para­gra­phes 1 et 2 ne s’ap­pli­quent pas aux ent­re­pri­ses ou aux orga­nis­mes employant moins de 250 per­son­nes, à con­di­ti­on que le trai­te­ment qu’ils effec­tu­ent ne com­por­te pas de ris­que pour les droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées, qu’il n’ait pas un carac­tère occa­si­on­nel ou qu’il n’im­pli­que pas le trai­te­ment de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées visées à l’ar­tic­le 9, para­gra­phe 1, ou le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves aux con­dam­na­ti­ons péna­les et aux infrac­tions visées à l’ar­tic­le 10.

Con­sidé­rants

(82) Afin de démon­trer le respect du pré­sent règle­ment, le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant dev­rait tenir un regist­re des acti­vi­tés de trai­te­ment rele­vant de sa responsa­bi­li­té. Chaque responsable du trai­te­ment ou sous-trai­tant dev­rait être tenu de coopé­rer avec l’au­to­ri­té de con­trô­le et de lui four­nir, sur deman­de, le regist­re cor­re­spond­ant, afin que les opé­ra­ti­ons de trai­te­ment con­cer­nées pui­s­sent être con­trôlées sur la base de ces registres.

Artic­le 31 Coopé­ra­ti­on avec l’au­to­ri­té de surveillance

Le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant et, le cas échéant, leurs repré­sen­tants coopè­rent, sur deman­de, avec l’au­to­ri­té de con­trô­le dans l’ac­com­plis­se­ment de leurs tâches.

Sec­tion 2 Sécu­ri­té des don­nées à carac­tère personnel

Artic­le 32 Sécu­ri­té du traitement
(1) Comp­te tenu de l’é­tat de l’art, des coûts de mise en œuvre et de la natu­re, de la por­tée, des cir­con­stances et des fina­li­tés du trai­te­ment, ain­si que des dif­fér­ents degrés de pro­ba­bi­li­té et de gra­vi­té des ris­ques pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques, le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant met­tent en œuvre les mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées afin d’assurer un niveau de pro­tec­tion adap­té au ris­que, y com­pris, le cas échéant, les mesu­res suivantes :
a) la pseud­ony­mi­sa­ti­on et le cryp­ta­ge des don­nées à carac­tère personnel ;
b) la capa­ci­té d’assurer la con­fi­den­tia­li­té, l’in­té­gri­té, la dis­po­ni­bi­li­té et la rési­li­ence des systè­mes et des ser­vices liés au trai­te­ment de maniè­re durable ;
c) la capa­ci­té de réta­b­lir rapi­de­ment la dis­po­ni­bi­li­té des don­nées à carac­tère per­son­nel et l’ac­cès à cel­les-ci en cas d’in­ci­dent phy­si­que ou technique ;
d) une pro­cé­du­re per­met­tant de véri­fier, d’ap­pré­cier et d’éva­luer régu­liè­re­ment l’ef­fi­ca­ci­té des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les pri­ses pour assurer la sécu­ri­té du traitement.
(2) L’éva­lua­ti­on du niveau de pro­tec­tion adé­quat tient comp­te en par­ti­cu­lier des ris­ques liés au trai­te­ment, notam­ment la des­truc­tion, la per­te, l’al­té­ra­ti­on, la divul­ga­ti­on non auto­ri­sée de don­nées à carac­tère per­son­nel trans­mi­ses, stockées ou trai­tées d’u­ne aut­re maniè­re, ou l’ac­cès non auto­ri­sé à de tel­les don­nées, qu’ils soi­ent acci­den­tels ou illicites.
(3) Le respect des codes de con­duite approu­vés visés à l’ar­tic­le 40 ou d’u­ne pro­cé­du­re de cer­ti­fi­ca­ti­on approu­vée visée à l’ar­tic­le 42 peut être uti­li­sé com­me fac­teur pour démon­trer le respect des exi­gen­ces visées au para­gra­phe 1 du pré­sent article.
(4) Le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant pren­nent des mesu­res pour garan­tir que les per­son­nes phy­si­ques pla­cées sous leur auto­ri­té et ayant accès aux don­nées à carac­tère per­son­nel ne les trai­tent que sur ins­truc­tion du responsable du trai­te­ment, à moins qu’el­les ne soi­ent tenues de les trai­ter en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou des États membres.

Con­sidé­rants

(83) Afin de main­te­nir la sécu­ri­té et de pré­ve­nir tout trai­te­ment con­trai­re au pré­sent règle­ment, le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant dev­rait iden­ti­fier les ris­ques liés au trai­te­ment et prend­re des mesu­res pour les atté­nuer, tel­les que le cryp­ta­ge. Ces mesu­res dev­rai­ent assurer, comp­te tenu de l’é­tat de l’art et des coûts de mise en œuvre, un niveau de pro­tec­tion, y com­pris en matiè­re de con­fi­den­tia­li­té, qui soit adap­té aux ris­ques pré­sen­tés par le trai­te­ment et à la natu­re des don­nées à carac­tère per­son­nel à pro­té­ger. L’éva­lua­ti­on des ris­ques pour la sécu­ri­té des don­nées dev­rait tenir comp­te des ris­ques liés au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel, tels que, de maniè­re acci­den­tel­le ou illi­ci­te, la des­truc­tion, la per­te, l’al­té­ra­ti­on, la divul­ga­ti­on non auto­ri­sée de don­nées à carac­tère per­son­nel trans­mi­ses, stockées ou trai­tées d’u­ne aut­re maniè­re, ou l’ac­cès non auto­ri­sé à de tel­les don­nées, en par­ti­cu­lier lorsque cela pour­rait ent­raî­ner un dom­mage phy­si­que, maté­ri­el ou moral.

Artic­le 33 Noti­fi­ca­ti­on des vio­la­ti­ons de don­nées à carac­tère per­son­nel à l’au­to­ri­té de contrôle
(1) En cas de vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel, le responsable du trai­te­ment la noti­fie sans délai, et si pos­si­ble dans les 72 heu­res sui­vant la pri­se de con­nais­sance de la vio­la­ti­on, à l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te visée à l’ar­tic­le 51, à moins que la vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel ne soit pas sus­cep­ti­ble d’en­gend­rer un ris­que pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques. Si la noti­fi­ca­ti­on à l’au­to­ri­té de con­trô­le n’est pas effec­tuée dans les 72 heu­res, elle est accom­pa­gnée d’u­ne justi­fi­ca­ti­on du retard.
(2) Si le sous-trai­tant a con­nais­sance d’u­ne vio­la­ti­on de la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, il la noti­fie immé­dia­te­ment au responsable du traitement.
(3) La noti­fi­ca­ti­on visée au para­gra­phe 1 con­ti­ent au moins les infor­ma­ti­ons suivantes :
a) une descrip­ti­on de la natu­re de la vio­la­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel, indi­quant si pos­si­ble les caté­go­ries et le nombre appro­xi­ma­tif de per­son­nes con­cer­nées, les caté­go­ries con­cer­nées et le nombre appro­xi­ma­tif d’en­sem­bles de don­nées à carac­tère per­son­nel concernés
b) le nom et les coor­don­nées du délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées ou d’un aut­re point de cont­act pour de plus amp­les informations ;
c) une descrip­ti­on des con­sé­quen­ces pro­ba­bles de la vio­la­ti­on de la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère personnel ;
d) une descrip­ti­on des mesu­res pri­ses ou pro­po­sées par le responsable du trai­te­ment pour remé­dier à la vio­la­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel et, le cas échéant, des mesu­res pri­ses pour en atté­nuer les effets néga­tifs potentiels.
(4) Si et dans la mesu­re où les infor­ma­ti­ons ne peu­vent pas être four­nies en même temps, le responsable peut four­nir ces infor­ma­ti­ons pro­gres­si­ve­ment, sans retard sup­p­lé­men­tai­re injustifié.
(5) Le responsable du trai­te­ment docu­men­te les vio­la­ti­ons de don­nées à carac­tère per­son­nel, y com­pris tous les faits liés à la vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel, leurs con­sé­quen­ces et les mesu­res pri­ses pour y remé­dier. Cet­te docu­men­ta­ti­on doit per­mett­re à l’au­to­ri­té de con­trô­le de véri­fier le respect des dis­po­si­ti­ons du pré­sent article.

Con­sidé­rants

(85) Une vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel peut, si elle n’est pas trai­tée à temps et de maniè­re appro­priée, ent­raî­ner des dom­mages phy­si­ques, maté­ri­els ou imma­té­ri­els pour les per­son­nes phy­si­ques, tels que la per­te de con­trô­le sur leurs don­nées à carac­tère per­son­nel ou la limi­ta­ti­on de leurs droits, la dis­cri­mi­na­ti­on, le vol ou la frau­de d’i­den­ti­té, les per­tes finan­ciè­res, la levée non auto­ri­sée de la pseud­ony­mi­sa­ti­on, l’att­ein­te à la répu­ta­ti­on, la per­te de con­fi­den­tia­li­té des don­nées sou­mi­ses au secret pro­fes­si­on­nel ou d’aut­res pré­ju­di­ces éco­no­mi­ques ou soci­aux importants pour la per­son­ne phy­si­que con­cer­née. Par con­sé­quent, dès qu’il a con­nais­sance d’u­ne vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel, le responsable du trai­te­ment doit la noti­fier à l’au­to­ri­té de con­trô­le dans les meil­leurs délais et, si pos­si­ble, dans un délai maxi­mal de 72 heu­res à comp­ter de la date à laquel­le il a eu con­nais­sance de la vio­la­ti­on, à moins que le responsable du trai­te­ment ne pui­s­se démon­trer, con­for­mé­ment au prin­ci­pe de responsa­bi­li­té, que la vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel n’est pas sus­cep­ti­ble d’en­traî­ner un ris­que pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques. Si cet­te noti­fi­ca­ti­on ne peut avoir lieu dans un délai de 72 heu­res, elle dev­rait devoir indi­quer les rai­sons du retard et les infor­ma­ti­ons peu­vent être four­nies pro­gres­si­ve­ment sans retard sup­p­lé­men­tai­re déraisonnable.
(88) Les règles détail­lées con­cer­nant le for­mat et les pro­cé­du­res de noti­fi­ca­ti­on des vio­la­ti­ons de don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rai­ent tenir dûment comp­te des cir­con­stances de la vio­la­ti­on, par exemp­le si les don­nées à carac­tère per­son­nel étai­ent pro­té­gées par des mesu­res de sécu­ri­té tech­ni­ques appro­priées qui rédui­sent effi­ca­ce­ment la pro­ba­bi­li­té d’u­sur­pa­ti­on d’i­den­ti­té ou d’aut­res for­mes d’a­bus de don­nées. En out­re, ces règles et pro­cé­du­res dev­rai­ent tenir comp­te des inté­rêts légiti­mes des auto­ri­tés répres­si­ves dans les cas où une divul­ga­ti­on pré­co­ce ent­ra­ver­ait inu­tile­ment l’en­quête sur les cir­con­stances d’u­ne vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère personnel.

Artic­le 34 Noti­fi­ca­ti­on à la per­son­ne con­cer­née par une vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère personnel
(1) Si la vio­la­ti­on de la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel est sus­cep­ti­ble d’en­gend­rer un ris­que éle­vé pour les droits et liber­tés indi­vi­du­els des per­son­nes phy­si­ques, le responsable du trai­te­ment noti­fie sans délai la vio­la­ti­on à la per­son­ne concernée.
(2) La noti­fi­ca­ti­on à la per­son­ne con­cer­née visée au para­gra­phe 1 décrit en ter­mes clairs et simp­les la natu­re de la vio­la­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel et con­ti­ent au moins les infor­ma­ti­ons et mesu­res visées à l’ar­tic­le 33, para­gra­phe 3, points b), c) et d).
(3) La noti­fi­ca­ti­on à la per­son­ne con­cer­née visée au para­gra­phe 1 n’est pas néces­saire si l’u­ne des con­di­ti­ons sui­van­tes est remplie :
a) le responsable a pris des mesu­res de sécu­ri­té tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées et ces mesu­res ont été appli­quées aux don­nées à carac­tère per­son­nel con­cer­nées par la vio­la­ti­on, notam­ment cel­les qui ren­dent les don­nées à carac­tère per­son­nel inac­ce­s­si­bles à tou­te per­son­ne non auto­ri­sée à accé­der aux don­nées à carac­tère per­son­nel, par exemp­le au moy­en du cryptage ;
b) le responsable du trai­te­ment a pris les mesu­res sui­van­tes pour garan­tir que, selon tou­te pro­ba­bi­li­té, le ris­que éle­vé pour les droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées visé au para­gra­phe 1 n’e­xi­ste plus ;
c) la noti­fi­ca­ti­on impli­quer­ait des efforts dis­pro­por­ti­onnés. Dans ce cas, il con­vi­ent de recour­ir à un avis public ou à une mesu­re simi­lai­re per­met­tant d’in­for­mer les per­son­nes con­cer­nées avec une effi­ca­ci­té comparable.
(4) Si le responsable du trai­te­ment n’a pas déjà noti­fié à la per­son­ne con­cer­née la vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel, l’au­to­ri­té de con­trô­le peut, en tenant comp­te de la pro­ba­bi­li­té que la vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel ent­raî­ne un ris­que éle­vé, exi­ger du responsable du trai­te­ment qu’il le fas­se ou con­stater, par voie de décis­i­on, que cer­tai­nes des con­di­ti­ons visées au para­gra­phe 3 sont remplies.

Con­sidé­rants

(86) Le responsable du trai­te­ment dev­rait noti­fier sans délai à la per­son­ne con­cer­née la vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel lorsque cel­le-ci est sus­cep­ti­ble d’en­gend­rer un ris­que éle­vé pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques, afin que cel­les-ci pui­s­sent prend­re les mesu­res néces­saires. La noti­fi­ca­ti­on dev­rait com­prend­re une descrip­ti­on de la natu­re de la vio­la­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel et des recom­man­da­ti­ons à la per­son­ne phy­si­que con­cer­née sur la maniè­re d’at­té­nuer tou­te con­sé­quence néga­ti­ve de cet­te vio­la­ti­on. Ces noti­fi­ca­ti­ons à la per­son­ne con­cer­née dev­rai­ent tou­jours être effec­tuées aus­si rapi­de­ment que pos­si­ble, en étroi­te con­sul­ta­ti­on avec l’au­to­ri­té de con­trô­le et con­for­mé­ment aux ins­truc­tions don­nées par cel­le-ci ou par d’aut­res auto­ri­tés com­pé­ten­tes, tel­les que les auto­ri­tés répres­si­ves. Par exemp­le, pour rédui­re le ris­que de pré­ju­di­ce immé­di­at, les per­son­nes con­cer­nées dev­rai­ent être infor­mées immé­dia­te­ment, alors qu’un délai de noti­fi­ca­ti­on plus long peut être justi­fié pour prend­re des mesu­res appro­priées cont­re des vio­la­ti­ons con­ti­nues ou com­pa­ra­bles de la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère personnel.
(87) Il con­vi­ent de déter­mi­ner si tou­tes les mesu­res de pro­tec­tion tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les appro­priées ont été pri­ses afin de pou­voir déter­mi­ner immé­dia­te­ment si une vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel s’est pro­duite et d’en infor­mer sans délai l’au­to­ri­té de con­trô­le et la per­son­ne con­cer­née. Pour déter­mi­ner si la noti­fi­ca­ti­on a été effec­tuée sans délai, il con­vi­ent de tenir comp­te de la natu­re et de la gra­vi­té de la vio­la­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel, ain­si que de ses con­sé­quen­ces et de ses effets néga­tifs pour la per­son­ne con­cer­née. La noti­fi­ca­ti­on peut don­ner lieu à une action de l’au­to­ri­té de con­trô­le con­for­mé­ment aux tâches et aux pou­voirs qui lui sont con­fé­rés par le pré­sent règlement.

Sec­tion 3 Ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées et con­sul­ta­ti­on préalable

Artic­le 35 Ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des données
(1) Lorsqu’u­ne for­me de trai­te­ment, en par­ti­cu­lier lorsqu’el­le fait appel à de nou­vel­les tech­no­lo­gies, est sus­cep­ti­ble d’en­gend­rer un ris­que éle­vé pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques en rai­son de la natu­re, de la por­tée, des cir­con­stances et des fina­li­tés du trai­te­ment, le responsable du trai­te­ment procè­de à une éva­lua­ti­on pré­alable des con­sé­quen­ces des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment envi­sa­gées pour la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel. Une seu­le éva­lua­ti­on peut être effec­tuée pour l’ex­amen de plu­sieurs opé­ra­ti­ons de trai­te­ment simi­lai­res pré­sen­tant des ris­ques éle­vés similaires.
(2) Lorsqu’il procè­de à une ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées, le responsable du trai­te­ment deman­de l’a­vis du délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées, s’il en a été dési­gné un.
(3) Une ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées tel­le que visée au para­gra­phe 1 est notam­ment requi­se dans les cas suivants :
a) l’éva­lua­ti­on sys­té­ma­tique et com­plè­te des aspects per­son­nels des per­son­nes phy­si­ques, fon­dée sur un trai­te­ment auto­ma­ti­sé, y com­pris le pro­fi­la­ge, qui sert à son tour de base à des décis­i­ons pro­dui­sant des effets juri­di­ques à l’é­gard de per­son­nes phy­si­ques ou les affec­tant de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve de façon similaire ;
b) le trai­te­ment à gran­de échel­le de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel visées à l’ar­tic­le 9, para­gra­phe 1, ou de don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves aux con­dam­na­ti­ons péna­les et aux infrac­tions visées à l’ar­tic­le 10 ; ou
c) sur­veil­lan­ce sys­té­ma­tique à gran­de échel­le des zones acce­s­si­bles au public.
(4) L’au­to­ri­té de con­trô­le éta­blit et publie une liste des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment pour les­quel­les une ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées doit être effec­tuée con­for­mé­ment au para­gra­phe 1. L’au­to­ri­té de con­trô­le trans­met ces listes au comi­té visé à l’ar­tic­le 68.
(5) L’au­to­ri­té de con­trô­le peut éga­le­ment éta­b­lir et publier une liste des types d’opé­ra­ti­ons de trai­te­ment pour les­quel­les une ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées n’est pas requi­se. L’au­to­ri­té de con­trô­le com­mu­ni­que ces listes au comité.
(6) Avant d’é­ta­b­lir les listes visées aux para­gra­phes 4 et 5, l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te appli­que la pro­cé­du­re de cohé­rence pré­vue à l’ar­tic­le 63 lorsque ces listes com­pren­nent des acti­vi­tés de trai­te­ment liées à l’off­re de biens ou de ser­vices aux per­son­nes con­cer­nées ou à l’ob­ser­va­ti­on de leur com­porte­ment dans plu­sieurs États mem­bres, ou qui sont sus­cep­ti­bles d’af­fec­ter de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve la lib­re cir­cula­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel dans l’Union.
(7) L’ana­ly­se d’im­pact con­ti­ent au moins les élé­ments suivants :
a) une descrip­ti­on sys­té­ma­tique des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment envi­sa­gées et des fina­li­tés du trai­te­ment, y com­pris, le cas échéant, des inté­rêts légiti­mes pour­suivis par le responsable du traitement ;
b) une éva­lua­ti­on de la néces­si­té et de la pro­por­ti­on­na­li­té des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment par rap­port à la finalité ;
c) une éva­lua­ti­on des ris­ques pour les droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées, con­for­mé­ment au para­gra­phe 1 ; et
d) les mesu­res cor­rec­ti­ves envi­sa­gées pour fai­re face aux ris­ques, y com­pris les garan­ties, les mesu­res de sécu­ri­té et les pro­cé­du­res visa­nt à assurer la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel et à démon­trer que le pré­sent règle­ment est respec­té, tout en tenant comp­te des droits et des inté­rêts légiti­mes des per­son­nes con­cer­nées et des aut­res par­ties intéressées.
(8) Le respect par les respons­ables du trai­te­ment ou les sous-trai­tants com­pé­tents des codes de con­duite approu­vés visés à l’ar­tic­le 40 est dûment pris en comp­te lors de l’éva­lua­ti­on de l’in­ci­dence des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment qu’ils effec­tu­ent, notam­ment aux fins d’u­ne ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des données.
(9) Le responsable recu­eil­le, le cas échéant, l’a­vis des per­son­nes con­cer­nées ou de leurs repré­sen­tants sur le trai­te­ment envi­sa­gé, sans pré­ju­di­ce de la pro­tec­tion des inté­rêts com­mer­ci­aux ou publics ou de la sécu­ri­té des opé­ra­ti­ons de traitement.
(10) Lorsque le trai­te­ment visé à l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point c) ou e), repo­se sur une base juri­di­que en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit de l’É­tat membre auquel le responsable du trai­te­ment est sou­mis, et lorsque cet­te légis­la­ti­on régit la ou les opé­ra­ti­ons de trai­te­ment spé­ci­fi­ques et qu’u­ne ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées a déjà été effec­tuée dans le cad­re de l’ana­ly­se d’im­pact géné­ra­le liée à l’ad­op­ti­on de cet­te base juri­di­que, les para­gra­phes 1 à 7 ne s’ap­pli­quent que si les États mem­bres esti­ment qu’il est néces­saire de pro­cé­der à une tel­le ana­ly­se d’im­pact avant les opé­ra­ti­ons de trai­te­ment concernées.
(11) Si néces­saire, le responsable du trai­te­ment procè­de à une révi­si­on afin d’éva­luer si le trai­te­ment est effec­tué con­for­mé­ment à l’ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées, au moins lorsque des chan­ge­ments sont inter­ve­nus dans le ris­que asso­cié aux opé­ra­ti­ons de traitement.

Con­sidé­rants

(84) Afin d’a­mé­lio­rer le respect du pré­sent règle­ment dans les cas où les opé­ra­ti­ons de trai­te­ment sont sus­cep­ti­bles d’en­gend­rer un ris­que éle­vé pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques, le responsable du trai­te­ment dev­rait être char­gé de réa­li­ser une ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées, qui éva­lue notam­ment l’o­ri­gi­ne, la natu­re, la spé­ci­fi­ci­té et la gra­vi­té de ce ris­que. Les résul­tats de l’éva­lua­ti­on dev­rai­ent être pris en comp­te pour déter­mi­ner quel­les mesu­res appro­priées doi­vent être pri­ses afin de démon­trer que le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel est con­for­me au pré­sent règle­ment. Si une ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées révè­le que les opé­ra­ti­ons de trai­te­ment pré­sen­tent un ris­que éle­vé que le responsable du trai­te­ment ne peut pas atté­nuer par des mesu­res appro­priées en ter­mes de tech­no­lo­gie dis­po­ni­ble et de coûts de mise en œuvre, l’au­to­ri­té de con­trô­le dev­rait être con­sul­tée avant le traitement.
(89) En ver­tu de la direc­ti­ve 95/46/CE, les trai­te­ments de don­nées à carac­tère per­son­nel devai­ent géné­ra­le­ment être noti­fi­és aux auto­ri­tés de con­trô­le. Cet­te obli­ga­ti­on de noti­fi­ca­ti­on a ent­raî­né une char­ge bureau­cra­tique et finan­ciè­re, mais n’a pas tou­jours per­mis d’a­mé­lio­rer la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel. Ces obli­ga­ti­ons géné­ra­les et indif­fé­ren­ciées de noti­fi­ca­ti­on dev­rai­ent donc être sup­p­ri­mées et rem­pla­cées par des pro­cé­du­res et des méca­nis­mes effi­caces qui, à la place, s’in­té­res­sent en prio­ri­té aux types d’opé­ra­ti­ons de trai­te­ment sus­cep­ti­bles d’en­gend­rer un ris­que éle­vé pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques en rai­son de leur natu­re, de leur por­tée, de leurs cir­con­stances et de leurs fina­li­tés. Ces types de trai­te­ment com­pren­nent notam­ment ceux qui font appel à de nou­vel­les tech­no­lo­gies ou qui sont nou­veaux et pour les­quels le responsable du trai­te­ment n’a pas enco­re effec­tué d’ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées ou pour les­quels une ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées est deve­nue néces­saire en rai­son du temps écoulé depuis le trai­te­ment initial.
(90) Dans de tels cas, le responsable du trai­te­ment dev­rait effec­tuer, avant le trai­te­ment, une ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées qui éva­lue la pro­ba­bi­li­té spé­ci­fi­que et la gra­vi­té de ce ris­que éle­vé, en tenant comp­te de la natu­re, de la por­tée, des cir­con­stances et des fina­li­tés du trai­te­ment ain­si que des cau­ses du ris­que. Cet­te ana­ly­se d’im­pact dev­rait notam­ment por­ter sur les mesu­res, garan­ties et pro­cé­du­res visa­nt à atté­nuer ce ris­que, à assurer la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel et à démon­trer le respect des dis­po­si­ti­ons du pré­sent règlement.
(91) Cela dev­rait s’ap­pli­quer en par­ti­cu­lier aux trai­te­ments à gran­de échel­le desti­nés à trai­ter de gran­des quan­ti­tés de don­nées à carac­tère per­son­nel au niveau régio­nal, natio­nal ou supra­na­tio­nal, sus­cep­ti­bles de con­cer­ner un grand nombre de per­son­nes, sus­cep­ti­bles de pré­sen­ter un ris­que éle­vé, par exemp­le en rai­son de leur sen­si­bi­li­té, et faisant lar­ge­ment appel à une nou­vel­le tech­no­lo­gie, comp­te tenu de l’é­tat actuel de la tech­ni­que, ain­si qu’à d’aut­res trai­te­ments pré­sen­tant un ris­que éle­vé pour les droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées, en par­ti­cu­lier lorsque ces trai­te­ments ren­dent plus dif­fi­ci­le l’e­xer­ci­ce de leurs droits par les per­son­nes con­cer­nées. Une ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées dev­rait éga­le­ment être effec­tuée lorsque les don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées pour prend­re des décis­i­ons con­cer­nant des per­son­nes phy­si­ques spé­ci­fi­ques, à la suite d’u­ne éva­lua­ti­on sys­té­ma­tique et appro­fon­die des aspects per­son­nels des per­son­nes phy­si­ques sur la base d’un pro­fi­la­ge de ces don­nées ou à la suite du trai­te­ment de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel, de don­nées bio­mé­tri­ques ou de don­nées rela­ti­ves aux con­dam­na­ti­ons péna­les et aux infrac­tions, ain­si que des mesu­res de sécu­ri­té con­ne­xes. De même, une ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées est requi­se pour la sur­veil­lan­ce à gran­de échel­le de zones acce­s­si­bles au public, notam­ment au moy­en de dis­po­si­tifs optoélec­tro­ni­ques, ou pour tou­te aut­re opé­ra­ti­on pour laquel­le l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te esti­me que le trai­te­ment est sus­cep­ti­ble d’en­gend­rer un ris­que éle­vé pour les droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées, notam­ment par­ce qu’il empêche les per­son­nes con­cer­nées d’e­xer­cer un droit ou de béné­fi­ci­er d’un ser­vice ou d’exé­cu­ter un cont­rat, ou par­ce qu’il est effec­tué de maniè­re sys­té­ma­tique à gran­de échel­le. Le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel ne dev­rait pas être con­sidé­ré com­me étant à gran­de échel­le lorsqu’il con­cer­ne des don­nées à carac­tère per­son­nel de pati­ents ou de cli­ents et qu’il est effec­tué par un seul méde­cin, un aut­re pro­fes­si­on­nel de la san­té ou un avo­cat. Dans ces cas, une ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées ne dev­rait pas être obligatoire.
(92) Dans cer­tai­nes cir­con­stances, il peut être rai­sonnable et éco­no­mi­que de ne pas limi­ter l’ana­ly­se d’im­pact sur la pro­tec­tion des don­nées à un pro­jet spé­ci­fi­que, mais de l’é­lar­gir à un thè­me plus lar­ge – par exemp­le, lorsque des auto­ri­tés ou des orga­nis­mes publics sou­hai­tent cré­er une appli­ca­ti­on ou une pla­te­for­me de trai­te­ment com­mu­ne, ou lorsque plu­sieurs respons­ables du trai­te­ment sou­hai­tent mett­re en place une appli­ca­ti­on ou un envi­ron­ne­ment de trai­te­ment com­mun pour l’en­sem­ble d’un sec­teur éco­no­mi­que, pour un seg­ment de mar­ché spé­ci­fi­que ou pour une acti­vi­té hori­zon­ta­le répandue.
(93) l’oc­ca­si­on de l’ad­op­ti­on de la loi de l’É­tat membre en ver­tu de laquel­le l’au­to­ri­té ou l’or­ga­nis­me public exer­ce ses fonc­tions et qui régit le ou les types d’opé­ra­ti­ons de trai­te­ment en que­sti­on, les États mem­bres peu­vent esti­mer néces­saire de pro­cé­der à de tel­les ana­ly­ses d’im­pact pré­ala­blem­ent aux opé­ra­ti­ons de traitement.

Artic­le 36 Con­sul­ta­ti­on préalable
(1) Le responsable du trai­te­ment con­sul­te l’au­to­ri­té de con­trô­le avant le trai­te­ment lorsqu’u­ne ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées effec­tuée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 35 mont­re que le trai­te­ment ent­raî­nerait un ris­que éle­vé, à moins que le responsable du trai­te­ment ne pren­ne des mesu­res pour atté­nuer ce risque.
(2) Si l’au­to­ri­té de con­trô­le esti­me que le trai­te­ment envi­sa­gé visé au para­gra­phe 1 ne serait pas con­for­me au pré­sent règle­ment, notam­ment par­ce que le responsable du trai­te­ment n’a pas suf­fi­sam­ment iden­ti­fié ou atté­nué le ris­que, elle adres­se des recom­man­da­ti­ons écri­tes appro­priées au responsable du trai­te­ment et, le cas échéant, au sous-trai­tant, dans un délai maxi­mal de huit semain­es à comp­ter de la récep­ti­on de la deman­de de con­sul­ta­ti­on, et peut exer­cer les pou­voirs visés à l’ar­tic­le 58. 2 Ce délai peut être pro­lon­gé de six semain­es, comp­te tenu de la com­ple­xi­té du trai­te­ment envi­sa­gé. 3 L’au­to­ri­té de con­trô­le infor­me le responsable du trai­te­ment ou, le cas échéant, le sous-trai­tant, d’u­ne tel­le pro­lon­ga­ti­on du délai dans un délai d’un mois à comp­ter de la récep­ti­on de la deman­de de con­sul­ta­ti­on, en indi­quant les rai­sons du retard. 4 Ces délais peu­vent être sus­pen­dus jus­qu’à ce que l’au­to­ri­té de con­trô­le ait reçu les infor­ma­ti­ons deman­dées aux fins de la consultation.
(3) Lorsqu’il est con­sul­té con­for­mé­ment au para­gra­phe 1, le responsable du trai­te­ment four­nit les infor­ma­ti­ons sui­van­tes à l’au­to­ri­té de contrôle :
a) le cas échéant, des infor­ma­ti­ons sur les responsa­bi­li­tés respec­ti­ves du responsable du trai­te­ment, des respons­ables con­joints et des sous-trai­tants impli­qués dans le trai­te­ment, en par­ti­cu­lier lorsque le trai­te­ment est effec­tué au sein d’un grou­pe d’entreprises ;
b) les fina­li­tés et les moy­ens du trai­te­ment envisagé ;
c) les mesu­res et garan­ties pré­vues pour assurer la pro­tec­tion des droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées con­for­mé­ment au pré­sent règlement ;
d) le cas échéant, les coor­don­nées du délé­gué à la pro­tec­tion des données ;
e) l’ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 35 ; et
f) tou­te aut­re infor­ma­ti­on deman­dée par l’au­to­ri­té de contrôle.
(4) Les États mem­bres con­sul­tent l’au­to­ri­té de con­trô­le lors de l’é­la­bo­ra­ti­on d’u­ne pro­po­si­ti­on de mesu­res légis­la­ti­ves à adop­ter par un par­le­ment natio­nal ou de mesu­res régle­men­tai­res fon­dées sur de tel­les mesu­res légis­la­ti­ves et con­cer­nant le traitement.
(5) Non­ob­stant le para­gra­phe 1, les respons­ables du trai­te­ment peu­vent être tenus par le droit des États mem­bres de con­sul­ter l’au­to­ri­té de con­trô­le et d’ob­te­nir son auto­ri­sa­ti­on pré­alable lorsqu’ils effec­tu­ent un trai­te­ment pour l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public, y com­pris un trai­te­ment à des fins de sécu­ri­té socia­le et de san­té publique.

Con­sidé­rants

(94) Lorsqu’u­ne ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées indi­que que le trai­te­ment ent­raî­nerait un ris­que éle­vé pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques en l’ab­sence de garan­ties, de mesu­res de sécu­ri­té et de méca­nis­mes d’at­té­nua­ti­on des ris­ques, et que le responsable du trai­te­ment esti­me que le ris­que ne peut être atté­nué par des moy­ens rai­sonn­ables au regard des tech­no­lo­gies dis­po­ni­bles et des coûts de mise en œuvre, l’au­to­ri­té de con­trô­le dev­rait être con­sul­tée avant le début des acti­vi­tés de trai­te­ment. Un tel ris­que éle­vé est sus­cep­ti­ble d’êt­re lié à cer­ta­ins types de trai­te­ment ain­si qu’à l’am­pleur et à la fré­quence du trai­te­ment, qui peu­vent éga­le­ment ent­raî­ner un pré­ju­di­ce ou une att­ein­te aux droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques. L’au­to­ri­té de con­trô­le dev­rait répond­re à la deman­de d’a­vis dans un délai déter­mi­né. Tou­te­fois, même si elle n’a pas répon­du dans ce délai, elle peut inter­ve­nir con­for­mé­ment à ses mis­si­ons et com­pé­ten­ces défi­nies dans le pré­sent règle­ment, ce qui inclut le pou­voir d’in­terd­ire des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment. Dans le cad­re de ce pro­ce­s­sus de con­sul­ta­ti­on, le résul­tat d’u­ne ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées effec­tuée en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel en que­sti­on peut être sou­mis à l’au­to­ri­té de con­trô­le, notam­ment en ce qui con­cer­ne les mesu­res envi­sa­gées pour atté­nuer les ris­ques pour les droits et liber­tés des per­son­nes physiques.
(96) La con­sul­ta­ti­on de l’au­to­ri­té de con­trô­le dev­rait éga­le­ment avoir lieu pen­dant l’é­la­bo­ra­ti­on des dis­po­si­ti­ons légis­la­ti­ves ou régle­men­tai­res pré­voyant le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel, afin d’assurer la com­pa­ti­bi­li­té du trai­te­ment envi­sa­gé avec le pré­sent règle­ment et, en par­ti­cu­lier, de limi­ter le ris­que qu’il pré­sen­te pour la per­son­ne concernée.

Sec­tion 4 Délé­gué à la pro­tec­tion des données

Artic­le 37 Dési­gna­ti­on d’un délé­gué à la pro­tec­tion des données
(1) Le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant désign­ent en tout état de cau­se un délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées lorsque
a) le trai­te­ment est effec­tué par une auto­ri­té ou un orga­nis­me public, à l’ex­cep­ti­on des tri­bu­naux dans la mesu­re où ils agis­sent dans le cad­re de leurs acti­vi­tés judiciaires,
b) l’ac­ti­vi­té prin­ci­pa­le du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant con­si­ste à effec­tuer des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment qui, en rai­son de leur natu­re, de leur por­tée et/ou de leurs fina­li­tés, exi­gent un sui­vi régu­lier et sys­té­ma­tique à gran­de échel­le des per­son­nes con­cer­nées ; ou
c) l’ac­ti­vi­té prin­ci­pa­le du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant con­si­ste en un trai­te­ment à gran­de échel­le de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 9, ou de don­nées à carac­tère per­son­nel rela­ti­ves à des con­dam­na­ti­ons péna­les et à des infrac­tions, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 10.
(2) Un grou­pe d’entre­pri­ses peut dési­gner un délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées com­mun, à con­di­ti­on que le délé­gué pui­s­se être faci­le­ment cont­ac­té à par­tir de chaque établissement.
(3) Si le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant est une auto­ri­té ou un orga­nis­me public, un délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées com­mun peut être dési­gné pour plu­sieurs de ces auto­ri­tés ou orga­nis­mes, comp­te tenu de leur struc­tu­re orga­ni­sa­ti­on­nel­le et de leur taille.
(4) Dans les cas aut­res que ceux visés au para­gra­phe 1, le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant ou les asso­cia­ti­ons et aut­res grou­pe­ments repré­sen­tant des caté­go­ries de respons­ables du trai­te­ment ou de sous-trai­tants peu­vent dési­gner un délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées et, si le droit de l’U­ni­on ou des États mem­bres l’e­xi­ge, ils doi­vent dési­gner un tel délé­gué. Le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées peut agir pour le comp­te de ces asso­cia­ti­ons et aut­res grou­pe­ments repré­sen­tant des respons­ables de trai­te­ment ou des sous-traitants.
(5) Le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées est nom­mé sur la base de ses qua­li­fi­ca­ti­ons pro­fes­si­on­nel­les et, en par­ti­cu­lier, de l’ex­per­ti­se qu’il pos­sè­de dans le domaine de la légis­la­ti­on et des pra­ti­ques rela­ti­ves à la pro­tec­tion des don­nées, ain­si que sur la base de sa capa­ci­té à s’ac­quit­ter des tâches visées à l’ar­tic­le 39.
(6) Le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées peut être un employé du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant, ou exer­cer ses fonc­tions sur la base d’un cont­rat de service.
(7) Le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant publie les coor­don­nées du délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées et com­mu­ni­que ces don­nées à l’au­to­ri­té de contrôle.

Con­sidé­rants

(97) Dans les cas où le trai­te­ment est effec­tué par une auto­ri­té publi­que – à l’ex­cep­ti­on des tri­bu­naux ou des auto­ri­tés judi­ciai­res indé­pen­dan­tes agis­sant dans le cad­re de leurs acti­vi­tés judi­ciai­res -, dans le sec­teur pri­vé, par un responsable dont l’ac­ti­vi­té prin­ci­pa­le con­si­ste en des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment néces­si­tant un sui­vi régu­lier et sys­té­ma­tique à gran­de échel­le des per­son­nes con­cer­nées, ou lorsque l’ac­ti­vi­té prin­ci­pa­le du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant con­si­ste en un trai­te­ment à gran­de échel­le de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel ou de don­nées rela­ti­ves à des con­dam­na­ti­ons péna­les et à des infrac­tions, le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant dev­rait être assi­s­té, pour le con­trô­le du respect inter­ne des dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment, par une aut­re per­son­ne pos­sé­dant une exper­ti­se dans le domaine de la légis­la­ti­on et des pro­cé­du­res rela­ti­ves à la pro­tec­tion des don­nées. Dans le sec­teur pri­vé, l’ac­ti­vi­té prin­ci­pa­le d’un responsable se réfè­re à ses acti­vi­tés prin­ci­pa­les et non au trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel en tant qu’ac­ti­vi­té second­ai­re. Le niveau d’ex­per­ti­se requis dev­rait notam­ment dépend­re des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment des don­nées effec­tuées et du niveau de pro­tec­tion requis pour les don­nées à carac­tère per­son­nel trai­tées par le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant. Ces délé­gués à la pro­tec­tion des don­nées, qu’ils soi­ent ou non employés par le responsable du trai­te­ment, dev­rai­ent pou­voir exer­cer leurs fonc­tions et leurs tâches en tou­te indépendance.

Artic­le 38 Sta­tut du délé­gué à la pro­tec­tion des données
(1) Le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant veil­lent à ce que le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées soit dûment et rapi­de­ment impli­qué dans tou­tes les que­sti­ons liées à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère personnel.
(2) Le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant assi­stent le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées dans l’ac­com­plis­se­ment des tâches qui lui incom­bent en ver­tu de l’ar­tic­le 39, en lui four­nis­sant les res­sour­ces néces­saires à l’ac­com­plis­se­ment de ces tâches, l’ac­cès aux don­nées à carac­tère per­son­nel et aux opé­ra­ti­ons de trai­te­ment, ain­si que les res­sour­ces néces­saires au main­ti­en de son expertise.
(3) Le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant veil­lent à ce que le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées, dans l’e­xer­ci­ce de ses fonc­tions, ne reçoi­ve aucu­ne ins­truc­tion con­cer­nant l’e­xer­ci­ce de ces fonc­tions. Le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées ne peut être révo­qué ou désa­van­ta­gé par le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant en rai­son de l’exé­cu­ti­on de ses tâches. Le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées rend comp­te direc­te­ment au niveau le plus éle­vé de l’en­cad­re­ment du responsable du trai­te­ment ou du sous-traitant.
(4) Les per­son­nes con­cer­nées peu­vent con­sul­ter le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées sur tou­te que­sti­on rela­ti­ve au trai­te­ment de leurs don­nées à carac­tère per­son­nel et à l’e­xer­ci­ce de leurs droits en ver­tu du pré­sent règlement.
(5) Dans l’e­xer­ci­ce de ses fonc­tions, le con­trô­leur est tenu, en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou des États mem­bres, au secret ou à la confidentialité.
(6) Le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées peut s’ac­quit­ter d’aut­res tâches et obli­ga­ti­ons. Le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant veil­le à ce que de tel­les tâches et obli­ga­ti­ons ne don­nent pas lieu à un con­flit d’intérêts.

Artic­le 39 Fonc­tions du délé­gué à la pro­tec­tion des données
(1) Le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées est char­gé au mini­mum des tâches suivantes :
a) infor­mer et con­seil­ler le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant et les employés qui effec­tu­ent des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment sur les obli­ga­ti­ons qui leur incom­bent en ver­tu du pré­sent règle­ment et de tou­te aut­re légis­la­ti­on rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées en vigueur dans l’U­ni­on ou dans les États membres ;
b) con­trô­ler le respect du pré­sent règle­ment, des aut­res dis­po­si­ti­ons légis­la­ti­ves de l’U­ni­on ou des États mem­bres rela­ti­ves à la pro­tec­tion des don­nées, ain­si que des poli­ti­ques du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, y com­pris l’at­tri­bu­ti­on des responsa­bi­li­tés, la sen­si­bi­li­sa­ti­on et la for­ma­ti­on du per­son­nel inter­venant dans les opé­ra­ti­ons de trai­te­ment et les audits y afférents ;
c) four­nir des con­seils – sur deman­de – en ce qui con­cer­ne l’ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées et con­trô­ler sa mise en œuvre con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 35 ;
d) Coopé­ra­ti­on avec l’au­to­ri­té de surveillance ;
e) agir com­me point de cont­act pour l’au­to­ri­té de con­trô­le sur les que­sti­ons liées au trai­te­ment, y com­pris la con­sul­ta­ti­on pré­alable pré­vue à l’ar­tic­le 36, et, le cas échéant, four­nir des con­seils sur tou­te aut­re question.
(2) Dans l’e­xer­ci­ce de ses fonc­tions, le délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées tient dûment comp­te du ris­que lié aux opé­ra­ti­ons de trai­te­ment, en prenant en con­sidé­ra­ti­on la natu­re, la por­tée, les cir­con­stances et les fina­li­tés du traitement.

Sec­tion 5 Règles de con­duite et certification

Artic­le 40 Règles de conduite
(1) Les États mem­bres, les auto­ri­tés de con­trô­le, le comi­té et la Com­mis­si­on encou­r­agent l’é­la­bo­ra­ti­on de codes de con­duite desti­nés à con­tri­buer à la bon­ne appli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, en fonc­tion des spé­ci­fi­ci­tés de chaque sec­teur de trans­for­ma­ti­on et des beso­ins par­ti­cu­liers des micro, peti­tes et moy­ennes entreprises.
(2) Les asso­cia­ti­ons et aut­res grou­pe­ments repré­sen­tant des caté­go­ries de respons­ables du trai­te­ment ou de sous-trai­tants peu­vent éla­bo­rer, modi­fier ou étendre des codes de con­duite visa­nt à pré­cis­er l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, par exemp­le en ce qui con­cer­ne ce qui suit :
a) trai­te­ment équi­ta­ble et transparent ;
b) les inté­rêts légiti­mes du responsable dans cer­ta­ins contextes ;
c) Coll­ec­te de don­nées à carac­tère personnel ;
d) Pseud­ony­mi­sa­ti­on des don­nées à carac­tère personnel ;
e) Infor­mer le public et les per­son­nes concernées ;
f) Exer­ci­ce des droits des per­son­nes concernées ;
g) l’in­for­ma­ti­on et la pro­tec­tion des enfants et la maniè­re d’ob­te­nir le con­sen­te­ment du titu­lai­re de la responsa­bi­li­té paren­ta­le à l’é­gard de l’enfant ;
h) les mesu­res et pro­cé­du­res visées aux artic­les 24 et 25 et les mesu­res rela­ti­ves à la sécu­ri­té du trai­te­ment visées à l’ar­tic­le 32 ;
i) la noti­fi­ca­ti­on des vio­la­ti­ons de don­nées à carac­tère per­son­nel aux auto­ri­tés de con­trô­le et la noti­fi­ca­ti­on à la per­son­ne con­cer­née de ces vio­la­ti­ons de don­nées à carac­tère personnel ;
j) le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel à des pays tiers ou à des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les, ou
k) des pro­cé­du­res ext­ra­ju­di­ciai­res et aut­res pro­cé­du­res de règle­ment des liti­ges visa­nt à résoud­re les liti­ges ent­re les respons­ables du trai­te­ment et les per­son­nes con­cer­nées en rap­port avec le trai­te­ment, sans pré­ju­di­ce des droits des per­son­nes con­cer­nées au tit­re des artic­les 77 et 79.
(3) Out­re le respect par les respons­ables du trai­te­ment ou les sous-trai­tants rele­vant du pré­sent règle­ment, les codes de con­duite approu­vés en ver­tu du para­gra­phe 5 du pré­sent artic­le et d’ap­pli­ca­ti­on géné­ra­le en ver­tu du para­gra­phe 9 du pré­sent artic­le peu­vent éga­le­ment être respec­tés par les respons­ables du trai­te­ment ou les sous-trai­tants qui ne relè­vent pas du pré­sent règle­ment en ver­tu de l’ar­tic­le 3, afin d’offrir des garan­ties appro­priées dans le cad­re du trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel vers des pays tiers ou des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les dans les con­di­ti­ons pré­vues à l’ar­tic­le 46, para­gra­phe 2, point e). Ces respons­ables du trai­te­ment ou sous-trai­tants pren­nent l’en­ga­ge­ment con­traignant et exé­cu­toire, au moy­en d’un cont­rat ou d’aut­res instru­ments juri­di­quement con­traignants, d’ap­pli­quer les garan­ties appro­priées, y com­pris en ce qui con­cer­ne les droits des per­son­nes concernées.
(4) Les codes de con­duite visés au para­gra­phe 2 du pré­sent artic­le doi­vent pré­voir des pro­cé­du­res per­met­tant à l’au­to­ri­té visée à l’ar­tic­le 41, para­gra­phe 1, de pro­cé­der au con­trô­le obli­ga­toire du respect de leurs dis­po­si­ti­ons par les respons­ables du trai­te­ment ou les sous-trai­tants qui s’en­g­agent à appli­quer les codes de con­duite, sans pré­ju­di­ce des mis­si­ons et des pou­voirs de l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te en ver­tu des artic­les 55 ou 56.
(5) Les asso­cia­ti­ons et aut­res grou­pe­ments visés au para­gra­phe 2 du pré­sent artic­le qui ont l’in­ten­ti­on d’é­la­bo­rer des codes de con­duite ou de modi­fier ou d’é­tendre des codes de con­duite exi­stants sou­met­tent le pro­jet de code de con­duite ou le pro­jet de modi­fi­ca­ti­on ou d’ex­ten­si­on à l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce com­pé­ten­te en ver­tu de l’ar­tic­le 55. L’au­to­ri­té de con­trô­le émet un avis sur la com­pa­ti­bi­li­té du pro­jet de code de con­duite, ou du pro­jet de modi­fi­ca­ti­on ou d’ex­ten­si­on de celui-ci, avec le pré­sent règle­ment et approuve ce pro­jet de code de con­duite, ou le pro­jet de modi­fi­ca­ti­on ou d’ex­ten­si­on de celui-ci, si elle esti­me qu’il off­re des garan­ties appro­priées suffisantes.
(6) Si l’a­vis visé au para­gra­phe 5 approuve le pro­jet de code de con­duite ou le pro­jet de modi­fi­ca­ti­on ou d’ex­ten­si­on de celui-ci, et si les codes de con­duite en que­sti­on ne con­cer­nent pas des acti­vi­tés de trai­te­ment effec­tuées dans plu­sieurs États mem­bres, l’au­to­ri­té de con­trô­le inscrit les codes de con­duite dans un regist­re et les publie.
(7) Lorsque le pro­jet de code de con­duite cou­vre des acti­vi­tés de trai­te­ment dans plu­sieurs États mem­bres, l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te visée à l’ar­tic­le 55, avant d’ap­prou­ver le pro­jet de code de con­duite ou le pro­jet de modi­fi­ca­ti­on ou d’ex­ten­si­on de celui-ci, le sou­met au comi­té, con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re pré­vue à l’ar­tic­le 63, qui rend un avis sur la com­pa­ti­bi­li­té du pro­jet de code de con­duite ou du pro­jet de modi­fi­ca­ti­on ou d’ex­ten­si­on de celui-ci avec le pré­sent règle­ment ou, dans le cas visé au para­gra­phe 3 du pré­sent artic­le, sur la mise en place de garan­ties appropriées.
(8) Si l’a­vis visé au para­gra­phe 7 con­fir­me que le pro­jet de code de con­duite ou le pro­jet de modi­fi­ca­ti­on ou d’ex­ten­si­on de celui-ci est com­pa­ti­ble avec le pré­sent règle­ment ou, dans le cas visé au para­gra­phe 3, qu’il pré­voit des garan­ties appro­priées, le comi­té trans­met son avis à la Commission.
(9) La Com­mis­si­on peut déci­der, au moy­en d’ac­tes d’exé­cu­ti­on, que les codes de con­duite approu­vés qui lui ont été noti­fi­és con­for­mé­ment au para­gra­phe 8, ou leur modi­fi­ca­ti­on ou exten­si­on approu­vée, ont une por­tée géné­ra­le dans l’U­ni­on. Ces actes d’exé­cu­ti­on sont adop­tés con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re d’ex­amen visée à l’ar­tic­le 93, para­gra­phe 2.
(10) La Com­mis­si­on veil­le à ce que les codes de con­duite approu­vés, aux­quels une vali­di­té géné­ra­le a été recon­nue con­for­mé­ment au para­gra­phe 9, soi­ent publiés de maniè­re appropriée.
(11) Le comi­té inscrit dans un regist­re tous les codes de con­duite approu­vés ou leurs modi­fi­ca­ti­ons ou exten­si­ons approu­vées et les publie de maniè­re appropriée.

Con­sidé­rants

(98) Les asso­cia­ti­ons ou aut­res grou­pe­ments repré­sen­tant cer­tai­nes caté­go­ries de respons­ables du trai­te­ment ou de sous-trai­tants dev­rai­ent être encou­ra­gés à éla­bo­rer des codes de con­duite, dans les limi­tes du pré­sent règle­ment, afin de faci­li­ter l’ap­pli­ca­ti­on effec­ti­ve du pré­sent règle­ment, en tenant comp­te des spé­ci­fi­ci­tés des trai­te­ments effec­tués dans cer­ta­ins sec­teurs et des beso­ins par­ti­cu­liers des micro, peti­tes et moy­ennes ent­re­pri­ses. En par­ti­cu­lier, ces codes de con­duite pour­rai­ent déter­mi­ner les obli­ga­ti­ons des respons­ables du trai­te­ment et des sous-trai­tants, en tenant comp­te des ris­ques que le trai­te­ment est sus­cep­ti­ble d’en­gend­rer pour les droits et liber­tés des per­son­nes physiques.
(99) Lors de l’é­la­bo­ra­ti­on, de la modi­fi­ca­ti­on ou de l’ex­ten­si­on de ces codes de con­duite, les asso­cia­ti­ons ou aut­res grou­pe­ments repré­sen­tant cer­tai­nes caté­go­ries de respons­ables du trai­te­ment ou de sous-trai­tants dev­rai­ent con­sul­ter les par­ties pren­an­tes con­cer­nées, y com­pris, dans la mesu­re du pos­si­ble, les per­son­nes con­cer­nées, et tenir comp­te des obser­va­tions et des avis qu’ils reçoi­vent à cet­te occasion.

Artic­le 41 Sui­vi des codes de con­duite approuvés
(1) Sans pré­ju­di­ce des tâches et des pou­voirs de l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te visés aux artic­les 57 et 58, le con­trô­le du respect des codes de con­duite visé à l’ar­tic­le 40 peut être effec­tué par un orga­nis­me dis­po­sant de l’ex­per­ti­se appro­priée en ce qui con­cer­ne l’ob­jet des codes de con­duite et accré­di­té à cet­te fin par l’au­to­ri­té de con­trô­le compétente.
(2) Un orga­nis­me visé au para­gra­phe 1 peut être accré­di­té aux fins de la sur­veil­lan­ce du respect des codes de con­duite si
a) a démon­tré, à la satis­fac­tion de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce com­pé­ten­te, son indé­pen­dance et son exper­ti­se par rap­port à l’ob­jet du code de conduite ;
b) a éta­b­li des pro­cé­du­res lui per­met­tant d’éva­luer si les respons­ables du trai­te­ment et les sous-trai­tants sont en mesu­re d’ap­pli­quer les règles de con­duite, de con­trô­ler le respect des règles de con­duite par les respons­ables du trai­te­ment et les sous-trai­tants et de véri­fier régu­liè­re­ment l’ap­pli­ca­ti­on des règles de conduite ;
c) a éta­b­li des pro­cé­du­res et des struc­tures pour trai­ter les plain­tes rela­ti­ves aux vio­la­ti­ons des règles de con­duite ou à la maniè­re dont les règles de con­duite sont ou ont été appli­quées par le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant, et a ren­du ces pro­cé­du­res et struc­tures trans­pa­ren­tes pour les per­son­nes con­cer­nées et le public ; et
d) a démon­tré, à la satis­fac­tion de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce com­pé­ten­te, que ses tâches et responsa­bi­li­tés ne don­nent pas lieu à un con­flit d’intérêts.
(3) L’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te trans­met au comi­té le pro­jet de critères pour l’ac­cré­di­ta­ti­on d’un orga­nis­me visé au para­gra­phe 1, con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re de mise en cohé­rence visée à l’ar­tic­le 63.
(4) Sans pré­ju­di­ce des mis­si­ons et des pou­voirs de l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te et des dis­po­si­ti­ons du cha­pit­re VIII, une auto­ri­té visée au para­gra­phe 1 prend, sous réser­ve de garan­ties appro­priées, les mesu­res appro­priées en cas de vio­la­ti­on des règles de con­duite par un responsable du trai­te­ment ou un sous-trai­tant, y com­pris l’ex­clu­si­on tem­po­rai­re ou défi­ni­ti­ve du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant des règles de con­duite. Il infor­me l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te de ces mesu­res et de leur justification.
(5) L’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce com­pé­ten­te reti­re l’ac­cré­di­ta­ti­on d’un orga­nis­me visé au para­gra­phe 1 si les con­di­ti­ons de son accré­di­ta­ti­on ne sont pas ou plus rem­plies ou si l’or­ga­nis­me prend des mesu­res qui ne sont pas con­for­mes au pré­sent règlement.
(6) Le pré­sent artic­le ne s’ap­pli­que pas au trai­te­ment effec­tué par des auto­ri­tés ou des orga­nis­mes publics.

Artic­le 42 Certification
(1) Les États mem­bres, les auto­ri­tés de con­trô­le, le Comi­té et la Com­mis­si­on encou­r­agent, en par­ti­cu­lier au niveau de l’U­ni­on, la mise en place de pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on spé­ci­fi­ques à la pro­tec­tion des don­nées, ain­si que de labels et de mar­ques de pro­tec­tion des don­nées desti­nés à démon­trer que les opé­ra­ti­ons de trai­te­ment effec­tuées par les respons­ables du trai­te­ment ou les sous-trai­tants respec­tent le pré­sent règle­ment. Les beso­ins spé­ci­fi­ques des micro, peti­tes et moy­ennes ent­re­pri­ses sont pris en compte.
(2) Out­re le respect par les respons­ables du trai­te­ment ou les sous-trai­tants rele­vant du pré­sent règle­ment, des pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on, des labels ou des mar­ques de cer­ti­fi­ca­ti­on spé­ci­fi­ques à la pro­tec­tion des don­nées, approu­vés con­for­mé­ment au para­gra­phe 5 du pré­sent artic­le, peu­vent être pré­vus afin de démon­trer que les respons­ables du trai­te­ment ou les sous-trai­tants qui ne relè­vent pas du pré­sent règle­ment en ver­tu de l’ar­tic­le 3 offrent des garan­ties appro­priées dans le cad­re du trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel vers des pays tiers ou des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les, dans les con­di­ti­ons pré­vues à l’ar­tic­le 46, para­gra­phe 2, point f). Ces respons­ables du trai­te­ment ou sous-trai­tants pren­nent l’en­ga­ge­ment con­traignant et exé­cu­toire, au moy­en d’un cont­rat ou d’aut­res instru­ments juri­di­quement con­traignants, d’ap­pli­quer ces garan­ties appro­priées, y com­pris en ce qui con­cer­ne les droits des per­son­nes concernées.
(3) La cer­ti­fi­ca­ti­on doit être volon­tai­re et acce­s­si­ble via une pro­cé­du­re transparente.
(4) La cer­ti­fi­ca­ti­on au tit­re du pré­sent artic­le ne dimi­n­ue en rien la responsa­bi­li­té du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant quant au respect du pré­sent règle­ment et n’af­fec­te pas les tâches et les pou­voirs des auto­ri­tés de con­trô­le com­pé­ten­tes en ver­tu des artic­les 55 ou 56.
(5) La cer­ti­fi­ca­ti­on au tit­re du pré­sent artic­le est accor­dée par les orga­nis­mes de cer­ti­fi­ca­ti­on visés à l’ar­tic­le 43 ou par l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te, sur la base de critères approu­vés par cet­te auto­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 58, para­gra­phe 3, ou par le comi­té con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 63. Si les critères sont approu­vés par le comi­té, il peut en résul­ter une cer­ti­fi­ca­ti­on com­mu­ne, le label euro­pé­en de pro­tec­tion des données.
(6) Le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant qui sou­met le trai­te­ment qu’il effec­tue à la pro­cé­du­re de cer­ti­fi­ca­ti­on met à la dis­po­si­ti­on de l’or­ga­nis­me de cer­ti­fi­ca­ti­on visé à l’ar­tic­le 43 ou, le cas échéant, de l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te, tou­tes les infor­ma­ti­ons néces­saires à la mise en œuvre de la pro­cé­du­re de cer­ti­fi­ca­ti­on et lui don­ne accès à ses acti­vi­tés de trai­te­ment, si néces­saire dans ce contexte.
(7) La cer­ti­fi­ca­ti­on est accor­dée à un responsable du trai­te­ment ou à un sous-trai­tant pour une durée maxi­ma­le de trois ans et peut être renou­velée dans les mêmes con­di­ti­ons, pour autant que les con­di­ti­ons appli­ca­bles soi­ent tou­jours rem­plies. La cer­ti­fi­ca­ti­on est reti­rée, le cas échéant, par les orga­nis­mes de cer­ti­fi­ca­ti­on visés à l’ar­tic­le 43 ou par l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te si les con­di­ti­ons requi­ses pour la cer­ti­fi­ca­ti­on ne sont pas ou plus remplies.
(8) Le comi­té inscrit tou­tes les pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on et tous les labels et mar­ques de pro­tec­tion des don­nées dans un regist­re et les publie de maniè­re appropriée.

Con­sidé­rants

(100) Afin d’ac­croît­re la trans­pa­rence et d’a­mé­lio­rer le respect du pré­sent règle­ment, il con­vi­ent d’en­cou­ra­ger la mise en place de pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on ain­si que de labels et de mar­ques de pro­tec­tion des don­nées per­met­tant aux per­son­nes con­cer­nées de se fai­re rapi­de­ment une idée du niveau de pro­tec­tion des don­nées des pro­duits et ser­vices concernés.

Artic­le 43 Orga­nis­mes de certification
(1) Sans pré­ju­di­ce des tâches et des pou­voirs de l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te visés aux artic­les 57 et 58, les orga­nis­mes de cer­ti­fi­ca­ti­on qui pos­sè­dent l’ex­per­ti­se appro­priée en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées déli­v­rent ou renou­vel­lent la cer­ti­fi­ca­ti­on après en avoir infor­mé l’au­to­ri­té de con­trô­le, afin que cel­le-ci pui­s­se, si néces­saire, fai­re usa­ge des pou­voirs visés à l’ar­tic­le 58, para­gra­phe 2, point h). Les États mem­bres veil­lent à ce que ces orga­nis­mes de cer­ti­fi­ca­ti­on soi­ent accré­di­tés par l’un des orga­nis­mes sui­vants ou par les deux :
a) l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te con­for­mé­ment aux artic­les 55 ou 56 ;
b) l’or­ga­nis­me natio­nal d’ac­cré­di­ta­ti­on dési­gné en ver­tu du règle­ment (CE) no 765/2008 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (20), con­for­mé­ment à la nor­me EN-ISO/IEC 17065/2012 et aux exi­gen­ces sup­p­lé­men­tai­res défi­nies par l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce com­pé­ten­te en ver­tu de l’ar­tic­le 55 ou 56.
(2) Les orga­nis­mes de cer­ti­fi­ca­ti­on visés au para­gra­phe 1 ne peu­vent être accré­di­tés con­for­mé­ment audit para­gra­phe que si
a) ont démon­tré leur indé­pen­dance et leur exper­ti­se par rap­port à l’ob­jet de la cer­ti­fi­ca­ti­on, à la satis­fac­tion de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce compétente ;
b) se sont enga­gés à respec­ter les critères visés à l’ar­tic­le 42, para­gra­phe 5, approu­vés par l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te con­for­mé­ment aux artic­les 55 ou 56 ou, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 63, par le comité ;
c) ont éta­b­li des pro­cé­du­res pour la déliv­rance, la révi­si­on péri­odi­que et le retrait de la cer­ti­fi­ca­ti­on en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées et des labels et mar­ques de pro­tec­tion des données ;
d) ont éta­b­li des pro­cé­du­res et des struc­tures pour trai­ter les plain­tes con­cer­nant les vio­la­ti­ons de la cer­ti­fi­ca­ti­on ou la maniè­re dont la cer­ti­fi­ca­ti­on est ou a été mise en œuvre par le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant, et pour rend­re ces pro­cé­du­res et struc­tures trans­pa­ren­tes pour les per­son­nes con­cer­nées et le public ; et
e) avoir démon­tré, à la satis­fac­tion de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce com­pé­ten­te, que leurs tâches et responsa­bi­li­tés ne don­nent pas lieu à un con­flit d’intérêts.
(3) L’ac­cré­di­ta­ti­on des orga­nis­mes de cer­ti­fi­ca­ti­on visée aux para­gra­phes 1 et 2 est fon­dée sur les critères approu­vés par l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce com­pé­ten­te en ver­tu des artic­les 55 ou 56 ou, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 63, par le comi­té. Dans le cas de l’ac­cré­di­ta­ti­on visée au para­gra­phe 1, point b), du pré­sent artic­le, ces exi­gen­ces com­plè­tent cel­les pré­vues par le règle­ment (CE) no 765/2008 et par les règles tech­ni­ques décri­vant les métho­des et pro­cé­du­res des orga­nis­mes de certification.
(4) Les orga­nis­mes de cer­ti­fi­ca­ti­on visés au para­gra­phe 1 sont respons­ables de l’éva­lua­ti­on appro­priée sur laquel­le se fon­de la cer­ti­fi­ca­ti­on ou le retrait de la cer­ti­fi­ca­ti­on, sans pré­ju­di­ce de la responsa­bi­li­té du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant en matiè­re de respect du pré­sent règle­ment. L’ac­cré­di­ta­ti­on est accor­dée pour une durée maxi­ma­le de cinq ans et peut être renou­velée dans les mêmes con­di­ti­ons, pour autant que l’or­ga­nis­me de cer­ti­fi­ca­ti­on satis­fas­se aux exi­gen­ces du pré­sent article.
(5) Les orga­nis­mes de cer­ti­fi­ca­ti­on visés au para­gra­phe 1 com­mu­ni­quent aux auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce com­pé­ten­tes les motifs de l’oc­troi ou du retrait de la cer­ti­fi­ca­ti­on demandée.
(6) Les exi­gen­ces visées au para­gra­phe 3 du pré­sent artic­le et les critères visés à l’ar­tic­le 42, para­gra­phe 5, sont publiés par l’au­to­ri­té de con­trô­le sous une for­me aisé­ment acce­s­si­ble. Les auto­ri­tés de con­trô­le com­mu­ni­quent éga­le­ment ces exi­gen­ces et critères au comi­té. Le comi­té inscrit tou­tes les pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on et tous les labels de pro­tec­tion de la vie pri­vée dans un regist­re et les publie de maniè­re appropriée.
(7) Sans pré­ju­di­ce du cha­pit­re VIII, l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce com­pé­ten­te ou l’or­ga­nis­me natio­nal d’ac­cré­di­ta­ti­on reti­re l’ac­cré­di­ta­ti­on d’un orga­nis­me de cer­ti­fi­ca­ti­on visée au para­gra­phe 1 lorsque les con­di­ti­ons d’ac­cré­di­ta­ti­on ne sont pas ou plus rem­plies ou lorsqu’un orga­nis­me de cer­ti­fi­ca­ti­on prend des mesu­res incom­pa­ti­bles avec le pré­sent règlement.
(8) La Com­mis­si­on se voit con­fé­rer le pou­voir d’ad­op­ter des actes délé­gués con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 92, afin de défi­nir les exi­gen­ces à prend­re en comp­te pour les pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on spé­ci­fi­ques à la pro­tec­tion des don­nées visées à l’ar­tic­le 42, para­gra­phe 1.
(9) La Com­mis­si­on peut adop­ter des actes d’exé­cu­ti­on éta­blis­sant des nor­mes tech­ni­ques pour les pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on et les labels et mar­ques de pro­tec­tion de la vie pri­vée, ain­si que des méca­nis­mes de pro­mo­ti­on et de recon­nais­sance de ces pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on et de ces labels et mar­ques de pro­tec­tion de la vie pri­vée. Ces actes d’exé­cu­ti­on sont adop­tés con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re d’ex­amen visée à l’ar­tic­le 93, para­gra­phe 2.

Cha­pit­re V Trans­ferts de don­nées à carac­tère per­son­nel à des pays tiers ou à des orga­ni­sa­ti­ons internationales

Artic­le 44 Prin­cipes géné­raux de trans­mis­si­on des données

Tout trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel déjà trai­tées ou desti­nées à être trai­tées après leur trans­fert vers un pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le n’est auto­ri­sé que si le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant respec­tent les con­di­ti­ons énon­cées dans le pré­sent cha­pit­re ain­si que les aut­res dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment, y com­pris tout trans­fert ulté­ri­eur de don­nées à carac­tère per­son­nel par le pays tiers ou l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le concerné(e) vers un aut­re pays tiers ou une aut­re orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le. Tou­tes les dis­po­si­ti­ons du pré­sent cha­pit­re sont appli­quées afin de garan­tir que le niveau de pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques assu­ré par le pré­sent règle­ment n’est pas compromis.

Con­sidé­rants
(101) Les flux de don­nées à carac­tère per­son­nel en pro­ven­an­ce et à desti­na­ti­on de pays tiers et d’or­ga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les sont néces­saires à l’ex­pan­si­on du com­mer­ce inter­na­tio­nal et de la coopé­ra­ti­on inter­na­tio­na­le. L’aug­men­ta­ti­on de ces flux de don­nées a fait naît­re de nou­veaux défis et de nou­vel­les exi­gen­ces en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel. Tou­te­fois, le niveau de pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques garan­ti par le pré­sent règle­ment dans l’en­sem­ble de l’U­ni­on ne dev­rait pas être com­pro­mis lors du trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel de l’U­ni­on vers des respons­ables du trai­te­ment, des sous-trai­tants ou d’aut­res desti­na­tai­res étab­lis dans des pays tiers ou des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les, même lorsque des don­nées à carac­tère per­son­nel sont trans­fé­rées d’un pays tiers ou d’u­ne orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le vers des respons­ables du trai­te­ment ou des sous-trai­tants étab­lis dans le même pays tiers ou dans un aut­re, ou vers la même orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le ou une aut­re. En tout état de cau­se, de tels trans­ferts de don­nées vers des pays tiers et des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les ne sont auto­ri­sés que dans le strict respect du pré­sent règle­ment. Un trans­fert de don­nées ne pour­rait avoir lieu que si les con­di­ti­ons fixées par le pré­sent règle­ment pour le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel vers des pays tiers ou des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les étai­ent respec­tées par le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant, sous réser­ve des aut­res dis­po­si­ti­ons du pré­sent règlement.
(102) Le pré­sent règle­ment n’af­fec­te pas les accords inter­na­ti­on­aux con­clus ent­re l’U­ni­on et des pays tiers con­cer­nant le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel, y com­pris les garan­ties appro­priées pour les per­son­nes con­cer­nées. Les États mem­bres peu­vent con­clu­re des accords inter­na­ti­on­aux impli­quant le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel vers des pays tiers ou des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les, à con­di­ti­on que ces accords n’ai­ent pas d’in­ci­dence sur le pré­sent règle­ment ni sur d’aut­res dis­po­si­ti­ons du droit de l’U­ni­on et qu’ils com­portent un niveau de pro­tec­tion adé­quat des droits fon­da­men­taux des per­son­nes concernées.

Artic­le 45 Trans­fert de don­nées sur la base d’u­ne décis­i­on d’adéquation
(1) Un trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel vers un pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le peut être effec­tué si la Com­mis­si­on a déci­dé que le pays tiers, le ter­ri­toire ou un ou plu­sieurs sec­teurs spé­ci­fi­ques de ce pays tiers ou de cet­te orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le offrent un niveau de pro­tec­tion adé­quat. Un tel trans­fert de don­nées ne néces­si­te pas d’au­to­ri­sa­ti­on spécifique.
(2) Lorsqu’el­le exami­ne si le niveau de pro­tec­tion offert est adé­quat, la Com­mis­si­on prend notam­ment en con­sidé­ra­ti­on les élé­ments suivants :
a) l’É­tat de droit, le respect des droits de l’hom­me et des liber­tés fon­da­men­ta­les, la légis­la­ti­on per­ti­nen­te, tant géné­ra­le que sec­to­ri­el­le, en vigueur dans le pays ou l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le concerné(e), y com­pris en matiè­re de sécu­ri­té publi­que, de défen­se, de sécu­ri­té natio­na­le et de droit pénal, ain­si que l’ac­cès des auto­ri­tés publi­ques aux don­nées à carac­tère per­son­nel, et l’ap­pli­ca­ti­on de cet­te légis­la­ti­on, des règles de pro­tec­tion des don­nées, des règles pro­fes­si­on­nel­les et des règles de sécu­ri­té, y com­pris les règles rela­ti­ves au trans­fert ulté­ri­eur de don­nées à carac­tère per­son­nel vers un aut­re pays tiers ou une aut­re orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le. une aut­re orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le, la juris­pru­dence, ain­si que les droits effec­tifs et exé­cu­toires de la per­son­ne con­cer­née et les voies de recours admi­ni­stra­ti­ves et judi­ciai­res effec­ti­ves dont dis­po­sent les per­son­nes con­cer­nées dont les don­nées à carac­tère per­son­nel sont transférées,
b) l’e­xi­stence et le fonc­tion­ne­ment effec­tif, dans le pays tiers con­cer­né ou sous l’au­to­ri­té d’u­ne orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le, d’u­ne ou de plu­sieurs auto­ri­tés de con­trô­le indé­pen­dan­tes char­gées de veil­ler au respect et à l’ap­pli­ca­ti­on des règles de pro­tec­tion des don­nées, y com­pris des pou­voirs d’exé­cu­ti­on appro­priés, d’ai­der et de con­seil­ler les per­son­nes con­cer­nées dans l’e­xer­ci­ce de leurs droits et de coopé­rer avec les auto­ri­tés de con­trô­le des États mem­bres ; et
c) les enga­ge­ments inter­na­ti­on­aux pris par le pays tiers ou l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le en que­sti­on ou d’aut­res obli­ga­ti­ons décou­lant d’ac­cords ou d’in­stru­ments juri­di­quement con­traignants, ain­si que de la par­ti­ci­pa­ti­on du pays tiers ou de l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le à des systè­mes mul­ti­la­té­raux ou régi­on­aux, notam­ment en ce qui con­cer­ne la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère personnel.
(3) Après avoir éva­lué le carac­tère adé­quat du niveau de pro­tec­tion, la Com­mis­si­on peut déci­der, au moy­en d’un acte d’exé­cu­ti­on, qu’un pays tiers, un ter­ri­toire ou un ou plu­sieurs sec­teurs spé­ci­fi­ques dans un pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le offrent un niveau de pro­tec­tion adé­quat au sens du para­gra­phe 2 du pré­sent artic­le. L’ac­te d’exé­cu­ti­on pré­voit un méca­nis­me de révi­si­on péri­odi­que, au moins tous les quat­re ans, qui tient comp­te de tou­te évo­lu­ti­on per­ti­nen­te dans le pays tiers ou l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le. L’ac­te d’exé­cu­ti­on pré­cise le champ d’ap­pli­ca­ti­on ter­ri­to­ri­al et sec­to­ri­el et, le cas échéant, l’au­to­ri­té ou les auto­ri­tés de con­trô­le visées au para­gra­phe 2, point b), du pré­sent artic­le. L’ac­te d’exé­cu­ti­on est adop­té con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re d’ex­amen visée à l’ar­tic­le 93, para­gra­phe 2.
(4) La Com­mis­si­on sur­veil­le en per­ma­nence l’é­vo­lu­ti­on de la situa­ti­on dans les pays tiers et au sein des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les, qui pour­rait avoir une inci­dence sur le fonc­tion­ne­ment des décis­i­ons adop­tées en ver­tu du para­gra­phe 3 du pré­sent artic­le et des con­sta­ta­ti­ons fai­tes en ver­tu de l’ar­tic­le 25, para­gra­phe 6, de la direc­ti­ve 95/46/CE.
(5) La Com­mis­si­on abro­ge, modi­fie ou sus­pend les décis­i­ons visées au para­gra­phe 3 du pré­sent artic­le au moy­en d’ac­tes d’exé­cu­ti­on, si néces­saire et sans effet rétroac­tif, lorsque des infor­ma­ti­ons per­ti­nen­tes, notam­ment à la suite de l’ex­amen visé au para­gra­phe 3 du pré­sent artic­le, indi­quent qu’un pays tiers, un ter­ri­toire ou un ou plu­sieurs sec­teurs spé­ci­fi­ques dans un pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le n’assu­re plus un niveau de pro­tec­tion adé­quat au sens du para­gra­phe 2 du pré­sent artic­le. Ces actes d’exé­cu­ti­on sont adop­tés con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re d’ex­amen visée à l’ar­tic­le 93, para­gra­phe 2.

Dans des cas d’ur­gence impé­rieu­se dûment justi­fi­és, la Com­mis­si­on adop­te des actes d’exé­cu­ti­on immé­dia­te­ment appli­ca­bles, con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re visée à l’ar­tic­le 93, para­gra­phe 3.

(6) La Com­mis­si­on ent­a­me des con­sul­ta­ti­ons avec le pays tiers ou l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le concerné(e) en vue de remé­dier à la situa­ti­on qui a con­duit à la décis­i­on adop­tée con­for­mé­ment au para­gra­phe 5.
(7) Les trans­ferts de don­nées à carac­tère per­son­nel vers le pays tiers, le ter­ri­toire ou un ou plu­sieurs sec­teurs spé­ci­fi­ques de ce pays tiers ou vers l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le con­cer­née, effec­tués con­for­mé­ment aux artic­les 46 à 49, ne sont pas affec­tés par une décis­i­on pri­se en ver­tu du para­gra­phe 5 du pré­sent article.
(8) La Com­mis­si­on publie au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on euro­pé­en­ne et sur son site inter­net une liste de tous les pays tiers ou ter­ri­toires et sec­teurs spé­ci­fi­ques dans un pays tiers et de tou­tes les orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les pour les­quels elle a adop­té une décis­i­on con­stat­ant qu’ils assu­rent ou n’assu­rent plus un niveau de pro­tec­tion adéquat.
(9) Les con­clu­si­ons adop­tées par la Com­mis­si­on sur la base de l’ar­tic­le 25, para­gra­phe 6, de la direc­ti­ve 95/46/CE restent en vigueur jus­qu’à ce qu’el­les soi­ent modi­fi­ées, rem­pla­cées ou abro­gées par une décis­i­on de la Com­mis­si­on adop­tée à l’issue de la pro­cé­du­re d’ex­amen visée aux para­gra­phes 3 ou 5 du pré­sent article.

Con­sidé­rants

(103) La Com­mis­si­on peut déci­der, avec effet dans l’en­sem­ble de l’U­ni­on, qu’un pays tiers, un ter­ri­toire ou un sec­teur par­ti­cu­lier d’un pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le off­re un niveau de pro­tec­tion adé­quat des don­nées, garan­tis­sant ain­si la sécu­ri­té juri­di­que et une appli­ca­ti­on uni­for­me de la légis­la­ti­on dans l’en­sem­ble de l’U­ni­on en ce qui con­cer­ne le pays tiers ou l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le jugé(e) capa­ble d’offrir un tel niveau de pro­tec­tion. Dans ce cas, les don­nées à carac­tère per­son­nel peu­vent être trans­fé­rées vers ce pays ou cet­te orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le sans aut­re auto­ri­sa­ti­on. La Com­mis­si­on peut éga­le­ment déci­der de révo­quer une tel­le con­sta­ta­ti­on, après avoir four­ni une expli­ca­ti­on détail­lée et moti­vée au pays tiers ou à l’or­ga­ni­sa­ti­on internationale.
(104) Con­for­mé­ment aux valeurs fon­da­men­ta­les de l’U­ni­on, qui inclu­ent notam­ment la pro­tec­tion des droits de l’hom­me, la Com­mis­si­on dev­rait, lors de l’éva­lua­ti­on d’un pays tiers, d’un ter­ri­toire ou d’un sec­teur spé­ci­fi­que d’un pays tiers, tenir comp­te de la mesu­re dans laquel­le l’É­tat de droit y est respec­té, de l’e­xi­stence de voies de recours léga­les et du respect des nor­mes et stan­dards inter­na­ti­on­aux en matiè­re de droits de l’hom­me, ain­si que des règles géné­ra­les et sec­to­ri­el­les qui y sont appli­ca­bles, y com­pris les règles rela­ti­ves à la sécu­ri­té publi­que, à la défen­se et à la sécu­ri­té natio­na­le, à l’ord­re public et au droit pénal. L’ad­op­ti­on d’u­ne décis­i­on d’a­dé­qua­ti­on con­cer­nant un ter­ri­toire ou un sec­teur spé­ci­fi­que d’un pays tiers dev­rait tenir comp­te de critères clairs et objec­tifs, tels que des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment spé­ci­fi­ques et le champ d’ap­pli­ca­ti­on des règles juri­di­ques appli­ca­bles et de la légis­la­ti­on en vigueur dans le pays tiers. Le pays tiers dev­rait offrir des garan­ties d’un niveau de pro­tec­tion adé­quat et sub­stan­ti­el­le­ment équi­va­lent à celui assu­ré au sein de l’U­ni­on, en par­ti­cu­lier dans les cas où des don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées dans un ou plu­sieurs sec­teurs spé­ci­fi­ques. Le pays tiers dev­rait notam­ment assurer un con­trô­le indé­pen­dant effi­cace de la pro­tec­tion des don­nées et pré­voir des méca­nis­mes de coopé­ra­ti­on avec les auto­ri­tés de pro­tec­tion des don­nées des États mem­bres, et les per­son­nes con­cer­nées dev­rai­ent se voir accor­der des droits effec­tifs et exé­cu­toires ain­si que des voies de recours admi­ni­stra­ti­ves et judi­ciai­res efficaces.
(105) La Com­mis­si­on dev­rait prend­re en con­sidé­ra­ti­on, out­re les enga­ge­ments inter­na­ti­on­aux pris par le pays tiers ou l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le, les obli­ga­ti­ons décou­lant de la par­ti­ci­pa­ti­on du pays tiers ou de l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le à des systè­mes mul­ti­la­té­raux ou régi­on­aux, notam­ment en ce qui con­cer­ne la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, ain­si que la mise en œuvre de ces obli­ga­ti­ons. Il con­vi­ent notam­ment de tenir comp­te de l’ad­hé­si­on du pays tiers à la con­ven­ti­on du Con­seil de l’Eu­ro­pe du 28 jan­vier 1981 pour la pro­tec­tion des per­son­nes à l’é­gard du trai­te­ment auto­ma­ti­sé des don­nées à carac­tère per­son­nel et à son pro­to­co­le addi­ti­on­nel. La Com­mis­si­on dev­rait con­sul­ter le comi­té lorsqu’el­le éva­lue le niveau de pro­tec­tion dans les pays tiers ou les orga­ni­sa­ti­ons internationales.
(106) La Com­mis­si­on dev­rait sur­veil­ler l’in­ci­dence des con­sta­ta­ti­ons rela­ti­ves au niveau de pro­tec­tion dans un pays tiers, un ter­ri­toire ou un sec­teur par­ti­cu­lier d’un pays tiers ou d’u­ne orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le ; elle dev­rait éga­le­ment sur­veil­ler l’in­ci­dence des con­sta­ta­ti­ons fai­tes sur la base de l’ar­tic­le 25, para­gra­phe 6, ou de l’ar­tic­le 26, para­gra­phe 4, de la direc­ti­ve 95/46/CE. Dans ses décis­i­ons d’a­dé­qua­ti­on, la Com­mis­si­on dev­rait pré­voir un méca­nis­me d’ex­amen péri­odi­que de leur impact. Ce réex­amen péri­odi­que dev­rait être effec­tué en con­sul­ta­ti­on avec le pays tiers ou l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le concerné(e) et tenir comp­te de tou­te évo­lu­ti­on per­ti­nen­te dans le pays tiers ou l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le. Aux fins du sui­vi et de la mise en œuvre des réex­amens péri­odi­ques, la Com­mis­si­on dev­rait tenir comp­te des points de vue et des con­clu­si­ons du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil, ain­si que des aut­res orga­nes et sources con­cer­nés. La Com­mis­si­on dev­rait éva­luer, dans un délai rai­sonnable, le fonc­tion­ne­ment de ces der­niè­res décis­i­ons et fai­re rap­port sur tou­te con­sta­ta­ti­on per­ti­nen­te au comi­té insti­tué par le pré­sent règle­ment, con­for­mé­ment au règle­ment (UE) no 182/2011 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (12), ain­si qu’au Par­le­ment euro­pé­en et au Conseil.
(107) La Com­mis­si­on peut con­stater qu’un pays tiers, un ter­ri­toire ou un sec­teur par­ti­cu­lier d’un pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le n’off­re plus un niveau adé­quat de pro­tec­tion des don­nées. Le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel vers ce pays tiers ou cet­te orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le dev­rait alors être inter­dit, à moins qu’il ne soit satis­fait aux exi­gen­ces du pré­sent règle­ment en ce qui con­cer­ne le trans­fert de don­nées, sous réser­ve de garan­ties appro­priées, y com­pris des règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées et des déro­ga­ti­ons dans cer­ta­ins cas. Dans ce cas, il con­vi­ent de pré­voir des con­sul­ta­ti­ons ent­re la Com­mis­si­on et les pays tiers ou orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les con­cer­nés. La Com­mis­si­on dev­rait, à un sta­de pré­co­ce, infor­mer le pays tiers ou l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le des rai­sons et enga­ger des con­sul­ta­ti­ons afin de remé­dier à la situation.
(169) La Com­mis­si­on dev­rait adop­ter des actes d’exé­cu­ti­on immé­dia­te­ment appli­ca­bles lorsqu’il est éta­b­li, sur la base de preu­ves dis­po­ni­bles, qu’un pays tiers, un ter­ri­toire ou un sec­teur par­ti­cu­lier de ce pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le n’assu­re pas un niveau de pro­tec­tion adé­quat et que l’ur­gence impé­rieu­se l’exige.

Artic­le 46 Trans­fert de don­nées sous réser­ve de garan­ties appropriées
(1) En l’ab­sence de la décis­i­on visée à l’ar­tic­le 45, para­gra­phe 3, un responsable du trai­te­ment ou un sous-trai­tant ne peut trans­fé­rer des don­nées à carac­tère per­son­nel à un pays tiers ou à une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le que si le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant a pré­vu des garan­ties appro­priées et si les per­son­nes con­cer­nées dis­po­sent de droits exé­cu­toires et de recours effectifs.
(2) Les garan­ties appro­priées visées au para­gra­phe 1 peu­vent con­si­ster, sans qu’u­ne auto­ri­sa­ti­on spé­ci­fi­que d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le soit néces­saire, en
a) un docu­ment juri­di­quement con­traignant et exé­cu­toire ent­re les auto­ri­tés ou les orga­nis­mes publics,
b) des règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 47,
c) des clau­ses types de pro­tec­tion des don­nées adop­tées par la Com­mis­si­on con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re d’ex­amen visée à l’ar­tic­le 93, para­gra­phe 2,
d) des clau­ses types de pro­tec­tion des don­nées adop­tées par une auto­ri­té de con­trô­le et approu­vées par la Com­mis­si­on con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re d’ex­amen visée à l’ar­tic­le 93, para­gra­phe 2,
e) des règles de con­duite approu­vées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 40, assor­ties d’en­ga­ge­ments juri­di­quement con­traignants et exé­cu­toires du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant dans le pays tiers d’ap­pli­quer les garan­ties appro­priées, y com­pris en ce qui con­cer­ne les droits des per­son­nes con­cer­nées ; ou
f) d’un méca­nis­me de cer­ti­fi­ca­ti­on approu­vé con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 42, accom­pa­gné d’en­ga­ge­ments juri­di­quement con­traignants et exé­cu­toires du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant dans le pays tiers d’ap­pli­quer les garan­ties appro­priées, y com­pris en ce qui con­cer­ne les droits des per­son­nes concernées.
(3) Sous réser­ve de l’ap­pro­ba­ti­on de l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te, les garan­ties appro­priées visées au para­gra­phe 1 peu­vent éga­le­ment con­si­ster notam­ment en
a) des clau­ses con­trac­tu­el­les con­ve­nues ent­re le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant et le responsable du trai­te­ment, le sous-trai­tant ou le desti­na­tai­re des don­nées à carac­tère per­son­nel dans le pays tiers ou l’or­ga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le ; ou
b) des dis­po­si­ti­ons à inclu­re dans les accords admi­ni­stra­tifs ent­re auto­ri­tés ou orga­nis­mes publics, qui inclu­ent des droits exé­cu­toires et effec­tifs pour les per­son­nes concernées.
(4) L’Au­to­ri­té de con­trô­le pru­den­tiel et de réso­lu­ti­on appli­que la pro­cé­du­re de cohé­rence pré­vue à l’ar­tic­le 63 lorsqu’un cas visé au para­gra­phe 3 du pré­sent artic­le se présente.
(5) Les auto­ri­sa­ti­ons accor­dées par un État membre ou par une auto­ri­té de con­trô­le sur la base de l’ar­tic­le 26, para­gra­phe 2, de la direc­ti­ve 95/46/CE restent val­ables jus­qu’à ce qu’el­les soi­ent modi­fi­ées, rem­pla­cées ou annulées par cet­te auto­ri­té de con­trô­le, si néces­saire. Les con­clu­si­ons adop­tées par la Com­mis­si­on sur la base de l’ar­tic­le 26, para­gra­phe 4, de la direc­ti­ve 95/46/CE restent en vigueur jus­qu’à ce qu’el­les soi­ent modi­fi­ées, rem­pla­cées ou annulées, si néces­saire, par une décis­i­on de la Com­mis­si­on adop­tée con­for­mé­ment au para­gra­phe 2 du pré­sent article.

Con­sidé­rants

(108) En l’ab­sence d’u­ne décis­i­on d’a­dé­qua­ti­on, le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant dev­rait pré­voir des garan­ties appro­priées pour la pro­tec­tion de la per­son­ne con­cer­née afin de com­pen­ser l’ab­sence de pro­tec­tion des don­nées dans un pays tiers. Ces garan­ties appro­priées peu­vent con­si­ster à recour­ir à des règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées, à des clau­ses types de pro­tec­tion des don­nées adop­tées par la Com­mis­si­on ou par une auto­ri­té de con­trô­le, ou à des clau­ses con­trac­tu­el­les approu­vées par une auto­ri­té de con­trô­le. Ces garan­ties dev­rai­ent assurer le respect des règles de pro­tec­tion des don­nées et des droits des per­son­nes con­cer­nées d’u­ne maniè­re appro­priée au trai­te­ment effec­tué au sein de l’U­ni­on, y com­pris en ce qui con­cer­ne l’e­xi­stence de droits exé­cu­toires de la per­son­ne con­cer­née et de recours effec­tifs, y com­pris le droit à un recours admi­ni­stra­tif ou juri­dic­tion­nel effec­tif et le droit de deman­der répa­ra­ti­on dans l’U­ni­on ou dans un pays tiers. Elles dev­rai­ent notam­ment por­ter sur le respect des prin­cipes géné­raux appli­ca­bles au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel, sur les prin­cipes de pro­tec­tion des don­nées par la tech­no­lo­gie et sur les paramè­tres par défaut favor­ables à la pro­tec­tion des don­nées. Les trans­ferts de don­nées peu­vent éga­le­ment être effec­tués par des auto­ri­tés ou des orga­nis­mes publics vers des auto­ri­tés ou des orga­nis­mes publics de pays tiers ou vers des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les ayant des obli­ga­ti­ons ou des fonc­tions équi­va­len­tes, y com­pris sur la base de dis­po­si­ti­ons à inclu­re dans des arran­ge­ments admi­ni­stra­tifs – tels qu’un pro­to­co­le d’ac­cord – qui accor­dent des droits exé­cu­toires et effec­tifs aux per­son­nes con­cer­nées. L’ap­pro­ba­ti­on de l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te dev­rait être obte­nue lorsque les garan­ties sont pré­vues dans des arran­ge­ments admi­ni­stra­tifs non juri­di­quement contraignants.
(109) La pos­si­bi­li­té pour le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant d’uti­li­ser les clau­ses types de pro­tec­tion des don­nées adop­tées par la Com­mis­si­on ou par une auto­ri­té de con­trô­le ne doit pas empêcher le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant d’uti­li­ser les clau­ses types de pro­tec­tion des don­nées dans des cont­rats plus importants, tels que des cont­rats ent­re le sous-trai­tant et un aut­re sous-trai­tant, ni l’empêcher d’a­jou­ter d’aut­res clau­ses ou des garan­ties sup­p­lé­men­tai­res, pour autant que cel­les-ci ne soi­ent pas, direc­te­ment ou indi­rec­te­ment, en con­tra­dic­tion avec les clau­ses types de pro­tec­tion des don­nées adop­tées par la Com­mis­si­on ou par une auto­ri­té de con­trô­le, ni ne portent att­ein­te aux liber­tés et droits fon­da­men­taux des per­son­nes con­cer­nées. Les respons­ables du trai­te­ment et les sous-trai­tants dev­rai­ent être encou­ra­gés à four­nir des garan­ties sup­p­lé­men­tai­res au moy­en d’en­ga­ge­ments con­trac­tuels com­plé­tant les clau­ses de pro­tec­tion standard.
(114) Dans tous les cas où il n’e­xi­ste pas de décis­i­on de la Com­mis­si­on con­stat­ant le carac­tère adé­quat du niveau de pro­tec­tion des don­nées en vigueur dans un pays tiers, le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant dev­rait recour­ir à des solu­ti­ons qui con­fè­rent aux per­son­nes con­cer­nées des droits exé­cu­toires et effec­tifs en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment de leurs don­nées à carac­tère per­son­nel dans l’U­ni­on après le trans­fert de ces don­nées, afin qu’el­les pui­s­sent con­tin­uer à béné­fi­ci­er des droits et garan­ties fondamentaux.

Artic­le 47 Règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des données
(1) L’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te approuve, con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re de cohé­rence visée à l’ar­tic­le 63, des règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées, à con­di­ti­on que ces règles
a) sont juri­di­quement con­traignan­tes, s’ap­pli­quent à tous les mem­bres con­cer­nés du grou­pe d’entre­pri­ses ou d’un grou­pe d’entre­pri­ses exer­çant une acti­vi­té éco­no­mi­que en com­mun et sont appli­quées par ces mem­bres, et s’ap­pli­quent éga­le­ment à leur personnel,
b) con­fè­rent aux per­son­nes con­cer­nées des droits expli­ci­te­ment exé­cu­toires en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment de leurs don­nées à carac­tère per­son­nel ; et
c) répon­dent aux exi­gen­ces fixées au para­gra­phe 2.
(2) Les règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées visées au para­gra­phe 1 con­ti­en­nent au moins les infor­ma­ti­ons suivantes :
a) la struc­tu­re et les coor­don­nées du grou­pe d’entre­pri­ses ou du grou­pe de socié­tés exer­çant une acti­vi­té éco­no­mi­que en com­mun et de cha­cun de ses membres ;
b) les trans­ferts ou séries de trans­ferts de don­nées con­cer­nés, y com­pris les types de don­nées à carac­tère per­son­nel con­cer­nés, la natu­re et la fina­li­té du trai­te­ment des don­nées, le type de per­son­nes con­cer­nées et le ou les pays tiers concernés ;
c) la force juri­di­que inter­ne et exter­ne des règles inter­nes de pro­tec­tion des don­nées concernées ;
d) l’ap­pli­ca­ti­on des prin­cipes géné­raux de pro­tec­tion des don­nées, notam­ment la limi­ta­ti­on des fina­li­tés, la mini­mi­sa­ti­on des don­nées, les durées de con­ser­va­ti­on limi­tées, la qua­li­té des don­nées, la pro­tec­tion des don­nées par la con­cep­ti­on tech­ni­que et par des paramè­tres par défaut favor­ables à la pro­tec­tion des don­nées, la base juri­di­que du trai­te­ment, le trai­te­ment de caté­go­ries par­ti­cu­liè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel, les mesu­res visa­nt à garan­tir la sécu­ri­té des don­nées et les exi­gen­ces rela­ti­ves aux trans­ferts ulté­ri­eurs vers des enti­tés non sou­mi­ses aux pré­sen­tes règles inter­nes de pro­tec­tion des données ;
e) les droits des per­son­nes con­cer­nées à l’é­gard du trai­te­ment et les moy­ens dont elles dis­po­sent pour exer­cer ces droits, y com­pris le droit de ne pas fai­re l’ob­jet d’u­ne décis­i­on fon­dée exclu­si­ve­ment sur un trai­te­ment auto­ma­ti­sé, y com­pris le pro­fi­la­ge, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 22, ain­si que le droit d’in­tro­dui­re une récla­ma­ti­on auprès de l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te ou de for­mer un recours devant les juri­dic­tions com­pé­ten­tes des États mem­bres, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 79, et d’ob­te­nir répa­ra­ti­on et, le cas échéant, d’êt­re indem­ni­sées en cas de vio­la­ti­on des règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des données ;
f) la responsa­bi­li­té assu­mée par le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant éta­b­li dans un État membre en cas de vio­la­ti­on des règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées par un membre du grou­pe con­cer­né qui n’est pas éta­b­li dans l’U­ni­on ; le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant n’est exo­né­ré par­ti­el­le­ment ou tota­le­ment de cet­te responsa­bi­li­té que s’il prouve que le fait qui a pro­vo­qué le dom­mage n’est pas impu­ta­ble au membre concerné ;
g) la maniè­re dont les per­son­nes con­cer­nées sont infor­mées, en plus des dis­po­si­ti­ons des artic­les 13 et 14, des règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées et, en par­ti­cu­lier, des aspects visés aux points d), e) et f) du pré­sent paragraphe ;
h) les fonc­tions de chaque délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées dési­gné en ver­tu de l’ar­tic­le 37 ou de tou­te aut­re per­son­ne ou orga­nis­me char­gé de con­trô­ler le respect des règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées au sein du grou­pe d’entre­pri­ses ou du grou­pe de socié­tés exer­çant une acti­vi­té éco­no­mi­que en com­mun, ain­si que le con­trô­le des acti­vi­tés de for­ma­ti­on et le trai­te­ment des réclamations ;
i) les pro­cé­du­res de recours ;
j) les pro­cé­du­res en place au sein du grou­pe d’entre­pri­ses ou du grou­pe d’entre­pri­ses exer­çant une acti­vi­té éco­no­mi­que com­mu­ne pour véri­fier le respect des règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées. Ces pro­cé­du­res com­pren­nent des examens de la pro­tec­tion des don­nées et des pro­cé­du­res visa­nt à garan­tir des mesu­res cor­rec­ti­ves pour pro­té­ger les droits de la per­son­ne con­cer­née. Les résul­tats de ces examens dev­rai­ent être com­mu­ni­qués à la per­son­ne ou à l’en­ti­té visée au point h), ain­si qu’au con­seil d’ad­mi­ni­stra­ti­on de l’entre­pri­se qui exer­ce le con­trô­le d’un grou­pe d’entre­pri­ses ou d’un grou­pe d’entre­pri­ses exer­çant une acti­vi­té éco­no­mi­que con­join­te, et dev­rai­ent être mis à la dis­po­si­ti­on de l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te à sa demande ;
k) les pro­cé­du­res de noti­fi­ca­ti­on et d’en­re­gi­stre­ment des modi­fi­ca­ti­ons des règles et leur com­mu­ni­ca­ti­on à l’au­to­ri­té de surveillance ;
l) les pro­cé­du­res de coopé­ra­ti­on avec l’au­to­ri­té de con­trô­le garan­tis­sant le respect des règles par tous les mem­bres du grou­pe d’entre­pri­ses ou du grou­pe d’entre­pri­ses exer­çant une acti­vi­té éco­no­mi­que en com­mun, notam­ment en rendant publics les résul­tats des véri­fi­ca­ti­ons des mesu­res visées au point j) auprès de l’au­to­ri­té de contrôle ;
m) les pro­cé­du­res de noti­fi­ca­ti­on à l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te de tou­te dis­po­si­ti­on léga­le appli­ca­ble à un membre du grou­pe d’entre­pri­ses ou à un grou­pe d’entre­pri­ses exer­çant une acti­vi­té éco­no­mi­que con­join­te dans un pays tiers qui pour­rait avoir un effet néga­tif sur les garan­ties offer­tes par les règles inter­nes obli­ga­toires en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées, et
n) une for­ma­ti­on appro­priée à la pro­tec­tion des don­nées pour le per­son­nel ayant un accès per­ma­nent ou régu­lier aux don­nées à carac­tère personnel.
(3) La Com­mis­si­on peut défi­nir le for­mat et les pro­cé­du­res pour l’é­ch­an­ge d’in­for­ma­ti­ons sur les règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées visées au pré­sent artic­le ent­re les respons­ables du trai­te­ment, les sous-trai­tants et les auto­ri­tés de con­trô­le. Ces actes d’exé­cu­ti­on sont adop­tés con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re d’ex­amen visée à l’ar­tic­le 93, para­gra­phe 2.

Artic­le 48 Trans­fert ou divul­ga­ti­on non auto­ri­sés par le droit de l’Union

En tout état de cau­se, tout juge­ment d’u­ne juri­dic­tion d’un pays tiers et tou­te décis­i­on d’u­ne auto­ri­té admi­ni­stra­ti­ve d’un pays tiers exi­geant d’un responsable du trai­te­ment ou d’un sous-trai­tant le trans­fert ou la divul­ga­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel ne peu­vent être recon­nus ou ren­dus exé­cu­toires, sans pré­ju­di­ce d’aut­res motifs de trans­fert au tit­re du pré­sent cha­pit­re, que s’ils sont fon­dés sur un instru­ment inter­na­tio­nal en vigueur, tel qu’un accord d’en­trai­de judi­ciai­re ent­re le pays tiers requé­rant et l’U­ni­on ou un État membre.

Con­sidé­rants

(115) Cer­ta­ins pays tiers adoptent des lois, des règle­ments et d’aut­res actes juri­di­ques qui pré­ten­dent régir direc­te­ment les acti­vi­tés de trai­te­ment des per­son­nes phy­si­ques et mora­les rele­vant de la juri­dic­tion des États mem­bres. Il peut s’a­gir de juge­ments ren­dus par des tri­bu­naux et de décis­i­ons d’au­to­ri­tés admi­ni­stra­ti­ves de pays tiers exi­geant d’un responsable du trai­te­ment ou d’un sous-trai­tant le trans­fert ou la divul­ga­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel, qui ne sont pas fon­dés sur un instru­ment inter­na­tio­nal en vigueur, tel qu’un accord d’en­trai­de judi­ciai­re ent­re le pays tiers deman­deur et l’U­ni­on ou un État membre. L’ap­pli­ca­ti­on de ces lois, règle­ments et aut­res actes en dehors du ter­ri­toire des pays tiers con­cer­nés peut être con­trai­re au droit inter­na­tio­nal et aller à l’en­cont­re de la pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques garan­tie dans l’U­ni­on par le pré­sent règle­ment. Les trans­ferts de don­nées ne dev­rai­ent donc être auto­ri­sés que si les con­di­ti­ons pré­vues par le pré­sent règle­ment pour les trans­ferts de don­nées vers des pays tiers sont respec­tées. Cela peut être le cas, ent­re aut­res, lorsque la divul­ga­ti­on est néces­saire pour un motif d’in­té­rêt public important recon­nu par le droit de l’U­ni­on ou par le droit de l’É­tat membre auquel le responsable du trai­te­ment est soumis.

Artic­le 49 Déro­ga­ti­ons dans des cas spécifiques
(1) En l’ab­sence de la décis­i­on d’a­dé­qua­ti­on visée à l’ar­tic­le 45, para­gra­phe 3, et de garan­ties appro­priées visées à l’ar­tic­le 46, y com­pris des règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées, un trans­fert ou une série de trans­ferts de don­nées à carac­tère per­son­nel vers un pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le n’est auto­ri­sé que dans l’u­ne des con­di­ti­ons suivantes :
a) la per­son­ne con­cer­née a don­né son con­sen­te­ment expli­ci­te au trans­fert de don­nées pro­po­sé, après avoir été infor­mée des ris­ques poten­tiels que pré­sen­tent pour elle de tels trans­ferts en l’ab­sence de décis­i­on d’a­dé­qua­ti­on et de garan­ties appropriées,
b) le trans­fert est néces­saire à l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat ent­re la per­son­ne con­cer­née et le responsable du trai­te­ment ou à l’exé­cu­ti­on de mesu­res pré­con­trac­tu­el­les à la deman­de de la per­son­ne concernée,
c) le trans­fert est néces­saire à la con­clu­si­on ou à l’exé­cu­ti­on d’un cont­rat con­clu, dans l’in­té­rêt de la per­son­ne con­cer­née, par le responsable du trai­te­ment avec une aut­re per­son­ne phy­si­que ou morale,
d) le trans­fert est néces­saire pour des rai­sons importan­tes d’in­té­rêt public,
e) le trans­fert est néces­saire à la con­sta­ta­ti­on, à l’e­xer­ci­ce ou à la défen­se d’un droit en justice,
f) le trans­fert est néces­saire à la sau­vegar­de des inté­rêts vitaux de la per­son­ne con­cer­née ou d’aut­res per­son­nes, dans la mesu­re où la per­son­ne con­cer­née est phy­si­quement ou léga­le­ment inca­pa­ble de don­ner son consentement,
g) le trans­fert est effec­tué à par­tir d’un regist­re qui, con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on ou des États mem­bres, est desti­né à l’in­for­ma­ti­on du public et est ouvert à la con­sul­ta­ti­on soit par l’en­sem­ble du public, soit par tou­te per­son­ne justi­fi­ant d’un inté­rêt légiti­me, mais uni­quement dans la mesu­re où les con­di­ti­ons fixées par le droit de l’U­ni­on ou des États mem­bres pour la con­sul­ta­ti­on dans un cas par­ti­cu­lier sont remplies.

Dans le cas où le trans­fert ne pour­rait être fon­dé sur une dis­po­si­ti­on des artic­les 45 ou 46 – y com­pris les règles inter­nes obli­ga­toires en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées – et où aucu­ne des excep­ti­ons ne s’ap­pli­que à un cas par­ti­cu­lier con­for­mé­ment au pre­mier ali­néa, un trans­fert vers un pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le ne peut avoir lieu que si le trans­fert n’est pas répé­té, ne con­cer­ne qu’un nombre limi­té de per­son­nes con­cer­nées, est néces­saire à la sau­vegar­de des inté­rêts légiti­mes impé­rieux du responsable du trai­te­ment, à con­di­ti­on que ne pré­va­lent pas les inté­rêts ou les droits et liber­tés de la per­son­ne con­cer­née, et que le responsable du trai­te­ment ait éva­lué tou­tes les cir­con­stances du trans­fert de don­nées et pré­vu, sur la base de cet­te éva­lua­ti­on, des garan­ties appro­priées en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel. Le responsable du trai­te­ment infor­me l’au­to­ri­té de con­trô­le du trans­fert. Le responsable du trai­te­ment infor­me la per­son­ne con­cer­née du trans­fert et de ses inté­rêts légiti­mes impé­rieux, en plus des infor­ma­ti­ons com­mu­ni­quées à la per­son­ne con­cer­née en ver­tu des artic­les 13 et 14.

(2) Les trans­ferts de don­nées visés au para­gra­phe 1, pre­mier ali­néa, point g), ne peu­vent por­ter sur la tota­li­té ou sur des caté­go­ries entiè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel con­te­nues dans le regist­re. Lorsque le regist­re est desti­né à être con­sul­té par des per­son­nes ayant un inté­rêt légiti­me, le trans­fert ne peut avoir lieu qu’à la deman­de de ces per­son­nes ou si ces per­son­nes sont les desti­na­tai­res du transfert.
(3) Le para­gra­phe 1, pre­mier ali­néa, points a), b) et c), et le para­gra­phe 1, deu­xiè­me ali­néa, ne s’ap­pli­quent pas aux acti­vi­tés menées par les auto­ri­tés publi­ques dans l’e­xer­ci­ce de leurs pré­ro­ga­ti­ves de puis­sance publique.
(4) L’in­té­rêt public visé au para­gra­phe 1, pre­mier ali­néa, point d), doit être recon­nu par le droit de l’U­ni­on ou par le droit de l’É­tat membre auquel le responsable du trai­te­ment est soumis.
(5) En l’ab­sence d’u­ne décis­i­on d’a­dé­qua­ti­on, le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres peut pré­voir expres­sé­ment des rest­ric­tions au trans­fert de cer­tai­nes caté­go­ries de don­nées à carac­tère per­son­nel vers des pays tiers ou des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les pour des motifs d’in­té­rêt public importants. Les États mem­bres noti­fi­ent ces dis­po­si­ti­ons à la Commission.
(6) Le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant con­si­gne dans la docu­men­ta­ti­on visée à l’ar­tic­le 30 l’éva­lua­ti­on qu’il a effec­tuée ain­si que les garan­ties appro­priées visées au para­gra­phe 1, deu­xiè­me ali­néa, du pré­sent article.

Con­sidé­rants

(111) Les trans­ferts de don­nées dev­rai­ent être auto­ri­sés sous cer­tai­nes con­di­ti­ons, à savoir si la per­son­ne con­cer­née a don­né son con­sen­te­ment expli­ci­te, si le trans­fert est occa­si­on­nel et s’il est néces­saire dans le cad­re d’un cont­rat ou pour fai­re valoir un droit en justi­ce, que ce soit dans le cad­re d’u­ne pro­cé­du­re judi­ciai­re, admi­ni­stra­ti­ve ou ext­ra­ju­di­ciai­re, y com­pris une pro­cé­du­re devant une auto­ri­té régle­men­tai­re. Le trans­fert dev­rait éga­le­ment être pos­si­ble lorsqu’il est néces­saire à la sau­vegar­de d’un inté­rêt public important, tel que défi­ni par le droit de l’U­ni­on ou le droit d’un État membre, ou lorsqu’il est effec­tué à par­tir d’un regist­re pré­vu par la légis­la­ti­on et pou­vant être con­sul­té par le public ou par des per­son­nes ayant un inté­rêt légiti­me. Dans ce der­nier cas, un tel trans­fert ne dev­rait pas pou­voir por­ter sur l’en­sem­ble ou sur des caté­go­ries entiè­res de don­nées à carac­tère per­son­nel con­te­nues dans le regist­re. Si le regist­re en que­sti­on est desti­né à être con­sul­té par des per­son­nes ayant un inté­rêt légiti­me, le trans­fert ne dev­rait avoir lieu qu’à la deman­de de ces per­son­nes ou uni­quement si ces per­son­nes sont les desti­na­tai­res du trans­fert, en tenant plei­ne­ment comp­te des inté­rêts et des droits fon­da­men­taux de la per­son­ne concernée.
(112) Ces excep­ti­ons dev­rai­ent notam­ment s’ap­pli­quer aux trans­ferts de don­nées néces­saires pour des motifs importants d’in­té­rêt public, tels que l’é­ch­an­ge inter­na­tio­nal de don­nées ent­re les auto­ri­tés char­gées de la con­cur­rence, de la fis­ca­li­té ou des doua­nes, ent­re les auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce finan­ciè­re ou ent­re les ser­vices char­gés des que­sti­ons de sécu­ri­té socia­le ou de san­té publi­que, par exemp­le dans le cas du dépis­ta­ge envi­ron­ne­men­tal des mala­dies con­ta­gieu­ses ou pour rédui­re et/ou éli­mi­ner le dopa­ge dans le sport. Le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel dev­rait éga­le­ment être con­sidé­ré com­me lici­te lorsqu’il est néces­saire à la sau­vegar­de d’un inté­rêt essen­tiel, y com­pris l’in­té­gri­té phy­si­que ou la vie, de la per­son­ne con­cer­née ou d’u­ne aut­re per­son­ne et que la per­son­ne con­cer­née est inca­pa­ble de don­ner son con­sen­te­ment. En l’ab­sence d’u­ne décis­i­on d’a­dé­qua­ti­on, le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres peut pré­voir expres­sé­ment des rest­ric­tions au trans­fert de cer­tai­nes caté­go­ries de don­nées vers des pays tiers ou des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les pour des motifs d’in­té­rêt public importants. Les États mem­bres dev­rai­ent noti­fier ces dis­po­si­ti­ons à la Com­mis­si­on. Tout trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel d’u­ne per­son­ne con­cer­née qui, pour des rai­sons phy­si­ques ou juri­di­ques, n’est pas en mesu­re de don­ner son con­sen­te­ment à une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le huma­ni­taire, effec­tué pour l’exé­cu­ti­on d’u­ne tâche qui lui incom­be en ver­tu des con­ven­ti­ons de Genè­ve ou pour se con­for­mer au droit inter­na­tio­nal huma­ni­taire appli­ca­ble en cas de con­flit armé, pour­rait être con­sidé­ré com­me néces­saire pour un motif important d’in­té­rêt public ou com­me étant dans l’in­té­rêt vital de la per­son­ne concernée.
(113) Les trans­ferts qui peu­vent être con­sidé­rés com­me non répé­ti­tifs et qui ne con­cer­nent qu’un nombre limi­té de per­son­nes con­cer­nées pour­rai­ent éga­le­ment être pos­si­bles pour sau­vegar­der les inté­rêts légiti­mes impé­rieux du responsable du trai­te­ment, à con­di­ti­on que les inté­rêts ou les droits et liber­tés de la per­son­ne con­cer­née ne pré­va­lent pas et que le responsable du trai­te­ment ait exami­né tou­tes les cir­con­stances du trans­fert de don­nées. Le responsable du trai­te­ment dev­rait notam­ment tenir comp­te de la natu­re des don­nées à carac­tère per­son­nel, de la fina­li­té et de la durée du trai­te­ment envi­sa­gé, de la situa­ti­on dans le pays d’o­ri­gi­ne, dans le pays tiers con­cer­né et dans le pays de desti­na­ti­on fina­le, et pré­voir des garan­ties appro­priées pour pro­té­ger les liber­tés et droits fon­da­men­taux des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment de leurs don­nées à carac­tère per­son­nel. Ces trans­ferts ne dev­rai­ent être pos­si­bles que dans les cas restants où aucun des aut­res motifs de trans­fert ne s’ap­pli­que. Les atten­tes légiti­mes de la socié­té en matiè­re d’a­mé­lio­ra­ti­on des con­nais­sances dev­rai­ent être pri­ses en comp­te à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques. Le responsable du trai­te­ment dev­rait infor­mer l’au­to­ri­té de con­trô­le et la per­son­ne con­cer­née du transfert.

Artic­le 50 Coopé­ra­ti­on inter­na­tio­na­le en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère personnel

En ce qui con­cer­ne les pays tiers et les orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les, la Com­mis­si­on et les auto­ri­tés de con­trô­le pren­nent les mesu­res appro­priées pour

a) déve­lo­p­per des méca­nis­mes de coopé­ra­ti­on inter­na­tio­na­le qui faci­li­tent l’ap­pli­ca­ti­on effec­ti­ve de la légis­la­ti­on rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère personnel,
b) la four­ni­tu­re mutu­el­le d’u­ne assi­stance inter­na­tio­na­le pour l’ap­pli­ca­ti­on de la légis­la­ti­on rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, notam­ment par des noti­fi­ca­ti­ons, des ren­vois de plain­tes, une assi­stance dans le cad­re d’en­quêtes et l’é­ch­an­ge d’in­for­ma­ti­ons, sous réser­ve de garan­ties appro­priées pour la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel et des aut­res liber­tés et droits fondamentaux,
c) asso­cier les par­ties pren­an­tes con­cer­nées aux dis­cus­sions et aux acti­vi­tés visa­nt à ren­forcer la coopé­ra­ti­on inter­na­tio­na­le en matiè­re d’ap­pli­ca­ti­on de la légis­la­ti­on rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère personnel,
d) pro­mou­voir l’é­ch­an­ge et la docu­men­ta­ti­on sur la légis­la­ti­on et les pra­ti­ques en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, y com­pris les con­flits de com­pé­tence avec les pays tiers.

Con­sidé­rants

(116) Lorsque des don­nées à carac­tère per­son­nel sont trans­fé­rées vers un aut­re pays en dehors de l’U­ni­on, il exi­ste un ris­que accru que les per­son­nes phy­si­ques ne pui­s­sent pas exer­cer leurs droits en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées et, en par­ti­cu­lier, se pro­té­ger cont­re l’uti­li­sa­ti­on ou la divul­ga­ti­on illi­ci­te de ces infor­ma­ti­ons. De même, les auto­ri­tés de con­trô­le peu­vent ne pas être en mesu­re de don­ner suite à des plain­tes ou de mener des enquêtes liées à des acti­vi­tés menées en dehors des fron­tiè­res de leur État membre. Leurs efforts de coopé­ra­ti­on trans­fron­ta­liè­re peu­vent éga­le­ment être ent­ra­vés par l’in­suf­fi­sance des pou­voirs de pré­ven­ti­on et de répa­ra­ti­on, par des systè­mes juri­di­ques con­tra­dic­toires et par des obs­ta­cles pra­ti­ques tels que la pénurie de res­sour­ces. Il est donc néces­saire d’en­cou­ra­ger la coopé­ra­ti­on ent­re les auto­ri­tés de con­trô­le de la pro­tec­tion des don­nées afin qu’el­les pui­s­sent éch­an­ger des infor­ma­ti­ons et mener des enquêtes avec les auto­ri­tés de con­trô­le d’aut­res pays. Afin de mett­re en place des méca­nis­mes de coopé­ra­ti­on inter­na­tio­na­le qui faci­li­tent et garan­tis­sent l’as­si­stance inter­na­tio­na­le pour l’ap­pli­ca­ti­on de la légis­la­ti­on rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, la Com­mis­si­on et les auto­ri­tés de con­trô­le dev­rai­ent éch­an­ger des infor­ma­ti­ons et coopé­rer avec les auto­ri­tés com­pé­ten­tes des pays tiers dans le cad­re d’ac­ti­vi­tés liées à l’e­xer­ci­ce de leurs com­pé­ten­ces, sur la base du prin­ci­pe de récipro­ci­té et con­for­mé­ment au pré­sent règlement.

Cha­pit­re VI Auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce indépendantes

Sec­tion 1 Indépendance

Artic­le 51 Auto­ri­té de surveillance
(1) Chaque État membre pré­voit qu’u­ne ou plu­sieurs auto­ri­tés indé­pen­dan­tes sont char­gées de sur­veil­ler l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, afin de pro­té­ger les liber­tés et droits fon­da­men­taux des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment et de faci­li­ter la lib­re cir­cula­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel dans l’U­ni­on (ci-après dénom­mées “auto­ri­tés com­pé­ten­tes”).Auto­ri­té de sur­veil­lan­ce„).
(2) Chaque auto­ri­té de con­trô­le con­tri­bue à l’ap­pli­ca­ti­on uni­for­me du pré­sent règle­ment dans l’en­sem­ble de l’U­ni­on. cet­te fin, les auto­ri­tés de con­trô­le coopè­rent ent­re elles et avec la Com­mis­si­on con­for­mé­ment au cha­pit­re VII.
(3) Lorsqu’il y a plus d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le dans un État membre, cet État membre dési­gne l’au­to­ri­té de con­trô­le qui repré­sen­te ces auto­ri­tés au sein du comi­té et met en place une pro­cé­du­re visa­nt à garan­tir que les aut­res auto­ri­tés respec­tent les règles rela­ti­ves au méca­nis­me de cohé­rence visé à l’ar­tic­le 63.
(4) Chaque État membre noti­fie à la Com­mis­si­on, au plus tard le 25 mai 2018, les dis­po­si­ti­ons légis­la­ti­ves qu’il adop­te en ver­tu du pré­sent cha­pit­re et, sans délai, tou­te modi­fi­ca­ti­on ulté­ri­eu­re de ces dispositions.

Con­sidé­rants

(117) La mise en place, dans les États mem­bres, d’au­to­ri­tés de con­trô­le habi­li­tées à exer­cer leurs fonc­tions et leurs pou­voirs en tou­te indé­pen­dance est un élé­ment essen­tiel de la pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel. Les États mem­bres dev­rai­ent pou­voir éta­b­lir plus d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le si cela cor­re­spond à leur struc­tu­re con­sti­tu­ti­on­nel­le, orga­ni­sa­ti­on­nel­le et administrative.
(119) Lorsqu’un État membre éta­blit plu­sieurs auto­ri­tés de con­trô­le, il dev­rait adop­ter des mesu­res légis­la­ti­ves pour garan­tir la par­ti­ci­pa­ti­on effec­ti­ve de ces auto­ri­tés de con­trô­le au pro­ce­s­sus de mise en cohé­rence. En par­ti­cu­lier, cet État membre dev­rait dési­gner une auto­ri­té de con­trô­le qui ser­vi­ra de point de cont­act cen­tral pour la par­ti­ci­pa­ti­on effec­ti­ve de ces auto­ri­tés au méca­nis­me et qui assur­era une coopé­ra­ti­on rapi­de et har­mo­nieu­se avec les aut­res auto­ri­tés de con­trô­le, le comi­té et la Commission.
(123) Les auto­ri­tés de con­trô­le dev­rai­ent sur­veil­ler l’ap­pli­ca­ti­on des dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment et con­tri­buer à leur appli­ca­ti­on uni­for­me dans tou­te l’U­ni­on, afin de pro­té­ger les per­son­nes phy­si­ques en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment de leurs don­nées et de faci­li­ter la lib­re cir­cula­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel dans le mar­ché inté­ri­eur. cet­te fin, les auto­ri­tés de con­trô­le dev­rai­ent coopé­rer ent­re elles et avec la Com­mis­si­on, sans qu’il soit néces­saire de con­clu­re un accord ent­re les États mem­bres sur l’as­si­stance mutu­el­le ou sur une tel­le coopération.

Artic­le 52 Indépendance
(1) Chaque auto­ri­té de con­trô­le agit en tou­te indé­pen­dance dans l’ac­com­plis­se­ment de ses tâches et dans l’e­xer­ci­ce des pou­voirs qui lui sont con­fé­rés par le pré­sent règlement.
(2) Le ou les mem­bres de chaque auto­ri­té de sur­veil­lan­ce ne sont sou­mis à aucu­ne influence exté­ri­eu­re, direc­te ou indi­rec­te, et ne solli­ci­tent ni n’ac­cept­ent d’ins­truc­tions dans l’ac­com­plis­se­ment de leurs tâches et l’e­xer­ci­ce de leurs pou­voirs en ver­tu du pré­sent règlement.
(3) Le ou les mem­bres de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce s’ab­sti­en­nent de tout acte incom­pa­ti­ble avec les fonc­tions qu’ils exer­cent et n’e­xer­cent, pen­dant la durée de leur man­dat, aucu­ne aut­re acti­vi­té, rému­n­é­rée ou non, incom­pa­ti­ble avec leurs fonctions.
(4) Chaque État membre veil­le à ce que chaque auto­ri­té de con­trô­le soit dotée des res­sour­ces humain­es, tech­ni­ques et finan­ciè­res, des locaux et des infras­truc­tures néces­saires à l’e­xer­ci­ce effec­tif de ses fonc­tions et de ses com­pé­ten­ces, y com­pris dans le cad­re de l’as­si­stance mutu­el­le, de la coopé­ra­ti­on et de la par­ti­ci­pa­ti­on au comité.
(5) Chaque État membre veil­le à ce que chaque auto­ri­té de con­trô­le sélec­tion­ne et dis­po­se de son pro­pre per­son­nel, qui est pla­cé sous la seu­le auto­ri­té du ou des mem­bres de l’au­to­ri­té de con­trô­le concernée.
(6) Chaque État membre veil­le à ce que chaque auto­ri­té de sur­veil­lan­ce soit sou­mi­se à un con­trô­le finan­cier qui n’af­fec­te pas son indé­pen­dance et à ce qu’el­le dis­po­se de ses pro­pres bud­gets annu­els publics, qui peu­vent fai­re par­tie de l’en­sem­ble du bud­get de l’É­tat ou du bud­get national.

Con­sidé­rants

(118) Le fait que les auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce soi­ent indé­pen­dan­tes ne dev­rait pas signi­fier qu’el­les ne sont pas sou­mi­ses à un méca­nis­me de con­trô­le ou de sur­veil­lan­ce en ce qui con­cer­ne leurs dépen­ses ou qu’el­les ne peu­vent pas fai­re l’ob­jet d’un con­trô­le juridictionnel.
(120) Chaque auto­ri­té de sur­veil­lan­ce dev­rait être dotée des res­sour­ces finan­ciè­res, du per­son­nel, des locaux et de l’in­fras­truc­tu­re néces­saires à l’e­xer­ci­ce effi­cace de ses fonc­tions, y com­pris cel­les liées à l’as­si­stance mutu­el­le et à la coopé­ra­ti­on avec d’aut­res auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce dans tou­te l’U­ni­on. Chaque auto­ri­té de sur­veil­lan­ce dev­rait dis­po­ser de son pro­pre bud­get annu­el public, qui peut fai­re par­tie de l’en­sem­ble du bud­get de l’É­tat ou du bud­get national.

Artic­le 53 Con­di­ti­ons géné­ra­les appli­ca­bles aux mem­bres de l’Au­to­ri­té de surveillance
(1) Les États mem­bres pré­voi­ent que chaque membre de leurs auto­ri­tés de con­trô­le est nom­mé selon une pro­cé­du­re trans­pa­ren­te, à savoir

du Par­le­ment,

par le gouvernement,

par le chef d’É­tat ou

par une auto­ri­té indé­pen­dan­te char­gée de la nomi­na­ti­on con­for­mé­ment à la légis­la­ti­on de l’É­tat membre.

(2) Chaque membre doit pos­sé­der les qua­li­fi­ca­ti­ons, l’expé­ri­ence et les com­pé­ten­ces néces­saires à l’ac­com­plis­se­ment de ses tâches et à l’e­xer­ci­ce de ses pou­voirs, notam­ment en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées à carac­tère personnel.
(3) Les fonc­tions d’un membre pren­nent fin à l’ex­pi­ra­ti­on de son man­dat, à sa démis­si­on ou à sa mise à la retrai­te d’of­fice con­for­mé­ment au droit de l’É­tat membre concerné.
(4) Un membre n’est démis de ses fonc­tions que s’il a com­mis une fau­te gra­ve ou s’il ne rem­plit plus les con­di­ti­ons néces­saires à l’e­xer­ci­ce de ses fonctions.

Con­sidé­rants

(121) Les exi­gen­ces géné­ra­les appli­ca­bles au(x) membre(s) de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce dev­rai­ent être fixées par la légis­la­ti­on de chaque État membre et pré­voir notam­ment que ces mem­bres sont nom­més, selon une pro­cé­du­re trans­pa­ren­te, soit par le par­le­ment, le gou­ver­ne­ment ou le chef d’É­tat de l’É­tat membre, sur pro­po­si­ti­on du gou­ver­ne­ment, d’un membre du gou­ver­ne­ment, du par­le­ment ou d’u­ne chambre du par­le­ment, soit par un orga­nis­me indé­pen­dant char­gé de la nomi­na­ti­on con­for­mé­ment à la légis­la­ti­on de l’É­tat membre. Afin de garan­tir l’in­dé­pen­dance de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce, ses mem­bres dev­rai­ent exer­cer leurs fonc­tions avec inté­gri­té, s’ab­ste­nir de tout acte incom­pa­ti­ble avec les fonc­tions de leur char­ge et n’e­xer­cer, pen­dant la durée de leur man­dat, aucu­ne aut­re acti­vi­té, rému­n­é­rée ou non, incom­pa­ti­ble avec leur char­ge. L’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce dev­rait dis­po­ser de son pro­pre per­son­nel, choi­si par elle-même ou par un orga­nis­me indé­pen­dant éta­b­li con­for­mé­ment à la légis­la­ti­on de l’É­tat membre, qui dev­rait être pla­cé sous la seu­le auto­ri­té du ou des mem­bres de l’au­to­ri­té de surveillance.

Artic­le 54 Créa­ti­on de l’Au­to­ri­té de surveillance
(1) Chaque État membre pré­voit par voie légis­la­ti­ve ou réglementaire
a) la créa­ti­on de chaque auto­ri­té de surveillance ;
b) les qua­li­fi­ca­ti­ons et aut­res con­di­ti­ons requi­ses pour être nom­mé membre de chaque auto­ri­té de surveillance ;
c) les règles et pro­cé­du­res appli­ca­bles à la nomi­na­ti­on du ou des mem­bres de chaque auto­ri­té de surveillance ;
d) la durée du man­dat du ou des mem­bres de chaque auto­ri­té de sur­veil­lan­ce, qui ne peut être infé­ri­eu­re à quat­re ans, sauf pour le pre­mier man­dat posté­ri­eur au 24 mai 2016, qui peut être plus court pour une par­tie des mem­bres si une nomi­na­ti­on dif­fé­rée est néces­saire pour pré­ser­ver l’in­dé­pen­dance de l’au­to­ri­té de surveillance ;
e) la que­sti­on de savoir si le ou les mem­bres de chaque auto­ri­té de sur­veil­lan­ce peu­vent être recon­duits dans leurs fonc­tions et, dans l’af­fir­ma­ti­ve, à quel­le fréquence ;
f) les con­di­ti­ons rela­ti­ves aux obli­ga­ti­ons du ou des mem­bres et des agents de chaque auto­ri­té de sur­veil­lan­ce, les inter­dic­tions d’ac­tes, d’ac­ti­vi­tés pro­fes­si­on­nel­les et de rému­n­é­ra­ti­ons pen­dant et après le man­dat qui sont incom­pa­ti­bles avec ces obli­ga­ti­ons et les règles rela­ti­ves à la ces­sa­ti­on de l’emploi.
(2) Le ou les mem­bres et le per­son­nel de chaque auto­ri­té de con­trô­le sont tenus, con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on ou au droit natio­nal, tant pen­dant la durée de leurs fonc­tions qu’a­près la ces­sa­ti­on de cel­les-ci, de ne pas divul­guer les infor­ma­ti­ons con­fi­den­ti­el­les dont ils ont eu con­nais­sance dans l’e­xer­ci­ce de leurs fonc­tions ou de leurs com­pé­ten­ces. Pen­dant la durée de leurs fonc­tions, cet­te obli­ga­ti­on de con­fi­den­tia­li­té s’ap­pli­que notam­ment aux vio­la­ti­ons du pré­sent règle­ment signa­lées par des per­son­nes physiques.

Sec­tion 2 Com­pé­tence, tâches et pouvoirs

Artic­le 55 Compétence
(1) Chaque auto­ri­té de con­trô­le est responsable de l’exé­cu­ti­on des tâches et de l’e­xer­ci­ce des pou­voirs qui lui sont con­fé­rés par le pré­sent règle­ment sur le ter­ri­toire de son pro­pre État membre.
(2) Lorsque le trai­te­ment est effec­tué par des auto­ri­tés publi­ques ou des orga­nis­mes pri­vés sur la base de l’ar­tic­le 6, para­gra­phe 1, point c) ou e), l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te est cel­le de l’É­tat membre con­cer­né. Dans ce cas, l’ar­tic­le 56 ne s’ap­pli­que pas.
(3) Les auto­ri­tés de con­trô­le ne sont pas com­pé­ten­tes pour con­trô­ler les trai­te­ments effec­tués par les juri­dic­tions dans le cad­re de leurs acti­vi­tés judiciaires.

Con­sidé­rants

(122) Chaque auto­ri­té de con­trô­le dev­rait être char­gée d’e­xer­cer, sur le ter­ri­toire de son État membre, les pou­voirs et d’ac­com­plir les tâches qui lui sont con­fé­rés par le pré­sent règle­ment. Cela dev­rait notam­ment s’ap­pli­quer aux élé­ments suivants :

le trai­te­ment dans le cad­re des acti­vi­tés d’un éta­blis­se­ment du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant sur le ter­ri­toire de leur État membre,

le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel par des auto­ri­tés publi­ques ou des orga­nis­mes pri­vés agis­sant dans l’in­té­rêt public,

les acti­vi­tés de trai­te­ment qui ont un impact sur les per­son­nes con­cer­nées sur leur ter­ri­toire, ou

les acti­vi­tés de trai­te­ment menées par un responsable du trai­te­ment ou un sous-trai­tant sans éta­blis­se­ment dans l’U­ni­on, dès lors qu’el­les visent des per­son­nes con­cer­nées rési­dant sur leur territoire.

Cela dev­rait éga­le­ment inclu­re le trai­te­ment des plain­tes d’u­ne per­son­ne con­cer­née, la réa­li­sa­ti­on d’en­quêtes sur l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment et la pro­mo­ti­on de l’in­for­ma­ti­on du public sur les ris­ques, les règles, les garan­ties et les droits liés au trai­te­ment des don­nées à carac­tère personnel.

(128) Les règles rela­ti­ves à l’au­to­ri­té chef de file et à la pro­cé­du­re de coopé­ra­ti­on et de cohé­rence ne dev­rai­ent pas s’ap­pli­quer lorsque le trai­te­ment est effec­tué par des auto­ri­tés publi­ques ou des enti­tés pri­vées dans l’in­té­rêt public. Dans ces cas, l’au­to­ri­té de con­trô­le de l’É­tat membre dans lequel l’au­to­ri­té ou l’en­ti­té pri­vée est éta­b­lie dev­rait être la seu­le auto­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te pour exer­cer les pou­voirs qui lui sont con­fé­rés par le pré­sent règlement.

Artic­le 56 Com­pé­tence de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce chef de file
(1) Sans pré­ju­di­ce de l’ar­tic­le 55, l’au­to­ri­té de con­trô­le du prin­ci­pal éta­blis­se­ment ou de l’é­ta­blis­se­ment uni­que du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant est l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file com­pé­ten­te pour le trai­te­ment trans­fron­ta­lier effec­tué par ce responsable du trai­te­ment ou ce sous-trai­tant, con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re pré­vue à l’ar­tic­le 60.
(2) Par déro­ga­ti­on au para­gra­phe 1, chaque auto­ri­té de con­trô­le est com­pé­ten­te pour trai­ter une récla­ma­ti­on dont elle est sai­sie ou une éven­tu­el­le vio­la­ti­on du pré­sent règle­ment, lorsque l’ob­jet de cel­le-ci est lié uni­quement à un éta­blis­se­ment situé dans son État membre ou affec­te de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve des per­son­nes con­cer­nées uni­quement dans son État membre.
(3) Dans les cas visés au para­gra­phe 2 du pré­sent artic­le, l’au­to­ri­té de con­trô­le infor­me sans délai l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file de cet­te que­sti­on. Dans un délai de trois semain­es à comp­ter de la noti­fi­ca­ti­on, l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file déci­de de trai­ter ou non l’af­fai­re con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re pré­vue à l’ar­tic­le 60, en tenant comp­te du fait que le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant a ou non un éta­blis­se­ment dans l’É­tat membre dont l’au­to­ri­té de con­trô­le l’a informée.
(4) Si l’au­to­ri­té de con­trô­le prin­ci­pa­le déci­de de se sai­sir du dos­sier, la pro­cé­du­re pré­vue à l’ar­tic­le 60 s’ap­pli­que. L’au­to­ri­té de con­trô­le qui a infor­mé l’au­to­ri­té de con­trô­le prin­ci­pa­le peut lui sou­mett­re un pro­jet de décis­i­on. L’au­to­ri­té de con­trô­le prin­ci­pa­le tient le plus grand comp­te de ce pro­jet lorsqu’el­le éla­bo­re le pro­jet de décis­i­on visé à l’ar­tic­le 60, para­gra­phe 3.
(5) Si l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file déci­de de ne pas trai­ter elle-même le cas, l’au­to­ri­té de con­trô­le qui a infor­mé l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file trai­te le cas con­for­mé­ment aux artic­les 61 et 62.
(6) L’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file est l’in­terlo­cu­teur uni­que du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant pour les que­sti­ons rela­ti­ves au trai­te­ment trans­fron­ta­lier effec­tué par ce responsable du trai­te­ment ou ce sous-traitant.

Con­sidé­rants

(124) Lorsque le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel est lié aux acti­vi­tés d’un éta­blis­se­ment d’un responsable du trai­te­ment ou d’un sous-trai­tant dans l’U­ni­on et que le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant a des éta­blis­se­ments dans plus d’un État membre ou que l’ac­ti­vi­té de trai­te­ment liée aux acti­vi­tés d’un éta­blis­se­ment uni­que d’un responsable du trai­te­ment ou d’un sous-trai­tant dans l’U­ni­on a, ou est sus­cep­ti­ble d’a­voir, un impact signi­fi­ca­tif sur les per­son­nes con­cer­nées dans plus d’un État membre, l’au­to­ri­té de con­trô­le dev­rait être l’au­to­ri­té chef de file pour l’é­ta­blis­se­ment prin­ci­pal du responsable du trai­te­ment ou pour l’é­ta­blis­se­ment uni­que du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant. Elle dev­rait coopé­rer avec les aut­res auto­ri­tés con­cer­nées par­ce que le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant dis­po­se d’un éta­blis­se­ment sur le ter­ri­toire de leur État membre, par­ce que le trai­te­ment a un impact signi­fi­ca­tif sur des per­son­nes con­cer­nées rési­dant sur leur ter­ri­toire ou par­ce qu’u­ne récla­ma­ti­on a été intro­duite auprès d’el­les. Même si une per­son­ne con­cer­née ne rési­dant pas dans l’É­tat membre en que­sti­on a intro­duit une récla­ma­ti­on, l’au­to­ri­té de con­trô­le auprès de laquel­le la récla­ma­ti­on a été intro­duite dev­rait éga­le­ment être une auto­ri­té de con­trô­le con­cer­née. Dans le cad­re de sa mis­si­on con­si­stant à four­nir des ori­en­ta­ti­ons sur tou­tes les que­sti­ons liées à l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, le comi­té dev­rait notam­ment pou­voir four­nir des ori­en­ta­ti­ons sur les critères à prend­re en con­sidé­ra­ti­on pour déter­mi­ner si le trai­te­ment en que­sti­on a un impact signi­fi­ca­tif sur les per­son­nes con­cer­nées dans plus d’un État membre et sur ce qui con­sti­tue une objec­tion per­ti­nen­te et motivée.
(125) L’au­to­ri­té chef de file dev­rait être habi­li­tée à adop­ter des décis­i­ons con­traignan­tes con­cer­nant les mesu­res par les­quel­les les pou­voirs qui lui sont con­fé­rés en ver­tu du pré­sent règle­ment sont exer­cés. En sa qua­li­té d’au­to­ri­té chef de file, cet­te auto­ri­té de con­trô­le dev­rait veil­ler à ce que les auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées soi­ent étroi­te­ment asso­ciées et coor­don­nées dans le pro­ce­s­sus décis­i­on­nel. S’il est déci­dé de rejeter tota­le­ment ou par­ti­el­le­ment la récla­ma­ti­on de la per­son­ne con­cer­née, cet­te décis­i­on dev­rait être adop­tée par l’au­to­ri­té de con­trô­le auprès de laquel­le la récla­ma­ti­on a été introduite.
(127) Tou­te auto­ri­té de con­trô­le qui n’est pas l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file dev­rait être com­pé­ten­te dans les cas locaux où le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant a des éta­blis­se­ments dans plus d’un État membre, mais où l’ob­jet du trai­te­ment spé­ci­fi­que ne con­cer­ne que les acti­vi­tés de trai­te­ment dans un seul État membre et les per­son­nes con­cer­nées dans ce seul État membre, par exemp­le lorsqu’il s’a­git du trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel de tra­vail­leurs dans le con­tex­te spé­ci­fi­que de l’em­ploi dans un État membre. Dans ce cas, l’au­to­ri­té de con­trô­le dev­rait immé­dia­te­ment infor­mer l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file de la que­sti­on. Après avoir été infor­mée, l’au­to­ri­té de con­trô­le prin­ci­pa­le dev­rait déci­der si elle trai­te le cas con­for­mé­ment aux dis­po­si­ti­ons rela­ti­ves à la coopé­ra­ti­on ent­re l’au­to­ri­té de con­trô­le prin­ci­pa­le et les aut­res auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées, con­for­mé­ment à la règ­le rela­ti­ve à la coopé­ra­ti­on ent­re l’au­to­ri­té de con­trô­le prin­ci­pa­le et les aut­res auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées (ci-après “la règ­le”).Pro­cé­du­res de coopé­ra­ti­on et de cohé­rence”) ou si l’au­to­ri­té de con­trô­le qui l’a infor­mée dev­rait rég­ler l’af­fai­re au niveau local. Ce faisant, l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file dev­rait tenir comp­te du fait que le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant a ou non un éta­blis­se­ment dans l’É­tat membre dont elle a été infor­mée, afin que les décis­i­ons pri­ses à l’é­gard du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant soi­ent effec­ti­ve­ment exé­cu­tées. Si l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file déci­de de rég­ler elle-même l’af­fai­re, l’au­to­ri­té de con­trô­le qui l’a infor­mée dev­rait avoir la pos­si­bi­li­té de pré­sen­ter un pro­jet de décis­i­on, dont l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file dev­rait tenir le plus grand comp­te lorsqu’el­le éla­bo­re son pro­jet de décis­i­on dans le cad­re de cet­te pro­cé­du­re de coopé­ra­ti­on et de cohérence.
(130) Lorsque l’au­to­ri­té de con­trô­le auprès de laquel­le la plain­te a été dépo­sée n’est pas l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file, cel­le-ci dev­rait coopé­rer étroi­te­ment avec l’au­to­ri­té de con­trô­le auprès de laquel­le la plain­te a été dépo­sée, con­for­mé­ment aux dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment en matiè­re de coopé­ra­ti­on et de cohé­rence. Dans ce cas, l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file dev­rait tenir le plus grand comp­te de l’a­vis de l’au­to­ri­té de con­trô­le auprès de laquel­le la plain­te a été dépo­sée, qui dev­rait con­ser­ver le pou­voir de mener des enquêtes sur le ter­ri­toire de son pro­pre État membre, en coor­di­na­ti­on avec l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te, lorsqu’el­le prend des mesu­res desti­nées à pro­dui­re des effets juri­di­ques, y com­pris l’im­po­si­ti­on d’amendes.
(131) Lorsqu’u­ne aut­re auto­ri­té de con­trô­le dev­rait agir en tant qu’­au­to­ri­té de con­trô­le prin­ci­pa­le pour les acti­vi­tés de trai­te­ment du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant, mais que l’ob­jet spé­ci­fi­que d’u­ne récla­ma­ti­on ou la vio­la­ti­on poten­ti­el­le ne con­cer­ne que les acti­vi­tés de trai­te­ment du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant dans l’É­tat membre où la récla­ma­ti­on a été intro­duite ou la vio­la­ti­on poten­ti­el­le détec­tée, et que la que­sti­on n’a pas, ou n’est pas sus­cep­ti­ble d’a­voir, un impact signi­fi­ca­tif sur les per­son­nes con­cer­nées dans d’aut­res États mem­bres, l’au­to­ri­té de con­trô­le auprès de laquel­le une récla­ma­ti­on a été intro­duite ou qui a détec­té des situa­tions con­sti­tu­ant des vio­la­ti­ons poten­ti­el­les du pré­sent règle­ment, ou qui a été infor­mée de ces situa­tions, dev­rait uti­li­ser les moy­ens dont elle dis­po­se. a été infor­mée d’u­ne aut­re maniè­re, elle dev­rait ten­ter de par­ve­nir à un règle­ment à l’a­miable avec le responsable du trai­te­ment et, si cela n’a­bou­tit pas, elle dev­rait exer­cer tou­te la gam­me de ses pou­voirs. Cela dev­rait éga­le­ment inclu­re : le trai­te­ment spé­ci­fi­que sur le ter­ri­toire de l’É­tat membre de l’au­to­ri­té de con­trô­le ou con­cer­nant des per­son­nes con­cer­nées sur le ter­ri­toire de cet État membre ; le trai­te­ment dans le cad­re d’u­ne off­re de biens ou de ser­vices visa­nt spé­ci­fi­quement des per­son­nes con­cer­nées sur le ter­ri­toire de l’É­tat membre de l’au­to­ri­té de con­trô­le ; ou un trai­te­ment qui doit être éva­lué en tenant comp­te des obli­ga­ti­ons léga­les per­ti­nen­tes en ver­tu du droit des États membres.

Artic­le 57 Tâches
(1) Sans pré­ju­di­ce des aut­res tâches défi­nies dans le pré­sent règle­ment, chaque auto­ri­té de con­trô­le sur son ter­ri­toire doit
a) con­trô­ler et fai­re appli­quer le pré­sent règlement ;
b) sen­si­bi­li­ser le public aux ris­ques, aux règles, aux garan­ties et aux droits liés au trai­te­ment et l’in­for­mer à ce sujet. Une atten­ti­on par­ti­cu­liè­re sera accor­dée aux mesu­res spé­ci­fi­ques desti­nées aux enfants ;
c) con­for­mé­ment à la légis­la­ti­on de l’É­tat membre, con­seil­ler le par­le­ment natio­nal, le gou­ver­ne­ment et d’aut­res insti­tu­ti­ons et orga­nes sur les mesu­res légis­la­ti­ves et admi­ni­stra­ti­ves à prend­re pour pro­té­ger les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du traitement ;
d) sen­si­bi­li­ser les respons­ables du trai­te­ment et les sous-trai­tants aux obli­ga­ti­ons qui leur incom­bent en ver­tu du pré­sent règlement ;
e) four­nir à tou­te per­son­ne con­cer­née qui en fait la deman­de des infor­ma­ti­ons sur l’e­xer­ci­ce de ses droits en ver­tu du pré­sent règle­ment et, le cas échéant, coopé­rer à cet­te fin avec les auto­ri­tés de con­trô­le d’aut­res États membres ;
f) trai­te les plain­tes d’u­ne per­son­ne con­cer­née ou les plain­tes d’un orga­nis­me, d’u­ne orga­ni­sa­ti­on ou d’u­ne asso­cia­ti­on visés à l’ar­tic­le 80, enquête de maniè­re appro­priée sur l’ob­jet de la plain­te et infor­me le plaignant, dans un délai rai­sonnable, de l’a­vance­ment et du résul­tat de l’en­quête, notam­ment lorsqu’u­ne enquête com­plé­men­tai­re ou une coor­di­na­ti­on avec une aut­re auto­ri­té de con­trô­le est nécessaire ;
g) coopè­re avec les aut­res auto­ri­tés de con­trô­le, y com­pris par l’é­ch­an­ge d’in­for­ma­ti­ons, et leur prête assi­stance, afin d’assurer l’ap­pli­ca­ti­on et le respect uni­for­mes du pré­sent règlement;o
h) mener des enquêtes sur l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, y com­pris sur la base d’in­for­ma­ti­ons four­nies par une aut­re auto­ri­té de con­trô­le ou par une aut­re autorité ;
i) sui­v­re les évo­lu­ti­ons per­ti­nen­tes dans la mesu­re où elles ont une inci­dence sur la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, notam­ment l’é­vo­lu­ti­on des tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­ti­on et de la com­mu­ni­ca­ti­on et des pra­ti­ques commerciales ;
j) éta­b­lir des clau­ses con­trac­tu­el­les types au sens de l’ar­tic­le 28, para­gra­phe 8, et de l’ar­tic­le 46, para­gra­phe 2, point d) ;
k) éta­b­lir et tenir à jour une liste des types de trai­te­ment pour les­quels une ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées doit être effec­tuée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 35, para­gra­phe 4 ;
l) four­nir des con­seils sur les opé­ra­ti­ons de trai­te­ment visées à l’ar­tic­le 36, para­gra­phe 2 ;
m) encou­ra­ger l’é­la­bo­ra­ti­on de codes de con­duite con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 40, para­gra­phe 1, et émett­re des avis et approu­ver ces codes de con­duite, qui doi­vent offrir des garan­ties suf­fi­san­tes au sens de l’ar­tic­le 40, para­gra­phe 5 ;
n) encou­ra­ger la mise en place de méca­nis­mes de cer­ti­fi­ca­ti­on en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées et de labels et mar­ques de pro­tec­tion des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 42, para­gra­phe 1, et approu­ver les critères de cer­ti­fi­ca­ti­on con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 42, para­gra­phe 5 ;
o) réex­ami­ne régu­liè­re­ment, le cas échéant, les cer­ti­fi­ca­ti­ons déli­v­rées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 42, para­gra­phe 7 ;
p) rédi­ge et publie les critères d’ac­cré­di­ta­ti­on d’un orga­nis­me char­gé de con­trô­ler le respect des règles de con­duite con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 41 et d’un orga­nis­me de cer­ti­fi­ca­ti­on con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 43 ;
q) pro­cé­der à l’ac­cré­di­ta­ti­on d’un orga­nis­me char­gé de con­trô­ler le respect des règles de con­duite con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 41 et d’un orga­nis­me de cer­ti­fi­ca­ti­on con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 43 ;
r) approu­ver les clau­ses con­trac­tu­el­les et les dis­po­si­ti­ons visées à l’ar­tic­le 46, para­gra­phe 3 ;
s) approu­ver des règles inter­nes con­traignan­tes con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 47 ;
t) con­tri­buer aux acti­vi­tés du comité ;
u) des regi­stres inter­nes des infrac­tions au pré­sent règle­ment et des mesu­res pri­ses en appli­ca­ti­on de l’ar­tic­le 58, para­gra­phe 2 ; et
v) accom­plir tou­te aut­re tâche liée à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère personnel.
(2) Chaque auto­ri­té de con­trô­le faci­li­te le dépôt des plain­tes visées au para­gra­phe 1, point f), par des mesu­res tel­les que la mise à dis­po­si­ti­on d’un for­mu­lai­re de plain­te qui peut éga­le­ment être rem­pli par voie élec­tro­ni­que, sans exclu­re d’aut­res moy­ens de communication.
(3) L’exé­cu­ti­on des tâches de chaque auto­ri­té de con­trô­le est gra­tuite pour la per­son­ne con­cer­née et, le cas échéant, pour le délé­gué à la pro­tec­tion des données.
(4) En cas de deman­de mani­fe­stem­ent infon­dée ou exce­s­si­ve, notam­ment en cas de répé­ti­ti­on fré­quen­te, l’au­to­ri­té de con­trô­le peut exi­ger le pai­ement d’u­ne rede­van­ce rai­sonnable basée sur les coûts admi­ni­stra­tifs ou refu­ser d’a­gir sur la base de la deman­de. Dans ce cas, la char­ge de la preuve du carac­tère mani­fe­stem­ent infon­dé ou exce­s­sif de la deman­de incom­be à l’au­to­ri­té de contrôle.

Con­sidé­rants

(132) Les actions de sen­si­bi­li­sa­ti­on du public menées par les auto­ri­tés de con­trô­le dev­rai­ent inclu­re des mesu­res spé­ci­fi­ques desti­nées aux respons­ables du trai­te­ment et aux sous-trai­tants, y com­pris les microentre­pri­ses et les peti­tes et moy­ennes ent­re­pri­ses, ain­si qu’aux per­son­nes phy­si­ques, notam­ment dans le sec­teur de l’éducation.

Artic­le 58 Pouvoirs
(1) Chaque auto­ri­té de con­trô­le dis­po­se de tous les pou­voirs d’in­ve­sti­ga­ti­on sui­vants qui lui per­met­tent d’agir,
a) d’or­don­ner au responsable du trai­te­ment, au sous-trai­tant et, le cas échéant, au repré­sen­tant du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant de four­nir tou­tes les infor­ma­ti­ons néces­saires à l’exé­cu­ti­on de leurs tâches,
b) de mener des enquêtes sous la for­me d’ex­amens de la pro­tec­tion des données
c) de pro­cé­der à une révi­si­on des cer­ti­fi­ca­ti­ons déli­v­rées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 42, para­gra­phe 7,
d) d’at­ti­rer l’at­ten­ti­on du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant sur une vio­la­ti­on pré­su­mée du pré­sent règlement,
e) d’ob­te­nir du responsable du trai­te­ment et du sous-trai­tant l’ac­cès à tou­tes les don­nées à carac­tère per­son­nel et infor­ma­ti­ons néces­saires à l’exé­cu­ti­on de leurs tâches,
f) d’ac­cé­der, con­for­mé­ment au droit pro­cé­du­ral de l’U­ni­on ou au droit pro­cé­du­ral de l’É­tat membre, aux locaux, y com­pris à tou­tes les instal­la­ti­ons et à tous les équi­pe­ments de trai­te­ment des don­nées, du responsable du trai­te­ment et du sous-traitant.
(2) Chaque auto­ri­té de con­trô­le dis­po­se de tous les pou­voirs de répa­ra­ti­on sui­vants, dans la mesu­re où ils lui per­met­tent de le faire,
a) d’a­ver­tir un responsable du trai­te­ment ou un sous-trai­tant que les opé­ra­ti­ons de trai­te­ment envi­sa­gées sont sus­cep­ti­bles d’en­freind­re le pré­sent règlement,
b) adress­er un aver­tis­se­ment à un responsable du trai­te­ment ou à un sous-trai­tant lorsque des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment ont enfreint le pré­sent règlement,
c) d’or­don­ner au responsable du trai­te­ment ou au sous-trai­tant de don­ner suite aux deman­des de la per­son­ne con­cer­née d’e­xer­cer les droits qui lui sont con­fé­rés par le pré­sent règlement,
d) d’or­don­ner au responsable du trai­te­ment ou au sous-trai­tant de mett­re les opé­ra­ti­ons de trai­te­ment en con­for­mi­té avec le pré­sent règle­ment, le cas échéant, d’u­ne maniè­re déter­mi­née et dans un délai déterminé,
e) d’or­don­ner au responsable d’in­for­mer en con­sé­quence la per­son­ne con­cer­née par une vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère personnel,
f) impo­ser une limi­ta­ti­on tem­po­rai­re ou défi­ni­ti­ve du trai­te­ment, y com­pris une interdiction,
g) d’or­don­ner la rec­ti­fi­ca­ti­on ou l’effa­ce­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel ou la limi­ta­ti­on du trai­te­ment, con­for­mé­ment aux artic­les 16, 17 et 18, et d’in­for­mer de ces mesu­res les desti­na­tai­res aux­quels ces don­nées à carac­tère per­son­nel ont été divul­guées, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 17, para­gra­phe 2, et à l’ar­tic­le 19,
h) de révo­quer une cer­ti­fi­ca­ti­on ou d’or­don­ner à l’or­ga­nis­me de cer­ti­fi­ca­ti­on de révo­quer une cer­ti­fi­ca­ti­on déli­v­rée con­for­mé­ment aux artic­les 42 et 43, ou d’or­don­ner à l’or­ga­nis­me de cer­ti­fi­ca­ti­on de ne pas déli­v­rer de cer­ti­fi­ca­ti­on lorsque les con­di­ti­ons de cer­ti­fi­ca­ti­on ne sont pas ou plus remplies,
i) d’in­f­li­ger une amen­de con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 83, en plus ou à la place des mesu­res visées au pré­sent para­gra­phe, selon les cir­con­stances de l’espèce,
j) d’or­don­ner la sus­pen­si­on du trans­fert de don­nées à un desti­na­tai­re situé dans un pays tiers ou à une orga­ni­sa­ti­on internationale.
(3) Chaque auto­ri­té de con­trô­le dis­po­se de tous les pou­voirs d’ap­pro­ba­ti­on et de tous les pou­voirs con­sul­ta­tifs sui­vants qui lui per­met­tent de le faire,
a) con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re de con­sul­ta­ti­on pré­alable visée à l’ar­tic­le 36, de con­seil­ler le responsable,
b) d’adress­er, de sa pro­pre initia­ti­ve ou sur deman­de, des avis au par­le­ment natio­nal, au gou­ver­ne­ment de l’É­tat membre ou, con­for­mé­ment au droit de l’É­tat membre, à d’aut­res insti­tu­ti­ons et orga­nes, ain­si qu’au public, sur tou­te que­sti­on rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère personnel,
c) d’au­to­ri­ser le trai­te­ment en ver­tu de l’ar­tic­le 36, para­gra­phe 5, si le droit de l’É­tat membre exi­ge une tel­le auto­ri­sa­ti­on préalable,
d) d’é­mett­re un avis et d’ap­prou­ver les pro­jets de codes de con­duite con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 40, para­gra­phe 5,
e) d’ac­cré­di­ter des orga­nis­mes de cer­ti­fi­ca­ti­on con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 43,
f) de déli­v­rer des cer­ti­fi­cats et d’ap­prou­ver les critères de cer­ti­fi­ca­ti­on, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 42, para­gra­phe 5,
g) d’é­ta­b­lir des clau­ses types de pro­tec­tion des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 28, para­gra­phe 8, et à l’ar­tic­le 46, para­gra­phe 2, point d),
h) d’ap­prou­ver les clau­ses con­trac­tu­el­les visées à l’ar­tic­le 46, para­gra­phe 3, point a),
i) d’ap­prou­ver les arran­ge­ments admi­ni­stra­tifs visés à l’ar­tic­le 46, para­gra­phe 3, point b)
j) d’ap­prou­ver des règles inter­nes con­traignan­tes con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 47.
(4) Les pou­voirs con­fé­rés à l’au­to­ri­té de con­trô­le en ver­tu du pré­sent artic­le sont exer­cés sous réser­ve des garan­ties appro­priées, y com­pris des recours juri­dic­tion­nels effec­tifs et des pro­cé­du­res régu­liè­res, con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on et au droit de l’É­tat membre, dans le respect de la Charte.
(5) Chaque État membre pré­voit par voie légis­la­ti­ve ou régle­men­tai­re que son auto­ri­té de con­trô­le a le pou­voir de por­ter les vio­la­ti­ons du pré­sent règle­ment à la con­nais­sance des auto­ri­tés judi­ciai­res et, le cas échéant, d’en­ga­ger des pour­suites ou de par­ti­ci­per à tou­te aut­re action en justi­ce en vue de fai­re appli­quer les dis­po­si­ti­ons du pré­sent règlement.
(6) Chaque État membre peut, par voie légis­la­ti­ve ou régle­men­tai­re, pré­voir que son auto­ri­té de con­trô­le dis­po­se de pou­voirs sup­p­lé­men­tai­res par rap­port à ceux visés aux para­gra­phes 1, 2 et 3. L’e­xer­ci­ce de ces pou­voirs ne doit pas por­ter att­ein­te à la mise en œuvre effec­ti­ve du cha­pit­re VII.

Con­sidé­rants

(129) Afin d’assurer un con­trô­le et une appli­ca­ti­on uni­for­mes du pré­sent règle­ment dans l’en­sem­ble de l’U­ni­on, les auto­ri­tés de con­trô­le de chaque État membre dev­rai­ent avoir les mêmes mis­si­ons et les mêmes pou­voirs effec­tifs, y com­pris, notam­ment en cas de récla­ma­ti­on d’u­ne per­son­ne phy­si­que, des pou­voirs d’en­quête, de répa­ra­ti­on et de sanc­tion, ain­si que des pou­voirs d’au­to­ri­sa­ti­on et de con­seil, et, sans pré­ju­di­ce des pou­voirs des auto­ri­tés répres­si­ves en ver­tu de la légis­la­ti­on des États mem­bres, le pou­voir de por­ter les vio­la­ti­ons du pré­sent règle­ment à la con­nais­sance des auto­ri­tés judi­ciai­res et d’en­ga­ger des pro­cé­du­res judi­ciai­res. Cela dev­rait inclu­re le pou­voir d’im­po­ser une limi­ta­ti­on tem­po­rai­re ou défi­ni­ti­ve du trai­te­ment, y com­pris une inter­dic­tion. Les États mem­bres peu­vent défi­nir d’aut­res tâches liées à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel dans le cad­re du pré­sent règle­ment. Les pou­voirs des auto­ri­tés de con­trô­le dev­rai­ent être exer­cés de maniè­re impar­tia­le, équi­ta­ble et dans un délai rai­sonnable, con­for­mé­ment aux garan­ties pro­cé­du­ra­les appro­priées pré­vues par le droit de l’U­ni­on et le droit des États mem­bres. En par­ti­cu­lier, tou­te mesu­re dev­rait être appro­priée, néces­saire et pro­por­ti­onnée pour assurer le respect du pré­sent règle­ment, en tenant comp­te des cir­con­stances pro­pres à chaque cas, en respec­tant le droit de tou­te per­son­ne d’êt­re enten­due avant qu’u­ne mesu­re indi­vi­du­el­le sus­cep­ti­ble de l’af­fec­ter défa­vora­blem­ent ne soit pri­se, et en évi­tant les coûts super­flus et les incon­vé­ni­ents exce­s­sifs pour les per­son­nes con­cer­nées. Les pou­voirs d’en­quête rela­tifs à l’ac­cès aux locaux dev­rai­ent être exer­cés con­for­mé­ment aux exi­gen­ces spé­ci­fi­ques du droit pro­cé­du­ral des États mem­bres, tel­les que l’ob­li­ga­ti­on d’ob­te­nir une auto­ri­sa­ti­on judi­ciai­re pré­alable. Tou­te mesu­re juri­di­quement con­traignan­te pri­se par l’au­to­ri­té de con­trô­le dev­rait être adop­tée par écrit et être clai­re et sans ambi­guï­té ; l’au­to­ri­té de con­trô­le qui a adop­té la mesu­re et la date à laquel­le elle a été adop­tée dev­rai­ent être indi­quées et la mesu­re dev­rait être signée par le chef de l’au­to­ri­té de con­trô­le ou par un membre de l’au­to­ri­té de con­trô­le auto­ri­sé par lui, et con­te­nir une justi­fi­ca­ti­on de la mesu­re et une indi­ca­ti­on du droit à un recours effec­tif. Cela ne dev­rait pas exclu­re des exi­gen­ces sup­p­lé­men­tai­res en ver­tu du droit pro­cé­du­ral des États mem­bres. L’ad­op­ti­on d’u­ne décis­i­on juri­di­quement con­traignan­te impli­que qu’el­le pui­s­se fai­re l’ob­jet d’un con­trô­le juri­dic­tion­nel dans l’É­tat membre de l’au­to­ri­té de con­trô­le qui a adop­té la décision.

Artic­le 59 Rap­port d’activité

Chaque auto­ri­té de con­trô­le éta­blit un rap­port annu­el sur ses acti­vi­tés, qui peut com­porter une liste des types de man­quements noti­fi­és et des types de mesu­res pri­ses con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 58, para­gra­phe 2. Ces rap­ports sont trans­mis au par­le­ment natio­nal, au gou­ver­ne­ment et aux aut­res auto­ri­tés dési­gnées con­for­mé­ment au droit des États mem­bres. Ils sont mis à la dis­po­si­ti­on du public, de la Com­mis­si­on et du comité.

Cha­pit­re VII Coopé­ra­ti­on et cohérence

Sec­tion 1 Coopération

Artic­le 60 Coopé­ra­ti­on ent­re l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file et les aut­res auto­ri­tés de con­trô­le concernées
(1) L’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file coopè­re avec les aut­res auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées con­for­mé­ment au pré­sent artic­le, en s’ef­for­çant de par­ve­nir à un con­sen­sus. L’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file et les auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées s’é­ch­an­gent tou­tes les infor­ma­ti­ons utiles.
(2) L’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file peut à tout moment deman­der l’as­si­stance d’aut­res auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 61 et mener des actions con­join­tes con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 62, notam­ment pour mener des enquêtes ou con­trô­ler la mise en œuvre d’u­ne mesu­re con­cer­nant un responsable du trai­te­ment ou un sous-trai­tant éta­b­li dans un aut­re État membre.
(3) L’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file trans­met sans délai aux aut­res auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées les infor­ma­ti­ons uti­les sur la que­sti­on. Elle sou­met sans délai un pro­jet de décis­i­on aux aut­res auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées pour avis, en tenant dûment comp­te de leur point de vue.
(4) Si l’u­ne des aut­res auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées for­mu­le une objec­tion per­ti­nen­te et moti­vée à l’en­cont­re de ce pro­jet de décis­i­on dans un délai de quat­re semain­es à comp­ter de la date à laquel­le elle a été con­sul­tée con­for­mé­ment au para­gra­phe 3 du pré­sent artic­le, et si l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file ne se ral­lie pas à l’ob­jec­tion per­ti­nen­te et moti­vée ou esti­me que l’ob­jec­tion n’est pas per­ti­nen­te ou moti­vée, l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file ent­a­me la pro­cé­du­re de cohé­rence pré­vue à l’ar­tic­le 63 pour cet­te question.
(5) Si l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file a l’in­ten­ti­on de se joind­re à l’ob­jec­tion per­ti­nen­te et moti­vée, elle sou­met un pro­jet de décis­i­on révi­sé aux aut­res auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées pour avis. Le pro­jet de décis­i­on révi­sé est sou­mis à la pro­cé­du­re pré­vue au para­gra­phe 4 dans un délai de deux semaines.
(6) Si aucu­ne des aut­res auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées ne s’op­po­se au pro­jet de décis­i­on pré­sen­té par l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file dans le délai fixé aux para­gra­phes 4 et 5, l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file et les auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées sont répu­tées avoir accep­té le pro­jet de décis­i­on et sont liées par celui-ci.
(7) L’au­to­ri­té de con­trô­le prin­ci­pa­le adop­te la décis­i­on et la noti­fie à l’é­ta­blis­se­ment prin­ci­pal ou uni­que du responsable du trai­te­ment ou, le cas échéant, du sous-trai­tant, et infor­me les aut­res auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées et le comi­té de la décis­i­on en que­sti­on, y com­pris d’un résu­mé des faits et motifs per­tin­ents. L’au­to­ri­té de con­trô­le sai­sie d’u­ne récla­ma­ti­on infor­me le plaignant de la décision.
(8) Par déro­ga­ti­on au para­gra­phe 7, en cas de rejet ou de refus d’u­ne récla­ma­ti­on, l’au­to­ri­té de con­trô­le auprès de laquel­le la récla­ma­ti­on a été intro­duite prend la décis­i­on, la noti­fie au récla­mant et en infor­me le responsable du traitement.
(9) Si l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file et les auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées con­vi­en­nent de rejeter ou d’é­car­ter cer­tai­nes par­ties de la récla­ma­ti­on et d’a­gir à l’é­gard d’aut­res par­ties de cel­le-ci, une décis­i­on distinc­te est adop­tée pour cha­cu­ne de ces par­ties. L’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file adop­te la décis­i­on pour la par­tie con­cer­nant l’ac­tion à l’é­gard du responsable du trai­te­ment, la noti­fie au siè­ge social ou à l’é­ta­blis­se­ment uni­que du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant sur le ter­ri­toire de son État membre et en infor­me le plaignant, tan­dis que l’au­to­ri­té de con­trô­le dont relè­ve le plaignant adop­te la décis­i­on pour la par­tie con­cer­nant le rejet ou la non-accep­t­ati­on de cet­te plain­te, la noti­fie à ce plaignant et en infor­me le responsable du trai­te­ment ou le sous-traitant.
(10) Après avoir été infor­mé de la décis­i­on de l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file con­for­mé­ment aux para­gra­phes 7 et 9, le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant prend les mesu­res néces­saires pour mett­re en con­for­mi­té avec la décis­i­on les acti­vi­tés de trai­te­ment de tous ses éta­blis­se­ments dans l’U­ni­on. Le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant com­mu­ni­que les mesu­res pri­ses pour se con­for­mer à la décis­i­on à l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file, qui en infor­me à son tour les aut­res auto­ri­tés de con­trô­le concernées.
(11) Si – dans des cas excep­ti­on­nels – une auto­ri­té de con­trô­le con­cer­née a des rai­sons de pen­ser qu’il est urgent d’a­gir pour pro­té­ger les inté­rêts des per­son­nes con­cer­nées, la pro­cé­du­re d’ur­gence pré­vue à l’ar­tic­le 66 s’applique.
(12) L’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file et les aut­res auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées se com­mu­ni­quent les infor­ma­ti­ons requi­ses au tit­re du pré­sent artic­le par voie élec­tro­ni­que, en uti­li­sant un for­mat normalisé.

Con­sidé­rants

(126) La décis­i­on dev­rait être con­ve­nue con­join­te­ment par l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file et les auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées, être adres­sée à l’é­ta­blis­se­ment prin­ci­pal ou uni­que du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant et être con­traignan­te pour le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant. Le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant dev­rait prend­re les mesu­res néces­saires pour assurer le respect du pré­sent règle­ment et la mise en œuvre de la décis­i­on noti­fi­ée par l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file au prin­ci­pal éta­blis­se­ment du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant en ce qui con­cer­ne les acti­vi­tés de trai­te­ment dans l’Union.

Artic­le 61 Assi­stance mutuelle
(1) Les auto­ri­tés de con­trô­le se com­mu­ni­quent les infor­ma­ti­ons per­ti­nen­tes et s’ac­cor­dent mutu­el­le­ment une assi­stance admi­ni­stra­ti­ve afin de mett­re en œuvre et d’ap­pli­quer le pré­sent règle­ment de maniè­re cohé­ren­te et pren­nent des dis­po­si­ti­ons pour assurer une coopé­ra­ti­on effi­cace. L’as­si­stance mutu­el­le por­te notam­ment sur les deman­des d’in­for­ma­ti­ons et les mesu­res pru­den­ti­el­les, tel­les que les deman­des d’au­to­ri­sa­ti­on et de con­sul­ta­ti­on pré­al­ables, les véri­fi­ca­ti­ons et les enquêtes.
(2) Chaque auto­ri­té de con­trô­le prend tou­tes les mesu­res appro­priées pour répond­re à une deman­de d’u­ne aut­re auto­ri­té de con­trô­le sans délai et au plus tard dans un délai d’un mois à comp­ter de la récep­ti­on de la deman­de. Ces mesu­res peu­vent inclu­re, en par­ti­cu­lier, la com­mu­ni­ca­ti­on d’in­for­ma­ti­ons per­ti­nen­tes sur la con­duite d’u­ne enquête.
(3) Les deman­des d’as­si­stance mutu­el­le con­ti­en­nent tou­tes les infor­ma­ti­ons néces­saires, y com­pris l’ob­jet et la justi­fi­ca­ti­on de la deman­de. Les infor­ma­ti­ons trans­mi­ses sont uti­li­sées exclu­si­ve­ment aux fins pour les­quel­les elles ont été demandées.
(4) L’au­to­ri­té de con­trô­le requi­se ne rejet­te la deman­de que si
a) elle n’est pas com­pé­ten­te pour l’ob­jet de la deman­de ou pour les actions qu’el­le doit mener ; ou
b) le fait de répond­re à la deman­de serait con­trai­re au pré­sent règle­ment ou au droit de l’U­ni­on ou au droit des États mem­bres auquel l’au­to­ri­té de con­trô­le qui reçoit la deman­de est soumise.
(5) L’au­to­ri­té de con­trô­le requi­se infor­me l’au­to­ri­té de con­trô­le requé­ran­te des résul­tats ou, le cas échéant, de l’é­tat d’a­vance­ment des mesu­res pri­ses pour répond­re à la deman­de. L’au­to­ri­té de con­trô­le requi­se expli­que, con­for­mé­ment au para­gra­phe 4, les rai­sons pour les­quel­les elle a reje­té la demande.
(6) Les auto­ri­tés de con­trô­le solli­ci­tées trans­met­tent les infor­ma­ti­ons deman­dées à une aut­re auto­ri­té de con­trô­le, en prin­ci­pe par voie élec­tro­ni­que, en uti­li­sant un for­mat standardisé.
(7) Les auto­ri­tés de con­trô­le requi­ses ne deman­dent pas de frais pour les mesu­res qu’el­les ont pri­ses en répon­se à une deman­de d’as­si­stance. Les auto­ri­tés de con­trô­le peu­vent con­ve­nir ent­re elles de règles pour se rem­bour­ser mutu­el­le­ment, dans des cir­con­stances excep­ti­on­nel­les, les dépen­ses par­ti­cu­liè­res encou­rues dans le cad­re de l’as­si­stance mutuelle.
(8) Si une auto­ri­té de con­trô­le requi­se ne four­nit pas les infor­ma­ti­ons visées au para­gra­phe 5 dans un délai d’un mois à comp­ter de la récep­ti­on de la deman­de d’u­ne aut­re auto­ri­té de con­trô­le, l’au­to­ri­té de con­trô­le requé­ran­te peut prend­re une mesu­re pro­vi­so­i­re sur le ter­ri­toire de son État membre con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 55, para­gra­phe 1. Dans ce cas, il est con­sidé­ré qu’il y a urgence à agir con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 66, para­gra­phe 1, et qu’u­ne décis­i­on con­traignan­te du comi­té, adop­tée selon la pro­cé­du­re d’ur­gence, est néces­saire con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 66, para­gra­phe 2.
(9) La Com­mis­si­on peut, au moy­en d’ac­tes d’exé­cu­ti­on, défi­nir la for­me et la pro­cé­du­re de l’as­si­stance mutu­el­le pré­vue par le pré­sent artic­le et l’or­ga­ni­sa­ti­on de l’é­ch­an­ge d’in­for­ma­ti­ons par voie élec­tro­ni­que ent­re les auto­ri­tés de con­trô­le ain­si qu’ent­re les auto­ri­tés de con­trô­le et le comi­té, notam­ment le for­mat nor­ma­li­sé visé au para­gra­phe 6 du pré­sent artic­le. Ces actes d’exé­cu­ti­on sont adop­tés con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re d’ex­amen visée à l’ar­tic­le 93, para­gra­phe 2.

Con­sidé­rants

(133) Les auto­ri­tés de con­trô­le dev­rai­ent s’ai­der mutu­el­le­ment dans l’ac­com­plis­se­ment de leurs tâches et se prêter assi­stance afin d’assurer une appli­ca­ti­on et une mise en œuvre uni­for­mes du pré­sent règle­ment dans le mar­ché inté­ri­eur. Une auto­ri­té de con­trô­le qui a deman­dé l’as­si­stance peut adop­ter une mesu­re pro­vi­so­i­re si elle n’a pas reçu de répon­se de l’au­to­ri­té de con­trô­le requi­se dans un délai d’un mois à comp­ter de la récep­ti­on de la deman­de d’as­si­stance par cet­te dernière.

Artic­le 62 Actions con­join­tes des auto­ri­tés de contrôle
(1) Les auto­ri­tés de con­trô­le mènent, le cas échéant, des actions con­join­tes, y com­pris des enquêtes con­join­tes et des actions coer­ci­ti­ves con­join­tes, aux­quel­les par­ti­ci­pent des mem­bres ou des agents des auto­ri­tés de con­trô­le d’aut­res États membres.
(2) Lorsque le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant dis­po­se d’é­ta­blis­se­ments dans plu­sieurs États mem­bres ou lorsque les opé­ra­ti­ons de trai­te­ment sont sus­cep­ti­bles d’a­voir un impact signi­fi­ca­tif sur un nombre important de per­son­nes con­cer­nées dans plus d’un État membre, l’au­to­ri­té de con­trô­le de cha­cun de ces États mem­bres est habi­li­tée à par­ti­ci­per aux actions con­join­tes. L’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te en ver­tu de l’ar­tic­le 56, para­gra­phe 1 ou 4, invi­te l’au­to­ri­té de con­trô­le de cha­cun de ces États mem­bres à par­ti­ci­per aux actions con­join­tes et répond sans délai à la deman­de de par­ti­ci­pa­ti­on d’u­ne auto­ri­té de contrôle.
(3) Une auto­ri­té de sur­veil­lan­ce peut, con­for­mé­ment au droit de l’É­tat membre et avec l’au­to­ri­sa­ti­on de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce qui l’as­si­ste, délé­guer des pou­voirs, y com­pris des pou­voirs d’en­quête, aux mem­bres ou aux agents de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce qui assi­ste par­ti­ci­pant aux acti­vi­tés con­join­tes ou, lorsque le droit de l’É­tat membre de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce invi­tan­te le per­met, auto­ri­ser les mem­bres ou les agents de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce qui assi­ste à exer­cer leurs pou­voirs d’en­quête con­for­mé­ment au droit de l’É­tat membre de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce qui l’as­si­ste. Ces pou­voirs d’en­quête ne peu­vent être exer­cés que sous la direc­tion et en pré­sence des mem­bres ou des agents de l’au­to­ri­té de con­trô­le invi­tan­te. Les mem­bres ou agents de l’au­to­ri­té de con­trô­le d’ap­pui sont sou­mis au droit de l’É­tat membre de l’au­to­ri­té de con­trô­le invitante.
(4) Lorsque, con­for­mé­ment au para­gra­phe 1, des agents d’u­ne auto­ri­té de sur­veil­lan­ce char­gée de l’as­si­stance sont déployés dans un aut­re État membre, l’É­tat membre de l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce invi­tan­te assu­me la responsa­bi­li­té de leurs actes, y com­pris la responsa­bi­li­té de tout dom­mage causé par eux au cours de leur mis­si­on, con­for­mé­ment au droit de l’É­tat membre sur le ter­ri­toire duquel ils sont déployés.
(5) L’É­tat membre sur le ter­ri­toire duquel les dom­mages ont été causés répa­re ces dom­mages dans la mesu­re où il dev­rait les répa­rer si ses pro­pres agents les avai­ent causés. L’É­tat membre de l’au­to­ri­té de con­trô­le apportant son con­cours, dont les agents ont causé des dom­mages à une per­son­ne sur le ter­ri­toire d’un aut­re État membre, rem­bour­se inté­gra­le­ment à ce der­nier le mon­tant des dom­mages-inté­rêts qu’il a ver­sés aux ayants droit.
(6) Sans pré­ju­di­ce de l’e­xer­ci­ce de ses droits à l’é­gard des tiers et à l’ex­cep­ti­on du para­gra­phe 5, chaque État membre renon­ce, dans le cas visé au para­gra­phe 1, à réclamer à d’aut­res États mem­bres le mon­tant du pré­ju­di­ce subi visé au para­gra­phe 4.
(7) Lorsqu’u­ne action con­join­te est envi­sa­gée et qu’u­ne auto­ri­té de con­trô­le ne se con­for­me pas à l’ob­li­ga­ti­on pré­vue au para­gra­phe 2, deu­xiè­me phra­se, du pré­sent artic­le dans un délai d’un mois, les aut­res auto­ri­tés de con­trô­le peu­vent prend­re une mesu­re pro­vi­so­i­re sur le ter­ri­toire de leur État membre con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 55. Dans ce cas, il est con­sidé­ré qu’il y a urgence à agir con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 66, para­gra­phe 1, ce qui néces­si­te un avis adop­té selon la pro­cé­du­re d’ur­gence ou une décis­i­on con­traignan­te du comi­té adop­tée selon la pro­cé­du­re d’ur­gence, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 66, para­gra­phe 2.

Con­sidé­rants

(134) Chaque auto­ri­té de con­trô­le dev­rait, le cas échéant, par­ti­ci­per à des actions con­join­tes menées par d’aut­res auto­ri­tés de con­trô­le. L’au­to­ri­té de con­trô­le solli­ci­tée dev­rait être tenue de répond­re à la deman­de dans un délai déterminé.

Sec­tion 2 Cohérence

Artic­le 63 Pro­cé­du­re de cohérence

Afin de con­tri­buer à l’ap­pli­ca­ti­on uni­for­me du pré­sent règle­ment dans l’en­sem­ble de l’U­ni­on, les auto­ri­tés de con­trô­le coopè­rent ent­re elles et, le cas échéant, avec la Com­mis­si­on, dans le cad­re du pro­ce­s­sus de cohé­rence décrit dans la pré­sen­te section.

Con­sidé­rants

(135) Afin d’assurer l’ap­pli­ca­ti­on uni­for­me du pré­sent règle­ment dans l’en­sem­ble de l’U­ni­on, il con­vi­ent d’é­ta­b­lir une pro­cé­du­re visa­nt à garan­tir une appli­ca­ti­on uni­for­me du droit (pro­cé­du­re de cohé­rence) pour la coopé­ra­ti­on ent­re les auto­ri­tés de con­trô­le. Cet­te pro­cé­du­re dev­rait notam­ment s’ap­pli­quer lorsqu’u­ne auto­ri­té de con­trô­le a l’in­ten­ti­on d’ad­op­ter une mesu­re desti­née à pro­dui­re des effets juri­di­ques en ce qui con­cer­ne des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment ayant un impact signi­fi­ca­tif sur un nombre important de per­son­nes con­cer­nées dans plu­sieurs États mem­bres. Il dev­rait éga­le­ment s’ap­pli­quer lorsqu’u­ne auto­ri­té de con­trô­le con­cer­née ou la Com­mis­si­on deman­de que la que­sti­on soit trai­tée dans le cad­re du méca­nis­me de cohé­rence. Cet­te pro­cé­du­re dev­rait être sans pré­ju­di­ce d’aut­res mesu­res que la Com­mis­si­on pour­rait prend­re dans l’e­xer­ci­ce des com­pé­ten­ces qui lui sont con­fé­rées par les traités.
(136) En cas d’ap­pli­ca­ti­on du méca­nis­me de cohé­rence, le comi­té dev­rait, si la majo­ri­té de ses mem­bres en déci­de ain­si ou si une aut­re auto­ri­té de con­trô­le con­cer­née ou la Com­mis­si­on en fait la deman­de, rend­re un avis dans un délai déter­mi­né. Le comi­té dev­rait éga­le­ment se voir con­fé­rer le pou­voir d’ad­op­ter des décis­i­ons juri­di­quement con­traignan­tes en cas de liti­ge ent­re auto­ri­tés de con­trô­le. cet­te fin, il dev­rait, en prin­ci­pe, adop­ter des décis­i­ons juri­di­quement con­traignan­tes à la majo­ri­té des deux tiers de ses mem­bres dans des cas clai­re­ment défi­nis où les auto­ri­tés de con­trô­le, notam­ment dans le cad­re de la pro­cé­du­re de coopé­ra­ti­on ent­re l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file et les auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées, ont des posi­ti­ons con­tra­dic­toires sur les faits, notam­ment sur la que­sti­on de savoir s’il y a eu vio­la­ti­on du pré­sent règlement.
(138) L’ap­pli­ca­ti­on de cet­te pro­cé­du­re, lorsqu’el­le est obli­ga­toire, dev­rait être une con­di­ti­on de la léga­li­té d’u­ne mesu­re pri­se par une auto­ri­té de con­trô­le et desti­née à pro­dui­re des effets juri­di­ques. Dans les aut­res cas pré­sen­tant un inté­rêt trans­fron­ta­lier, la pro­cé­du­re de coopé­ra­ti­on ent­re l’au­to­ri­té de con­trô­le chef de file et les auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées dev­rait s’ap­pli­quer, et les auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées peu­vent se prêter une assi­stance mutu­el­le et mener des actions con­join­tes au niveau bila­té­ral ou mul­ti­la­té­ral sans recour­ir à la pro­cé­du­re de mise en cohérence.

Artic­le 64 Avis du comité
(1) Le comi­té émet un avis lorsque l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te a l’in­ten­ti­on d’ad­op­ter l’u­ne des mesu­res sui­van­tes. cet­te fin, l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce com­pé­ten­te trans­met au comi­té le pro­jet de décis­i­on lorsque celui-ci
a) sert à adop­ter une liste des opé­ra­ti­ons de trai­te­ment sou­mi­ses à l’e­xi­gence d’u­ne ana­ly­se d’im­pact rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 35, para­gra­phe 4,
b) con­cer­ne une que­sti­on visée à l’ar­tic­le 40, para­gra­phe 7, et donc la que­sti­on de savoir si un pro­jet de code de con­duite ou une modi­fi­ca­ti­on ou un ajout à un code de con­duite est con­for­me au pré­sent règlement,
c) sert à approu­ver les critères d’ac­cré­di­ta­ti­on d’un orga­nis­me visé à l’ar­tic­le 41, para­gra­phe 3, ou d’un orga­nis­me de cer­ti­fi­ca­ti­on visé à l’ar­tic­le 43, para­gra­phe 3,
d) sert à éta­b­lir des clau­ses types de pro­tec­tion des don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 46, para­gra­phe 2, point d), et à l’ar­tic­le 28, para­gra­phe 8,
e) sert à approu­ver des clau­ses con­trac­tu­el­les con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 46, para­gra­phe 3, point a) ; ou
f) l’ad­op­ti­on de règles inter­nes con­traignan­tes au sens de l’ar­tic­le 47.
(2) Tou­te auto­ri­té de con­trô­le, le pré­si­dent du comi­té ou la Com­mis­si­on peut deman­der qu’u­ne que­sti­on de por­tée géné­ra­le ou ayant des impli­ca­ti­ons dans plus d’un État membre soit exami­née par le comi­té en vue d’ob­te­nir un avis, notam­ment lorsqu’u­ne auto­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te ne respec­te pas les obli­ga­ti­ons en matiè­re d’as­si­stance mutu­el­le pré­vues à l’ar­tic­le 61 ou d’ac­tions com­mu­nes pré­vues à l’ar­tic­le 62.
(3) Dans les cas visés aux para­gra­phes 1 et 2, le comi­té émet un avis sur la que­sti­on qui lui est sou­mi­se, à moins qu’il n’ait déjà émis un avis sur la même que­sti­on. Cet avis est adop­té dans un délai de huit semain­es à la majo­ri­té simp­le des mem­bres du comi­té. Ce délai peut être pro­lon­gé de six semain­es sup­p­lé­men­tai­res, comp­te tenu de la com­ple­xi­té de la que­sti­on. En ce qui con­cer­ne le pro­jet de décis­i­on visé au para­gra­phe 1, qui est trans­mis aux mem­bres du comi­té con­for­mé­ment au para­gra­phe 5, tout membre qui n’a pas for­mulé d’ob­jec­tion dans un délai rai­sonnable indi­qué par la pré­si­dence est répu­té avoir approu­vé le pro­jet de décision.
(4) Les auto­ri­tés de con­trô­le et la Com­mis­si­on com­mu­ni­quent sans délai au comi­té, par voie élec­tro­ni­que et dans un for­mat nor­ma­li­sé, tou­tes les infor­ma­ti­ons uti­les, y com­pris, selon le cas, un expo­sé suc­cinct des faits, le pro­jet de décis­i­on, les rai­sons pour les­quel­les une tel­le mesu­re doit être pri­se et les points de vue des aut­res auto­ri­tés de con­trô­le concernées.
(5) La pré­si­dence du comi­té infor­me immé­dia­te­ment par voie électronique
a) en uti­li­sant un for­mat stan­dar­di­sé, les mem­bres du comi­té et la Com­mis­si­on de tou­te infor­ma­ti­on per­ti­nen­te qu’il a reçue. Si néces­saire, le secré­ta­ri­at du comi­té four­nit des tra­duc­tions des infor­ma­ti­ons uti­les, et
b) selon le cas, l’au­to­ri­té de con­trô­le visée aux para­gra­phes 1 et 2 et la Com­mis­si­on de cet avis et le rend public.
(6) L’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te n’ad­op­te pas le pro­jet de décis­i­on visé au para­gra­phe 1 avant l’ex­pi­ra­ti­on du délai visé au para­gra­phe 3.
(7) L’au­to­ri­té de con­trô­le visée au para­gra­phe 1 tient le plus grand comp­te de l’a­vis du comi­té et, dans un délai de deux semain­es à comp­ter de la récep­ti­on de cet avis, fait savoir à son pré­si­dent, par voie élec­tro­ni­que et selon un for­mat nor­ma­li­sé, si elle main­ti­ent ou modi­fie le pro­jet de décis­i­on et, le cas échéant, trans­met le pro­jet de décis­i­on modifié.
(8) Si, dans le délai pré­vu au para­gra­phe 7 du pré­sent artic­le, l’au­to­ri­té de con­trô­le con­cer­née infor­me le pré­si­dent du comi­té de son inten­ti­on de ne pas sui­v­re l’a­vis du comi­té en tout ou en par­tie, en indi­quant les rai­sons per­ti­nen­tes, l’ar­tic­le 65, para­gra­phe 1, s’applique.

Artic­le 65 Règle­ment des liti­ges par le comité
(1) Afin d’assurer l’ap­pli­ca­ti­on cor­rec­te et uni­for­me du pré­sent règle­ment dans des cas par­ti­cu­liers, le comi­té adop­te une décis­i­on con­traignan­te dans les cas suivants :
a) lorsqu’u­ne auto­ri­té de con­trô­le con­cer­née a for­mulé une objec­tion décisi­ve et moti­vée à l’en­cont­re d’un pro­jet de décis­i­on de l’au­to­ri­té chef de file dans un cas visé à l’ar­tic­le 60, para­gra­phe 4, ou lorsque l’au­to­ri­té chef de file a reje­té une tel­le objec­tion com­me non décisi­ve ou non moti­vée. La décis­i­on con­traignan­te por­te sur tou­tes les que­sti­ons faisant l’ob­jet de l’op­po­si­ti­on décisi­ve et moti­vée, notam­ment sur la que­sti­on de savoir s’il y a eu vio­la­ti­on du pré­sent règlement ;
b) lorsqu’il exi­ste des avis con­tra­dic­toires sur la que­sti­on de savoir laquel­le des auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées est com­pé­ten­te pour l’é­ta­blis­se­ment principal,
c) lorsqu’u­ne auto­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te ne deman­de pas l’a­vis du comi­té dans les cas visés à l’ar­tic­le 64, para­gra­phe 1, ou ne suit pas l’a­vis du comi­té con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 64. Dans ce cas, tou­te auto­ri­té de con­trô­le con­cer­née ou la Com­mis­si­on peut sou­mett­re la que­sti­on au comité.
(2) La décis­i­on visée au para­gra­phe 1 est adop­tée à la majo­ri­té des deux tiers des mem­bres du comi­té dans un délai d’un mois à comp­ter de la date à laquel­le celui-ci a été sai­si de la que­sti­on. Ce délai peut être pro­lon­gé d’un mois sup­p­lé­men­tai­re en rai­son de la com­ple­xi­té de la que­sti­on. La décis­i­on visée au para­gra­phe 1 est moti­vée et trans­mi­se à l’au­to­ri­té de con­trô­le prin­ci­pa­le et à tou­tes les auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées, et elle est con­traignan­te pour ces dernières.
(3) Lorsque le comi­té n’a pas été en mesu­re d’ad­op­ter une décis­i­on dans les délais visés au para­gra­phe 2, il adop­te sa décis­i­on à la majo­ri­té simp­le des mem­bres du comi­té dans un délai de deux semain­es à comp­ter de la fin du deu­xiè­me mois visé au para­gra­phe 2. En cas de par­ta­ge des voix ent­re les mem­bres du comi­té, la voix du pré­si­dent est prépondérante.
(4) Les auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées n’ad­optent aucu­ne décis­i­on sur la que­sti­on sou­mi­se au comi­té avant l’ex­pi­ra­ti­on des délais visés aux para­gra­phes 2 et 3.
(5) Le pré­si­dent du comi­té infor­me sans délai les auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées de la décis­i­on visée au para­gra­phe 1. Elle en infor­me la Com­mis­si­on. La décis­i­on est publiée sur le site inter­net du comi­té sans délai après la noti­fi­ca­ti­on par l’au­to­ri­té de con­trô­le de la décis­i­on fina­le visée au para­gra­phe 6.
(6) L’au­to­ri­té de con­trô­le prin­ci­pa­le ou, le cas échéant, l’au­to­ri­té de con­trô­le auprès de laquel­le la récla­ma­ti­on a été intro­duite, prend la décis­i­on fina­le sur la base de la décis­i­on visée au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le, sans délai et au plus tard un mois après que le comi­té euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées a noti­fié sa décis­i­on. L’au­to­ri­té de con­trô­le prin­ci­pa­le ou, le cas échéant, l’au­to­ri­té de con­trô­le auprès de laquel­le la récla­ma­ti­on a été intro­duite, infor­me le comi­té de la date à laquel­le sa décis­i­on fina­le est noti­fi­ée au responsable du trai­te­ment ou au sous-trai­tant ou à la per­son­ne con­cer­née. La décis­i­on fina­le des auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées est adop­tée con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 60, para­gra­phes 7, 8 et 9. La décis­i­on fina­le fait réfé­rence à la décis­i­on visée au para­gra­phe 1 et pré­cise que la décis­i­on visée au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le est publiée sur le site inter­net du comi­té con­for­mé­ment au para­gra­phe 5. La décis­i­on visée au para­gra­phe 1 du pré­sent _article est annexée à la décis­i­on finale.

Artic­le 66 Pro­cé­du­re d’urgence
(1) Dans des cir­con­stances excep­ti­on­nel­les, une auto­ri­té de con­trô­le con­cer­née peut, par déro­ga­ti­on à la pro­cé­du­re de cohé­rence pré­vue aux artic­les 63, 64 et 65 ou à la pro­cé­du­re pré­vue à l’ar­tic­le 60, adop­ter immé­dia­te­ment des mesu­res pro­vi­so­i­res, d’u­ne durée déter­mi­née n’ex­cé­dant pas trois mois, desti­nées à pro­dui­re des effets juri­di­ques sur son ter­ri­toire, si elle esti­me qu’il est urgent d’a­gir pour pro­té­ger les droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées. L’au­to­ri­té de con­trô­le infor­me sans délai les aut­res auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées, le comi­té et la Com­mis­si­on de ces mesu­res et des motifs de leur adoption.
(2) Lorsqu’u­ne auto­ri­té de con­trô­le a pris une mesu­re visée au para­gra­phe 1 et qu’el­le esti­me que des mesu­res défi­ni­ti­ves doi­vent être adop­tées d’ur­gence, elle peut deman­der un avis ou une décis­i­on con­traignan­te du comi­té selon une pro­cé­du­re d’ur­gence, en moti­vant sa demande.
(3) Tou­te auto­ri­té de con­trô­le peut deman­der un avis ou, le cas échéant, une décis­i­on con­traignan­te du comi­té selon la pro­cé­du­re d’ur­gence, en indi­quant les motifs, y com­pris l’ur­gence de l’ac­tion, lorsqu’u­ne auto­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te n’a pas pris de mesu­re appro­priée pour pro­té­ger les droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées mal­gré l’ur­gence de l’action.
(4) Par déro­ga­ti­on à l’ar­tic­le 64, para­gra­phe 3, et à l’ar­tic­le 65, para­gra­phe 2, un avis ou une décis­i­on con­traignan­te adop­tés selon la pro­cé­du­re d’ur­gence visée aux para­gra­phes 2 et 3 sont adop­tés dans un délai de deux semain­es à la majo­ri­té simp­le des mem­bres du comité.

Con­sidé­rants

(137) Il peut être néces­saire de prend­re des mesu­res urgen­tes pour pro­té­ger les droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées, notam­ment lorsqu’il exi­ste un ris­que d’en­tra­ve signi­fi­ca­ti­ve à l’e­xer­ci­ce du droit d’u­ne per­son­ne con­cer­née. Une auto­ri­té de con­trô­le dev­rait donc pou­voir adop­ter des mesu­res pro­vi­so­i­res dûment moti­vées sur son ter­ri­toire, d’u­ne durée de vali­di­té déter­mi­née ne dépas­sant pas trois mois.

Artic­le 67 Éch­an­ge d’informations

La Com­mis­si­on peut adop­ter des actes d’exé­cu­ti­on de por­tée géné­ra­le défi­nis­sant les moda­li­tés de l’é­ch­an­ge d’in­for­ma­ti­ons par voie élec­tro­ni­que ent­re les auto­ri­tés de con­trô­le ain­si qu’ent­re les auto­ri­tés de con­trô­le et le comi­té, notam­ment le for­mat nor­ma­li­sé visé à l’ar­tic­le 64.

Ces actes d’exé­cu­ti­on sont adop­tés con­for­mé­ment à la pro­cé­du­re d’ex­amen visée à l’ar­tic­le 93, para­gra­phe 2.

Sec­tion 3 Comi­té euro­pé­en de la pro­tec­tion des données

Artic­le 68 Comi­té euro­pé­en de la pro­tec­tion des données
(1) Le comi­té euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées (ci-après “Comi­té”) est insti­tué en tant qu’or­ga­ne de l’U­ni­on doté de la per­son­na­li­té juridique.
(2) Le comi­té est repré­sen­té par son président.
(3) Le comi­té est com­po­sé du chef d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le de chaque État membre et du con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées ou de leurs repré­sen­tants respectifs.
(4) Lorsque, dans un État membre, plu­sieurs auto­ri­tés de con­trô­le sont char­gées de sur­veil­ler l’ap­pli­ca­ti­on des dis­po­si­ti­ons adop­tées en ver­tu du pré­sent règle­ment, un repré­sen­tant com­mun est dési­gné con­for­mé­ment à la légis­la­ti­on de cet État membre.
(5) La Com­mis­si­on a le droit de par­ti­ci­per, sans droit de vote, aux acti­vi­tés et aux réuni­ons du comi­té. La Com­mis­si­on dési­gne un repré­sen­tant. La pré­si­dence du comi­té infor­me la Com­mis­si­on des acti­vi­tés du comité.
(6) Dans les cas visés à l’ar­tic­le 65, le con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées ne dis­po­se du droit de vote que pour les décis­i­ons rela­ti­ves aux prin­cipes et règles appli­ca­bles aux insti­tu­ti­ons, orga­nes et orga­nis­mes de l’U­ni­on qui sont con­for­mes, quant au fond, aux prin­cipes et règles énon­cés dans le pré­sent règlement.

Con­sidé­rants
(139) Afin de pro­mou­voir l’ap­pli­ca­ti­on uni­for­me du pré­sent règle­ment, il con­vi­ent d’in­sti­tuer le comi­té en tant qu’or­ga­ne indé­pen­dant de l’U­ni­on. Pour att­eind­re ses objec­tifs, le comi­té dev­rait être doté de la per­son­na­li­té juri­di­que. Le comi­té dev­rait être repré­sen­té par son pré­si­dent. Il dev­rait rem­pla­cer le grou­pe de tra­vail sur la pro­tec­tion des droits des per­son­nes à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel insti­tué par la direc­ti­ve 95/46/CE. Il dev­rait être com­po­sé du chef d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le de chaque État membre et du con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées ou de leurs repré­sen­tants respec­tifs. La Com­mis­si­on dev­rait par­ti­ci­per aux déli­bé­ra­ti­ons du comi­té sans droit de vote et le con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées dev­rait dis­po­ser de droits de vote spé­ci­fi­ques. Le comi­té dev­rait con­tri­buer à l’ap­pli­ca­ti­on uni­for­me du règle­ment dans tou­te l’U­ni­on, con­seil­ler la Com­mis­si­on, notam­ment en ce qui con­cer­ne le niveau de pro­tec­tion dans les pays tiers ou les orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les, et pro­mou­voir la coopé­ra­ti­on ent­re les auto­ri­tés de con­trô­le dans l’U­ni­on. Le comi­té dev­rait agir en tou­te indé­pen­dance dans l’ac­com­plis­se­ment de ses tâches.

Artic­le 69 Indépendance
(1) Dans l’ac­com­plis­se­ment de ses tâches ou dans l’e­xer­ci­ce de ses com­pé­ten­ces, le comi­té agit en tou­te indé­pen­dance, con­for­mé­ment aux artic­les 70 et 71.
(2) Sans pré­ju­di­ce des deman­des de la Com­mis­si­on visées à l’ar­tic­le 70, para­gra­phe 1, point b), et para­gra­phe 2, le comi­té, dans l’ac­com­plis­se­ment de ses tâches ou l’e­xer­ci­ce de ses com­pé­ten­ces, ne solli­ci­te ni n’ac­cep­te d’instructions.

Artic­le 70 Tâches du comité
(1) Le comi­té veil­le à l’ap­pli­ca­ti­on uni­for­me du pré­sent règle­ment. cet­te fin, le comi­té, de sa pro­pre initia­ti­ve ou, le cas échéant, à la deman­de de la Com­mis­si­on, exer­ce notam­ment les acti­vi­tés suivantes :
a) con­trô­ler et assurer la bon­ne appli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment dans les cas visés aux artic­les 64 et 65, sans pré­ju­di­ce des mis­si­ons des auto­ri­tés natio­na­les de surveillance ;
b) con­seil­ler la Com­mis­si­on sur tou­te que­sti­on rela­ti­ve à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel dans l’U­ni­on, y com­pris sur d’é­ven­tu­el­les pro­po­si­ti­ons de modi­fi­ca­ti­on du pré­sent règlement ;
c) con­seil­ler la Com­mis­si­on sur le for­mat et les pro­cé­du­res d’é­ch­an­ge d’in­for­ma­ti­ons ent­re les respons­ables du trai­te­ment, les sous-trai­tants et les auto­ri­tés de con­trô­le en ce qui con­cer­ne les règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des données ;
d) four­nir des lignes direc­tri­ces, des recom­man­da­ti­ons et des meil­leu­res pra­ti­ques con­cer­nant les pro­cé­du­res d’effa­ce­ment, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 17, para­gra­phe 2, des liens vers des don­nées à carac­tère per­son­nel ou des copies ou des répli­ca­ti­ons de ces don­nées pro­venant de ser­vices de com­mu­ni­ca­ti­on acce­s­si­bles au public ;
e) exami­ner, de sa pro­pre initia­ti­ve, à la deman­de d’un de ses mem­bres ou à la deman­de de la Com­mis­si­on, tou­te que­sti­on rela­ti­ve à l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment et four­nir des ori­en­ta­ti­ons, des recom­man­da­ti­ons et des bon­nes pra­ti­ques afin d’assurer une appli­ca­ti­on uni­for­me du pré­sent règlement ;
f) four­nir des ori­en­ta­ti­ons, des recom­man­da­ti­ons et des bon­nes pra­ti­ques, con­for­mé­ment au point e) du pré­sent para­gra­phe, afin de pré­cis­er les critères et les con­di­ti­ons des décis­i­ons fon­dées sur le pro­fi­la­ge visées à l’ar­tic­le 22, para­gra­phe 2 ;
g) four­nir des lignes direc­tri­ces, des recom­man­da­ti­ons et des bon­nes pra­ti­ques, con­for­mé­ment au point e) du pré­sent para­gra­phe, con­cer­nant la détec­tion des vio­la­ti­ons de don­nées à carac­tère per­son­nel et la déter­mi­na­ti­on de l’ur­gence au sens de l’ar­tic­le 33, para­gra­phes 1 et 2, et con­cer­nant les cir­con­stances spé­ci­fi­ques dans les­quel­les le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant doit noti­fier la vio­la­ti­on de don­nées à carac­tère personnel ;
h) four­nir des ori­en­ta­ti­ons, des recom­man­da­ti­ons et des bon­nes pra­ti­ques, con­for­mé­ment au point e) du pré­sent para­gra­phe, sur les cir­con­stances dans les­quel­les une vio­la­ti­on de la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel est sus­cep­ti­ble d’en­gend­rer un ris­que éle­vé pour les droits et liber­tés des per­son­nes phy­si­ques au sens de l’ar­tic­le 34, para­gra­phe 1 ;
i) four­nir des lignes direc­tri­ces, des recom­man­da­ti­ons et des bon­nes pra­ti­ques, con­for­mé­ment au point e) du pré­sent para­gra­phe, afin de défi­nir plus pré­cis­é­ment les critères et exi­gen­ces visés à l’ar­tic­le 47 pour les trans­ferts de don­nées à carac­tère per­son­nel fon­dés sur des règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées appli­quées par les respons­ables du trai­te­ment ou les sous-trai­tants, ain­si que les aut­res exi­gen­ces néces­saires pour pro­té­ger les don­nées à carac­tère per­son­nel des per­son­nes con­cer­nées qui y sont mentionnées ;
j) four­nir des lignes direc­tri­ces, des recom­man­da­ti­ons et des meil­leu­res pra­ti­ques, con­for­mé­ment au point e) du pré­sent para­gra­phe, afin de pré­cis­er les critères et con­di­ti­ons appli­ca­bles aux trans­ferts de don­nées à carac­tère per­son­nel visés à l’ar­tic­le 49, para­gra­phe 1 ;
k) éla­bo­rer des lignes direc­tri­ces à l’in­ten­ti­on des auto­ri­tés de con­trô­le en ce qui con­cer­ne l’ap­pli­ca­ti­on des mesu­res visées à l’ar­tic­le 58, para­gra­phes 1, 2 et 3, et la fix­a­ti­on des amen­des visées à l’ar­tic­le 83 ;
l) exami­ner l’ap­pli­ca­ti­on pra­tique des lignes direc­tri­ces, des recom­man­da­ti­ons et des bon­nes pra­ti­ques visées aux points e) et f) ;
m) four­nir des ori­en­ta­ti­ons, des recom­man­da­ti­ons et des bon­nes pra­ti­ques, con­for­mé­ment au point e) du pré­sent para­gra­phe, en vue d’é­ta­b­lir des pro­cé­du­res com­mu­nes pour la noti­fi­ca­ti­on par les per­son­nes phy­si­ques des vio­la­ti­ons du pré­sent règle­ment, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 54, para­gra­phe 2 ;
n) pro­mou­voir l’é­la­bo­ra­ti­on de codes de con­duite et la mise en place de pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on spé­ci­fi­ques à la pro­tec­tion des don­nées, ain­si que de labels et de mar­ques de pro­tec­tion des don­nées, con­for­mé­ment aux artic­les 40 et 42 ;
o) l’ac­cré­di­ta­ti­on des orga­nis­mes de cer­ti­fi­ca­ti­on et leur con­trô­le régu­lier, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 43, et la tenue d’un regist­re public des enti­tés accré­di­tées, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 43, para­gra­phe 6, et des respons­ables du trai­te­ment ou des sous-trai­tants accré­di­tés étab­lis dans des pays tiers, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 42, para­gra­phe 7 ;
p) pré­cis­er les exi­gen­ces visées à l’ar­tic­le 43, para­gra­phe 3, en ce qui con­cer­ne l’ac­cré­di­ta­ti­on des orga­nis­mes de cer­ti­fi­ca­ti­on visée à l’ar­tic­le 42 ;
q) émett­re un avis à l’in­ten­ti­on de la Com­mis­si­on sur les exi­gen­ces en matiè­re de cer­ti­fi­ca­ti­on visées à l’ar­tic­le 43, para­gra­phe 8 ;
r) émett­re un avis à l’in­ten­ti­on de la Com­mis­si­on sur les icô­nes, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 12, para­gra­phe 7 ;
s) émett­re un avis à l’in­ten­ti­on de la Com­mis­si­on sur l’a­dé­qua­ti­on du niveau de pro­tec­tion offert dans un pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le, y com­pris sur la que­sti­on de savoir si le pays tiers, le ter­ri­toire, un ou plu­sieurs sec­teurs spé­ci­fi­ques de ce pays tiers ou une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le n’assu­re plus un niveau de pro­tec­tion adé­quat. À cet­te fin, la Com­mis­si­on four­nit au comi­té tous les docu­ments néces­saires, y com­pris la cor­re­spond­ance échan­gée avec le gou­ver­ne­ment du pays tiers, le ter­ri­toire ou le sec­teur spé­ci­fi­que ou l’or­ga­ni­sa­ti­on internationale ;
t) émett­re des avis, dans le cad­re de la pro­cé­du­re de cohé­rence pré­vue à l’ar­tic­le 64, para­gra­phe 1, sur les pro­jets de décis­i­on des auto­ri­tés de con­trô­le, sur les que­sti­ons sou­mi­ses con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 64, para­gra­phe 2, et sur l’ad­op­ti­on de décis­i­ons con­traignan­tes con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 65, y com­pris dans les cas visés à l’ar­tic­le 66 ;
u) pro­mou­voir la coopé­ra­ti­on et l’é­ch­an­ge bila­té­ral et mul­ti­la­té­ral effi­cace d’in­for­ma­ti­ons et de bon­nes pra­ti­ques ent­re les auto­ri­tés de surveillance ;
v) pro­mou­voir des pro­gram­mes de for­ma­ti­on et faci­li­ter les éch­an­ges de per­son­nel ent­re les auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce et, le cas échéant, avec les auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce de pays tiers ou avec des orga­ni­sa­ti­ons internationales ;
w) pro­mou­voir l’é­ch­an­ge d’ex­per­ti­se et de docu­men­ta­ti­on sur les règles et pra­ti­ques en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées avec les auto­ri­tés de con­trô­le de la pro­tec­tion des don­nées du mon­de entier ;
x) émett­re des avis sur les codes de con­duite éla­bo­rés au niveau de l’U­ni­on, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 40, para­gra­phe 9, et
y) la tenue d’un regist­re élec­tro­ni­que, acce­s­si­ble au public, des décis­i­ons pri­ses par les auto­ri­tés de con­trô­le et les juri­dic­tions sur les que­sti­ons trai­tées dans le cad­re du pro­ce­s­sus de mise en cohérence.
(2) Lorsqu’el­le solli­ci­te l’a­vis du comi­té, la Com­mis­si­on peut indi­quer un délai en tenant comp­te de l’ur­gence de la situation.
(3) Le comi­té trans­met ses avis, ori­en­ta­ti­ons, recom­man­da­ti­ons et bon­nes pra­ti­ques à la Com­mis­si­on et au comi­té visé à l’ar­tic­le 93 et les rend publics.
(4) Le cas échéant, le comi­té con­sul­te les par­ties inté­res­sées et leur don­ne la pos­si­bi­li­té de pré­sen­ter leurs obser­va­tions dans un délai rai­sonnable. Sans pré­ju­di­ce de l’ar­tic­le 76, le comi­té met les résul­tats de la con­sul­ta­ti­on à la dis­po­si­ti­on du public.

Artic­le 71 Rapports
(1) Le comi­té éta­blit un rap­port annu­el sur la pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment dans l’U­ni­on et, le cas échéant, dans les pays tiers et les orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les. Ce rap­port est publié et trans­mis au Par­le­ment euro­pé­en, au Con­seil et à la Commission.
(2) Le rap­port annu­el com­prend un examen de l’ap­pli­ca­ti­on pra­tique des lignes direc­tri­ces, des recom­man­da­ti­ons et des meil­leu­res pra­ti­ques visées à l’ar­tic­le 70, para­gra­phe 1, point l), ain­si que des décis­i­ons con­traignan­tes visées à l’ar­tic­le 65.

Artic­le 72 Procédure
(1) Sauf dis­po­si­ti­ons con­trai­res du pré­sent règle­ment, les décis­i­ons du comi­té sont pri­ses à la majo­ri­té simp­le de ses membres.
(2) Le comi­té adop­te son règle­ment inté­ri­eur et déter­mi­ne son mode de fonc­tion­ne­ment à la majo­ri­té des deux tiers de ses membres.

Artic­le 73 Présidence
(1) Le comi­té élit à la majo­ri­té simp­le un pré­si­dent et deux vice-pré­si­dents par­mi ses membres.
(2) La durée du man­dat du pré­si­dent et de ses deux vice-pré­si­dents est de cinq ans ; ils peu­vent être réé­lus une fois.

Artic­le 74 Fonc­tions de la présidence
(1) Les tâches de la pré­si­dence sont les suivantes :
a) Con­vo­quer les réuni­ons du comi­té et éta­b­lir les ord­res du jour,
b) la trans­mis­si­on des décis­i­ons du comi­té visé à l’ar­tic­le 65 à l’au­to­ri­té de con­trô­le prin­ci­pa­le et aux auto­ri­tés de con­trô­le concernées,
c) veil­ler à ce que les tâches du comi­té soi­ent exé­cu­tées en temps uti­le, notam­ment cel­les liées au méca­nis­me de cohé­rence visé à l’ar­tic­le 63.
(2) Le comi­té fixe la répar­ti­ti­on des tâches ent­re le pré­si­dent et les vice-pré­si­dents dans son règle­ment intérieur.

Artic­le 75 Secrétariat
(1) Le comi­té est assi­s­té par un secré­ta­ri­at assu­ré par le con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des données.
(2) Le secré­ta­ri­at s’ac­quit­te de ses tâches uni­quement sur ins­truc­tion du pré­si­dent du comité.
(3) Le per­son­nel du con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées qui par­ti­ci­pe à l’exé­cu­ti­on des tâches con­fiées au comi­té en ver­tu du pré­sent règle­ment est sou­mis à des obli­ga­ti­ons en matiè­re de rap­ports dif­fé­ren­tes de cel­les qui s’ap­pli­quent au per­son­nel par­ti­ci­pant à l’exé­cu­ti­on des tâches con­fiées au con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des données.
(4) Le cas échéant, le comi­té et le con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées éta­blis­sent et publi­ent un accord rela­tif à l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent artic­le, qui fixe les con­di­ti­ons de leur coopé­ra­ti­on et s’ap­pli­que au per­son­nel du con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées par­ti­ci­pant à l’exé­cu­ti­on des tâches con­fiées au comi­té en ver­tu du pré­sent règlement.
(5) Le secré­ta­ri­at four­nit un sou­ti­en ana­ly­tique, admi­ni­stra­tif et logi­stique au comité.
(6) Le secré­ta­ri­at est notam­ment responsable de
a) les acti­vi­tés quo­ti­di­en­nes du comité,
b) la com­mu­ni­ca­ti­on ent­re les mem­bres du comi­té, sa pré­si­dence et la Commission,
c) la com­mu­ni­ca­ti­on avec les aut­res insti­tu­ti­ons et avec le public,
d) le recours à des moy­ens élec­tro­ni­ques pour la com­mu­ni­ca­ti­on inter­ne et externe,
e) la tra­duc­tion d’in­for­ma­ti­ons pertinentes,
f) la pré­pa­ra­ti­on et le sui­vi des réuni­ons du comité,
g) la pré­pa­ra­ti­on, la réd­ac­tion et la publi­ca­ti­on d’a­vis, de décis­i­ons rela­ti­ves au règle­ment de dif­fé­rends ent­re auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce et d’aut­res docu­ments adop­tés par le comité.

Con­sidé­rants

(140) Le comi­té dev­rait être assi­s­té par un secré­ta­ri­at assu­ré par le con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées. Le per­son­nel du con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées par­ti­ci­pant à l’exé­cu­ti­on des tâches con­fiées au comi­té en ver­tu du pré­sent règle­ment dev­rait s’ac­quit­ter de ces tâches exclu­si­ve­ment selon les ins­truc­tions du pré­si­dent du comi­té et lui fai­re rapport.

Artic­le 76 Confidentialité
(1) Con­for­mé­ment à son règle­ment inté­ri­eur, les déli­bé­ra­ti­ons du comi­té sont con­fi­den­ti­el­les lorsque le comi­té le juge nécessaire.
(2) L’ac­cès aux docu­ments sou­mis aux mem­bres du Comi­té, aux experts et aux repré­sen­tants de tiers est régi par le règle­ment (CE) no 1049/2001 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (21).

Cha­pit­re VIII Voies de recours, responsa­bi­li­té et sanctions

Artic­le 77 Droit de recours auprès d’u­ne auto­ri­té de contrôle
(1) Tou­te per­son­ne con­cer­née a le droit, sans pré­ju­di­ce de tout aut­re recours admi­ni­stra­tif ou judi­ciai­re, d’in­tro­dui­re une récla­ma­ti­on auprès d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le, en par­ti­cu­lier dans l’É­tat membre où se trouve son lieu de rési­dence, son lieu de tra­vail ou le lieu de l’in­frac­tion pré­su­mée, si elle con­sidè­re que le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel la con­cer­nant con­sti­tue une vio­la­ti­on du pré­sent règlement.
(2) L’au­to­ri­té de con­trô­le auprès de laquel­le la récla­ma­ti­on a été intro­duite infor­me le récla­mant de l’é­tat d’a­vance­ment et des résul­tats de la récla­ma­ti­on, y com­pris de la pos­si­bi­li­té d’un recours juri­dic­tion­nel con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 78.

Con­sidé­rants
(141) Tou­te per­son­ne con­cer­née dev­rait avoir le droit de dépo­ser une plain­te auprès d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le uni­que, en par­ti­cu­lier dans l’É­tat membre où elle rési­de habi­tu­el­le­ment, et de dis­po­ser d’un recours juri­dic­tion­nel effec­tif con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 47 de la Char­te, si elle esti­me que les droits dont elle dis­po­se en ver­tu du pré­sent règle­ment ont été vio­lés ou si l’au­to­ri­té de con­trô­le s’ab­sti­ent d’a­gir en répon­se à une plain­te, rejet­te ou rejet­te par­ti­el­le­ment ou tota­le­ment une plain­te ou n’a­git pas alors que cela est néces­saire pour pro­té­ger les droits de la per­son­ne con­cer­née. L’en­quête menée à la suite d’u­ne récla­ma­ti­on dev­rait aller aus­si loin qu’il con­vi­ent dans le cas d’e­spè­ce, sous réser­ve d’un con­trô­le juri­dic­tion­nel. L’au­to­ri­té de con­trô­le dev­rait infor­mer la per­son­ne con­cer­née de l’é­vo­lu­ti­on et des résul­tats de la récla­ma­ti­on dans un délai rai­sonnable. Si une enquête sup­p­lé­men­tai­re ou une coor­di­na­ti­on avec une aut­re auto­ri­té de con­trô­le est néces­saire, la per­son­ne con­cer­née dev­rait être infor­mée de l’é­tat d’a­vance­ment. Chaque auto­ri­té de con­trô­le dev­rait prend­re des mesu­res pour faci­li­ter le dépôt des plain­tes, tel­les que la mise à dis­po­si­ti­on d’un for­mu­lai­re de plain­te qui peut éga­le­ment être rem­pli par voie élec­tro­ni­que, sans exclu­re d’aut­res moy­ens de communication.

Artic­le 78 Droit à un recours juri­dic­tion­nel effec­tif cont­re une auto­ri­té de contrôle
(1) Tou­te per­son­ne phy­si­que ou mora­le a le droit de for­mer un recours juri­dic­tion­nel effec­tif cont­re une décis­i­on juri­di­quement con­traignan­te d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le la con­cer­nant, sans pré­ju­di­ce de tout aut­re recours admi­ni­stra­tif ou extrajudiciaire.
(2) Tou­te per­son­ne con­cer­née a droit à un recours juri­dic­tion­nel effec­tif, sans pré­ju­di­ce de tout aut­re recours admi­ni­stra­tif ou ext­ra­ju­di­ciai­re, si l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te en ver­tu des artic­les 55 et 56 n’a pas exami­né une récla­ma­ti­on ou n’a pas infor­mé la per­son­ne con­cer­née de l’é­tat d’a­vance­ment ou de l’issue d’u­ne récla­ma­ti­on intro­duite en ver­tu de l’ar­tic­le 77 dans un délai de trois mois.
(3) Les juri­dic­tions de l’É­tat membre dans lequel l’au­to­ri­té de con­trô­le a son siè­ge sont com­pé­ten­tes pour con­naît­re des pro­cé­du­res enga­gées cont­re une auto­ri­té de contrôle.
(4) Lorsqu’u­ne pro­cé­du­re est enga­gée cont­re une décis­i­on d’u­ne auto­ri­té de sur­veil­lan­ce pré­cé­dée d’un avis ou d’u­ne décis­i­on du comi­té dans le cad­re du méca­nis­me de mise en cohé­rence, l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce trans­met cet avis ou cet­te décis­i­on au tribunal.

Con­sidé­rants

(143) Tou­te per­son­ne phy­si­que ou mora­le a le droit de for­mer un recours en annu­la­ti­on d’u­ne décis­i­on du comi­té devant la Cour de justi­ce, dans les con­di­ti­ons pré­vues à l’ar­tic­le 263 du TFUE. En tant que desti­na­tai­res de ces décis­i­ons, les auto­ri­tés de con­trô­le con­cer­nées qui sou­hai­tent con­te­ster ces décis­i­ons doi­vent intro­dui­re un recours con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 263 du TFUE dans un délai de deux mois à comp­ter de leur trans­mis­si­on. Dans la mesu­re où les décis­i­ons du comi­té con­cer­nent direc­te­ment et indi­vi­du­el­le­ment un responsable du trai­te­ment, un sous-trai­tant ou le plaignant, ces per­son­nes peu­vent for­mer un recours en annu­la­ti­on con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 263 du TFUE dans un délai de deux mois à comp­ter de la publi­ca­ti­on des décis­i­ons con­cer­nées sur le site inter­net du comi­té. Sans pré­ju­di­ce de ce droit pré­vu à l’ar­tic­le 263 du TFUE, tou­te per­son­ne phy­si­que ou mora­le dev­rait dis­po­ser d’un droit de recours juri­dic­tion­nel effec­tif devant la juri­dic­tion natio­na­le com­pé­ten­te cont­re une décis­i­on d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le pro­dui­sant des effets juri­di­ques à son égard. Une tel­le décis­i­on con­cer­ne notam­ment l’e­xer­ci­ce par l’au­to­ri­té de con­trô­le de pou­voirs d’en­quête, de recours et d’au­to­ri­sa­ti­on, ou le rejet ou la décis­i­on de rejet de plain­tes. Tou­te­fois, le droit à un recours juri­dic­tion­nel effec­tif ne cou­vre pas les mesu­res juri­di­quement non con­traignan­tes pri­ses par les auto­ri­tés de con­trô­le, tel­les que les avis ou les recom­man­da­ti­ons qu’el­les émet­tent. Les pro­cé­du­res à l’en­cont­re d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le dev­rai­ent être por­tées devant les juri­dic­tions de l’É­tat membre dans lequel l’au­to­ri­té de con­trô­le a son siè­ge et dev­rai­ent être menées con­for­mé­ment au droit pro­cé­du­ral de cet État membre. Ces juri­dic­tions dev­rai­ent jouir d’u­ne plei­ne com­pé­tence, y com­pris cel­le d’ex­ami­ner tous les points de fait et de droit per­tin­ents pour le liti­ge dont elles sont sai­sies. Lorsqu’u­ne auto­ri­té de con­trô­le rejet­te ou rejet­te une plain­te, le plaignant peut inten­ter une action devant les juri­dic­tions du même État membre.

En ce qui con­cer­ne les recours juri­dic­tion­nels rela­tifs à l’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, les juri­dic­tions natio­na­les qui esti­ment qu’u­ne décis­i­on sur cet­te que­sti­on est néces­saire pour rend­re leur juge­ment, ou les juri­dic­tions natio­na­les dans les cas visés à l’ar­tic­le 267 du TFUE, peu­vent deman­der à la Cour de justi­ce de sta­tuer à tit­re pré­ju­di­ciel sur l’in­ter­pré­ta­ti­on du droit de l’U­ni­on, dont le pré­sent règle­ment fait par­tie. En out­re, si la décis­i­on d’u­ne auto­ri­té de sur­veil­lan­ce de mett­re en œuvre une décis­i­on du comi­té est con­te­stée devant une juri­dic­tion natio­na­le et que la vali­di­té de la décis­i­on du comi­té est mise en cau­se, cet­te juri­dic­tion natio­na­le n’a pas le pou­voir d’an­nu­ler la décis­i­on du comi­té, mais elle doit, con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 267 TFUE tel qu’­in­ter­pré­té par la Cour de justi­ce, sai­sir la Cour de justi­ce de la que­sti­on de la vali­di­té si elle esti­me que la décis­i­on est nul­le. Tou­te­fois, une juri­dic­tion natio­na­le ne peut pas sai­sir la Cour de justi­ce de que­sti­ons rela­ti­ves à la vali­di­té de la décis­i­on du comi­té à la deman­de d’u­ne per­son­ne phy­si­que ou mora­le lorsque cet­te per­son­ne a eu la pos­si­bi­li­té d’in­tro­dui­re un recours en annu­la­ti­on de cet­te décis­i­on – en par­ti­cu­lier lorsqu’el­le était direc­te­ment et indi­vi­du­el­le­ment con­cer­née par cel­le-ci – mais n’a pas uti­li­sé cet­te pos­si­bi­li­té dans le délai pré­vu à l’ar­tic­le 263 TFUE.

Artic­le 79 Droit à un recours juri­dic­tion­nel effec­tif cont­re les respons­ables du trai­te­ment ou les sous-traitants
(1) Sans pré­ju­di­ce d’un recours admi­ni­stra­tif ou ext­ra­ju­di­ciai­re dis­po­ni­ble, y com­pris le droit de dépo­ser une plain­te auprès d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 77, tou­te per­son­ne con­cer­née a le droit d’e­xer­cer un recours juri­dic­tion­nel effec­tif si elle con­sidè­re que les droits dont elle dis­po­se en ver­tu du pré­sent règle­ment ont été vio­lés à la suite d’un trai­te­ment de ses don­nées à carac­tère per­son­nel non con­for­me au pré­sent règlement.
(2) Les juri­dic­tions de l’É­tat membre dans lequel le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant a un éta­blis­se­ment sont com­pé­ten­tes pour con­naît­re des actions inten­tées cont­re le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant. tit­re facul­ta­tif, ces actions peu­vent éga­le­ment être por­tées devant les juri­dic­tions de l’É­tat membre dans lequel la per­son­ne con­cer­née a sa rési­dence, sauf si le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant est une auto­ri­té publi­que d’un État membre agis­sant dans l’e­xer­ci­ce de ses pré­ro­ga­ti­ves de puis­sance publique.

Con­sidé­rants

(145) Dans les pro­cé­du­res enga­gées cont­re des respons­ables du trai­te­ment ou des sous-trai­tants, le choix de sai­sir les juri­dic­tions de l’É­tat membre dans lequel le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant a un éta­blis­se­ment ou de l’É­tat membre dans lequel la per­son­ne con­cer­née a sa rési­dence dev­rait être lais­sé au plaignant, sauf si le responsable du trai­te­ment est une auto­ri­té d’un État membre agis­sant dans l’e­xer­ci­ce de ses pré­ro­ga­ti­ves de puis­sance publique.
(147) Lorsque le pré­sent règle­ment con­ti­ent des règles spé­ci­fi­ques en matiè­re de com­pé­tence, notam­ment en ce qui con­cer­ne les pro­cé­du­res de recours juri­dic­tion­nel, y com­pris les dom­mages et inté­rêts, à l’en­cont­re d’un responsable du trai­te­ment ou d’un sous-trai­tant, les règles géné­ra­les en matiè­re de com­pé­tence, tel­les que cel­les con­te­nues dans le règle­ment (UE) no 1215/2012 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (13), ne dev­rai­ent pas fai­re obs­ta­cle à l’ap­pli­ca­ti­on de ces règles spécifiques.

Artic­le 80 Repré­sen­ta­ti­on des per­son­nes concernées
(1) La per­son­ne con­cer­née a le droit de char­ger un orga­nis­me, une orga­ni­sa­ti­on ou une asso­cia­ti­on sans but lucra­tif, dûment con­sti­tué en ver­tu du droit d’un État membre, pour­suivant des objec­tifs sta­tu­tai­res d’in­té­rêt public et actif dans le domaine de la pro­tec­tion des droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées en ce qui con­cer­ne la pro­tec­tion de leurs don­nées à carac­tère per­son­nel, de dépo­ser une plain­te en son nom, d’e­xer­cer en son nom les droits visés aux artic­les 77, 78 et 79 et d’e­xer­cer le droit à répa­ra­ti­on pré­vu à l’ar­tic­le 82, si celui-ci est pré­vu par le droit des États membres.
(2) Les États mem­bres peu­vent pré­voir que tout éta­blis­se­ment, tou­te orga­ni­sa­ti­on ou tou­te asso­cia­ti­on visé(e) au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le, qu’il/elle soit ou non mandaté(e) par la per­son­ne con­cer­née dans cet État membre, a le droit d’in­tro­dui­re une récla­ma­ti­on auprès de l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te visée à l’ar­tic­le 77 et d’e­xer­cer les droits visés aux artic­les 78 et 79 s’il/elle esti­me que les droits con­fé­rés à la per­son­ne con­cer­née par le pré­sent règle­ment ont été vio­lés à la suite d’un traitement.

Con­sidé­rants

(142) Les per­son­nes con­cer­nées qui s’e­sti­ment lésées dans leurs droits en ver­tu du pré­sent règle­ment dev­rai­ent avoir le droit de char­ger des orga­nis­mes, orga­ni­sa­ti­ons ou asso­cia­ti­ons sans but lucra­tif, étab­lis con­for­mé­ment à la légis­la­ti­on d’un État membre, dont les objec­tifs sta­tu­tai­res sont d’in­té­rêt public et qui œuvrent dans le domaine de la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, d’in­tro­dui­re une récla­ma­ti­on en leur nom auprès d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le ou un recours juri­dic­tion­nel, ou d’e­xer­cer leur droit à répa­ra­ti­on, si la légis­la­ti­on des États mem­bres le pré­voit. Les États mem­bres peu­vent pré­voir que ces orga­nes, orga­ni­sa­ti­ons ou asso­cia­ti­ons dev­rai­ent avoir le droit d’in­tro­dui­re leur pro­pre récla­ma­ti­on, indé­pen­dam­ment du man­dat don­né par une per­son­ne con­cer­née dans l’É­tat membre con­cer­né, et le droit à un recours juri­dic­tion­nel effec­tif lorsqu’ils ont des rai­sons de cro­i­re que les droits de la per­son­ne con­cer­née ont été vio­lés à la suite d’un trai­te­ment non con­for­me au pré­sent règle­ment. Ces insti­tu­ti­ons, orga­ni­sa­ti­ons ou asso­cia­ti­ons ne peu­vent être auto­ri­sées à deman­der répa­ra­ti­on pour le comp­te d’u­ne per­son­ne con­cer­née, indé­pen­dam­ment du man­dat de cet­te dernière.

Artic­le 81 Sus­pen­si­on de la procédure
(1) Lorsqu’u­ne juri­dic­tion com­pé­ten­te dans un État membre a con­nais­sance d’u­ne pro­cé­du­re portant sur le même objet con­cer­nant le trai­te­ment effec­tué par le même responsable du trai­te­ment ou sous-trai­tant et pen­dan­te devant une juri­dic­tion d’un aut­re État membre, elle prend cont­act avec cet­te juri­dic­tion afin de s’assurer de l’e­xi­stence d’u­ne tel­le procédure.
(2) Lorsqu’u­ne pro­cé­du­re portant sur le même objet con­cer­nant le trai­te­ment effec­tué par le même responsable du trai­te­ment ou sous-trai­tant est pen­dan­te devant une juri­dic­tion d’un aut­re État membre, tou­te juri­dic­tion com­pé­ten­te sai­sie ulté­ri­eu­re­ment peut sus­pend­re la pro­cé­du­re pen­dan­te devant elle.
(3) Lorsque ces pro­cé­du­res sont pen­dan­tes en pre­miè­re instance, tou­te juri­dic­tion sai­sie en second lieu peut éga­le­ment se des­sai­sir, à la deman­de de l’u­ne des par­ties, à con­di­ti­on que le tri­bu­nal pre­mier sai­si soit com­pé­tent pour con­naît­re des deman­des en que­sti­on et que sa loi per­met­te leur jonction.

Con­sidé­rants

(144) Lorsqu’u­ne juri­dic­tion sai­sie d’u­ne pro­cé­du­re cont­re une décis­i­on d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le a des rai­sons de pen­ser qu’u­ne pro­cé­du­re con­cer­nant le même trai­te­ment – par exemp­le sur le même objet en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment par le même responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant, ou pour la même deman­de – est pen­dan­te devant une juri­dic­tion com­pé­ten­te d’un aut­re État membre, elle dev­rait prend­re cont­act avec cet­te juri­dic­tion pour s’assurer de l’e­xi­stence d’u­ne tel­le pro­cé­du­re con­ne­xe. Lorsque des pro­cé­du­res con­ne­xes sont pen­dan­tes devant une juri­dic­tion d’un aut­re État membre, la juri­dic­tion sai­sie en second lieu peut sur­seoir à sta­tuer ou se des­sai­sir, à la deman­de de l’u­ne des par­ties, même en faveur de la juri­dic­tion pre­miè­re sai­sie, si cel­le-ci est com­pé­ten­te pour con­naît­re des pro­cé­du­res en que­sti­on et si sa loi per­met la jonc­tion de ces pro­cé­du­res con­ne­xes. Les pro­cé­du­res sont con­sidé­rées com­me con­ne­xes lorsqu’il exi­ste ent­re elles des liens si étroits qu’il y a inté­rêt à les instrui­re et à les juger en même temps afin d’é­vi­ter des solu­ti­ons qui pour­rai­ent être incon­ci­lia­bles si les cau­ses étai­ent jugées séparément.

Artic­le 82 Responsa­bi­li­té et droit à réparation
(1) Tou­te per­son­ne ayant subi un dom­mage maté­ri­el ou moral du fait d’u­ne vio­la­ti­on du pré­sent règle­ment a le droit d’ob­te­nir du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant répa­ra­ti­on du pré­ju­di­ce subi.
(2) Tout responsable d’un trai­te­ment est responsable des dom­mages causés par un trai­te­ment non con­for­me au pré­sent règle­ment. Un sous-trai­tant n’est responsable des dom­mages causés par un trai­te­ment que s’il n’a pas respec­té les obli­ga­ti­ons qui lui incom­bent spé­ci­fi­quement en ver­tu du pré­sent règle­ment ou s’il a agi en vio­la­ti­on des ins­truc­tions don­nées léga­le­ment par le responsable du trai­te­ment ou cont­re ces instructions.
(3) Le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant est exo­né­ré de la responsa­bi­li­té visée au para­gra­phe 2 s’il prouve qu’il n’est nullement responsable du fait qui a pro­vo­qué le dommage.
(4) Lorsque plu­sieurs respons­ables du trai­te­ment ou plu­sieurs sous-trai­tants, ou à la fois un responsable du trai­te­ment et un sous-trai­tant, sont impli­qués dans le même trai­te­ment et qu’ils sont respons­ables d’un dom­mage causé par ce trai­te­ment con­for­mé­ment aux para­gra­phes 2 et 3, chaque responsable du trai­te­ment ou chaque sous-trai­tant est responsable de la tota­li­té du dom­mage afin d’assurer une répa­ra­ti­on effec­ti­ve des per­son­nes concernées.
(5) Lorsqu’un responsable du trai­te­ment ou un sous-trai­tant a payé l’in­té­gra­li­té des dom­mages-inté­rêts pour le pré­ju­di­ce subi con­for­mé­ment au para­gra­phe 4, ce responsable du trai­te­ment ou ce sous-trai­tant est en droit de réclamer aux aut­res respons­ables du trai­te­ment ou sous-trai­tants impli­qués dans le même trai­te­ment la par­tie des dom­mages-inté­rêts qui, dans les con­di­ti­ons pré­vues au para­gra­phe 2, cor­re­spond à leur part de responsa­bi­li­té dans le préjudice.
(6) Les pro­cé­du­res judi­ciai­res visa­nt à fai­re valoir le droit à répa­ra­ti­on sont por­tées devant les juri­dic­tions com­pé­ten­tes en ver­tu de la légis­la­ti­on de l’É­tat membre visé à l’ar­tic­le 79, para­gra­phe 2.

Con­sidé­rants

(146) Le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant dev­rait répa­rer tout dom­mage subi par une per­son­ne du fait d’un trai­te­ment non con­for­me au pré­sent règle­ment. Le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant dev­rait être exo­né­ré de sa responsa­bi­li­té s’il prouve qu’il n’est en aucu­ne façon responsable du dom­mage. La noti­on de dom­mage dev­rait être inter­pré­tée lar­ge­ment, à la lumiè­re de la juris­pru­dence de la Cour de justi­ce, d’u­ne maniè­re qui soit plei­ne­ment con­for­me aux objec­tifs du pré­sent règle­ment. Cela est sans pré­ju­di­ce des deman­des d’in­dem­ni­sa­ti­on fon­dées sur la vio­la­ti­on d’aut­res dis­po­si­ti­ons du droit de l’U­ni­on ou du droit des États mem­bres. Les trai­te­ments non con­for­mes au pré­sent règle­ment com­pren­nent les trai­te­ments non con­for­mes aux actes délé­gués et aux actes d’exé­cu­ti­on adop­tés en ver­tu du pré­sent règle­ment, ain­si qu’aux légis­la­ti­ons des États mem­bres qui pré­cis­ent les dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment. Les per­son­nes con­cer­nées dev­rai­ent obte­nir une répa­ra­ti­on com­plè­te et effec­ti­ve du pré­ju­di­ce subi. Lorsque des respons­ables du trai­te­ment ou des sous-trai­tants sont impli­qués dans le même trai­te­ment, chaque responsable du trai­te­ment ou sous-trai­tant dev­rait être tenu responsable de l’in­té­gra­li­té du dom­mage. Tou­te­fois, lorsqu’ils sont asso­ciés à la même pro­cé­du­re con­for­mé­ment au droit des États mem­bres, ils peu­vent être tenus pour respons­ables au prora­ta de la responsa­bi­li­té que chaque responsable du trai­te­ment ou sous-trai­tant doit assu­mer pour les dom­mages causés par le trai­te­ment, à con­di­ti­on qu’il soit garan­ti que la per­son­ne con­cer­née obti­en­ne une répa­ra­ti­on inté­gra­le et effec­ti­ve des dom­mages subis. Tout responsable du trai­te­ment ou sous-trai­tant qui a four­ni une répa­ra­ti­on inté­gra­le peut ensuite enga­ger une pro­cé­du­re de recours cont­re d’aut­res respons­ables du trai­te­ment ou sous-trai­tants impli­qués dans le même traitement.

Artic­le 83 Con­di­ti­ons géné­ra­les pour l’im­po­si­ti­on d’amendes
(1) Chaque auto­ri­té de con­trô­le veil­le à ce que l’im­po­si­ti­on d’a­men­des en ver­tu du pré­sent artic­le pour les infrac­tions au pré­sent règle­ment visées aux para­gra­phes 5 et 6 soit effi­cace, pro­por­ti­onnée et dissua­si­ve dans chaque cas.
(2) Des amen­des sont inf­li­gées en plus ou à la place des mesu­res visées à l’ar­tic­le 58, para­gra­phe 2, points a) à h) et i), en fonc­tion des cir­con­stances de l’e­spè­ce. Pour déci­der de l’im­po­si­ti­on d’u­ne amen­de et de son mon­tant, il est dûment tenu comp­te, dans chaque cas, des élé­ments suivants :
a) la natu­re, la gra­vi­té et la durée de la vio­la­ti­on, comp­te tenu de la natu­re, de la por­tée ou de la fina­li­té du trai­te­ment en que­sti­on, ain­si que du nombre de per­son­nes con­cer­nées par le trai­te­ment et de l’im­portance du pré­ju­di­ce subi par ces personnes ;
b) carac­tère inten­ti­on­nel ou nég­li­gent de l’infraction ;
c) tou­te mesu­re pri­se par le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant pour atté­nuer le pré­ju­di­ce subi par les per­son­nes concernées ;
d) le degré de responsa­bi­li­té du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant, comp­te tenu des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les qu’ils ont pri­ses en ver­tu des artic­les 25 et 32 ;
e) tou­te infrac­tion anté­ri­eu­re per­ti­nen­te com­mi­se par le responsable du trai­te­ment ou le sous-traitant ;
f) le degré de coopé­ra­ti­on avec l’au­to­ri­té de con­trô­le afin de remé­dier à la vio­la­ti­on et d’en atté­nuer les effets néga­tifs potentiels ;
g) Caté­go­ries de don­nées à carac­tère per­son­nel con­cer­nées par la violation ;
h) la maniè­re dont la vio­la­ti­on a été por­tée à la con­nais­sance de l’au­to­ri­té de con­trô­le, en par­ti­cu­lier si et, le cas échéant, dans quel­le mesu­re le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant a noti­fié la violation ;
i) le respect des mesu­res ordon­nées anté­ri­eu­re­ment en ver­tu de l’ar­tic­le 58, para­gra­phe 2, à l’en­cont­re du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant con­cer­né, en ce qui con­cer­ne le même objet, lorsque de tel­les mesu­res ont été ordonnées ;
j) le respect des codes de con­duite approu­vés visés à l’ar­tic­le 40 ou des pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on approu­vées visées à l’ar­tic­le 42 ; et
k) tou­te aut­re cir­con­stance aggra­van­te ou atté­nu­an­te dans le cas d’e­spè­ce, com­me les avan­ta­ges finan­ciers obte­nus direc­te­ment ou indi­rec­te­ment du fait de l’in­frac­tion ou les per­tes évitées.
(3) Lorsqu’un responsable du trai­te­ment ou un sous-trai­tant enfreint, inten­ti­on­nel­le­ment ou par nég­li­gence, plu­sieurs dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment au cours d’opé­ra­ti­ons de trai­te­ment iden­ti­ques ou liées, le mon­tant total de l’a­men­de n’excè­de pas le mon­tant cor­re­spond­ant à l’in­frac­tion la plus grave.
(4) En cas de non-respect des dis­po­si­ti­ons sui­van­tes, des amen­des pou­vant att­eind­re 10 000 000 EUR ou, dans le cas d’u­ne ent­re­pri­se, 2 % du chif­fre d’af­fai­res annu­el mon­di­al total réa­li­sé au cours de l’e­xer­ci­ce pré­cé­dent, le mon­tant le plus éle­vé étant rete­nu, sont inf­li­gées con­for­mé­ment au para­gra­phe 2 :
a) les obli­ga­ti­ons des respons­ables du trai­te­ment et des sous-trai­tants visées aux artic­les 8, 11, 25 à 39, 42 et 43 ;
b) les obli­ga­ti­ons de l’or­ga­nis­me de cer­ti­fi­ca­ti­on visées aux artic­les 42 et 43 ;
c) les obli­ga­ti­ons du bureau de con­trô­le visées à l’ar­tic­le 41, para­gra­phe 4.
(5) En cas de non-respect des dis­po­si­ti­ons sui­van­tes, des amen­des pou­vant att­eind­re 20 000 000 EUR ou, dans le cas d’u­ne ent­re­pri­se, 4 % du chif­fre d’af­fai­res annu­el mon­di­al total réa­li­sé au cours de l’e­xer­ci­ce pré­cé­dent, le mon­tant le plus éle­vé étant rete­nu, sont inf­li­gées con­for­mé­ment au para­gra­phe 2 :
a) les prin­cipes régis­sant le trai­te­ment, y com­pris les con­di­ti­ons du con­sen­te­ment, con­for­mé­ment aux artic­les 5, 6, 7 et 9 ;
b) les droits de la per­son­ne con­cer­née en ver­tu des artic­les 12 à 22 ;
c) le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel à un desti­na­tai­re situé dans un pays tiers ou à une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le, con­for­mé­ment aux artic­les 44 à 49 ;
d) tou­tes les obli­ga­ti­ons pré­vues par la légis­la­ti­on des États mem­bres adop­tée dans le cad­re du cha­pit­re IX ;
e) le non-respect d’u­ne ins­truc­tion, d’u­ne limi­ta­ti­on ou d’u­ne sus­pen­si­on tem­po­rai­re ou défi­ni­ti­ve de la trans­mis­si­on de don­nées par l’au­to­ri­té de con­trô­le con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 58, para­gra­phe 2, ou le refus d’ac­cor­der l’ac­cès en vio­la­ti­on de l’ar­tic­le 58, para­gra­phe 1.
(6) Le non-respect d’u­ne ins­truc­tion don­née par l’au­to­ri­té de con­trô­le con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 58, para­gra­phe 2, ent­raî­ne l’im­po­si­ti­on d’a­men­des pou­vant aller jus­qu’à 20 000 000 EUR ou, dans le cas d’u­ne ent­re­pri­se, jus­qu’à 4 % du chif­fre d’af­fai­res annu­el mon­di­al total réa­li­sé au cours de l’e­xer­ci­ce pré­cé­dent, le mon­tant le plus éle­vé étant retenu.
(7) Sans pré­ju­di­ce des pou­voirs de répa­ra­ti­on des auto­ri­tés de con­trô­le visés à l’ar­tic­le 58, para­gra­phe 2, chaque État membre peut fixer des règles con­cer­nant l’im­po­si­ti­on d’a­men­des aux auto­ri­tés et orga­nis­mes publics étab­lis dans cet État membre et la mesu­re dans laquel­le ces amen­des peu­vent être infligées.
(8) L’e­xer­ci­ce par une auto­ri­té de con­trô­le de ses pro­pres pou­voirs en ver­tu du pré­sent artic­le est sou­mis à des garan­ties pro­cé­du­ra­les appro­priées, con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on et au droit des États mem­bres, y com­pris des recours juri­dic­tion­nels effec­tifs et des pro­cé­du­res régulières.
(9) Lorsque le système juri­di­que d’un État membre ne pré­voit pas d’a­men­des, le pré­sent artic­le peut être appli­qué de maniè­re à ce que les amen­des soi­ent enga­gées par l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te et impo­sées par les juri­dic­tions natio­na­les com­pé­ten­tes, tout en veil­lant à ce que ces recours soi­ent effi­caces et aient le même effet que les amen­des impo­sées par les auto­ri­tés de con­trô­le. En tout état de cau­se, les amen­des inf­li­gées doi­vent être effec­ti­ves, pro­por­ti­onnées et dissua­si­ves. Les États mem­bres con­cer­nés noti­fi­ent à la Com­mis­si­on, au plus tard le 25 mai 2018, les dis­po­si­ti­ons légis­la­ti­ves qu’ils adoptent en ver­tu du pré­sent para­gra­phe et, sans délai, tou­te légis­la­ti­on modi­fi­ca­ti­ve ou tou­te modi­fi­ca­ti­on ulté­ri­eu­re de ces dispositions.

Con­sidé­rants

(148) Afin de ren­forcer l’ap­pli­ca­ti­on des dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment, des sanc­tions, y com­pris des amen­des, dev­rai­ent être impo­sées en cas de vio­la­ti­on du pré­sent règle­ment, en plus ou à la place des mesu­res appro­priées pri­ses par l’au­to­ri­té de con­trô­le en ver­tu du pré­sent règle­ment. Dans le cas d’u­ne infrac­tion mineu­re ou si l’a­men­de à inf­li­ger est sus­cep­ti­ble d’en­traî­ner une char­ge dis­pro­por­ti­onnée pour une per­son­ne phy­si­que, un aver­tis­se­ment peut être émis au lieu d’u­ne amen­de. Tou­te­fois, il con­vi­ent de tenir dûment comp­te de la natu­re, de la gra­vi­té et de la durée de l’in­frac­tion, de son carac­tère inten­ti­on­nel, des mesu­res pri­ses pour atté­nuer le pré­ju­di­ce subi, du degré de responsa­bi­li­té ou de tou­te infrac­tion anté­ri­eu­re, de la maniè­re dont l’au­to­ri­té de con­trô­le a eu con­nais­sance de l’in­frac­tion, du respect des mesu­res impo­sées au responsable du trai­te­ment ou au sous-trai­tant, du respect des règles de con­duite et de tou­te aut­re cir­con­stance aggra­van­te ou atté­nu­an­te. L’im­po­si­ti­on de sanc­tions, y com­pris d’a­men­des, dev­rait être assor­tie de garan­ties pro­cé­du­ra­les appro­priées, con­for­mé­ment aux prin­cipes géné­raux du droit de l’U­ni­on et de la Char­te, y com­pris le droit à une pro­tec­tion juri­di­que effec­ti­ve et à un procès équitable.
(149) Les États mem­bres dev­rai­ent pou­voir déter­mi­ner les sanc­tions péna­les appli­ca­bles en cas d’in­frac­tion au pré­sent règle­ment, y com­pris en cas d’in­frac­tion aux dis­po­si­ti­ons natio­na­les adop­tées sur la base et dans les limi­tes du pré­sent règle­ment. Ces sanc­tions péna­les peu­vent éga­le­ment per­mett­re la con­fis­ca­ti­on des béné­fices tirés des infrac­tions au pré­sent règle­ment. Tou­te­fois, l’ap­pli­ca­ti­on de sanc­tions péna­les pour les infrac­tions à ces dis­po­si­ti­ons natio­na­les et de sanc­tions admi­ni­stra­ti­ves ne dev­rait pas con­dui­re à une vio­la­ti­on du prin­ci­pe “…”.ne bis in idemLa Cour de justi­ce des Com­mun­au­tés euro­pé­en­nes a esti­mé que l’in­ter­pré­ta­ti­on de la noti­on de “dis­cri­mi­na­ti­on indi­rec­te”, tel­le qu’el­le a été inter­pré­tée par la Cour de justi­ce, pou­vait con­dui­re à une dis­cri­mi­na­ti­on indirecte.
(150) Afin d’har­mo­ni­s­er les sanc­tions admi­ni­stra­ti­ves appli­ca­bles en cas de vio­la­ti­on du pré­sent règle­ment et de leur don­ner plus d’ef­fet, chaque auto­ri­té de con­trô­le dev­rait être habi­li­tée à inf­li­ger des amen­des. Le pré­sent règle­ment dev­rait pré­cis­er les infrac­tions ain­si que le pla­fond des amen­des cor­re­spond­an­tes et les critères pour leur fix­a­ti­on, étant enten­du que ces amen­des dev­rai­ent être fixées par l’au­to­ri­té de con­trô­le com­pé­ten­te au cas par cas, en tenant comp­te de tou­tes les cir­con­stances par­ti­cu­liè­res, et notam­ment de la natu­re, de la gra­vi­té et de la durée de l’in­frac­tion et de ses con­sé­quen­ces, ain­si que des mesu­res pri­ses pour assurer le respect des obli­ga­ti­ons décou­lant du pré­sent règle­ment et pour pré­ve­nir ou atté­nuer les con­sé­quen­ces de l’in­frac­tion. Lorsque des amen­des sont inf­li­gées à des ent­re­pri­ses, il con­vi­ent d’uti­li­ser à cet effet le ter­me “ent­re­pri­ses”.Ent­re­pri­se“au sens des artic­les 101 et 102 du TFUE. Lorsque des amen­des sont inf­li­gées à des per­son­nes qui ne sont pas des ent­re­pri­ses, l’au­to­ri­té de con­trô­le dev­rait tenir comp­te du niveau géné­ral des reve­nus dans l’É­tat membre con­cer­né et de la situa­ti­on éco­no­mi­que des per­son­nes lorsqu’el­le envi­sa­ge le mon­tant appro­prié de l’a­men­de. Le méca­nis­me de cohé­rence peut éga­le­ment être uti­li­sé pour pro­mou­voir une appli­ca­ti­on cohé­ren­te des amen­des. Les États mem­bres dev­rai­ent pou­voir déter­mi­ner si et dans quel­le mesu­re des amen­des peu­vent être inf­li­gées aux auto­ri­tés. Même si les auto­ri­tés de con­trô­le ont déjà inf­li­gé des amen­des ou adres­sé un aver­tis­se­ment, elles peu­vent exer­cer leurs aut­res pou­voirs ou inf­li­ger d’aut­res sanc­tions con­for­mé­ment au pré­sent règlement.
(151) Les systè­mes juri­di­ques du Dane­mark et de l’E­s­to­nie n’au­to­ri­sent pas les amen­des pré­vues par le pré­sent règle­ment. Les règles rela­ti­ves aux amen­des peu­vent être appli­quées de maniè­re à ce que l’a­men­de soit inf­li­gée au Dane­mark par les juri­dic­tions natio­na­les com­pé­ten­tes à tit­re de sanc­tion et en Esto­nie par l’au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce dans le cad­re d’u­ne pro­cé­du­re d’in­frac­tion, à con­di­ti­on qu’u­ne tel­le appli­ca­ti­on des règles dans ces États mem­bres ait le même effet que les amen­des inf­li­gées par les auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce. Par con­sé­quent, les juri­dic­tions natio­na­les com­pé­ten­tes dev­rai­ent tenir comp­te de la recom­man­da­ti­on de l’au­to­ri­té de con­trô­le qui a lan­cé l’a­men­de. En tout état de cau­se, les amen­des inf­li­gées dev­rai­ent être effi­caces, pro­por­ti­onnées et dissuasives.

Artic­le 84 Sanc­tions pénales
(1) Les États mem­bres déter­mi­nent le régime des aut­res sanc­tions appli­ca­bles aux vio­la­ti­ons des dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment, notam­ment cel­les qui ne sont pas pas­si­bles d’u­ne amen­de en ver­tu de l’ar­tic­le 83, et pren­nent tou­te mesu­re néces­saire pour assurer la mise en œuvre de cel­les-ci. Ces sanc­tions doi­vent être effec­ti­ves, pro­por­ti­onnées et dissuasives.
(2) Chaque État membre noti­fie à la Com­mis­si­on, au plus tard le 25 mai 2018, les dis­po­si­ti­ons légis­la­ti­ves qu’il adop­te en ver­tu du para­gra­phe 1 et, sans délai, tou­te modi­fi­ca­ti­on ulté­ri­eu­re de ces dispositions.

Con­sidé­rants

(152) Dans la mesu­re où le pré­sent règle­ment n’har­mo­ni­se pas les sanc­tions admi­ni­stra­ti­ves ou lorsque cela est néces­saire dans d’aut­res cas, par exemp­le en cas d’in­frac­tion gra­ve au pré­sent règle­ment, les États mem­bres dev­rai­ent appli­quer un régime pré­voyant des sanc­tions effec­ti­ves, pro­por­ti­onnées et dissua­si­ves. Il con­vi­ent que le droit des États mem­bres déter­mi­ne si ces sanc­tions sont de natu­re péna­le ou administrative.

Cha­pit­re IX Règles appli­ca­bles à des situa­tions de trai­te­ment particulières

Artic­le 85 Trai­te­ment et liber­té d’ex­pres­si­on et d’information
(1) Les États mem­bres con­ci­li­ent, par voie légis­la­ti­ve, le droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel pré­vu par le pré­sent règle­ment avec le droit à la liber­té d’ex­pres­si­on et d’in­for­ma­ti­on, y com­pris le trai­te­ment à des fins jour­na­li­sti­ques et à des fins sci­en­ti­fi­ques, arti­sti­ques ou littéraires.
(2) En ce qui con­cer­ne le trai­te­ment effec­tué à des fins jour­na­li­sti­ques ou à des fins sci­en­ti­fi­ques, arti­sti­ques ou lit­té­rai­res, les États mem­bres pré­voi­ent des déro­ga­ti­ons ou des excep­ti­ons au cha­pit­re II (Prin­cipes), au cha­pit­re III (Droits de la per­son­ne con­cer­née), au cha­pit­re IV (Responsable du trai­te­ment et sous-trai­tant), au cha­pit­re V (Trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel à des pays tiers ou à des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les), cha­pit­re VI (Auto­ri­tés de con­trô­le indé­pen­dan­tes), cha­pit­re VII (Coopé­ra­ti­on et cohé­rence) et cha­pit­re IX (Règles appli­ca­bles dans des situa­tions de trai­te­ment par­ti­cu­liè­res) lorsque cela est néces­saire pour con­ci­lier le droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel avec la liber­té d’ex­pres­si­on et d’information.
(3) Chaque État membre com­mu­ni­que à la Com­mis­si­on les dis­po­si­ti­ons légis­la­ti­ves qu’il a adop­tées en ver­tu du para­gra­phe 2 ain­si que, dans les meil­leurs délais, tou­te loi modi­fi­ca­ti­ve ou tou­te modi­fi­ca­ti­on ulté­ri­eu­re de ces dispositions.

Con­sidé­rants

(153) Dans le droit des États mem­bres, les règles rela­ti­ves à la liber­té d’ex­pres­si­on et d’in­for­ma­ti­on, y com­pris cel­le des jour­na­li­stes, des sci­en­ti­fi­ques, des arti­stes et/ou des écri­vains, dev­rai­ent être con­ci­liées avec le droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel pré­vu par le pré­sent règle­ment. Le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins exclu­si­ve­ment jour­na­li­sti­ques ou à des fins sci­en­ti­fi­ques, arti­sti­ques ou lit­té­rai­res dev­rait béné­fi­ci­er de déro­ga­ti­ons et d’ex­cep­ti­ons à cer­tai­nes dis­po­si­ti­ons du pré­sent règle­ment lorsque cela est néces­saire pour con­ci­lier le droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel avec le droit à la liber­té d’ex­pres­si­on et d’in­for­ma­ti­on, tel que garan­ti par l’ar­tic­le 11 de la Char­te. Cela dev­rait notam­ment s’ap­pli­quer au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel dans le sec­teur audio­vi­suel et dans les archi­ves d’ac­tua­li­tés et de pres­se. Les États mem­bres dev­rai­ent donc adop­ter des mesu­res légis­la­ti­ves régis­sant les déro­ga­ti­ons et excep­ti­ons néces­saires aux fins de la mise en balan­ce de ces droits fon­da­men­taux. Les États mem­bres dev­rai­ent adop­ter ces déro­ga­ti­ons et excep­ti­ons en ce qui con­cer­ne les prin­cipes géné­raux, les droits de la per­son­ne con­cer­née, le responsable du trai­te­ment et le sous-trai­tant, le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel à des pays tiers ou à des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les, les auto­ri­tés de con­trô­le indé­pen­dan­tes, la coopé­ra­ti­on et la cohé­rence et les situa­tions par­ti­cu­liè­res de trai­te­ment des don­nées. Si ces déro­ga­ti­ons ou excep­ti­ons dif­fè­rent d’un État membre à l’aut­re, il con­vi­ent d’ap­pli­quer le droit de l’É­tat membre auquel le responsable du trai­te­ment est sou­mis. Afin de tenir comp­te de l’im­portance de la liber­té d’ex­pres­si­on dans une socié­té démo­cra­tique, des ter­mes tels que jour­na­lis­me, qui se réfè­rent à cet­te liber­té, doi­vent être inter­pré­tés au sens large.

Artic­le 86 Trai­te­ment et accès du public aux docu­ments officiels

Les don­nées à carac­tère per­son­nel figu­rant dans des docu­ments offi­ci­els déte­nus par une auto­ri­té ou un orga­nis­me public ou par un orga­nis­me pri­vé pour l’exé­cu­ti­on d’u­ne mis­si­on d’in­té­rêt public peu­vent être divul­guées par l’au­to­ri­té ou l’or­ga­nis­me con­for­mé­ment au droit de l’U­ni­on ou au droit de l’É­tat membre dont relè­ve l’au­to­ri­té ou l’or­ga­nis­me, afin de con­ci­lier l’ac­cès du public aux docu­ments offi­ci­els avec le droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel pré­vu par le pré­sent règlement.

Con­sidé­rants

(154) Le pré­sent règle­ment per­met de tenir comp­te, lors de son appli­ca­ti­on, du prin­ci­pe de l’ac­cès du public aux docu­ments offi­ci­els. L’ac­cès du public aux docu­ments offi­ci­els peut être con­sidé­ré com­me étant d’in­té­rêt public. Les don­nées à carac­tère per­son­nel figu­rant dans des docu­ments déte­nus par une auto­ri­té ou un orga­nis­me public dev­rai­ent pou­voir être divul­guées au public par cet­te auto­ri­té ou cet orga­nis­me, si cela est pré­vu par le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres dont il relè­ve. Cet­te légis­la­ti­on dev­rait con­ci­lier l’ac­cès du public aux docu­ments offi­ci­els et la réuti­li­sa­ti­on des infor­ma­ti­ons du sec­teur public avec le droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel et peut donc régir la con­for­mi­té néces­saire avec le droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel con­for­mé­ment au pré­sent règle­ment. Dans ce con­tex­te, la réfé­rence aux auto­ri­tés et aux orga­nis­mes publics dev­rait inclu­re tou­tes les auto­ri­tés ou aut­res orga­nis­mes cou­verts par la légis­la­ti­on de l’É­tat membre con­cer­né en matiè­re d’ac­cès du public aux docu­ments. La direc­ti­ve 2003/98/CE du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (14) ne por­te pas att­ein­te au niveau de pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel assu­ré en ver­tu du droit de l’U­ni­on et du droit natio­nal des États mem­bres, ni ne l’af­fec­te en aucu­ne maniè­re, et notam­ment n’en­traî­ne aucu­ne modi­fi­ca­ti­on des droits et obli­ga­ti­ons pré­vus par le pré­sent règle­ment. En par­ti­cu­lier, ladi­te direc­ti­ve ne dev­rait pas s’ap­pli­quer aux docu­ments qui, en ver­tu des règles d’ac­cès des États mem­bres, ne sont pas acce­s­si­bles ou ne le sont que dans une mesu­re limi­tée pour des rai­sons liées à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel, ni aux par­ties de docu­ments acce­s­si­bles en ver­tu de ces règles si elles con­ti­en­nent des don­nées à carac­tère per­son­nel pour les­quel­les la légis­la­ti­on pré­voit que leur réuti­li­sa­ti­on n’est pas com­pa­ti­ble avec le droit rela­tif à la pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère personnel.

Artic­le 87 Trai­te­ment du numé­ro d’i­den­ti­fi­ca­ti­on national

Les États mem­bres peu­vent pré­cis­er les con­di­ti­ons spé­ci­fi­ques dans les­quel­les un numé­ro natio­nal d’i­den­ti­fi­ca­ti­on ou d’aut­res iden­ti­fi­ca­teurs de por­tée géné­ra­le peu­vent fai­re l’ob­jet d’un trai­te­ment. Dans ce cas, le numé­ro natio­nal d’i­den­ti­fi­ca­ti­on ou tout aut­re iden­ti­fi­ant de por­tée géné­ra­le ne peut être uti­li­sé que moy­enn­ant des garan­ties appro­priées pour les droits et liber­tés de la per­son­ne con­cer­née, con­for­mé­ment au pré­sent règlement.

Artic­le 88 Trai­te­ment des don­nées dans le con­tex­te de l’emploi
(1) Les États mem­bres peu­vent, par voie légis­la­ti­ve ou par voie de con­ven­ti­ons coll­ec­ti­ves, adop­ter des règles plus spé­ci­fi­ques pour assurer la pro­tec­tion des droits et des liber­tés à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel des tra­vail­leurs dans le con­tex­te de l’em­ploi, notam­ment à des fins de recru­tement, d’exé­cu­ti­on du cont­rat de tra­vail, y com­pris l’exé­cu­ti­on d’ob­li­ga­ti­ons pré­vues par la légis­la­ti­on ou par des con­ven­ti­ons coll­ec­ti­ves, de la gesti­on, de la pla­ni­fi­ca­ti­on et de l’or­ga­ni­sa­ti­on du tra­vail, de l’é­ga­li­té et de la diver­si­té sur le lieu de tra­vail, de la san­té et de la sécu­ri­té au tra­vail, de la pro­tec­tion des biens des employeurs ou des cli­ents, ain­si qu’aux fins de l’e­xer­ci­ce des droits et des avan­ta­ges indi­vi­du­els ou coll­ec­tifs liés à l’em­ploi et aux fins de la ces­sa­ti­on de la rela­ti­on de travail.
(2) Ces règles com­pren­nent des mesu­res appro­priées et spé­ci­fi­ques desti­nées à sau­vegar­der la dignité humaine, les inté­rêts légiti­mes et les droits fon­da­men­taux de la per­son­ne con­cer­née, notam­ment en ce qui con­cer­ne la trans­pa­rence du trai­te­ment, le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel au sein d’un grou­pe d’entre­pri­ses ou d’un grou­pe d’entre­pri­ses exer­çant une acti­vi­té éco­no­mi­que en com­mun et les systè­mes de sur­veil­lan­ce sur le lieu de travail.
(3) Chaque État membre noti­fie à la Com­mis­si­on, au plus tard le 25 mai 2018, les dis­po­si­ti­ons légis­la­ti­ves qu’il adop­te en ver­tu du para­gra­phe 1 et, sans délai, tou­te modi­fi­ca­ti­on ulté­ri­eu­re de ces dispositions.

Artic­le 89 Garan­ties et excep­ti­ons rela­ti­ves au trai­te­ment à des fins archi­vi­sti­ques dans l’in­té­rêt public, à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que et à des fins statistiques
(1) Le trai­te­ment à des fins archi­vi­sti­ques dans l’in­té­rêt public, à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques est sou­mis à des garan­ties appro­priées pour les droits et liber­tés de la per­son­ne con­cer­née con­for­mé­ment au pré­sent règle­ment. Ces garan­ties assu­rent l’e­xi­stence de mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les visa­nt notam­ment à assurer le respect du prin­ci­pe de mini­mi­sa­ti­on des don­nées. Ces mesu­res peu­vent inclu­re la pseud­ony­mi­sa­ti­on, lorsqu’il est pos­si­ble d’att­eind­re ces fina­li­tés de cet­te maniè­re. Dans tous les cas où ces fina­li­tés peu­vent être att­ein­tes par un trai­te­ment ulté­ri­eur qui ne per­met pas ou plus d’i­den­ti­fier les per­son­nes con­cer­nées, ces fina­li­tés sont att­ein­tes de cet­te manière.
(2) Lorsque des don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques, et sous réser­ve des con­di­ti­ons et garan­ties visées au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le, des déro­ga­ti­ons aux droits pré­vus aux artic­les 15, 16, 18 et 21 peu­vent être pré­vues par le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal dans la mesu­re où ces droits sont sus­cep­ti­bles de rend­re impos­si­ble ou de com­pro­mett­re sérieu­se­ment la réa­li­sa­ti­on des fina­li­tés spé­ci­fi­ques pour­suivies et où de tel­les déro­ga­ti­ons sont néces­saires pour att­eind­re ces finalités.
(3) Lorsque des don­nées à carac­tère per­son­nel sont trai­tées à des fins archi­vi­sti­ques dans l’in­té­rêt public, et sous réser­ve des con­di­ti­ons et garan­ties visées au para­gra­phe 1 du pré­sent artic­le, des déro­ga­ti­ons aux droits pré­vus aux artic­les 15, 16, 18, 19, 20 et 21 peu­vent être pré­vues par le droit de l’U­ni­on ou le droit natio­nal dans la mesu­re où ces droits sont sus­cep­ti­bles de rend­re impos­si­ble ou de com­pro­mett­re sérieu­se­ment la réa­li­sa­ti­on des fina­li­tés spé­ci­fi­ques pour­suivies et où ces déro­ga­ti­ons sont néces­saires à la réa­li­sa­ti­on de ces finalités.
(4) Lorsque le trai­te­ment visé aux para­gra­phes 2 et 3 sert éga­le­ment une aut­re fina­li­té, les excep­ti­ons ne s’ap­pli­quent qu’au trai­te­ment aux fins visées dans ces paragraphes.

Con­sidé­rants

(156) Le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins archi­vi­sti­ques, de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques, dans l’in­té­rêt public, dev­rait être sou­mis à des garan­ties appro­priées pour les droits et liber­tés de la per­son­ne con­cer­née con­for­mé­ment au pré­sent règle­ment. Ces garan­ties dev­rai­ent assurer l’e­xi­stence de mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les visa­nt notam­ment à assurer le prin­ci­pe de mini­mi­sa­ti­on des don­nées. Le trai­te­ment ulté­ri­eur de don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins archi­vi­sti­ques dans l’in­té­rêt public, à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques n’est effec­tué qu’a­près que le responsable du trai­te­ment a exami­né s’il est pos­si­ble d’att­eind­re ces fina­li­tés en trai­tant des don­nées à carac­tère per­son­nel qui ne per­met­tent pas ou plus l’i­den­ti­fi­ca­ti­on des per­son­nes con­cer­nées, à con­di­ti­on que des garan­ties appro­priées soi­ent mises en place (tel­les que la pseud­ony­mi­sa­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel). Les États mem­bres dev­rai­ent pré­voir des garan­ties appro­priées en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins archi­vi­sti­ques, de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que, ou à des fins sta­ti­sti­ques, dans l’in­té­rêt public. Les États mem­bres dev­rai­ent être auto­ri­sés à pré­voir, sous cer­tai­nes con­di­ti­ons et sous réser­ve de garan­ties appro­priées pour les per­son­nes con­cer­nées, des pré­cis­i­ons et des excep­ti­ons con­cer­nant les exi­gen­ces en matiè­re d’in­for­ma­ti­on et les droits de rec­ti­fi­ca­ti­on, d’effa­ce­ment, d’ou­b­li, de limi­ta­ti­on du trai­te­ment, de por­ta­bi­li­té des don­nées et d’op­po­si­ti­on au trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins archi­vi­sti­ques dans l’in­té­rêt public, à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que ou histo­ri­que ou à des fins sta­ti­sti­ques. Les con­di­ti­ons et garan­ties en que­sti­on peu­vent pré­voir des pro­cé­du­res spé­ci­fi­ques pour l’e­xer­ci­ce de ces droits par les per­son­nes con­cer­nées, lorsque cela est appro­prié au regard des fina­li­tés pour­suivies par le trai­te­ment spé­ci­fi­que, ain­si que des mesu­res tech­ni­ques et orga­ni­sa­ti­on­nel­les visa­nt à mini­mi­ser le trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel au regard des prin­cipes de pro­por­ti­on­na­li­té et de néces­si­té. Le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins sci­en­ti­fi­ques dev­rait éga­le­ment être con­for­me à d’aut­res dis­po­si­ti­ons légis­la­ti­ves per­ti­nen­tes, par exemp­le pour les essais cliniques.
(157) En reli­ant les infor­ma­ti­ons des regi­stres, les cher­cheurs peu­vent obte­nir de nou­vel­les con­nais­sances de gran­de valeur sur des mala­dies très répan­dues tel­les que les mala­dies car­dio­vas­cu­lai­res, le can­cer et la dépres­si­on. L’uti­li­sa­ti­on de regi­stres per­met d’ob­te­nir de meil­leurs résul­tats de recher­che, car ils sont basés sur une plus gran­de par­tie de la popu­la­ti­on. Dans le domaine des sci­en­ces socia­les, la recher­che à par­tir de regi­stres per­met aux cher­cheurs d’ac­quérir des con­nais­sances essen­ti­el­les sur les liens à long ter­me ent­re une série de cir­con­stances socia­les, tel­les que le chô­mage et l’é­du­ca­ti­on, et d’aut­res con­di­ti­ons de vie. Les résul­tats de la recher­che obte­nus par le biais des regi­stres four­nis­sent des infor­ma­ti­ons soli­des et de qua­li­té qui peu­vent ser­vir de base à l’é­la­bo­ra­ti­on et à la mise en œuvre de poli­ti­ques fon­dées sur la con­nais­sance, amé­lio­rer la qua­li­té de vie de nombreu­ses per­son­nes et ren­forcer l’ef­fi­ca­ci­té des ser­vices soci­aux. Afin de faci­li­ter la recher­che sci­en­ti­fi­que, les don­nées à carac­tère per­son­nel peu­vent donc être trai­tées à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que, sous réser­ve de con­di­ti­ons et de garan­ties appro­priées pré­vues par le droit de l’U­ni­on ou le droit des États membres.
(158) Le pré­sent règle­ment dev­rait éga­le­ment s’ap­pli­quer au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins archi­vi­sti­ques, en pré­cisant qu’il ne dev­rait pas s’ap­pli­quer aux per­son­nes décé­dées. Les auto­ri­tés publi­ques ou les orga­nis­mes publics ou pri­vés qui déti­en­nent des enre­gi­stre­ments d’in­té­rêt public dev­rai­ent être léga­le­ment tenus, en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit des États mem­bres, d’ac­quérir, de con­ser­ver, d’éva­luer, de trai­ter, de décr­i­re, de com­mu­ni­quer, de pro­mou­voir, de dif­fu­ser et de four­nir l’ac­cès aux enre­gi­stre­ments ayant une valeur dura­ble dans l’in­té­rêt public géné­ral. Les États mem­bres dev­rai­ent éga­le­ment être auto­ri­sés à pré­voir le trai­te­ment ulté­ri­eur de don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins archi­vi­sti­ques, par exemp­le en vue de four­nir des infor­ma­ti­ons spé­ci­fi­ques con­cer­nant le com­porte­ment poli­tique sous d’an­ci­ens régimes tota­li­taires, les géno­ci­des, les cri­mes cont­re l’hu­ma­ni­té, en par­ti­cu­lier l’Ho­lo­causte, et les cri­mes de guerre.
(159) Le pré­sent règle­ment dev­rait éga­le­ment s’ap­pli­quer au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que. Le trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que au sens du pré­sent règle­ment dev­rait être inter­pré­té au sens lar­ge et inclu­re le trai­te­ment pour, par exemp­le, le déve­lo­p­pe­ment tech­no­lo­gi­que et la démon­stra­ti­on, la recher­che fon­da­men­ta­le, la recher­che appli­quée et la recher­che finan­cée par le sec­teur pri­vé. En out­re, il dev­rait tenir comp­te de l’ob­jec­tif de créa­ti­on d’un espace euro­pé­en de la recher­che, énon­cé à l’ar­tic­le 179, para­gra­phe 1, du TFUE. Les objec­tifs de la recher­che sci­en­ti­fi­que dev­rai­ent éga­le­ment inclu­re les étu­des menées dans l’in­té­rêt public dans le domaine de la san­té publi­que. Afin de répond­re aux spé­ci­fi­ci­tés du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que, des con­di­ti­ons spé­ci­fi­ques dev­rai­ent s’ap­pli­quer, notam­ment en ce qui con­cer­ne la publi­ca­ti­on ou tou­te aut­re divul­ga­ti­on de don­nées à carac­tère per­son­nel dans le con­tex­te de fins sci­en­ti­fi­ques. Si les résul­tats de la recher­che sci­en­ti­fi­que, en par­ti­cu­lier dans le domaine de la san­té, don­nent lieu à d’aut­res mesu­res dans l’in­té­rêt de la per­son­ne con­cer­née, les règles géné­ra­les du pré­sent règle­ment dev­rai­ent s’ap­pli­quer à ces mesures.
(160) Le pré­sent règle­ment dev­rait éga­le­ment s’ap­pli­quer au trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins de recher­che histo­ri­que. Cela dev­rait inclu­re la recher­che histo­ri­que et la recher­che dans le domaine de la généa­lo­gie, tout en souli­gnant que le pré­sent règle­ment ne dev­rait pas s’ap­pli­quer aux per­son­nes décédées.
(161) Aux fins du con­sen­te­ment à la par­ti­ci­pa­ti­on à des acti­vi­tés de recher­che sci­en­ti­fi­que dans le cad­re d’es­sais cli­ni­ques, les dis­po­si­ti­ons per­ti­nen­tes du règle­ment (UE) no 536/2014 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (15) dev­rai­ent s’appliquer.
(162) Le pré­sent règle­ment dev­rait éga­le­ment s’ap­pli­quer au trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins sta­ti­sti­ques. Le droit de l’U­ni­on ou le droit des États mem­bres dev­rait déter­mi­ner, dans les limi­tes du pré­sent règle­ment, le con­te­nu sta­ti­stique, le con­trô­le de l’ac­cès, les spé­ci­fi­ca­ti­ons du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel à des fins sta­ti­sti­ques et les mesu­res appro­priées pour sau­vegar­der les droits et liber­tés des per­son­nes con­cer­nées et pour garan­tir le secret sta­ti­stique. La noti­on de “à des fins sta­ti­sti­quesPar “coll­ec­te de don­nées”, on entend tou­te opé­ra­ti­on de coll­ec­te et de trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel néces­saire à la réa­li­sa­ti­on d’é­tu­des sta­ti­sti­ques et à la pro­duc­tion de résul­tats sta­ti­sti­ques. Ces résul­tats sta­ti­sti­ques peu­vent être réuti­li­sés à dif­fé­ren­tes fins, y com­pris à des fins de recher­che sci­en­ti­fi­que. En ce qui con­cer­ne les fina­li­tés sta­ti­sti­ques, il est enten­du que les résul­tats du trai­te­ment à des fins sta­ti­sti­ques ne sont pas des don­nées à carac­tère per­son­nel, mais des don­nées agré­gées, et que ces résul­tats ou don­nées à carac­tère per­son­nel ne sont pas uti­li­sés pour prend­re des mesu­res ou des décis­i­ons con­cer­nant des per­son­nes phy­si­ques individuelles.
(163) Les infor­ma­ti­ons con­fi­den­ti­el­les coll­ec­tées par les auto­ri­tés sta­ti­sti­ques de l’U­ni­on et des États mem­bres en vue de l’é­ta­blis­se­ment des sta­ti­sti­ques offi­ci­el­les euro­pé­en­nes et des sta­ti­sti­ques offi­ci­el­les natio­na­les dev­rai­ent être pro­té­gées. Les sta­ti­sti­ques euro­pé­en­nes dev­rai­ent être déve­lo­p­pées, pro­dui­tes et dif­fusées dans le respect des prin­cipes sta­ti­sti­ques énon­cés à l’ar­tic­le 338, para­gra­phe 2, du TFUE, les sta­ti­sti­ques natio­na­les devant éga­le­ment être con­for­mes à la légis­la­ti­on des États mem­bres. Le règle­ment (CE) no 223/2009 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (16) con­ti­ent des dis­po­si­ti­ons plus pré­cis­es con­cer­nant la con­fi­den­tia­li­té des sta­ti­sti­ques européennes.

Artic­le 90 Obli­ga­ti­ons de confidentialité
(1) Les États mem­bres peu­vent régle­men­ter les pou­voirs des auto­ri­tés de con­trô­le visées à l’ar­tic­le 58, para­gra­phe 1, points e) et f), à l’é­gard des respons­ables du trai­te­ment ou des sous-trai­tants qui sont tenus au secret pro­fes­si­on­nel ou à une obli­ga­ti­on de secret équi­va­len­te en ver­tu du droit de l’U­ni­on ou du droit des États mem­bres ou en ver­tu d’u­ne obli­ga­ti­on impo­sée par les auto­ri­tés natio­na­les com­pé­ten­tes, dans la mesu­re où cela est néces­saire et pro­por­ti­onné pour con­ci­lier le droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel et l’ob­li­ga­ti­on de secret. Ces règles ne s’ap­pli­quent qu’aux don­nées à carac­tère per­son­nel que le responsable du trai­te­ment ou le sous-trai­tant a obte­nues ou coll­ec­tées dans le cad­re d’u­ne acti­vi­té sou­mi­se à une tel­le obli­ga­ti­on de secret.
(2) Chaque État membre noti­fie à la Com­mis­si­on, au plus tard le 25 mai 2018, les dis­po­si­ti­ons qu’il adop­te en ver­tu du para­gra­phe 1 et l’in­for­me immé­dia­te­ment de tou­te modi­fi­ca­ti­on ulté­ri­eu­re de ces dispositions.

Con­sidé­rants

(164) En ce qui con­cer­ne les pou­voirs des auto­ri­tés de con­trô­le d’ob­te­nir du responsable du trai­te­ment ou du sous-trai­tant l’ac­cès aux don­nées à carac­tère per­son­nel ou à ses locaux, les États mem­bres peu­vent, dans les limi­tes du pré­sent règle­ment, régle­men­ter par voie légis­la­ti­ve la pro­tec­tion du secret pro­fes­si­on­nel ou d’aut­res obli­ga­ti­ons de secret équi­va­len­tes, dans la mesu­re où cela est néces­saire pour con­ci­lier le droit à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel avec une obli­ga­ti­on de secret pro­fes­si­on­nel. Cela n’af­fec­te pas les obli­ga­ti­ons exi­stan­tes des États mem­bres d’ad­op­ter des règles rela­ti­ves au secret pro­fes­si­on­nel lorsque le droit de l’U­ni­on l’exige.

Artic­le 91 Règles exi­stan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées des Égli­ses et des asso­cia­ti­ons ou com­mun­au­tés religieuses
(1) Si, à la date d’en­trée en vigueur du pré­sent règle­ment, une égli­se ou une asso­cia­ti­on ou com­mun­au­té reli­gieu­se d’un État membre appli­que des règles com­plè­tes de pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment, ces règles peu­vent con­tin­uer à être appli­quées à con­di­ti­on d’êt­re mises en con­for­mi­té avec le pré­sent règlement.
(2) Les égli­ses et asso­cia­ti­ons ou com­mun­au­tés reli­gieu­ses qui appli­quent des règles com­plè­tes de pro­tec­tion des don­nées con­for­mé­ment au para­gra­phe 1 sont sou­mi­ses au con­trô­le d’u­ne auto­ri­té de con­trô­le indé­pen­dan­te, qui peut être spé­ci­fi­que, pour autant qu’el­le rem­plis­se les con­di­ti­ons énon­cées au cha­pit­re VI.

Con­sidé­rants

(165) Con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 17 du TFUE, le pré­sent règle­ment respec­te et ne pré­ju­ge pas le sta­tut dont béné­fi­ci­ent, en ver­tu de leurs règles con­sti­tu­ti­on­nel­les respec­ti­ves, les Égli­ses et les asso­cia­ti­ons ou com­mun­au­tés reli­gieu­ses dans les États membres.

Cha­pit­re X Actes délé­gués et actes d’exécution

Artic­le 92 Exer­ci­ce de la délé­ga­ti­on de pouvoir
(1) Le pou­voir d’ad­op­ter des actes délé­gués est con­fé­ré à la Com­mis­si­on, sous réser­ve des con­di­ti­ons fixées par le pré­sent article.
(2) Le pou­voir d’ad­op­ter des actes délé­gués visé à l’ar­tic­le 12, para­gra­phe 8, et à l’ar­tic­le 43, para­gra­phe 8, est con­fé­ré à la Com­mis­si­on pour une durée indé­ter­mi­née à comp­ter du 24 mai 2016.
(3) La délé­ga­ti­on de pou­voir visée à l’ar­tic­le 12, para­gra­phe 8, et à l’ar­tic­le 43, para­gra­phe 8, peut être révo­quée à tout moment par le Par­le­ment euro­pé­en ou le Con­seil. La décis­i­on de révo­ca­ti­on met un ter­me à la délé­ga­ti­on de pou­voir spé­ci­fié dans cet­te décis­i­on. Elle prend effet le jour sui­vant celui de sa publi­ca­ti­on au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on euro­pé­en­ne ou à une date ulté­ri­eu­re pré­cis­ée dans la décis­i­on de révo­ca­ti­on. La décis­i­on de révo­ca­ti­on n’af­fec­te pas la vali­di­té des actes délé­gués déjà en vigueur.
(4) Dès que la Com­mis­si­on adop­te un acte délé­gué, elle le trans­met simul­ta­né­ment au Par­le­ment euro­pé­en et au Conseil.
(5) Un acte délé­gué adop­té en ver­tu de l’ar­tic­le 12, para­gra­phe 8, et de l’ar­tic­le 43, para­gra­phe 8, n’ent­re en vigueur que si ni le Par­le­ment euro­pé­en ni le Con­seil n’ont expri­mé d’ob­jec­tions dans un délai de trois mois à comp­ter de la noti­fi­ca­ti­on dudit acte au Par­le­ment euro­pé­en et au Con­seil ou si, avant l’ex­pi­ra­ti­on de ce délai, le Par­le­ment euro­pé­en et le Con­seil ont tous deux infor­mé la Com­mis­si­on de leur inten­ti­on de ne pas for­mu­ler d’ob­jec­tions. l’initia­ti­ve du Par­le­ment euro­pé­en ou du Con­seil, ce délai est pro­lon­gé de trois mois.

Con­sidé­rants

(166) Afin d’att­eind­re les objec­tifs du pré­sent règle­ment, à savoir pro­té­ger les liber­tés et droits fon­da­men­taux des per­son­nes phy­si­ques, et notam­ment leur droit à la pro­tec­tion de leurs don­nées à carac­tère per­son­nel, et assurer la lib­re cir­cula­ti­on de ces don­nées dans l’U­ni­on, il con­vi­ent de délé­guer à la Com­mis­si­on le pou­voir d’ad­op­ter des actes con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 290 du TFUE. Des actes délé­gués dev­rai­ent être adop­tés notam­ment en ce qui con­cer­ne les critères et exi­gen­ces appli­ca­bles aux pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on, les infor­ma­ti­ons à pré­sen­ter au moy­en de pic­to­gram­mes nor­ma­li­sés et les pro­cé­du­res de mise à dis­po­si­ti­on de ces pic­to­gram­mes. Il est par­ti­cu­liè­re­ment important que la Com­mis­si­on procè­de à des con­sul­ta­ti­ons appro­priées, y com­pris au niveau des experts, au cours de ses travaux pré­pa­ra­toires. Lors de la pré­pa­ra­ti­on et de l’é­la­bo­ra­ti­on des actes délé­gués, la Com­mis­si­on dev­rait veil­ler à ce que les docu­ments per­tin­ents soi­ent trans­mis au Par­le­ment euro­pé­en et au Con­seil simul­ta­né­ment, en temps uti­le et de maniè­re appropriée.
(167) Afin de garan­tir des con­di­ti­ons uni­for­mes d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment, il con­vi­ent de con­fé­rer des com­pé­ten­ces d’exé­cu­ti­on à la Com­mis­si­on lorsque le pré­sent règle­ment le pré­voit. Ces com­pé­ten­ces dev­rai­ent être exer­cées con­for­mé­ment au règle­ment (UE) n° 182/2011 du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil. Dans ce con­tex­te, la Com­mis­si­on dev­rait envi­sa­ger des mesu­res spé­ci­fi­ques pour les micro, peti­tes et moy­ennes entreprises.
(170) Étant don­né que l’ob­jec­tif du pré­sent règle­ment, à savoir assurer un niveau équi­va­lent de pro­tec­tion des don­nées pour les per­son­nes phy­si­ques et la lib­re cir­cula­ti­on des don­nées à carac­tère per­son­nel dans l’U­ni­on, ne peut pas être réa­li­sé de maniè­re suf­fi­san­te par les États mem­bres, mais peut l’êt­re mieux, en rai­son des dimen­si­ons ou des effets de l’ac­tion, au niveau de l’U­ni­on, cel­le-ci peut prend­re des mesu­res, con­for­mé­ment au prin­ci­pe de sub­si­dia­ri­té con­sacré à l’ar­tic­le 5 du trai­té sur l’U­ni­on euro­pé­en­ne (TUE). Con­for­mé­ment au prin­ci­pe de pro­por­ti­on­na­li­té tel qu’é­non­cé audit artic­le, le pré­sent règle­ment n’excè­de pas ce qui est néces­saire pour att­eind­re cet objectif.

Artic­le 93 Pro­cé­du­re de comité
(1) La Com­mis­si­on est assi­s­tée par un comi­té. Ce comi­té est un comi­té au sens du règle­ment (UE) no 182/2011.
(2) Dans le cas où il est fait réfé­rence au pré­sent para­gra­phe, l’ar­tic­le 5 du règle­ment (UE) n° 182/2011 s’applique.
(3) Dans le cas où il est fait réfé­rence au pré­sent para­gra­phe, l’ar­tic­le 8 du règle­ment (UE) n° 182/2011 s’ap­pli­que, en liai­son avec son artic­le 5.

Con­sidé­rants

(168) Pour l’ad­op­ti­on d’ac­tes d’exé­cu­ti­on con­cer­nant les clau­ses con­trac­tu­el­les types pour les cont­rats ent­re respons­ables du trai­te­ment et sous-trai­tants et ent­re sous-trai­tants ; les codes de con­duite ; les nor­mes tech­ni­ques et les pro­cé­du­res de cer­ti­fi­ca­ti­on ; les exi­gen­ces rela­ti­ves au carac­tère adé­quat du niveau de pro­tec­tion des don­nées dans un pays tiers, un ter­ri­toire ou un sec­teur spé­ci­fi­que de ce pays tiers ou dans une orga­ni­sa­ti­on inter­na­tio­na­le ; clau­ses de sau­vegar­de stan­dard ; for­mats et pro­cé­du­res pour l’é­ch­an­ge d’in­for­ma­ti­ons ent­re les respons­ables du trai­te­ment, les sous-trai­tants et les auto­ri­tés de con­trô­le en ce qui con­cer­ne les règles inter­nes con­traignan­tes en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées ; assi­stance mutu­el­le ; et dis­po­si­ti­ons pour l’é­ch­an­ge élec­tro­ni­que d’in­for­ma­ti­ons ent­re les auto­ri­tés de con­trô­le et ent­re les auto­ri­tés de con­trô­le et le comi­té, la pro­cé­du­re d’ex­amen dev­rait être appliquée.

Cha­pit­re XI Dis­po­si­ti­ons finales

Artic­le 94 Abro­ga­ti­on de la direc­ti­ve 95/46/CE
(1) La direc­ti­ve 95/46/CE est abro­gée avec effet au 25 mai 2018.
(2) Les réfé­ren­ces à la direc­ti­ve abro­gée s’en­ten­dent com­me fai­tes au pré­sent règle­ment. Les réfé­ren­ces au grou­pe de pro­tec­tion des per­son­nes à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel insti­tué par l’ar­tic­le 29 de la direc­ti­ve 95/46/CE s’en­ten­dent com­me des réfé­ren­ces au comi­té euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées insti­tué par le pré­sent règlement.

Con­sidé­rants

(171) La direc­ti­ve 95/46/CE dev­rait être abro­gée par le pré­sent règle­ment. Les trai­te­ments qui ont déjà com­men­cé à la date d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment dev­rai­ent être mis en con­for­mi­té avec celui-ci dans un délai de deux ans à comp­ter de son entrée en vigueur. Lorsque les trai­te­ments sont fon­dés sur un con­sen­te­ment don­né en ver­tu de la direc­ti­ve 95/46/CE, il n’est pas néces­saire que la per­son­ne con­cer­née don­ne à nou­veau son con­sen­te­ment à cet effet, si la natu­re du con­sen­te­ment déjà don­né est con­for­me aux con­di­ti­ons du pré­sent règle­ment, de sor­te que le responsable du trai­te­ment peut pour­suiv­re le trai­te­ment après la date d’ap­pli­ca­ti­on du pré­sent règle­ment. Les décis­i­ons de la Com­mis­si­on et les auto­ri­sa­ti­ons des auto­ri­tés de con­trô­le fon­dées sur la direc­ti­ve 95/46/CE restent en vigueur jus­qu’à ce qu’el­les soi­ent modi­fi­ées, rem­pla­cées ou abrogées.

Artic­le 95 Rela­ti­on avec la direc­ti­ve 2002/58/CE

Le pré­sent règle­ment n’im­po­se pas d’ob­li­ga­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res aux per­son­nes phy­si­ques ou mora­les en ce qui con­cer­ne le trai­te­ment lié à la four­ni­tu­re de ser­vices de com­mu­ni­ca­ti­ons élec­tro­ni­ques acce­s­si­bles au public sur les réseaux publics de com­mu­ni­ca­ti­ons dans l’U­ni­on, dans la mesu­re où elles sont sou­mi­ses à des obli­ga­ti­ons spé­ci­fi­ques pré­vues par la direc­ti­ve 2002/58/CE, qui pour­suivent le même objectif.

Con­sidé­rants

(173) Le pré­sent règle­ment dev­rait s’ap­pli­quer à tou­tes les que­sti­ons rela­ti­ves à la pro­tec­tion des liber­tés et droits fon­da­men­taux à l’é­gard du trai­te­ment des don­nées à carac­tère per­son­nel qui ne sont pas sou­mi­ses aux obli­ga­ti­ons pré­vues par la direc­ti­ve 2002/58/CE du Par­le­ment euro­pé­en et du Con­seil (18 ), qui pour­su­it le même objec­tif, y com­pris les obli­ga­ti­ons du responsable du trai­te­ment et les droits des per­son­nes phy­si­ques. Afin de cla­ri­fier la rela­ti­on ent­re le pré­sent règle­ment et la direc­ti­ve 2002/58/CE, il con­vi­ent de modi­fier cet­te der­niè­re en con­sé­quence. Une fois le pré­sent règle­ment adop­té, la direc­ti­ve 2002/58/CE dev­rait fai­re l’ob­jet d’un réex­amen, notam­ment afin d’assurer la cohé­rence avec le pré­sent règle­ment, – les dis­po­si­ti­ons de la direc­ti­ve 2002/58/CE dev­rai­ent être modi­fi­ées en conséquence.

Artic­le 96 rela­tif aux accords déjà conclus

Les accords inter­na­ti­on­aux impli­quant le trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel vers des pays tiers ou des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les qui ont été con­clus par les États mem­bres avant le 24 mai 2016 et qui sont con­for­mes au droit de l’U­ni­on en vigueur avant cet­te date restent en vigueur jus­qu’à ce qu’ils soi­ent modi­fi­és, rem­pla­cés ou dénoncés.

Artic­le 97 Rap­ports de la Commission
(1) Au plus tard le 25 mai 2020, puis tous les quat­re ans, la Com­mis­si­on pré­sen­te au Par­le­ment euro­pé­en et au Con­seil un rap­port d’éva­lua­ti­on et de réex­amen du pré­sent règle­ment. Ces rap­ports sont ren­dus publics.
(2) Dans le cad­re des éva­lua­tions et des réex­amens visés au para­gra­phe 1, la Com­mis­si­on exami­ne notam­ment l’ap­pli­ca­ti­on et le mode d’action
a) du cha­pit­re V rela­tif au trans­fert de don­nées à carac­tère per­son­nel à des pays tiers ou à des orga­ni­sa­ti­ons inter­na­tio­na­les, notam­ment en ce qui con­cer­ne les décis­i­ons adop­tées en ver­tu de l’ar­tic­le 45, para­gra­phe 3, du pré­sent règle­ment et les con­sta­ta­ti­ons fai­tes en ver­tu de l’ar­tic­le 25, para­gra­phe 6, de la direc­ti­ve 95/46/CE,
b) du cha­pit­re VII sur la coopé­ra­ti­on et la cohérence.
(3) Aux fins visées au para­gra­phe 1, la Com­mis­si­on peut deman­der des infor­ma­ti­ons aux États mem­bres et aux auto­ri­tés de contrôle.
(4) Dans le cad­re des éva­lua­tions et des examens visés aux para­gra­phes 1 et 2, la Com­mis­si­on tient comp­te des points de vue et des con­clu­si­ons du Par­le­ment euro­pé­en, du Con­seil et de tou­te aut­re instance ou source concernée.
(5) La Com­mis­si­on pré­sen­te, si néces­saire, des pro­po­si­ti­ons appro­priées en vue de modi­fier le pré­sent règle­ment, en tenant comp­te notam­ment de l’é­vo­lu­ti­on des tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­ti­on et des pro­grès de la socié­té de l’information.

Con­sidé­rants

(172) Le Con­trô­leur euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées a été con­sul­té con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 28, para­gra­phe 2, du règle­ment (CE) no 45/2001 et a ren­du un avis le 7 mars 2012 (17).

Artic­le 98 Examen des aut­res actes juri­di­ques de l’U­ni­on rela­tifs à la pro­tec­tion des données

La Com­mis­si­on pré­sen­te, le cas échéant, des pro­po­si­ti­ons légis­la­ti­ves visa­nt à modi­fier d’aut­res actes juri­di­ques de l’U­ni­on rela­tifs à la pro­tec­tion des don­nées à carac­tère per­son­nel afin d’assurer une pro­tec­tion uni­for­me et cohé­ren­te des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment. Cela con­cer­ne notam­ment les règles rela­ti­ves à la pro­tec­tion des per­son­nes phy­si­ques à l’é­gard du trai­te­ment de ces don­nées par les insti­tu­ti­ons, orga­nes et orga­nis­mes de l’U­ni­on et à la lib­re cir­cula­ti­on de ces données.

Artic­le 99 Entrée en vigueur et application
(1) Le pré­sent règle­ment ent­re en vigueur le ving­tiè­me jour sui­vant celui de sa publi­ca­ti­on au Jour­nal offi­ci­el de l’U­ni­on européenne.
(2) Il s’ap­pli­que à par­tir du 25 mai 2018.