Moti­on Mül­ler (26.3044) : Rend­re comp­te des flux et des stocks de don­nées inter­nes à l’entreprise

Tex­te soumis

Le Con­seil fédé­ral est char­gé de sou­mett­re au Par­le­ment un pro­jet de modi­fi­ca­ti­on du code des obli­ga­ti­ons (CO) qui :

  1. Les ent­re­pri­ses sou­mi­ses au con­trô­le ordi­naire sont tenues d’in­clu­re dans le rap­port de gesti­on des infor­ma­ti­ons sur la situa­ti­on finan­ciè­re de l’entre­pri­se. rend­re comp­te de leurs flux de don­nées inter­nes à l’entre­pri­se ain­si que de leurs stocks de don­nées de l’école.
  2. A cet effet, l’ar­tic­le 961c ali­néa 2 CO doit être com­plé­té par un chif­fre exi­geant la publi­ca­ti­on du flux de don­nées ain­si que des prin­ci­paux fichiers de don­nées de l’entreprise.

Justi­fi­ca­ti­on

Situa­ti­on de départ et néces­si­té d’agir
Les don­nées repré­sen­tent aujour­d’hui un fac­teur de pro­duc­tion éco­no­mi­que cen­tral. Elles sont à la base des décis­i­ons d’entre­pri­se, de l’in­no­va­ti­on, de l’aug­men­ta­ti­on de l’ef­fi­ca­ci­té et des nou­veaux modè­les com­mer­ci­aux. Mal­gré cet­te importance de nombreu­ses ent­re­pri­ses ne dis­po­sent pas d’u­ne vue d’en­sem­ble sys­té­ma­tique de leurs flux de don­nées inter­nes et de leurs stocks de don­nées.

Ce man­que de trans­pa­rence ent­raî­ne des ris­ques juri­di­ques, orga­ni­sa­ti­on­nels et sécu­ri­taires accrus, notam­ment dans les domain­es de la pro­tec­tion des don­nées, de la sécu­ri­té de l’in­for­ma­ti­on, de la con­for­mi­té et de la gou­ver­nan­ce d’entre­pri­se. Par­al­lè­le­ment, elle rend dif­fi­ci­le pour les inve­stis­seurs, les auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce et les aut­res par­ties pren­an­tes une éva­lua­ti­on réa­li­ste de la situa­ti­on éco­no­mi­que d’u­ne entreprise.

Jus­qu’à pré­sent, le code des obli­ga­ti­ons en vigueur ne pré­voit pas d’ob­li­ga­ti­on géné­ra­le de rend­re comp­te de l’uti­li­sa­ti­on des don­nées. Cet­te lacu­ne con­tra­ste avec les déve­lo­p­pe­ments nati­on­aux et inter­na­ti­on­aux qui misent de plus en plus sur la trans­pa­rence, l’ob­li­ga­ti­on de rend­re des comp­tes et la gou­ver­nan­ce des données.

2. s’in­scr­i­re dans l’ord­re juri­di­que existant
Le trai­te­ment des don­nées est aujour­d’hui régle­men­té de maniè­re frag­men­tai­re dans le droit sui­s­se, notam­ment par le droit de la pro­tec­tion des don­nées, le droit de la pro­prié­té intellec­tu­el­le, le droit de la con­cur­rence ain­si que par des actes légis­la­tifs spé­ci­fi­ques à cer­ta­ins sec­teurs. Il n’e­xi­ste tou­te­fois pas d’ob­li­ga­ti­on géné­ra­le de trans­pa­rence liée à l’entreprise.

Avec une inter­ven­ti­on ponc­tu­el­le Com­plé­ment de l’ar­tic­le 961c CO per­met de com­bler cet­te lacu­ne sans por­ter att­ein­te aux lois spé­cia­les exi­stan­tes. La publi­ca­ti­on se fait dans le Rap­port de situa­ti­on et com­plè­te ain­si les infor­ma­ti­ons exi­stan­tes sur l’éva­lua­ti­on des ris­ques et le système de con­trô­le interne.

Il est judi­cieux de pré­sen­ter une vue d’en­sem­ble simp­le dans le sens d’un Cock­pits sur tou­tes les bases de don­nées. Elle s’ap­pu­ie sur des don­nées déjà dis­po­ni­bles dans le cad­re du système de con­trô­le inter­ne, de la gesti­on des ris­ques ou, le cas échéant, d’ob­li­ga­ti­ons docu­men­tai­res pré­vues par des lois spé­cia­les. Un Il n’en résul­te pas de dépen­ses sup­p­lé­men­tai­res.

La régle­men­ta­ti­on pro­po­sée ren­force Gou­ver­nan­ce d’entre­pri­se et aug­men­te la matu­ri­té de la gesti­on d’entre­pri­se. Elle favo­ri­se une uti­li­sa­ti­on plus con­sci­en­te, plus sûre et éco­no­mi­quement plus effi­cace des données.

En même temps, elle aug­men­te Attrac­ti­vi­té du site éco­no­mi­que Sui­s­se. En out­re, cet­te mesu­re sou­ti­ent la cir­cula­ti­on trans­fron­ta­liè­re des don­nées et des capi­taux et posi­ti­on­ne la Sui­s­se com­me un site numé­ri­que et éco­no­mi­que fia­ble et compétitif.

En com­plé­tant le code des obli­ga­ti­ons de maniè­re ciblée, il est pos­si­ble d’a­mé­lio­rer con­sidé­ra­blem­ent la trans­pa­rence dans le trai­te­ment des don­nées. La moti­on con­tri­bue à ren­forcer la gou­ver­nan­ce des don­nées, à mini­mi­ser les ris­ques et à garan­tir la com­pé­ti­ti­vi­té de la Sui­s­se à long ter­me, sans cré­er de nou­vel­les régle­men­ta­ti­ons parallèles.