Moti­on Fonio (26.3771) : Trans­pa­rence et équi­té dans les rela­ti­ons ent­re les pla­te­for­mes numé­ri­ques et les entreprises

Tex­te soumis

Le Con­seil fédé­ral est char­gé d’é­la­bo­rer une Éla­bo­rer la base juri­di­que et de les pré­sen­ter au Par­le­ment, afin de garan­tir davan­ta­ge de trans­pa­rence, le respect des cont­rats, la pro­tec­tion des don­nées et un accès effec­tif aux méca­nis­mes de règle­ment des liti­ges dans les rela­ti­ons ent­re les gran­des pla­te­for­mes numé­ri­ques et s’adres­se aux com­mer­çants et pre­sta­tai­res de ser­vices actifs sur le mar­ché sui­s­se. Il doit notam­ment s’in­spi­rer des exemp­les de bon­nes pra­ti­ques inter­na­tio­na­les, en par­ti­cu­lier de la Règle­ment (UE) 2019/1150.

Justi­fi­ca­ti­on

Les pla­te­for­mes numé­ri­ques sont deve­nues des infras­truc­tures indis­pens­ables pour une gran­de par­tie de l’é­co­no­mie sui­s­se. Des sec­teurs tels que le tou­ris­me, le com­mer­ce élec­tro­ni­que, les ser­vices numé­ri­ques et l’uti­li­sa­ti­on d’ou­tils basés sur l’IA dépen­dent de plus en plus de pla­te­for­mes inter­na­tio­na­les tel­les que Boo­king, Airbnb, Ama­zon, Shop­i­fy ou de four­nis­seurs de solu­ti­ons numé­ri­ques et d’IA.

Les rela­ti­ons ent­re ces pla­te­for­mes et les ent­re­pri­ses sui­s­ses se carac­té­ri­sent tou­te­fois par une for­te Désé­qui­lib­re dans le rap­port de force lors des négo­cia­ti­ons . Les con­di­ti­ons con­trac­tu­el­les sont géné­ra­le­ment fixées de maniè­re uni­la­té­ra­le. Il y a un man­que de trans­pa­rence con­cer­nant les critères de visi­bi­li­té, l’uti­li­sa­ti­on des algo­rith­mes, les décis­i­ons rela­ti­ves à la sus­pen­si­on ou à la rési­lia­ti­on des rela­ti­ons com­mer­cia­les, ain­si que la gesti­on des don­nées. De plus, les clau­ses impo­sant des juri­dic­tions étran­gè­res ren­dent sou­vent de fac­to impos­si­ble pour les PME sui­s­ses de fai­re valoir leurs droits.

La ten­dance crois­s­an­te Inté­gra­ti­on de l’in­tel­li­gence arti­fi­ci­el­le L’in­té­gra­ti­on dans ces pla­te­for­mes ren­force enco­re cet­te dépen­dance, sans que l’ac­cès aux don­nées géné­rées et la tra­ça­bi­li­té des méca­nis­mes de décis­i­on auto­ma­ti­sés soi­ent garan­tis de maniè­re adéquate.

En adop­tant le règle­ment P2B, l’U­ni­on euro­pé­en­ne s’est pen­chée sur ces pro­blè­mes et a instau­ré des obli­ga­ti­ons en matiè­re de trans­pa­rence, de con­for­mi­té des cont­rats ain­si que de pro­cé­du­res de récla­ma­ti­on et de média­ti­on. Grâ­ce à une une régle­men­ta­ti­on simi­lai­re, adap­tée au con­tex­te sui­s­se cela per­met­trait de ren­forcer la sécu­ri­té juri­di­que, de pro­té­ger les ent­re­pri­ses et de garan­tir des con­di­ti­ons-cad­res équi­ta­bles et con­cur­ren­ti­el­les, sans pour autant ent­ra­ver l’innovation.