Ven­te à emporter (AI)
  • Un domic­i­le de noti­fi­ca­ti­on obli­ga­toire en Sui­s­se pour les gran­des pla­te­for­mes Inter­net com­mer­cia­les comp­tant plus de 200 000 uti­li­sa­teurs enre­gi­strés dev­rait faci­li­ter l’ap­pli­ca­ti­on des droits.
  • Cet­te obli­ga­ti­on s’ap­pli­que aus­si bien à la pro­cé­du­re civi­le (CPC art. 140) qu’à la pro­cé­du­re péna­le (CPP art. 87) pour les explo­itants à but lucra­tif ayant leur siè­ge à l’étranger.

Moti­on Glätt­li (18.3306) : Ren­forcer l’ap­pli­ca­ti­on du droit sur Inter­net en rendant obli­ga­toire l’élec­tion de domic­i­le pour les gran­des pla­tes-for­mes com­mer­cia­les sur Internet

Tex­te soumis

Le Con­seil fédé­ral est char­gé de faci­li­ter l’ap­pli­ca­ti­on du droit sur Inter­net par un domic­i­le de noti­fi­ca­ti­on obli­ga­toire pour les gran­des pla­te­for­mes com­mer­cia­les sur Internet.

1. aujour­d’hui, un tri­bu­nal peut dési­gner un domic­i­le de noti­fi­ca­ti­on con­for­mé­ment à l’ar­tic­le 140 du CPC. Désor­mais, les gran­des pla­te­for­mes Inter­net com­mer­cia­les devront obli­ga­toire­ment dési­gner un domic­i­le de noti­fi­ca­ti­on ( par ex. par un nou­vel art. 140 al. 2 CPC “Les par­ties ayant leur siè­ge ou leur domic­i­le à l’étran­ger qui à but lucra­tif Pla­te­for­mes sur Inter­net qui sont desti­nés à per­mett­re aux uti­li­sa­teurs de par­ta­ger des con­te­nus avec d’aut­res uti­li­sa­teurs ou de les rend­re acce­s­si­bles au public et qui plus de 200 000 uti­li­sa­teurs enre­gi­strés en Sui­s­se désign­ent un domic­i­le de noti­fi­ca­ti­on en Sui­s­se, et publi­ent l’élec­tion de domic­i­le sur leur pla­te­for­me de maniè­re faci­le­ment iden­ti­fia­ble et direc­te­ment accessible”).

2. aus­si dans la Code de pro­cé­du­re péna­le la dési­gna­ti­on d’un domic­i­le de noti­fi­ca­ti­on doit être obli­ga­toire pour les gran­des pla­te­for­mes Inter­net com­mer­cia­les (p. ex. par un nou­vel art. art. 87 al. 1bis CPP “les desti­na­tai­res ayant leur siè­ge ou leur domic­i­le à l’étran­ger qui, dans un but lucra­tif, exploi­tent des pla­tes-for­mes sur Inter­net desti­nées à per­mett­re aux uti­li­sa­teurs de par­ta­ger des con­te­nus quel­con­ques avec d’aut­res uti­li­sa­teurs ou de les rend­re acce­s­si­bles au public et qui ont plus de 200 000 uti­li­sa­teurs enre­gi­strés en Sui­s­se, désign­ent un domic­i­le de noti­fi­ca­ti­on en Suisse”)

Justi­fi­ca­ti­on

La que­sti­on de l’ap­pli­ca­ti­on du droit sur Inter­net est com­ple­xe. Selon l’a­vis unani­me de la plu­part des experts, une solu­ti­on tel­le que la NetzDG est mas­si­ve­ment exce­s­si­ve en Alle­ma­gne. L’un des ris­ques de la solu­ti­on pro­po­sée par la NetzDG est notam­ment que les explo­itants de pla­te­for­mes Inter­net réa­gis­sent de maniè­re exce­s­si­ve et qu’il se pro­dui­se ain­si ce que l’on appel­le un “chil­ling effect”, qui est éga­le­ment pro­blé­ma­tique du point de vue des droits fon­da­men­taux et des droits de l’homme.

Un élé­ment incon­te­sté de la NetzDG alle­man­de est tou­te­fois l’e­xi­gence d’un domic­i­le de noti­fi­ca­ti­on en Sui­s­se. Ain­si, les per­son­nes direc­te­ment con­cer­nées ver­rai­ent leurs plain­tes ou leurs deman­des de mesu­res net­te­ment faci­li­tées et accé­lé­rées, par exemp­le en cas d’att­ein­tes à la per­son­na­li­té tel­les que le dis­cours hai­neux, etc. et en cas de vio­la­ti­ons de la pro­tec­tion des don­nées sur de gran­des pla­te­for­mes Inter­net com­mer­cia­les com­me Face­book, par exemple.

Pro­po­si­ti­on du Con­seil fédéral

Le Con­seil fédé­ral pro­po­se d’ac­cep­ter la motion.