Ven­te à emporter (AI)
  • Le Con­seil fédé­ral doit mener des ent­re­ti­ens explo­ra­toires avec l’UE pour coor­don­ner la sur­veil­lan­ce de la pro­tec­tion des données.
  • L’ap­pli­ca­ti­on par­al­lè­le du RGPD et de la LPD ent­raî­ne un sur­croît de tra­vail admi­ni­stra­tif et une dou­ble sur­veil­lan­ce pour les ent­re­pri­ses suisses.
  • Exi­gence : com­pé­tence exclu­si­ve de la Sui­s­se en matiè­re de sur­veil­lan­ce pour les trai­te­ments de don­nées effec­tués sur le ter­ri­toire suisse.
  • L’as­si­stance admi­ni­stra­ti­ve et l’é­ch­an­ge d’in­for­ma­ti­ons doi­vent être main­te­nus, car le niveau de pro­tec­tion des don­nées est comparable.

Moti­on Fia­la (16.3752) : Cont­re les dou­blons dans la pro­tec­tion des données
Pas enco­re trai­té au Parlement.

Tex­te soumis

(mise en évi­dence ajoutée)

Le Con­seil fédé­ral est char­gé, dans la per­spec­ti­ve de la révi­si­on de la loi fédé­ra­le sur la pro­tec­tion des don­nées (LPD) et de l’en­trée en vigueur du règle­ment de base de l’UE sur la pro­tec­tion des don­nées, de recher­cher avec l’UE un accord sur la coor­di­na­ti­on de l’ap­pli­ca­ti­on du droit de la pro­tec­tion des don­nées en vigueur par les auto­ri­tés de pro­tec­tion des don­nées com­pé­ten­tes et d’é­la­bo­rer des direc­ti­ves cor­re­spond­an­tes. mener des ent­re­ti­ens explo­ra­toiresLa Com­mis­si­on euro­pé­en­ne a publié un rap­port sur la mise en œuvre du RGPD, dans le but de résoud­re les pro­blè­mes liés à l’ab­sence de déli­mi­ta­ti­on ter­ri­to­ria­le de la com­pé­tence en matiè­re de sur­veil­lan­ce en cas d’ap­pli­ca­ti­on par­al­lè­le du RGPD et de la LPD pour l’é­co­no­mie et les auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce de la Sui­s­se et de l’UE.

Justi­fi­ca­ti­on

(Souli­gne­ments ajoutés)

L’UE a révi­sé sa légis­la­ti­on sur la pro­tec­tion des don­nées pour 2018, la Sui­s­se fait de même. Les deux auront un niveau com­pa­ra­ble. Or, l’UE n’a pas har­mo­ni­sé sa sur­veil­lan­ce de la pro­tec­tion des don­nées avec cel­le de la Sui­s­se. L’é­co­no­mie sui­s­se dev­ra donc fai­re face à un sur­croît de tra­vail admi­ni­stra­tif tota­le­ment inu­tile mais important. Cela ne sert pas la pro­tec­tion des don­nées, cela ne fait que coûter beau­coup plus cher : Selon le nou­veau droit euro­pé­en, les auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce natio­na­les des 28 États mem­bres de l’UE sont désor­mais respons­ables de la sur­veil­lan­ce et de l’ap­pli­ca­ti­on de la pro­tec­tion des don­nées de leurs habi­tants à l’étran­ger éga­le­ment. Si une ent­re­pri­se sui­s­se a des cli­ents dans l’UE, elle n’est plus seu­le­ment sou­mi­se à la sur­veil­lan­ce du PFPDT en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées, mais aus­si à cel­le de tou­tes les auto­ri­tés euro­pé­en­nes de pro­tec­tion des don­nées con­cer­nées, y com­pris les obli­ga­ti­ons de noti­fi­ca­ti­on, etc. La Sui­s­se ne peut pas l’empêcher avec sa LPD, car c’est l’UE qui en a déci­dé ain­si, et elle pré­voit des sanc­tions pou­vant aller jus­qu’à 4 pour cent du chif­fre d’af­fai­res annu­el mon­di­al en cas d’in­frac­tion. Ses règles sont beau­coup plus com­pli­quées et con­traignan­tes que cel­les de la Sui­s­se et dis­cri­mi­nent les ent­re­pri­ses sui­s­ses. La sou­ve­rai­ne­té de la Sui­s­se est éga­le­ment en jeu, car des auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce étran­gè­res déci­dent du trai­te­ment des don­nées sur le ter­ri­toire sui­s­se. L’as­si­stance admi­ni­stra­ti­ve ne rés­out pas le pro­blè­me. Il con­vi­ent de trou­ver une aut­re solu­ti­on : La Sui­s­se doit être seu­le responsable de l’ap­pli­ca­ti­on de la pro­tec­tion des don­nées sur son ter­ri­toire, et ce, con­for­mé­ment à leur droit (LPD), tout com­me les auto­ri­tés de l’UE le sont sur le ter­ri­toire de l’UE selon le RGPD. Les infor­ma­ti­ons peu­vent être échan­gées via l’as­si­stance admi­ni­stra­ti­ve. Com­me le niveau de pro­tec­tion des don­nées est com­pa­ra­ble, tout le mon­de est gag­nant : les ent­re­pri­ses loca­les n’ont qu’à se con­for­mer au droit de sur­veil­lan­ce du PFPDT et à sui­v­re un seul ensem­ble de règles, et les auto­ri­tés peu­vent éga­le­ment uti­li­ser leurs res­sour­ces de maniè­re plus judicieuse.