- Les campagnes de prévention sont essentielles pour réduire les cyber-risques, mais elles doivent être ciblées et précises.
- Il y a un besoin de sensibilisation ; plutôt qu’une seule campagne nationale, il est recommandé de mener plusieurs campagnes ciblées en partenariat.
- Les besoins en ressources sont déterminés dans la planification de la mise en œuvre ; des compétences coordonnées (Cyberboard, MELANI, centre de compétences en cybersécurité) sont nécessaires.
Minimiser les cyber-risques en sensibilisant la population et l’économie
Texte soumis
Le Conseil fédéral connaît déjà divers canaux d’information qui attirent l’attention des gens sur un éventuel comportement erroné dans le cadre des cyberrisques, comme le service de cybercriminalité de Fedpol ou la Prévention suisse de la criminalité, qui répertorie sur son site des informations utiles sur la sécurité sur Internet. Dans le deuxième rapport sur la stratégie nationale pour la protection de la Suisse contre les cyberrisques (NCS) 2018 – 2022, le Conseil fédéral propose de renforcer la communication. N’ayant pas pris en considération, le Conseil fédéral a campagne nationale de prévention. Je prie donc le Conseil fédéral de bien vouloir répondre aux questions suivantes :
1. une campagne de prévention contribuerait-elle à réduire les cyber-risques ?
2. existe-t-il un besoin de lancer une campagne nationale de prévention pour sensibiliser la population et les entreprises ?
3. une telle campagne pourrait-elle être menée avec des moyens déjà existants ? fedpol pourrait-il se charger d’une telle tâche ?
Justification
La cybercriminalité devient un problème de plus en plus important pour les particuliers et surtout pour les entreprises. Selon les derniers chiffres, 88% des entreprises sont victimes de cyber-attaques chaque année. Avec la numérisation croissante et le nombre croissant d’appareils connectés à Internet (Internet des objets), les cyber-risques ne cessent d’augmenter. Le secteur privé travaille d’arrache-pied à des solutions pour minimiser ces risques. Toutefois, même avec les dernières améliorations techniques, les cyber-risques ne peuvent jamais être totalement exclus. En effet, comme le prouvent de nombreuses études, l’homme est toujours le maillon faible de la chaîne et donc le plus grand risque en matière de sécurité. Cela s’explique par le fait que de nombreuses personnes ne sont pas conscientes de l’importance de la sécurité. Les dangers de l’espace numérique ne sont pas conscients sont des personnes. Seule une Adaptation du comportement humain il est possible de réduire considérablement les cyber-risques. Il s’agit de mesures comportementales préventives qui doivent être prises aussi bien par les entreprises que par les particuliers. La Confédération doit donc assumer la responsabilité d’informer les citoyens, mais aussi les entreprises et leurs responsables, de ces risques par le biais d’informations ciblées, afin de minimiser les coûts pour l’ensemble de l’économie.
Avis du Conseil fédéral
Le Conseil fédéral partage l’avis que la sensibilisation de la population et des entreprises est un élément important de la protection contre les cyberrisques. Dans la stratégie nationale de protection de la Suisse contre les cyberrisques 2018 – 2022, il s’est donc fixé pour objectif de renforcer les campagnes d’information et de prévention en collaboration avec les associations, fédérations et autorités déjà actives dans ces domaines.
Le Conseil fédéral prend position comme suit sur les questions posées :
1. les campagnes de prévention sont un outil important pour réduire les cyber-risques. Pour être efficaces, elles doivent, dans la mesure du possible de manière précise aux groupes cibles très différents et à leurs besoins doivent être orientés. Les enfants et les jeunes doivent être abordés différemment des adultes et les entreprises sont confrontées à d’autres défis, souvent plus complexes, que la population.
2. la protection encore insuffisante de nombreux systèmes et données montre que Besoin de sensibilisation aux cyber-risques existe. Mais comme les besoins diffèrent fortement selon le groupe cible, le Conseil fédéral est d’avis que la sensibilisation ne doit pas se faire par le biais d’une seule campagne nationale, mais par celui d’une campagne nationale. plusieurs campagnes ciblées, menées conjointement avec le monde économique et social devrait être améliorée.
3. le Ressources nécessaires pour la sensibilisation accrue de la population et de l’économie par des campagnes ciblées sera déterminée dans le cadre de la planification de la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la protection de la Suisse contre les cyberrisques (SNPC), en collaboration avec les partenaires de l’économie et de la société. Lors de l’attribution de la responsabilité de la réalisation de la campagne, il convient de faire la distinction entre les mesures préventives contre la cybercriminalité et la sensibilisation en matière de sécurité de l’information. Dans les deux cas, l’élément important est un une approche coordonnée de tous les services impliqués. Dans le domaine de la cybercriminalité, cela se fait par le biais du Cyberboard, dont font également partie fedpol et la Prévention suisse de la criminalité (PSC). Dans le domaine de la sécurité de l’information, d’autres services sont compétents, par exemple la Centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information (MELANI) ou le Service de renseignement de la Confédération avec la campagne de prévention Prophylax. La coordination de ces campagnes et l’harmonisation de leur contenu avec les mesures de prévention dans le domaine de la cybercriminalité seront assurées par le nouveau centre de compétences en cybersécurité qui sera créé au sein du DFF.