Ven­te à emporter (AI)
  • Après une péri­ode de tran­si­ti­on, les décomp­tes de pre­sta­ti­ons selon la LAMal ne seront plus trans­mis aux cais­ses-mala­die que par voie élec­tro­ni­que dans des for­mats de don­nées struc­tu­rés et standardisés.
  • Les for­mats élec­tro­ni­ques stan­dard rédui­sent les err­eurs, accé­lè­rent les con­trô­les et les pai­ements, allè­gent la char­ge des assur­eurs, rédui­sent les coûts et pro­fi­tent aux payeurs de pri­mes et aux contribuables.

Moti­on Buf­fat (18.3513) : LAMAL. Amé­lio­rer l’ef­fi­ca­ci­té et rédui­re les coûts grâ­ce à la numérisation

Tex­te soumis

Le Con­seil fédé­ral est char­gé de les con­di­ti­ons tech­ni­ques pour la fac­tu­ra­ti­on élec­tro­ni­que des pre­sta­ti­ons selon la LAMal doit être pré­cis­ée com­me suit : A l’issue d’u­ne péri­ode de tran­si­ti­on appro­priée, les décomp­tes dans le cad­re de la LAMal uni­quement par le biais d’u­ne deman­de élec­tro­ni­que à la caisse-mala­die avec des don­nées struc­tu­rées et stan­dar­di­sées. Le Con­seil fédé­ral règ­le les éven­tu­el­les exceptions.

Justi­fi­ca­ti­on

La LAMal stipu­le que les Les assur­eurs-mala­die véri­fi­ent les fac­tures des four­nis­seurs de pre­sta­ti­ons. Ain­si, chaque année, envi­ron 120 mil­li­ons de fac­tures, dont la for­me et la qua­li­té peu­vent être très dif­fé­ren­tes, doi­vent être enre­gi­strées et véri­fi­ées. Le nombre de fac­tures ne ces­se d’aug­men­ter. Afin de garan­tir un con­trô­le moder­ne, effi­cace, rapi­de et minu­ti­eux des pre­sta­ti­ons fac­tu­rées à la char­ge de l’assu­rance obli­ga­toire des soins, il est essen­tiel de mett­re en œuvre un système de sai­sie numé­ri­que et de trans­mis­si­on struc­tu­rée et stan­dar­di­sée des don­nées ent­re les four­nis­seurs de pre­sta­ti­ons et les assur­eurs-mala­die. La trans­mis­si­on de docu­ments scan­nés ne suf­fit donc pas. Les for­mats numé­ri­ques sont beau­coup moins sujets aux err­eurs et stock­ent des don­nées struc­tu­rées et stan­dar­di­sées. Ces for­mats sont avan­ta­ge­ux pour les pre­sta­tai­res de soins, car moins d’err­eurs signi­fie moins de fac­tures reje­tées, moins de deman­des de rens­eig­ne­ments et moins de rap­ports deman­dés, et donc des pai­ements plus rapi­des. En out­re, ces for­mats de don­nées per­met­tent aux cais­ses d’assu­rance mala­die de véri­fier les fac­tures non seu­le­ment plus rapi­de­ment, mais aus­si plus pré­cis­é­ment, grâ­ce à des pro­ce­s­sus lar­ge­ment auto­ma­ti­sés. Les assur­eurs mala­die peu­vent ain­si rem­plir enco­re plus effi­ca­ce­ment la mis­si­on qui leur est con­fiée par la loi. Cela se réper­cute sur les pri­mes et pro­fi­te donc éga­le­ment aux payeurs de pri­mes et aux contribuables.

Avis du Con­seil fédé­ral du 14.9.18

Le Con­seil fédé­ral sou­ti­ent la deman­de de l’au­teur de la moti­on, à savoir que les four­nis­seurs de pre­sta­ti­ons trans­met­tent à l’a­ve­nir les fac­tures aux assur­eurs-mala­die par voie élec­tro­ni­que, sous une for­me struc­tu­rée et stan­dar­di­sée. Une fac­tu­ra­ti­on numé­ri­que est éga­le­ment déjà men­ti­onnée dans la moti­on 17.4270 Brand “LAMal. Trans­pa­rence de la fac­tu­ra­ti­on des pre­sta­ti­ons selon Tar­med”, dont le Con­seil fédé­ral a pro­po­sé l’ac­cep­t­ati­on. La moti­on 18.3664 Gro­ssen Jürg “Numé­ri­sa­ti­on éga­le­ment dans le domaine de la san­té. Tou­tes les fac­tures doi­vent être trans­mi­ses élec­tro­ni­quement aux assur­eurs-mala­die”, deman­de la trans­mis­si­on élec­tro­ni­que des fac­tures du four­nis­seur de pre­sta­ti­ons à l’assur­eur-mala­die. Le Con­seil fédé­ral fait tou­te­fois remar­quer que l’ob­li­ga­ti­on de trans­mett­re les fac­tures par voie élec­tro­ni­que ne doit pas être éten­due aux assu­rés.

Le Con­seil fédé­ral a con­nais­sance du fait que de tel­les appli­ca­ti­ons exi­stent déjà ent­re les assur­eurs et les four­nis­seurs de pre­sta­ti­ons dans cer­ta­ins domain­es et que des efforts de stan­dar­di­sati­on de la trans­mis­si­on élec­tro­ni­que des fac­tures au moy­en d’u­ne pla­te­for­me sont en cours dans d’aut­res domain­es. Il sou­ti­ent ces efforts et sou­hai­te con­tin­uer à lais­ser aux per­son­nes con­cer­nées le soin de conce­voir les instru­ments néces­saires au pro­ce­s­sus de transmission.