Ven­te à emporter (AI)
  • La révi­si­on de la LCR sera adap­tée, con­sul­ta­ti­on pré­vue au prin­temps de l’an­née sui­van­te, afin de réa­gir aux déve­lo­p­pe­ments inter­na­ti­on­aux en matiè­re de con­duite automatisée.
  • La responsa­bi­li­té et l’ob­li­ga­ti­on d’assu­rance (responsa­bi­li­té du déten­teur) garan­tis­sent aujour­d’hui l’in­dem­ni­sa­ti­on des per­son­nes lésées, même pen­dant les pro­jets pilo­tes ; aucu­ne nou­vel­le base spé­cia­le n’est prévue.
  • La volon­té poli­tique exi­ste : le Par­le­ment a adop­té des moti­ons qui deman­dent des bases léga­les pour l’in­tro­duc­tion rapi­de de véhi­cu­les automatisés.

Inter­pel­la­ti­on Mar­chand-Balet (18.3445) : Véhi­cu­les auto­ma­ti­sés et responsa­bi­li­té. Quand la légis­la­ti­on sera-t-elle adap­tée en Suisse ?

Tex­te soumis

Aux États-Unis, en mars 2018, une voitu­re auto­no­me de la socié­té Uber a heur­té une pié­ton­ne et l’a mor­tel­le­ment bles­sée. Ce cas soulè­ve des que­sti­ons sur la responsa­bi­li­té en cas d’ac­ci­dent. La Sui­s­se se posi­ti­on­ne com­me pionniè­re dans le déve­lo­p­pe­ment de la con­duite auto­ma­ti­sée : des essais sont notam­ment menés à Sion, Fri­bourg, Zoug et Genè­ve. Il est donc essen­tiel d’ad­ap­ter rapi­de­ment la légis­la­ti­on en Sui­s­se afin de favo­ri­ser le déve­lo­p­pe­ment de ces tech­no­lo­gies et de con­so­li­der la posi­ti­on de la Sui­s­se dans ce domaine. Une moti­on visa­nt à sup­p­ri­mer les obs­ta­cles légaux a été adop­tée par le Con­seil national.

Comp­te tenu du déve­lo­p­pe­ment rapi­de de la con­duite auto­ma­ti­sée, tou­tes les que­sti­ons juri­di­ques doi­vent être réglées le plus rapi­de­ment pos­si­ble. Je pose donc les que­sti­ons suivantes :

1. quand, selon le Con­seil fédé­ral, la légis­la­ti­on sui­s­se sera-t-elle adap­tée aux véhi­cu­les auto­ma­ti­sés ? Exi­ste-t-il un plan d’ac­tion ou un calendrier ?

2. qu’en est-il actu­el­le­ment de la que­sti­on de la responsa­bi­li­té en cas d’accident ?

3. exi­ste-t-il une volon­té poli­tique de pro­mou­voir l’in­tro­duc­tion de véhi­cu­les auto­ma­ti­sés en Suisse ?

4. serait-il pos­si­ble d’en­vi­sa­ger de nou­vel­les dis­po­si­ti­ons léga­les réglant la que­sti­on de la responsa­bi­li­té pour ces véhi­cu­les lors des pha­ses de test ?

Avis du Con­seil fédé­ral du 15.8.2018

1. dans le cad­re de la révi­si­on de la loi sur la cir­cula­ti­on rou­tiè­re en cours d’é­la­bo­ra­ti­on (révi­si­on de la LCR) doit per­mett­re de réa­gir à temps aux évo­lu­ti­ons inter­na­tio­na­les en matiè­re de véhi­cu­les auto­ma­ti­sés. La con­sul­ta­ti­on sur la révi­si­on de la LCR sera pro­ba­blem­ent lan­cée au prin­temps de l’an­née prochaine.

2/4 Com­me indi­qué dans le rap­port du Con­seil fédé­ral en répon­se au postu­lat Leu­ten­eg­ger Ober­ho­zer 14.4169 l’ob­li­ga­ti­on d’assu­rance et la responsa­bi­li­té du déten­teur garan­tis­sent aujour­d’hui que les per­son­nes lésées seront indem­ni­sées par l’assu­rance en cas d’ac­ci­dent. La responsa­bi­li­té du déten­teur garan­tit éga­le­ment la cou­ver­tu­re d’assu­rance dans le cad­re de pro­jets pilo­tes (droit d’ac­tion direct des per­son­nes lésées). Il n’est donc pas pré­vu de bases juri­di­ques spé­cia­le­ment con­çues à cet effet.

3) Oui. Ain­si, la loi adop­tée par le Par­le­ment Moti­on 17.3049 “La numé­ri­sa­ti­on. La voie est lib­re pour les véhi­cu­les auto­ma­ti­sés et auto­pi­lo­tés”, les bases juri­di­ques néces­saires pour pou­voir pro­cé­der aux adap­t­ati­ons régle­men­tai­res requi­ses en temps vou­lu, en fonc­tion des évo­lu­ti­ons tech­ni­ques et au même ryth­me que le cad­re juri­di­que international.