Ven­te à emporter (AI)
  • À par­tir du 1er avril 2025, les explo­itants d’in­fras­truc­tures cri­ti­ques seront tenus de signal­er les cyberat­ta­ques à l’Of­fice fédé­ral de la cyber­sé­cu­ri­té (BACS) dans les 24 heures.
  • L’ob­li­ga­ti­on de décla­ra­ti­on ne s’ap­pli­que qu’en cas de cir­con­stances qua­li­fi­an­tes ; la vio­la­ti­on n’est pas­si­ble d’u­ne amen­de qu’en cas de non-respect inten­ti­on­nel d’u­ne décis­i­on de la BACS.
  • Le BACS met à dis­po­si­ti­on un for­mu­lai­re de noti­fi­ca­ti­on ; les noti­fi­ca­ti­ons peu­vent éga­le­ment être envoy­ées par cour­ri­er élec­tro­ni­que et, si néces­saire, trans­mi­ses en temps réel à d’aut­res autorités.

Le Con­seil fédé­ral a Obli­ga­ti­on de noti­fi­ca­ti­on des cyberat­ta­ques cont­re les infras­truc­tures cri­ti­ques selon le ISG révi­sé ain­si que le règle­ment sur la cyber­sé­cu­ri­té (CSV) sur les 1er avril 2025 en vigueur (à ce sujet ici). Les explo­itants d’in­fras­truc­tures cri­ti­ques sont ain­si tenus de signal­er les cyberat­ta­ques à l’Of­fice fédé­ral de la cyber­sé­cu­ri­té (OFCOM) dans les 24 heu­res sui­vant leur découverte :

Infras­truc­tures cri­ti­ques au sens de la décla­ra­ti­on obli­ga­toire sont les suivants :

  • Uni­ver­si­tés
  • Auto­ri­tés fédé­ra­les, can­to­na­les et com­mu­na­les ain­si qu’or­ga­ni­sa­ti­ons inter­can­to­na­les, can­to­na­les et intercommunales
  • Orga­ni­sa­ti­ons ayant des tâches de droit public dans les domain­es de la sécu­ri­té et du sau­veta­ge, de l’ap­pro­vi­si­on­ne­ment en eau pota­ble, du trai­te­ment des eaux usées et de l’é­li­mi­na­ti­on des déchets
  • Ent­re­pri­ses dans les domain­es de l’ap­pro­vi­si­on­ne­ment en éner­gie, du com­mer­ce de l’é­ner­gie, de la mesu­re ou du con­trô­le de l’énergie
  • Ban­ques, assur­eurs et infras­truc­tures des mar­chés finan­ciers (mais pas les pre­sta­tai­res de ser­vices financiers)
  • Eta­blis­se­ments de san­té sur la liste can­to­na­le des hôpitaux
  • les labo­ra­toires médi­caux dis­po­sant d’u­ne auto­ri­sa­ti­on en ver­tu de la loi sur les épidémies
  • Ent­re­pri­ses titu­lai­res d’u­ne auto­ri­sa­ti­on de fab­ri­ca­ti­on, de mise sur le mar­ché et d’im­por­ta­ti­on de médicaments
  • Assur­eur social
  • la SSR
  • Agen­ces de pres­se d’im­portance nationale
  • Four­nis­seurs de ser­vices postaux
  • les ent­re­pri­ses fer­ro­vi­ai­res ain­si que les ent­re­pri­ses de trans­port par câb­le, trol­ley­bus, auto­bus et bateaux
  • Ent­re­pri­ses de l’a­via­ti­on civile
  • four­nir à la popu­la­ti­on des biens de con­som­ma­ti­on cou­ran­te indis­pens­ables lorsque leur absence ou leur dété­rio­ra­ti­on ent­raî­nerait de gra­ves dif­fi­cul­tés d’approvisionnement
  • les four­nis­seurs de ser­vices de télé­com­mu­ni­ca­ti­ons enregistrés
  • Opé­ra­teurs de regi­stres et regis­trai­res de domain­es Internet
  • les four­nis­seurs et explo­itants de ser­vices et d’in­fras­truc­tures ser­vant à l’e­xer­ci­ce des droits politiques
  • les four­nis­seurs et explo­itants de cloud com­pu­ting, de moteurs de recher­che, de ser­vices de sécu­ri­té et de con­fi­ance numé­ri­ques ain­si que de cen­tres de cal­cul, pour autant qu’ils aient leur siè­ge en Suisse
  • les fab­ri­cants de maté­ri­el ou de logi­ciels dont les pro­duits sont uti­li­sés par des infras­truc­tures cri­ti­ques, lorsque le maté­ri­el ou les logi­ciels ont un accès à distance ou sont uti­li­sés à des fins spécifiques

Cer­tai­nes excep­ti­ons et seuils sont réglés par l’art. 16 CSV.

En ver­tu des nou­vel­les dis­po­si­ti­ons, les cyber-atta­ques ne doi­vent être menées que sous cer­tai­nes con­di­ti­ons. cir­con­stances qua­li­fi­an­tes (mais les décla­ra­ti­ons volon­tai­res sont les bien­ve­nues). Con­trai­re­ment à ce qu’in­di­que le Con­seil fédé­ral, le non-respect de l’ob­li­ga­ti­on de décla­rer n’est pas punis­sa­ble en tant que tel ; la loi ne pré­voit une amen­de qu’en cas de non-respect inten­ti­on­nel d’u­ne décis­i­on exé­cu­toire du BACS.

Le BACS met en place un For­mu­lai­re d’in­scrip­ti­on sont à dis­po­si­ti­on. Orga­ni­sa­ti­ons sans accès peu­vent éga­le­ment fai­re des décla­ra­ti­ons par for­mu­lai­re élec­tro­ni­que. Les décla­ra­ti­ons peu­vent éga­le­ment être trans­mi­ses à d’aut­res auto­ri­tés s’il exi­ste une obli­ga­ti­on de décla­ra­ti­on, par exemp­le à la FINMA ou au PFPDT (les con­di­ti­ons de l’ob­li­ga­ti­on de décla­ra­ti­on devant être éva­luées sépa­ré­ment). La trans­mis­si­on se fait en temps réel et ne dev­rait donc pas ent­raî­ner de per­te de temps.

Le Con­seil fédé­ral a éga­le­ment fixé au 1er avril 2025 la “Ordon­nan­ce rela­ti­ve à l’ad­ap­t­ati­on de lois suite au chan­ge­ment de déno­mi­na­ti­on du Cent­re natio­nal de cyber­sé­cu­ri­té (NCSC) en Office fédé­ral de la cyber­sé­cu­ri­té (OFCOM)“Le Con­seil fédé­ral a adop­té une réso­lu­ti­on sur le chan­ge­ment de nom du NCSC dans le cad­re de sa trans­for­ma­ti­on en un office fédé­ral rat­ta­ché au DDPS.