Ven­te à emporter (AI)
  • Selon la LPD révi­sée, le PFPDT peut inter­ve­nir d’of­fice, rend­re des décis­i­ons et stop­per le trai­te­ment des don­nées en cas de vio­la­ti­on de la loi.
  • Adri­an Lob­si­ger cri­tique les avo­cats qui garan­tis­sent aux auto­ri­tés des exper­ti­ses et une sécu­ri­té pri­vées sans fai­re preuve d’e­sprit cri­tique lorsqu’ils uti­li­sent des ser­vices cloud américains.
  • Con­tro­ver­se autour du cloud fédé­ral : la Chan­cel­le­rie fédé­ra­le signe des cont­rats mal­gré une pro­cé­du­re en cours et une base juri­di­que ouver­te ; la CdG exami­ne l’externalisation.

Insi­de IT a aujour­d’hui le 28.9.2022 publié un ent­re­ti­en avec Adri­an Lob­si­ger, inti­tulé “Edöb : “Si les auto­ri­tés ne font con­fi­ance qu’à des exper­ti­ses pri­vées, elles peu­vent se retrou­ver le nez en sang”. Le lead de l’ar­tic­le est le suivant :

Le pré­po­sé fédé­ral à la pro­tec­tion des don­nées cri­tique les cabi­nets d’a­vo­cats qui pro­met­tent aux auto­ri­tés la sécu­ri­té lors de l’uti­li­sa­ti­on de ser­vices cloud amé­ri­cains. Dans une inter­view, Adri­an Lob­si­ger don­ne son point de vue.

Out­re le thè­me du cloud, l’in­ter­view abor­de tou­te­fois d’aut­res sujets, par exemp­le le rôle du PFPDT après la révi­si­on de la LPD :

En ver­tu de la nou­vel­le loi sur la pro­tec­tion des don­nées, vous devez éga­le­ment agir d’of­fice. En même temps, vous aurez beau­coup plus de cas à trai­ter, car cer­tai­nes rest­ric­tions disparaîtront.

Oui, à l’a­ve­nir, nous ne pour­rons plus limi­ter not­re sur­veil­lan­ce aux vio­la­ti­ons d’im­portance sys­té­mi­que. Nous pou­vons désor­mais rend­re des décis­i­ons et arrêter le trai­te­ment des don­nées en cas de vio­la­ti­on de la loi. Cela accé­lè­re nos inter­ven­ti­ons, mais elles sont éga­le­ment liées à des pro­cé­du­res plus for­mel­les : Les per­son­nes con­cer­nées doi­vent par exemp­le être enten­dues plus tôt. Je crains que nous n’ar­ri­vi­ons à satu­ra­ti­on mal­gré les postes sup­p­lé­men­tai­res. Mais nous fai­sons tout ce qui est en not­re pou­voir pour assurer tous les services.

Hier mar­di, le PFPDT s’est en out­re expri­mé sur son pro­pre site à pro­pos du “Thè­me Ora­cle : les tech­no­lo­gies de track­ing portent att­ein­te aux droits de la per­son­na­li­té des inter­nau­tes” s’est exprimé.

Aujour­d’hui éga­le­ment, la Répu­bli­que une con­tri­bu­ti­on d’A­dri­en­ne Fiech­ter sur le Bun­des­cloud, inti­tulée “La Chan­cel­le­rie fédé­ra­le éta­blit des faits sur la que­sti­on du cloud com­pu­tingLe rap­port de la Chan­cel­le­rie fédé­ra­le sur l’ex­ter­na­li­sa­ti­on de l’in­for­ma­tique en nuage a été publié dans la revue “The World of Infor­ma­ti­on”, qui cri­tique le fait que la Chan­cel­le­rie fédé­ra­le ait signé les cont­rats avec les four­nis­seurs de ser­vices infor­ma­ti­ques en nuage alors qu’u­ne pro­cé­du­re est en cours et que la que­sti­on de savoir s’il exi­ste une base léga­le pour l’ex­ter­na­li­sa­ti­on est en sus­pens (cf. aus­si ici). La Com­mis­si­on de gesti­on du Con­seil natio­nal (CdG) s’est pen­chée sur ce der­nier sujet.