Ven­te à emporter (AI)
  • Intro­duc­tion d’u­ne taxa­ti­on équi­ta­ble des pla­te­for­mes numé­ri­ques, par exemp­le des taxes sur le chif­fre d’af­fai­res en Sui­s­se, afin de lut­ter cont­re le trans­fert de bénéfices.
  • Coopé­ra­ti­on inter­na­tio­na­le coor­don­née avec l’OCDE et l’UE pour empêcher l’é­va­si­on fis­ca­le et le con­tour­ne­ment des lois locales.
  • Pro­mou­voir l’in­no­va­ti­on loca­le et euro­pé­en­ne par le biais de fonds d’in­ve­stis­se­ment, de sou­ti­en aux start-ups, aux PME, à la recher­che et aux infras­truc­tures open source.
  • Envi­sa­ger un fonds d’in­ve­stis­se­ment sou­ve­rain pour ren­forcer les four­nis­seurs de tech­no­lo­gies alter­na­ti­ves ancrés en Sui­s­se et en Europe.

Moti­on Mar­ti (25.4235) : Ren­forcer la sou­ve­rai­ne­té numé­ri­que par une fis­ca­li­té équi­ta­ble et encou­ra­ger le déve­lo­p­pe­ment de solu­ti­ons alternatives

Tex­te soumis

Le Con­seil fédé­ral est chargé

  1. Intro­dui­re une taxa­ti­on équi­ta­ble pour les gran­des pla­te­for­mes et ent­re­pri­ses numé­ri­ques, par exemp­le par un impôt sur le chif­fre d’af­fai­res réa­li­sé en Sui­s­se. Il veil­le à la mise en place d’in­stru­ments effi­caces pour lut­ter cont­re le trans­fert de béné­fices vers les para­dis fis­caux, en coor­di­na­ti­on avec l’OCDE et l’U­ni­on européenne.
  2. Sou­te­nir acti­ve­ment l’in­no­va­ti­on loca­le et euro­pé­en­ne en créant des con­di­ti­ons favor­ables aux ent­re­pri­ses qui pré­ser­vent l’in­té­rêt public et sont fon­dées sur des nor­mes éthi­ques et la transparence.
  3. exami­ner des instru­ments de sou­ti­en ciblés, tels que la créa­ti­on d’un fonds d’in­ve­stis­se­ment public pour sou­te­nir les start-ups et les PME, encou­ra­ger la recher­che ain­si que la coopé­ra­ti­on ent­re les uni­ver­si­tés et l’in­du­strie et pro­mou­voir le déve­lo­p­pe­ment de solu­ti­ons open source et d’in­fras­truc­tures numé­ri­ques souveraines.
  4. Envi­sa­ger la créa­ti­on d’un fonds sou­ve­rain pour inve­stir dans des alter­na­ti­ves aux géants tech­no­lo­gi­ques amé­ri­cains, ancrées dans l’é­co­sy­stème sui­s­se et européen.

Justi­fi­ca­ti­on

L’é­vo­lu­ti­on actu­el­le de la numé­ri­sa­ti­on est inquié­tan­te. Quel­ques ent­re­pri­ses con­cent­rent un pou­voir éco­no­mi­que et poli­tique sans pré­cé­dent. Cet­te con­cen­tra­ti­on du pou­voir de mar­ché et d’o­pi­ni­on per­met à ces grou­pes d’an­nu­ler les règles du jeu des mar­chés, mais aus­si de domi­ner le débat public, avec des réper­cus­sions importan­tes sur la vie pri­vée, le dis­cours démo­cra­tique et les modes de com­mu­ni­ca­ti­on dès le plus jeu­ne âge. Ces ent­re­pri­ses se sous­trai­ent aus­si lar­ge­ment à leur responsa­bi­li­té socia­le, notam­ment par une stra­té­gie ciblée d’é­va­si­on fis­ca­le et de con­tour­ne­ment des lois loca­les.. La gran­de dépen­dance à l’é­gard d’un petit nombre de grands grou­pes tech­no­lo­gi­ques domi­nés par les États-Unis ou la Chi­ne a gag­né en acui­té dans la situa­ti­on géo­po­li­tique actu­el­le. La réduc­tion de la dépen­dance vis-à-vis de ces tech­no­lo­gies est éga­le­ment dans l’in­té­rêt de la sécu­ri­té natio­na­le. Il con­vi­ent donc d’a­gir à deux niveaux :

  • Fis­ca­li­té : mett­re en place une fis­ca­li­té adap­tée pour que ces ent­re­pri­ses con­tri­buent équi­ta­blem­ent là où elles réa­li­sent réel­le­ment leur chif­fre d’affaires.
  • Inno­va­ti­on et alter­na­ti­ves : Rédui­re les bar­riè­res à l’en­trée pour les nou­veaux acteurs en sou­tenant finan­ciè­re­ment et insti­tu­ti­on­nel­le­ment les solu­ti­ons loca­les et européennes.