Ven­te à emporter (AI)
  • LIBE recom­man­de à une cour­te majo­ri­té de ne pas con­sidé­rer le Pri­va­cy Shield com­me adéquat.
  • Absence de règles sur les décis­i­ons auto­ma­ti­sées, droit d’op­po­si­ti­on et appli­ca­ti­on aux sous-trai­tants de données.
  • Inquié­tu­de quant à une éven­tu­el­le sur­veil­lan­ce de mas­se au nom de la sécu­ri­té nationale.
  • Insuf­fi­sance des recours effec­tifs et man­que d’in­dé­pen­dance du méca­nis­me de média­ti­on américain.

Jeu­di der­nier, la com­mis­si­on des liber­tés civi­les, de la justi­ce et des affai­res inté­ri­eu­res du Par­le­ment euro­pé­en (LIBE) s’est pro­non­cée par 29 voix cont­re 25 (et une abst­en­ti­on) pour dénier au Pri­va­cy Shield, le suc­ce­s­seur de l’ac­cord Safe Har­bor, son carac­tère adé­quat (Com­mu­ni­qué de pres­se). Le Par­le­ment euro­pé­en dev­rait prend­re une décis­i­on à ce sujet en avril.

Le LIBE a rele­vé à cet égard les pré­oc­cu­pa­ti­ons suivantes :

Par­mi les aut­res pré­oc­cu­pa­ti­ons énu­mé­rées par les dépu­tés euro­pé­ens, on peut citer

  • l’ab­sence de règles spé­ci­fi­ques sur la pri­se de décis­i­on auto­ma­ti­sée ou le droit géné­ral d’ob­jec­tion, et l’ab­sence de prin­cipes clairs sur la maniè­re dont les prin­cipes du Pri­va­cy Shield s’ap­pli­quent aux pro­ce­s­seurs de données,
  • que la “sur­veil­lan­ce en vrac” reste pos­si­ble en ce qui con­cer­ne la sécu­ri­té natio­na­le et la surveillance,
  • que ni les prin­cipes du Pri­va­cy Shield ni les lett­res de l’ad­mi­ni­stra­ti­on amé­ri­cai­ne ne démont­rent l’e­xi­stence de droits de recours judi­ciai­res effec­tifs pour les indi­vi­dus de l’UE dont les don­nées per­son­nel­les sont trans­fé­rées aux États-Unis, et que
  • le méca­nis­me de média­ti­on mis en place par le mini­stère amé­ri­cain de l’É­tat n’est pas suf­fi­sam­ment indé­pen­dant et n’est pas doté de pou­voirs effec­tifs suf­fi­sants pour s’ac­quit­ter de ses fonctions.

Les dépu­tés euro­pé­ens s’alar­ment éga­le­ment des récen­tes révé­la­ti­ons sur les acti­vi­tés de sur­veil­lan­ce menées par un four­nis­seur amé­ri­cain de ser­vices de com­mu­ni­ca­ti­ons élec­tro­ni­ques à la deman­de de la NSA et du FBI depuis la fin de l’an­née 2015, un an après l’ad­op­ti­on de la direc­ti­ve 28 sur la poli­tique pré­si­den­ti­el­le, et insi­stent pour que la Com­mis­si­on deman­de des éclair­cis­se­ments com­plets aux auto­ri­tés américaines.