Ven­te à emporter (AI)
  • Instal­la­ti­on urgen­te des patchs Micro­soft Exch­an­ge con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 32 du RGPD est obligatoire.
  • Les ser­ve­urs Exch­an­ge non patchés doi­vent être signa­lés com­me vio­la­ti­on de la pro­tec­tion dans les 72 heures.
  • Après l’ap­pli­ca­ti­on des cor­rec­tifs, tous les systè­mes con­cer­nés doi­vent être véri­fi­és quant à leur con­for­mi­té à l’ar­tic­le 32 du RGPD.
  • Un éven­tuel ris­que éle­vé pour les per­son­nes néces­si­te un examen au cas par cas et, le cas échéant, une noti­fi­ca­ti­on con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 34 du RGPD.

Il y a quel­ques jours, il a été annon­cé que les ser­ve­urs de mes­sa­ge­rie Micro­soft Exch­an­ge étai­ent affec­tés par des vul­né­ra­bi­li­tés (voir par exemp­le les mes­sa­ges du BSI alle­mand). Com­bi­nées, ces vul­né­ra­bi­li­tés pou­vai­ent être uti­li­sées pour lan­cer des atta­ques, ce qui sem­ble avoir été fait à gran­de échel­le (Can­cer sur la sécu­ri­té):

Au moins 30 000 orga­ni­sa­ti­ons à tra­vers les États-Unis – y com­pris un nombre important de peti­tes ent­re­pri­ses, de vil­les et de gou­ver­ne­ments locaux – ont été pira­tées au cours des der­niers jours par un virus par­ti­cu­liè­re­ment agres­sif. Unité de cybere­spion­na­ge chi­noi­se qui se con­cent­re sur le vol d’e-mails d’or­ga­ni­sa­ti­ons vic­ti­mes, selon plu­sieurs sources de Krebs­On­Se­cu­ri­ty. Le grou­pe d’e­spion­na­ge exploi­te quat­re défauts nou­vel­le­ment décou­verts dans le logi­ciel de mes­sa­ge­rie Micro­soft Exch­an­ge Ser­verIl a semé des cen­tai­nes de mil­liers d’or­ga­ni­sa­ti­ons vic­ti­mes dans le mon­de entier avec des outils qui don­nent aux atta­quants un con­trô­le total et à distance sur les systè­mes affectés.

Micro­soft a annon­cé le 3 mars Mises à jour de sécu­ri­té pour les ver­si­ons con­cer­nées du logi­ciel. Un ris­que sem­ble exi­ster en par­ti­cu­lier pour les ser­ve­urs Exch­an­ge acce­s­si­bles depuis Inter­net (par exemp­le via Out­look Web Access), mais aus­si lors de l’uti­li­sa­ti­on d’aut­res services.

L’Of­fice bava­rois pour la pro­tec­tion des don­nées a Les ent­re­pri­ses bava­roi­ses doi­vent agir et a éga­le­ment pro­cé­dé à une éva­lua­ti­on de la pro­tec­tion des don­nées. Elle est intro­duite par le cons­tat suivant

Nous som­mes très pré­oc­cu­p­és par le fait que, mal­gré les aver­tis­se­ments des auto­ri­tés de sécu­ri­té et l’ai­de immé­dia­te de Micro­soft, des ser­ve­urs de mes­sa­ge­rie vul­né­ra­bles sont tou­jours prés­ents sur le réseau.

Par con­sé­quent, la BayL­DA con­sidè­re que les respons­ables con­cer­nés ont les obli­ga­ti­ons suivantes :

  • Le site Instal­la­ti­on des cor­rec­tifs est obli­ga­toire en ver­tu de l’ar­tic­le 32 du RGPD ;
  • Les respons­ables qui ne l’ont pas enco­re fait “sont tenus de le fai­re, indé­pen­dam­ment de tou­te aut­re con­sta­ta­ti­on, comp­te tenu du ris­que de sécu­ri­té extra­or­di­naire­ment éle­vé, notam­ment en rai­son de la fonc­tion cen­tra­le des ser­ve­urs Exch­an­ge dans le système de com­mu­ni­ca­ti­on des ent­re­pri­ses, de signal­er la fail­le de sécu­ri­té en tant que vio­la­ti­on de la pro­tec­tion dans un délai de 72 heu­res”. Cela “garan­tit que les étapes ulté­ri­eu­res visa­nt à réta­b­lir la sécu­ri­té de l’en­sem­ble du système seront menées sous la super­vi­si­on de la BayLDA” ;
  • même si les cor­rec­tifs ont été appli­qués, “tous les sites con­cer­nés de véri­fier que les systè­mesLa Com­mis­si­on euro­pé­en­ne a déci­dé d’ex­ami­ner s’ils assu­rent enco­re la pro­tec­tion requi­se par l’ar­tic­le 32 du RGPD ;
  • Dans quel­le mesu­re, dans cer­ta­ins cas, il exi­ste même un ris­que éle­vé pour les per­son­nes con­cer­nées et une Noti­fi­ca­ti­on
    de l’ar­tic­le 34 du RGPD est néces­saire, dépend en fin de comp­te du cas indi­vi­du­el. Il con­vi­ent de pro­cé­der à un examen individuel
    par le pro­pre délé­gué à la pro­tec­tion des don­nées des ent­re­pri­ses est nécessaire”.

En con­clu­si­on :

Après avoir infor­mé les ent­re­pri­ses, le BayL­DA a l’in­ten­ti­on d’en fai­re plus. Cycles de con­trô­le. En cas de vio­la­ti­on des dis­po­si­ti­ons du RGPD, les respons­ables de trai­te­ment qui ne réa­gis­sent pas de maniè­re appro­priée s’ex­po­sent alors à des pro­cé­du­res de sur­veil­lan­ce pou­vant aller jus­qu’à des amendes1 .