Ven­te à emporter (AI)
  • Noti­on d’au­teur : seu­les les per­son­nes phy­si­ques exer­çant une acti­vi­té cré­a­tri­ce sont des auteurs ori­ginaux ; les employeurs et les per­son­nes mora­les ne peu­vent acquérir des droits que de maniè­re dérivée.
  • Exi­gence d’in­di­vi­dua­li­té : la capa­ci­té de cré­er une œuvre pré­sup­po­se une créa­ti­on intellec­tu­el­le indi­vi­du­el­le, et non de simp­les com­po­si­ti­ons bana­les et logi­quement prédéfinies.
  • Docu­ments d’ex­amen : les tâches et les com­po­si­ti­ons d’i­mages man­quent d’in­di­vi­dua­li­té lorsqu’el­les résul­tent exclu­si­ve­ment de nor­mes léga­les et de situa­tions quo­ti­di­en­nes habituelles.
  • LCD art. 5 let. c : La pro­tec­tion ne s’ap­pli­que qu’en cas de repri­se de résul­tats de tra­vail prêts à être com­mer­cia­li­sés sans que le cont­re­venant n’ait à four­nir un effort d’é­la­bo­ra­ti­on raisonnable.

Décis­i­on du HGer BE du 17 juin 2015, HG 15 39 :

  • Art. 6, 9 et 16 al. 1 LDA : noti­on d’au­teur ; prin­ci­pe du cré­a­teur ; légiti­ma­ti­on active
  • Les employeurs ou les per­son­nes mora­les qui n’e­xer­cent pas d’ac­ti­vi­té cré­a­tri­ce ne peu­vent pas acquérir des droits d’au­teur à tit­re ori­gi­n­aire, mais seu­le­ment à tit­re déri­vé, ce pour quoi il faut appor­ter une preuve cor­re­spond­an­te (con­sid. 17).
  • Art. 2 al. 1 LDA : noti­on d’œu­vre ; indi­vi­dua­li­té de la créa­ti­on intellectuelle
  • L’in­di­vi­dua­li­té d’u­ne œuvre doit être niée lorsqu’il s’a­git d’u­ne com­po­si­ti­on bana­le, impo­sée par la logi­que maté­ri­el­le et sans carac­tère indi­vi­du­el (cf. ATF 134 III 166, con­sid. 2.5 p. 173). En ce qui con­cer­ne les que­sti­ons d’ex­amen et les com­po­si­ti­ons d’i­mages cor­re­spond­an­tes, l’in­di­vi­dua­li­té de la créa­ti­on intellec­tu­el­le doit donc être niée lorsque les tâches d’ex­amen décou­lent uni­quement de nor­mes léga­les et de situa­tions quo­ti­di­en­nes qui y sont réglées, qu’el­les ne pos­sè­dent pas d’u­ni­ci­té sta­ti­stique et qu’el­les ne se distin­guent donc pas de la logi­que ou de l’usuel (con­sid. 18).
  • art. 5, let. c, LCD : explo­ita­ti­on de pre­sta­ti­ons de tiers ; résul­tat du tra­vail prêt à être commercialisé
  • L’ap­pli­ca­ti­on de l’art. 5 let. c LCD requiert la preuve que le con­tre­fac­teur poten­tiel a repro­duit un pro­duit prêt à être com­mer­cia­li­sé sans effort per­son­nel rai­sonnable. Seul est visé un com­porte­ment visa­nt non seu­le­ment à imi­ter un pro­duit d’un con­cur­rent, mais aus­si à en reprend­re direc­te­ment le résul­tat sans effort d’é­la­bo­ra­ti­on pro­pre (cf. ATF 131 III 384, con­sid. 4.1 p. 389 ; con­sid. 21).