Moti­on Fari­nel­li (26.3591) : Base léga­le fédé­ra­le pour l’é­ch­an­ge d’in­for­ma­ti­ons inter­can­to­nal en cas de fail­li­tes abusives

Tex­te soumis

Le Con­seil fédé­ral est char­gé de pré­sen­ter au Par­le­ment une modi­fi­ca­ti­on de loi visa­nt à éta­b­lir une base juri­di­que clai­re afin que les auto­ri­tés com­pé­ten­tes de la Con­fé­dé­ra­ti­on et des can­tons pui­s­sent, dans le cad­re de fail­li­tes abu­si­ves, Chaî­nes de fail­li­tes ou à des nou­vel­les ent­re­pri­ses éco­no­mi­quement équi­va­len­tes qui con­dui­sent à Per­tes à la char­ge des pou­voirs publics pour­rai­ent ent­raî­ner, les mesu­res néces­saires éch­an­ger des infor­ma­ti­ons peu­vent. Ce faisant, il con­vi­ent de tenir comp­te des prin­cipes de pro­por­ti­on­na­li­té et de pro­tec­tion des données.

Le pro­jet dev­rait notam­ment pré­cis­er quel­les auto­ri­tés sont habi­li­tées à trans­mett­re et à rece­voir des infor­ma­ti­ons, et défi­nir l’é­ten­due des don­nées pou­vant fai­re l’ob­jet d’un éch­an­ge ain­si que les fina­li­tés autorisées.

Justi­fi­ca­ti­on

Les récen­tes réfor­mes visa­nt à lut­ter cont­re les « fail­li­tes abu­si­ves » vont dans la bon­ne direc­tion. Tou­te­fois, le Con­seil fédé­ral a lui-même con­sta­té que leur effi­ca­ci­té ne pour­ra être éva­luée qu’après quel­ques années et que des retards tech­ni­ques con­sidé­ra­bles per­si­stent, notam­ment en ce qui con­cer­ne la base de don­nées cen­tra­le des per­son­nes inscri­tes dans les regi­stres can­tonaux et la recher­che de per­son­nes dans Zefix.

Dans la pra­tique, un pro­blè­me majeur per­si­ste donc : les dos­siers con­cer­nant les per­son­nes impli­quées dans des pro­cé­du­res de fail­li­te com­ple­xes peu­vent être disper­sés ent­re dif­fér­ents can­tons et dif­fé­ren­tes auto­ri­tés. Cela com­pli­que la pré­ven­ti­on de nou­veaux pré­ju­di­ces pour le sec­teur public, par exemp­le en matiè­re de cré­an­ces fis­ca­les et de coti­sa­ti­ons, de sub­ven­ti­ons, d’aides finan­ciè­res, de cau­ti­ons ou d’attribution de mar­chés publics.

La situa­ti­on est deve­nue enco­re plus déli­ca­te depuis l’en­trée en vigueur de la nou­vel­le régle­men­ta­ti­on, le 1er jan­vier 2025 ; en effet, les cré­an­ces de droit public à l’en­cont­re de débi­teurs inscrits au regist­re du com­mer­ce doi­vent désor­mais éga­le­ment être invo­quées dans le cad­re d’u­ne pro­cé­du­re de faillite.

Il ne s’a­git ni d’é­ta­b­lir de nou­vel­les listes noi­res géné­ra­les, ni d’im­po­ser des obs­ta­cles bureau­cra­ti­ques aux ent­re­pri­ses sérieu­ses. Il s’a­git plutôt de four­nir aux auto­ri­tés une base juri­di­que clai­re leur per­met­tant de, d’é­ch­an­ger, dans des cas justi­fi­és, les infor­ma­ti­ons néces­saires à la pro­tec­tion des con­tri­bu­ables, à la pré­ven­ti­on des abus et à la garan­tie de con­di­ti­ons de con­cur­rence équi­ta­bles sont abso­lu­ment indispensables.