Ven­te à emporter (AI)
  • Les att­ein­tes à la sécu­ri­té des don­nées (par ex. pira­ta­ge, vol de don­nées, appareils per­dus) sont pri­ses en comp­te en pre­mier lieu, et non pas tou­tes les att­ein­tes à la pro­tec­tion des données.
  • Les adres­ses élec­tro­ni­ques erro­n­ées envoy­ées par inad­ver­tance peu­vent éga­le­ment être con­sidé­rées com­me une vio­la­ti­on de la pro­tec­tion des don­nées devant être signalée.
  • L’in­ter­rup­ti­on de la dis­po­ni­bi­li­té doit être de longue durée ; seuls les obs­ta­cles invo­lon­tai­res à l’ac­cès sont con­sidé­rés com­me des vio­la­ti­ons de données.
  • L’ob­li­ga­ti­on de noti­fi­ca­ti­on n’e­xi­ste qu’en cas de vio­la­ti­on effec­ti­ve (par exemp­le, accès non auto­ri­sé à des don­nées) ; sans accès, pas d’obligation.

Le com­mis­saire ham­bour­geois à la pro­tec­tion des don­nées et à la liber­té d’in­for­ma­ti­on a publié le 15 novembre 2018 un Gui­de sur les noti­fi­ca­ti­ons de vio­la­ti­ons de don­nées con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 33 du RGPD qui appor­te quel­ques cla­ri­fi­ca­ti­ons sur quel­ques points :

  • pas tou­te vio­la­ti­on de la pro­tec­tion des don­nées, mais en prin­ci­pe seu­le­ment Vio­la­ti­on de la sécu­ri­té des don­nées sont cou­verts (par exemp­le, “le pira­ta­ge et le vol de don­nées ain­si que les fail­les SQL, les bugs dans le ser­veur web, la per­te de clés USB ou d’or­di­na­teurs por­ta­bles, la trans­mis­si­on illé­ga­le et l’in­tru­si­on dans les locaux du ser­veur, qui s’ac­com­pagn­ent de la per­te ou de la des­truc­tion de maté­ri­el ou de l’ex­tra­c­tion de sup­ports de don­nées”) ; tou­te­fois, sont éga­le­ment cou­verts, par exemp­le les err­eurs d’adres­sa­ge acci­den­tel­les d’un e‑mail ;
  • une vio­la­ti­on par inter­rup­ti­on de la dis­po­ni­bi­li­té “sup­po­se une durée plus longue et peut être pro­vo­quée, par exemp­le, par une pan­ne de cou­rant ou une attaque par déni de ser­vice”, et “uni­quement les obs­ta­cles invo­lon­tai­res à l’ac­cès [sont] des vio­la­ti­ons de don­nées au sens de l’ar­tic­le 33 du RGPD” ;
  • il doit y avoir Suc­cès de la bles­su­re Si aucun accès non auto­ri­sé n’a eu lieu mal­gré l’e­xi­stence d’u­ne fail­le de sécu­ri­té, il n’y a pas d’ob­li­ga­ti­on de notification”.

Pour l’éva­lua­ti­on du ris­que suite à la vio­la­ti­on et la que­sti­on de savoir à par­tir de quand il y a “con­nais­sance” (déclen­chant le délai) de la vio­la­ti­on, le pré­po­sé ren­voie au Docu­ment du Comi­té euro­pé­en de la pro­tec­tion des don­nées sur les noti­fi­ca­ti­ons de vio­la­ti­ons de la pro­tec­tion des don­nées;