Ven­te à emporter (AI)
  • modi­fi­ca­ti­on des bases juri­di­ques, de sor­te qu’au­cun émo­lu­ment ne sera en prin­ci­pe per­çu pour l’ac­cès aux docu­ments officiels.
  • Excep­ti­on : uni­quement les frais justi­fi­és en cas de char­ge admi­ni­stra­ti­ve dis­pro­por­ti­onnée par rap­port à l’in­té­rêt public.

par­le­men­tai­re. Initia­ti­ve Graf-Lit­scher (16.432) : Régle­men­ta­ti­on des émo­lu­men­ts. Prin­ci­pe de trans­pa­rence dans l’ad­mi­ni­stra­ti­on fédérale
Pas enco­re trai­té au Conseil 

Tex­te soumis

En ver­tu de l’ar­tic­le 160, ali­néa 1, de la Con­sti­tu­ti­on fédé­ra­le et de l’ar­tic­le 107 de la loi sur le Par­le­ment, je dépo­se l’initia­ti­ve par­le­men­tai­re suivante :

Les bases juri­di­ques doi­vent être modi­fi­ées de maniè­re à ce qu’au­cun émo­lu­ment ne soit géné­ra­le­ment per­çu pour l’ac­cès aux docu­ments offi­ci­els et que l’ac­cès aux docu­ments offi­ci­els ne soit sou­mis à un émo­lu­ment que dans des cas excep­ti­on­nels et justi­fi­és, lorsque les char­ges de l’ad­mi­ni­stra­ti­on sont dis­pro­por­ti­onnées par rap­port à l’in­té­rêt public.

Justi­fi­ca­ti­on

Depuis l’en­trée en vigueur de la loi fédé­ra­le sur le prin­ci­pe de la trans­pa­rence dans l’ad­mi­ni­stra­ti­on (LTrans), la per­cep­ti­on d’é­mo­lu­men­ts a été un sujet de liti­ge fré­quent. Par le pas­sé, cer­tai­nes unités admi­ni­stra­ti­ves ont exi­gé des émo­lu­men­ts dissua­si­fs. Dans le cad­re de l’ac­qui­si­ti­on du Duro, un grou­pe de citoy­ens aurait par exemp­le dû payer 7900 francs à l’Of­fice fédé­ral de l’ar­me­ment (arma­su­i­s­se) rien que pour l’ex­amen de l’ac­cès au dos­sier. Une asso­cia­ti­on de pro­tec­tion cont­re le bruit s’est vu pro­mett­re une fac­tu­re de 16 500 francs pour l’ac­cès à un rap­port de 90 pages. Les jour­na­li­stes ont éga­le­ment été con­fron­tés à des deman­des de frais par­fois exorbitants.

Par le pas­sé, seuls quel­ques ser­vices admi­ni­stra­tifs ont exi­gé des émo­lu­men­ts. Dans 97% des deman­des annon­cées au Pré­po­sé fédé­ral à la pro­tec­tion des don­nées et à la trans­pa­rence (PFPDT) au cours de l’e­xer­ci­ce 2014/2015, aucun émo­lu­ment n’a été récla­mé. L’ad­mi­ni­stra­ti­on fédé­ra­le n’a encais­sé que 2600 francs en 2015 et 6502,50 francs et 6300 francs les années pré­cé­den­tes. De tou­te évi­dence, les émo­lu­men­ts sont uti­li­sés de maniè­re ciblée par cer­ta­ins ser­vices admi­ni­stra­tifs com­me obs­ta­cle à l’ac­cès, ce qui est con­trai­re à l’e­sprit de la loi sur la trans­pa­rence. Les citoy­ens et les jour­na­li­stes con­fron­tés à des frais d’ac­cès aus­si éle­vés reti­rent en géné­ral leur deman­de. Dans les cas de liti­ges portant sur les émo­lu­men­ts, qui ont été por­tés devant l’or­ga­ne de média­ti­on du PFPDT, devant le Tri­bu­nal admi­ni­stra­tif fédé­ral ou devant le Tri­bu­nal fédé­ral, l’ad­mi­ni­stra­ti­on a régu­liè­re­ment été cri­ti­quée pour cet­te raison.

Si l’ad­mi­ni­stra­ti­on est con­fron­tée à une deman­de d’ac­cès très volu­mi­neu­se qui repo­se sur un inté­rêt public fai­ble, elle peut excep­ti­on­nel­le­ment fai­re valoir un droit d’é­mo­lu­ment justi­fié et respec­ter ain­si le prin­ci­pe de proportionnalité.