Ven­te à emporter (AI)
  • La col­la­bo­ra­ti­on ent­re la FINMA, la PUE et l’OFSP depuis 2020 est juri­di­quement admis­si­ble et a per­mis d’a­mé­lio­rer la sur­veil­lan­ce des assu­ran­ces-mala­die complémentaires.
  • En rai­son de la nou­vel­le LPD, la CdG‑E recom­man­de de pré­cis­er la base léga­le (p. ex. art. 39 LFINMA) pour la com­mu­ni­ca­ti­on de don­nées rele­vant du secret des affaires.

Les Com­mis­si­ons de gesti­on (CdG) et la Délé­ga­ti­on des Com­mis­si­ons de gesti­on (DélCdG) des Cham­bres fédé­ra­les ont publié leur rap­port annu­el 2025 (FF 2026 396). Le rap­port sur une enquête de la CdG‑E sur l’ac­ti­vi­té de sur­veil­lan­ce dans le domaine de l’assu­rance-mala­die com­plé­men­tai­re est notam­ment intéressant.

Depuis 2020, l’Au­to­ri­té fédé­ra­le de sur­veil­lan­ce des mar­chés finan­ciers (FINMA), la sur­veil­lan­ce des prix (PUE) et l’Of­fice fédé­ral de la san­té publi­que (BAG), sur la base d’un pro­to­co­le d’ac­cord (Memo­ran­dum of Under­stan­ding). La que­sti­on était de savoir s’il exi­stait une base léga­le suf­fi­san­te pour cela. Une exper­ti­se réa­li­sée par l’Of­fice fédé­ral de la justi­ce (OFJ) a con­fir­mé que les éch­an­ges effec­tués jus­qu’à pré­sent repo­sai­ent sur une base léga­le suf­fi­san­te, art. 39 al. 1 et 1bis LFINMA, art. 34 al. 5 LAMal et art. 62 OAMal :

Sur man­dat du Con­seil fédé­ral, la PUE et l’OFSP ont inten­si­fié leur col­la­bo­ra­ti­on avec la FINMA dans le domaine des assu­ran­ces-mala­die com­plé­men­tai­res et l’ont for­ma­li­sée à par­tir de 2020 à chaque fois dans une Pro­to­co­le d’ac­cord (MoU). La CdG‑E a pris con­nais­sance des résul­tats glo­ba­le­ment posi­tifs du ren­force­ment de la col­la­bo­ra­ti­on – notam­ment dans le domaine des con­trô­les sur place et de la sur­veil­lan­ce des tarifs des four­nis­seurs de pre­sta­ti­ons. Les cla­ri­fi­ca­ti­ons juri­di­ques de l’OFJ ont en out­re con­fir­mé que l’in­ten­si­fi­ca­ti­on de la col­la­bo­ra­ti­on ent­re les trois auto­ri­tés qui a eu lieu jus­qu’à pré­sent était con­for­me au droit. Le droit en vigueur don­ne à la FINMA, à la PUE et à l’OFSP une mar­ge de manœu­vre suf­fi­san­te pour éch­an­ger des infor­ma­ti­ons sous for­me de rens­eig­ne­ments et de docu­ments, com­me le pré­voit leur pro­to­co­le d’accord.

Avec la nou­vel­le LPD, les Secrets com­mer­ci­aux des per­son­nes mora­les com­me don­nées sen­si­bles au sens de l’art. 57r, al. 2, let. b, LOGA. La com­mu­ni­ca­ti­on de tel­les don­nées par des orga­nes fédé­raux sup­po­se une Base dans une loi au sens for­mel (voir ici):

La que­sti­on de savoir si les bases juri­di­ques exi­stan­tes – en par­ti­cu­lier l’art. 39 LFINMA – suf­fi­sent pour chaque éch­an­ge ent­re la FINMA, la PUE et l’OFSP est ouver­te, rai­son pour laquel­le la CdG‑E recom­man­de d’in­clu­re une dis­po­si­ti­on expli­ci­te sur la com­mu­ni­ca­ti­on des don­nées lors d’u­ne future révi­si­on de la LFINMA :

En revan­che, la com­mis­si­on a con­sta­té qu’il serait uti­le de réex­ami­ner la base juri­di­que pour la com­mu­ni­ca­ti­on de don­nées de per­son­nes mora­les con­cer­nant des secrets d’af­fai­res. Avec l’en­trée en vigueur de la nou­vel­le loi sur la pro­tec­tion des don­nées (LPD) le 1er sep­tembre 2023, les exi­gen­ces rela­ti­ves au niveau nor­ma­tif de la base juri­di­que néces­saire à la com­mu­ni­ca­ti­on de tel­les don­nées ont été ren­for­cées. Ces don­nées sont depuis lors con­sidé­rées com­me sen­si­bles au sens de l’ar­tic­le 57r ali­néa 2, lett­re b, de la loi sur l’or­ga­ni­sa­ti­on du gou­ver­ne­ment et de l’ad­mi­ni­stra­ti­on (LOGA), de sor­te que les orga­nes fédé­raux ne peu­vent com­mu­ni­quer ces don­nées que si «une loi au sens for­mel le pré­voit» (art. 57s al. 2 LOGA). Dans ce con­tex­te et en fonc­tion des futures exi­gen­ces en matiè­re de col­la­bo­ra­ti­on ent­re la FINMA, la PUE et l’OFSP, il con­vi­ent donc d’ex­ami­ner s’il y a lieu d’a­jou­ter une dis­po­si­ti­on cor­re­spond­an­te à l’art. 39 LFINMA. Le SFI a assu­ré à la CdG‑E qu’il exami­nerait la néces­si­té d’a­gir en ce sens sur la base des ana­ly­ses juri­di­ques de l’OFJ lors d’u­ne future révi­si­on de la loi.