Ven­te à emporter (AI)
  • L’entre­pri­se de télé­mar­ke­ting a enfreint les exi­gen­ces de trans­pa­rence et de léga­li­té du RGPD en n’in­for­mant pas les cli­ents et en ne pré­sen­tant pas les contrats.
  • L’ab­sence de con­sen­te­ment docu­men­té et de déli­mi­ta­ti­on en tant que sous-trai­tant a con­duit à la qua­li­fi­ca­ti­on de responsable et à une amen­de de plus de 2 mil­li­ons d’euros.

L’au­to­ri­té de con­trô­le ita­li­en­ne, le Garan­te per la Pro­te­zio­ne dei Dati Per­so­na­li, a inf­li­gé, par décis­i­on du 11 avril 2019, une amen­de de plus de 2 mil­li­ons d’eu­ros à une ent­re­pri­seL’entre­pri­se en que­sti­on avait mis en œuvre des mesu­res de télé­mar­ke­ting en vio­la­ti­on du RGPD pour le comp­te d’un four­nis­seur de ser­vices éner­gé­ti­ques et par l’in­ter­mé­di­ai­re d’un cent­re d’ap­pels alba­nais man­da­té à cet effet.

Une enquête de la poli­ce finan­ciè­re, divi­si­on spé­cia­le de la pro­tec­tion des don­nées ( !), avait révé­lé que les mesu­res publi­ci­taires avai­ent été mises en œuvre sur la base de listes d’adres­ses du pre­sta­tai­re de ser­vices alba­nais, et que per­son­ne – ni le cli­ent (l’entre­pri­se d’é­ner­gie), ni son repré­sen­tant com­mer­cial, ni l’entre­pri­se de télé­mar­ke­ting – n’a­vait véri­fié ces listes d’adres­ses. En cas d’ap­pels fruc­tueux, le cent­re d’ap­pels trans­met­tait au repré­sen­tant com­mer­cial de l’entre­pri­se d’é­ner­gie les don­nées des nou­veaux cli­ents dési­reux de con­clu­re un cont­rat. Ensuite, l’entre­pri­se de télé­mar­ke­ting pré­pa­rait les cont­rats papier et rap­pel­ait les cli­ents con­cer­nés, qui con­fir­mai­ent alors par télé­pho­ne leur volon­té de con­clu­re le cont­rat. Un employé de l’entre­pri­se de télé­mar­ke­ting a ensuite signé le contrat.

La poli­ce finan­ciè­re y a vu plu­sieurs vio­la­ti­ons du RGPD, notam­ment une Vio­la­ti­on des exi­gen­ces de trans­pa­rence et du Prin­ci­pe de léga­li­téLes cont­rats n’a­yant pas été pré­sen­tés aux cli­ents, il était clair que les infor­ma­ti­ons requi­ses n’a­vai­ent pas été four­nies. La socié­té de télé­mar­ke­ting n’a pas non plus été en mesu­re de prou­ver que ces infor­ma­ti­ons étai­ent trans­mis par télé­pho­ne n’ont pas été pri­ses en comp­te. De plus, il man­quait une con­sen­te­ment effec­tif et docu­men­té dans le trai­te­ment des données.

Dans ce con­tex­te, l’entre­pri­se de télé­mar­ke­ting a été Responsable La Com­mis­si­on a con­sidé­ré qu’il s’a­gis­sait d’u­ne vio­la­ti­on de la loi sur la pro­tec­tion des don­nées en rai­son de l’ab­sence d’u­ne dési­gna­ti­on et d’u­ne inté­gra­ti­on clai­res en tant que sous-traitant.

Le site Cal­cul de l’a­men­de a été effec­tuée sur la base de la loi ita­li­en­ne de trans­po­si­ti­on, les amen­des pour les dif­fé­ren­tes vio­la­ti­ons étant cumulées en fonc­tion du nombre de cli­ents con­cer­nés. L’a­men­de a été aug­men­tée en rai­son du mépris mani­fe­ste de l’entre­pri­se pour la pro­tec­tion des données :

un mar­ca­to dis­in­ter­es­se per la nor­ma­ti­va in mate­ria di pro­te­zio­ne dei dati e una net­ta sot­t­ova­lu­ta­zio­ne del­le gra­vi impli­ca­zio­ni che pos­so­no deri­va­re dal­l’­uti­liz­zo di for­me di acqui­si­zio­ne del­la cli­ente­la impron­ta­te all’in­for­ma­li­tà e alla uni­la­te­ra­le sem­pli­fi­ca­zio­ne degli adem­pi­men­ti prescritti